Réflexion de Vie d’Andro-AdoJeunoScience®

 

 

                                         Mener, le Jeune Homme, à faire Sens, à sa Mission de Vie !

                        

 

C O A C H – C O N S E I L   /   C O A C H I N G   D E   V I E

A D O L E S C E N T S   /   J E U N E S   M A S C U L I N S

L Y C É E N S   /   É T U D I A N T S   /   A C T I F S

 

 

– Yves REMY, Dr

 

 

Coach de Vie AndroJeunoConseiller

Spécialiste AndroJeunesse-AndroÉducation

Consultant Institutionnel & Politique AdoJeunes

 

Docteur en Sciences Humaines et Sociales, Paris

(PsychoSociologie du Développement de l’AdoJuvénilité)

Certifié Acec / Coaching Personnel (Ados / Jeunes), Paris

 

 

Mentoring Andro15-24

 

Booster, la Confiance

Des Jeunes XY  !

 

 

Cabinet

 

Andro-AdoJeunologie®

 

PARIS 16 / Foch

 

 

Andro-AdoJeunoConseil15-24.Org

 

 

> L’Expertise de la Masculinité AdoJuvénile

Confiance en Soi / Motivation / Stress

Coaching de Vie Cognitif / Émotionnel / Comportemental

 

 

L’Andro-AdoJeunoConseil® permet, à tout jeune homme, de 1524 ans, de croire, en soi, se motiver, s’apaiser

Accompagnement spécifique, en réalisation, de soi, andro-adoJuvénile, pour se dépasser, devenir meilleur, s’épanouir.

En programme andro-adoJeunologique méthodique, adapté : écrit, directif, interactif, structuré.

Par études de cas, exercices, entraînements pratiques. En apprentissages, d’andro-adoJeunoCoaching de vie : formatifs, consultatifs, décisionnaires.

 

 

YR/c – 7 rue Marbeau, 75116 Paris, Foch, France, UE

 

SecteurPl. de l’Étoile – Av. Foch

Neuilly-sur-Seine – Av. de la Grande-Armée

 

T. 33 1 45 65 96 22 – M. 33 6 64 94 13 29

– Contact Internet –

 

 

>> Mémento d’AndroJeunoCoaching de Vie

 

 

Préambule   AndroJeunologue®   AndroJeunologie®   Expertise   Évaluation

Travaux   AndroJeune   AndroJeunoScience®   AndroJeunoConseil®   Cabinet

 

 

> Adolescent XY, Sujet du Coaching de Vie Andro-Adologique

 

L’adolescent mâle, en coaching de vie, est l’objet, de l’Andro-AdoJeunoScience®, transversale, holiste, multidisciplinaire. Physiologie, santé, psychologie

 

 

« Si belle, qu’ait été, une vie, il y a, toujours, un immense écart
Entre l’existence, qu’avait rêvée, l’adolescent
Et, celle, qu’a connue, l’homme »

 

A. Maurois

Écrivain, France, 1885-1967

 

Lettres à l’Inconnue

Œuvre littéraire, France, 1953, 1956

 

 

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– ANDRO-ADOJEUNOCOACHING DE VIE –

EN BREF

 

 

Yves REMY est Docteur des Universités. (PsychoSociologie adoJuvénile). Certifié Acec / Coaching personnel. (Ados / jeunes). Consultant institutionnel Éducation-Jeunesse, coach / conseiller de vie, du junior, uniquement, garçon. Andro-adoJeunologue®, concepteur et, théoricien-praticien, de l’Andro-AdoJeunologie®. En trois décennies, il a acquis, une maîtrise, de formation et d’exercice, d’excellence. En une double approche, théorique et pratique.

 

Andro-AdoJeunoScience®, étude, compréhension globales, transversales, pluridisciplinaires, de l’andro-adoJuvénilité. Andro-AdoJeunoConseil®, coaching / conseil de vie holistique, innovant, des adolescents / jeunes. Spécialement, du genre masculin. Expertise d’intervention, plus spécifique, du manque, d’estime, de confiance, d’affirmation, de soi, des jeunes hommes.

 

Yves REMY, Dr a créé, à Paris, l’unique cabinet privé, en France, de coaching / conseil de vie andro-adoJeunologique, personnel, intégral et, performant. Des 15-24 ans XY, à titre exclusif, spécialiste, des seules particulières problématiques et, questions adoJuvéniles masculines. Coaching de vie cognitif, émotionnel, comportemental, en réalisation, de soi, du junior mâle.

 

 

– ANDRO-ADOJEUNOCOACHING DE VIE –

L’ESSENTIEL

 

 

>> Andro-adoJeunologue®

Un coach de vie masculin, pour renforcer, les seuls jeunes XY

 

>> Andro-AdoJeunologie®

Une approche, un protocole d’intervention inédits / décisifs

 

>> Expertise d’Andro-AdoJeunoCoaching

Des indications d’accompagnement idoines / adaptées

 

>> Évaluations de Suivis d’Andro-AdoJeunoPratique

Des situations et, résultats significatifs / optimisés

 

>> Travaux d’Andro-AdoJeunoConsulting

Un procédé méthodique d’excellence / rigoureux

 

>> Andro-AdoJeunoScience®

Une maîtrise solide / globale, des réalités (andro)adoJuvéniles

 

>> Andro-AdoJeunoConseil®

Un coaching de vie androJeunologique complet / sur-mesure

 

 

– Yves REMY, Dr

 

 

DOCTEUR DES UNIVERSITÉS

 

Consultant Institutionnel & Politique Éducation-Jeunesse

Coach / Conseiller de Vie des Jeunes Hommes

Expert Confiance en Soi Andro-AdoJuvénile

 

Depuis, Vingt-Cinq Ans

 

 

ANDRO-ADOJEUNOCONSEIL®

 

 

C’est Bien

Vous Êtes Un Homme

Pour Les Garçons !

 

Formulation, de nombreux praticiens, de santé et autres, à l’égard, de l’expert andro-adoJeunologue®, Yves REMY, Dr. Lui adressant, en coaching de vie d’Andro-AdoJeunoConseil®, des jeunes hommes.

 

 

Yves REMY, Dr

 

Andro-AdoJeunologue®

Docteur des Universités

 

 

(ANDRO)ADOJEUNOLOGIE®

 

Relever, le défi Jeunes !

 

 

Ce livre est une introduction, inédite et novatrice, aux sciences et, au coaching de vie / conseil personnel, de l’(andro)adoJeunesse et, andro-adoJeunologiques.

En une large vision optimale : globale, transversale et, pluridisciplinaire.

 

L’ouvrage présente, l’essentiel, des particularités, de l'(andro)Juvénilité. Les outils, de pointe, d’appréhension et, de mentorat, des jeunes hommes.

L’(Andro)AdoJeunologie®, étude et, assistance maximale, des 15-24 ans. Spécialement, garçons. Balisage, tutorat, coaching / conseil de vie, en « réalisation, de soi », pour mener, le junior mâle, à « mieux diriger, son existence ».

 

Ce traité analyse, la néogénération, en ce qu’elle est. Il décrit, les meilleurs et, plus appropriés procédés, pour la soutenir, les issues, à ses aléas, attentes, réalités, besoins spécifiques.

 

En théorie abstraite réflexive : (Andro)AdoJeunoScience® et, pratique concrète, de terrain : Andro-AdoJeunoConseil®.

Protocoles in vitro et, in vivo, d’avant-garde. Plus particulièrement, concernant, l’adoJeunesse masculine.

 

 

En deux tomes doubles, soit, quatre volumes, d’Andro-AdoJeunologie®.

 

 

Tome I

Réflexion de Vie d'(Andro)AdoJeunoScience®

 

Données anthropologiques, d’ensemble, de recherche, sur la génération préadulte. Les adoJeunes, de 13-24 ans.

 

Tome II

Coaching de Vie d’Andro-AdoJeunoConseil®

 

Moyens, d’accomplissement, de soi, androJuvénile. Compréhension et, coaching / conseil de vie particuliers, du junior masculin.

 

 

Tome I / Volume I-1

« Essence » individuelle, du jeune

 

Santé, psychisme, affectivité, sociabilité, ethno-économie.

 

Tome I / Volume I-2

« Insertion » sociale, de la jeunesse

 

États philo-historiques, formation / emploi, récréativité, valeurs, droit-s.

 

 

Tome II / Volume II-1

« Solutions » andro-adoJeunologiques

 

Fondements, apport, réponse, nature, leviers, d’intervention.

 

Tome II / Volume II-2

« Effets », de l’Andro-AdoJeunoConseil®

 

Performance, adaptation, résultats, principes, plénitude, d’action.

 

 

Yves REMY, Dr est consultant institutionnel & politique, pour les questions d’Éducation et de Jeunesse.

Coach / conseiller de vie, en matière, de développement individuel, des garçons, de 15-24 ans. Expert, en Andro-AdoJeunologie® : problématiques et, thématiques adoJuvéniles masculines.

 

Docteur des Universités, en Sciences humaines et sociales. (PsychoSociologie adoJuvénile), Paris. Certifié Acec / Coaching personnel. (Adolescents / jeunes), Paris. Coach / conseiller de vie andro-adoJeunologue®.

Concepteur et, théoricien-praticien, de l’Andro-AdoJeunologie®, investigations et, relation d’aide holistiques, concernant, les juniors mâles.

 

Approche cognitive, émotionnelle, comportementale, des vécus et, difficultés sui generis, des garçons adoJeunes. Notamment, du déficit, de confiance, en soi.

Socialisation, gestion, du stress, motivation, affirmation, de soi, optimisation, de potentiels androJuvéniles…

 

Yves REMY, Dr a créé, à Paris, le premier et, unique cabinet privé, ad hoc, spécialisé, en France. De coaching / conseil de vie andro-adoJeunologique, personnel et intégral, des seuls 15-24 ans masculins, à titre exclusif. Comme, de consulting, institutionnel & politique, Éducation-Jeunesse.

 

 

Yves REMY, Dr

 

Andro-AdoJeunologue®

Docteur des Universités

 

 

(ANDRO)ADOJEUNOLOGIE®

 

Relever, le défi Jeunes !

 

 

Tome I

 

« RÉALITÉS ADOLOGIQUES » CONTEMPORAINES

 

Réflexion de Vie, d’(Andro)AdoJeunoScience®

 

 

Tome II

 

ADOLOGIE, D’ « OPTIMISATION, DU POTENTIEL » JUNIOR MÂLE

 

Coaching de Vie, d’Andro-AdoJeunoConseil®

 

 

Volume I-1

 

« La nature personnelle, l’identité commune »

De l’(andro)AdoJeunesse

 

Volume I-2

 

La réalisation, le « cheminement » existentiels

Des (andro)AdoJeunes

 

 

Volume II-1

 

L’alternative andro-adoJeunologique

Face, aux « enjeux », du jeune homme

 

Volume II-2

 

L’Andro-AdoJeunologie®

« Un junior masculin, qui va au bout, de lui-même »

 

 

Yves REMY, Dr © 2019 

Protection copyright SGDLDépôt légal BNF

 

 

(ANDRO)ADOJEUNOLOGIE®

 

Relever, le défi Jeunes !

 

 

Tome I

 

« RÉALITÉS ADOLOGIQUES » CONTEMPORAINES

 

Réflexion de Vie, d’(Andro)AdoJeunoScience®

 

 

Volume I-1

 

« La nature personnelle, l’identité commune »

De l’(andro)AdoJeunesse

 

 

À Alexandre, seize ans, lâchement, assassiné, par la folie, des hommes-1

Aux jeunes victimes, des attentats, de Paris et Nice, si odieusement, massacrés-2

 

1Attentat, du RER B, station de métro, Saint-Michel, à Paris, le 25 juillet 1995.

2Tueries, de Paris, le 13 novembre 2015 et, Nice, le 14 juillet 2016.

 

 

In memoriam

 

 

À tous les jeunes, de France, d’Europe, du monde

Qui sont heureux, de vivre, souffrent, espèrent !

 

 

SOMMAIRE

Tomes I & II

 

 

(ANDRO)ADOJEUNOLOGIE®

 

Relever, le défi Jeunes !

 

 

Tome I

 

« RÉALITÉS ADOLOGIQUES » CONTEMPORAINES

 

Réflexion de Vie, d’(Andro)AdoJeunoScience®

 

 

SOMMAIRE

Tome I – V. 1

 

 

PRÉAMBULE

 

« Tempête, sur nos juniors »

 

 

Volume I-1

 

« La nature personnelle, l’identité commune »

De l’(andro)AdoJeunesse

 

 

1

L’INTÉGRITÉ PSYCHOSOMATIQUE

 

Physiologie / Santé, de l’(andro)Adolescent

 

L’adolescente « révolution psychopubertaire »

L’indice général, de santé, de la jeunesse française

Les risques, préventions, soins sanitaires, des juniors

 

 

2

LA PERSONNALITÉ

 

Psychologie-s (andro)adolescente-s / Postulat, de « crise »

 

La néopsychologie cognitive-émotionnelle, à l’adolescence

La construction sociomorale-comportementale, des jeunes

Le « trouble, d’adoJeunesse, un mythe anti-néogénérationnel »

 

 

3

LES « ATTACHEMENTS »

 

Vie familiale / Affectivité (andro)adoJuvéniles

 

L’indispensable « refuge lignager », des adoJuniors

Le « passionnel investissement affectif », de la jeunesse

D’omniprésentes amitiés, amours, sexualités juvéniles

 

 

4

LA SOCIABILITÉ

 

Sociologie (andro)adoJeunologique / Juniors, « en difficulté »

 

Les intégrations, désinsertions sociales, des jeunes, d’aujourd’hui

Une hypothétique, socialisation néogénérationnelle, conditionnelle

La jeunesse « abîmée » – Maltraitée, handicapée, précaire, déviante

 

 

5

L’ÉTAT ÉCONOMICO-ETHNIQUE

 

Niveau de vie / « Transnationalité », de l'(andro)Jeune

 

Les consommations, consumérismes, de la néogénération

Les caractéristiques anthropoculturelles, des juniors

Une croissante, « globalisation » juvénile, généralisée

 

 

Notes

 

Lexique

 

Table des matières

 

 

Tome I

 

« RÉALITÉS ADOLOGIQUES » CONTEMPORAINES

 

Réflexion de Vie, d’(Andro)AdoJeunoScience®

 

 

SOMMAIRE

Tome I – V. 2

 

 

Volume I-2

 

La réalisation, le « cheminement » existentiels

Des (andro)AdoJeunes

 

 

6

L’EMPREINTE « MÉMORIELLE »

 

Histoire / Philosophie, de l'(andro)Néogénération

 

Le riche parcours historique, des adoJeunes, adoJeunesses

Les savantes visions, doctrines, sur l’adolescence-jeunesse

Imaginer, un « marqueur philosophique, des nouvelles cohortes »

 

 

7

L’INSERTION PERSONNELLE

 

Formation / Emploi (andro)Juvéniles

 

Les fondements majeurs, de notre système éducatif, pour l’élève

Les conceptions pédagogiques, de la nation, pour la jeunesse

L’ « insaisissable, gageure » professionnelle, de nos juniors

 

 

8

LE TEMPS RÉCRÉATIF

 

Loisirs / Culture-s, de l'(andro) nouvelle génération

 

La « folle passion ludique », des adolescents du siècle

Une intense culture numérique, « particulariste », du jeune

Une adoJuvénile civilisation, « porteuse de sens » ?

 

9

L’ÉTHIQUE, LA MORALE

 

Valeurs / Adhésions, des (andro)AdoJeunes

 

Un avant-gardiste, « syncrétisme juvénile, extrême » ?

D’ « idéologiques élans », de jeunes, par / pour, eux ?

Les « indifférentismes, quêtes, d’absolu », des adolescents

 

 

10

L’ « ENCADREMENT »

 

Droit-s, du mineur / Politiques publiques, de l'(andro)Jeunesse

 

Le statut légal, régime civil, les facultés, libertés, du prémajeur

La loi pénale, extrapénale, de la minorité, le civisme adoJuvénile

Les réalités, des interventions étatiques, pour l’adoJeunesse

 

 

ÉPILOGUE

 

Postface

 

Sources / Bibliographie

 

Notes

 

Lexique

 

Table des matières

 

 

Tome II

 

ADOLOGIE, D’ « OPTIMISATION, DU POTENTIEL » JUNIOR MÂLE

 

Coaching de Vie, d’Andro-AdoJeunoConseil®

 

 

SOMMAIRE

Tome II – V. 1

 

 

PRÉAMBULE

 

 

Volume II-1

 

L’alternative andro-adoJeunologique

Face, aux « enjeux », du jeune homme

 

 

1

LES « BASES »

 

Public, nature, impact supportif, du coaching de vie d’Andro-AdoJeunoConseil®

 

Une résolutive relation d’aide, pour les seuls adoJeunes masculins

La « stratégie andro-adoJeunologique » – Spécificité, méthode, effet

Un volontariste, résultat intégratif, holistique, pour l’androJeunesse

 

 

2

L’ « AVANCÉE »

 

Apports, de la médiation andro-adoJeunologique

 

L’idoine, « percée » déterminante, de la jeunologie andro

Hardiment, créditer, « ré/enchanter », notre (andro)Jeunesse

La triple contribution intello-disciplinaire, de l’andro-adoCoaching de vie

 

 

3

UNE « RÉPONSE »

 

Appréhender, réalités, besoins, attentes, andro-néogénérationnels

 

Prendre, en considération, l’unicité, de l’adoJeunesse mâle

L’Andro-AdoJeunoConseil® – « Ranimer, l’énergie, doper, les aptitudes », apaiser

Réaliser, « à tout prix », le dessein d’adultisme, par l’andro-adoJeunoCoaching de vie

 

 

4

LES « CATALYSEURS »

 

Mutatif coaching de vie psychoéducatif, des jeunes hommes

 

L’accompagnement androJeunologique, en développement personnel

Le préceptorat, de vie / réalisation, de soi, de l’Andro-AdoJeunoConseil®

L’andro-adologique « guidance directionnelle », éducation-jeunesse

 

 

5

DES OUTILS, POUR « MIEUX VIVRE »

 

Appui, balisage, entraînement androJeunologiques

 

Coacher, le garçon adolescent, à « assumer », écueils, issues, applications

Une nouvelle génération masculine, appelée, à « s’autocontrôler »

L’andro-adologie – « Agir, à bon escient, faire, son possible », progresser

 

 

Notes

 

Lexique

 

Table des matières

 

 

Tome II

 

ADOLOGIE, D’ « OPTIMISATION, DU POTENTIEL » JUNIOR MÂLE

 

Coaching de Vie, d’Andro-AdoJeunoConseil®

 

 

SOMMAIRE

Tome II – V. 2

 

 

Volume II-2

 

L’Andro-AdoJeunoConseil®

« Un junior masculin, qui va au bout, de lui-même »

 

 

6

UNE PERFORMANTE APPROCHE, INNOVANTE

 

Aider, le garçon adolescent, à « se dépasser »

 

Le « double intérêt », de l’andro-adologie – Coaching de vie / science, de l’androJeunesse

Un dispositif, neuro-affectivo-béhavioriste, bienveillant, productif

Une « tonique procédure » – Écrite, directive, interactive, structurée

 

 

7

« S’ADAPTER », POUR RÉUSSIR

 

Andro-adologiques équilibre, aplomb, activation

 

L’épanouissement adolescent masculin – Pensées, émotions, actes

L’assurance, du garçon junior – Estime, confiance, affirmation, de soi

La motivation androJeunologique – Buts, conviction, moyens, ténacité

 

 

8

LE « DÉNOUEMENT »

 

Témoignages / Cas concluants, de coachings de vie andro-adologiques

 

L’expression significative, d’androJeunoCoachés « revigorés »

La probante illustration, d’andro-adoJeunologués, « en progrès »

Les enseignements « parlants », d’andro-adoJeunologies® réussies

 

 

9

LES IDÉAUX

 

« Fondamentaux », d’Andro-AdoJeunologie®, acquis, par le junior masculin

 

Bâtir, ontologie, « philosophie, de vie », espérance, du jeune homme

L’ancrage, d’une « transcendance » andro-néogénérationnelle

Une appropriation, de « solides repères », en andro-adoJeunoCoaching de vie

 

 

10

UNE PLÉNITUDE INTÉRIEURE

 

« Décupler, les ressources androJuvéniles »

 

Préparer, la néogénération masculine, à la « compétition », de la vie

Accueillir, l’androJeunesse, en toutes, ses « capitales dimensions »

Un andro-adoJeunoCoaching de vie, d’ « affranchissement » favorable

 

 

TROIS CENTS MESURES D'(ANDRO)ADOJEUNOLOGIE®

 

Oser, le pari Juniors !

 

 

ÉPILOGUE

 

« JeunAdolescences revivifiées »

 

 

Remerciements

 

Postface

 

Sources / Bibliographie

 

Notes

 

Lexique

 

Table des matières

 

 

(ANDRO)ADOJEUNOLOGIE®

 

Relever, le défi Jeunes !

 

 

Tome I

 

« RÉALITÉS ADOLOGIQUES » CONTEMPORAINES

 

Réflexion de Vie, d’(Andro)AdoJeunoScience®

 

 

SOMMAIRE

Tome I – V. 1

 

 

PRÉAMBULE

 

« Tempête, sur nos juniors »

 

 

Volume I-1

 

« La nature personnelle, l’identité commune »

De l’(andro)AdoJeunesse

 

 

1

L’INTÉGRITÉ PSYCHOSOMATIQUE

 

Physiologie / Santé, de l’(andro)Adolescent

 

L’adolescente « révolution, psychopubertaire »

L’indice général, de santé, de la jeunesse française

Les risques, préventions, soins sanitaires, des juniors

 

 

2

LA PERSONNALITÉ

 

Psychologie-s (andro)adolescente-s / Postulat, de « crise »

 

La néopsychologie cognitive-émotionnelle, à l’adolescence

La construction sociomorale-comportementale, des jeunes

Le « trouble, d’adoJeunesse, un mythe anti-néogénérationnel »

 

3

LES « ATTACHEMENTS »

 

Vie familiale / Affectivité (andro)adoJuvéniles

 

L’indispensable « refuge lignager », des adoJuniors

Le « passionnel investissement affectif », de la jeunesse

D’omniprésentes amitiés, amours, sexualités juvéniles

 

 

4

LA SOCIABILITÉ

 

Sociologie (andro)adoJeunologique / Juniors, « en difficulté »

 

Les intégrations, désinsertions sociales, des jeunes, d’aujourd’hui

Une hypothétique, socialisation néogénérationnelle, conditionnelle

La jeunesse « abîmée » – Maltraitée, handicapée, précaire, déviante

 

 

5

L’ÉTAT ÉCONOMICO-ETHNIQUE

 

Niveau de vie / « Transnationalité », de l'(andro)Jeune

 

Les consommations, consumérismes, de la néogénération

Les caractéristiques anthropoculturelles, des juniors

Une croissante, « globalisation » juvénile, généralisée

 

 

Notes

 

Lexique

 

Table des matières

 

 

AVANT-PROPOS

 

 

Printemps 2002. Paris, Palais, de l’Élysée, présidence, de la République française. Le chef, de l’exécutif, est candidat, à sa propre succession. Sa réélection est loin, d’être assurée, face, au Premier ministre, sortant, lui aussi, prétendant, à la magistrature suprême. En ce délicat contexte, l’électorat, des jeunes majeurs, de moins, de vingt-cinq ans, n’est pas, à négliger. D’autant, qu’il n’est pas, massivement, favorable, au chef d’État, en exercice. Nous sommes, alors, consulté, sur les réalités, besoins et, attentes, les plus urgents, de la jeunesse, de France, à l’aube, d’un siècle nouveau. Nul, « spécialiste », n’œuvrant, à demeure, pour la présidence.

 

Le président réélu, le même scénario, se reproduit, un peu, plus tard, à l’Hôtel, de Matignon. Les services, du nouveau, Premier ministre, souhaitant, une synthèse écrite, sur le sujet. Ce qui leur est remis, par nos soins. « Anecdotes », des plus significatives ! La jeunesse n’étant, pas plus, « priorité nationale », à l’époque, qu’auparavant ou, ultérieurement, il n’y a, pour elle, aucune, marquante avancée, depuis, lors. Quel, que soit, le pouvoir, en place. Au contraire, la nouvelle génération, du pays, est bien plus, en difficulté, encore, en décennie 2020, que dans les années 2000. Dommageable, échec absolu !

 

En 1966, B. Zazzo publie, le premier, ouvrage scientifique français, de Psychologie, de l’adolescence. En 1991, est éditée, une Sociologie, de la jeunesse, d’O. Galland. En 1999, sortent, les Guides, de conseils pratiques, pour juniors, d’A. Braconnier, de M. Rufo. En 2010, paraît, le Dictionnaire, de l’adolescence et, de la jeunesse, dirigé, par D. Le Breton, D. Marcelli. Sans compter, les monographies, sur un aspect, des questions, d’adojeunesse, écrites, par les meilleurs experts, concernés. En médecine, psychiatrie, psychologie, économie, anthropologie, ethnologie. Sur la famille, en philosophie, spiritualité, histoire, éducation, emploi, sociologie, droit, sur la culture, les loisirs, valeurs, politiques… Excellentes, précieuses, études, dont, les références figurent, en ce présent livre. Dont, nous sommes, des plus redevables, aux auteurs, pour leur éminent apport. Toutefois, il manquait, en ce pays, une introductive, synthèse générale savante.

 

Un complet traité, d’(Andro)AdoJeunologie®. De type holistique, comme, transversal et, pluridisciplinaire. En matière, de juvéniles réalités, d’ensemble, de nos treize – vingt-quatre ans. Objet, du présent, double tome, de « novatrice façon, intégrale », en France. Qui a trait, aux seuls, adolescents, de treize – dix-huit ans et, jeunes, de dix-neuf – vingt-quatre. Lequel, ne se contente pas, d’évoquer, la nouvelle génération, mais, en prend, tout autant, la juste défense. Comme, le fait, si bien, le sociologue français, M. Fize, l’un, des rares, en ce cas ! Un écrit, mettant, l’accent, sur les insuffisances, qui émet, de fermes propositions. Non, seulement, présente, l’essentiel, des « problématiques, de juvénilité », or, aussi, tous les outils, afférents, de meilleur sort, des juniors. Le premier opus, théorique, réflexion de vie d’(Andro) AdoJeunoScience®, traite, des intéressés, eux-mêmes. Le second, des ferments, du mieux-être et, mieux-vivre, des jeunes hommes et, du coaching / conseil de vie andro-adoJeunologique.

 

En particulier, le tome deuxième, présente, l’approche pratique, créée, par nous, en 2003 : l’Andro-AdoJeunoConseil®. Global coaching / conseil, de vie, des quinze – vingt-quatre ans masculins. Ne consistant, pas tant, comme, en classique thérapie, à écouter, mais, à délivrer, un rigoureux enseignement, des éclairages. Les mettre, en application, sans atermoiements ni, états d’âme. La démarche n’est pas encore, assez, ancrée, en nos mœurs et, mentalités hexagonales ou, européennes, mais, nord-américaines. Plus concrètes, pragmatiques, ouvertes. Toutefois, l’idée fait, peu à peu, son chemin, car, après, avoir changé, de siècle, de millénaire, il est vital, de s’adapter, changer, de logiciel mental. Si l’on veut, évoluer, sortir, d’un marasme, de blocages, ancestraux et, séculaires. Tant, accentués, par la crise socioéconomique et, morale, des quarante dernières années. Quand, le pays entier, les individus, qui le composent, ont tant, besoin, d’un drastique sursaut. Pour faire face, aux enjeux, défis nouveaux et, muter, de façon, adéquate.

 

La thérapie apaise, surtout, les souffrances et / ou, a trait, à la pathologie. Elle ne concerne pas, tous les juniors, en nécessités, d’aides. Le coaching de vie d’Andro-AdoJeunologie® est une « mission, de balisage », tutorat éducatifs, pour mener, les garçons  juniors, à « mieux, diriger, leur existence ». Il ne tend pas, seulement, à « guider », individuellement, chaque jeune, suivi. Or, au-delà et, collectivement, à promouvoir, la jeunesse, ses droits – et, devoirs – au sein, de la société française, mais, aussi, occidentale. En tant, que « minorité, subordonnée, conditionnée et, dépendante », cohorte, non adulte, elle est, à la peine. L’adulte nuit plus, au junior, que l’inverse. En France, notamment, par d’iniques atteintes et, dommageables discriminations, de toutes sortes, en tous domaines. Ce livre entend, le dénoncer, avec force. Contribuer, à la prise, de conscience, de l’opprobre, frappant, la nouvelle génération, de ce pays, aux dépens, de tous. Pour que cesse, alors, cet archaïque scandale !

 

 

PRÉAMBULE

 

 

Si la jeunesse, n’a pas toujours, raison
La société, qui la méconnaît et, la frappe
A toujours, tort

 

F. Mitterrand

Homme d’État, France, 1916-1996

 

Discours, à l’Assemblée Nationale française

Intervention politique publique, France, 1968

 

 

« TEMPÊTE, SUR NOS JUNIORS »

 

 

« Requiem æternam, dona eis, Domine : et, lux perpetua, luceat eis… ». « Accorde-leur, repos éternel, Seigneur : et, que brille, sur eux, la lumière, sans déclin ».

(W. A. Mozart, compositeur autrichien, 1756-1791, Messe, de Requiem, en ré mineur, KV 626, « Introitus », œuvre musicale sacrée, Saint-Empire, 1791)1…

 

La fracassante entrée, en adolescence, constitue, un cornélien « adieu, à l’enfance »2. De même, la fin, de la jeunesse, les débuts, de l’âge, pleinement, adulte, peuvent constituer, un réel, « arrachement » homérique, plus ou, moins, déchirant. L’adolescent, postenfant et, pubère, de treize, à dix-huit ans, se doit, d’accomplir, de réussir, ce fort difficile processus, d’individuation -différenciation-autonomisation. Véritable, « nœud gordien », de séparation, sur la voie, du plein adultisme, que tous les spécialistes, décrivent3. Il incombe, aux jeunes, postadolescents et, préadultes, de dix-neuf, à vingt-quatre ans, de parachever, consolider, cette très délicate mue, progressive4. L’adojeunesse est une probation. Elle ne vaut pas, en elle-même, pour ses aînés, si elle ne les convainc, pleinement.

 

Hoc Incipit Liber

 

Adolescent, terme, de 1327, vient, du « latin, adolesco, adolescere : croître, grandir, se développer, au participe présent : qui est en train, de grandir. De adolescens ou, adulescens : le plus jeune. Jeune garçon, jeune fille, à l’âge, de l’adolescence ». Adolescence, est un terme médiéval, qui date, de la fin, du treizième siècle, issu, du « latin, adolescentia, de adolescens, adolescent. Il n’entre, en France, dans le langage courant, qu’après, 1850, sous le Second Empire (1852-1870). C’est un âge, qui succède, à l’enfance, précède, l’âge adulte. Environ, de douze, à dix-huit ans, chez les filles, quatorze, à vingt ans, chez les garçons, immédiatement, après, la puberté ».

 

Jeune, est un nom, également, un adjectif, du douzième siècle, issu, du « latin, juvenis : jeune, jeune homme ou, jeune fille. Peu avancé, en âge, qui est, dans sa jeunesse. Personne jeune ». Jeunesse, est un terme, des treizième, quatorzième siècles. « Temps, de la vie, entre l’enfance et, la maturité. Le fait, d’être jeune. État – physique ou, moral – d’une personne, étant jeune. Les personnes jeunes, des deux sexes ; les jeunes ». Adulte, adjectif et, nom (1394), vient, du « latin, adultus : de adolesco, adolescere, grandir, au participe passé : qui a grandi, qui est en l’âge, de la maturité. Se dit, de tout être vivant, qui est parvenu, au terme, de sa croissance. Chez l’homme, de la fin, de l’adolescence, au commencement, de la vieillesse ».

(Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)-5.

 

Les termes adolescent-s, jeune-s, sont utilisés, pour désigner, les treize – vingt-quatre ans. Le premier, relève, de la psychologie, concerne, les mineurs, de l’enseignement secondaire. Le second, a trait, à la sociologie, aux majeurs, en études supérieures, à la vie active. Le tout, est l’adojeunesse. Au-delà, en l’actuel, contexte psychosociologique, l’adolescence se prolonge fort, dans la jeunesse, « en aval », par des études, bien plus longues. La jeunesse mord, sur l’adolescence, plus tôt, « en amont », du fait, de certains traits, de maturité, bien plus précoces. Les deux notions, d’adolescence et, de jeunesse, tendent, alors, en ce vingt-et-unième siècle, à presque, « se confondre ».

 

D’où, un usage plus indistinct, des deux acceptions, par celui, du terme générique, d’adojeune. Dans la longue chaîne, des générations, les zéro, à douze ans, constituent, l’enfance. Les treize, à vingt-quatre ans, l’adolescence et, la jeunesse. Les vingt-cinq, à soixante-quinze ans, l’adultisme, comme, la maturité. Au-delà, les plus âgés, forment, la vieillesse. L’enfance était l’âge, des « pourquoi ». L’enfant, tentant, de comprendre, toute chose, pour grandir. L’adojeunesse est celui, des « comment ». Le junior ayant besoin, de maîtriser, les tenants et, aboutissants, de sa vie, pour devenir, « adulte accompli ».

 

Par rapport, à l’enfance défunte, la jeunesse est, désormais, une fort délicate reconfiguration. Parfois, nostalgique et, douloureuse. Tout à la fois, pleine, d’espérances, de craintes, de confiances et, défiances, pour et, en l’avenir. En caractéristique ambivalence ! Sachons, fort raisonnablement et, justement, gratifier, notre descendance. Non, à notre exclusif profit, d’adultes. Pour « acheter la paix, sociale et civile », à bon compte. Nous attirer, ses bonnes grâces, pour l’asservir, à nos seuls intérêts, d’aînés et, à ses dépens. Or, plutôt, pour authentiquement, servir, cette génération, l’aidant, à mieux grandir. À l’opposé, d’un Napoléon Ier, (Homme d’État, France, 1769-1821), proclamant : « J’ai fait donner, le Monseigneur, aux maréchaux, de France, c’est-à-dire, aux hommes, les plus attachés, aux principes républicains, pour assurer, à la divinité impériale, le titre, de Majesté ». (A. Jouffroy, H. Renard, coord., Napoléon – L’intime et l’exceptionnel, ouvrage historique, France, 2013). Élevant, ses obligés, aux plus hautes charges et, dignités, à l’avantage, de sa seule, gloire souveraine. Il n’en dira, pas moins, en humilité, à son frère, lors, de son Sacre : « Joseph, si notre père nous voyait » !

(Paris, France, cathédrale Notre-Dame, 2 décembre 1804).

 

« Vois ! La lune est au grenier, Les étoiles sont décrochées, L’on t’a cassé, tes ballons, Les violons ont perdu, ta chanson. […]. Ce soir, le spectacle est terminé, Tu vois, le décor est démonté, Non, ne joue pas, devant, des salles vides, Oui, le rêve est fini, L’amour est parti. […]. Ne reste pas, à la table, Où s’éteignent, les bougies, Quand, l’on a voulu rêver, Il faut payer, le rêve, que l’on a fait. Voici, venir, le temps, d’après, la danse, Voici, la vérité, qui recommence. […]. Le spectacle est terminé, Tu vois, la musique est démodée, Tu es seul, au milieu, de la scène, Regarde, autour, de toi, Tout le monde est parti ».

(Le spectacle est terminé, œuvre musicale, texte, E. Marnay, parolier, 1920-2003, France, 1975)6.

 

La suprême souffrance, des juniors, est leur insatiable quête, de l’absolu, l’idéal, la plénitude. Si constamment, cruellement, déçue, trahie, au cours, des âges et, de leur adojeunesse. La détresse, de nos jeunes, vient, du fait, de ne jamais, pouvoir, atteindre, l’objet, de leurs rêves, désirs, les plus forts, chers, comme, les plus fous. Celle, des adultes, de s’être déjà, amèrement, tant, résignés, à y renoncer. À tout jamais ! « […]. À mon âge, l’on découvre, des choses, assez bouleversantes ! L’on aimerait, que sa vie soit, un peu, comme, un conte, de fées, or, cela, ne marche jamais, comme, dans les films. […] ». (Paroles, d’adolescent, sur Internet, France, 2010)7. L’adolescence reste, pour toujours, l’âge, des métaphysiques grandeurs ! À cette heure, en notre beau pays, de France, les jeunes quadragénaires, de fin, de Génération X, se plaignent, d’être maltraités, méconnus et, mésestimés. Que dire, alors, de leurs cadets, de moins, de quarante ans et, surtout, vingt-cinq ?

 

Qualifiés, dans le domaine, des ressources humaines, du management, du marketing, de « Génération Y », pour Youth : la jeunesse. Why : pourquoi ?, You, Gen Y, Yers, Echo-Boomers, Millenium, www ou, Digital Native Generation. Les vingt – trente-neuf ans. Surtout, ceux, que les Nations Unies, l’Union Européenne, qualifient, de jeunes, estiment, être, « la jeunesse ». Les quinze – vingt-quatre ans. En 2020, sept millions, d’adolescents, de juniors, en France. Les « Y » Français sont seize millions, soit, un quart, de la population. Leur culture « technoïde », est dite, « 2.0 ». Par analogie, numérique informatique. Le recul, de leur influence et, de leur poids psychologique, économique, social et, politique, comme, moral, ne cesse, de croître, par rapport, au passé. En contexte, de multiforme crise, priorité, est au repli, donc, aux aînés installés, pas, aux jeunes, décrétés, personæ non gratæ, indésirables8. La génération Z, celle, des moins, de vingt ans, est, désormais, la « relève néogénérationnelle ».

 

Pour la première fois, depuis longtemps, les descendants « éclopés », seront moins bien lotis, que les parents, grands-parents. Les adolescents, désemparés, ne croient plus, au « progrès » continu, à l’ « ascenseur social », qui avaient tant, jadis, ardemment, porté, leurs aïeux. D’où, la désespérance actuelle, accrue, de toute une génération. L’exil forcé, intérieur ou, étranger, d’une part croissante, d’entre-elle. Nos juniors, manipulés et « ignorés », sont traîtreusement ostracisés, desservis, joués, par leurs « parjures, apostats, relaps » prédécesseurs. Lesquels, leur refusent, de façon, « léonine », la vraie confiance, en eux, la sincère acceptation, de leurs différences, l’oblatif amour. Les seconds, aînés, ont fort joui, de « bonus » déterminants, que les premiers, cadets, n’auront, sans doute, jamais ou, alors, bien peu ! J.-J. Rousseau, écrivain et, philosophe genevois (1712-1778), met, en exergue, un axiome-postulat. Celui, selon, lequel, l’homme naît, naturellement, bon, or, que la société, le « corrompt ». Que l’adolescent, épris, de vertu est, fort précocement, prématurément, perverti, par ladite société. Laquelle, ne peut donc, que l’ « avilir », bien davantage.

(J.-J. Rousseau, Émile ou, De l’éducation, traité pédagogique, France, 1762)-9.

 

Les jeunes sont, les « captifs proscrits », qu’une société, consciente, de ses devoirs et, intérêts, se doit, de réhabiliter, libérer, de leurs excessives servitudes10. Ils souffrent, d’une mentalité, un système nationaux, rigides, autoritaires, fermés, hostiles, répulsifs, en maints domaines. Ce qui fait, qu’ils « progressent », moins bien et, plus lentement, que nombre, de leurs pairs occidentaux. Même, quand, ils semblent, encouragés, soutenus, il ne s’agit, souvent, que de manœuvrières « flagorneries ». Qui ne sont destinées, qu’à duper davantage, comme, autant, de « mortuaires couronnes, disposées, sur un catafalque ». Pour leur accomplissement, nulle « thaumaturgie », n’est à attendre, pour ces adolescents. Tant, la sagesse, des Anciens, s’est perdue, pour leur génération. Sagesse, de la theoria contemplative, méditative et, l’apathia, du dépassement, des passions. Alors, en ce très défavorable contexte, la « déréalisation », d’une jeunesse, mise, en pénitence, mortifiée, ne peut, que croître et, embellir. Sans, qu’il y soit fait, grand-chose, pour y véritablement, « remédier », en pleine, entière, authenticité11. Sachons, « inverser, la donne » ! Que le junior, se batte, proprio motu, avec l’énergie, du désespoir !

 

Nous imaginons, volontiers, que nos jeunes, « goulûment, sirotent, l’existence ». Quand, ils se morfondent, dans le « cul, de basse fosse », d’une société, pour eux, sans issue. Laquelle, ne les « mérite » pas. Beaucoup trop, d’entre eux, connaissant, encore, en notre pays, bien de psychiques et, morales souffrances, intolérables. Les jeunesses qui, relativement, « se portent bien ou, mieux », sont celles, des pays, des sociétés, pour elles, autrement, « favorables ». De prospérité, d’abondance, d’ouverture, de progrès et, souplesse, plus grands. Comme, ceux, d’Amérique, du Nord, de Scandinavie et, des contrées germaniques. Les autres, appartiennent au monde, plus « déprimé », « vont moins bien, plus mal ». Décrépitude, pénuries, fermeture, régression, rigidités, sont leurs caractéristiques. Les jeunes français, comme, d’autres juniors latins ou, d’Europe, de l’Est, relèvent, de la deuxième sphère. En paient, le « prix », du repli, de l’échec, du mal-être. Qu’adviendra-t-il donc, de la génération suivante, des ados actuels, de moins, de vingt ans, la Génération Z ? Là, est toute la « délicate question », pour l’avenir !

 

« Le drame, de la jeunesse française, depuis, quarante ans, le vôtre, par conséquent, est celui, de vos aînés et, de ma génération. Au lieu, de vous apprendre, à aimer, l’on vous l’a « désappris ». Entre, la glorification, des instincts et, la montée, des utilitarismes, l’on a étouffé, cette alliance, du sentiment et, de la raison. Qui était, l’essence même, de la « civilisation » et, de la « culture ». Sans, le patient travail, de la civilisation et, sans, la culture, il ne reste plus, en l’homme, que la violence instinctive, que la pulsion aveugle et, que le réflexe tribal. […]. Ne pas être, en mesure, de trouver, les pensées, les mots ou, les gestes, de l’amour, il n’y a rien, de pire. Rien, qui incite plus, à la violence, contre l’autre ou, contre soi-même. Voici, l’explication, à la tentation, du suicide, chez tant, de nos jeunes, la fascination, pour la violence, la montée, de tous les fanatismes ! […].

 

Réapprendre, à aimer, est le plus grand défi, auquel, se trouve confrontée, la civilisation moderne. C’est le plus beau projet, que la politique puisse offrir, à la jeunesse. […]. En finir, avec la détestation, de soi, par où, commence, toujours, la haine, de l’autre. Voilà, par quoi, doit débuter, une politique, de l’Homme, de la civilisation, pour notre vingt-et-unième siècle ». (N. Sarkozy, homme d’État français, Discours politique, aux Jeunes, intervention publique, France, 2007)12-1. Hélas, nos juniors ont plus, motifs, à justes griefs, plaintes, qu’à allégresse. « La France […] contient trente-six millions, de sujets, sans compter, les sujets, de mécontentement ». (H. Rochefort, journaliste français, 1831-1913, La Lanterne, 31 mai 1868). Insatisfaction, encore plus, d’actualité, en notre pays, de nos jours !

 

Notamment, pour le jeune âge, dit, « atomique », selon, un titre cinématographique, (France, 2012), tant, il « détonne », en l’univers adulte12-2. Aidons, nos successeurs, à mieux croire, en l’espérance. En dépit, des désespérances, de leur humaine condition. Parce que cela, est fort difficile, incertain. Tel, le théologien, Tertullien, (Carthage, 155-225), clamant : « Credo, quia absurdum : Je crois, parce que c’est insensé ». (Apologétique, étude théologique, Carthage, 197)13. Le grand « malheur, juvénile » français, est triple : statutaire, affectif et, éthique. Pour bon nombre, de nos juniors, l’espoir, d’une existence meilleure, d’un développement personnel satisfaisant, un réel mieux-être, n’est plus, qu’introuvable utopie. Oblitérée, par les peurs, de « lendemains, qui ne chantent plus », depuis, bien longtemps. De terribles marasmes, qui semblent, ne jamais, devoir finir. Le « déclassement », des moins, de trente ans, n’est pas tant, matériel, qu’avant tout, « moral » ! Aucun, vrai projet, aucune, construction, d’avenir, vision, du monde ou, weltanschauung. Nulle, valeur, aucun, signifiant, significatif, paradigme, personnel ou, collectif, ne leur sont proposés-14.

 

Surtout, nuls, « outils » sûrs, leur permettant, de s’en forger, eux-mêmes, par leurs propres soins, ne sont mis, à leur disposition. La « guigne, qui colle, à la peau », de nos adojeunes, telle, infamante tunique, de Nessus, est une véritable, « infernale malédiction ». Elle provient, des récurrents découragements, dévalorisations, négativité, pessimisme et, défaitisme. De la part, des humains aînés, « sévères procureurs », à l’encontre, des adolescents, « phagocytés », en leur adversité. Cela explique, leur juvénile tourmente, manque, de confiance, en eux, autrui, la vie, leur démotivation, flottement15. Nos « homologues » occidentaux, du Nord et, de l’Ouest, savent, à l’exact inverse, « encourager », leur jeunesse.

 

L’aider, l’inciter, à donner, le meilleur, d’elle-même. Celle-ci, croit plus, en elle, est bien plus, autonome et mûrie, épanouie, comme, « opérationnelle ». Plus précocement, que la nôtre. La France ne « mise » pas, sur ses juniors et, ne parie pas assez, sur l’avenir. Plutôt, sur le passé ou, sur un présent, déjà, obsolète. Notre pays en paie, le prix, en moindre dynamisme, que les nations phares. Lesquelles, ont, depuis, toujours, compris, que leur intérêt majeur, réside, en l’innovation hardie, la mise en avant, des juniors. Loin, de nos coupables pusillanimités, désastreuses, d’autres âges16. Notre société ne croit pas, en sa jeunesse, ni, en elle-même !

 

Le malheur, de ce pays, est de, souvent, ne considérer, toute chose, qu’en « petit ». De façon étriquée, frileuse, sans ouverture d’esprit ni, grandeur d’âme, ambition ou, imagination. Ce qui fait, qu’il a plus tendance, « à perdre, qu’à gagner », en une compétition mondiale, de plus en plus, rude. En tout domaine, des sports, à l’économie, de la guerre, à la diplomatie, comme, des sciences, à la culture. Qu’elle ait été heureuse ou, non, les adultes ont « oublié », leur propre juvénilité passée, leur état, d’anciens jeunes. Ils ne savent comment, rendre harmonieuse, la jeunesse, des juniors contemporains. Y compris, suprême paradoxe, ceux, qui se sont, jadis, « battus », pour leur génération, d’antan. Les juniors, d’aujourd’hui, sont en colère, car il est fort exigé, d’eux, de plus en plus, d’efforts, comme, de sacrifices. Pour obtenir, de moins en moins, de gratifications liées. À tous points de vue, la société française semble, bien plus, favoriser, l’assistanat, la passivité, l’échec, les obstacles rigides, de toutes sortes. Les « aînés inclus ». Au détriment, de l’activité débordante, l’originalité, en souplesse, la libre initiative, la réussite. Des « cadets, exclus »17.

 

L’étude sociale alarmante, de l’Académie, des Sciences morales et politiques, (La France prépare mal, l’avenir de sa jeunesse, France, 2007)18, le démontre, amplement. Trois agressions, faites, aux jeunes, y sont soulignées. Dualisme, d’adultes « insiders / inclus » et, de juniors « outsiders / exclus », sur le marché, du travail. Opposition, entre élèves sélectionnés et, scolarisés laissés, pour compte, du système éducatif. Déséquilibre, des liens, entre cohortes, généreuses retraites, aux aînés, lourdes charges, aux cadets. De façon, très antidémocratique et, inégalitaire, sont, injustement et, arbitrairement, privilégiés, les jeunes « parvenus », les plus soutenus, par leur famille. Aux grands dépens, des « prétendants », bien moins favorisés ou, défavorisés.

 

Les juniors « conservent, un pessimiste regard inquiet, sur la société. Il n’y a, qu’un jeune, sur quatre, pour croire, que le monde, de demain, sera meilleur, que le monde, d’aujourd’hui. 85 pour cent, avouent, leurs grandes inquiétudes, par rapport, aux évolutions, de la société française. 90 pour cent, par rapport, à celles, du monde. Deux jeunes, sur trois, ne croient ni, à l’équité, de la Justice ni, à l’égalité, des chances. Quatre, sur cinq, considèrent, que l’argent, est le moteur, de la société. Alors, qu’eux, placent, les éléments, de qualité, de vie, bien avant, ceux, liés, à l’argent. Être, en bonne santé, avoir, un travail intéressant… ».

(P. Coslin, universitaire français contemporain, en psychologie, La Socialisation de l’adolescent, essai sociologique, France, 2007)19.

 

Ils sont « dépités, écœurés, furieux ». Nos jeunes ne croient plus, en rien ni, en personne, pas même, en leur propre individualité. Car, ils souffrent trop, d’un total manque, d’écoute, de compréhension, considération, structuration. En un monde inique, toujours, plus impitoyable, inhumain, qui les nie et, les « broie ». Ils se réfugient donc, en l’angoisse, de tout, de l’avenir, l’irresponsabilité, le net refus, de « grandir », l’hyperconsumérisme matériel et, la « confusion psychique ». Nos juniors ont d’immenses capacités et, des talents insoupçonnés, quasi sans limites. Notre société laisse, avec dédain, ce magique gisement inépuisable, incomparable, formidable, en jachère. Pour le plus grand tort, de notre pays. De même, que certains États, en développement, émergents, se placent, en la position, du « mendiant-quémandeur ». Alors, que leur sous-sol regorge, de fantastiques ressources naturelles, très insuffisamment et, mal ou, non exploitées. Nous agissons aussi, ainsi, avec l’ensemble, de notre jeune génération !

 

Celle-ci se meurt, d’envies, d’impatiences, de langueurs, de se rendre, plus utile. D’en être, bien trop souvent, empêchée, par l’éternelle, indéfectible, « féroce » suspicion. Qui la vise, en tant, que telle. Au lieu, d’être le « pôle magnétique », de notre civilisation, notre jeunesse n’en est, que le « Triangle, des Bermudes ». Véritable « trou noir, antigravitationnel, fugace étoile filante, faux quasar absolu ». Estafilades, balafres, de la vie, zèbrent, l’épiderme à vif, de nos adolescents. Sans, que nul « hémostatique alun », ne vienne, l’apaiser. La société, de l’antipathie, de l’apathie, les malmène. Car, elle ne pratique, à leur égard, ni sympathie ni, empathie.

 

Les adultes ont fort « oublié », leurs devoirs, de « générativité ». Terme forgé, par le psychanalyste américain, E. H. Erikson (1902-1994), pour désigner, un devoir, de transmission, guidance, d’éducation. De l’adulte, en faveur, du jeune. (E. Erikson, Identité et cycle de vie, essai, de psychanalyse, États-Unis, 1959 / Théorie et stades, du développement psychosocial)20. « Pauvre Mexique, si loin, de Dieu, si près, des États-Unis ». (J. Porfirio Diaz, 1830-1915, homme d’État mexicain, 1876-1911). Nous pourrions, nous exprimer, de même, à propos, d’adolescents « ectoplasmiques ». « Pauvres jeunes, si éloignés, de leur plénitude, de vie, mais, si proches, de leur potentiel, déchirement moral » !

 

Ils se heurtent, à une société, de « pure cooptation », hermétiquement, recluse, sur elle-même. Quand, elle se devrait, d’être, d’ « inclusion », à l’égard, de tous ses enfants. Embarqués, bien malgré eux, vers une douteuse destination, aléatoire et incertaine, « qui ne leur dit, rien, qui vaille ». Cette jeunesse ne peut, que hurler : « Arrêtez, le monde, je veux descendre »21 ! Le pays connaît, une faible prospérité économique, mais, « a ses juniors ». Sa richesse première, sa valeur, son atout, son salut, les plus précieux, puissants, décisifs. Pourtant, notre nation les néglige, d’aberrantes façons, pour son plus grand malheur, celui, de ses propres enfants. Qui prend la peine, d’authentiquement, connaître, ces jeunes passionnants, passionnés ? De les aimer sincèrement, tels, qu’ils sont, les servir, sans retenue ni, arrière-pensées ? Il ne pourrait, dès lors, qu’être frappé, par toute leur maturité, noblesse, dignité, grandeur même. Lesquelles, émanent tant, de leur personnalité, si touchante et, attachante ! Sachons, leur faire confiance, croire, en eux, les aider, encourager, à bien, s’accomplir, comme, réaliser, leur pleine destinée !

 

Le malaise, des adultes, qui retentit, si pesamment, sur les juniors, est que la plupart, des premiers, ont renoncé. De gré ou, de force, à la quête élevée, d’absolu, de passion, d’idéal, d’ouverture, de générosité. Laquelle, caractérise, nombre, des seconds. Alors, qu’elle habitait tant, la défunte jeunesse, des aînés. Là, est la triste prostration, de notre morne époque et, ses contemporains ! Subordonnés, car, dominés, conditionnés, car, manipulés, dépendants, car, non souverains, nos jeunes peinent, à être, pleinement, libérés, heureux. Ils ne sont pas aimés ni, acceptés, pour eux-mêmes, par leurs « devanciers ». Pourquoi ? Parce qu’ils cultivent, leurs idéaux, espérances. Alors, que désillusionnés, les adultes ont renoncé, à leurs rêves juvéniles.

 

Dès lors, cette dernière, est fort perçue, comme, un « lancinant reproche vivant », culpabilisant ! Ce que ne supportent pas, ses aigris prédécesseurs, amers et déçus ! Arrêtons, les nets préjugés, « anti-jeunes », de toujours, qui voudraient, que les juniors aient, souvent, en l’Histoire, « les cheveux longs et, les idées courtes ». (R. Salomon, auteur, Cheveux longs et idées courtes, essai, France, 1924)22. Faisons, en sorte, qu’ils ne puissent plus, jamais, penser, négativement ni, tristement, de façon, si résignée, voire, « désespérée » : « J’avais rêvé, d’une autre vie, mais, la vie a tué, mes rêves » !

(R. Hossein, metteur en scène, Les Misérables, comédie musicale, France, 1980. D’après, V. Hugo, écrivain, 1802-1885, Les Misérables, œuvre littéraire, sociophilosophique historique, France, 1862)23.

 

Les adojeunes ont, résolument, grand besoin, des adultes. Toutefois, avec ou, sans eux, au besoin, contre eux, ils existeront, s’imposeront, « par eux-mêmes ». Ainsi, envers et, contre tout, de façon, fort prémonitoire, le roi, de Piémont-Sardaigne, Charles-Albert Ier (1798-1849), se veut-il, « clairvoyant ». Dès, 1848, avant, l’unification politique ultérieure, pour l’ensemble, de la nation péninsulaire. « L’Italia farà da sè » ! « L’Italie se fera, toute seule » ! Permettons, à nos juniors, de se réaliser, d’entreprendre et, de créer, d’inventer, innover et, oser. « À l’américaine ou, la chinoise ». À l’image, de ce tout jeune étudiant, américain, de Harvard, M. E. Zuckerberg (1984-). Il monte, en 2004, à l’âge, de vingt ans, le célèbre, « réseau social » Internet : Facebook. Lequel, « fait fureur », dans le monde entier. Également, son compatriote, B. Gates (1955-), autre étudiant, à Harvard. Il met en œuvre, en 1975, à l’âge, de vingt ans, le premier langage, de programmation, pour micro-ordinateur commercial et, le premier logiciel, de Microsoft. La firme informatique, mondialement pionnière et, à succès, qu’il lance, alors.

 

Il y a, un malentendu, entre la jeunesse et, la France, la société française, ses dirigeants, les adultes. Pourfendeurs, d’une « néogénération niée ». Donnons, une illustration, navrante et effrayante, de cette bassesse. Digne, d’un régime « totalitaire ou, très arriéré ». Jamais, d’une démocratie développée. Un responsable français, de l’Éducation nationale, la Jeunesse, se trompe, de discours, d’inspiration. Sur le mode, des plus ineptes et, méprisants, dès, sa prise, de fonction. « Paradoxalement, si nous voulons, nous adresser, aux jeunes, il faut, leur faire comprendre, que le monde adulte, est bien supérieur, au leur »24.

 

Il est, toujours, des plus délétères, d’user, des fort abusives notions, de « supériorité, d’infériorité », à l’égard, des humains. Cela, a mené, le nazisme, à qualifier, « la race, dite, aryenne, de supérieure », certaines autres, d’ « inférieures ». Il est, ici, sous-entendu, que les adultes, par leur milieu, nature propres, sont « supérieurs », aux adojuniors. Que donc, ces derniers, du fait, de leur seul et, spécifique « état », leur sont « inférieurs » ! Belle mentalité jeunophobe, rétrograde, sectaire et, inappropriée ! Un pays, qui serait intolérant, mesquin, illégitime, au point, d’oser, considérer, sa propre descendance, telle, « vile et seconde », n’a nul avenir, en ce bas monde !

 

 

Faire, sa vie – Une adolescence incertaine

 

Déconsidérés, indésirables ilotes, nos jeunes sont trop peu aimés, pour eux-mêmes, par les adultes. Pas même plus, peut-être, par leurs pairs. Plutôt, pour ce qu’ils sont susceptibles, de diffusément, « représenter », pour l’avenir. Pour ce qu’ils peuvent, concrètement, « apporter », au présent. Le junior est « barbare allogène, en exil », espèce, numériquement, rare, en voie, de marginalisation, non encore, « protégée ». Contrairement, aux aînés retraités, de bien plus grande, influence électorale, en meilleure phase démographique, expansion, prospérité. Il est invisible, transparent.

 

Le taux de suicide, des seniors, a diminué, même, s’il demeure, le plus élevé, des classes d’âge. Celui, des jeunes, n’aura cessé, de progresser, dans le passé, avec une « décrue » récente. Le sort, des personnes âgées, s’est amélioré, c’est fort heureux. Celui, de l’adojeune, s’est nettement, dégradé. Il n’existe jamais, « ès qualité », n’a pas, de réelle représentation propre, « jamais, voix, au chapitre ». Pour lui, les vertueux adages, « Mange ta soupe et, sois sage ! », « Sois jeune et, tais-toi ! », perdurent. Ils ne sont pas, que slogans, repris, avec dérision, par les révoltés, de Mai-68. Ils restent, plus, que jamais, d’actualité.

 

Il n’existe pas, de véritables politiques, de la Jeunesse, de dialogue intergénérationnel ni, de place et, d’autonomie ou, de reconnaissance intrinsèques, du jeune. Les adéquats débouchés scolaires, professionnels, économiques et, sociaux, se réduisent, à vue d’œil, telle, « peau de chagrin ». Le « lot quotidien », des juniors, est constitué, de ces « miettes rassises », que les adultes, veulent bien, condescendre, à leur laisser. Ces pathétiques « prébendes », au rabais, sont présentées, comme, insigne faveur, du prince. La patrimonialité, des offices, de l’Ancien Régime monarchique français, dit, de droit divin (1589-1789), est remise, en vigueur, contre, nos jeunes. Elle les discrimine, sans vergogne, par rapport, aux générations antérieures. Pourtant, il est toujours, attendu, de l’adolescent, « bien policé », qu’il aille, comme, de juste et, de bien entendu, remercier. Avec, la plus grande effusion et, gratitude, ses « généreux et, non moins, hypocrites, bienfaiteurs aînés »25 ! Même, si ce sont, les précédentes générations, qui ont, sans nuls, scrupules, très largement, « pillé et détruit », notre planète, son écosystème et, climat.

 

Il est requis, du jeune, qu’il fasse montre, de loyauté. Échange, de bons procédés, entre gens civilisés, du meilleur monde et, de bonne compagnie. L’un, de nos principaux spécialistes, de la jeunesse, le sociologue français, M. Fize, l’affirme. Les jeunes doivent, à eux-mêmes, ce qu’ils ont, de meilleur, à la société adulte, le reste26 ! Éternel combat, des Horaces et, Curiaces. (Rome, VIIe s. av. J.-C.). Le handicap juvénile vient, du déséquilibre, de son éducation, souvent, « extrémiste ». Le jeunisme est d’ « aduler », de favoriser, le jeune, ès qualité, de céder, à ses moindres « caprices ». Sinon, de le dénigrer, desservir et, rudoyer. Du simple, seul fait, de sa jeunesse. La discrimination, tant positive, que négative, pro ou, anti-jeune, est démagogique complaisance laxiste ou, « castrateur » autoritarisme. Elle n’est, en rien, bénéfique, pour nos descendants. Elle ne fait, que cultiver, chez eux, insoutenables arrogances ou, dépressogènes abattements. Bien éduquer, implique, compréhension et fermeté. Lors, d’un colloque, organisé, en octobre 2004, sur L’Avenir de la France, un rapport, du Parti socialiste français, le formule :

 

« Les nouvelles libertés personnelles, dont ont bénéficié, les hommes et les femmes, de la génération 68, n’ont pas eu, qu’effets positifs. Sur la structuration, d’identité et, psychologique, de leurs enfants. La société semble vaciller, vis-à-vis, de ses descendants, entre l’excès et, le défaut, de transmission ».

(Parti socialiste français, L’Avenir de la France, étude sociopolitique, France, 2004).

 

Trépas, d’ancêtre, symbolise, perte, de mémoire, pour tous. Déni, de jeunesse, par défaut ou, excès éducatifs, vaut autant, d’appauvrissement général, d’humanité. Nous ne sommes pas même, encore, capables de, véritablement, « différencier », les adolescents, des enfants ! Il est, des plus « symptomatiques », qu’en notre pays, il soit encore, si souvent, dit : les enfants, au lieu, de : les adolescents, quand, l’on évoque bien, ces derniers. Anachronique archaïsme, des plus aberrants, au vingt-et-unième siècle ! Méditons, cette réplique, de Don Rodrigue, du Cid, (Tragi-comédie théâtrale française, 1637), du poète, dramaturge français, P. Corneille (1606-1684). Au comte, lui faisant grief, d’être « présomptueux ». « Je suis jeune, il est vrai, mais, aux âmes, bien nées, la valeur, n’attend point, le nombre, des années »27. Aucune, spécifique, politique globale, de Jeunesse, n’existe donc, encore, à ce jour, en France. Ni structures, moyens, comme, actions, coordonnés, efficaces et, valables, au service, de tous les jeunes.

 

Depuis, déjà, plus, de trente ans, les mesures collectives limitées, restreintes, parcellaires, concernant, les préadultes, sont surtout, socioéconomiques, pénales. Les juniors sont, avant tout, considérés, comme, poids, victimes, de la crise, d’emploi ou, danger, contre, l’ordre public. Les avatars, de cette fort réductrice conception, sont significatifs. Par exemple, loi, instituant, le Cpe, Contrat Première Embauche, pour les seuls, jeunes, de moins, de vingt-six ans. (France, 2006)28. Loi, contre la récidive délinquante, des mineurs, de seize ans, révolus. (France, 2007). Les juniors n’ont pas, de représentativité publique, politique, particulière.

 

Même, si les conseils, de la Jeunesse, pallient, en partie et, de façon, très restreinte, ce fait. Leur impact reste, des plus limités. Peu écoutés, reconnus et, intégrés, les cadets se désocialisent, se centrent, sur eux-mêmes. Ils souffrent, en silence ou, explosent, seuls ou, en groupe, en sporadiques révoltes. Le pays en est le témoin régulier, depuis, trois décennies. Les conditions, d’enseignement, de la majorité, des collégiens, lycéens, étudiants universitaires, deviennent indignes, d’un « grand pays ». Le profit intellectuel, moral, durable, retiré, est des plus limités. L’orientation scolaire et, des métiers, calamiteuse. Les retombées professionnelles, bien piètres, eu égard, au fort capital humain, surinvesti29.

 

D’un point de vue, socioéconomique, une nouvelle « paupérisation » juvénile, s’observe. Y compris, chez les étudiants, d’enseignement supérieur. Hormis, chez les plus privilégiés, très minoritaires. De réelles précarisations et, précoces indigences, très préoccupantes, croissent. L’adolescence et, la jeunesse sont l’âge, de tous les possibles, toutes les espérances, folies. Également, de toutes les misères. Rejoignant, en cela, la marmoréenne vision, du sociologue allemand, M. Weber (1864-1920), sur le « désenchantement, du monde ». (M. Weber, Le savant et le politique, Conférences sociologiques, Allemagne, 1917/1919)30. Le jeune est une complète, personnalité biopsychique, mais, guère, un acteur sociomoral, à part entière. Très conditionné, dépendant, subordonné, il est dépossédé, par le monde adulte, de toute vraie souveraineté, sur lui-même. Sommé, de rester, très « sagement, jouer », pitoyablement, à part, dans la « cour, des petits ». Pour autant : « Un seul printemps, dans l’année et, dans la vie, une seule jeunesse » !

(S. de Beauvoir, philosophe, 1908-1986, Mémoires, d’une jeune fille rangée, œuvre littéraire autobiographique, France, 1958)31.

 

Alors, nos juniors intériorisent, parfaitement, la vision nord-américaine. « A struggle for life, between having and having not, insiders and outsiders, winners and losers ». « La lutte, pour la vie, entre, possédants et dépossédés, intégrés et exclus, gagnants et perdants ». Véritable, folle course, éperdue, harassante, à la seule survie. Différenciant, favorisant, les puissants triomphants, aux dépens, de tous les autres. En une société, de plus en plus, violente, laquelle, valorise fort, avant tout, performances, à outrance, attributs, de force, capacités, de nuisance. Les jeunes s’y radicalisent, alors, entre eux, pour pouvoir être, à n’importe, quel prix, « dominants-tourmenteurs », plutôt, que, « dominés-victimes ». En ce grossier, dualisme manichéen, ils ignorent, car les adultes, ne le leur ont, jamais, appris, qu’inhibitions, comme, agressivités ou, manipulations, sont des plus dévastatrices. Que seule, l’affirmation, plus sereine, d’eux-mêmes, permet, l’équilibre vrai. Déviances, pathologies, inquiétants syndromes, s’ensuivent. Dans le total, délaissement, de l’égalité, du respect. Seuls, libérateurs et, épanouissants, pour l’humain.

 

Perverses hégémonies et, asservissements dévoyés, portent le sceau, de l’avilissement, des esprits adojuvéniles. Ces derniers, ne font, que reproduire, à leur échelle, une mimétique et, diabolique machinerie, compensatoire vénéneuse. Exemple empoisonné, des plus sordides, d’écrasement, sans pitié, d’autrui, montré, sans scrupule, aucun, par leurs aînés. Ces derniers les traitent, volontiers, non, en utiles « alliés », bienfaisants, or, en compétiteurs « ennemis », maléfiques. Sinon, alors, en « pseudo-complices ». Ce qui fausse, grandement, les rapports intergénérationnels, comme, les liens intragénérationnels, des juniors. Cela, les condamne, à se contenter, fort petitement, de « faire cuire, leur petite soupe, à petit feu, en leur petit coin ».

 

Pour paraphraser, un propos, du général de Gaulle, (Homme d’État, France, 1890-1970), sur les partis politiques. En son pamphlet, de 1789, prélude, à la Révolution française (1789-1799), imminente, l’homme politique, essayiste, E.-J. Sieyès, (France, 1748-1836), définit, le tiers état. « Qu’est-ce, que le Tiers-État ? Tout. Qu’a-t-il été, jusqu’à présent, dans l’ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? À y devenir, quelque chose ». (E.-J. Sieyès, Qu’est-ce, que le Tiers-État ?, œuvre politique française, 1789)32. Il en va, de même, de l’adojeunesse, non créditée, en sa société, de son poids réel. Qui demeure, sous-évaluée, dévaluée, défavorisée33, aspire donc, fort légitimement, à meilleur destin !

 

La juvénilité est bien plus, qu’elle-même ! Elle représente, pour notre pays, avec l’éducation, un stratégique rôle majeur. Au même titre, que l’économie, les sciences, la technologie et, la défense ou, la diplomatie. En la décennie 1970, il était dit, que la France, « n’avait pas de pétrole, mais, des idées ». De même, dans les années 2020, pourrions-nous dire, qu’à défaut, de potentiel, de grande puissance mondiale, notre pays possède, son véritable « Or bleu ». La richesse, de sa jeunesse. Ces juniors sont amenés, à vivre, la majeure partie, voire, pour les plus jeunes, la totalité, du vingt-et-unième siècle. En un nouveau contexte, radicalement, différent, de celui, d’aujourd’hui. Les prémices commencent, déjà, à nous apparaître. Individualisme, libertarisme, hédonisme, technologisme aigu, horizontalités, en tout domaine. Fortes adaptabilité, mobilité, instantanéité, vitesse, fulgurante recomposition, permanente évolution. Autoapprentissages, autogouvernement, libre arbitre. Net rejet, des contraintes, pesanteurs, autorités, hiérarchies. Informalismes, spontanéité, authenticité, libre initiative, créativités, inventivités et, imagination. Domination, du son, de l’image numériques immédiats, sur l’écrit, bien plus lent et, différé34.

 

En un univers, plus globalisé, sans frontières. Voire, pour la première fois, en l’histoire, de l’humanité, avec de permanentes « colonies humaines », établies, en dehors, de notre originelle planète nourricière. Il y aura, un jour, une première génération, d’humains, non terriens, nés, vivant, sur d’autres astres, du système solaire. Voire, bien plus loin, encore. Cela, est peut-être, envisageable, d’ici, un siècle, à l’horizon, des débuts, du vingt-deuxième. Quelles sont donc, les majeures tendances, de l’adojeunesse, de ces années 2020 ? Un fort allongement accentué, s’étalant, en moyenne, sur une vingtaine d’années. Avec un élargissement, en amont et, en aval, de l’âge, de dix ans, à celui, de trente, environ. Cela, est à « relier », notamment, aussi, à l’augmentation, de la durée moyenne, des études. Entre l’âge, de deux ou, trois ans, jusqu’au-delà, de l’ancienne majorité civile : vingt-deux. Les jeunes sont en quête, de reconnaissance, confiance. Alors, ils se conforment, avant tout, aux normes, du groupe, des pairs, avant, que de se plier, aux seuls, critères, des adultes. Comptent, surtout, l’assentiment, des semblables, la communautariste, appartenance intranéogénérationnelle et, la dure « loi, des congénères ».

 

Par mimétique identification, le même, que soi, miroir, de soi, contribue, à la construction, de l’ego. Par capillarité, d’acquisitions personnelles. Le conformisme collectif l’emporte, alors, sur l’individuelle affirmation, de son originalité propre, de soi-même. Il s’agit, non pas, tant, de bien, s’imposer, par ses différences, que se faire accepter, en prouvant, son adaptabilité, aux lois, du groupe. La grand-peur, est de se faire rejeter, si l’on est trop différent. La société, des jeunes, comme, celle, des adultes, étant, plus permissive, que tolérante, le junior préfère, « annihiler », sa personnalité. Étant intégré, par ses pairs, plutôt, que cultiver, sa « spécificité », au risque, de l’exclusion, la solitude.

 

Le monde est uniformisé, totalitaire, sectaire. La seule alternative, est de se soumettre ou, démettre, avec tous les risques, que cela, implique. L’adojeunesse, même étudiante, se veut, anti-intellectualiste, pour « exister », par, en, elle-même. Au travers, de ses propres valeurs, s’opposant, à la culture savante, établie, par les aînés. Les juniors sont multi, surinformés, en tous domaines, privilégient, pragmatismes et, éclectismes. Ils sont la première génération, des nouvelles technologies, de l’information et, de la communication numériques.

 

Les adojeunes sont complètement, immergés, dans les univers médiatique, marketing. Les nouveaux moyens, de reconnaissance, sociale et culturelle. La traditionnelle culture scolaire, des humanités classiques, est morte. De même, que les « modèles, de civilisation », préétablis. Cela, depuis, un demi-siècle. Il y a, fondamentalement, trois catégories, de jeunes. La jeunesse modeste, raccourcie, très précocement, confrontée, aux pires aléas, économiques et sociaux, défavorables. Celle, privilégiée prolongée, des étudiants sursélectionnés et, loisirs gratifiants. Les jeunes majoritaires « moyens », ni exclus ni, favorisés, en « réussite ordinaire ».

 

Le capital scolaire est le « reflet », de l’acquis sociofamilial. La démultiplication, des diplômes, n’a pas changé, l’ordre socioculturel préétabli. L’enfant, de cadre, a dix fois plus, de chances, d’intégrer, une Grande école, que celui, d’ouvrier. Le niveau moyen, d’éducation, a progressé, or, jamais, l’égalité, des chances, droits scolaires. Le niveau, des études, n’a pas baissé, mais, nombre, de diplômes, sont fort dévalués, par leur multiplication même. Il n’y a pas eu, de démocratisation éducative, académique, pour les diplômes, les plus socialement performants, gratifiants. Les formations se sont surtout, massifiées. Les adultes sont favorisés, aux dépens, des jeunes35.

 

L’enseignement demeure ségrégué, sa qualité diffère, selon, sa localisation géographique36. Surtout, notre civilisation occidentale est passée, depuis, un bon demi-siècle, d’une société, de « devoirs, sans droits », à une société, de « droits, sans devoirs ». Avant, les années 1960, une conception traditionnelle, encore, rigide et austère, du dix-neuvième siècle, prévaut. Elle met l’accent, sur les seules, obligations sociales, auxquelles, l’individu, doit se plier, face, au groupe. Ensuite, ce sont, les libertés personnelles, de l’individu, qui sont privilégiées, par rapport, aux collectifs impératifs sociaux. Aucune, de ces deux tendances majeures, n’a pu contribuer, à l’épanouissement, de la jeunesse. La première, en limitant, les capacités, d’expression propre, des personnes, notamment, des adojuniors. La seconde, en tuant, tout sentiment, de solidarité commune enrichissante. Il appartient, au vingt-et-unième siècle, d’opérer, la bonne synthèse, d’équilibre, entre les conceptions psychosociales, de ses prédécesseurs. Les collectifs devoirs imposés, du dix-neuvième siècle, au même titre, que les libres droits individuels, du vingtième.

 

Ce n’est, qu’à ce prix, que les nouvelles générations, pourront grandir, s’épanouir, s’affirmer, par et, pour, elles-mêmes. Tout en se conformant, aux règles minimales. Seules, à asseoir, la paix, la pérennité sociales, le commun bonheur, des peuples. Car, comme, pour les nuances gustatives, de base, les jeunes apprennent, très tôt, que l’existence, peut être, fort « douce ». Qu’elle est aussi, souvent, « acide, amère, salée ». Notre jeunesse est en difficulté, présente, des traits négatifs, qui lui sont propres. Non pas, tant, par des « tares » intrinsèques, qui lui seraient imputables. Que du fait, d’extrinsèques « travers », dus, aux nets dérèglements, des adultes, à son égard et, ceux, de sa société. Ces derniers étant, eux-mêmes, incertains et, en marasme, absents, les adojeunes ne peuvent, s’épanouir ni, grandir.

 

Faute, d’exemplarité, de transmissions adéquates, ils « sentent » encore, les choses, comme, de « capricieux enfants ». Trop souvent, ils n’ont aucun sens, de l’effort, la patience, ténacité, la contrainte, frustration. La maîtrise, de soi, du dur, long labeur, effectué, sans découragements, sur la durée. Ils ne supportent, aucune déception, aucun contretemps ni, report. Ils veulent « tout, tout de suite », ne tolèrent, aucun refus, nulle remontrance, déconvenue, privation, attente, même, fort justes. La récompense ne suit plus, le mérite, mais, devient due. L’on exige, la gratification, la facilité. Or, nullement, la tâche, la peine préalables. Même, issue, de la forte crise socioéconomique, morale, contemporaine, cette génération a des aspects, d’ « enfants gâtés ».

 

Car les adultes, par pur égoïste narcissisme, démagogique volonté, d’ « acheter la paix civile, à bon compte », cèdent, sur tout ou, presque. À la moindre, bouderie, fâcherie, menace, de rébellion, rétorsion, désamour, des jeunes. La génération, des ascendants, des juniors, est à l’heure, des divorces, séparations et, solitudes démultipliés. Elle a la panique surhantise, de ne plus être « aimée », par ses rejetons, d’être rejetée, renvoyée, à sa vile, « déchéance, péremption, de vieillissement ». Son effrayant, corollaire « spectral », abandonnique. De façon, infantile, elle croit, s’assurer, l’inconditionnelle « adhésion », des juniors. Les couvrant, de biens matériels, permissivités, fausses complicités, complaisances. Prévenant, ainsi, le moindre désir, de ces « très chers petits ».

 

Ainsi, ces adultes, croyant complaire, aux ados, les déçoivent et exaspèrent. Ces derniers, s’enferment, alors, en les pires, laisser-aller, l’immaturité, le caprice, la futilité. Les humains oublient, que les jeunes attendent d’eux, une juste fermeté éducative. Non, une molle complicité factice, de mauvais aloi. Au lieu, de guider, les aînés « singent », les cadets, les livrent, à eux-mêmes. Ainsi, ils les trahissent. Au lieu, de bien, s’affermir, par l’exemplarité adulte, les juniors se « perdent », par les mimétismes, les plus infantilisants, décervelants, du semblable générationnel. Ils ne peuvent, progresser. Ainsi, s’amorce, de façon, inquiétante, la terne, triste, société, du futur : irresponsable, malheureuse, destructive37. Citons, avec vigueur, ces admirables paroles, dites, haut et fort, à la jeunesse, par Sœur Emmanuelle (1908-2008).

 

« C’est à toi, que je m’adresse, jeune, de France, d’Europe. […]. Je voudrais, le clamer, à chacun-e, d’entre vous : sois, l’homme, la femme, que tu es. Si la déprime est prête, à te jeter, à terre, sache-le : la force est, en toi, en ton corps et, en ton cœur. Cette soif, de justice, qui t’habite, laisse-la, t’emporter, vers plus malheureux, que toi, entre, en la bataille. Crois, en toi, en cette passion, pour un monde, où, des hommes libres, vivraient, égaux, en frères. Crois, en ton dynamisme, incarne, ton idéal, à l’endroit même, où, tu vis, là, où, tu sens, battre, ton cœur. Sache bien, que ton acharnement, en dépit, des échecs, assurera, ton triomphe. Crois, en les autres : le même souffle, de justice, les fait tressaillir. Ne crains pas, de rejoindre, leur combat : l’union, des jeunes, est une puissance formidable ! […] ».

(Sœur Emmanuelle, religieuse franco-belge, avec, F. Huart, Yalla – En avant, les jeunes ! Essai, de réflexion morale, France, 1997)38.

 

Aujourd’hui, comme, hier et, demain, la jeunesse espère, ambitionne et, se bat. Or, elle se décourage, désillusionne, trébuche, tout autant. À l’image, des Julien Sorel. (Stendhal, écrivain français, 1783-1842, Le Rouge et le Noir, œuvre littéraire psychologique, d’apprentissage, France, 1830). Eugène de Rastignac. (H. de Balzac, écrivain français, 1799-1850, La Comédie humaine, œuvre littéraire, d’étude, de mœurs, France, 1830-1856). Fabrice del Dongo. (Stendhal, La Chartreuse de Parme, œuvre littéraire française, d’aventure, d’action, 1839). Littéraires héros romantiques, volontaires, des auteurs, de notre premier dix-neuvième siècle. Tourmentés, plus ou, moins, heureux, en leur vie, de jeune et, d’homme39. Maintenant, comme, avant et, après, encore, sans doute, le « cri, du cœur », de tous les juniors, au reste, du monde, est : « Ôte-toi, de mon soleil » ! Magnifique réponse, du philosophe cynique grec, Diogène de Sinope (413-327 av. J.-C.)40, au roi, de Macédoine, Alexandre le Grand (356-323 av. J.-C.)41. Lequel, s’enquérait, de ses desiderata, lors, d’une mémorable rencontre, à Corinthe. (Grèce, 335 av. J.-C.).

 

« Les mentalités seraient-elles, parfois, en avance, sur la société ? L’on sait, que la France opposa, durant, tout, le XIXe siècle, une très forte résistance, à l’idéal méritocratique. Que les républiques, les empires, la Monarchie de Juillet, prétendirent tant, défendre. Lignage et, titre comptaient, tout autant, sinon, plus, que formation et, compétence. Pourtant, la toute première génération, de ce siècle, croyait, déjà, qu’une vie s’enracinait, en elle-même. Plutôt, que, dans un passé, qu’elle se serait, alors, contentée, de répéter ou, de continuer, à sa manière. L’histoire, de l’individu, commençait donc, désormais, avec, sa naissance ».

(D. Bertholet, universitaire, essayiste suisse contemporain, Les Français, par eux-mêmes – 1815-1885, ouvrage historique, France, 1991)42.

 

Après, les progrès, du vingtième siècle, il semble, que notre époque française, renoue fort, avec, d’ « archaïques travers », antérieurs. Ceux, du temps, de notre littérateur national, V. Hugo. (France, 1802-1885)43. Le milieu social, de caste, l’emporte, de nouveau, sur les talents et, aptitudes44. La jeunesse est « seconde », par rapport, au monde adulte. Non, car ce dernier, a bien plus, de vertus, ès qualité, qu’elle. Or, par simple principe discriminant, pro-maturité et, anti-jeune45 ! Pourtant : « Dans les démocraties, chaque génération, est un peuple nouveau ». (A. de Tocqueville, philosophe politique, historien, France, 1805-1859). Particulièrement, la juvénilité !

 

 

Avoir, reconnaissance – Des adoJeunes mésestimés

 

L’adolescent ne dispose pas, encore, assez, de réelle élévation familiale, éducative, du travail, affective, relationnelle, culturelle, des valeurs. La famille occidentale contemporaine, est des plus éclatées, atomisées, « composée-décomposée-recomposée »46. Le junior n’y trouve pas toujours, sa « pleine place ». Il a du mal, face, à de tels, répulsifs contre-modèles, à se projeter, vers sa future, structuration familiale adulte. De même, le jeune éprouve, certaines difficultés, à construire, ses propres schémas, psychoaffectifs personnels.

 

Faute, de stables « miroirs » identificatoires, sûrs et crédibles, en un mot, cohérents. Tant, son entourage aîné, ne sait, lui-même, y parvenir. Quand, les pères, viennent, à manquer, aux fils, les mères, à leurs filles, le façonnement adulte reste inachevé. L’humain le ressent péniblement et, pour le restant, de ses jours. L’on observe, une grave crise, de la paternité, la masculinité adultes, en Occident47. Sans, référent paternel, masculin adulte, solide, nombre, de garçons, d’hommes, restent immatures longtemps, voire, à vie48. À défaut, d’exemplaires processus, de construction-consolidation-émancipation.

 

Ainsi, Duane, dix-sept ans, pleure-t-il déjà, la brutale mort violente, de ses deux demi-frères, Justin et Douglas. Il est, en outre, confronté, à un taciturne père rigide, incompréhensif, avec lequel, il vit seul. L’adolescente « mélancolie », du lien, à la vie et, à la mort, se double, d’une souffrance éducative, familiale. Un lourd échec, du lien, au père, dans le roman, de l’écrivain, poète américain, J. Purdy (1914-2009), Les Inconsolés. (Œuvre littéraire psychologique, États-Unis, 1981)49. En outre, en matière, d’adoption, il s’agit, de « donner », une famille, à un enfant, un adolescent, non, un adojeune, à des parents adoptifs. De même, il ne convient jamais, que le junior ne soit, qu’un simple, « faire-valoir-médicament », pour ses parents. Or, que ceux-ci, soient d’authentiques, fervents éducateurs, efficaces, bienfaisants, pour leurs descendants50. N’oublions pas, que l’adulte est au service éducatif, du jeune, jamais, l’inverse ! À défaut, il n’y a ni, transmissions ni, avenir, puisque, l’ « intergénérationnelle relève », manque, cruellement.

 

Or, de plus en plus, de parents, attendent, soutien et, réconfort, de leurs enfants. Oubliant, qu’il leur appartient, d’abord, à eux, ascendants, formateurs, d’en apporter, à leur progéniture, en apprentissages. De même, l’école prépare mal, nos jeunes, aux savoirs, à la vie, l’emploi. Elle ne leur est pas adaptée, ils ne s’y plaisent guère, pour elle-même. Les choix opérés, tel, le travail, s’y accomplissent, sans objectifs, bien planifiés, véritables méthodologies. Plus, par défaut, étroit utilitarisme, que, par totale volonté, adhésion, option, motivation, réel goût. Les résignations, frustrations, ennuis, l’emportent, très largement, sur les passions, joies, curiosités, d’acquisitions.

 

Prenant, insuffisamment, en compte, ses élèves, l’institution, plus aversive, que dynamisante, les indispose. Les contraint physiquement, moralement, par abusive coercition tyrannique, des notes, « orthopédique rééducation disciplinaire ». Au lieu, de s’assurer, de leur pleine participation, d’attirance volontaire, libre, convaincue, donc, efficace. Ainsi, rate-t-elle, fort lamentablement, ses missions, les plus fondamentales. Les adultes ne savent pas ou, plus, transmettre, aux adojeunes, l’amour, du travail, bien fait, de la « belle ouvrage », des fermes principes structurants. Des savoirs sûrs, le sens, de l’effort, la persévérance, ténacité, capacité, à dépasser, ses mécomptes. Ainsi, notre enseignement est-il devenu, des plus « volatils »51 !

 

Le marché, du travail, est, lui aussi, fermé, aux seize – vingt-quatre ans, jugés, trop inaptes, non préparés, voire, perturbateurs. Avec préjugés, volonté première, de rentabilité, compétitivité, mal comprises. Par frilosité, manque, d’audace, une détestable pratique, s’est instaurée, en France, de « surprivilégier », l’emploi, des trentenaires et, quadragénaires. L’accélération, la sophistication, des progrès, techniques, exigent plus, d’expérience, de savoir-faire, d’une part. Périment, très vite, les diplômes, compétences, de l’autre. Cela, fait exclure, les jeunes et, les plus âgés, aussi, de l’emploi. L’on a « été, trop loin », en ce sens. Notre pays présente, l’un, des taux, d’activité professionnelle, les plus bas : des moins, de vingt-cinq ans, comme, des plus, de cinquante-cinq, parmi, les pays occidentaux52. Juniors, comme, seniors, en pâtissent, de façon, imbécile, débilitante. En folle aberration humaine, socioéconomique, contre-productive.

 

Par l’exclusion, la France se prive ainsi, dramatiquement, des hauts talents indispensables, de nombre, de ses enfants53. Y compris, parfois, dans la tranche, d’âge, la plus favorisée. Le conformisme, le plus stérilisant, est donc, préféré, à l’originale créativité « iconoclaste ». Notre recherche, « en berne », s’essouffle. La fuite, de nos cerveaux, les plus fertiles, prometteurs, nous frappe, lourdement. Pour le plus grand profit, de nos concurrents. Sans bourse délier, sans avoir, à les former, ceux-ci, bénéficient, de nos meilleurs, éléments, d’élite. De plus en plus, fréquemment, ces derniers étudient même, hors, de nos frontières. Dans les meilleurs établissements, anglo-américains, tels, la London School of Economics, Cambridge, Stanford, le Mit, Massachusetts Institute of Technology. Leurs compétences sont alors, « récupérées », par d’autres. Prenons garde, à ce massif, « brain drain », « aspiration, voire, captation, de nos intelligences », par l’étranger, très en avance. Dont, les États-Unis, bientôt, la Chine, savent, tout particulièrement, profiter. Attention, à ce qu’il ne devienne, « brain gap », « pénurie, de savoir-faire », chez nous. Par certains, de nos fort dommageables retards, si patents et, récurrents !

 

La France est, ainsi, passée, de la quatrième, à la septième, place économique mondiale, en quelques années ! Notre position, en Europe même, s’étiole, de plus en plus. Ainsi, notre pays est-il toujours, le « premier client », de l’Allemagne, or, cette dernière, ne l’est plus, du nôtre. Après, des décennies, de réciprocité économique. La première économie européenne préfère, désormais, les États-Unis, à nos dépens. En outre, nous réitérons, la « sidérante aberration », constituée, par la révocation, de l’Édit, de Nantes, d’Henri IV, (souverain régnant, France, 1553-1610)54, datant, de 1598. Par celui, de Fontainebleau, sous, le Roi-Soleil, (Louis XIV, souverain régnant, France, 1638-1715)55, en 1685.

 

Les Huguenots constituaient, l’une, des toutes premières forces dynamiques, du Royaume de France, en tous domaines, notamment, « de pointe ». La criminelle persécution, qui mena, nombre, d’entre eux, à l’exil, sans retour, nous coupa, à jamais, d’un précieux ferment, de progrès. Bénéficia, grandement, au reste, de l’Europe, à notre détriment. Un siècle, plus tard, Louis XVI, (souverain régnant, France, 1754-1793)56 signa, l’Édit de Versailles, dit, de tolérance, en 1787. La Révolution, (France, 1789-1799), assura l’égalité, devant, la loi, de tous, les citoyens. Nonobstant, il était, trop tard, pour restaurer, l’irréparable gâchis57. De même, excluant, nos jeunes, nous les incitons, à émigrer, à nos dépens, au lieu, de les insérer !

 

L’amitié, l’amour, sont la grande affaire, des « héroïques années », de jeunesse. Pourtant, en ce domaine, aussi, beaucoup, de vives déceptions, trahisons, meurtrissent fort, les relations interjuvéniles. Quant à l’autre, sphère adolescente, par excellence : culturelle, récréative, par mercantilisme, consumérisme, matérialisme et, hédonisme, elle est, un frustrant exutoire. Plus, qu’un authentique mode, de créatrice libération transcendante. Comme, la plupart, des sujets, l’adojeune est gavé, jusqu’à l’apoplexie, par la pléthore, d’une société, saturée, de permanents stimuli, multisensoriels, consuméristes. Il reproduit alors, « à l’identique et, l’infini », l’existant convenu, bien plus, qu’il ne produit, de vraie lumineuse originalité, porteuse.

 

Ivre, d’hédonistes tentations, innombrables et continues, le jeune n’est alors, plus capable, de se concentrer, sur l’essentiel. Notamment, ses études, sa famille, voire, ses amis. Le choc encaissé, provient, de la cataclysmique rencontre, entre le faible degré, de résistance, du junior, à ce qui peut, l’attirer irrésistiblement, d’une part. L’incalculable somme, de distractions, qu’offrent, la technologie, le commerce, l’état d’avancée, de notre société, notre époque, de l’autre. La santé, physique, psychique, morale, des cadets, subit alors, tout naturellement, les grands chocs et, contre-chocs, explosifs, d’un tel, délétère contexte. Déstabilisant et, trop souvent, chaotique.

 

Les jeunes ont, de moins en moins, la chance, de vivre, au sein, de « vraies familles unies ». Aimantes, disponibles, structurées, avec deux parents soudés, pour le meilleur et, le pire. En plein objectif, de leur adojuvénile épanouissement. Cela, ne les encourage pas, à fonder, à leur tour, une famille, à eux. Ce repoussoir contre-exemple, perturbe, parasite, également, leurs relations affectives et, amoureuses. L’on « consomme », l’autre, comme, bien matériel. Sans, significatif, enracinement profond ni, engagement véritable. D’oblatif, l’amour devient, captatif. Pourtant, l’idéal amoureux, des jeunes, masculin, comme, féminin, demeure ambitieux, intact. De même, faute, de savoir donner, gratuitement, l’adojunior n’a été « programmé », que pour recevoir, fort narcissiquement, à son seul, profit personnel. Il peine, alors, à re/nouer, de vrais liens amicaux, désintéressés, durables. Calculs, rivalités, jalousies, trahisons, ressentiments, amertumes, envies, prennent le pas, sur les irrévocables loyautés et, le don, de soi, à autrui58.

 

« Chacun, se dit, ami, mais, fol, qui s’y repose : Rien, n’est plus commun, que le nom, Rien, n’est plus rare, que la chose ». (J. de La Fontaine, poète français, 1621-1695, Fables, Parole de Socrate, œuvre poétique morale, France, 1668)59. Or, l’amitié est, le plus fondamental aimant, que jamais, nul, autre âge, ait été amené, à connaître, avec tant, de folles passions. En un temps où, tout jeune, a besoin, de valider, sa propre adolescence. À l’aune, de celle, de ses semblables et, pairs, congénères et, compagnons, d’armes. Pour gagner, les « guerres, de la jeunesse », vers l’adultisme. Quelles, qu’en soient, les cicatrices et, blessures, plaies et, bosses ! Les jeunes ne renoncent jamais, à l’amitié, la recherchent, avec fougue, y croient fort, y adhèrent, encore et, toujours. Autant, que leurs camarades, des époques révolues. Le monde adolescent est aussi, prioritairement, celui, de la « Civilisation, du loisir ». (Essai sociologique, France, 1962). Pour user, des termes, du sociologue, J. Dumazedier. (France, 1915-2002)60. De même, que les croyances, sont aux néopaganismes.

 

Là encore, hélas, l’accomplissement personnel, la soif, d’apprendre et, la possibilité, de se complètement et, sainement, détendre, sont trop souvent, gâchés. Par la tentation, du médiocre facile, du relâchement, des pires, com/pulsions débridées. Connaître, n’est jamais, savoir. « Se dévergonder », se ressourcer. En cela, même, l’éblouissant éclat, de la juvénilité, en vient à, fort irrémédiablement, se ternir. Portant, les espérances, les mieux trempées, au tombeau, des illusions et, des espoirs profanés. Alors, la santé psychosomatique, des juniors, s’altère, leur intégrité, psychique et morale, en paie, un lourd tribut. Parfois, hors, de proportion.

 

Déprimes, dépressions, violences, stress, anxiété et, émotivité, mal canalisée, manque, de confiance, en soi, démotivation, apathies, se multiplient. Les maladies mentales sont loin, d’être absentes, parmi, notre jeunesse. Dérisoires « échappatoires », polyaddictives, idées, volontés, de mort, accidents, prises inconsidérées, de risques, fugues, troubles, du comportement alimentaire, progressent, sans cesse. Tels, funèbres fléaux, lancinants. Notre jeunesse peut, se laisser tenter, par les diaboliques, « pièges poisseux, du délétère, laisser-aller ». Par sa détestable et, funeste mise hors-jeu, désastreuse !

 

« […]. Notre société ne fait pas, à sa jeunesse, la place, qui devrait, lui revenir. Elle ne lui donne pas, les moyens, de son autonomie, son intégration. En traitant, si mal, sa descendance, notre société sacrifie, son avenir. […] ». (N. Sarkozy, homme d’État, Conférence de presse, France, 2008)61. Faute, d’attention suffisante, de sûres balises, des aînés, trop, de jeunes, vivent encore, sur le mode, du désordre. Du burlesque, de l’excès, l’immaturité, la violence, l’absurde, la perdition62. Selon, le même baroque « archétype », grinçant, décalé, voire, des plus désespérants, d’un univers, complètement, délirant. À la J. Irving (1942-), avec, son héros, Garp.

(J. Irving, romancier américain, Le Monde, selon Garp, œuvre littéraire biographique, États-Unis, 1978)63.

 

Or, la juvénilité, capital temps, de vie, marque, l’être humain, à tout jamais. Ainsi, revit, avec émotion, ses débuts, de jeune élève adolescent, un ancien boursier, du roi, de France, Louis XVI (1754-1793). À l’École royale militaire, de Brienne-le-Château, en Champagne (1779-1784). Napoléon, (Homme d’État, France, 1769-1821), vingt ans, en 1789, se souvient. « Pour ma pensée, Brienne est ma patrie : c’est là, que j’ai ressenti, les premières impressions, de l’homme »64. La France, de ces juniors, se perd, en ses conjectures, les plus contradictoires et, paralysantes. Il y a, opposition, entre idéalistes principes, défendus et, réelles applications, restant souvent, « lettre morte »65. Quand, l’on ne pratique pas, l’exact, inverse. D’où, le lourd malaise, dont, nos cadets pâtissent, les premiers.

 

L’actualité médiatisée est truffée, de tragiques faits divers, mettant, en cause, des jeunes. En tant, qu’agresseurs ou, qu’assassins, de leurs pairs ou, d’adultes. Les jeunes hommes seraient, ainsi, en l’ « imaginaire collectif, la mythologie populaire », tous ou, presque, susceptibles, de se livrer, au pire. En violentes pulsions, consubstantielles irrépressibles. Anges noirs maudits, surtout, masculins, ils seraient profanateurs, pilleurs, violeurs, meurtriers, terroristes, vandales, en puissance. L’on fait, volontiers, mine, d’oublier, que les juniors, garçons et, filles, sont bien souvent, objets, des violences, de leurs aînés. Ainsi, les jeunes filles, sont bien plus, victimes, d’atteintes sexuelles, que les femmes adultes et, d’âge mûr. N’oublions pas, ces jeunes et, leur mère martyrs, massacrés, de manière si effroyable, de façon présumée, par leur propre père, à Nantes (France), en 2011. Ils avaient, treize, seize, dix-huit, vingt ans. S’appelaient, Benoît, Anne, Thomas, Arthur. Ils voulaient pleinement, vivre, leur jeunesse. Nul, adulte, n’avait le droit, d’en décider, autrement ! Ce dernier, s’arroge, bien trop souvent, l’illégitime pouvoir, de nuire, aux plus faibles, les plus jeunes, au lieu, de les « servir » !

 

 

Être, soi – Une néogénération malmenée

 

« Des savants, de toutes disciplines, lancent, des cris, d’avertissement, de plus en plus, dramatiques. Si notre civilisation, court à sa ruine, ce n’est pas seulement, pour des raisons biologiques, physiques, sociologiques. La cause, de la crise, du monde moderne, est, avant tout, métaphysique ».

(A. Desjardins, auteur spiritualiste français, 1925-2011, Les Chemins de la sagesse, essai moral, France, 1968-1972, 2003)66.

 

Le junior est, de façon, inique, privé, de tout développement spirituel, moral, comme, d’idéal satisfaisant. Puisque l’objectif, summa divisio, est de faire, d’avoir, de paraître, être est, alors, vidé, de tout son sens téléologique. Des auteurs ont annoncé, la « fin, de l’Histoire », depuis, la mort, de la belliqueuse confrontation géopolitique, entre l’Est et, l’Ouest, du monde. N’assistons-nous pas, plutôt, à la lugubre, paralysante crise, des valeurs humaines fondamentales ? En tant, que ciment social, ontologie, éclairant, la destinée, de tout un chacun.

 

Les jeunes sont cruellement, privés, de toute guidance, montrant, le chemin. Empêchés, par leurs aînés, encore, immatures, inconséquents, eux aussi, de grandir, en toute sagesse, liberté, équanimité. Ces juniors peuvent-ils, déjà et, encore, avoir, la pleine clairvoyance, de ne pas confondre, libertarisme et, libre arbitre, ataraxiques vacuités et, conscience morale ? Encore faut-il, que les « tutélaires » adultes, résolument, assument, leurs vrais devoirs, d’éducateurs, a maxima. Rappelant, sans relâche ni, ambages, aux jeunes « apprenants », les vraies règles intangibles, d’ontogénique pérennité incontournable, d’assertivité et, de maîtrise, de soi67.

 

Une bonne part, de la métaphysique angoisse existentielle, de la nouvelle génération, provient, de cette abolition, de la pensée humaniste. Congruente inquiétude, de l’autre. Du désert moral, de l’abandon, de toute « transcendance ». De : « […] Ces temps, de sécheresse spirituelle, où, les hommes, pressés, d’exister, paraissent, éluder, le mystère. […] ». Stigmatisés, par l’ancien président français, F. Mitterrand (1916-1996), à l’issue, de sa vie. (Préface, à l’ouvrage, de M. de Hennezel, psychologue française, La Mort intime, essai, de psychologie, France, 1995)68. Ontologiques alarmes, des plus salutaires, que le chef d’État, d’alors, exprimait, au terme, d’une complexe existence, de clairs-obscurs. Ayant pris conscience, au temps, de perdre, pouvoir et, vie, de l’essentiel moral.

 

Ajoutant, au « couchant », de sa charge publique : « Je crois, aux forces, de l’Esprit et, je ne vous quitterai pas ». (F. Mitterrand, Vœux annuels, France, 1994)69. L’infecte rhétorique, infligée, aux jeunes, par les adultes, est de prendre, d’extorquer et, de dérober, au maximum. De donner, gratifier, d’offrir, le moins possible. Tout bonheur est, alors, rendu, improbable, par l’instrumentalisation, de la guerre, entre les êtres, les générations. Ainsi, qu’au sein, d’entre elles. La vaine vulgate insidieuse, d’efficacité, d’intéressement et, de productivisme, trop excessifs, systématiques, égocentriques, empêche, l’adolescent, d’être véritablement, heureux.

 

Car, seuls, la gratuité, la générosité, le dévouement, la justice, l’idéal, l’épurement, donnent, tout leur fulgurant sens, à chaque vie humaine. Comme, l’ont bien démontré, les théosophiques augustinisme (Ve s.) et, thomisme (XIIIe s.), au cours, des âges passés70. Il est donc, indéniable, que le plus terrifiant, le plus profond, des tourments, qui taraude, même, inconsciemment, nos juniors, est le spirituel néant. Lequel, affecte fort, l’existence morale solitaire, de la plupart, d’entre eux. Il s’agit, en filigrane, d’une nette, dramatique et, abyssale rupture, des transmissions, des valeurs. Par les « dépositaires » aînés, à leurs cadets « héritiers ». Ce qui mutile, l’esprit, obère, l’avenir.

 

Ainsi, s’installe, une souffrance, des âmes juvéniles, qui devient, avec le temps, une grande « entropie morale », dégénérative. Héritiers, sans héritage, comme, il existe, des peuples, sans États, (Palestiniens), des paysans, sans terres, (Amérique latine) et, avocats, sans causes, (Universel), les adojeunes « se sclérosent »71. En un monde, si étroitement, borné, qui leur « interdit », de servir, leurs idéaux, suivre, leurs choix, d’engagements. Alors, ce fort solennel, rappel-mise en garde, du cardinal, J.-M. Lustiger. (France, 1926-2007). Au soir même, de l’achèvement, des « Journées Mondiales, de la Jeunesse », de Paris, à l’été 1997. Affirmant, en substance, que cette génération n’a jamais, perdu ni, renié, les racines, traditions, idéaux spirituels ! Qu’elle ne les a, en réalité, pas obtenus, cultivés. On ne les lui a, simplement, jamais, transmis72 ! Le jeune ne peut rien apprendre, comprendre, connaître, savoir, croire, sans inculcations adultes ! N’ayant pas « reçu », de ses aînés, il n’offrira rien, à sa descendance. L’essentiel sera, alors, anéanti ! « La jeunesse campe, à nos portes, elle est exclue, de la société ». (J.-M. Lustiger, 1981)73. L’Archevêque, de Paris, comparait, les juniors, aux « volatiles mazoutés, des marées noires ».

 

Jeunes, pour lesquels, nul, ne peut plus, grand-chose, tant, le juvénile syndrome, d’abandon, est vif. Ajoutant, que l’accueil, de la juvénilité, n’était possible, que dans la foi, en l’avenir. En un dramatique contexte, de cassure, du lien, entre néogénération actuelle et, celles, antérieures74. Les juniors, de l’univers, sont en quête, d’une forte, authentique, parole morale, d’espérance. Cela, dépasse, le classique ordre, traditionnel et immémorial, du seul, strict, fait religieux, établi et, de la « Vérité révélée ». Ils ne peuvent trouver, cette consolatrice force intérieure, chez de pseudo-adultes. Si préoccupés, emplis, incertains, d’eux-mêmes, de leurs propres valeurs ! Ces derniers, ont le pressant devoir, d’ « éclairer », les plus inexpérimentés. Or, ils les laissent, suprêmes apories, en les pires ténèbres, affres, tourments, de l’ignorance, du doute, les plus ravageurs. Tel, le jeune Raskolnikof, torturé, par les remords, de l’atrocité, de son double crime. Qui n’aura, de cesse, pour apaiser, sa conscience, son honneur perdus, de se dénoncer. En un terrible, interminable, combat intérieur, accablant, des plus rédempteurs.

 

« […]. Il ignorait, que la vie nouvelle, ne lui serait pas donnée, sans souffrances, qu’il devrait encore, la payer, très cher. […]. Or, ici, débute, une autre histoire, l’histoire, du renouvellement progressif, d’un homme, l’histoire, de sa régénération et, de son passage graduel, d’un monde, à un autre. […] ».

(F. M. Dostoïevski, écrivain russe, 1821-1881, Crime et Châtiment, drame littéraire psychologique, Russie, 1866)75.

 

Le malheur, des juniors, est que les aînés, soient incapables, de les aider, à trouver, donner, un sens, à leur existence. Savoir, quelle est, leur « mission terrestre ». Ils se retrouvent, ainsi, embastillés, en leur plein dénuement spirituel, sur « lettres, de cachet », de leur déracinement culturel, de civilisation. L’hédonisme : morale, du seul, plaisir, l’emporte, sur l’eudémonisme : éthique, du « vrai bonheur ». Le seul, bien-être, est vain, quand, il est privé, de tout sens. Cette obsédante vacuité, profondément, « endeuille », nos cadets. Projette, sur toute une génération, une pénible, ambivalence amère, désabusée. Cette funeste oraison concerne, tout autant, les désillusionnés vieillards, en fin, de vie. Il est, hautement, anormal, que cela, frappe, aussi tôt, une jeunesse, au printemps, d’âge. Qui devrait être, à l’aube, de toutes les espérances76. Non, au crépuscule, des élans, à jamais, brisés, de la grande vieillesse, pour la plupart, des humains.

 

La juvénilité, pas plus, que la sénescence, ne saurait, être vécue, comme, cruel naufrage, or, telle, éclairante émergence transcendante. Tant, en la très joyeuse impulsion, de toute une vie, commençante, qu’en la fort sereine préparation, à la mort. Le trépas peut être considéré, non, comme, une tragique fin, en soi, mais, tel, le possible, potentiel, « passage rayonnant », à une autre dimension parallèle. Assurément, comme, le final aboutissement, de la réalisation, de soi, humaine. La conscience survivant, alors, en toute hypothèse, à la mort cérébrale, le devoir, la mission terrestres, accomplis77 ! Outre, les suprêmes valeurs, d’amour, de paix, vérité, justice, les vertus théologales sont oubliées, au grand dam, des jeunes. La Foi, l’Espérance, la Charité. (Paul, apôtre, Moyen-Orient, Ier s., Première épître aux Corinthiens, XIII-13, Nouveau Testament, La Bible, Moyen-Orient, Ier s.)78. Or, les Écritures, n’annoncent-elles pas, les prémices, de tout réconfort ? « Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez et, il vous sera ouvert. Celui, qui demande, reçoit ; celui, qui cherche, trouve ; pour celui, qui frappe, la porte s’ouvre » !

(Luc, évangéliste, Moyen-Orient, Ier s., Évangile de Luc, XI, 5-13, La Bible, Nouveau Testament, Moyen-Orient, Ier s. )79.

 

Elles redisent, le devoir, des adultes : « Les pères, ont mangé, du raisin vert, les dents, des fils, en sont agacées ». (Ézéchiel, Livre d’Ézéchiel, XVIII-4 et, Jérémie, Livre de Jérémie, XXXI-29, 30, prophètes, Moyen-Orient, VIe s. av. J.-C., Ancien Testament, La Bible, Moyen-Orient, VIe s. av. J.-C.)80. Ce déficit, d’accomplissement personnel, moral, spirituel, assombrit, la néogénération, d’Occident. Explique, son magistral engouement, spectaculaire, inattendu, pour des événements, comme, les Jmj, déjà, évoquées, plus haut. La personne, d’un guide, pourtant, exigeant, impérieux, vieillissant, tel, le pape, Jean-Paul II (Saint-Siège, 1920-2005). Son retentissant et, révolutionnaire, « N’ayez pas peur ! », (Vatican, 1978), aura galvanisé, une jeunesse mondiale, conquise, enthousiaste, transfigurée81. Celle, de France, élevée, en la crainte, la méfiance, le repli. Quand, les plus allègres sérénités, ouvertures, rayonnements, s’imposeraient, tant !

 

Profondément, touchée, que le pontife, de Rome, la place, au cœur même, de son apostolat. « Vous êtes, l’espérance, de l’Église et, du monde. Vous êtes, mon Espérance » ! (Vatican, 1978)82. Une humanité, qui ne considère pas, sa juvénilité, comme, « moral récipiendaire », étant, perdue. Jean-Paul II, l’initiateur, des Jmj, entendait, redire, cette vérité première, à notre descendance. Lui rappelant, dans le droit-fil, des Évangiles, que « les derniers, seraient, les premiers ». (Matthieu, apôtre, Moyen-Orient, Ier s., Évangile de Matthieu, XX-16, Nouveau Testament, La Bible, Moyen Orient, Ier s.). Ainsi, que l’impossibilité, de toute « permissivité morale, à rendre l’homme, heureux ». (Jean-Paul II, aux jeunes, France, 1980)83. Benoît XVI (pape, Saint-Siège, 1927-) s’exprime, aussi, en continuité, lors, de son premier voyage, tel, Souverain pontife, en France, en 2008.

 

« […]. Les jeunes sont ma préoccupation majeure. Certains, d’entre eux, peinent fort, à trouver, une orientation, qui leur convienne ou, souffrent, d’une perte, de repères, dans leur famille. D’autres, encore, expérimentent la limite, d’un communautarisme religieux. Parfois, marginalisés, souvent, abandonnés, à eux-mêmes, ils sont fragiles et, ils doivent affronter, bien seuls, une réalité, qui les dépasse. Il est donc, nécessaire, de leur offrir, un bon cadre éducatif et, de les encourager, à respecter, aider, autrui, afin, qu’ils arrivent sereinement, à l’âge responsable. […] ».

(Benoît XVI, souverain pontife, de l’Église catholique romaine, Palais de l’Élysée, France, 2008)84.

 

Le Dalaï Lama actuel, (T. Gyatso, Tibet, 1935-), réaffirme, quant à lui, avec noblesse, que : « Le vrai bonheur, ne dépend, d’aucun être ni, d’aucun objet extérieur. Il ne dépend, que de nous » ! (C. Barry, Sages paroles, du Dalaï Lama, recueil, de philosophie morale, France, 2001)85. Les pires, drames mondiaux continueront, tant, que la jeunesse, ne sera pas éduquée, à la paix ! Citons, les Conseils, en dix-neuf strophes, du Dalaï Lama, pour ne pas céder, au désespoir, des temps et, pour mieux mener, sa vie (2001). L’apophtegme, de la troisième strophe, se démarque, pour « fortifier », la jeunesse. « Suivez, les trois R : Respect, de soi-même, Respect, des autres, Responsabilité, de ses actes ». Il s’agit, alors, de rappeler, avec vigueur, que non seulement, le progrès matériel, est fort « compatible », avec la spiritualité, or, que cette dernière, a le grand pouvoir, de le renforcer, considérablement. En l’intérêt même, de l’accomplissement humain, de toutes les nations. Cela, s’est avéré, à l’échelle, de l’Histoire, des territoires et, des peuples. Les États-Unis, d’Amérique (1776-), tout à la fois, première puissance mondiale et, l’une, des contrées, les plus ancrées, en la foi morale, l’illustrent. L’Homme ne vit pas, que de pain ! D’Esprit, aussi.

(Matthieu, apôtre, Moyen-Orient, Ier s., Évangile de Matthieu, IV-4, Nouveau Testament, La Bible, Moyen-Orient, Ier s.).

 

« Nous pouvons être, tellement sceptiques, que nous courons, tout droit, aveuglément, à notre perte. Comme, autrefois, certains peuples, très civilisés et, raffinés, de l’Antiquité. Nous pouvons, aussi, être plus prompts, à aller, à l’essentiel. Je souhaite, cependant, que les nouvelles générations, gardent, la mémoire : ce qui effraierait, c’est, qu’elles la perdent. […]. Nous allons, avec peut-être, plus, de cruauté et, plus, de rapidité, au centre, au cœur, de la condition humaine. Si nous acceptons, de ne pas nous laisser paralyser, par nos échecs, griser, par nos succès. Notre époque a ceci, d’intéressant, que la perte, des illusions, fait apparaître, les choses, en une crudité, une nudité, extrêmes. […]. Cela, peut faire, des peuples fatigués ; cela, peut, aussi, engendrer, de nouveaux fantasmes ; à voir, trop clair, l’on a envie, de s’aveugler. Toute désillusion, comporte, ses risques. C’est aussi, une chance ; cette génération peut aller, plus droit, à la sainteté ».

(J.-M. Lustiger, homme d’Église français, 1926-2007, Le Choix de Dieu, entretiens sociologiques et, spirituels, France, 1987)86.

 

Au printemps 2004, le cardinal Lustiger, Archevêque, de Paris, confiait, à l’auteur, de ce livre, combien, la décennie 1950, avait été moralement, féconde, pour les jeunes, d’alors. Quand, la nôtre, est si désenchantée, désabusée, en désarroi. À l’aune, d’un triste monde occidental, crispé, blessé, en pleine « démoralisation » (1978). Selon, le mot même, de l’écrivain, historien français, J.-P. Aron. (J.-P. Aron, 1925-1988, R. Kempf, 1927-2014, Le Pénis et, la démoralisation, de l’Occident, essai historique, France, 1978)87. Le junior enrage, non, de son fort jeune âge ou, d’inhérentes difficultés, de sa condition propre. Or, du fait, de son pauvre environnement sociétal, adulte, défectueux, défaillant et, déficient, donc, pathogène. Il s’agit, d’une génération « flottante », indifférente, blasée, à la fois, prématurément, vieillie, outre, que bien trop, longtemps, immature. Elle subit, le navrement, d’un État-Nation, en pleine « décomposition morale ».

 

Conscient, de son infortune nouvelle, sa déchéance, des gloires passées. Lequel, ne s’en remet pas. Les adultes sont très infantilisés, par de multiples, tutelles hiérarchiques rigides, ils « puérilisent », à leur tour, les adojeunes. Ces derniers souffrent, de ne pouvoir, aimer ni, être aimés, autant, qu’ils le voudraient. De vivre, en une société, de « solitude glacée », inaffective, peu heureuse. Le « rayonnement, la réactivité et, la résolution » adojuvéniles sont, ainsi, très lamentablement, « annihilés et oxydés ». Par leurs inconsistants aînés, si insatisfaits, attristés et, attristants. La « société bloquée », hermétiquement close, sur elle-même, perdure. Dénoncée alors, par le Premier ministre français (1969-1972), J. Chaban-Delmas (1915-2000)88. La « Nouvelle société », appelée, de ses vœux (1969), se fait, encore et, toujours, fort attendre. Les désastreuses évolutions nationales, les plus récentes, l’imposent pourtant, plus encore !

 

« Si l’on veut faire bouger, cette société bloquée, qu’est devenue, la société française, il faut, absolument, secouer, le carcan, que fait peser, sur elle, la passion, de commandement, de contrôle, logique simpliste. Qui anime, les grands commis, les patrons, techniciens, mandarins ».

(M. Crozier, sociologue français, 1922-2013, La société bloquée, ouvrage sociologique, France, 1970).

 

Notre pays, parfois, plus proche, en conceptions, des Chinois, Indiens, que des Allemands ou, Canadiens, est irréformable et, figé, conservateur et, malthusien. (Desjardins, 1968-1972, 2003). Contrairement, aux nations, les plus avancées, il est, à ultra lente évolution. Quand, l’extrême rapidité, d’adaptation, devient « vitale ». D’incessants conflits sociaux, « à répétition » et, une pléthorique bureaucratie, hors d’âge. Une fiscalité délirante, une maladive fixité et, le refus, de toute réforme, en profondeur… Cela, paralyse, toute notre croissance matérielle, morale. Le manque, de sérieux, rigueur, méthode, d’efficacité, de sens, de l’effort, du résultat impeccable, entrave, tout progrès et, toute réussite.

 

Une rigidité réglementaire, mentale et, pathologique, poussée, à l’extrême, corsète, une nation, « à bout, de souffle, étranglée, exsangue ». Paresse, laisser-aller, faiblesse, passivité, fatalisme, négligence, procrastination, parasitent les esprits89. Le « sous-développement » endémique, en tout domaine, épuise et éreinte, un dynamisme national brisé. La folle conviction arrogante, de pseudo-« supériorité universelle », par rapport, à l’étranger, mène, au refus, de toute vraie, remise en cause. De critique introspection, salutaire changement. Ce qui précipite, le pays, plus encore, à son « inexorable chute mortelle ».

 

Les efficaces États-Nations, sont souples et rigoureux. Nous sommes rigides et désordonnés. Les « nivellements, par le bas » et, dans le même temps, l’élitisme, à outrance, sont érigés, en dogmes absolus. De la démission, l’autoritarisme, du laisser-aller, les plus stériles. Tout ceci, déboussole, nos concitoyens90. En seulement, dix ans, entre 1997 et, 2007, le différentiel, entre le niveau de vie, de l’Américain et, celui, du Français, passe, de vingt pour cent, à trente-six, en faveur, du premier ! Nos juniors se voient impuissants, à l’étroit, étouffent. En une contrée « figée, archaïque, déclinante, crépusculaire, vieillissante, repliée, sur elle-même ». Qui n’est plus suffisamment, taillée, pour la pleine compétition mondiale, d’aujourd’hui. Ainsi, évoquons, la désastreuse, balance commerciale 2018, déficitaire, de la France : – 59,9 milliards d’euros. Celle, opulente, bénéficiaire, de l’Allemagne : + 227,8 milliards d’euros ! L’Europe entière est en panne, crise économique, financière, morale, est étriquée, velléitaire, divisée, décomposée. L’Occident, lui-même, s’essouffle. À l’heure où, les cruciaux enjeux et, dures échéances sont, décidément, plus, que jamais, internationaux, mondialisés, globalisés, délocalisés, dérégulés.

 

La célèbre prédiction, de l’universitaire canadien, M. MacLuhan (1911-1980), quant au planétaire village-conscience, se sera parfaitement, réalisée. Déjà, préalablement, annoncée, par le théologien et, philosophe français, P. Teilhard de Chardin (1881-1955)91. Notre pays a dilapidé, son brillant capital, de départ, par sa limitative conception, de toutes choses. Ordre, rigueur, discipline, lui font cruellement, défaut. Les cinq dimensions humaines fondamentales : « corps, esprit, cœur, tête et, monde », peinent fort, à se réaliser, pleinement, pour tous nos juniors, de France. Pôles physique-matériel ; psychoaffectif-relationnel ; cognitif-intellectuel ; social-organisationnel ; spirituel-des valeurs. Selon, la typologie psychosociologique, définie, par le Pentagramme, de Ginger©. (1981, S. Ginger, psychothérapeute gestaltiste, France, 1928-2011)92. Notre contemporaine jeunesse manque, plus, que jamais, terriblement, des plus fondamentaux apprentissages. Sous faux « prétexte », de mieux respecter, ses libertés, elle est « aliénée et, spoliée », car, délaissée, évincée, en ses pires ignorances !

 

N’ayant pas assez, appris, retenu, elle ignore tout, de l’essentiel, de la vie, risque, ainsi, de ne jamais, le savoir. Elle est « cataleptique », du fait, de ses aînés, qui le sont, tout autant, à l’âge adulte. Car, ils l’ont, eux-mêmes, déjà, été, en leur propre jeunesse ! En ces conditions, il est hautement, probable, malédiction, sans fin, que les jeunes actuels, ne pourront, que reproduire, à l’identique. Ils seront, à leur tour, d’incomplets adultes, fort « bancals »93. Le junior, en son aurore, est toujours, tenté, par les extrêmes envolées, baroques elliptiques ou, hyperboliques fantasques, de son sibyllin âge tendre. Il s’enlise, en une crépusculaire société dépressive et, mal, en sa peau, aigrie, frustrée et, hostile. Les jeunes rêvent, d’un « monde, en grand », à la mesure, de leurs fortes espérances. Alors, que leurs aînés les fourvoient, en leurs scélérates petitesses sépulcrales. Puisse, notre nouveau siècle être, enfin, l’occasion, d’une vraie, prise de conscience générale. Celle, d’une grave faute collective. Qui consiste, pour notre société, à abdiquer, ses responsabilités, les plus sacrées, à l’égard, des plus jeunes. Pour se rabattre, si cyniquement, sur ses seuls, catégoriels intérêts, les plus égoïstes, dérisoires, pathétiques94 !

 

Alors même, pourtant, que la juvénilité, est si fondamentale : « Pour comprendre, un homme, il faut savoir, dans quel monde, il a vécu, à l’âge, de vingt ans ». (Napoléon Ier, homme d’État, France, 1769-1821). Citons, le navrant exemple, de la gigantesque dette publique, laissée, aux futures générations. Faute, d’une saine gestion, d’État, fiscale, comptable, financière, depuis, des décennies. Qui ne cesse encore, de croître ! Celui, de la « faillite », de notre système éducatif, social, de santé, des retraites, du chômage. D’une écologie planétaire, totalement, sinistrée. Tout cela, éclaire, d’un jour, particulièrement, tragique, le profond mépris, pour ceux, qui sont, pourtant, « chair, de notre chair, sang, de notre sang ».

 

Ne feignons plus, alors, de nous étonner, sans, pour autant, nous émouvoir, de la forte déréliction, la douloureuse détresse. Celles, de toute une cohorte sacrifiée, naufragée, outragée et, bafouée. En l’indifférence totale, l’artifice, la superficialité. Sachons, lui redonner, espoir. Pour que tout adojeune, « inestimable trésor, de notre monde », ait l’imprescriptible droit, à un avenir, sa destinée. Par l’instauration, d’une véritable praxis, en faveur, des juniors95. Le jugement, que portent, les observateurs étrangers, sur notre jeunesse, son éducation, la façon, dont, elle est traitée, est bien plus objectif, significatif, révélateur, que le nôtre. Par le recul, la distanciation et, les moindres passions enflammées, qu’il implique.

 

Nous avons intérêt, à tenir compte, du monde, à l’écouter, au lieu, de nous replier, sur nous-mêmes ! Ainsi, l’avis, de J. Ardagh (1928-2008), journaliste, intellectuel britannique, excellent spécialiste, de la France, durant, un demi-siècle. (J. Ardagh, La France, au nouveau siècle, VII – Réforme, de l’Éducation, essai, d’analyse sociologique, France, 2000)96. Il nous dépeint, une jeunesse française dépassionnée, avide, de qualifications, massivement, scolarisée, confrontée, aux difficultés, de l’emploi. Le scolaire l’emporte, sur le culturel. Le dilemme éducatif est alors, de moderniser, sans « déchoir ». L’excessive centralisation, « tue » les réformes.

 

Les structures ont, certes, évolué, mais, non, la pédagogie. L’académisme l’emporte, toujours, sur l’éclosion, des esprits. L’enseignement est « déductif et, rhétorique », sans, réelles interactivités, maîtres-élèves. En ces conditions, les milieux sociaux, les moins « favorisés », s’excluent, toujours, d’eux-mêmes. Conformismes, théorisations, non-créativité, prédominent, sans vocation professionnelle, en la majorité, des cursus, malgré, certains progrès. Au lycée, la filière générale scientifique, S, « pavoise », de la façon, la plus insolente et, indécente. Elle enfonce, de son très lourd poids hégémonique, toutes les autres97.

 

L’universalisation, du baccalauréat, n’a pas été gage, de meilleure formation, préparation, de la jeunesse, aux études supérieures, à l’emploi. Les filières technologiques, professionnelles, du secondaire, sont toujours, des plus dévaluées, dévalorisées, en regard, des classiques cursus généraux. L’apprentissage demeure insuffisant, en marge, malgré, des progrès. L’éducation, exclusivement, scolaire, gagnerait, à être plus globale. L’école française ne donne pas, assez, aux jeunes, le sens, des responsabilités, ne leur en confie guère et, s’en défie. La démocratie scolaire n’est que « parodique ». Les élèves ne participent, en rien, à l’essentiel, de leur vie, de scolarisés, alors, qu’ils en sont, en théorie, les majeurs acteurs.

 

Cela, génère, « égocentrisme, manque, de conscience civique, naturelle défiance, envers, les autorités ». En un contexte, de crise sociale, économique, les violences, de toutes sortes, ont, naturellement, fini, par franchir, les portes, de l’institution scolaire. L’université française « se meurt », de l’enflure démesurée, mal gérée, de ses pléthoriques effectifs étudiants, du pathétique délabrement, de ses locaux. De son endémique manque, de moyens matériels et, son sous-encadrement professoral. De l’indétermination, des objectifs, de ses enseignements. Elle finira, « cyanosée », faute, de soins.

 

Les études secondaires n’ont, en rien, préparé, les étudiants universitaires, aux échéances, enjeux, qui les attendent, pourtant. Beaucoup, sont « perdus », en premiers cycles, sans aide aucune et, échouent. Ainsi, périclite, le « branlant édifice universitaire », de ce pays. Solitudes, dépressions, précarités économiques, signent, la détresse, de nombreux étudiants déracinés, livrés, à eux-mêmes, fort perturbés. Abandons, « engorgements », sont l’infamante marque, d’une « faillite » annoncée. Cette lamentable gabegie, est le ferment, de nombre, d’incalculables dommages, pour toute la nation. Cependant, les filières professionnalisées, de l’enseignement supérieur, scolaire et universitaire, progressent. Toutefois, de façon, scandaleusement, limitée. La vie sociale, communautaire, des étudiants français est, généralement, bien plus pauvre, que celle, des homologues occidentaux. Notamment, des cultures scandinave, anglo-américaine, germanique. Faute, d’équipements collectifs, plus adéquats, de vie, de campus, manifestations collectives juvéniles, catégorielles. Suffisamment, structurantes, fédératrices. Alors, apathies et, désabusements transparaissent, très massivement. Aux dépens, de nombreux juniors !

 

Le jeune « hexagonal » est sceptique, passif. L’obsession est celle, des examens, concours, recherches, d’emploi. Les estudiantines insouciance, joie de vivre, d’autrefois, semblent, avoir été dissoutes, par les urticantes aspérités, d’une époque, trop « maussade », sinistrée. Notre tradition, y compris, chez les plus jeunes, s’oppose, au « collectif, à l’organisé ». L’on préfère, toujours, se rassurer, en restant, en son « petit cercle restreint », d’amis sûrs. Plutôt, que de se « risquer », à se confronter, à des inconnus, seraient-ils, jeunes, étudiants, eux aussi. Même, au prix, de se priver, de telles, ouvertures, tant, de mutuels enrichissements. Chacun, « reste, en son coin, quitte, à en crever ». Les élitistes, malthusiens monopoles, des Grandes écoles, ont pu, jadis, vivifier, le pays.

 

Ils ont, surtout, figé, les blocages, fermetures, limitations, frilosités, archaïsmes, conservatismes, qui « vitrifient », le pays. Notre jeunesse française est décrite, comme, « renfermée, pessimiste ». La transe, de l’exclusion, la taraude, sans nul, répit, en une obsessionnelle sinistrose. Elle ne croit plus, en rien, se méfie, de tout. Cette aigre déflagration morale, dépasse, les simples questions, d’insertion professionnelle, peurs, de déclassement. La famille rassure, retrouve, quelque peu, de son aura, jadis, ternie. Ni laborieux entrepreneurs ou, conquérants ni, révolutionnaires enragés ou, mystiques, nos juniors se font attentistes, par leurs « métaphysiques angoisses ». Les « fulminantes addictions anesthésiantes », servent, à cette génération vaincue, de « psychologiques béquilles ». Illusoires, comme, impuissantes.

 

« Plus, qu’en Grande-Bretagne, les jeunes Français, se sentent incompris, par ceux, qui les gouvernent. Leurs racines et, leur famille, les sécurisent. […]. Il n’est plus question, de changer, la société, en son ensemble, mais, de faire, ce que l’on peut, à son échelle. […]. Le sentiment dominant, reste l’isolement. […]. La quête, de l’épanouissement personnel, spirituel, culturel ou, purement, hédoniste, qui imprègne, l’ensemble, de la société française, est particulièrement, forte, chez les jeunes. […]. Ils ont gagné, une liberté, respectée, par leurs parents, comme, leurs enseignants, mais, y ont perdu, une direction morale, comme, un cadre solide. Ils ne peuvent, se fier, aux valeurs, d’un monde incertain, cherchent, les leurs propres et, se replient beaucoup, sur eux-mêmes. Sont-ils, aussi engourdis, que l’on veut bien, le dire ? Parlez donc, à ces jeunes, vous sentirez, une force latente, un potentiel, encore, intact. Ils sont lucides et, réalistes. Conscients, des folies passées et, méfiants, à l’égard, des faux espoirs. La jeunesse est un acteur talentueux, qui patiente, en coulisses ». (J. Ardagh, op. cit., France, 2000)98.

 

Cinq immenses « universaux psychologiques », sont inhérents, au « genre adojuvénile ». Ils constituent, de fondamentaux besoins, attentes et, réalités incontournables, des juniors. Que la société adulte se doit, de mieux garantir, respecter. Ce sont, les « cinq axes », à mettre, en œuvre, pour notre adojeunesse. Il s’agit, des désirs, d’expérimentation-action, encouragement- renforcement, de récompense-gratification, reconnaissance-considération, d’amour-réconfort. Nous rejoignons, le sociologue français, de la jeunesse, M. Fize. Il établit, sept besoins, de l’adolescent, l’adolescence. Ceux, de confiance, dialogue, sécurité, responsabilité, d’autonomie, affection, espoir. (M. Fize, L’adolescent est une personne, essai psychosociologique, France, 2006)99. Ces indépassables droits psychiques, du jeune, de la jeunesse, sont, généralement, bien peu et, trop insuffisamment ou, très mal, réalisés. Cela provient, essentiellement, du fait, que l’adulte n’envisage, prioritairement, toute chose, que sous, le seul « prisme », exclusif, de ses propres raisonnements, points de vue, conceptions. En vérité, ses intérêts, aussi ! Tout pouvoir, par essence, tend, à se suffire, à lui-même et, se perpétuer, par sa seule, force brute, d’inertie.

 

La spécifique vision, du junior, est bien trop souvent, ignorée, minorée, travestie. Malentendus, blocages, incompréhensions, sont alors, le point d’achoppement, de cassure, d’une véritable « guérilla intergénérationnelle ». L’adolescent a fort besoin, d’expérimenter, de faire, par lui-même, en toute liberté, pour se construire. Cela, lui permet, de connaître, ses limites, capacités, rectifier, ses choix, en fonction, de ses erreurs, échecs, réussites. Or, bien trop souvent, il n’en a pas vraiment, la possibilité, puisque, notre monde moderne est, avant tout, constitué, d’une régulation préétablie.

 

L’adulte a tendance, à imposer, ses schémas, tout faits, sous prétexte, qu’il sait, que l’adojeune, est trop « ignorant ». Cela, conduit, ce dernier, à l’inexpérience, aux découragements, à l’exclusion, à la fois, subie et, voulue. Il est donc, impératif, que tout junior, ait, dès, son plus jeune âge, la possibilité, d’accomplir, ses propres essais, pour grandir. Même, infructueux, ils sont inséparables, du développement humain, les véritables « bonnes leçons », étant tirées100. Tout jeune, nécessite, d’être encouragé, renforcé. Ses efforts, succès, reconnus, appréciés, comme, tels, lui donnent, le sens, le goût, de l’ascèse, comme, du dépassement, de soi, pour s’accomplir.

 

Cela, l’incite, à toujours, poursuivre, fort ardemment, vers le mieux. De même, ses échecs, erreurs, non stigmatisés et, condamnés, sans appel, mais, éclairés, par le conseil, pour mieux faire, plus tard, amènent, à la persévérance, la ténacité, sans renonciation. Or, notre société exige, des juniors, trop ou, trop peu, ne reconnaît, que fort parcimonieusement, leurs mérites, par purs préjugés, intolérance, envie et, jalousie. Alors, l’adolescent perd toute confiance, en lui, autrui, tout sens, de l’effort. Puisque, quoi, qu’il fasse, l’indifférence, l’hostilité, prédominent. Le moindre échec ou, l’insuffisance minime, du jeune, sont très sévèrement, stigmatisés, alors, que les réussites, sont minorées, ignorées. Il s’agit, de l’inciter, à donner, le meilleur, de lui-même, en saluant, tous ses progrès, sans complaisance ni, tiédeur. L’adojeune requiert, d’être récompensé, gratifié, à la mesure, non seulement, de ses résultats, mais, également, de ses efforts, bien réels. De fait, les adolescents sont très inégaux, devant, le succès. En fonction, de nombreux paramètres. L’obligation, de résultat, ne peut pas faire oublier, l’obligation, de moyens. Le parallélisme, effort-labeur / récompense-gratification, est capital, à cet âge. Le sens, du juste et, de l’injuste, y prédomine.

 

Le positif, donné et reçu, ne saurait, y être considéré ni, intégré, de la même façon, que le négatif et, l’inexistant. La société adulte éprouve, maintes difficultés, à « mettre, en cohérence », équilibre, ce schéma, pourtant, fondamental. Elle surqualifie ou, sous-évalue, le positif, comme, le négatif ou, encore, gratifie, le négatif, rejette, le positif. Les jeunes sont, alors, dépourvus, de toute échelle, de saine valeur et, d’évaluation équilibrée. Ils sombrent, en un nihilisme, des plus nocifs, puisque, « le bien, comme, le mal », sont remplacés, en leur esprit désorienté, par « le bon et, le mauvais ». Il s’agit, que toute sanction, positive ou, négative, de l’adulte, à l’égard, du junior, soit évaluée, à bon escient. Sans, nulles, laxistes démagogies ni, rigorisme obtus. L’adojeune a l’impératif, d’être reconnu et, considéré. Il lui est impossible, de bien mûrir et, de devenir, un adulte acceptable, accompli, sans bénéficier, d’une pleine et, entière existence, au présent. Faute, de liens psychoaffectifs, éducatifs, idoines, le jeune peut « succomber, au pire »101. La réussite, d’une « étape », d’adolescence épanouie, conditionne, l’équilibre futur. Lui fournissant, les éléments, d’assurance et, de plénitude, qui lui seront nécessaires.

 

Or, le monde adulte refuse, de reconnaître, la jeunesse, comme, une qualité et, un temps, de vie, à part entière. Elle n’est pas considérée, ès qualité, en tant, que telle, or, comme, virtuelle valeur hypothétique, future, une fois, l’adultisme atteint. En ces conditions, la réciproque est fort avérée. Non reconnus, par leur société, les juniors ne la cautionnent pas, davantage. Ils se sentent déliés, de tout devoir et, toute obédience, à son encontre. Puisqu’ils sont rejetés, à la périphérie sociale, en un moratoire, d’attente, de plus en plus, long. Cela, génère, des rancœurs, tensions et, dépressions juvéniles, graves et pernicieuses, pour l’ensemble, du corps social. Il s’agit, de reconnaître, l’état, de jeunesse, comme, temps de vie, à part entière, non, à part. Par le respect, l’accueil, de tous ses aspects existentiels. « Ni pestiférés ni, subversifs », l’adolescent, comme, le jeune, font, bel et bien, partie, intégrante, de leur société, en égale dignité. Avec les « mêmes » droits / devoirs, toutes proportions gardées, que leurs aînés adultes. En authentiques humains, pleins et, entiers102.

 

Ce qui n’exclut, naturellement pas, la vraie prééminence éducative et, de responsabilité, de l’adulte, sur l’adojunior. Nos cadets aspirent, à être aimés, réconfortés. Les jeunes, en dérive, sont toujours, avant tout, des juniors victimes, de graves privations ou, déprivations affectives. Ce qui génère, fort immanquablement, des carences, souffrances psychiques, puis, sociales. Pour exister, être en plénitude, réussir, sa vie actuelle, à venir, tout adojeune, a besoin, de se sentir, se savoir, « important et, unique », en regard, d’autrui. Particulièrement, pour son plus proche, entourage parental, familial, amoureux, amical, social.

 

Cela, passe, prioritairement, par la gratification affective. Malheureusement, les jeunes vivent tous, en un monde, affectivement, hypercarencé. Qui privilégie, de dommageable manière, d’hédonistes valeurs, matérialistes, utilitaristes, consuméristes, d’intérêt, de pouvoirs… Les juniors en souffrent, cruellement. De fort injuste façon, l’empathie, la compassion, la congruence, dont ils ont, tant besoin, leur sont interdites. Nuls, alternative, échappatoire, équilibre, ne leur sont loisibles. Il s’agit, de revenir, à des valeurs, de vie, plus saines, épanouissantes, pour notre jeunesse et, la société entière. Seule, l’acceptation, de soi, l’autre, en sa différence, seul, le sentiment, d’amour gratuit, reçu, donné, sont susceptibles, de rendre, pleinement, authentiquement, heureux.

 

Il s’agit, d’approcher, au plus près, le « mystère juvénile », de comprendre, précisément, ce qu’est, véritablement, l’Andro-AdoJeunologie® (2003). Notre propos sera, alors, « synthétisé », en deux doubles tomes et, « thèmes » principaux. Constituant, les deux composantes, de notre analyse. Réflexion générale de vie, d’(Andro)AdoJeunoScience®. Il s’agit, des très concrètes réalités et, données (andro)adoJeunologiques contemporaines. (Tome I). De l’apport pratique, du coaching de vie d’Andro-AdoJeunoConseil®. (Tome II). En cet objectif et, concernant, le « fait adojuvénile », nous nous inspirerons, du Pentagramme, de Ginger©, (France, 1981), déjà, évoqué. Lequel, concerne, donc, la quintuple essence, de l’être humain.

 

Anatomique-cognitive, les corporels et, sanitaires marquages, des jeunes : le corps physique pubertaire, de l’adolescent, sa santé psychosomatique. Les états psychologiques et, de personnalité propres, du jeune : la psychologie, du junior, la notion, de « crise » psychique adolescente. Psychoaffective-relationnelle, les conceptions, d’attachement sentimental, de la néogénération : la famille, les affects, des juniors. Les processus, de sociabilité, marginalisation, des adolescents : les liens sociaux juvéniles, les jeunes, en particulière difficulté. Matérielle-d’ouverture, au monde, les évaluations, de niveau de vie socioéconomique et, les planétaires situations, des adojuniors : les modes, de vie et, de consommation, des adolescents, comme, les comparaisons internationales, des jeunesses, du monde. (Tome I, Volume I-1).

 

Les fondamentaux constitutifs, d’analyse, anthropologiques, de la néogénération : l’histoire, la philosophie, de la jeunesse. Sociale-organisationnelle, les fluctuations éducatives, d’emploi, de l’adojeunesse : les études, les défis professionnels, du junior. Les priorités récréatives et, culturelles, pour nos cadets : les loisirs ludiques, festifs et, la culture juvéniles. Idéologique-d’encadrement, les conditionnements moraux, légaux, de la nouvelle génération : ses valeurs, ses engagements spécifiques. La réglementation juridique, de la minorité et, les entreprises collectives, en faveur, du junior : le-s droit-s, des mineurs, les politiques publiques, de Jeunesse. (Tome I, Volume I-2). Il ne s’agit pas, d’une vaine prosopopée abstraite, évoquant, d’ « imaginaires juniors, malgré eux ». (Le Malade imaginaire, 1673 / Le Médecin malgré lui, 1666, théâtre de comédie, France). Pour paraphraser, Molière. (Auteur théâtral, France, 1622-1673). Or, d’une vivante évocation, de la juvénilité, de chair et, de sang, telle, qu’en elle-même. D’ici et, d’ailleurs. D’autrefois, de ce temps, de l’avenir.

 

« […]. Ces enfants, sont sans mère. Plus de mère, au logis ! – Le père est bien loin !… – Une vieille servante, alors, en a pris soin. Les petits sont tout seuls, en la maison glacée ; […]. – La chambre, des parents, est bien vide, aujourd’hui : Aucun, reflet vermeil, sous la porte, n’a lui ; Il n’est point, de parents, de foyer, de clefs prises : Partant, point, de baisers, point, de douces surprises ! Oh ! Que le Jour, de l’An, sera triste, pour eux ! – Tout pensifs, tandis, que de leurs grands yeux bleus, Silencieusement, tombe, une larme amère, Ils murmurent : « Quand donc, reviendra, notre mère ? » […] »103-1.

(A. Rimbaud, poète français, Les Étrennes, des orphelins, œuvre littéraire poétique, France, 1870).

 

Ces superbes vers, les premiers, de Rimbaud, (France, 1854-1891), écrits, à quinze ans (1869), reflètent, sa douleur, d’un père absent, d’une mère, trop dure. Éternel, spleen familial, de tant, de jeunes, livrés, à eux-mêmes ! Les adojuniors seront, en cet ouvrage, systématiquement et, méthodiquement, étudiés, sous un triple aspect. Les individuels spécificités, parcours. Les liens interpersonnels. Les mécanismes collectifs et, institutionnels. Cela, permettra et, vivifiera, une réflexion transversale et, pluridisciplinaire, des plus globales. Pour mieux, comprendre encore, les « vrais moteurs juvéniles, fondamentaux », contemporains. La méthode, de travail, retenue, recoupe, alors, trois dimensions capitales. Un minutieux inventaire, des profondes données, du terrain adojuvénile. En descriptives approches constatives. Un commentaire, très approfondi, des réussites, des dysfonctionnements, surtout, concernant, les spécificités, de la jeunesse.

 

En explicative, analytique visée. Des propositions, de progression, pour améliorer, le sort, de tous nos adojeunes, d’un point de vue, individuel, comme, collectif. En démarche consultative, prescriptive. Trois cercles concentriques, seront abordés. Le premier, a trait, aux caractéristiques, les plus intimes, proches, des adojeunes, comme, l’amitié. Le deuxième cercle, est celui, des paramètres, qui concernent, le junior, de façon, plus « extérieure », à lui-même, telle, l’école. Le troisième, inventorie, des sphères, encore, plus « lointaines », pour le jeune, or, qui ont, des incidences, sur lui. Par exemple, les évolutions majeures, de la société, en laquelle, il vit. Le raisonnement sera déductif et, inductif. Nous irons, du général, au particulier, du particulier, au général. Alors, en dépit, des restrictifs aléas, qui peuvent frapper, tout junior, l’Andro-AdoJeunologie® apparaîtra, utilement, clairement, loin, de tout déterminisme rigide, préétabli.

 

En une épistémologie, d’innovante, approche concluante, pour notre jeunesse. Les juniors seront révélés, en leur libre contingence flamboyante. Nous appelant, à renforcer, sans relâche, les prolégomènes, « eschatologiques » fondements, de cette véritable « Science, du Jeune et, de la Jeunesse ». Pragmatique coaching / conseil de vie spécifique, des quinze – vingt-quatre ans masculins. Exégèse revisitée et, téléologique heuristique, de cette nouvelle génération, du vingt-et-unième siècle, débutant. Nature personnelle et, commune identité, de la juvénilité. Existentiels réalisation et, cheminement, de la néogénération. Telle, sera, la trame, de notre « taxinomique » pensée, sur les contemporaines, réalités jeunologiques… Tant, il est vrai, que : « La jeunesse, montre l’homme, comme, le matin, montre, le jour ».

(J. Milton, poète, 1608-1674, Le Paradis perdu, poème, Angleterre, 1667)103-2.

 

« La liberté nouvelle, dévolue, au jeune, est, à cet égard, peut être, une chance, mais, elle est, à coup sûr, une épreuve. L’épreuve, de soi, à l’issue, de laquelle, l’on se trouve, seul responsable, de ses propres échecs. Les tensions, entre la culture jeune et, la culture scolaire, reflètent, la difficulté, que représente, pour les jeunes, la tâche, de se rapprocher, de l’âge adulte. Tout en s’éloignant, du monde adulte. Il leur faut, concilier, les deux exigences, de l’expression, de soi, dans le monde, des pairs et, de la performance. En un univers éducatif, obéissant, aux critères, de réussite, fixés, par les adultes »104.

(É. Deschavanne, P.-H. Tavoillot, philosophes français contemporains, Philosophie des âges de la vie, essai sociophilosophique, France, 2007).

 

De fait, le défi, à relever, par le junior, est, tout à la fois, de bien, s’épanouir, en choisissant, d’existentiels vecteurs, typiquement, juvéniles, notamment, récréatifs. Tout en étant, en pleine obligation, de se conformer, à d’adultes, « normes de vie », préétablies, pour « grandir », bien s’intégrer, en société. C’est, ce double moteur ontogénique, indépassable, qui guide, tout jeune, en notre contemporain Occident. Ce double « cheminement », de nos cadets, qui peut sembler contradictoire, sinon, inconciliable, est fort malaisé, incertain. La plupart, y survivent, tant bien, que mal, quand, tant d’autres, s’y abîment, « corps et âmes ». Le fondamental questionnement, du junior, est, d’abord, métaphysique. Que faire, de son terrestre parcours, quel sens, donner, à sa vie et, quelle « trace », laisser, lors, de son trépas ? Si éternelles interrogations, infinies souffrances et, plénitudes, de la nouvelle génération, d’hier, d’aujourd’hui, comme, de demain. Patient fil conducteur, de notre (andro)adoJeunologique réflexion : « Relever, le défi Jeunes » !

 

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Philippe Bosquier, dont, le père, Charles, possède et, dirige, un lycée-internat, très huppé, de garçons, échoue, à son bachot. Nous sommes, à la veille, de « Mai-1968 ». Ses résultats, aux épreuves, d’anglais, ont été particulièrement, mauvais. Le paternel, chef d’établissement, veut, alors, l’expédier, en Angleterre, pour l’aider, à mieux maîtriser, la langue shakespearienne. Dans la famille Mac Farrell. La jeune fille, de la famille britannique, Shirley, ira, quant à elle, en France, chez les Bosquier. En un mutuel, échange linguistique. Or, Philippe, a bien d’autres projets, de vacances estivales : naviguer, sur la Seine, en voilier. Quant à Shirley, sitôt, arrivée, en France, elle sème l’émoi, parmi, les pensionnaires, encore, présents, « dissipe », quelque peu, le très sage frère cadet, de Philippe, Gérard.

 

Philippe envoie, à sa place, en Angleterre, un condisciple, que cela intéresse, Stéphane Michonnet. Ce dernier se fera passer, pour le fils Bosquier. Philippe part, en douce, faire sa croisière nautique, comme, convenu. L’un, de ses amis, Bargin, « collé », non prévu, est alors, appelé, à se joindre, à l’équipage, pour ses talents, de mécano. Shirley Mac Farrell, qui en a assez, du colérique autoritarisme, de son hôte, Bosquier père, fugue, de l’internat, ainsi, que Bargin, ils rejoignent, l’équipée, sur l’eau. Philippe et, Shirley tombent amoureux, avant, que celle-ci, ne comprenne, qu’il est, le fils aîné Bosquier. L’irascible père, du garçon, fera tout, pour arrêter net, leur croisière. Puis, empêcher, avec le père, de Shirley, le « mariage clandestin », des jeunes amoureux, en fuite.

 

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Telle est, la trame, de la comédie cinématographique française, de J. Girault (1924-1982) : Les Grandes Vacances, sortie, fin 1967105. Depuis, surtout, cette époque, les adojuniors se conforment, bien plus, à ce qu’ils veulent, eux-mêmes, qu’à ce que souhaitent, pour eux, les adultes. Comme, tous les jeunes protagonistes, du film, le démontrent, à l’envi. D’autant plus, encore, aujourd’hui, sur le mode compensatoire, à un temps, fort difficile et, défavorable, à la néogénération. Une famille atomisée. Des études et, une école, aléatoires et, rebutantes. Un emploi, peu accessible. Des liens humains et, affectifs, même, aux pairs, souvent, perturbés. Des loisirs décevants et, des idéaux, quasi « introuvables ». Une désespérante crise morale et, civilisationnelle, qui touche, tout particulièrement, tous les juniors… À défaut, également, de néogénérationnelle « prise de relais », suffisante, suffisamment, précoce et, satisfaisante. Pour autant, qu’aucun jeune, n’abdique jamais, sa pleine et, entière allégresse, car : « Nul, ne pourra, lui ravir, sa joie ».

(Jean, apôtre, Moyen-Orient, Ier s., Évangile néotestamentaire, de Jean, XVI, 22, La Bible, Moyen-Orient, Ier s.).

 

Les adoJeunes sont particulièrement, touchants, attachants, car, plus, que les autres, ils ont soif, de bonheur, d’amour, de réussite, de vie. Ce dont sont, souvent, incapables, les adultes aînés. En un pays, la France, un peuple, « frappés, de difficultés, de toutes sortes ». En une inadéquate configuration, fort peu appropriée, adaptée, aux vrais grands enjeux, prioritaires, de l’existence et, du temps. Aux « pires dépens », de notre jeunesse, dès lors, que bassesses, inintelligences, l’emportent, sur l’authentique noblesse, la dignité et, l’élévation d’âme. Quelle navrante, contre-exemplarité, pour la nouvelle génération ! L’adoJeunesse est le délicat temps, du « fracas et, de la fureur »106. Nous, adultes, nous devons donc, d’être, pour nos adojuniors, habiles « manœuvriers » et, vigies très attentives. Tels, gabiers, de hune et, beaupré, du navire éducatif, en leur nid-de-pie, bâbord et, tribord. En « axiologique ontologie, d’exemplarité ».

 

Tout en faisant bien, prendre conscience, à la néogénération, qu’aucun providentiel, « Deus ex machina » extérieur, ne viendra, la « sauver », malgré, elle. Qu’elle devra fort, avant tout, résolument, compter, sur elle-même, de l’intérieur, pour accomplir, sa pleine destinée, humaine et terrestre. Non pas, « ex nihilo », pour autant ! Notre société mondiale, surtout, occidentale, produit, de plus en plus, une juvénilité malheureuse et, déséquilibrée. Par ses graves fautes, carences, à l’égard, de notre jeunesse. Comme, le « drame, de Newtown », aux États-Unis, l’a démontré, de façon, tragique, fin 2012.

 

Quand, un garçon, de vingt ans, solitaire, désocialisé, en vient, à assassiner, « de sang froid », vingt jeunes enfants, en leur école primaire. Ainsi, qu’une demi-douzaine, d’adultes, dont, sa propre mère ! À son ex-école, d’enfant. Notons, la symbolique, consciente ou, non, du nombre, de petits tués. Un, par année, de vie, du meurtrier, qui s’est donné, la mort, après, son sinistre forfait, par armes, de guerre. Méditons, gravement, sur ce que « nous faisons, de nos descendants, en leur spécifique ethos » et, agissons ! Ainsi, l’Andro-AdoJeunologie® se veut-elle, donc, réflexion de vie, d’(Andro)AdoJeunoScience® théorique et, coaching de vie, d’Andro-AdoJeunoConseil® pratique.

 

 

L’adolescence, est une phase passionnante, d’ouverture, au monde
L’on n’est pas forcément, rongé, par l’angoisse et, la colère. […]
L’on a envie, d’être soi, indépendant, d’affirmer, ses différences

 

Alix, quatorze ans107

 

 

I-1

 

« LA NATURE PERSONNELLE

L’IDENTITÉ COMMUNE »

DE L’(ANDRO)ADOJEUNESSE

 

 

L’adolescence est le temps, où, il faut choisir
Entre vivre et, mourir

 

H. Aggoune

Écrivain, France, 1973-

 

Quelle nuit, sommes-nous ?

Œuvre littéraire poétique, France, 2005

 

 

La jeunesse
Africaine, américaine, asiatique, européenne, océanienne
Danse, au rythme, d’une même musique

 

Y. Khadra

Écrivain, Algérie, 1955-

 

Interview

Entretien littéraire, evene.fr, France, 2006

 

 

La réalité physique et, mentale, des jeunes, concerne, leurs « spécificités » anatomiques et, sanitaires. Le corps pubertaire et, la santé psychosomatique, de l’adojuvénilité. L’appréhension rationnelle, cognitivo-émotivo-comportementale, du jeune, évoque, sa construction psychique, de personnalité. Psychologie et, notion, de supposée, « crise » psychologique adojuvéniles. La sphère psychoaffective, relationnelle, des adojeunes, a trait, à leur conception sentimentale, d’attachement. Familiale, amicale, amoureuse, sexuelle.

 

Elle est, aussi, en rapport, avec leurs processus spécifiques, de sociabilités et, marginalisations. Leur intégration sociale juvénile, l’attention, aux jeunes, les plus « défavorisés ». Adolescents maltraités ou, en danger, souffrant, de handicaps lourds, de santé, en précarité socioéconomique, violents et, délinquants. Pour terminer, le champ matériel, d’ouverture, au monde, néogénérationnel, groupe, les évaluations, du niveau, de vie, la réalité internationale, de la jeunesse. La consommation, les types, de vie, adolescents et, les comparatifs, de la « compétition » mondiale, entre juniors.

 

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« L’adolescence n’est pas, seulement, une période importante, de la vie, mais, c’est la seule période, où l’on puisse, parler, de vie, au plein sens, du terme ». (M. Houellebecq, écrivain français, Extension du domaine de la lutte, œuvre littéraire psychologique, France, 1994)108. D’une « crise, du sens, de la vie » ? (D. Le Breton, sociologue français). Il n’y a pas, de « crise, d’adolescence », au sens psychique, du terme. Or, assurément, plutôt, une interrogation morale existentielle, des plus aiguës, voire, douloureuse, de notre jeunesse. Une spécifique métaphysique juvénile, qui questionne, tout junior et, « fait sens », quant au sort, du vivant. La pleine destinée, de l’Homme. Le propre devenir, du « soi adolescent ». La trace laissée, lors, du bref passage terrestre, comme, après. Le don, de soi, l’amour, pour soi-même et, autrui… Ce qui « hisse, l’Homme, au-dessus, de sa primitive animalité et, éclaire, sa pleine humanité » !

 

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1

 

L’INTÉGRITÉ PSYCHOSOMATIQUE

 

Physiologie / Santé

de l’(andro)Adolescent

 

 

Le corps humain, est le tombeau, des dieux

 

É.-A. Chartier, dit, Alain

Philosophe, France, 1868-1951

 

Système des Beaux-Arts

Œuvre philosophique, France, 1920

 

 

La santé dépend plus, des précautions
Que des médecins

 

J.-B. Bossuet

Prélat, écrivain, France, 1627-1704

 

 

Le jeune acquiert, un corps tout neuf, d’adulte. Il réalise, une nouvelle donne physiopsychique, véritable « transsubstantiation pubertaire », qui change, sa vie. Où, en est, la santé, des juniors français ? Certains facteurs contribuent, à leur altération sanitaire. Il s’agit, donc, de favoriser, la bonne santé adojuvénile, par la prévention, la dissuasion, le soin et, le suivi, des jeunes.

 

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Il y a, deux millions d’années, l’Homo erectus africain devient adulte, pleinement développé, dès l’âge, de douze ans. Soit, une dizaine d’années, plus tôt, que notre Homo sapiens, actuel. Le « temps réel », d’adolescence, n’existerait, chez les hominidés, que depuis, cinq cent mille ans. En 1984, est découvert, au Kenya, près, du lac Turkana, le squelette, le plus complet, de l’espèce Homo ergaster ou, de celle, de l’Homo erectus. Tout y est, sauf, les mains, les pieds. L’état, de conservation, est maximal. Il s’agit, d’un jeune adolescent mâle, par la forme, du bassin, de dix, à douze ans, environ, équivalant, à un jeune actuel, de vingt ans. Il « daterait », de 1,6 million d’années. Le volume, de la boîte crânienne, est de 880 cm3, contre, 1350, pour les jeunes adultes actuels. Turkana Boy, est le plus vieil ado humain, trouvé ! Lointain ancêtre, des jeunes terriens contemporains. Son allure reconstituée, n’est pas si éloignée, de celle, de ses pairs adojuvéniles, du vingt-et-unième siècle. Il est capable, de marche bipède rapide. Il est chasseur.

 

Sa sociabilité est développée. Il sait fabriquer des outils. Le garçon, de Turkana, est apte, à décoder, les expressions, du visage, comme, du langage corporel. Contrairement, à ses ancêtres, il est doué, d’empathie, même, s’il ne connaît, encore, nulle capacité, d’expression orale, verbale. L’australopithèque, Lucy, (Éthiopie, 1974), vingt ans, est deux fois, plus ancienne ! En évolution humaine, rien, n’est jamais, acquis, face, à l’incertaine réalité terrestre ! Le progrès n’est pas continu, peut être réversible et, sujet, à nettes régressions. L’histoire, de l’humanité, le démontre fort. Outre, que biomatériel, il ne vaut, que s’il est, tout autant, psychomoral et, intellectuel, tout comme, spirituel et, des valeurs ! La bonne santé est psychosomatique et, tout autant, sociale et, axiologique, en ontologique et, ontogénique harmonie.

 

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Plus, vous enrichirez, le sens, de votre vie, nourrirez, des espoirs réalistes
Plus, vous vivrez, de façon, authentique, serez résilients, aux épreuves
Assumerez, plus facilement, la responsabilité, de votre existence

 

N. Sarrasin

Auteur contemporain, en développement personnel, Canada

 

 

L’ADOLESCENTE « RÉVOLUTION PSYCHOPUBERTAIRE »

 

 

La « machinerie pubertaire » adolescente, est une « révolution éclair » neuronale, génétique et, endocrinienne, drastique. Elle est de nature, à bouleverser et, perturber, le jeune. Lequel, doit, ainsi, « composer », avec une nouvelle identité psychocorporelle, particulière. Cette nouvelle configuration, de type adulte, implique, surtout, pour lui, un changement extrêmement positif et, empli, de latitudes prometteuses. En particulier, concernant, l’assurance, la force physique, la séduction et, la sexualité. Ainsi, l’ « enfant chrysalide, devient-il, adolescent, puis, adulte papillon ».

 

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Juno MacGuff, seize ans, est une adolescente délurée, mais, incertaine. Sa rencontre, avec un jeune garçon, de son âge, Paulie Bleeker, « se solde », par une grossesse non désirée. Elle songe, d’abord, à avorter, puis, décide, de chercher, des parents adoptifs, pour son bébé. Elle trouve, un jeune couple, « en quête », d’enfant, qui lui semble parfait, à ce sujet. Juno accouche, d’un fils. La maman adoptive « prend, en charge », le petit. Juno, qui s’éloignait, de Paulie, plus amoureux, qu’elle, finit, par se rapprocher, de lui. Tous deux, donneront libre cours, à un amour, qui n’avait commencé, que par une sexualité, d’adhésion et, de sentiment, pour le garçon. De désœuvrement et, « par défaut », pour Juno. Telle est l’intrigue, de l’œuvre de cinéma, Juno.

(J. Reitman, réalisateur canadien contemporain, romance dramatique, de cinéma, canado-américaine, 2007)109.

 

La puberté advenue implique, fertilité, grossesses possibles. Malgré, l’accessibilité accrue, aux modes contraceptifs, de trop nombreuses jeunes filles, continuent, en France, à être enceintes, de façon, « accidentelle ». Notamment, chez les mineures. Les avortements, à être encore, trop nombreux. Peu, gardent leur enfant, ce qui poserait, un problème, pour des filles-mères, si jeunes. Peu, également, le confient, à l’adoption, comme, dans le film, précité. Il s’agit, donc, d’inciter, les adolescents et, les jeunes, des deux sexes, à mieux et plus, user, de moyens contraceptifs « adéquats ». Raison, pour laquelle, en France, les contraceptifs sont gratuits, pour les mineures, dès quinze ans. La nécessaire lutte, contre, le Sida, les Ist / Mst, ne saurait, occulter, l’impérative limitation, des grossesses, non désirées, chez les jeunes. Contraception, comme, préservatifs, sont à promouvoir, pour limiter, les avortements adojuvéniles.

 

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Mécaniques ontogéniques, de la puberté, à l’adolescence

 

Puberté, est un terme, datant, du quatorzième siècle, qui vient, du « latin, pubertas. Passage, de l’enfance, à l’adolescence. Ensemble, de modifications physiologiques, s’accompagnant, de modifications psychiques. Qui font, de l’enfant, un être, apte, à procréer – avec apparition, des caractères sexuels, dits, secondaires, des règles – »110. Puberté, signes, de puberté, se manifestent, aussi, par des poils, du duvet et, de la barbe. Puberté est un terme, également, issu, de « pubesco, pubescere. Se couvrir, de poils, devenir pubère et, entrer, en adolescence ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)110 bis.

 

La puberté est le phénomène biopsychique, qui fait passer, tout jeune humain, de l’enfance, à l’adultisme et, du corps et, de l’esprit, via, l’adolescence. Tout jeune est, avant tout, soumis, aux lois physiques, de son anatomie adulte, toute neuve, en pleine construction, puis, achevée. Ce corps, qu’il faut bien « habiter », devient une « machine », dotée, de tous ses attributs définitifs. Dont, l’on entend bien user, de toutes les « fonctionnalités, les options », si nouvelles, pour exister, pleinement. À une inédite, ère de vie, prometteuse111. L’ « adopuberté » est, tout aussi, physique, que psychique.

 

Le corps adolescent connaît, un drastique parachèvement, neuronal, génétique, endocrinien, remarquable. Entre douze et, vingt-quatre ans, le cerveau, des adojeunes, leur capital génétique et, endocrinien, vivent une inédite mutation, bouleversante. Les neurosciences, la génétique, l’endocrinologie juvéniles, sont loin, d’en avoir, à ce jour, « inventorié », toutes les facettes et, implications112. La nutrition, l’activité physique, sportive, jouent aussi, un rôle déterminant, en matière anatomique et, pubertaire, du jeune. Un manuel, de géographie humaine, des années 1940, nous montre, la photographie, de deux adolescents chinois, de quinze ans, côte à côte. Au sortir, du Second Conflit mondial (1939-1945). L’un, fort dénutri, petit, rachitique, paraît être, un enfant, de dix ans, à peine. Son compagnon, du même âge, bien nourri, grand, bien bâti, développé, le dépasse largement, « d’une bonne tête ». Il paraît être, un jeune adulte, de vingt ans. Chez nous, l’abondance nutritionnelle, ne doit jamais, en faire oublier, toute l’importance qualitative, gustative et, sanitaire.

 

Tous ces facteurs génèrent, de forts retentissements psychophysiques. Un remaniement somatopsychique s’ensuit, chez le jeune. Les métamorphoses, du corps, de la taille, plus ou, moins, « satisfaisantes », aux yeux, de l’adolescent, ainsi, que d’un strict, point de vue médical, comptent beaucoup, à ses yeux. Bien souvent, les filles ont plutôt, tendance, à se juger, trop « grosses », et, veulent « faire régime ». Les garçons se trouvent, trop petits, trop maigres, songent, aux sports, à la musculation, pour « s’étoffer ». Tout en espérant, grandir encore. La puberté « fabrique », une anatomie adulte, aboutie, remaniée. Avec, tous ses accords, ratés, concernant, l’évolution, du corps, de la stature atteinte. Croissances et, capacités physiques, atteignent leur optimum. La taille moyenne, des jeunes occidentaux, ne cesse, de croître. Du fait, notamment, d’une alimentation, plus riche, variée, équilibrée, d’activités physiques, sportives, plus fréquentes et, poussées, que par le passé. L’on peut, véritablement, dire, que la puberté, condition biologique, de l’adolescence, est une « révolution totale », de la physiologie juvénile.

 

Elle active, l’hypothalamus, l’hypophyse, les gonades. Cette gigantesque déstructuration- restructuration est, comme, la santé, de triple essence. Biologique, psychique, sociale. Avec différenciations, en sa dimension historique, géographique et, personnelle. Il y a, allongement statural, acquisition, des attributs sexuels, primaires et, secondaires. La fécondité devient donc, possible. La puberté est, alors, un phénomène nerveux, neuronal, endocrinien, hormonal. Elle débute, à la fin, de la première décennie, de vie, pour les filles. Au début, de la deuxième, pour les garçons. Ce qui était endormi, quasi, en latence, lors, de l’enfance, s’active, sous l’effet, des mécanismes pubertaires actifs. Testostérone et, testicules masculins, œstrogènes et, ovaires féminins, se développent.

 

Depuis, plus, d’un siècle, les progrès sanitaires, nutritionnels, les métissages génétiques poussés, de la « globalisation », ont contribué, à l’accroissement, de la taille, du poids, des individus pubères. Notamment, adolescents. À un « avancement », de la puberté. Particulièrement, concernant, les premières menstruations. Certains auteurs relèvent, que ces dernières, seraient plus précoces, aujourd’hui, qu’au dix-neuvième siècle. Toutefois, elles interviennent, au même âge, de nos jours, en Occident, qu’à l’Antiquité gréco-romaine. Les conditions, de vie, étant meilleures, qu’à l’ère industrielle, d’avant, 1914. (Cloutier et al., 2008, 2015). Les chercheurs notent, les incidences négatives, d’une puberté prématurée ou, retardataire, pour les jeunes concernés.

 

Il est plus facile, harmonieux, pour ces derniers, de connaître, la même chronologie pubertaire, que celle, de la plupart, des adolescents. Il semblerait, que les filles pubères, avant, les autres, pourraient connaître, des dysfonctionnements psychosociaux. Une précocité pubertaire masculine, serait bénéfique, car valorisante, par les attributs forts, impliqués. Elle pourrait, aussi, générer, des troubles adaptatifs. De même, en cas, de retard113. « Il fait semblant, de se plaindre – d’être « couvé » – mais, en vérité, il adore, cela. Ce poussin devine, qu’il va bientôt, perdre son duvet et, il a pris conscience, qu’il vit, les derniers moments, de son enfance.

 

Ce n’est, qu’un petit coq, jouant, le fier, mais, toujours, en demande, de baisers ». Ainsi, est décrit, en une fiction romanesque française, Disparitions – Retour, aux sources, (D. Convard, J. Mazeau, écrivains, 2008), Andreu. Jeune garçon adolescent, de quinze ans, en pleine puberté114. Il s’agit, de pointer, l’ « ambivalence », des adojeunes, consistant, à rejeter, tous les extrêmes affectifs. Les attachements « trop forts », notamment, provenant, des adultes, tout autant, que l’indifférence totale, à leur égard. Un besoin pubertaire irrépressible, tout à la fois, de liberté, d’autonomie, d’indépendance. De marques, de tendresse, compréhension, comme, d’adhésion, pour bien et, mieux « grandir », en toute sécurité psychoaffective, comme, morale.

 

Chez tout adolescent, les bouleversements biopsychiques, psychophysiologiques, sont très spectaculaires et, radicaux. Le sommeil est perturbé. Le corps humain vit, alors, sur le mode alternatif veille / sommeil, régulé, par une horloge interne. Le tout, centralisé, dans le cerveau, là, où se trouve, le noyau suprachiasmatique, dit, « Nsc ». Il s’agit, d’un ensemble, de dix mille neurones, de la taille, d’une petite bille, dans l’hypothalamus, fixé, à la base, du cerveau. Cette zone réagit, à la lumière et, à la mélatonine, secrétée, dans le cerveau. Également, au stress, au milieu, aux codes sociaux. À la tombée, de la nuit, le Nsc adresse, à la glande pinéale, à la base, dudit cerveau, un signal, donnant l’envoi, des sécrétions, de la mélatonine. Ces dernières appellent, le sommeil, une ou, deux heures, plus tard. À l’adolescence, la mélatonine croît, vers, vingt-trois heures. Le sommeil vient, une, deux heures, après. Ce qui perturbe.

 

À la puberté, l’horloge biologique est décalée et, compromet, le sommeil, entre, vingt-et-une heures et, vingt-deux ou, vingt-trois heures et, minuit. Des causes hormonales, neurologiques, psychologiques, sociales, perturbent, donc, le sommeil adolescent. Alors, à sept heures, du matin, au réveil, l’adojeune a l’impression, d’être réveillé, en pleine nuit. Au moins, deux heures, avant, d’être en pleine possession, de ses moyens psychophysiques. Ce n’est, qu’à partir, des débuts, de la vingtaine, que le junior redevient capable, de se coucher, lever, plus tôt. La fin, de la croissance osseuse, signe, la fin, de la puberté, à seize ans, pour les filles, dix-huit, pour les garçons. De même, la fin, du « sommeil décalé », pourrait marquer, la fin, de l’adolescence. L’enfant prend, des risques inconscients, généralement, peu étendus. L’adulte assume, des risques conscients et, calculés. Ceux, des adolescents, sont élevés, non calculés ni, évalués, mais, physiquement forts et, hédonistes. De façon, compulsive, inquiète. L’adojeune veut, en toute excitation, éprouver, ses ultimes limites et, celles, d’autrui115. Ce qui « passe ou, casse » !

 

Le cerveau adolescent est programmé, pour être réinitialisé116. Le siège, des émotions, de la motivation, est mis à jour. Le cerveau humain adulte, achevé, nanti, de ses cent milliards, de neurones, n’est pas complet, vers dix / douze ans, au début, de la puberté. Pas davantage, à la fin, vers les seize ou, dix-huit. Plutôt, autour, des vingt-cinq ans, à la pleine maturité adulte, débutante. Avant, l’adolescence, les lobes temporaux, comme, pariétaux, s’étaient développés, en premier. Cela, concernait, les fonctions élémentaires, motrices sensorielles, puis, celles, de l’orientation spatiale, la parole, l’attention. À l’adolescence, évolue, le lobe frontal et, celui, de l’anticipation, de la coordination, de l’empathie, la compassion et, la congruence. Du contrôle, de l’évaluation et, de l’organisation. C’est-à-dire, de la raison, du lien social, de la régulation émotionnelle. De même, chez le rat, le singe117. Ceci, démontre, l’absurdité, la nocivité, pour les jeunes, de penser, pour eux, que l’éducation s’achève, à la fin, de l’enfance, à douze ans ! Que les treize – vingt-quatre ans, n’ont plus besoin, d’accompagnement adulte. Alors, qu’ils en ont, plus, que jamais, la grande nécessité, pour devenir, adultes accomplis. (Levisalles, 2009).

 

En 1962, le pédiatre endocrinologue britannique, J. Mourilyan Tanner (1920-2010), élabore, une « classification clinique », de la puberté adolescente. En cinq stades successifs, référents, encore, de nos jours. Par une échelle, qui porte son nom. Au stade I, il y a absence, de pilosité pubienne, chez les deux sexes. Un fin duvet, couvre la zone génitale, des garçons. Chez ces derniers, testicules, scrotum, pénis, sont de taille prépubère. La fille n’a pas de seins. Il peut y avoir, une élévation, du mamelon, l’aréole est fort petite et, plate. Au stade II, quelques poils, légèrement pigmentés, droits et, allongés, vont apparaître, généralement, à la base, du pénis masculin. Quelques, poils longs pigmentés, poussent, sur le pourtour, des grandes lèvres, des filles.

 

Il y a croissance, du scrotum et, des testicules, peau scrotale, plus rouge, augmentation, du volume, du pénis, du garçon. Chez la fille, l’on observe, l’apparition, du bourgeon mammaire. Le mamelon et, l’aréole augmentent, de diamètre et, sont légèrement bombés. Au stade III, Les poils pubiens masculins, sont bien visibles, pigmentés, bouclés, étalés latéralement. Il y a, augmentation, de la pigmentation, des poils pubiens féminins, lesquels, commencent, à friser, n’occupent, qu’une toute petite partie, du pubis. Il y a, forte croissance, du pénis, en longueur. Allongement, du scrotum et, augmentation, du volume testiculaire masculin. Les bourgeons mammaires, l’aréole, des filles, continuent, de s’élargir. Le contour, des seins, n’est pas dessiné.

 

Au stade IV, la pilosité, des garçons, est de type adulte, plus dense. Les poils pubiens, des filles, continuent, de friser, deviennent, bien plus drus, la pilosité est plus fournie. Le volume testiculaire et, le scrotum, des garçons, continuent, d’augmenter, la pigmentation, du scrotum, est plus marquée. Le pénis continue, de grandir, le contour, du gland, devient plus visible. Il y a, projection antérieure, de l’aréole et, du mamelon, chez les filles, ce qui forme, une seconde protubérance. Au stade V, la pilosité adulte s’étend, sur toute la surface interne, des cuisses, des garçons. La pilosité, des filles, de type adulte, en triangle, s’étend, sur les surfaces internes, des cuisses. Les testicules, le scrotum et, le pénis, atteignent leur taille et, leur forme adultes masculines. La protubérance aréolaire féminine, disparaît, le mamelon continue, de saillir et, l’anatomie est de type adulte. Telle est, la puberté sexuelle primaire118.

(J. M. Tanner, pédiatre britannique, 1920-2010, Growth at Adolescence, La croissance, à l’adolescence, essai médical, Royaume-Uni, 1962).

 

Il existe, des caractéristiques morphologiques, sexuelles pubertaires secondaires. Chez le garçon, la taille moyenne est bien plus grande, que chez la fille. Il y a, un plus grand volume thoracique. Les mains et, les pieds, sont plus développés. Les os, du squelette, sont bien plus épais. La pilosité est plus marquée, sur le torse et, l’abdomen, ainsi, que sur le visage : barbe et, moustache. La peau masculine est, bien plus épaisse et, plus rude, que la peau féminine. L’accumulation, des tissus adipeux, s’observe, principalement, autour, de l’abdomen, la taille. La capacité musculaire est supérieure. La pomme d’Adam est plus marquée, la tessiture, de voix, plus grave. Chez la fille, la taille moyenne est plus basse, que celle, des garçons.

 

Le bassin est plus large, que les épaules et, le rapport taille-hanche, est plus faible. La pilosité faciale et, corporelle est moindre. La croissance, des cheveux, est plus rapide. Le grain, de peau, plus fin. La distribution, du tissu adipeux, est davantage répartie, sur la surface, du corps. Il y a accumulations, dans la zone, des fesses, des cuisses, des hanches. Les seins sont développés et, les glandes mammaires sont fonctionnelles. Sans compter, les grandes différences psychiques, affectives, cognitives, émotionnelles et, comportementales, entre les sexes119. Ce qui fait, qu’à âges égaux, les ados, des deux sexes, n’ont pas, que des similitudes. Or, comme, à l’enfance ou, l’âge adulte, des dissemblances psychophysiques. (Tanner, 1962).

 

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En son beau roman littéraire, Hygiène de l’assassin, (France, 1992), A. Nothomb, (Auteure belge contemporaine), reprend le mythe, d’Orphée et d’Eurydice. L’idéal d’androgynie, l’amour sacrifié, de la mythologie antique grecque. Prétextat, un adolescent, de dix-sept ans, décide, avec sa cousine, Léopoldine, quinze ans, que « le premier, à devenir pubère », sera tué, par l’autre. Parvenant femme, la jeune fille est alors, étranglée, par le garçon. La puberté est ici, assimilée, comme, par certains ados, à une « impureté ». Telle, la quête, d’un parfait idéal asexué, seule, l’androgynie, étant considérée, comme, désirable « modèle » adolescent, acceptable. En véritable appel, d’absolu spirituel, de décorporation, désexualisation, d’immatérialité120. En vérité, la puberté n’est-elle pas, fondamentalement, « l’adolescence, faite chair et, esprit » ? Tout cela, éclaire, l’adojuvénile ambivalence, toujours, partagée, entre farouche pudeur et, trivialité crue ! Fascination, pour les pires obscénités et, aspiration, à l’épurement, l’absolu et, la désincarnation.

 

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Anatomiques, portées positives, délicates, pour l’adoJunior

 

L’accroissement physique pondéral, de stature, musculaire et, de capacités physiques, de l’adolescent pubère, implique, pour lui, un « rapport de force » bouleversé. Plus affermi, en sa faveur, par rapport, à ses pairs, aux adultes. Cela, est comparable, au passage, du petit enfant, de l’horizontalité, de la progression, « à quatre pattes », à la verticalité, de la marche debout. Dans les deux cas, la vision, du monde, en est radicalement, élargie, changée ! Quelles sont, les finalités avérées, d’une puberté adolescente harmonieuse ? Le parachèvement, d’un corps, pleinement, adulte. Un renforcement psychique personnel. La capacité, à donner la vie, à son tour. Ces objectifs sont atteints, chez la plupart, des adojeunes. Ils sont la marque décisive, de l’adolescence, de l’adolescence « réussie », d’un adultisme, « sans encombre », assumé. Peut-on, alors, concevoir, une véritable « éducation, à la puberté », faite, aux juniors concernés ?

 

Familiariser, les jeunes, avec tous les mécanismes, des changements psychocorporels. Leur apprendre, à bien les vivre, les favoriser. Les aider, à bien entretenir, leur corps adulte. Tout ceci, en serait, les principaux éléments, souhaitables, nécessaires. Pour mieux accompagner, l’adolescence, sur le chemin adulte. Cette véritable « éducation, à la puberté », serait utile, aux juniors concernés. Cela, leur servirait, à mieux, se re/connaître, s’accepter, grandir. Pour être mieux, en mesure, d’affronter, les défis adultes, qui ne manqueront pas, de jalonner, leur vie humaine. Ce grand, « chambardement corporel », interpelle, interroge, psychologiquement, le jeune.

 

Sur sa pleine identité, « matérialisée » profonde, son enveloppe charnelle « recréée ». L’importance sociale, de l’apparence physique, pour les adojuniors, n’est jamais, négligeable. L’adolescent a changé, de corps, de capacités physiques, cela, ne va pas, sans remaniements personnels psychiques, plus ou, moins, aisés. Or, rien, de tout cela, n’est, véritablement, assez bien expliqué, enseigné, aux jeunes, qui le vivent. Nombre, d’entre eux, se tourmentent alors, inutilement, faute, d’information suffisante. L’on ne ressent mieux, que ce que l’on comprend bien ! Or, l’information adéquate disponible, fait souvent, défaut, pour nombre, de jeunes121.

 

Il serait bon, qu’un enseignement spécifique, ait lieu, au collège, en classes, de sixième et, cinquième. Exclusivement, consacré, à l’étude approfondie, l’appréhension, des mécanismes pubertaires, physiologiques, psychiques. Ainsi, qu’à la « bonne gestion », de tout, ce que cela, implique, pour le nouvel adolescent. D’un point de vue personnel, relationnel ou, social. Cela, l’aiderait, à mieux, s’accepter, accepter, les autres, en particulier, tous ses semblables. Mieux, s’épanouir, mieux, réussir ses études, tout, ce qui concerne sa vie. Les jeunes se soucient, de leur apparence physique, notamment, par rapport, à celle, de leurs pairs. À un âge, de besoin, de désir, de conformation, à des critères, jugés valorisants, par la classe d’âge, des alter ego.

 

Il importe, de se sentir « valorisé », dans le regard, des autres, le sien propre. Par un physique acceptable, de même, que par le vêtement. Les filles se doivent, d’être jolies, minces et, bien faites. Les garçons, grands, musclés, virils. La « grande souffrance adolescente », est de se sentir, coupé, des autres, par une différence, une dévaluation, un retard, non acceptés. Ces changements impliquent aussi, pour l’adolescent, une sexualisation, tout à la fois, réjouissante et, si inquiétante. De même, la bonne compréhension et, la gestion adéquate, de la maturation sexuelle, sont des plus lacunaires, en France. Ce qui entretient encore, tabous et, mal-être !

 

Les bouleversements hormonaux, de la puberté, peuvent-ils régir, les attitudes, mentalités adojuvéniles ? Ainsi, la testostérone induirait-elle, en certaines mesures et, occurrences, des états, de domination. Des rapports de force, de prouesses physiques et, sportives, popularité et, réussite sociale. De garçons adolescents, à taux, d’hormone sexuelle mâle, plus élevé, que chez, d’autres jeunes. L’état d’esprit, des adolescents, est plus changeant, extrême, déprimé, surtout, pour les filles, que celui, des autres humains. De façon, surtout, pessimiste, mais, aussi, constructive. Aux aspects biopubertaires, s’ajoutent, nombre, de causalités, difficultés, d’ordre sociopsychique. Ces dernières ont, aussi, des conséquences hormonales. Il va, de soi, que l’aspect physique extérieur, visible, importe, au premier chef, en matière, d’influence sociale, de réputation propre. La représentation particulière, que chaque adolescent, se donne, de sa plastique anatomique pubertaire, comme, postpubertaire, est capitale. L’opinion, des pairs, sur l’enveloppe corporelle, est des plus déterminantes. Pour le meilleur et, pire. (Cloutier et al., 2008, 2015).

 

Cela, conditionne, au plus haut point, l’estime, l’acceptation, de soi, la confiance, l’affirmation, de sa personne. À une époque, de grande survalorisation, du corps. D’imposition, de normes anatomiques stéréotypées, marketing ou, idéales, pour les deux sexes. De bouleversements, de l’adolescence, de recherche, d’identité et, d’adhésions, d’autrui. Les médias imposent, une modélisation parfaite et, incitent fortement, à s’y conformer ! Conseils et, directives, à l’appui. Cela, ne peut, qu’accroître, plus encore, les frustrations, surtout, chez les filles. Les proches, les pairs sont, aussi, vecteurs normatifs, pour les juniors, en terme, d’apparence physique. Les compliments, en la matière, renforcent l’ego, les blâmes le desservent. Si son corps convient, au jeune, il sera plus épanoui, que l’inverse. Ne pas aimer, son corps, amène, à ne pas s’aimer, soi. À penser, aussi, que les autres, ne l’aimeront pas, davantage. Avec, toutes les souffrances imaginables. Tout cela, peut entraîner, les pires dérives, abus. La plupart, des adolescentes occidentales, veulent être très / trop minces. La majorité, des garçons, optent, pour une anatomie développée. Souvent, les filles se trouvent, trop « rondes », les garçons, trop « malingres ».

 

En outre, la perfection corporelle, d’image, est étroitement, corrélée, à la réussite, la félicité, la supériorité socioculturelle. Généralement, les garçons sont plus satisfaits, de leur physique, de son attractivité, que les filles. La mécanique pubertaire, renforce l’adhésion, des garçons, à leur nouvelle enveloppe charnelle. À l’opposé, elle tracasse fort, les filles, quant à celle-ci. La société a inculqué, aux filles, l’idée, que leur esthétique corporelle, est bien, leur atout premier. Que les garçons, se doivent, de s’imposer, par leur respectable carrure. Pour tous, l’excès, de poids, est stigmatisé, comme, indigne. Symbole, de laisser-aller, d’incapacité, à maîtriser, non seulement, sa personne, mais, sa vie même. Toutefois, les insuffisances pondérales sont, tout autant, nocives, pour la santé. Attention, aux troubles, du comportement alimentaire, aux abus, comme, au déficit, d’activités sportives, physiques ! L’obsession corporelle abusive, fragilise l’individu, face, à lui-même, autrui. Plus, de détachement, distanciation, rendent, bien plus serein et, imperméable, aux diktats sociaux. Il s’agit, de ne pas nier, d’autres atouts, de la personnalité. En temps, où, prime, négativement, la matérialité, aux dépens, de l’esprit-122.

 

 

Morphologie, sexualisation, organisme différentiels juvéniles

 

Il convient, de parfaire, parachever, l’éducation, les connaissances, en la matière. Pour mieux comprendre, les réalités, de son corps, de ses besoins physiologiques, de l’identité, de genre, masculin et, féminin. Ses désirs, les rapports, à l’autre sexe et, se familiariser, avec sa propre incarnation corporelle. D’autant plus, que les différences anatomiques, pubertaires, entre juniors, d’âges différents, filles et, garçons, ont un « impact » psychologique, social, majeur. Dont, les jeunes, se doivent, de mieux prendre conscience.

 

Juniors, d’âges différents, garçons et, filles, ne connaissent pas, des modalités identiques, d’évolution pubertaire, physique. En moyenne, la puberté féminine intervient, entre dix et, quatorze ans. La puberté masculine, entre douze et, seize ans. Avec possible croissance, jusqu’à vingt ans, environ. Des points, de convergences et, divergences, sont alors, observables. Entre treize et, seize ans, l’essentiel, de la puberté, de la croissance, est achevé. La postpuberté, des dix-sept – vingt ans, parachève, la « finition », du corps juvénile. Les vingt-et-un – vingt-quatre ans, acquièrent, une pleine anatomie adulte123.

 

L’on distingue, le corps prépubertaire, des dix-douze ans. Pubertaire, des treize-seize ans. Mature, des dix-sept – vingt ans. Croissances masculine et, féminine adolescentes diffèrent. Les critères pubertaires juvéniles, différentiels, d’environnement, ont trait, à l’hérédité, aux milieux socioéconomiques, parcours, personnalités, éducation, études, localisations géographiques urbaine, périurbaine ou, rurale, des juniors. L’influence induite, sur la puberté adolescente, est réelle. Nous évoquons, ces « facteurs », liés, aux milieux, aux conditions, de vie, car, s’ils sont favorables, ils conditionnent, de bonnes évolutions pubertaires. Au contraire, si ces critères sociaux sont néfastes, ils contrarient, la puberté, des adolescents concernés. Les comparatifs internationaux, des processus pubertaires, des adojeunes, d’Occident, laissent entrevoir, des différences et, similitudes physiologiques. En Amérique, du Nord, Europe septentrionale, de l’Ouest, du Sud, de l’Est. En outre, des variations existent, entre les processus pubertaires, du passé récent, bien plus tardifs, lents et, ceux, d’aujourd’hui, plutôt, plus précoces et, rapides.

 

Les différences étaient plus grandes, il y a, par exemple, un siècle. Du fait, d’un plus grand écart, entre les différents modes, de vie, d’éducation, d’alimentation. Ainsi, la puberté était-elle plus précoce, en Europe, du Nord, qu’au Sud. De même, avec les progrès, de l’hygiène, de vie, des conditions générales, d’existence, la puberté adolescente intervient, en moyenne, plus tôt, aujourd’hui. S’accomplit, plus rapidement, que, notamment, sous le Second Empire (France, 1852-1870). Ces dernières décennies, un rapprochement et, une uniformisation socioéconomiques relatifs, s’étant opérés, les pubertés s’harmonisent, également. Qu’est-ce, qu’un adojeune, à aboutissement pubertaire et, corporel satisfaisant ? Les critères sont somatiques, métabolico-hormonaux et, psychiques. La puberté, nous l’avons dit, peut intervenir, en avance, de façon normale, sur le mode retardataire. S’effectuer, en de bonnes conditions ou, avec difficulté124. Les avances, retards, ratés, de l’évolution pubertaire, ne concernent, qu’une minorité, de jeunes125.

 

La sexualisation, dite, primaire, permet, la reproduction, de plein exercice. Ovarisation féminine et, éjaculation masculine. La sexualisation, qualifiée, de secondaire, distingue, l’aspect général, mâle et, femelle. Pour le premier, taille adulte, de l’appareil génital, poils pubiens, corporels, barbe, de la maturité. Mue vocale. Croissance, en taille, membres, tronc, achevée, vers, dix-huit ans. Pour la seconde, seins adultes, poils pubiens ou, corporels définitifs et, équipement génital adulte. Menstruations, croissance, du squelette, jusque, vers, seize ans. Pour les deux sexes, le poids augmente nettement, jusqu’à atteindre, les normes adultes.

 

Muscles, tissus, os, se développent. La génétique, le milieu environnemental ou, l’hygiène, de vie, notamment, alimentaire, éclairent, la dissociation pubertaire, entre les différents individus et, les sexes126. Assurément, l’adolescent, dit, pubère, est un être fort « hybride ». Ni enfant ni, adulte, car, jeune homme ou, jeune fille. Tout autant, aussi, mi-enfant, mi-adulte, « enfant grandi » et, « adulte, en devenir ». Également, encore, enfant, par certains aspects et, déjà, adulte, par d’autres. Qui participe encore, de l’enfance, par exemple, avec le goût, du sucre. Comme, déjà, de l’adultisme marqué, avec des comportements matures, telle, la sexualité, dite, active. (Cloutier et al., 2008, 2015).

 

En matière, de développement pubertaire adolescent, les neurosciences ont accompli, depuis, deux décennies, de grandes avancées décisives, passionnantes. L’adolescence est la phase fondamentale, en laquelle, le « capital neuronal » opérationnel, se remanie, se structure, se spécialise. Ce constat est, des plus récents. Jusqu’au début, des années 1990, neurologues et, psychiatres tiennent, pour acquis, que le développement cérébral est achevé, à la puberté. Si le corps, de l’adolescent, était en mutation, son cerveau était pensé, comme, étant déjà, celui, d’un adulte. Le paradoxe était, que des conduites immatures, dans les faits, pouvaient être, le fruit, d’un néocortex réputé, quant à lui, parfaitement, à maturité. Cela, était alors, expliqué, par des raisons psychiques. L’on estimait, que la réalité, si spécifique, du jeune, d’un point de vue physiologique, mental, social, ne lui permettait pas, de posséder, un comportement pondéré. Celui, que son équipement neuronal, censé, être mûri, aurait dû, lui impartir. Or, il s’avère, bonne nouvelle, que le cerveau, des adolescents, n’est pas plus « abouti », que leur corps. Il y a donc, logique, concordance, cohérence, non, déphasage incompréhensible néfaste.

 

Ce qui nous fait, bien mieux, comprendre, les fondements, raisons, des mœurs, mentalités, comportements, des juniors. Ce progrès scientifique doit beaucoup, au neurologue, biologiste et, psychiatre américain, J. Giedd. Ainsi, qu’à l’imagerie médicale, par résonance magnétique ou, Irm. Depuis, les débuts, des années 1990, ce chercheur, de l’ « Institut national, de la Santé mentale », de Bethesda, dans le Maryland, (États-Unis), explore le cerveau adolescent, par Irm. Sans effets nocifs ni, invasifs, l’on obtient, une « cartographie », en trois dimensions, meilleure, qu’une simple coupe anatomique.

 

Cela, permet, de visualiser, les structures cérébrales, les différentes aires, du cerveau, la répartition, la densité, des tissus neuronaux. Cela, de façon, répétée, évolutive, sur la durée, ce qui autorise, de suivre, les « mutations », d’un même sujet observé. La maturation, du cerveau, de l’adolescent, passe, par une diminution, de la densité, de matière grise, qui induit, comme, un remaniement, des connexions inutiles. Jusque vers, vingt-cinq ans. Les zones liées, aux fonctions élémentaires, mûrissent, en premier, le cortex frontal, ultérieurement. Toutes les aires, du cerveau, de l’adolescent, sont, tour à tour, concernées. Le cortex préfrontal, les lobes pariétal, occipital, temporal et, le cervelet. De façon, progressive.

 

Le cortex préfrontal est la zone, la plus aboutie, du cerveau humain. Il a un rôle décisif, en matière, de stratégie, de planification, décision. C’est le vecteur, de la réflexion, la pensée et, l’abstraction. L’amygdale, en forme d’amande, est le siège, de la conscience, du ressenti, des peurs, des dangers, stimuli, vitaux, pour la survie. Le corps calleux est disposé, entre les deux hémisphères, du cerveau. Il est constitué, de fibres, qui relient, les cortex et, les deux lobes frontaux, pariétaux, occipitaux. Les noyaux, du thalamus, sont les relais directs, de toutes les informations sensitives, transmises, en les zones même, du cortex. Ils gèrent, le contrôle, du mouvement et, la régulation, des émotions. Le cervelet régule, les fonctions motrices. Il est le vecteur, de l’habilité, gestuelle et, mentale. À l’adolescence, la densité, de la matière grise, varie beaucoup, augmente, puis, diminue, progressivement. Les connexions inutiles s’éliminent ou, disparaissent. La perte, de la matière grise, réduit alors, le nombre, des connexions, mais, les restantes, deviennent plus rapides. À quinze ans, il y a plus, de latitudes, qu’à trente, mais, le jeune adulte bénéficie, de connexions, bien plus rapides, pour les activités, développées, par lui.

 

À l’adolescence, le lobe frontal, celui, de la planification, la stratégie, l’organisation, l’attention et, la concentration, n’est pas achevé. Raison, pour laquelle, les jeunes n’ont pas, la capacité, de rigueur, raison, structuration, des adultes. Le cervelet conditionne fort, l’agilité corporelle, intellectuelle. Il n’est jamais, achevé, avant, le début, de la vingtaine. Ce qui pourrait expliquer, certaines maladresses adolescentes. La génétique joue un rôle, dans l’évolution cérébrale, en matière, de différenciation, des sexes. Les filles sont, trois à quatre fois, moins exposées, que les garçons, à des pathologies, débutant, à la jeunesse. Difficulté, d’apprentissage, psychoses, schizophrénie, autisme, hyperactivité. Syndrome Gilles de la Tourette : troubles neurologiques, à mouvements, sons vocaux irrépressibles.

 

Le cerveau, des filles, mûrit un an, plus tôt, que celui, des garçons. En outre, les hormones sexuelles, qui pullulent, à l’adolescence, agissent, dans le système limbique, du cerveau, le centre émotionnel type. D’où, l’émotivité extrême, de cet âge. Les sensations sont intenses et, frénétiquement recherchées. Plaisirs, désirs, envies, sont à leur zénith. Alors, que toutes les zones neuronales, qui pourraient limiter, les attitudes, à risques, impulsives, ne sont pas encore, « à maturité ». Contrairement, à l’adulte. Ce qui fait, que l’adolescent vit, tout à la fois, si intensément et, dangereusement. Du fait, des évolutions sociales, sociétales, les filles ne deviennent, en moyenne, pleinement, autonomes, que vers vingt-deux ans, les garçons, vingt-cinq. Surtout, après, trente ans, pour tous. (Pracontal, 2005)127.

 

Les jeunes mâles ne sont pas, jeunes femelles et, réciproquement. Évidence certes, or, qui prend, toute son importance, à l’adolescence. En 2000, 555 garçons mineurs sont condamnés, pour crimes et, 25 filles mineures. 34 022 jeunes mineurs, de sexe masculin, sont condamnés, pour délits et, 3 244 filles mineures. En 1999, 64,7 pour cent, des licences universitaires, sont délivrées, à des filles, 35,3 pour cent, à des garçons. Au début, de notre siècle, en France, 86 pour cent, des crimes et délits, le sont, par des hommes. Le sexe masculin, dit, fort, est, en réalité, nettement, bien plus faible, fragile, inconstant, dépendant, malade, que celui, du sexe féminin, dit, faible. Ainsi, les nourrissons garçons, réclament-ils, ont-ils, bien plus, besoin, de marques, d’affection, de tendresse, de réconfort, que leurs semblables filles. Notamment, de la part, de leur mère. Les garçons construisent leur identité sociale, sur les transgressions et, les prises, de risques. Ce qui donne, plus, d’accidents, de la route, de déviances, d’addictions toxicomaniaques, de violences, que chez les filles. Les garçons sont bien plus agressifs.

 

Ils sont aussi, moins bons élèves et, réussissent moins bien, leur scolarité, que les filles. En moyenne, ces dernières font, désormais, « plus et, mieux », d’études, que les garçons. Alors, qu’elles sont, moins bien payées et, traitées, en l’emploi professionnel, que les garçons. Un garçon, sur trois, n’atteindra jamais, la classe, de quatrième, de collège. Contre, une fille, sur cinq, seulement. Sur cent adojeunes, quarante-deux filles, ont leur bac, pour trente-deux garçons. Pour cent garçons, arrivés, en quatrième, sans redoublement antérieur, il y a cent seize filles, en ce cas. Aux tests, de détection d’illettrisme, des ex-Journées, d’Appel, de Préparation, à la Défense, parmi ceux, qui ont fait, entre seize et, vingt fautes, 85 pour cent, sont des garçons. En 1900, il y a 624 étudiantes, de l’enseignement supérieur, en France. Plus, d’un demi-million et, quatre-vingt mille filles, de plus, à l’université, que de garçons, en 2000. Dans la morbidité enfantine, il y a soixante-dix garçons, trente filles. Plus, du double, en moyenne !

 

À la conception, il y a plus, d’embryons mâles, que femelles. Or, le masculin, est bien plus vulnérable. Pour cent vingt conceptions, de mâles, ne vont naître, que cent cinq garçons. À la naissance, une fille est l’équivalent physiologique, d’un garçon, de quatre à six semaines. Les garçons ont un grand mal, à verbaliser leurs émotions, blessures, peines. Cela s’aggrave, à l’adolescence. Ce qui est un handicap, car la société valorise, les communications verbales. Alors, que les ados garçons, privilégient fort, l’échange physique, pour s’imposer, se renforcer. Deux écoles s’affrontent, au sujet, de ces faiblesses, vulnérabilités masculines.

 

La première, plutôt, américaine, biologique, privilégie, les dominantes hormonales, comme, neuronales, des garçons. Ainsi, la testostérone masculine, favoriserait, l’aisance mathématique, alors, que les œstrogènes féminins, renforceraient, plutôt, l’aisance verbale. La seconde, française, comme, sociologique, met l’accent, sur une répartition préalable, des « rôles sociaux », entre les deux sexes. Les adultes, notamment, éducateurs, s’adressent, exigent, différemment, selon, que le jeune est garçon ou, fille. Les adojuniors, pour s’intégrer, au mieux, se conforment, à ce strict schéma différentiel, sexué préétabli. Des plus rigides ! Ce qui nuit, à leur épanouissement.

 

Les qualités, généralement, attendues, d’un garçon adolescent, sont le dynamisme, l’habileté, l’ambition et, le sens, de l’effort. Pour les filles, ce sont le sens, de la famille, le « charme », le sens moral, le dévouement, à autrui. À la maison, les garçons sont encore, élevés, en « petits rois », à libre initiative encouragée et, les filles, en « icônes soumises » conformistes. Alors, à l’école, les garçons sont dissipés, rebelles et, brouillons, les filles, plus appliquées, ordonnées et, tenaces. Les filles ont, bien plus, tendance, à travailler, réussir, les garçons, à s’amuser et, échouer. Or, les enseignants « attendent » toujours, scolairement, plus, des garçons, que des filles et, les stimulent plus. Les jeunes mâles finissent donc, par l’emporter, à l’école, comme, dans l’emploi. Alors, les garçons ricanent, baguenaudent, finissent, par triompher, car, ils ont pleine conscience, que le monde, leur appartient. Quasi, « de droit divin ». Que le meilleur, leur est, de ce fait, dévolu, comme, mâles. Que les meilleures filières, leur reviendront, quoi, qu’il arrive, puisque, les filles s’en détourneront, d’elles-mêmes. Ainsi, les filles se sous-estimeront, généralement, quand, les « jeunes coqs », auront toujours, eux, tendance, à se surestimer !

 

Comme si, chaque sexe avait, préalablement et, plus ou, moins, consciemment, entériné et, intégré, les canons, réputés prédévolus, au genre sexué. Les garçons oseront donc, opter, pour les plus sélectives formations, quand, les filles y renonceront, par doutes, sur leurs capacités, à y accéder, réussir. Parents, professeurs, adultes, société et, jeunes, par favorable préjugé androcentrique et, misogynie défavorable, vont, « en ce sens ». Dans une étude, des parents estiment que, 70 pour cent, de leurs propres fils, seront certainement, « capables », d’obtenir un baccalauréat scientifique. Contre, seulement, 45 pour cent, de leurs filles. Alors, les garçons finissent, par monopoliser, les meilleurs diplômes, les formations d’excellence, car, la société attend d’eux, cette réussite128.

 

Les filles, beaucoup moins, car, l’on exige moins, d’elles, cet idéal académique129. Les attentes parentales, scolaires, sociétales, concernent la réussite, comme, l’ambition, de carrière, sociale, professionnelle, des garçons. Elles sont, infiniment, supérieures et, exigeantes, que pour celles, des filles. Neurobiologie et, psychosociologie se combinent, se complètent donc, bel et bien, pour expliquer, tout le différentiel, de genre sexué, des jeunes. Un retard, des garçons, une avance, des filles, aux débuts, de l’adolescence. L’inverse, à la fin, de l’adolescence, à l’âge, de la majorité, du bac. Bien plus encore, à l’issue, de la jeunesse, proprement dite, vers vingt-cinq ans, la fin, d’études, les débuts, de vie active. (Lanez, 2002)130.

 

Le mal-être, des filles adolescentes, s’exprime, notamment, par des troubles intériorisés, du comportement alimentaire. En un obsessionnel « culte, du corps féminin », mal appréhendé. Le malaise, des garçons adolescents, se révèle, dans les toxicomanies, conduites, à risques, comportements violents extériorisés. Les filles sont plus suicidantes, les garçons suicidés. Le rapport, au corps, à l’identité sexuelle, diffère fort, selon, le sexe. Les psychanalystes évoquent, une réactivation, de l’angoisse, de castration, chez le garçon, du désir, de pénis, chez la fille131. L’adojeune n’est pas toujours, à l’aise, avec son sexe ni, avec celui, d’autrui, similaire ou, non. Une vraie éducation psychoaffective s’impose, au collège et, de réalisation, de soi, au lycée !

 

Pour tout jeune, qu’il soit garçon ou, fille, le lien développé, tant, à son père, qu’à sa mère, est capital. Pour autant, nous observons, en notre pratique, à quel point, le rapport père-fils, mère-fille, c’est-à-dire, entre enfants, parents, de même sexe, est crucial, « stratégique ». Sans nier, pour autant, l’importance, de la relation père-fille, mère-fils, nous souhaitons, ici, mettre l’accent, sur le face-à-face, père-fils. Lors, de la petite enfance, le nourrisson, des deux sexes, noue une dualité, très privilégiée, avec sa mère, « première interlocutrice », par excellence. À l’adojeunesse, le junior a besoin, de s’identifier, au parent, de même sexe, pour grandir, tout en prenant, ses distances. Le lien père-fils interpelle puisque, d’une part, il y a, une crise, de la masculinité, la paternité, l’adultisme mâle, en Occident. De l’autre, un fort déficit, d’identité et, d’identification, au père, au masculin, chez les garçons. G. Corneau, psychanalyste canadien, 1951-2017, le démontre, en son livre : Père manquant, fils manqué – Que sont, les hommes devenus ? (Livre, de psychologie, Canada, 1989). L’Occident passe, depuis, la décennie 1970, d’une civilisation, de type patriarcal, à une société, de nature matriarcale.

 

En 1970, notre Code civil marque, très symboliquement, le fait, en remplaçant, la puissance paternelle, par l’autorité parentale. L’homme, chef de famille, pater familias, « tout puissant », s’efface, devant, la « mère-pivot ». Les femmes « masculinisées » travaillent, n’ont plus besoin, des finances, du conjoint, ce qui leur donne, liberté, autonomie, à son égard. Elles maîtrisent, leur fécondité, par la contraception, peuvent élever, leurs enfants, seules. Elles occupent plus, de place, responsabilités, en société. Leur ascendant, sur la progéniture, l’emporte, sur celui, des pères. L’homme « féminisé », se trouve désemparé, desservi, par la crise, de l’autorité, la hiérarchie verticale, la virilité.

 

Au profit, de la féminité, la maternité, l’affectivité, la douceur, du consensus horizontal rassurant. Le temps n’est plus, au « dressage », mais, au sentiment. De plus en plus, de couples, se séparent. En ce cas, les enfants vivent, pour la plupart, avec leur mère, voient peu, leur père. Même, s’il n’y a, nulle, absence physique, la distance psychoaffective prédomine, souvent, entre pères et, fils. Ces pères n’ont pas « appris », de leur propre père, à aimer, ne savent, exprimer, leurs sentiments, à leurs garçons. Ces derniers, en souffrent, ce qui nuit, notamment, à leur rapport amoureux, à l’autre sexe, amical, avec leurs semblables.

 

Ces garçons, de treize – vingt-quatre ans, pâtissent, de l’absence, de « lien réussi », avec le masculin adulte, notamment, paternel. Faute, de structuration-identification possible. Ces jeunes mâles sont, surtout, « confrontés », au féminin : mères, enseignantes, médecins, psys, juges… Toutes professions féminisées. Absents, par le corps, l’esprit, les pères semblent indifférents, hostiles, incompréhensifs, inaffectifs, à l’égard, de fils, frustrés, d’amour, agressifs. Trop durs ou, complaisants, autoritaires ou, démissionnaires. De plus en plus, de jeunes hommes, ont du mal, à s’épanouir, aimer, devenir adultes, du fait, de lien raté, au père. Ils désespèrent, de ne pas se sentir compris, reconnus, encouragés, valorisés, réconfortés, motivés, aimés. Par des pères « inconsistants », insaisissables, indisponibles, mutiques, qui ne valent pas mieux, que les pères impitoyables, du passé. L’amitié, des pairs, du même sexe, ne suffit pas.

 

L’amour, de l’ascendant masculin, comme, père, homme, adulte, est impératif, pour le descendant mâle. Il s’agit, pour ces pères, de « réinvestir », leurs garçons, à l’âge délicat, de l’adojeunesse. Pour ces fils, « se réapproprier », leur géniteur. Cela, évitera, la souffrance, de tant, de garçons, « en deuil », du père. Ces pères doivent parler, à leurs fils, s’intéresser, à eux, partager, des activités, centres d’intérêt, leur témoigner, leur affection. Les fils pourront mieux, se confier, être soutenus, vivre. Oui, les jeunes mâles humains, ont encore, besoin, de leur père ! Les garçons jeunes hommes sont donc, de plus en plus, nombreux, à être « handicapés ». Souffrir, de l’absence, de pères, d’adultes éducateurs masculins, solides, structurants. Cela, nuisant, à leur maturation, équilibre, affectivité. Les jeunes mâles, ont une espérance, de vie, moindre, que celle, des filles. Ils sont plus instables, connaissent plus, de suicides, morts violentes, d’accidents, d’échecs scolaires, de déviances. 85 pour cent, de la délinquance juvénile, est masculine.

 

Qu’en est-il, des filles ? Autre sexe, autre problématique ? De façon, paradoxale, il semble, que les jeunes femelles, globalement, celles, suivies, en AdoJeunologie®, en particulier, vivent, des tourments, bien plus aigus, encore, que leurs homologues masculins. Toutes les études scientifiques démontrent, qu’en moyenne, les filles, de treize – vingt-quatre ans, se plaignent plus, de troubles divers, de santé psychique et, somatique. Elles tentent, trois fois plus, que les garçons, d’attenter, à leurs jours. Elles ont plus, de pensées suicidaires, de déprimes et, de dépressions. Elles sont plus solitaires, insatisfaites, de leur vie, ont plus, d’états d’âme. Elles consultent plus, en médecine générale, spécialisée et, psychothérapie.

 

Elles ingèrent plus, de médication, notamment, psychotrope : somnifères, tranquillisants. Leurs modes relationnels : familiaux, amicaux, affectifs, sociaux, sont vécus, de façon, bien plus, malaisée, compliquée, frustrante, conflictuelle. Le lien, au corps, est moins bien vécu. Les filles sont plus mécontentes, de leur anatomie. Elles ont une plus mauvaise image, d’elles-mêmes, des difficultés, d’identité. Elles se trouvent trop grosses. Leur alimentation pose problème. Elles sont trop dépendantes, du nourrissage. Les troubles, du comportement alimentaire : anorexies, boulimies, grignotages et régimes, sont surtout, féminins. Leur pensée est plus compliquée, complexe, « torturée », pessimiste, négative, défaitiste. Elles sont plus perturbées et, « mal, dans leur peau », sexe, sexualité. Il y a, un réel, « malaise adojuvénile féminin », en France.

 

Pourquoi, en notre pays, la jeune « Aphrodite » semble-t-elle, encore « plus, mal en point », que l’éphèbe « Apollon » ? Il y a, certes, les raisons personnelles, individuelles et, celles, tenant, à la « nature féminine », elle-même, jeune, comme, adulte. Or, elles sont, surtout, socioculturelles : conjoncturelles et, structurelles. La personnalité, la physiologie féminines, notamment, juvéniles, sont plus complexes, que celles, des garçons. Pour schématiser, nous pourrions dire, qu’en caractérologie, les filles seraient plutôt, plus souvent, EnaS, émotives, non actives, secondaires. Or, les garçons, volontiers, nEaP, non émotifs, actifs, primaires. Même si, toutes les nuances, s’observent, pour les deux sexes, « au cas par cas ». Il ne s’agit, que d’une hypothèse, d’école.

 

Ce qui pourrait expliquer, plus, de troubles psychosomatiques féminins. Surtout, de même, que notre jeunesse souffre, plus, que d’autres, en Occident, les jeunes filles françaises sont plus, « complexées », chez nous, qu’en d’autres nations similaires. Malgré, des progrès, en égalité, des sexes, depuis, déjà, quatre décennies. À l’image, de la femme adulte, face, à l’homme, la fille reste inféodée, au garçon, en pays latin. Elle doit servir, séduire. Tout, ou, presque, la discrimine, défavorise. Dès, l’enfance, le petit garçon sait donc, qu’il sera, « le roi, du monde » et, la petite fille, « éternel, personnage second ». Cela, est imposé, dans l’éducation et, la culture. Aussi, sûrement, que, les classes socioéconomiques déshéritées, intègrent, leur modeste condition.

 

Des études démontrent que, dans la scolarité, les élèves garçons sont favorisés, aux dépens, des filles. Alors, même, que ces dernières, travaillent mieux, ont de bien meilleurs résultats. Les garçons dominent, sont privilégiés. De même, en l’emploi, la famille, la société, les loisirs… Les filles souffrent, de leur « déchéance » sociale persistante. Cela, se traduit, par des espoirs, de bonnes conditions, d’existence, moindres. Plus, de mal-être diffus, d’aléas, de collapsus, moins, de sérénité, santé, joie de vivre. Plus, d’agressivité, de défensive. L’estime, de soi, des garçons, augmente, celle, des filles, diminue, entre treize et, vingt-quatre ans. Les conflits, de rôles, plus importants, pour les filles, leur conscience, des difficultés sociales, de réalisation, de soi, seraient causes, de divergences, de développement, entre les sexes.

 

Il y a, dissemblances sexuelles relatives, en faveur, des garçons, dans l’estime, de soi, générale, à l’adolescence. Les jeunes, à vision positive, de leur apparence physique, ont, plus, que d’autres, une estime, de soi, générale, élevée. Les adolescents sont très inquiets, de leur image corporelle et, leur attractivité physique, leur stade, de maturation pubertaire. L’appréciation, de soi, résulterait, du comparatif, de ces items, avec ceux, des autres congénères. Globalement, les garçons ont une estime, de soi, générale, plus élevée, que les filles, des perceptions, de compétence, plus fortes, en matière scolaire, athlétique, physique.

(Publication Enfance [et Adolescence], Puf, France, 2004/4, vol 56).

 

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Près, d’un tiers, des adolescents, perçoivent, un traitement différent, des adultes, selon, le sexe. Les trois quarts, reconnaissent, qu’être, une fille ou, un garçon, « cela, change, beaucoup, de choses ». 39 pour cent, ressentent, de la part, des parents, une différence, en l’éducation, selon, le sexe. Les jeunes adolescentes ne trouvent pas, majoritairement, normal, que les femmes, gagnent moins, d’argent, que les hommes. Les garçons désapprouvent, moins fermement, nettement. 92 pour cent, des filles, jugent, qu’hommes et, femmes, doivent, se répartir, les tâches ménagères, contre, 69 pour cent, des garçons. Certains comportements, sont estimés, « sexuellement typés », par les adolescents, tels, le téléphone, les tâches ménagères, un peu plus, féminins. Le sport, les jeux vidéo, bien plus, masculins. À l’inverse, des conduites, telles, la violence, les injures, semblent aussi fréquentes, chez les filles et, les garçons.

(Étude Ipsos, Fondation, pour la Santé, de l’Enfant et, de l’Adolescent, Pfizer, ex-Wyeth, concernant, la perception, des « différences » garçons-filles, à l’adolescence, France, 2010. Citée, par le quotidien, d’information, Le Monde, France, 3 février 2010).

 

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L’INDICE GÉNÉRAL, DE SANTÉ, DE LA JEUNESSE FRANÇAISE

 

 

La jeunesse est le temps, de la vitalité, la bonne santé, l’insouciance, la rage, de vivre. Cela, n’empêche, nullement, « ratés et dérives ». Un état de santé, globalement, satisfaisant, n’exclut pas, qu’il soit perfectible. En particulier, l’hygiène de vie laisse, souvent, à désirer, des progrès s’imposent donc, en la matière. De fait, la démographie, la mortalité, ont un impact important, sur les réalités adojuvéniles. Être, en bonne santé, ne dépend jamais, du seul, fait, d’être jeune, mais, aussi, de certains critères stricts, à respecter : prévention, dissuasion, soins, vigilance.

 

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Des parents apprennent, que leur fille, en bas âge, Kate, souffre, d’une leucémie. Sur conseil médical, ils décident, de concevoir, un autre enfant, en l’espoir, que ce dernier, puisse être, pour sa sœur malade, donneur compatible, de greffes. Notamment, de moelle osseuse. Ainsi, vient au monde, une autre fille, Anna. Adolescente, celle-ci mandate, un avocat. Elle poursuit, ses parents, en Justice, pour mettre fin, aux protocoles médicaux pratiqués, d’autorité, sur sa propre personne, obtenir, sa pleine émancipation médicale. Car, elle ne souhaite pas, fournir un rein, pour sa sœur, du fait, des conséquences, des plus dommageables, pour elle-même. Le juge donnera, « gain de cause », à Anna. Tel est, le synopsis, d’un drame cinématographique américain, très profond, Ma vie, pour la tienne. (N. Cassavetes, 2009)132.

 

La principale, cruciale, question éthique, morale, de cette fiction, a trait, au « droit médical, des mineurs ». Celui, pour un adolescent, de consentir, ou non, aux interventions, de soin, sur sa propre personne. En droit français, le don, d’organes, de tout mineur, est interdit. Sauf, pour la moelle osseuse, au profit, de la fratrie. Sur accord parental et, du mineur. La « majorité médicale » est fixée, à dix-huit ans. Avant, cet âge, le jeune n’a pas droit, d’accord ni, de « veto » irréfragable, quant à sa santé, son corps. Il ne peut consentir, à un acte médical. Ses parents le font, pour lui, peuvent imposer, leur volonté. Sauf, pour la contraception et, l’Ivg, l’interruption volontaire, de grossesse ou, également, la recherche biomédicale. En ces domaines, le mineur peut vouloir ou, refuser. Or, en matière générale, de santé, l’on peut et, doit, tout autant, tenir compte, de son avis. Même, si la décision revient, aux parents et, soignants.

 

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– Yves REMY, Dr

 

 

Coach de Vie AndroJeunoConseiller

Spécialiste AndroJeunesse-AndroÉducation

Consultant Institutionnel & Politique AdoJeunes

 

Docteur en Sciences Humaines et Sociales, Paris

(PsychoSociologie du Développement de l’AdoJuvénilité)

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Données, fluctuations, de la vitalité, de notre nouvelle génération

 

Santé, est un terme, qui date, de 1050. Il vient, du « latin, sanitas-atis, de sanus, sain. Bon état physiologique, d’un être vivant, fonctionnement régulier et, harmonieux, de l’organisme, pendant, une période appréciable – indépendamment, des anomalies, traumatismes, qui n’affectent pas, les fonctions vitales – (Vers 1200). Équilibre, harmonie – de la vie psychique -. État physiologique et, psychique, des membres, d’un groupe social ; les états, de « bien-être », au sein, d’une société (1953). Santé publique : connaissances et, techniques, propres, à prévenir, les maladies, préserver, la santé, améliorer, la vitalité et, la longévité, des individus. Par une action collective : mesures, d’hygiène, de salubrité, dépistage, traitement préventif, des maladies. Comme, dispositions sociales, propres, à assurer, le niveau, de vie, nécessaire ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)133. La « bonne santé », du jeune, est sa totale plénitude, sociopsychosomatique. De façon, stable et, durable, dans le temps.

 

L’adojunior vibre, au rythme, de son état, de santé, réel134. S’il est défaillant, ce dernier est douloureusement perçu, comme, un plein frein, aux jouissances, de l’existence. Tel, un facteur, d’isolement, par rapport, aux autres, notamment, les pairs. Alors, le fort danger, du repli, de l’abattement, prévaut. Si la santé est « bonne », elle devient, un accélérateur d’action. Avec le risque tentant, de « pousser l’engin », au bout, de ses limites. Parfois, au-delà, jusqu’à rupture, plus ou, moins, dommageable135. Nul, n’ignore, la maxime, du poète latin, Juvénal (55-140) :

 

« Orandum est, ut sit mens sana, in corpore sano » : « Il faut prier, afin, d’obtenir, un esprit sain, en un corps sain ». (Juvénal, Satires, X, œuvre poétique, Rome, 100-130)136. « La santé est un état, de complet bien-être physique, mental et, social. Elle ne consiste pas, seulement, en une absence, de maladie ou, d’infirmité ». (Oms, Suisse, 1948)137.

 

L’éducation, à la santé sociopsychosomatique, du jeune, est « lacunaire ». À l’image, de son éducation affective. En âge, en lequel, nombre, d’illusions nocives, persistent encore, sur le corps, l’esprit et, le lien. D’où, l’importance sanitaire, d’un mode, une l’hygiène, une discipline, de vie, juvéniles, idoines. Il connaît fort mal, le fonctionnement, les besoins, limites, de son corps, son psychisme. Il n’a, nulle notion, d’ « hygiène, de vie ». En ces conditions, abus, carences, en tous genres, sont légion. Ainsi, obésité, surcharges pondérales et, cancers, touchent encore, bien trop, d’adolescents, affectent durablement, leur métabolisme, par négligences.

 

Les juniors consultent trop peu, alors, que leur état de santé n’est, pourtant, pas aussi satisfaisant, que nécessaire. Il n’est pas rare, qu’ils le négligent, à un âge, où, l’avenir n’est pas, forcément, la préoccupation immédiate. Où, l’on se sent, quelque peu, « invincible ». Toutes les pathologies adultes, d’avant, le troisième âge, se retrouvent, chez les jeunes. Outre, les affections, propres, à la croissance, la puberté, qui ne sont jamais, à sous-estimer, avant, leur achèvement total. Les adojeunes ont un rapport, fort paradoxal, ambivalent, au corps, comme, à la santé. Leur anatomie est l’objet, de leur part, de tous les soins, de façon, très « narcissique ». L’apparence physique, le bien-être et, la séduction, comptent beaucoup, à leurs yeux. Or, les négligences sanitaires abondent, aussi, tout autant.

 

Liberté est souvent, confondue, avec dépassement, des limites : pour s’éprouver et, éprouver autrui. Le corps est malmené et, testé, au-delà, de tout, ce qu’il peut endurer. Des affections peuvent s’ensuivre. L’adolescence est l’âge, de la « réassurance ». Où, l’on veut prouver, se prouver et, éprouver, s’éprouver, dans la surenchère, l’audace, le pari. Toutes les addictions compulsives sont, de façon infantile, testées. Éthylisme, tabacodépendance, psychédélisme, abus médicamenteux adojuvéniles, augmentent138. Mal-être, ennui, mimétisme, hédonisme, convivialité, transgressions, en sont le moteur.

 

La nocivité, la dépendance, les corollaires. Les cadets signifient, en cela, exister. Les accidents sont la première cause, de mortalité, chez les quinze – vingt-quatre ans. Surtout, des transports et, de la circulation routière. Imprudences, alcool, drogue, irresponsabilité, défis, suicides déguisés, en sont, les causes principales. Plus, que fatalité et, hasard ou, malchance. La prise de risque fait partie, du caractère, du jeune, qui évalue mal, le danger, se targue, d’ « éternité ». Le tribut, à payer, est lourd, tue aussi, autrui, par inconscience, bêtise ! Notre pays est, en la matière, encore et, toujours, très en retard139.

 

Surtout, les jeunes, d’aujourd’hui, sont émotionnellement perturbés, affectivement carencés, psychiquement instables. En un environnement humain, devenu difficile, défavorable, hostile, à l’épanouissement juvénile. Depuis, trente ans, la prévention, en matière, de santé, des juniors, progresse, mais, demeure encore, bien trop médiocre, en ses effets réels. Les interventions épidémiologiques et, curatives, se renforcent, mais, sont toujours, hautement, perfectibles ! La santé physique, psychomorale, comme, sociale, des adojeunes, connaît, trois stades possibles. « Excellent », « satisfaisant », « problématique »140.

 

Le deuxième niveau, est le plus courant, suivi, par le premier, puis, le troisième. Globalement, l’état sanitaire général, de notre jeunesse française : physique, psychique et, social, est devenu relativement, correct. Avec, certes, des failles conjoncturelles et, structurelles, à résorber. Face, à leur propre santé, nos juniors font, habituellement, montre, d’insouciance, d’optimisme, de vitalité. Les filles font part, de plus, de plaintes et, de difficultés psychosomatiques, que les garçons, consultent beaucoup plus. Les variables héréditaires, comportementales, d’âge, de milieu, de parcours, personnalité, niveau, d’études et, la géographie interfèrent, notablement, sur l’état, de santé, de tous les jeunes.

 

Trois milliers, de juniors, de quinze – vingt-quatre ans, meurent, chaque année, en France. Le risque, de mourir, demeure triple, chez les garçons, par rapport, aux filles. Le taux de mortalité progresse, entre le début et, la fin, de l’adolescence. L’accident, à issue fatale, l’emporte, sur la maladie, surtout, chez les garçons. Les morts violentes prédominent, fort nettement, chez les jeunes. Accidents, suicides, homicides ou, empoisonnements involontaires… En matière, de morbidité, les lésions et, les empoisonnements traumatiques priment, notamment, chez les garçons. Les filles consultent, toujours plus, médicalement, que les garçons. La majorité, des accidents mortels, sont les accidents, dits, de la circulation. Cette première cause, de mortalité adojuvénile, est bien plus importante, en France, que dans la plupart, des pays occidentaux. La recherche, du risque, pour lui-même, les sensations procurées, sont une explication majeure. L’accident est cause, de mortalité, mais, aussi, de morbidité, avec les conséquences possibles durables, des handicaps définitifs. Il y a, les accidents scolaires, des sports, loisirs.

 

Les accidents sportifs sont très majoritaires, chez les quinze – vingt-quatre ans, surtout, les garçons141. Beaucoup, de jeunes, se plaignent, de fatigues et, de douleurs : tête, ventre, dos. Surtout, chez les filles. Stress, anxiété, déprimes, progressent. Les jeunes français sont parmi, les plus grands consommateurs, de médicaments psychotropes. Somnifères et, antalgiques ou, calmants. Surtout, les filles. Concernant, les suicides, les vingt – vingt-quatre ans sont plus touchés, que les quinze – dix-neuf. Les garçons meurent bien plus, par suicide, que les filles, notamment, car ils se ratent moins. Les filles font plus, de tentatives, non létales. Les taux, de suicide, juvéniles français, ont baissé, depuis, quelques années, mais, restent, parmi, les plus élevés, d’Occident. Or, la mesure, de la suicidologie, des jeunes français, est sous-évaluée.

 

Nombre, de morts volontaires, de cette génération, étant classées, comme, accidentelles ou, sans causes établies. Le taux, de récidive, est fort important, chez ces juniors, surtout, les garçons. Les pensées suicidaires restent très prégnantes. Ce sont les difficultés et, échecs, souffrances, épreuves, très lourdes, qui génèrent, le plus grand nombre, de réalités suicidaires, chez nos cadets142. De façon globale, les jeunes vont plutôt bien, 85, à 90 pour cent. Contre, 15 à 10 pour cent, de « mal portants ». L’on observe, toutefois, un malaise diffus et, certain, individuel, comme, générationnel, physique, psychique, social. Du fait, d’un contexte sociétal, temporel et, spatial, anxiogène et, fort déprimé. Les filles souffrent plus, que les garçons. Les plus âgés, que leurs cadets. Les jeunes, des milieux défavorisés, exclus, en échec, plus souvent, que les autres.

(Observatoire, de l’Enfance [et de l’Adolescence], en France, 2001)143.

 

De tout temps, toute contrée, être jeune, a toujours, été épreuve difficile. Tout adolescent terrien a, de fait, eu, a, aura, l’obligation, de « faire, toutes ses preuves », afin, de s’imposer, s’insérer, dans le monde adulte. Le défi est d’y parvenir, en un univers conçu, avant tout, avec, par, pour, les aînés. Lesquels, ne sont pas disposés, à abandonner, leurs « privilèges », aux cadets. Cela, est encore, pire, à notre époque, de profondes crises multiformes. En lesquelles, les places disponibles, sont bien plus rares et, les luttes, pour les obtenir, d’autant plus, âpres ! Il serait dommage que, pour exister, le junior n’ait d’autres choix, que rages ou, résignations !

 

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V. Humbert meurt, en 2003, à l’âge, de vingt-deux ans. Il était tétraplégique, suite, à un accident, de la route. Devenu, en outre, aveugle et, muet, mais, lucide, sans espoir, de guérison, très handicapé. Il demande, alors, le droit, à mourir, notamment, en une poignante adresse, au président, de la République française, J. Chirac, (1932-2019, présidence 1995-2007). Alors, que l’euthanasie est illégale, en France. Le suicide, non, pas, forcément, souhaité, par le malade, l’accidenté, le handicapé, incurables. Avec l’aide, de sa mère et, de son médecin, Vincent meurt donc, par absorption, de produits létaux. Il s’exprime, en un livre. (V. Humbert, Je vous demande, le droit, de mourir, témoignage, France, 2003)144. Son combat, celui, de sa mère, pour l’aider, sont aussi, relatés, en un téléfilm dramatique français.

(Marie Humbert, l’amour / le secret, d’une mère, M. Angelo, 2007)-145.

 

Voici, le cas, particulièrement, désespéré, d’un jeune, à la santé, irrémédiablement, altérée, à l’extrême. En un état végétatif définitif, profond. Douloureusement, confronté, à une science médicale, une législation, impuissantes, en son cas, qui luttera courageusement. Non, en l’optique, d’une rémission, hélas, impossible, de ses souffrances aiguës, tant physiques, que morales. Assurément, pour « partir » dignement. Choix personnel, d’un jeune, « aimant fort, la vie », quand, la sienne, à tout jamais, n’est plus viable, à ses yeux. Cela, nous rappelle, que l’adojeunesse n’est pas toujours, loin, s’en faut, une ère, de bonne santé sociopsychosomatique, à toute épreuve, parfaite. Que la maladie, l’accident, le handicap, le suicide, le meurtre, le désespoir, la mort, y ont, hélas, aussi, toute leur part. Comme, pour les aînés, adultes et, âgés.

 

De même, M. Robin (1902-1981), la célèbre mystique française, tombe malade, en 1918, à l’âge, de seize ans. Est diagnostiquée, une tumeur cérébrale, qui la laisse, partiellement, paralysée, malvoyante. Marthe aurait été atteinte, de l’encéphalite léthargique, dite, maladie, de Von Economo-Cruchet, lourde affection inflammatoire, des centres nerveux. Elle passera, toute sa jeunesse, aussi, le reste, de son existence, recluse et alitée. Dans la pénombre, la prière, la solitude, également, gratifiée, de nombreuses visites. M. Robin connaîtra, une vie spirituelle intense, traversée, de privations, de sommeil, alimentaire : inédie, de phénomènes mystiques, dont, la stigmatisation. Après, sa mort, sa cause, en béatification, est officiellement, introduite, à Rome. La vérification méthodique, des phénomènes vécus avérés, est en cours, à cet effet146.

 

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Perfectibles, conditions sanitaires, hygiène, de vie, de l’adoJeune

 

L’état de santé général, des juniors, est, en France, relativement acceptable. Cela tient, au fait, qu’ils sont, par essence, jeunes, vaillants, en bonne forme, que la médecine, l’hygiène, de vie, ont progressé. Plus, que parce qu’ils y accordent, toute l’attention, l’importance, requises. Que notre pays accomplit, des efforts, particulièrement, importants et, suffisants, en matière sanitaire juvénile. Les juniors sont habituellement, fort insouciants, en terme, de santé. Car, leur jeunesse leur donne, le sentiment, l’illusion, que « rien », ne peut, leur arriver.

 

Ils sont très optimistes, car, leur robustesse leur donne l’assurance, de l’ « invulnérabilité ». Leurs grandes vitalité, facultés, de récupération, les entretiennent, puissamment, en un perpétuel maelström, de mouvement, d’énergie. Il serait nécessaire, de mieux, tenir compte, des différences, entre les sexes. Les filles ont bien plus, de préoccupations, d’inquiétudes, concernant, leur santé, que les garçons. Il s’agit, également, de mieux appréhender, les dissemblances, en matière, de santé, du junior. Selon, son hérédité, ses pratiques comportementales, les âges, milieux, parcours, la personnalité, les études, la localisation géographique, le concernant.

 

L’hygiène de vie courante et, les conditions, d’une bonne santé juvénile, demandent, à être améliorées. Pour ce qui concerne, la sérénité, l’équilibre psychomental, qui font, de plus en plus, défaut. Le sommeil : de plus en plus, de jeunes, dorment mal ou, trop peu. « Je n’aime pas, dormir, c’est comme si, l’on était mort ! » Paroles, d’un adolescent, du roman d’aventure, de l’écrivain français, J. Verne (1828-1905), Deux ans de vacances (France, 1888)147. Également, l’activité physique et, sportive : insuffisante. Les modes alimentaires : inappropriés. Avec, notamment, une appétence excessive, des adolescents, pour les produits alimentaires trop sucrés, salés, gras. La propreté corporelle : qui laisse, parfois, à désirer.

 

L’hygiène, des locaux, d’habitation, d’études, de travail et, de loisirs. Les rangements et, l’ordre. La régularité et, la gestion ou, la structuration, du temps, la chronobiologie circadienne. La tempérance, en tout. Cela, éloigne, des excès, garantit, une meilleure « vitalité », une sociabilité enrichissante. Toutes réalités, encore, trop souvent, aléatoires, inefficaces, sans cohérences… L’hygiène de vie, des juniors, est, souvent, empirique, approximative. Il s’agit, de leur inculquer, en famille, à l’école, chez les professionnels concernés, de bien meilleures règles. Pour les aider, à être plus équilibrés et, performants, en la matière. Les jeunes ont été interrogés, concernant, les facteurs, d’hygiène de vie et, de bonne santé. Ils ont donné, une note, de 0 à 10, quant au bénéfice, important ou, non, pour leur santé.

 

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L’hygiène, comme, la propreté, 9. Le sommeil, 8,7. Le moral, 8,6. Les relations, avec leurs amis, 8,5. L’alimentation, 8,4. L’activité, dite, physique ou, sportive, 8. Les relations familiales, 8. Le travail, 6,8. Les informations, de prévention, 6,1. Les résultats scolaires, 6. Les activités intellectuelles, 5,9. Le fait même, de discuter, avec un médecin, 5,4. Le fait, de parler, avec un professeur, 4,7. Le fait, d’échanger, avec une infirmière scolaire, 4.

 

Différents autres éléments ont, également, été notés, de 0 à 10, pour dire, si cela impliquait, un risque important ou, non, pour la santé psychosomatique adojuvénile. Consommer, de l’héroïne, de la cocaïne, d’autres drogues, 9,3. Prendre, des ecstasys, 9,2. Avoir, des rapports sexuels, non protégés, 8,5. Boire, de l’alcool, régulièrement, 8,1. Fumer, du cannabis, 7,8. Fumer, des cigarettes, 7,3. Avoir, des idées noires, 7,2. Être, en conflit, avec ses parents, 6,6. Avoir, des kilos, en trop, 5,9. Grignoter, entre les repas, 5,4. Passer, des heures, devant, l’ordinateur, 5,2. Avoir, des rapports difficiles, avec ses professeurs, 4,7. « Se disputer », avec ses frères et, sœurs, 4,6. Boire, de l’alcool, occasionnellement, 4,5. (Pfizer, France, 2008)148.

 

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La façon, de vivre, le niveau, la qualité, de vie, des juniors, déterminent, leur état, de santé, au présent et, d’adulte futur. La crise socioéconomique, les différenciations culturelles, jouent un rôle discriminant majeur, en progression, en la matière. Globalement, les garçons se disent, en bien meilleure santé, physique et, psychique ou, sociale, que les filles. Ils développent, une meilleure acceptation, estime, confiance et, affirmation, d’eux-mêmes. Les filles connaissent, bien plus, de troubles anxiodépressifs, que leurs homologues masculins. Notre culture latine machiste, de domination masculine, pourrait, sans doute, fort, accroître, le sentiment, d’aisance personnelle, des garçons. Qui est encouragé, valorisé, à tous points de vue et, en priorité, en société androcentrique. Ce qui accroît, le malaise, des filles149.

 

La santé juvénile concerne, tous les aspects pubertaires, gynécologiques, vaccinaux, orthopédiques et, médico-sportifs. Dermatologiques, les affections chroniques et, les somatisations, les fatigues et, le sommeil, l’alimentation et, leurs troubles. Les problèmes pondéraux, les infections, maladies sexuelles, la contraception, les grossesses, la parentalité, les orientations et, l’éducation sexuelles. La santé psychomentale : anxiétés, phobies, dépressions, suicidologie et, psychopathologie150… Les addictions physiques et, psychiques, aux personnes, produits et, comportements, légales et, proscrites, les « prises de risques », les attitudes violentes151. La prévention accidentelle, les victimes, de violences, d’atteintes sociales. L’épidémiologie, la prévention, l’éducation, à la santé, la santé scolaire, l’accueil, des adojeunes, en structures, les pratiques, de soins, plus spécifiques, adaptées152…

 

Pendant, la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) et, dans les années, du très dur, immédiat Après-guerre, en France, il y a période, de pénurie, rationnement alimentaires. (Décennie 1940). La catégorie J 3, Jeunes, de la troisième catégorie, désigne alors, les adolescents et, jeunes mineurs, de treize – vingt-et-un an. Ces derniers ont donc, droit, à une « carte d’alimentation », spécifique, aux juniors. Donnant accès, à une nourriture, bien plus riche, que celle, des adultes. Pour tenir compte, des besoins, caloriques et, physiologiques, de la croissance biopsychique juvénile. Plus importants encore, que ceux, de leurs aînés ou, même, des enfants. Cela, est une façon, de reconnaître, très officiellement, que les jeunes ont, en matière, de santé, comme, en d’autres, une réalité et, des impératifs, des droits spécifiques, à respecter.

 

Même, en période historique troublée, de conflit armé majeur et, de marasme économique aigu. Des besoins, plus particuliers et, cruciaux, que ceux, de toute autre catégorie, de la population, enfants et, personnes âgées, exceptés153. Ce qui est si crucial, en temps, de guerre, le reste, en dehors, surtout, en période, de crise socioéconomique. Il demeure donc, capital, prioritaire, de toujours, favoriser, la santé, la plénitude, des adojeunes. Aux alentours, de vingt-trois ans, en moyenne, en 2007, neuf jeunes, sur dix, appréhendent leur santé, positivement. Les garçons se disent, en meilleure santé, que les filles. Ils minorent, l’effet, des « conduites, à risques », sur leurdite santé. Filles et, garçons fument, à peu près, autant, pour presque, la moitié, d’entre eux. Les filles sont moins, alcoolisées, que les garçons et, font plus, attention, à leur santé.

 

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91 pour cent, des jeunes, se disent, en bonne ou, très bonne santé. 9 pour cent, indiquent, une santé altérée : moyenne ou, mauvaise ou, très mauvaise. Un adojeune, sur sept, dit souffrir, d’une ou, plusieurs maladies chroniques. 11 pour cent, chez les adojuniors, s’estimant, en bonne santé. 43 pour cent, parmi ceux, se disant, en santé altérée. Allergies, asthme, migraines, maladies, de peau, maux, de dos, affections, de la thyroïde et, dépressions, constituent, les trois quarts, des maladies chroniques évoquées. Parmi, les jeunes, à états, de santé, altérés, les filles déclarent plus, de maladies chroniques. À 47 pour cent, contre, 39 pour cent, pour les garçons. Moins, de 10 pour cent, des juniors, pensent, être limités, depuis, au moins, six mois, en leurs activités quotidiennes, du fait, d’une difficulté, de santé. Parmi, les jeunes, à santé altérée, les garçons dépassent les filles, à 45 pour cent, contre 35. (Insee, France, 2009).

 

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Taille et, poids déterminent, l’indice, de masse corporelle, Imc. Il s’agit, du rapport, du poids, en kilos, sur la taille, en mètre. Le tout, « au carré ». Selon, l’Oms, moins, de 18,5 : sous-poids ou, maigreur. De 18,5, à moins, de 25 : poids normal. De 25, à moins, de 30 : surpoids. À partir, de 30 : obésité. Un junior, sur dix, serait, en sous-poids. Plus, d’un, sur six, serait, en surpoids. Une fille, sur six, serait, en sous-poids, contre, un garçon, sur vingt. Près, d’un garçon, sur cinq, serait, en surcharge pondérale, contre, une fille, sur six. Filles et, garçons seraient obèses, en les mêmes proportions, de 4 pour cent. Le regard, des filles et, garçons, sur leur corps, diffère et, ne correspond pas toujours, à l’Imc.

 

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17 pour cent, des garçons, se voient un peu ou, beaucoup, trop maigres, contre, 5 pour cent, des ados filles. En revanche, 44 pour cent, de ces dernières, se trouveraient un peu ou, beaucoup, trop grosses, contre, 21 pour cent, des garçons. Parmi, les filles, à poids normal, 40 pour cent, se voient un peu ou, beaucoup, « trop grosses ». Contre, 20 pour cent, des garçons. Les garçons pensent, un peu plus, que les filles, avoir, une alimentation, considérée plutôt ou, bien équilibrée, à 65 pour cent, contre 63, pour les filles. Ils sont plus nombreux, à pratiquer, au moins, une fois, par semaine, une activité sportive, à 57 pour cent, contre, 38. Quant au sommeil, la moitié, des jeunes interrogés, disent, dormir, huit heures, par nuit, en semaine. La durée moyenne déclarée, s’établit, à huit heures trente-sept minutes. Un jeune sur deux, dit n’avoir, que rarement ou, jamais, de « difficultés, de sommeil ». Les filles usent bien plus, de somnifères, d’anxiolytiques et, de tranquillisants, que les garçons. Dans les douze derniers mois, 12 pour cent, des filles, disent, avoir pris, des anxiolytiques, 8 pour cent, des somnifères, 5 pour cent, des antidépresseurs. Contre, respectivement, 5, 4 et, 2 pour cent, chez les garçons.

 

Près de, 40 pour cent, des jeunes, disent fumer, tous les jours. 42 pour cent, des garçons, 36 pour cent, des jeunes filles. 43 pour cent, des garçons, 47 pour cent, des filles, disent n’avoir jamais fumé. Le métier des parents, la position, dans les études et, l’emploi, du jeune, influent beaucoup, sur la consommation tabagique. Les enfants, d’employés, d’artisans, de commerçants, fument plus, quotidiennement, que ceux, d’agriculteurs ou, de cadres. Les fumeurs quotidiens, parmi, les étudiants, sont moins, de 30 pour cent. Soit donc, moins, d’un tiers. Cela, concerne, 45 pour cent, parmi, des juniors, ayant achevé, leurs études, 51 pour cent, pour les chômeurs et, inactifs. Il semble que, plus, le niveau social et, d’étude, est élevé, plus, le tabagisme est limité. Plus, il est modeste, plus, le tabagisme est important. Ainsi, bon niveau social, d’éducation, bonne santé, généralement, seraient corrélés.

 

Un jeune sur quatre, dit ne pas consommer, du tout, d’alcool. Or, un ado sur cinq, avoue boire, au moins, deux fois, par semaine. En ce cas, plus d’un junior, sur deux, dit s’arrêter, à un seul verre et, un tiers, à deux verres. Pour la consommation ponctuelle, près d’un tiers, des jeunes, disent, qu’ils peuvent boire, au moins, une fois, par mois, au minimum, six verres, à un même moment. À l’inverse, du tabac, les filles sont plus « raisonnables », que les garçons, quant à l’alcool. 36 pour cent, disent, ne pas en consommer, du tout, contre seulement, 19 pour cent, de garçons. Parmi les adojeunes, consommant, de l’alcool, la fréquence est bien supérieure, chez les garçons. Six sur dix, sont des buveurs, à risque chronique. Ils boivent bien plus, que les recommandations, mais, moins, de quarante-huit verres, par semaine.

 

Ils boivent, au moins, une fois, par semaine, six verres ou, plus, à une même occasion. Le non-consommateur ne boit, quant à lui, jamais rien. Le consommateur « sans risque », ne boit pas plus, de quatorze verres, par semaine, pour les filles, vingt-et-un, pour les garçons. Jamais, six verres ou, plus, pendant une seule, même occasion. Le consommateur, « à risques ponctuels », ne boit pas plus, de quatorze verres, par semaine, pour les filles, vingt-et-un, pour les garçons. Il consomme parfois, six verres ou, plus, lors, d’une même occasion. Pour la majorité, des adojeunes, il y a risque ponctuel. Or, plus d’un garçon, sur dix, est consommateur, à risque chronique. Contrairement, au tabac, ce sont les étudiants, qui consomment, le plus souvent, de l’alcool. 52 pour cent, d’entre eux, sont des « buveurs, à risque », pour la plupart, ponctuel. Les enfants d’agriculteurs, de cadres, consomment plus, que ceux, d’employés et, d’ouvriers.

 

Un garçon sur six, affirme avoir consommé, au cours, des douze derniers mois, d’autres psychotropes, que l’alcool et, le tabac. Contre, une fille sur dix. 40 pour cent, des jeunes, disent avoir eu, au moins, un problème de santé « sérieux », lors, des cinq années, avant l’enquête. Ce qui est au-delà, des normes admissibles. Les accidents domestiques, de la circulation, sportifs et du travail, concernent, presque un adojeune sur cinq. Les garçons, deux fois plus souvent, que les filles. 14 pour cent, des filles, ont eu une grossesse, menée à terme ou, non. 7 pour cent, des jeunes, ont eu une opération, de chirurgie, importante. 5 pour cent, ont été victimes, d’actes, de violence. 4 pour cent, ont eu une maladie importante. Cela, a interrompu, leur activité scolaire, d’emploi. Plus d’un quart, des jeunes, ayant eu, au moins, l’un de ces problèmes, ont eu un arrêt, entre un et six mois. 13 pour cent, ont dû s’arrêter, entre six mois et un an.

 

Plus, de huit jeunes sur dix, disent avoir consulté, leur médecin généraliste, lors, des douze derniers mois. Seulement, un junior sur deux, concernant le dentiste. Les filles vont plus souvent, chez leur médecin. Plus, de neuf filles, sur dix, disent, avoir vu un généraliste, lors, de l’année écoulée, contre, à peine, huit garçons sur dix. Il en va, de même, pour le dentiste : 55 pour cent, des filles, contre, 45 pour cent, des garçons. 62 pour cent, des filles, ont consulté un gynécologue, lors, de l’année écoulée. Plus rarement, les jeunes voient des ophtalmologues, dermatologues, chirurgiens, Orl et allergologues. Un peu plus, d’un jeune sur dix, affirme avoir renoncé, à des soins dentaires, pour des raisons financières, au cours, de l’année, venant, de finir. Ce qui est inacceptable, en un pays riche ! Un jeune sur dix, dit avoir manqué, de temps, pour ses soins dentaires ou, craint le fait, de voir un dentiste.

 

Il y a, des critères, qui incitent, un junior, à se penser, en bonne santé, ou non. Notamment, l’hygiène de vie, le rapport, au corps, la santé psychique. Ainsi, le sentiment, d’insuffisance pondérale, est, plutôt, lié, à un état ressenti, de mauvaise santé. Un jeune sur six, se disant, en « santé altérée », est en sous-poids, un sur cinq, se ressent comme, un peu ou, beaucoup, trop maigre. Contre, 10 pour cent, des jeunes, en bonne ou, très bonne santé. Le mauvais sommeil, une nervosité récurrente ou, la consommation, de psychotropes, autres, que le tabac, l’alcool, sont aussi, des vecteurs liés, à une santé, ressentie moyenne, mauvaise ou, très mauvaise.

 

Près, de la moitié, des juniors, en santé perçue altérée, ont des problèmes de sommeil, une à plusieurs fois, par semaine. Autant, se sont sentis « nerveux », très souvent, dans le mois antérieur, à cette étude. Les études, comme, l’emploi positifs, sont des facteurs favorables, en terme, de bonne santé perçue. Avoir un emploi, un logement autonome et, être en couple. Les écarts, quant au ressenti, des jeunes, sur leur santé, sont bien moindres, que ceux, concernant, les modes de vie ou, la santé psychique. Les inégalités sociales existent, importent fort, mais, elles influent, surtout, quant aux attitudes et, modes de vie liés. (Insee, France, 2009)-154.

 

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Les jeunes français scolarisés, de seize ans, accroissent leurs consommations, d’alcool, de tabac et, cannabis. Alors, qu’il y a stabilité, en Europe. Nos juniors sont ceux, qui consomment, le plus, de cannabis. Excepté, les jeunes tchèques, ceux aussi, qui usent le plus, des drogues illicites, hors haschisch. (Espad / Ofdt, France, 2012). Triste constat, fort peu étonnant, en la mesure, où les jeunes, de France, sont parmi, ceux d’Occident, les plus « tourmentés » moralement, socialement, économiquement. Ils sont parmi, les moins insérés, aimés, respectés, en leur société. Leurs emploi et, études posent problème. Leur pauvreté atteint des sommets. Ils sont parmi, les plus délaissés, maltraités. Ils croient, de moins en moins, en eux, quasi, plus du tout, en leur pays. Pourquoi, un tel désamour dramatique, entre la France et, sa jeunesse ? Que fait, ce pays, pour sa descendance ? Pourquoi, les Français, ne « croient-ils pas plus, en leurs propres enfants » ?

 

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Aspects démographiques, items, d’équilibre, néogénérationnels

 

La démographie française actuelle, connaît, une « vitalité » accrue. Inédite, depuis, plusieurs décennies. Elle aura un impact, sur la jeune génération ultérieure. Avec, plus, de natalité, une meilleure espérance, de vie, un vieillissement, de la population générale. Celle, d’aujourd’hui, est celle, d’une classe démographique creuse, très anémiée, ce qui la place, en situation, bien marginale, défavorable. La tranche d’âge, « Baby-Boomer », notamment, des seniors retraités et, des plus, de soixante ans, de plus en plus, nombreuse, domine.

 

Avec, son très grand poids démographique, pouvoir d’achat important, son influence électorale majeure… Sa longévité et, vitalité, de vie, ne cessent, de croître. Elle tarde, à « se retirer, des affaires ». Contrairement, aux adojuniors, d’aujourd’hui, tous ces seniors, ont connu, la pleine prospérité, ont été « mieux gratifiés », par la vie. D’où, parfois, une certaine propension, « arrogante et tyrannique », aux dépens, des cadets. Les jeunes dépendant, tardivement, des générations antérieures, en sont réduits, à l’inexistence, l’ « invisibilité sociale ».

 

Démographiquement, la jeunesse actuelle se fait, bien plus rare, perd, de son poids relatif, alors, que la population âgée, grandit. La reprise démographique, des décennies 2000-2010, fera, que les jeunes, de celles, d’après, seront, de nouveau, plus nombreux et, influents. Ils vivront, bien plus longtemps et, en meilleure santé. L’espérance, de vie, s’améliorant, pour tous, ils seront confrontés, à un net vieillissement, de la population générale. Ce qui ne sera pas, sans causer, certaines difficultés, de dépendance, relations intergénérationnelles. Les objectifs, d’une bonne santé physique, psychique, sociale, du jeune, seront alors, de mieux mûrir, en sérénité. S’épanouir intérieurement, ainsi, qu’avec les autres. Travailler, plus harmonieusement, en ses études et, son métier. Il apparaît, de toute première importance, que notre collectivité, en prenne meilleure conscience. Aide mieux, sa descendance, à y parvenir. Or, à l’adojeunesse, la frontière, entre vie et, mort, est ténue.

 

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En 2009, en France, 3 181 jeunes, de quinze – vingt-quatre ans, meurent, avec un taux, de mortalité, de 42 pour 100 000. 32,2 pour cent, par accident routier. 16,4, par suicide. 9,5, par tumeurs. 8,8, par maladie nerveuse ou, des sens. 3,9, par maladie circulatoire… (Inserm, France, 2009).

 

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LES RISQUES, PRÉVENTIONS, SOINS SANITAIRES, DES JUNIORS

 

 

Quand, la santé, des jeunes, est altérée, ce peut être, comme, pour le reste, de la population, d’une certaine gravité. Plus bénin ou, plus sérieux, aussi. Quoi, qu’il en soit, il importe, que les politiques, le système, de santé, à destination, des adojuniors, soient adaptés, au plus près, à leurs états et, besoins spécifiques. Pour que les pratiques et, les situations sanitaires, de la nouvelle génération, soient, des plus satisfaisantes, pour son intégrité psychosomatique155.

 

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Des adolescents new-yorkais, sont en quête, de jeunes filles vierges, en vue, de sexualité non protégée, sans risque. Le jeune Telly, seize ans, skateur, en est le « meneur ». Or, il est, sans le savoir, séropositif et, a même contaminé, son ex-petite amie, novice, avant lui. Elle le recherche, pour qu’il ne récidive pas. Ainsi, va la sexualité « débridée », de certains jeunes, au temps, du Sida. Ainsi, que leur consumérisme alcoolique, tabagique et, toxicomaniaque. Leurs polyviolences, déviances, aussi. Cette fiction est le fil conducteur, du drame cinématographique américain, de L. Clark, Kids (1995)156. Certes, le film « met en scène », une adojeunesse extrême, défavorisée, perdue, désaxée. En un mot, perverse, malsaine. Quasi pathologique, en ses graves et, dommageables dérives. Qu’en est-il, au juste, de l’adojeunesse occidentale « ordinaire », à l’égard, de la santé, des prises de risques ou, des addictions ? Depuis, un demi-siècle, déjà, il en va, en la matière, comme, des délinquances. Plus, d’usages, bien plus souvent, plus extrêmes et intensifs, de plus en plus jeune, de façon, plus répétitive, multiforme ou, concomitante.

 

En temps persistant, de Sida, Mst, d’Ist, en recrudescence, les jeunes ne se protègent pas, toujours, non adéquatement, pas assez. De même, que les grossesses, non désirées, les avortements subséquents, restent trop nombreux. La contraception adojuvénile, trop souvent, défaillante. Faute, d’éducation idoine, d’idéal élevé, à sa portée surtout, la jeunesse majoritaire s’étourdit, de délétères sensations illusoires. Quand, la sensualité fugace, vide, remplace fort, l’esprit transcendant, rien, de bon, n’est à advenir. La mort ultérieure tragique, par suicide, overdose, de deux jeunes acteurs, du film, le démontre fort bien, hélas ! Jeunesse, qui ne sait, ni qui, elle est, ni d’où, elle vient, ni où, elle va, est « génération perdue ». Aujourd’hui, l’on constate, une explosion, des cas, de Sida, d’infections sexuellement transmissibles, notamment, chez les quinze – vingt-quatre ans. Les pratiques, à risques, sont nombreuses. L’ignorance, en terme, de santé, dangers sexuels, persiste. Une meilleure prévention, des relâchements, s’impose !

 

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« Lourds désordres, dommageables », de la constitution, du jeune

 

Au sens, qui nous intéresse, trouble, est un terme récent, du dix-neuvième siècle. Il signifie, « modification pathologique, des activités, de l’organisme ou, du comportement – physique ou, mental – de l’être vivant ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)157. Les jeunes sont, a priori, plus, que leurs aînés, à l’abri, de graves ennuis, de santé. Ce qui n’empêche pas, pour autant, une minorité, d’en connaître. Les accidents, notamment, de la circulation routière, concernent les jeunes piétons, deux roues et, tous véhicules motorisés. Également, le cadre, des sports et, loisirs. Ils sont aussi, dus, à des imprudences, négligences.

 

Ils sont, la toute première cause, très importante, de mortalité, handicaps psychophysiques et, d’atteintes lésionnelles psychocorporelles, chez les quinze – vingt-quatre ans. Ils demeurent, beaucoup trop, nombreux et, graves aussi, comparativement, à l’étranger. Ils sont, le plus souvent, évitables. Les quinze – vingt-quatre ans représentent, quinze pour cent, de la population générale. Plus, du quart, des tués, des accidents, de la circulation routière ! Un tiers, des blessés graves. Soit, nettement, le double, d’accidentés, par rapport, au pourcentage, des juniors, dans la population totale ! Cela, est inacceptable !

 

Un mort, sur quatre, sur les routes, a moins, de vingt-cinq ans. Cela, représente, trente décès, par semaine, selon, les chiffres, de 2010, de la Sécurité routière française. Les dix-huit – vingt-quatre ans, risquent, trois fois plus, d’accidents, que les autres. De très gros efforts, restent à faire, en cette matière. Notamment, en terme, de formation, à la bonne conduite automobile, la sécurité, quant aux alcoolisations, prises de drogues, au volant. La plupart, de ces accidents, interviennent, de nuit, le week-end, en rentrant, de soirées alcoolisées158. Les trois quarts, des adolescents, déclarent, avoir observé, des jeunes, prendre, des risques, pour leur santé159. Notre pays bat donc, des « records » insensés, en matière, d’hécatombes routières, en Occident. Tout particulièrement, chez les jeunes ! Il est alors, urgent, que cesse, ce « scandale, à la française », dû, à la bêtise, l’incurie, l’impéritie générales !

 

La prévention, des accidents, de la circulation, sportifs, des loisirs ou, dus, aux négligences, imprudences, reste, le parent pauvre, de la prévention sanitaire, des jeunes. Leur nombre, très excessif, en témoigne160. Il appartient, de façon obligatoire, à toute auto-école, de conduite automobile, d’assurer, de véritables cours didactiques, de sécurité routière, aux futurs jeunes conducteurs. Les radars automatiques routiers sont, seront, plus systématisés encore, sur le territoire national. Il s’agit, de lutter, contre, le fléau, des accidents, de la route, adojuvéniles. La répression, de l’insécurité routière, est et, sera accrue. Les conditions, d’obtention, du permis, de conduire, durcies. Des campagnes, de prévention spécialisée, sont amenées, à se développer. En particulier, pour les excès, de vitesse, prises, de risques, alcoolisme, psychédélisme, au volant. Il convient, de s’inspirer, de l’exemple étranger, qui consiste, à ce que, tout conducteur, par roulement, ne boive pas et, ramène, les autres. Que ceux-ci, soient incités, à se modérer.

 

De même, les enseignants, d’éducation physique, sportive, assureraient, des « modules, de sécurité sportive », à leurs élèves161. Concernant, les risques potentiels, des loisirs, de la voie publique, il revient, aux diverses autorités, publiques et, privées, impliquées, d’assurer, une bien meilleure surveillance. Des préventions, interventions, plus diligentes, en cas, de besoin. Il est prévu, à l’instar, de nos voisins britanniques, de généraliser, la sécurisation vidéo urbaine. Ce programme sera accéléré, accentué, pour une meilleure sûreté générale et, routière.

 

Pensées, tentatives suicidaires et, suicides, des quinze – vingt-quatre ans, ont, eux aussi, des ratios, anormalement élevés, sous-déclarés, en France. Parmi, les plus importants, d’Europe ! Ce scandale, de notre société, si favorisée, deuxième, cause mortifère juvénile, fait cinq cents morts « déclarées », annuelles. En réalité, sans doute, plus, du fait, des probables « suicides déguisés », camouflés, en – faux – « accidents ». Cent vingt mille tentatives, chez les jeunes, sont dénombrées, par an, en notre pays. Dont, quarante mille, donnant lieu, à une hospitalisation. En un contexte sociétal, si difficile, pour eux, l’on observe, l’importance, des idées suicidaires et, des marasmes psychiques, des juniors162.

 

Ainsi, que des stress, déprimes, dépressions, chez les jeunes. Le climat y est, à la morosité. Le mal-être psychique est exprimé, dans la chair. L’adolescent met alors, en jeu, ce qu’il a, de plus précieux : lui-même. Pour exorciser, son spleen existentiel et, revivre ailleurs, autrement. Il ne veut pas tant, généralement, mourir, que faire cesser, ses souffrances, son mal-être. Le jeune est « déçu », de lui, des autres, de la vie. Il éprouve, une certaine solitude, un échec, une impression, d’impasse, d’étouffement progressif, insupportable. Il est parfois, sous le coup, d’une épreuve, jugée, insurmontable. Voire, sans raisons précises, une certaine « fadeur, de vie », va l’amener, à vouloir, succomber163. Fixons-nous, pour objectif décennal, de réduire, de moitié, minimum, le nombre, de suicides, de tentatives, d’autolyses, chez, les quinze – vingt-quatre ans. Cela, évitera, par bonne prévention, « en amont », que cette deuxième cause, de mortalité, chez les adojuniors, ne devienne, un jour, quasi première. Comme, chez leurs aînés, de vingt-cinq – trente-quatre ans. Pour cela, il convient, de, vite et résolument, s’attaquer, aux « racines, du mal », les pensées suicidaires et, dépressogènes, des adolescents. Lesquelles, empoisonnent, leur vie.

 

Ces idées, de mort, juvéniles, notamment, en France, sont trop généralisées, récurrentes. Bien plus, nombreuses encore, que les suicides, leurs tentatives164. Cela, passe, par plus, de structures et, professionnels spécialisés. Surtout, un meilleur accueil, de la jeunesse, en notre société. Un adojeune bien entouré, écouté, traité et, encouragé, se porte mieux. Soyons, plus attentifs, aux réalités, besoins, attentes, de nos juniors, aux signaux d’alerte, avant-coureurs. Le suicide adojuvénile ne saurait être, le drame absolu, en un pays, tel, que le nôtre, avec des « alarmes », en la matière. Les structures, de suicidologie, spécifiques, pour ados, pourraient se multiplier. À l’exemple, du centre J. Abadie, du Chu de Bordeaux (France), sous la responsabilité, du Dr X. Pommereau, psychiatre hospitalier165. La prévention s’impose, avec des campagnes adaptées, une grande attention permanente, des adultes. Disponibilité, écoute, prise en compte, au sérieux, de tous les adolescents, sans exception. Il y a aussi, les affections somatiques, comme, l’asthme, le diabète, les méningites, les hépatites virales, les problèmes orthopédiques, la morbidité et, la mortalité adojuvéniles.

 

Elles nous apportent, des enseignements significatifs166. Il est, en particulier, de la plus haute importance, de tenir, le plus soigneux compte, des facteurs pathogènes « prédisposants ». Héréditaires, génétiques familiaux, de chaque sujet167. Les « check up » sanitaires complets, pour les quinze – vingt-quatre ans, seront systématisés. Une fois, par an, pour les lycéens et, les étudiants, de la classe, de seconde, à la fin, des études supérieures. De même, quant aux jeunes, en apprentissage, au chômage, salariés. Actuellement, ces contrôles, de santé, n’ont lieu, qu’en classe, de troisième, en terminale, à l’entrée, des études supérieures et, avant, une embauche professionnelle. Cela, requiert, des moyens importants, inexistants, aujourd’hui168.

 

Les violences physiques, psychiques, sont dirigées, contre, les autres ou, soi-même : hétéro agressions ou, auto agressions. Elles sont également, fort susceptibles, de causer, en notre jeunesse, des blessures ou, altérations, de santé, corporelles, morales, voire, des décès. Par coups et, blessures, surtout, chez les garçons et, concernant, les exoviolences. Plutôt, pour les filles, quant aux auto ou, endo agressions, par automortifications, suicides, comme, tentatives suicidaires. Il en va, de même, concernant, les atteintes sexuelles, qui sont, en recrudescence, chez les jeunes. Toutes ces violences sont, surtout, le fait, des juniors, entre eux.

 

Leur santé est alors, très compromise, par des outrages subis, du fait, d’autrui, de façon, plus ou, moins, « sadique ». Par plaisir, de faire souffrir, en particulier, d’autres adojeunes, plus faibles, boucs émissaires, victimes désignées. Comme, les coups, blessures volontaires, les harcèlements moraux incessants. Par railleries, vexations, humiliations publiques systématiques. Le jeune croit compenser, son mal-être, par exutoire, créant, un malaise, plus grand, encore, que le sien, chez ses semblables. Il y a, les attaques, que certains juniors, s’infligent, à eux-mêmes, non, pas, tentatives suicidaires ou, volonté, de mort. Plutôt, alarmants signaux. Lesquels, impliquent, toujours, d’inquiétants malaises et, dysfonctionnements psychiques169 !

 

Il s’agit, d’autoagressions, visant, à exprimer, sa souffrance, se punir, d’être, ce que l’on est, par désamour, de soi. Pour signifier, à l’entourage, combien, l’on souffre, en signe, aussi, de reproche, rétorsion, contre lui. Il s’agit, également, de « matérialiser », sa souffrance morale, en s’imposant, sans détour, de souffrir physiquement, en sa chair. En une sorte, d’ « expiation, de transcendance, rédemption », de soi, par sa douleur, quasi, à l’image même, de la passion christique. Cela, peut même, procurer, un certain plaisir « masochiste », à se malmener ainsi, notamment, quand, l’adojeune ne s’aime pas. L’on peut alors, citer, les scarifications, griffures, écorchures, coupures, piqûres et, saignements. Les coups, brûlures, arrachages, marquages, privations et, excès. Les autoprivations, autopunitions morales, aussi, les solitudes excessives, que l’on s’impose… Tatouages, comme, piercings, peuvent être, de simples, anodines, marques, d’identité et, d’individualisation, recherchées, par les juniors. Ils peuvent être, également, chez d’autres, une manifestation, de souffrance, visant, à s’ « auto supplicier », de façon, autopunitive. Quant aux atteintes sexuelles, elles sont, d’abord, le fait, hélas, croissant, grave, des jeunes, entre eux.

 

Elles concernent, essentiellement, les agressions, des garçons, sur les filles. Puis, viennent, les déviances sexuelles, des adultes, sur les jeunes. Là encore, surveillances, préventions et, sanctions, s’imposent. Par la répression et, l’éducation, le dialogue, la proposition, d’activités anti-oisivetés, adaptées, aux goûts, des jeunes… Même si, la plupart, des juniors, « vont plutôt, bien, dans leur tête, corps », les « bleus, à l’âme », sont légion, chez eux. Ils leur occasionnent, des souffrances morales, des plus inutiles170. Bien, des affections somatiques, des jeunes, sont d’origine psychique. Les interactions sont grandes, à l’adolescence. Les désordres, mal-être, de cet âge, progressent, en nombre, comme, gravité. Notre néogénération se sait, ni attendue ni, entendue, par sa propre société. Elle souffre, d’indifférences, de solitudes, désespérances. Dépressions, anxiétés, angoisses, tristesses, indifférences, replis, sur soi, adojuvéniles, sont multiples. Aucun, souffle moral, d’espoir, ne la conforte, de la part, d’adultes « irresponsables, inexistants, insignifiants ». Lesquels, n’assument plus, pleinement, leur devoir ou, mal, à l’égard, de leur propre descendance, pourtant, si désirée. Paradoxe, des plus déroutants, révoltants !

 

L’adolescent consomme, de plus en plus, d’antidépresseurs, de somnifères, médicaments « psy ». Il s’agit, d’une éperdue fuite, en avant, délétère, vers l’irréalité, le confort factice, qui occulte, la vraie solution, de l’agir171. Nous avons vu, que les raisons principales, des blessures psychologiques, des adolescents, notamment, dépressives, anxieuses, étaient dues, à leurs conditions, de vie, et, d’environnement. Bien plus, qu’à de « congénitales tares » propres. Les entités, de prises en charges, de ces « implosions, de l’âme », sont à développer. Ainsi, qu’une prévention, par de meilleures conditions, d’appréhension, de la néogénération. Cela, est tout le rôle crucial, de la psychologie clinique, de l’adolescence et, de la jeunesse. Il s’agit, d’éviter, que des « adojeunes, moralement ictériques », éprouvent, très cruellement, en leur chair et, leur esprit, la marque, de tourments psychologiques, parfois, insupportables. Ce temps, de vie, ne saurait être, celui, de la pure souffrance. Il convient, pour la société, de mieux, le considérer, l’accueillir. Aucun, sujet, ne peut être livré, à lui-même, à la solitude. Le junior, encore moins !

 

L’on « prendra en charge », immédiate, tout adolescent, qui semble, avoir besoin, d’aide, de réconfort et, d’écoute vraie, des adultes. Nos jeunes ne peuvent supporter, de manquer, de tendresse, d’affection, d’amour. En un monde féroce, qui écrase, les plus vulnérables, ne les écoute pas. Ils ne peuvent pas, se torturer, être déchirés, par l’indifférence. L’antidote consiste, à insuffler, de la joie de vivre, au lieu, de la sinistrose, en laquelle, se complaisent, de façon, si malsaine, trop d’adultes. Le refus, de la société dépressive, peut guider, toute appréhension humaniste, oblative, de l’adolescent172. L’adojeunesse est loin, d’être exempte, de souffrances psychiques, comme, psychopathologiques. L’on peut citer, l’anxiété, l’angoisse. Angoisse, de séparation, trouble, d’anxiété généralisée, attaque, de panique, phobies, évitement, inhibition, dysmorphophobies. Ensuite, troubles obsessionnels, compulsifs, dépressions, troubles, des conduites alimentaires, anorexies, boulimies, addictions. En un monde égoïste et, solitaire, la jeunesse occidentale est fort livrée, à elle-même, ses insolubles tourments. (Alvin, Marcelli, 2005).

 

Conduites, à risque, suicides, tentatives et, pensées suicidaires. Psychoses, schizophrénie, autismes et, névroses aiguës… Quant aux affections somatiques sérieuses, elles concernent, les maladies chroniques, l’asthme, les épilepsies, l’obésité et, les scolioses. Aussi, le diabète, les cancers, les leucémies, la mucoviscidose, les cardiopathies. Puis, les infirmités motrices cérébrales, les myopathies, l’infection, par le Vih173… Les difficultés caractérielles adojuvéniles peuvent être, de l’ordre, de l’extraversion. Laquelle, peut aller, jusqu’à l’exubérance fantasque, l’intolérance, à la frustration, la versatilité, la grande variabilité, d’humeur. Tout ceci, peut être, un paravent, pour un certain mal-être. L’introversion aiguë est, quant à elle, une forte difficulté relationnelle, à autrui, un retrait, de la vie sociale. Il s’agit, d’une protection, contre, l’extérieur, à soi. Mensonges, mythomanies, révoltes oppositionnelles récurrentes, peuvent, aussi, poser problème, à l’adolescence. L’adojeunesse est un âge, de vie, au cours, duquel, les conduites, à risque, sont fréquentes. En l’objectif principal, de s’éprouver, « tester », dépasser, les limites, réputées, être celles, de l’enfance. Jugées, caduques, abaissantes, restrictives.

 

L’alcoolisme est un « fléau juvénile majeur », qui pourrait, un jour, être la première cause, de mortalité, chez les quinze – vingt-quatre ans, d’Occident. Il est surtout, collectif, comme, rite, de socialisation, ludique, récréatif, de convivialité, commensalité néogénérationnelles. Ivresse, dépendance, désinhibition, autotranquillisation, sont les spécificités, de cette nette appétence alcoolique, des juniors. Les fugues ne sont pas rares, à l’adolescence. Il s’agit, d’explorations aventureuses, de fuites, de difficultés, devenant, trop insupportables. Le fugueur se rappelle aussi, « au bon souvenir », de son entourage, pour souligner, tout son « marasme ».

 

Le vol est fréquent, chez les jeunes. Première forme, de déviance adojuvénile, plus, des trois quarts, des larcins, en grands magasins, seraient le fait, de la nouvelle génération. Cela, peut aller, jusqu’à, la cleptomanie pathologique. Les adojeunes sont fort concernés, par la psychopathologie. La dépression et, maladie mentale grave, toucheraient, jusqu’à 10 pour cent, des adolescents. Les filles sont plus atteintes, que les garçons. Les symptômes principaux sont, la tristesse, l’anxiété, l’inhibition, la souffrance morale, l’inappétence, l’isolement, les fatigues. Des troubles, du sommeil, nutritionnels, une autodépréciation, une angoisse, d’abandon…

 

Suicides, tentatives et, pensées suicidaires, obèrent, l’adolescence. Ils sont, à appréhender, avec réactivité, le plus grand sérieux, l’attention extrême. Les garçons parviennent, à mourir, par autolyse, trois fois plus, que les filles. Il s’agit plus, de fuir, ses souffrances, que de mourir, à proprement parler. C’est aussi, une sollicitation, une quête, de soutien, de marque, d’intérêt. Il y a, également, les troubles obsessionnels et, compulsifs. Rituels, qui rassurent, comme, vérifier, compter, laver et, ranger, la crainte, d’avoir mal agi ou, de nuire, à autrui… L’obsession est une préoccupation récurrente, lancinante, aiguë, rebelle, à toute volonté, d’annihilation. Vient alors, la compulsion, qui vise, à évacuer, la pensée gênante et, les troubles anxieux, qu’elle génère. Par l’entremise, d’un acte précis ou, un comportement donné. Toutes sortes, de protocoles, de réassurance, protecteurs, peuvent s’exprimer. Comme, les adultes, nombre, d’adolescents, présentent, des troubles névrotiques : conflit intérieur cornélien, déchirant. Il y a, encore, plus grave : tous les traumas psychotiques. Lesquels, frappent, tout particulièrement, le jeune.

 

La psychose est un trouble profond, brutal, délirant, car imaginaire, en ses propres objets, d’investissements. Le sujet est dépossédé, de sa pensée propre. Il lui semble, devenir, sous influence et, manipulé, de l’extérieur. En une sorte, de possession, d’envoûtement, diabolique angoissant. En un réflexe, d’autoprotection, le junior atteint, se coupe alors, du monde. Il se replie fort, sur son univers intérieur factice. Incohérences, bizarreries, passions sublimatoires démesurées, désorientations, lubies… Cela, illustre, sa psychose. Une psychose chronique, devient, de genre schizophrénique. Les troubles aigus, du comportement alimentaire, sont de type boulimique et, anorexique.

 

L’obsession, de l’image physique anatomique et, le déficit, de confiance, en soi, des troubles, d’ordre émotionnel, sont la clef, de ces abus ou, privations, du nourrissage. La boulimie se manifeste alors, par des gavages et, souvent, des vomissements provoqués, pour éviter l’embonpoint et, des phases ascétiques. De façon, généralement, très secrète, avec sentiments, d’écœurements, de culpabilité. Peuvent, s’ensuivre, des épisodes dépressifs. Les filles sont, bien plus, concernées, que les garçons, en près, des trois quarts, des cas. L’anorexie est une quête effrénée, irrépressible, de minceur, à tout prix.

 

L’activité physique et, intellectuelle est dynamique, poussée, sans fatigues. En dépit, d’une anatomie étique et, des dérèglements somatiques, subséquents. Notamment, l’aménorrhée : arrêt, des règles. Boulimie, comme, anorexie, peuvent se succéder, alternativement. Neuf cas anorexiques, sur dix, sont féminins. Tous les troubles, du comportement alimentaire, débutent, généralement, à l’adolescence. Car, ce temps, de vie, connaît, des remaniements délicats, en termes pubertaires, sexuels, psychoaffectifs, physiologiques, relationnels, sociaux… Nombre, de tensions, s’y font jour, notamment, avec l’un, des parents ou, les deux. L’anorexique craint, comme, la peste, la boulimie et, le boulimique, l’anorexie. Il y a vulnérabilité et, impuissance, face, aux contradictions, conflits, intérieurs et externes. Malaise, face, à l’image sublimée, de soi, donnée, à autrui, comme, à soi-même. Les adolescents, dits, à « états limites » : « borderline », présentent une personnalité fantasque, hors normes, imprévisible, impulsive et, instable. Ces adojeunes sont en quête, très malaisée, d’eux-mêmes, ne savent, où, ni, comment, se situer. Un sentiment, de confusion, de déficit, d’identité, d’image, de vide intérieur, s’installe fort, alors.

 

Angoisse, absolutisme, déviances, instabilités, échecs, extrémisme, autodévalorisation, mal-être et, déprime, peuvent dominer. Le jeune schizophrène est enfermé, dans l’irréalité, ce qui constitue, une forme, de psychose. Il s’agit, d’une affection mentale, des plus graves, source, de souffrances indicibles, touchant, toute la personnalité. Introversion extrême, comme, fragilité, la facilitent. Toute communication, à autrui, est coupée et, l’insertion scolaire, sociale, faible. Le jeune est atteint, par incapacité, à intégrer, les métamorphoses adolescentes. L’acceptation, de son corps pubertaire et, de son identité adojuvénile est, alors, refusée. Délires obsessionnels, confusions, dissociations et, désordres psychiques, sont marqués.

 

L’enfermement individuel tend, à faire face, à de déchirants conflits intérieurs, intrusifs, angoissants, non maîtrisés ni, compris. D’où, certaines réactions subites, violentes, imprévisibles. Donc, incompréhensibles, pour l’entourage. L’intégrité, l’harmonie et, la cohérence psychiques, sont détruites. Pensées, émotions, actes, sont dissociés, comme, tous, étrangers, les uns, aux autres. Il n’y a plus, ni logiques ni, cohérences. L’adojunior est, comme, un « pantin disloqué ». Dont, les fils seraient follement, manipulés, par une imprévisible « entité extérieure, maligne ». Voire, coupés. Qui aurait pris possession et, plein contrôle, du sujet atteint, à son insu et, détriment. Il y a, alors, troubles, de l’humeur ou, « dysthymie », incoordination, entre le verbal et, le paraverbal, les attitudes, comportements, du corps et, les ressentis. Ce qui trouble, l’ado. (Braconnier, 2007)174.

 

En France, les juniors sont les jeunes européens, les plus adeptes, du tabac, du cannabis, des tranquillisants. Leurs taux, de suicide, d’accidents routiers, de contamination, par le Sida, sont les plus élevés. L’accident traumatique est la première cause, de mortalité adojuvénile. Les trois quarts, des décès, des garçons, de quinze, à dix-neuf ans, sont dus, à de pures causes accidentelles. Or, un peu moins, du tiers, chez les filles. Avant, vingt-cinq ans, l’accident est la cause, de plus, d’un décès, de garçons, sur deux. De plus, de deux décès, sur cinq, chez les filles. 40 pour cent, des hospitalisations, des quinze – vingt-quatre ans, sont dues, à des seules, violences accidentelles ou, voulues. Soit, le double, de la population générale. La moitié, des garçons adolescents mineurs, connaissent, des accidents, aussi, un quart, des filles, de cette tranche d’âge. Les quinze – vingt-quatre ans constituent plus, du quart, des morts et, blessés annuels graves, de la circulation, en France. Ces accidents, notamment, les plus sérieux, en mortalité, morbidité, concernent, bien plus, les garçons, que les filles. Les garçons, plutôt, en tant, que conducteurs, de voitures, deux roues, les filles, comme, piétonnes et, passagères, de voitures.

 

Chez les quinze – vingt-quatre ans, les accidents, au domicile, constituent, un tiers, des implications traumatiques. Un tiers aussi, des accidents, sont sportifs, à l’âge, du lycée. Sur la route, ce sont, les seize – vingt-quatre ans, qui roulent, le plus vite, à quatre, comme, à deux roues. Ce qui augmente, leurs probabilités accidentelles. Ils respectent moins, le Code, de la route, que d’autres, les règles, de sécurité, et, prennent, bien plus, de risques. Ils sont moins, expérimentés, que leurs aînés. Un cinquième minimum, des décès, des adojeunes, est dû, aux suicides. Les tentatives, de suicide, concernent deux fois plus, de filles, que de garçons.

 

Les suicides aboutis touchent, trois fois plus, les garçons, que les filles. Un quart, des lycéens, un tiers, des lycéennes, ont vécu, des pensées suicidaires. Les causes, des suicides adojuvéniles, sont multiples, tous, ne sont pas explicables. En « funeste mystère, de jeunesse ». (Coslin, 2003). Le jeune peut vouloir mourir, sans motif précis. Le mal-être est le fondement, sous-jacent, le plus universel. Avec échappatoire, en la mort, appréhendée, telle, unique voie, de salut. Fuir, sa vie terrestre, ressentie, telle, mauvaise, pour rejoindre, un Au-Delà, plus clément. Non, pas, mourir, or, mieux revivre. Se détruire, annihiler, son mal, pour alors, « renaître, meilleur »175.

 

Plus, de la moitié, des moins, de vingt ans, s’alcoolisent. Les garçons boivent plus, que les filles, la consommation, d’alcool, augmente, avec l’âge, entre quinze et, vingt-quatre ans. Le tiers, des jeunes, ont connu, l’ivresse, les garçons, plus, que les filles. Cela, progresse aussi, avec l’âge. À dix-huit ans, les quatre cinquièmes, des garçons, consomment, de l’alcool, contre, les deux tiers, des filles. Seul, un dixième, des juniors, dit, ne jamais, boire. Pour la moitié, des adojeunes, la consommation est, au moins, mensuelle. Le but recherché est, de plus en plus, l’ivresse maximale et, rapide, de façon, festive, ponctuelle. Notamment, en soirées, de fins, de semaine. Les adojuniors alcoolisés ont, généralement, commencé, avant, seize ans. Les jeunes boivent plutôt, pour des raisons festives, sensorielles, mimétiques et, intégratives, ainsi, que, de « béquilles psychiques ». Surtout, de nuit, ainsi, qu’en groupes, de convivialité, entre pairs.

 

La préférence va, à la bière, comme, aux alcools forts, notamment, chez les garçons. Les filles préfèrent les alcools, les plus doux. L’alcool codifié, de groupe, à tout âge, est associé, à une norme, positive et rituelle, du « bien savoir-vivre social ». Ce qui fait, à tort, fort oublier, sa toxicité sanitaire et, de grande dépendance, physique et psychique. Plus, d’un jeune majeur, sur deux, a consommé, une drogue prohibée, au minimum, une fois. Soit, la majorité. Les drogues peuvent être euphorisantes, comme, l’opium et, ses dérivés, telle, la morphine ou, l’héroïne. Elles sont excitantes, comme, le café ou, les amphétamines. La cocaïne est entre les deux. Il y a, aussi, les hallucinogènes, comme, le Lsd et, les inébriants, comme, l’alcool ou, l’éther et, également, les colles. Viennent, ensuite, les sédatifs, les tranquillisants, les barbituriques. La drogue adojuvénile, par excellence, demeure, le cannabis. Les garçons consomment, bien plus, que les filles. Les consommations, régulières, comme, occasionnelles, augmentent fort, avec l’âge176.

 

Elles sont, de plus en plus, précoces, dès, le collège. La majorité expérimente, le cannabis, avant, l’âge, de seize ans177. La majorité, de jeunes usagers, de drogues, consomment, aussi, de l’alcool, du tabac178. L’addiction est, généralement, plus, multiple, qu’unique. L’incitation vient, habituellement, des congénères déjà, dépendants et, par mimétisme. Convivialité, esprit festif, suivent. L’usage peut en être, sociorécréatif ponctuel, régulier et, palliatif, quotidien et, addictif, toxicomaniaque et, désocialisant. La drogue est, pour les jeunes, transgressive et, intégrative, relationnelle, dopante. Elle est vectrice, d’affirmation, de soi, comme, de mise à l’épreuve, par le risque. Elle valorise. Elle est facteur hédoniste, expérimental. Il y a, aussi, encore, chez les juniors, beaucoup, d’ignorances, d’idées fausses, en la matière. Il s’agit, d’oublier, les tracas, du quotidien, de lutter, contre l’anxiété. En tragique illusion, aggravant, la peine. (Coslin, 2003)179.

 

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Le drame cinématographique américain, Requiem for a Dream ou, Retour à Brooklyn, (D. Aronofsky, 2000), est une adaptation filmique. Celle, d’une œuvre littéraire éponyme, (États-Unis, 1978), d’H. Selby Jr. (Écrivain, États-Unis, 1928-2004). Il illustre, à merveille, les « ravages », si dramatiques, des drogues, chez les jeunes. Trois ados new-yorkais, Harry, Tyron, Marion, passent tout leur temps, à se droguer, croyant ainsi, connaître « la félicité, d’un certain paradis terrestre ». Les garçons font du trafic, d’héroïne, pour assurer leur approvisionnement. Or, ce dernier se tarit et, c’est, alors, le début, des fort terribles souffrances, du manque. Pour se fournir, Marion se prostitue et, intègre une bande criminelle.

 

Harry doit être amputé, d’un bras, pour nécrose, consécutive, à ses injections répétées, d’héroïne. Tyron est, quant à lui, condamné, à l’emprisonnement et, aux travaux forcés180. La fiction, du roman, comme, du film, de cinéma, démontrent très bien, à quel point, les jeunes peuvent être, des plus sensibles et, dépendants, d’addictions, de toutes sortes. Pour, notamment, fuir, un quotidien déprimant. Également, à un âge, de fragilités, d’incertitudes, d’angoisses, de faiblesses. En lequel, le sujet se cherche, a souvent, besoin, de « béquilles, psychiques et physiques », pour illusoirement, se rassurer, « tenir ». Avec un système cérébral, redisons-le, encore, immature et, inachevé, avant, vingt-cinq ans. Ce qui explique, aussi, les « errements », de certains adojeunes.

 

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Problèmes somatopsychiques, « du quotidien » adoJuvénile

 

Nombre, d’adojeunes, connaissent, aussi, des problèmes « caractériels ». Comme, la timidité, l’instabilité, l’impulsivité, l’opposition, l’intransigeance, le mensonge, habituel et, pathologique, de type mythomaniaque. Également, des troubles, de santé physique, peu graves, mais, qui ne les préoccupent, pas moins, pour autant. Il s’agit, de mieux, appréhender, les extraversions, introversions, replis, tristesses et, mythomanies… Les petits maux, de la santé somatique, en apparence anodins, mais, qui peuvent perturber, la vie quotidienne, du jeune.

 

Acné, problèmes dermatologiques, fatigues, règles, taille, infections, brûlures, douleurs, allergies et, malaises. Petites blessures, fractures, foulures, traumatismes, surtout, sportifs, problèmes dentaires, de vue, Orl… Notons, notamment, les surdités adojuvéniles, plus ou, moins, graves, irréversibles. Dues, à l’usage, prolongé et, fréquent, à des niveaux sonores, de décibels, bien excessifs, des écouteurs audio. Les dangers, pour la santé humaine, des radiofréquences, non ionisantes. Résultant, d’une utilisation déraisonnable, de la téléphonie mobile, par les jeunes.

 

Un dixième, des juniors français, de moins, de vingt-cinq ans, ont des troubles, de l’audition. Plus, de la moitié, des quinze-trente ans, disent, avoir ressenti, des affections, de l’audition, en concert ou, discothèque. Gênes auditives, acouphènes, se multiplient. Quand, les cellules, de l’oreille interne, sont atteintes, la perte, de l’ouïe, peut être définitive. Les addictions juvéniles, hédonistes substituts compensatoires, progressent fort, en nombre, d’adojeunes concernés. Aussi, en fréquences, de consommations, pluralité, toxicité, des produits, les plus utilisés. Les alcoolisations sont, de plus en plus, précoces, fréquentes et, graves. L’ivresse devient le but premier, non, plus, la « festivité récréative », ni même, le goût, pour l’alcool. Les ventes, en tout commerce et, la consommation, d’alcool, dans les débits, de boisson, sont interdites, pour les mineurs, de dix-huit ans. Il y a, prohibition totale, dans les bars, cafés, discothèques. De même, des soirées étudiantes, à prix fixe, d’entrée, puis, alcoolisation illimitée. Or, la réglementation est peu respectée, les jeunes boivent surtout, entre eux et, en dehors, des lieux commerciaux. Un produit psychotrope, comme, le tabac, est également, interdit, à toute vente, aux mineurs.

 

Il y a, aussi, d’autres addictions. Les drogues, produits médicamenteux pharmacomaniaques, psychoactifs. Tels, les barbituriques, sédatifs anxiolytiques, antidépresseurs, neuroleptiques. Citons, également, l’excès alimentaire, sexuel, la cyberdépendance, aux jeux, diffusions vidéo, à Internet, l’informatique. La dépendance, aux sport, travail scolaire, loisirs divers, variés181… Il y a, déficit, de possibilités, de réalisations, débouchés naturels, propres, d’épanouissement, satisfaisants. Alors, les juniors sont tentés, par l’abus, des toxiques et, usages, d’évasion, pour dormir, se calmer. Contrôles, plus stricts, pédagogies explicatives, dissuasives, alternatives, constructives, sont à inventer, re/découvrir. Sous peine, de graves déconvenues, pour tous. Comment, dissuader, les jeunes, de tant, abuser, de toxiques psychotropes, d’addictions ? La meilleure méthode, ne peut pas mettre, en avant, les risques, pour la santé future ni, l’interdit. L’adolescent vit, au présent, la prohibition, le danger, excitent, sa propension, à transgresser !

 

Il s’agit, de mettre l’accent, sur les graves risques, désagréments immédiats, encourus. Tant, pour sa santé, son bien-être, que pour son apparence physique. C’est la seule, issue182. Les troubles, des comportements alimentaires : anorexiques, comme, boulimiques, les obésités, maigreurs, les désordres, de la nutrition, constituent, une symbolique, très forte. En un monde occidental « gavé », où, les « trop, trop peu, mal manger », remplacent, le « bien manger ». Il s’agit, de « remplir, compenser, un vide » psychique, moral, par la privation, l’excès matériel, du nutriment. Il y a, aussi, les troubles, de santé, qui empêchent, un développement, de stature, pondéral, satisfaisant. Tous les abus nutritionnels, l’absence, comme, l’insuffisance, d’activité physique, sportive, ont un impact, très négatif, sur la bonne santé, les désordres pondéraux, des jeunes. L’excès, de poids, tel, que le révèle, l’indice, de masse corporelle, Imc, gagne, du terrain, chez le junior, en Occident. En France, notamment183. Comme, à l’ère orale, l’enfant se fait plaisir, par la bouche, l’adojeune apaise, ses « frustrations », par la chose alimentaire ! Il a tendance, de plus en plus, à « s’empiffrer », tant, le malaise, sociétal et, juvénile, croît !

 

Tout cela, sert, de révélateur, aux « misères », de notre société contemporaine. Les jeunes concernés, surtout, des filles, se doivent, d’être mieux guidés, en leur recherche, de solutions, spécialistes. La prévention éducative, psychologique, est amenée, à s’étoffer. Il est important, de mieux traiter, les questions, d’obésités, comme, de maigreurs pathologiques, des juniors, les déséquilibres, des prises alimentaires. En une société, d’abus consuméristes, de toutes sortes. Ce qui constitue, une urgence, de santé publique adojuvénile. Une prise de conscience, des dangers, des sucres : glucides, du sel : sodium, des graisses : lipides, notamment, animales, s’impose. Les protides, animaux et, végétaux, comptent, mais, sans excès. Viandes, poissons, produits laitiers et, céréales, fruits, légumes secs, vitamines, minéraux et, oligo-éléments. Il s’agit, pour le jeune, de pratiquer, une activité physique, sportive, quotidienne, hebdomadaire, suffisante. Notre pays est en fort retard, en la matière, pour toute la population et, surtout, les juniors. Désordres, mauvaise hygiène, alimentaires et sportifs, contribuent, aux mauvais états, de santé et, surcharges pondérales, de plus en plus, de jeunes. Ce qui est très préoccupant.

 

La sédentarité, due, notamment, aux addictions vidéo, joue, en l’espèce, un rôle néfaste, pour la santé adojuvénile. Elle est souvent, couplée, aux « grignotages sauvages », en dehors, des repas184. Les prises, de risques, propres, à l’adolescence, sont monnaie courante, inhérentes, à cet âge, de vie, en quête, de sensations fortes, nouvelles. En une dangereuse logique, de perte, de contrôle et, maîtrise, de soi, des situations vécues. Elles appellent, fortement, une approche, bien plus, dynamique, probante, de la part, des adultes. L’on peut, citer, les paris inconsidérés, lancés, entre jeunes, la vitesse, très excessive, sur la voie publique et, les jeux dangereux.

 

Notamment, de strangulation, d’étouffement, de passage, à tabac, par un groupe, d’élèves, d’un camarade isolé. « Victime expiatoire », à l’avance, désignée185. De même, la conduite excessive, dangereuse, est une défiance rageuse, à soi, aux autres. Si, le jeune, se « sent mal », avec lui-même et, autrui, peu importe, sa « mise en péril », puisqu’il s’agit, d’un compensatoire défi vengeur, à son malheur ! Un exutoire fort, à son impuissance, à se libérer, par lui-même, des sources, de son tourment. Une volonté, de dépassement, de soi-même et, d’éprouver, des sensations puissantes, inédites, renouvelées. Parfois, aussi, un signe pathologique. L’on met ainsi, en jeu, sa santé, sa propre vie, car, l’on n’a « plus rien, à perdre ». (Coslin, 2003)186.

 

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Des jeunes interrogés affirment, à 87 pour cent, que les tentatives, de suicide, des ados, constituent une question, dont le gouvernement devrait, davantage, « se préoccuper ». Ils disent avoir déjà eu, une éducation, à la santé, à l’école ou, ailleurs, à 80 pour cent. L’éducation de santé est, pour eux, source importante, d’information, à 73 pour cent. Selon eux, les personnes, les mieux placées, pour faire de l’éducation, à la santé, auprès d’eux, sont : les médecins, à 69 pour cent. Les parents, à 41 pour cent. Une personne « ayant l’expérience », du sujet évoqué, à 33 pour cent. Une infirmière scolaire, à 24 pour cent. Une personne dépendante, du ministère, de la santé, à 9 pour cent. Une association, à 7 pour cent. Un professeur, de sciences de la vie et, de la terre, à 6 pour cent. Une personnalité connue, une star ou, une vedette, à 4 pour cent. Un autre enseignant, à 1 pour cent. Les praticiens, de santé, la famille, les « experts », l’emportent donc. (Pfizer, France, 2008)187.

 

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Près, de neuf jeunes, sur dix, se disent, en bonne santé. La moitié, des moins, de vingt ans, se disent victimes, de fatigue, difficultés, de sommeil, douleurs, nausées. Autant, de réels troubles psychosomatiques, de stress. Plus, des trois quarts, des adolescents, souffrent, d’acné, trouble dermatologique, purement, pubertaire, postpubertaire. Cela, perturbe grandement, les jeunes, à un âge, de doutes, déficit, d’assurance, d’importance majeure, de la représentation physique propre. Le phénomène est déclenché, par les glandes sébacées, du visage, mais, aussi, du torse, du dos. Les pores cutanés se bouchent, par excès, de sébum et, de peaux mortes188. En cas, d’obstructions, plus profondes, apparaissent, de vilains « bourgeonnements ». Défaut, d’hygiène, stress, abus solaires, sont des facteurs acnéiques, possiblement, déclencheurs ou, aggravants. La peau est l’organe humain, le plus étendu, en surface. Il est vecteur protecteur symbolique, siège, d’affections psychosomatiques aiguës, en cas, de perturbations psychiques. Touchés, par le tourment psychique, les jeunes, en éprouvent, les affres physiques !

 

Le poids constitue, de réelles préoccupations juvéniles. Les besoins nutritionnels augmentent, par la nette croissance staturale. L’énergie est nécessaire, à l’adolescence, qui développe, la moitié, de son poids adulte. Les filles veulent plutôt, mincir, les garçons, forcir. Les premières seront mises en garde, contre, les dangers, des régimes alimentaires sauvages, privatifs. Mettant, en danger, la santé, par carence, d’apports nutritionnels indispensables : magnésium, calcium, fer, protéines, vitamines. Fatigues, stress, troubles, du comportement alimentaire, en sont, le corollaire. Ne jamais, oublier, l’activité physique, sportive. Nombre, d’adojeunes, connaissent, aussi, des troubles, du sommeil, avec des insomnies, d’endormissement et, nocturnes. Trop, de tentations, d’activités récréatives, d’excitations, diffèrent, l’assoupissement, nuisent fort, à la qualité, du sommeil. La plupart, des adojuniors, manquent, de sommeil, sont fatigués, durant, toute la journée, avec, des « états léthargiques » diurnes. Les anxiétés, comme, peurs, refus, d’endormissement, causent, des insomnies. Cela, fait, une jeunesse « amorphe ».

 

Au-delà, de trop nombreux juniors, se plaignent, de fatigues naturelles ou, pathologiques. De fort mauvais, rythmes chronopsychobiologiques, notamment, scolaires, sont souvent, en cause. Les jeunes peuvent se plaindre, de douleurs dorsales, de la colonne vertébrale : rachis. Dues, à des anomalies, de courbure, scolioses, problèmes lombaires. Il peut, y avoir, des syncopes, de la spasmophilie, des crises épileptiques, des allergies aussi, comme, l’asthme, l’urticaire. Certains accidents, peuvent occasionner, des entorses. Peuvent advenir, des migraines, des céphalées. Toutes les vaccinations, d’usage : diphtérie, tétanos, polio, tuberculose…, sont à respecter. Accidents, suicides ou, maladies, touchent, bien trop et, plus, de jeunes, en France, qu’ailleurs, en Occident189. Les Ist : infections, sexuellement transmissibles et, le Sida, sont en hausse, actuellement, dans la population générale, comme, chez les adojeunes. En particulier, les champignons, blennorragies, syphilis, les parasites, l’herpès, les hépatites virales. Il s’agit, de se faire dépister, se protéger, systématiquement, par préservatif, surtout.

 

De limiter, la promiscuité sexuelle excessive. D’observer, les principes, d’hygiène, de base. D’éviter, les pratiques sexuelles, à risques et, lésionnelles… Si le Sida se déclare, fort rarement, avant, vingt-cinq ans et, surtout, vingt, il sera, souvent, contracté, à ces âges. En cas, de mort, subséquente, avant, même, les débuts, de la trentaine. La plus grande prudence, préventive et, protectrice, s’impose donc, plus, que jamais, par préservatif. Aussi, par refus, des injections toxicomaniaques collectives. La vigilance se relâche. Il n’y a, toujours pas, de vaccin ni, aucun soin, qui guérisse, en la matière. La trithérapie ou, la plurithérapie ne faisant, à l’heure actuelle, que prolonger la vie, des séropositifs et, des malades.

 

Sans, efficacité totale, pour tous, à effets secondaires lourds, contraintes, de médication, à vie. Le seul, remède, est la prévention, par protection. Un dépistage régulier est souhaitable, selon, les risques, pratiques, observés. En centre ou, par autotest. Chez, les moins, de vingt-cinq ans, l’usage, de drogues, tabac, surtout, d’alcool, est en nette, augmentation constante. En tout milieu social et, de façon, banalisée, décomplexée, ouvertement, affichée, valorisée. La polyaddiction extrême, avec tout type, de produits, est légion, notamment, en soirée débridée. Telle, la skin party : alcool, drogue, sexe.

 

Les dépendances concernent aussi, outre, des produits, comme, les excitants, déjà, cités, des comportements. Comme, le lien répété, à la nutrition, la sexualité, les jeux vidéo, la musique, le cinéma, le travail. Également, aux personnes, comme, dans le cas, de relations amoureuses abusives et, non oblatives, mais, captatives. Aux diverses sectes. Le cannabis, le tétrahydro-cannabinol : delta 9 Thc, est surtout, feuillu : marijuana ou, herbe ou, résineux : haschisch ou, shit. Concentration, mémorisation, motivation, repli, sur soi, désocialisation, échec scolaire et, perte, d’appétence, sont le lourd prix, à payer. En cas, de toxicomanie cannabique régulière. Le cerveau est touché et, en cas, de terrain, plutôt, favorable, un état schizophrénique, peut être favorisé. Les hallucinogènes : Lsd, ecstasy, drogue, de synthèse, à dérivé, d’amphétamine, sont des excitants euphorisants. Causes, de très graves malaises, physiques et psychiques. Les solvants organiques causent, des ivresses hallucinatoires et, peuvent, souvent, être, des plus mortels. Les calmants peuvent être aussi, létaux, notamment, en association alcoolique. Les opiacés : opium, morphine, héroïne…, sont euphorisants, mais, tuent aussi, tout autant.

 

Les hallucinogènes végétaux, dits, de synthèse, peuvent mener, aux graves psychoses. Les amphétamines sont des euphorisants, menant aussi, possiblement, aux hallucinations, délires, psychoses. La cocaïne est la cause, d’angoisses, de dépressions, psychoses, voire, de mort. Tous ces toxiques, d’évasion, génèrent, des dépendances, physiques et / ou, psychiques, à des degrés, très divers. Des plus faibles, aux plus sévères. Tous, impliquent, une perte, de contrôle, maîtrise, liberté, de son destin, un avilissement, physique et, moral. Dont, se relever, est fort difficile et, douloureux. Comme, en tous domaines, de la santé, la meilleure préservation, est la prévention. Ne jamais, tomber, en les pièges délétères, de l’illusion, des paradis artificiels. Le jeune se drogue souvent, par angoisse, fuite, en avant, rébellion, conformisme et, mimétisme générationnels. Le goût, du risque, du plaisir, de la marginalité, de l’interdit, même, relatif, la curiosité et, la convivialité, du groupe… Or, la dépendance n’est pas, en soi, toxicomanie. La plupart, du temps, les pratiques addictives, restent limitées, dans le temps. Circonscrites, à la période, d’adojeunesse, des moins, de vingt-cinq ou, trente ans. Ce qui, n’est pas, moins grave.

 

Les dépendances, consommations addictives, peuvent être épisodiques, modérées ou, non, en plutôt, bonne socialisation. Régulières, importantes ou, non, en débuts, de désocialisations. Permanentes, massives ou, non, en nettes, marginalisations et, toxicomanie. Avec, toutes les nuances possibles, entre, ces trois genres typologiques, schématiques. En gastronomie, l’on pourrait évoquer, le très fin gourmet, qui déguste. Le gourmand avide, qui ingurgite. Le vorace boulimique, qui « bâfre ». Jusqu’à, un cinquième, des quinze – vingt-quatre ans, pourraient, user, de drogues, de toutes sortes, occasionnellement ou, régulièrement. À l’orée, de leur vingtaine, un tiers, des adojeunes, fument, quotidiennement, du tabac. L’objectif est convivial, ludique, initiatique, récréatif, calmant, de confiance, d’affirmation, de soi, et, de détente. Pour tromper, l’ennui, s’exciter. Il s’agit aussi, d’un geste mécanique, de réflexe d’habitude, quasi pavlovien. Également, de quasi-subversion et, d’identification, aux pairs et, adultes, partageant, le même « vice ». Les juniors savent, aussi, les dangers, de santé, encourus, l’interdiction, de fumer, en lieux publics. La cigarette électronique est aussi, prohibée, pour le mineur190.

 

Ce qui ne fait, que raviver, tous les poisons, délices, de la folle excitation, de braver, violer, si crânement, les interdits, des adultes et, sociétaux. L’addiction ne concerne pas, les fumeurs, irréguliers ou, réguliers, de moins, de dix cigarettes, par jour. La réelle dépendance nicotinique, concerne ceux, qui « atteignent ou, dépassent », les deux paquets, par jour. Le tabac s’ajoute, souvent ou, mène, à la drogue et, l’alcool. La majorité, des adojeunes, ont connu, l’ivresse. La consommation alcoolique régulière, au moins, bihebdomadaire, concernerait, au minimum, un cinquième, des treize – vingt-quatre ans. Les nets abus addictifs, en la matière, perturbent, la personnalité et, sont dépressogènes. Ils mènent souvent, les juniors, vers les pires, « dérives » psychédéliques, médicamenteuses, aussi, pluritoxicomaniaques. Accidents, notamment, de la circulation, handicaps, comas éthyliques, s’ensuivent, chez nombre, d’ados. Alcools forts, bière prédominent. L’alcoolisation est, avant tout, collective, festive, très conviviale, lors, des sorties, soirées adojuvéniles, surtout. L’ivresse totale et, rapide, pour elle-même, est souvent, recherchée. Effets, de l’alcool, des drogues psychotropes, se renforcent, très négativement.

 

La personnalité est constituée, de l’inné : le tempérament, de l’acquis : le caractère. Il s’agit, de l’ensemble, des traits psychologiques, distinctifs personnels, donnant lieu, à des types, de comportements, spécifiques, au jeune. Entre quinze et, dix-huit ans, la personnalité se fixe, à jamais. L’adolescent peut être intransigeant. De nature extrémiste, propre, à l’adolescence, il refuse, tout compromis, par peurs, de la compromission. Il y a, intolérances, aux frustrations, volonté, de faire céder, le monde, l’asservir, à son caprice arbitraire, son bon vouloir. Il s’agit, d’obtenir, exactement, ce qui est désiré et, en totalité. À défaut, il y a, renonciation totale.

 

Or, l’idéal, de renoncement, qui est tout autre, reste, fort inaccessible. Il peut s’agir, d’idéalisme, d’idéalisation existentiels. Ce qui peut alors, donner, le meilleur oblatif, de don, de soi, jusqu’à, l’épurement, la sublimation, l’ascèse morale. Également, le pire captatif, destructeur, jusqu’au fanatisme, intolérant et sectaire, totalitaire et réactionnaire. L’adolescent opposant s’inscrit, en une logique systématique, de refus, rejet, négation. Il s’agit, d’un « négativisme », de principe, érigé, en véritable « esprit, de contradiction ». Le malin plaisir est alors, de dire non et, toujours, le contraire, de ce qu’exprime, autrui. De cultiver, une sorte, de fort « pouvoir, de nuisance ».

 

L’opposition devient, une « seconde nature », pour donner pleinement, corps, à sa légitimité, conforter, sa personne, sa spécificité. En regard, de celles, des autres. Cela, rejoint, l’adage : « S’opposer, pour se poser ». L’adolescent instable, « met un réel, point d’honneur », à varier, du tout au tout, en tous domaines, de vie. Souvent, il y a, intérêt, pour un objet quelconque, puis, abandon, indifférence. Sitôt, obtention, satisfaction, lassitude, d’usage, plus ou, moins, rapide. La nouveauté superficielle, sans cesse, recherchée et, renouvelée, présente plus, de plaisirs, que l’enracinement, l’approfondissement, la continuité et, la complète stabilité. En réalité, le changement, pour lui-même, est plus important, que l’objet convoité, en soi. Le jeune impulsif exige, la satisfaction immédiate, totale, de ses envies, plaisirs, désirs, besoins, quêtes. Car il ne supporte, aucun frein, obstacle, s’y opposant. La volonté, d’assouvissement, est impérieuse, irrésistible, ne souffre, d’aucun manquement. À la moindre, contrariété et, frustration, colères, violences physiques ou, verbales et, imprécations, explosent. Au grand dam, de l’entourage !

 

Avec, tous les dommages psychonerveux, subséquents, pour soi, autrui. L’adolescent timide et, inhibé, de façon, excessive, se voit freiné, en toutes les occurrences, de sa vie, en matière psycho-intellectuelle et, relationnelle. Le jeune concerné éprouve alors, une grande gêne, face, à autrui. Il s’enferme, en son monde fantasmatique intérieur. Culpabilité, honte, s’ensuivent, souvent. Le manque, de confiance, en soi, peut nuire, aux études, par excès, de doute, quant à ses capacités, performances. Face, aux obligations, de moyens et, résultats. La compétition, l’émulation, le fait, de se mesurer, à autrui, effraient.

 

Découragements, abandons, déprimes, solitude, échecs évitables, sont le sceau, d’un manque, d’acceptation, d’un désamour, de soi. Avec, à terme, en cas, trop extrêmes, dépressions, phobies sociales ou, volonté, de mort. Un surinvestissement scolaire peut, aussi, s’observer, avec de brillantes réussites. Car le travail, d’études, est une activité solitaire, par excellente, qui peut rassurer. Le jeune se protège alors, par un volontarisme et, une suractivité intellectuels, pouvant aller, jusqu’à, la pleine addiction. Perfectionnisme et / ou, perte totale, de ses moyens, existent aussi. Ces traits, de caractères, juvéniles, peuvent se combiner. Ce qui complique encore, l’adolescence ! (Braconnier, 2007)191.

 

 

Politiques, système, pratiques, de santé, de l’adoJeunesse

 

L’effort consenti, par la collectivité nationale, pour la prévention, les suivis, les soins, de la santé, des jeunes, n’est pas négligeable. Or, son efficacité, auprès, des intéressés, demeure limitée. Le ministère de la Santé, l’Institut National, de Prévention et, d’Éducation, pour la Santé, notamment, veillent. Toutefois, cette prévention et, alerte sanitaires, chez les adojuniors, sont une gageure. Car, elles font appel, à la rationalité, à un âge où, le raisonnable, est fort décrié. Les politiques, de Santé publique adojuvénile, sont encore, trop embryonnaires, parcellaires. Il en va, de même, d’une véritable « éducation, des juniors, à la santé », qui reste encore, bien trop empirique et, aléatoire, voire, inexistante. L’accès, aux soins, au système, de santé ou, à l’Assurance maladie, la Sécurité sociale, aux mutuelles, se doit, d’être, bien plus, autonome et, « ouvert », pour les adojeunes. Couverture maladie, autonomie sanitaire et, incitations, à prévenir, se soigner, ne peuvent, qu’être améliorées, pour l’ensemble, de la jeunesse. Tant, il y a, encore, matière, en l’espèce.

 

Il y a, la Sécurité sociale parentale, du collégien, lycéenne ou, étudiante et, des jeunes actifs. Également, les mutuelles étudiantes, comme, la Lmde : La Mutuelle Des Étudiants, aussi, les Sociétés Mutualistes, des Étudiants, à l’échelle, des régions. Toutes, jouent, un rôle capital, de santé, pour les adojuniors. La bonne prévention sanitaire, consiste, à mettre, l’accent, sur les désagréments, au présent, non, sur les long et, moyen termes. Car, le jeune se soucie peu, du futur, s’approprie, le seul, instant présent. L’éducation, à la santé, des juniors, est lacunaire, au triple point de vue, de la prévention, l’entretien, des soins. Il convient, d’en charger, l’Éducation nationale, avec des cours spécifiques, dans les enseignements secondaires, professés, par des spécialistes. En outre, seront, à prévoir, des campagnes nationales, de santé publique, à destination, des jeunes. Bien ciblées, en fonction, des publics juvéniles et, principaux risques néogénérationnels, spécifiques, encourus. Notamment, par truchement, des médias, privilégiés, par les juniors. Cela, pourrait mieux, leur « parler », sous peine, d’échec, comme, souvent, par le passé. De meilleures campagnes, de vaccination, pour les jeunes, pourront voir le jour192.

 

Il est, de la responsabilité, des adultes, de mieux, plus, attirer l’attention, des adojuniors. Sur l’importance, des questions, de santé, psychique, somatique, sociale. En une réelle optique, de prévention, bien plus, encore, que curative. Il s’agit, d’imaginer, des campagnes, d’information, spécifiques, mieux conçues, ciblées, d’instaurer, à l’école, des cours, d’éducation, à la santé. Ceux-ci seront propres, à mieux répondre, aux questionnements adolescents, les plus aigus. Il convient, d’inciter, les jeunes, à prêter, beaucoup plus, d’attention, à leur état, de santé, général. Tous dysfonctionnements, mal-être, qu’ils pourraient constater. Il s’agit, de les convaincre, de consulter, chaque fois, que nécessaire. Il importe, en priorité, d’éviter, que des pathologies, aussi anodines, bénignes, semblent-elles, s’installent, empirent et, aient, des conséquences néfastes. Faute, de soins adéquats et, à temps, à un âge, de vulnérabilité et, d’évolutivité. Il s’impose, d’alerter, les adojeunes, sur les limites, au-delà, desquelles, le corps, l’esprit humains, l’insertion sociale, sont mis, en danger. Car, ils n’en ont pas, toujours, loin, s’en faut, conscience.

 

La méthode, la plus efficace, consiste, alors, à mettre, en parallèle, leur bon aspect physique extérieur et, la capacité, de séduction, qui en découle. Comme, le retentissement négatif induit. Expliquer, que la sévère distorsion, qu’ils font subir, à leur corps, détruira, leur intégrité, attrait physiques, psychiques, sociaux. Ils y sont, particulièrement, sensibles. Les juniors consultent peu, à un âge, d’ « inaltérabilité ». Que ce soit, en médecine somatique, générale, spécialisée, suivi psychothérapeutique. Psychiatrie, psychanalyse, psychologie et, psychothérapie. Leurs vaccinations ne sont pas toujours, bien à jour. Les adolescents sont plutôt, peu hospitalisés. La médecine non adojeunologique, ne leur est pas assez, adaptée.

 

Les scolarisés collégiens ne possèdent pas, de couverture maladie, distincte, de celle, des parents. L’autonomie, de soins, n’est atteinte, qu’à partir, de seize ans, pour les seuls, lycéens. Seuls, les étudiants, bénéficient, d’un régime autonome, de Sécurité sociale étudiante. Il convient, de créer, l’équivalent lycéen. La confidentialité, des soins, la liberté médicale, des treize – dix-huit ans, en études, sont fort limitées. Les mineurs, pour bénéficier, de soins remboursés, doivent en aviser, leurs parents, se faire « avancer », l’argent, par eux. Sauf, alors, à bénéficier, de trop rares centres, de santé, gratuits. En attente, du tiers payant partiel. L’information santé circule mal, chez les juniors.

 

L’apparente, surinformation sanitaire, aboutit, de fait, à leur sous-information, mal information, désinformation. Les ignorances et, idées reçues perdurent, faute, de communication adaptée, aux adolescents. Sachant frapper, leur imaginaire, y trouver un écho, plus favorable, pour aller mieux. Ne leur parler, d’hypothétiques effets nocifs, que sur leur santé future, non actuelle, est parfaitement, inopérant, fort illusoire. Faute, d’informations adéquates, peu sûr de lui et, peu familiarisé, avec l’institution médicale, l’adolescent n’a pas, un accès, très facile, au système, de soins. D’autant plus, que la notion, de santé, la relation, au corps, à la psychologie, ne vont pas, de soi, à cet âge. Le jeune répugne, à se dévoiler, évoquer, ses problèmes. Il préfère, souvent, éluder, surseoir, plutôt, que consulter. Même, surtout, en cas, de besoin sérieux, urgent. Les suivis sont très aléatoires. Il ne sera pas aisé, pour tout adojunior, de consulter. La démarche est hasardeuse. Il s’agit, d’inciter, les jeunes, à voir, des professionnels, de santé, autant, que de besoin. Motivant, ces derniers, à tisser, des liens, plus ouverts, adaptés, à cette génération. Des campagnes, les sensibilisant, à cela, pour être, en « meilleure forme » encore, s’imposent.

 

Surtout, la majorité médicale, serait fixée, à quinze ans, pour les scolarisés, comme, actifs. Avec, un système, d’Assurance maladie, autonome, de celui, des parents, une « carte Vitale » personnelle. Laquelle, pourrait s’intituler, « Vitale Juniors », pour les collégiens et, lycéens. La Sécurité sociale lycéenne, comme, étudiante, sera établie, sur le mode, du « tiers payant » réel, intégral. Cela, permettra, des consultations, prises en charge, sans avoir, à en « avancer », le prix. Y compris, concernant, la part mutuelle. Comme, c’est déjà, le cas, pour la « Couverture Maladie Universelle ». Également, quant à certains centres, de santé, notamment, étudiants et, gratuits.

 

Certains adojeunes, qui ne se soignent pas assez, pour ne pas avoir, à « en passer », par leurs parents, le feraient ainsi, peut-être, bien plus. À charge, pour les professionnels, de santé, d’alerter, les parents et, les autorités, en cas, de nécessité capitale, ce, en l’intérêt, du mineur. La santé, de tous les jeunes français, serait déclarée, « Grande Cause nationale ». Des campagnes, d’information, de prévention, plus spécifiques, sont amenées, à se développer. L’état sanitaire juvénile, est perfectible. Il convient, d’y remédier, puissamment. Cela, passe, par une prise, de conscience et, une refonte, du « système, de santé, adojeune »193.

 

Il convient, de faire, un état-bilan complet, des situations existantes, besoins prioritaires et, d’agir, au plus vite, mieux. Tous les jeunes accéderont, plus facilement, aux soins. Trop, d’entre eux, en sont encore, empêchés, pour raisons socioéconomiques. Surtout, en contexte, de crise. D’information, d’écoute, de prévention, comme, de soins, les unités spécialisées, de santé, de l’adolescent, sont encore, bien trop rares, en France. L’on peut citer, les établissements, de la Fondation Santé, des Étudiants, de France, les Maisons des Adolescents, les Bapu : Bureaux, d’Aide Psychologique Universitaire… Or, les structures hospitalières adojeunologiques, font généralement, défaut.

 

Les adojeunes sont accueillis, en centres pédiatriques ou, en services, d’adultes, ce qui est fort inadapté, notamment, en psychiatrie. Cela, est résolument, contraire, à une bonne gestion sanitaire, des populations concernées. Les moyens manquent. Le plus souvent, les adojeunes sont traités, au sein, d’un système, de santé, peu ou, non spécialisé. En particulier, en matière psychothérapeutique, les juniors consultent, généralement, des « non adojeunologues », en cabinets privés, structures publiques. Que ceux-ci soient psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychothérapeutes, coachs… Le système, de santé, trop peu, spécifique, aux jeunes, est trop peu, sensibilisé, à leurs particularismes psychosomatiques.

 

L’adolescent n’y bénéficie pas toujours, de la pleine disponibilité et, écoute nécessaires. Le personnel soignant est souvent, débordé, non ou, peu formé, à la prise en charge, particulière, de cet âge. Cela, est bien trop négatif, d’un point de vue humain, sanitaire, éthique. Pour tout adolescent, le séjour, en unité hospitalière, est malaisé. Il se retrouve, en milieu étranger, peu accueillant, conçu, par, avec, pour, des adultes. Il est coupé, de son milieu naturel familier, ses pairs, activités habituelles, objets usuels favoris. Il s’y ennuie. Son bien-être physiomoral, s’en ressent. Cela, s’ajoute, alors, au stress, à la souffrance, de l’accident ou, de la maladie, aux contraintes, des soins pratiqués. Les services sanitaires spécialisés, sont insuffisants et, trop rares encore, malgré, des progrès. Il y a, pénurie, de médecine scolaire, universitaire, Maisons des Adolescents, de départements hospitaliers, de médecine, de l’adojeune. D’omnipraticiens adojeunologues, de santé somatique, générale ou, spécialisée. Aussi, de psycho-intervenants, spécifiques, exclusifs, de l’adolescence et, de la jeunesse, des « treize – vingt-quatre ans ».

 

Également, de centres psychiatriques, médico-psychopédagogiques juvéniles, d’écoute, de conseils. D’orientation santé aussi, en ligne, sur le Web, comme, doctissimo.fr, tasante.com ou, filsantejeunes.com, joignable aussi, par téléphone… En particulier, le nombre, de personnels sociosanitaires, de collèges, lycées, d’établissements, d’enseignement supérieur, est dérisoire. Rapporté, au nombre, d’établissements et, de scolarisés. Les dispositifs et, actions sanitaires biopsychiques, spécialisés, pour les jeunes, leurs souffrances, sont souvent, très parcellaires, parfois, lacunaires. Encore, bien trop, insuffisamment, capables, de s’adapter réellement, aux spécificités adojuvéniles, faire, du « sur-mesure ». Des soins psychosomatiques, dentaires, sociaux, gratuits, pourraient être réservés, aux seuls, juniors, en des centres, bien spécifiques. L’adolescent se doit, de réapprendre, à « apprivoiser », sa santé, pour aller, encore et, toujours, mieux. Les structures, de santé, classiques, ne conviennent pas, aux adojeunes. Celles, qui leur sont consacrées, sont trop rares, encore, malgré, des progrès récents, sont engorgées. Il s’agit, de développer, ce qui existe, créer, des établissements idoines, qui seraient, plus « adéquats ».

 

En toutes, les principales villes, du pays, se généraliseraient, des unités, de soins, somatiques et, psychologiques, pour jeunes. Ainsi, que des structures hospitalières, spécialisées. Avec, la mise en place, de ces réseaux, en forme, de « maillage », sur l’ensemble, du territoire, existerait, une vraie politique, de santé, spécifique. Avec, des moyens, programmes, d’action, efficaces. Pour que la santé, des jeunes, s’améliore, de façon, plus décisive. Il est alors, indispensable, de sensibiliser, l’ensemble, des personnels soignants, à la forte spécificité psychosomatique, de l’adolescence, la jeunesse. Les praticiens, personnels spécialisés, seraient plus nombreux, mieux formés. En unités, de jour, comme, de nuit, les jeunes seraient regroupés, sans enfants ni, adultes. Cela, contribuerait, psychiquement, à les rassurer, réconforter, face, à l’angoisse, la solitude, de l’accident, la maladie, la mort, du soin. Il importe, que les unités hospitalières, qui reçoivent, un public adolescent, juvénile, soient, non seulement, spécialisées, réservées, aux jeunes patients, mais, également, spécifiquement, aménagées. Afin, de répondre, à tous leurs attentes, particularismes. Alors, s’impose, une prise de conscience, à ce jour, peu existante194 !

 

La coupure, de l’hospitalisation, serait adoucie, par un décor, des équipements culturels. La proximité, de certains objets familiers et, la possibilité, de recevoir régulièrement, les pairs. La santé scolaire, universitaire, qui manque cruellement, d’effectifs, de moyens, serait renforcée. Il y aurait, au moins, deux Maisons, des Adolescents, par département, sans exception. Chaque hôpital, public et, privé, d’importance, grande ou, moyenne, aurait, un département, de médecine, de l’adolescent, du jeune. Non, plus, seulement, certains, d’entre eux. Les dispositifs, actions sanitaires biopsychiques, pour les juniors, leurs souffrances, sont insuffisants, inadaptés. Une refonte-développement, d’ensemble, se fait fort attendre. L’instauration, d’une santé somatique, holistique générale, spécialisée et, psychothérapeutique « jeunologique », s’impose. Il n’existe pas, en France, de médecine ni, de praticiens, de l’adojeunesse, d’ « adojeunologie », comme, pour d’autres âges, de la vie ou, trop peu, encore. Comme, la pédiatrie, pour l’enfance ou, la gériatrie, pour la vieillesse. Cela, reste, non-sens archaïque, car, la spécificité psychosomatique, pubertaire, postpubertaire, des sujets adojuvéniles, est majeure et, n’est plus, à démontrer.

 

Dans le cursus, des études médicales, la santé somatopsychique, de l’adolescent, du jeune, n’est pas assez, une spécialité, de plein exercice. Reconnue, à part entière. Hormis, certaines exceptions, les jeunes sont amenés, à consulter, des praticiens généralistes ou, spécialistes, pour adultes. Le plus souvent, ceux-ci sont fort peu sensibilisés et, insuffisamment, formés, à leurs problématiques spécifiques. En outre, à cet âge, de vie, l’interaction, entre psychisme et, corps physique, est particulièrement, vive. Bien connaître, les vrais arcanes, de la personnalité adolescente, juvénile, est primordial, pour tout bon médecin.

 

La relation, entre les mineurs et, leur praticien, ne repose pas assez, sur la confiance, le respect ou, la stricte observance, du secret médical, de la confidentialité. Le jeune ne peut vraiment, se dire, être bien soigné, que s’il est, en relation, de confiance. Bien, le traiter, requiert, plus, d’effort, d’adaptation, d’écoute, de psychologie, que pour des patients adultes. Les médecins français ne sont pas toujours, assez, sensibilisés, vigilants, attentifs, au particularisme, en jeu. Une vraie santé adojeunologique, somatique, psychothérapeutique, globale et, intégrative, pourrait, voir le jour. Telle, spécialité médicale, à part entière. Enseignée, au cours, des études sanitaires, de façon, « reconnue ».

 

Avec, une spécialisation, en internat, pour l’exercice, des adojeunologues, à destination, des adojeunes. Pédiatrie, pédopsychiatrie, ne concerneraient, que les enfants. L’adoJeunologie, l’adoJeunopsychiatrie, les juniors, de treize – vingt-quatre ans. Psychologues, psychanalystes et, psychothérapeutes, seraient formés, en adoJeunopsychologie / psychothérapie. Les juniors français ne sont pas, les adojeunes, d’Occident, qui ont, la meilleure santé psychosomatique, sociale. De gros efforts, restent donc, à accomplir, en la matière. En France, l’obligation, de se recycler, suivre, une formation continue, n’est pas suffisamment, suivie, par les praticiens, de façon contrôlée, impérative. Elle est plus théorique, que pratique. Cela, changera. Il n’est pas concevable que, face, à une médecine, qui mute, constamment, les médecins ne soient pas, mieux conduits, à se remettre, à niveau, surtout, en adologie. Tout médecin, en exercice, qui le souhaite, pourrait, s’y spécialiser. Il resterait « compétitif », performant, lors, de sa carrière. Des certifications s’en assureraient. Du fait, de la fragilité, l’évolutivité, de la personnalité juvénile, en maturation, le jeune patient doit, toujours, pouvoir avoir, pleine confiance, en son praticien.

 

Celui-ci, n’abordera pas, leur relation, très particulière, en fonction, du seul, âge, mais, telle, personne, personnalité, à part entière. Il importe, que le généraliste, le spécialiste, aient une vision globale parfaite, corps, esprit, sociologie, du sujet. Tant, les interactions sont grandes, particulièrement, cruciales, à ce temps, de vie, si « particulier ». Un adojeune, en vraie, « bonne santé psychosomatique, sociale », acquiert, de ce fait, un complet état, d’intégrité physique, d’équilibre psychologique, de plénitude sociale. Il se sent bien, avec son corps, les autres, lui-même, son environnement habituel195. Un tableau comparatif, de santé adojuvénile, dans le monde occidental, nous donne, des éclairages, sur les progrès, restant, à accomplir, en France. Qu’est-ce, donc, un jeune, en « parfaite santé psychosomatique » ? L’état sanitaire optimum, appréciable, selon, la définition, même, de l’Oms, l’Organisation Mondiale, de la Santé, (Genève, 1948), doit être complet. Il est, tout à la fois, un bien être physique, comme, un bon équilibre psychologique, une plénitude sociale. Il ne se préjuge pas, de la simple absence, d’altération et, de handicap. Comme, évoqué, en préambule. N’oublions pas, l’accomplissement capital, de soi : culturel, intellectuel, moral, spirituel. (Alvin, Michaud, 1997).

 

Les politiques, de Santé publique, de la jeunesse, mettent l’accent, sur la prévention196. Selon, l’Organisation Mondiale, de la Santé : éviter ou, limiter, l’impact, de tous affection, accident, handicap. La prévention primaire a pour objectif, d’éviter, la survenue, de troubles sanitaires. La prévention secondaire détecte, tous les dysfonctionnements, pour mieux, les enrayer. La prévention tertiaire lutte, contre, les rechutes, seconde, tous les sujets atteints. Participent, au dispositif, de soins, du jeune : hôpital, médecine, de ville, Aide Sociale, à l’Enfance. Protection Judiciaire, de la Jeunesse, médecine scolaire, aussi, universitaire… Il n’existe pas assez, de départements hospitaliers, de médecine adojuvénile, pour les seuls, treize – vingt-quatre ans. Les plus jeunes vont, en pédiatrie, avec les enfants, la plupart, avec les adultes, ce qui est fort inadapté. La psychiatrie hospitalière juvénile est, encore, embryonnaire. La médecine scolaire ne concerne, que le secondaire public, le privé, sous contrat. Alors, l’enseignement secondaire privé, hors contrat, est indûment, exclu, lacune, des plus iniques et, dommageables.

 

Il existe, des médecins et, infirmiers, des assistants sociaux, scolaires et, universitaires. En nombre, à moyens, bien trop, insuffisants197. La plupart, des jeunes, consultent, leur médecin généraliste, au moins, annuellement. Les spécialistes le sont, beaucoup moins, en particulier, de santé scolaire ou, psychomentale. Les premiers interlocuteurs, de santé, de nos adolescents, sont leurs parents. La difficulté viendra, du fait, que le jeune maîtrise, encore mal, son corps, sa psychologie, sa problématique santé. L’incitation, à consulter, vient encore, plus souvent, de l’entourage, notamment, parental, que du junior, lui-même. Toute « incursion », de l’adulte, en l’intimité, le corps, l’esprit, de l’adojunior, est volontiers, ressentie, comme, une menace, contre, sa pleine souveraineté.

 

Concernant, la consultation médicale, des adolescents mineurs, toute la difficulté consiste, à les inciter, à s’y rendre. À aborder, très librement, l’essentiel. À ce que les parents ne soient ni, trop intrusifs ni, trop absents. Le jeune sera, généralement, vu seul, le secret médical assuré, sauf, cas, de dangers graves. La consultation, d’adojeunes, sera, non seulement, centrée, sur un aspect particulier, mais, aussi, sur l’appréciation générale, du junior. Quant à son existence quotidienne, globale. Cela, contribue, à mieux, comprendre et, aider, le jeune concerné, en son ensemble, holistique et, général. Au-delà, des dysfonctionnements, plaintes et, insatisfactions, les réalités, les plus positives, seront abordées et, encouragées198.

 

En matière, de santé adojuvénile, il s’agit, d’optimiser, tout recours, aux soins, la prévention, l’éducation sanitaires, de nos treize – vingt-quatre ans, en France. L’on observe, au sein, de la nouvelle génération, une réelle, souffrance psychique, profonde, prégnante. Accentuée, par la solitude, le marasme, matériel et, financier. Une étude, de l’Union nationale, des Mutuelles étudiantes régionales, l’Usem, (Devenue EmeVia), révèle, des résultats intéressants, en l’espèce.

 

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36,2 pour cent, des étudiants interrogés, disent leur difficulté, à maîtriser leur stress. 31,3 pour cent, affirment, s’être sentis déprimés, au cours, de plus, de deux semaines, dans l’année. 8,8 pour cent, disent avoir eu, des pensées suicidaires, au cours, de l’année écoulée. 10,4 pour cent, consomment « parfois » ou, « souvent », des médicaments psychotropes, anxiolytiques, antidépresseurs. 12,2 pour cent, avouent avoir une vision, plutôt, défavorable, de l’avenir. (Usem, France, 2008).

 

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Outre, la solitude, les difficultés pécuniaires, les causes sont liées, aux incertitudes, doutes, peurs et, interrogations, sur l’orientation ou, l’avenir. Ainsi, qu’aux discriminations, injustices, violences subies. Cette perte, de confiance, en soi et, en autrui, l’avenir, la vie, peut mener, à des suicides, conduites, à risque et, addictives. L’actuel contexte, des plus difficiles, de crise socioéconomique et, morale sociétale, aggravée et généralisée, accentue, la fragilisation, des adojeunes. Génération, moins protégée, expérimentée ou, aguerrie, que ses aînés. Par ses caractéristiques, de vulnérabilités, propres, à son jeune âge.

 

Les seize – vingt-cinq ans sont plus sujets, aux comportements dangereux et, aux dépendances, que d’autres groupes, de la population. Notamment, en terme, de produits toxiques psychoactifs, consommés, en excès, des plus répétitifs. Éducation, prévention, sont bien insuffisantes, notamment, en matière, de comportements sexuels, à risques. Près, d’un dixième, des jeunes majeurs, de moins, de vingt-six ans, ont un problème, lié, à l’alcool. Notamment, d’alcoolisations extrêmes, fréquentes et, ultranocives. Les polyconsommations progressent, avec les risques, très élevés, y compris, mortels, que cela, comporte, en déviances. (Sénat, France, 2009).

 

Plus, du dixième, des jeunes, de dix-sept ans, consomment régulièrement, du cannabis, plus, de la moitié, d’entre eux, l’ont déjà, expérimenté. Les juniors, de notre pays, sont parmi, les plus concernés, d’Occident, par la prise cannabique. Son coût social, pourrait approcher, le milliard d’euros. Les adojeunes consomment régulièrement, bien plus, de drogues, de tabac, que la population générale, mais, nettement, moins, d’alcool. Les juniors sont encore, trop démunis, face, à la sexualité. Notamment, en terme, d’information, de protection adéquates. La seule, pornographie, en tient, souvent, lieu, chez les adolescents.

 

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70 pour cent, des jeunes, de seize – vingt-cinq ans, disent avoir déjà eu, un rapport sexuel. À quinze ans, moins, d’un jeune, sur six, est « sexuellement actif ». 97 pour cent, le sont, à vingt-cinq ans. Quatre adojeunes sur cinq, ont eu recours, au préservatif, lors, de leur premier rapport. 86 pour cent, des juniors sexuellement actifs, disent user, régulièrement, de contraceptifs. 12,3 pour cent, ne tentent rien, contre, tous les risques, de fécondations. Moins, de 4 pour cent, affirment avoir eu, une infection sexuellement transmissible, Ist. 14 pour cent, des filles, « sexuellement actives », ont usé, d’une contraception, dite, d’urgence. 7,5 pour cent, ont recouru, à une interruption volontaire, de grossesse, Ivg. Plus d’un dixième, des filles, de vingt-trois – vingt-cinq ans. Les Espaces Santé Jeunes, Esj, sont très consultés, par les juniors, quant aux questions sexuelles. Les espaces, de soins, étudiants, sont trop peu visités, car peu connus. Seuls, un quart, des étudiants, connaissent, la Médecine Préventive Universitaire, Mpu et, même, moins, de 7 pour cent, le Bureau, d’Aide Psychologique Universitaire, Bapu.

 

Les étudiants consultent régulièrement. 83,6 pour cent, d’entre eux, ont vu leur praticien de santé, dans les six derniers mois. Dans près, de 85 pour cent, des cas, les consultations sont généralistes. Or, il n’y a pas toujours, d’examen global et, préventif. Les prises de risque et, les dépendances addictives, sont alors, souvent, décelées tardivement. Les soins auditifs, ophtalmologiques, bucco-dentaires, comme, gynécologiques, sont fort négligés. Avec, tous les risques, que cela, comporte. Plus, des trois quarts, des étudiants, qui ne consultent pas, disent, que c’est faute, de réel besoin, un cinquième, faute, de temps disponible.

 

14 pour cent, avancent, des impossibilités financières. Il peut y avoir absences, de mutuelle santé, difficultés, à avancer les frais, des consultations, notamment, ceux, dits, en dépassements. Plus, d’un jeune sur six, n’a pas, de couverture complémentaire santé. Plus, de 83 pour cent, des étudiants, disent avoir, une mutuelle santé complémentaire, propre. Taux, le plus bas, dans la population générale. Une moitié, des étudiants, non couverts, évoquent, de vrais obstacles financiers et, presque autant, un non-besoin, une mauvaise information. 65 pour cent, des jeunes, peu ou, pas qualifiés, des missions locales et, sortis, des études, n’ont pas, de mutuelle. (Usem, France, 2008).

 

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Même, s’ils en ont une, beaucoup, ne pourraient pas, avancer, les frais médicaux. Toutefois, la création, de la Couverture Maladie Universelle, Complémentaire, la Cmu-c, a bien amélioré, les choses. En 2007, le taux, de couverture, des seize – vingt-cinq ans, hors, Cmu-c, se situe, entre 83 et, 87 pour cent, selon, l’âge. Entre 89 et, 93 pour cent, Cmu-c, incluse. Nombre, de ces juniors, qui pourraient, en bénéficier, ne le font pas, souvent, par manque, d’information. Les jeunes peuvent consulter, tout professionnel, de santé, en ou, hors, leur établissement, d’études ou, d’emploi. Également, à des structures sanitaires, plus spécifiques. Il y a, les Points Accueil Écoute Jeunes, Paej, les Permanences, d’Accueil, d’Information, d’Orientation, Paio, devenues, Missions Locales, pour l’Insertion Professionnelle et Sociale, des Jeunes. Ceci, pour les juniors, les plus, en difficulté, donc, vulnérables. (Sénat, France, 2009).

 

Conduites, à risque, problèmes, de santé, y sont, aussi, fort bien pris, en considération. Des psychologues y sont présents. L’adojeune est orienté, vers le système, de soins, général. Les Espaces Santé Jeunes, Esj, sont anonymes, gratuits. Il s’agit, d’espaces, d’accueil, d’écoute, de prévention, d’orientation, pour les onze – vingt-cinq ans. L’objectif est triple. Éduquer, à la santé, optimiser, la plénitude, comme, prévenir, tous les troubles psychiques. Avec, une équipe pluridisciplinaire et, une prise en charge, de la santé globale, holistique. Physique, psychique, sociale, relationnelle. Un travail, en réseau, avec les professionnels, de la santé adojuvénile. Ces centres, trop peu nombreux, sont à généraliser. Les Centres, d’Examen, de Santé, Ces, peuvent aussi, accueillir, des jeunes, en difficulté ou, en parcours, d’insertion. Les Permanences d’Accès, aux Soins, de Santé, Pass, sont des structures, de prises en charge médicosociale. Elles facilitent, l’accès, de toutes les personnes, en difficulté, au système, de santé et, d’aide sociale. Sous l’égide, le plus souvent, du Service public hospitalier. Les centres, de Planning familial, permettent, d’évoquer, l’ensemble, des questions affectives, sexuelles, adojuvéniles.

 

Les jeunes filles, y compris, mineures, peuvent s’y voir, accorder, une contraception, y compris, d’urgence, de façon, anonyme et, gratuite. Librement, sans autorisation parentale. Elles sont informées, sur la sexualité, les méthodes contraceptives. Les Ateliers Santé Ville interviennent, lors, des Contrats Urbains, de Cohésion Sociale. (Quartiers Prioritaires). Il y a, des organismes, de traitement, des addictions. Citons, les « aides, aux sevrages tabagiques ». Des consultations existent, en la matière, notamment, en milieu hospitalier. Les soins, en alcoologie, sont délivrés, en centres spécialisés ou, hospitaliers. Il y a, aussi, des consultations spéciales, pour usage, de cannabis et, autres drogues. De façon, anonyme, gratuite. Cela, permet, de bien faire, le point, quant aux consommations, de proposer, des solutions, de sortie, de dépendance et, prise, de produit-s. Existent aussi, des centres spécialisés, pour les toxicomanes dépendants et, sous emprise. Une unification, de tous les centres spécialisés, s’opère, avec la création, des Centres, de Soins, d’Accompagnement, de Prévention, en Addictologie, Csapa. Ce qui est positif199.

 

En 2006, est signée, la Charte, de la Santé, des Jeunes, en Insertion sociale, professionnelle. Car, ces jeunes, de seize – vingt-cinq ans, sont soumis, à des problèmes, de santé, accrus, par rapport, aux autres juniors. Il s’agit, de favoriser, l’accès, aux soins, aux droits, à la prévention et, à l’éducation, pour la santé. En renforçant, le lien social, en encourageant, les actions, de promotion, de la santé, pour améliorer, la qualité, de vie, des jeunes, leur bien-être, autonomie. Le plan Santé des Jeunes, de 2008, traite, de l’ensemble, des problématiques, de santé, des seize – vingt-cinq ans français. Comportements, à risques, addictions, prévention, accès, aux soins.

 

Au-delà, il s’agit, de renforcer, l’éducation, comme, la prévention, à la santé, pour responsabiliser, les adojeunes, en la matière. Ainsi, les professionnels, de santé, seront mieux formés, au repérage, des comportements, à risques, à la diffusion, des vecteurs protecteurs. Une consultation médicale, d’ « aptitude professionnelle », peut, également, concerner, tous les juniors, débutant, une formation, en alternance. Il convient, aussi, de développer, systématiser, les enseignements, d’éducation, à la santé, pendant, toute scolarité, secondaire, supérieure. L’objectif général, est de favoriser, le recours universel, aux soins, pour tout jeune. De façon, accessible et, incitative.

 

Pour cela, il s’agit, d’évaluer, les structures, en charge, de la santé, de ces adojeunes, leur complémentarité, avec les organes généralistes. Il convient, de généraliser, la consultation, de santé, gratuite, du plan « Santé, des Jeunes », pour les seize – vingt-cinq ans. L’on peut, aussi, améliorer, la couverture santé, grâce, à un « Chèque Santé », pour tous les juniors, en situation précaire et, les étudiants boursiers. Pour financer, au minimum, les trois quarts, du coût, d’une mutuelle complémentaire santé. (Sénat, France, 2009)200. La France se targue toujours, d’avoir, l’une, des « meilleures médecines, du monde ». Or, prenons bien garde, à certains retards, fort endémiques. Nous avons rattrapé, notre déficit antérieur, en matière, de mortalité néonatale. Toutefois, en 2019, notre « espérance de vie, en bonne santé », atteint, les 63 ans, contre, une décennie, de plus : 73 ans, en Suède ! Efforts, progrès, en l’espèce, restent donc, primordiaux.

 

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Le drame cinématographique, germano-américain, Prozac Nation, (E. Skjoldbjærg, 2001), décrit, les souffrances psychiques, de certains jeunes. Dans les années 1980, une étudiante, Elizabeth, réussit, à intégrer, la fort célèbre université, Harvard. (États-Unis). Or, elle finit, par y connaître, une terrible dépression mentale. Le film suit, l’autobiographie, d’E. Wurtzel, 1967-2020,  journaliste américaine : Prozac Nation – Avoir vingt ans, dans la dépression. (Témoignage, États-Unis, 1994). Elle y narre, son quotidien estudiantin, très dépressif. Elle est, l’une, des premières, à être soignée, par le nouvel antidépresseur, Prozac201. Peinture, d’une néogénération, fort désespérée, par la désunion familiale, la crise morale, socioéconomique, le tourment existentiel, qui est le sien… En ravageuse vacuité axiologique. L’être humain ne peut « vivre, de pain, seulement » ! (Matthieu, apôtre, Moyen-Orient, Ier s., Évangile néotestamentaire, selon Matthieu, IV, 4, La Bible, Moyen-Orient, Ier s.). Même « gavée », à l’excès, de tout confort matériel, la jeunesse « se meurt », faute, de l’essentiel : son accomplissement, de soi. Elle ne peut, le trouver, qu’en elle-même et, si l’adulte, joue pleinement, son rôle, d’ « éveilleur-passeur » !

 

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Parfois, l’amitié est plus forte, que l’amour
Même, si l’on n’est pas, toujours, d’accord

 

Alexandra, quinze ans-202

 

 

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LA PERSONNALITÉ

 

Psychologie-s (andro)adolescente-s /

Postulat, de « crise »

 

 

Il faut, se garder, de vouloir uniformiser, les mentalités

 

A. David-Neel

Exploratrice, orientaliste, écrivaine, Belgique, France, 1868-1969

 

 

La crise n’est pas, comme, une maladie
Dont, l’on ne peut sortir
Elle est, comme, une sorte, de nouvelle naissance !

 

P. Mauroy

Homme d’État, France, 1928-2013

 

Discours de Lille

Intervention politique, France, 1983

 

 

La psychologie adoJuvénile présente, ses caractéristiques propres. La maturation psychologique, de jeune, est cognitive-émotionnelle et, sociomorale-comportementale. L’essence individuelle psychique, d’adojeunesse, sa façon, d’être, est spéciale. Il existe, des vecteurs générationnels, qui permettent, de bien « dépasser », son adolescence. Laquelle, n’est ni, « crise » ni, maladie.

 

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En 1874, le compositeur tchèque, B. Smetana (1824-1884), écrit l’un, de ses six célèbres poèmes symphoniques, La Moldau, en allemand. Moldava ou, Vltava, en tchèque. L’ensemble s’intitule, Má Vlast, Ma Patrie (1874-1879), à la gloire, de la future jeune nation, de Tchéquie, ex-BohêmeMoravie. Libérée, indépendante, en 1918, de la tutelle, de l’Empire, d’Autriche-Hongrie (1867-1918). Il symbolise, le cours, de cette rivière, de Bohême, des deux sources, au confluent, avec l’Elbe, selon, ses diverses traversées. Diurne et, nocturne, tantôt, paisible, apaisé, lent ou, tempétueux, violent, rapide203. Sont évoqués, les bois, les danses paysannes, nuits enchantées. Le déchaînement, des eaux, jusqu’à, l’apothéose solennelle, à Prague, l’écoulement, en majesté, devant, la colline, de Vyšehrad. Ainsi, va l’adolescence, en toutes ses phases, inhibées, agressives et, manipulatrices ou, affirmées. De la pure, sérénité sublime, au plus profond désespoir, torturé. En passant, par les plus subtiles nuances, possibles, des humeurs, du genre humain. Particulièrement, ressenties, à l’ « ère magique, bien plus, que tragique », de l’adojeunesse204 !

 

L’adolescence n’est pas, une « crise ». Pas, davantage, un simple « passage » secondaire, qui serait, « à vide », entre deux autres temps, de vie, plus accomplis. Or, un état, des plus complexes, multiformes, d’évolution, « non, à part, mais, à part entière ». Certes, très éruptif, changeant, radical, mais, avant tout, des plus riches, passionnants, comme, passionnés, « métaphysiques », même. L’adojuvénilité se caractérise, par une inventivité, créativité, ingéniosité, des plus remarquables ! Par une maturation cérébrale cognitive, émotionnelle, comportementale, à son zénith. Ainsi, B. Pascal invente, la première calculatrice mécanique, dite Pascaline, à dix-neuf ans, en 1642. (B. Pascal, scientifique, philosophe, théologien français, 1623-1662). L. Braille conçoit, le premier système, d’écriture tactile, à points saillants, pour aveugles / très malvoyants : le braille, à seize ans, en 1825. (L. Braille, inventeur, enseignant français, 1809-1852). G. Westinghouse met au point, le premier frein, à air comprimé, pour locomotives, à vapeur, à vingt-deux ans, en 1868. (G. Westinghouse, ingénieur, entrepreneur américain, 1846-1914).

 

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L’homme, ne peut supporter, une vie, dénuée, de sens

 

C. G. Jung

Médecin psychiatre, Suisse, 1875-1961

 

 

LA NÉOPSYCHOLOGIE COGNITIVE-ÉMOTIONNELLE

À L’ADOLESCENCE

 

 

L’adolescence moderne a été théorisée, depuis, l’Émile ou De l’éducation. (Traité pédagogique, France, 1762). De l’écrivain, philosophe genevois, J.-J. Rousseau (1712-1778). Au dix-huitième siècle, de la pédagogie, des Lumières205. Entre onze et, vingt-cinq ans, la psychologie adojuvénile révèle, des caractéristiques spécifiques, fort originales. Très éloignées, de celles, de l’enfance, l’adultisme, la sénescence. La personnalité cognitive, émotionnelle, sociomorale, comportementale, les classifications mentales, d’adojeunesse, nous révèlent, une génération passionnante. Touchante et, attachante, à nulle autre, pareille. Onze / douze ans, annoncent, la toute fin, de l’enfance et, les débuts, de la puberté.

 

Quinze / seize ans, marquent les débuts, du raisonnement, « de type adulte ». Dix-huit / dix-neuf ans, connaissent les limites ultimes, des adolescences, proprement dites. Vingt-et-un / vingt-deux ans, représentent, l’acmé, de la pleine jeunesse préadulte. Vingt-quatre / vingt-cinq ans, signent, enfin, l’achèvement, de la complète maturation, de tous les tissus cérébraux et, de l’ossification générale, du squelette adulte. Les habitus psychosociologiques juvéniles, présentent un haut particularisme, avéré. D’un point de vue éthologique, des mœurs, mentalités, cognitions, émotions, comportements et, attitudes.

 

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Un samedi après-midi, cinq adolescents sont consignés, à leur lycée. Ils sont radicalement différents, mais, en réalité, leurs similitudes l’emportent, sur leurs différences et, les rapprochent. Les masques tombent, les images de marque sont dépassées, leurs dissemblances, ne sont plus vecteurs, de conflits, mais, d’estimes réciproques. Le thème philosophique, de dissertation de colle, était : « Qui, pensez-vous être » ? Les potaches y ont répondu, en leur copie, mais, surtout, par les liens, qu’ils ont su nouer, entre eux, l’espace, d’un après-midi. Ce qui devait être corvée, se révéla instructive, enrichissante, leçon de vie. Thématique de, The Breakfast Club. (Comédie dramatique américaine, de cinéma, de J. Hughes, 1985)206. Une adojeunesse « plus une, que plurielle ». Assemblée, légitimée, par ses particularismes psychiques générationnels, communs. En dépit, des types mentaux, socioéconomiques, culturels, d’origine adulte. Une psycho ado, à part – entière – ! Il y a, des jeunesses, mais, surtout, une néogénération, avec ses traits propres.

 

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Stades, grands traits, de la personnalité psychique, du jeunAdo

 

Psychologie, vient du « latin savant, psychologia (XVIe s.). (1754) Étude scientifique, des phénomènes, de l’esprit, de la pensée et, caractéristiques, de certains êtres vivants – animaux supérieurs, homme – chez qui, existe, une connaissance, de leur propre existence. Ensemble, d’idées, comme, d’états d’esprit ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)-207. La psychologie, de l’adojeune, est la pleine caractéristique, humaine et mentale, qui fonde, sa spécificité. Le fait, penser, raisonner, agir, être, de façon, particulière, comme, semblable. Par rapport, aux enfants, adultes, à ses pairs. La psychologie cognitive, émotionnelle, sociomorale, comportementale adojuvénile, ne peut se suffire, de son évolution propre. Ses progrès endogènes, intrinsèques et, liés, aux sujets. Elle est, également, « tributaire », des interactions, attachées, aux milieux, de vie, à l’entourage humain et, aux signaux, messages, codes… Délivrés, notamment, par les adultes, dont le rôle est éducatif, éducationnel208.

 

Plus, que l’enfant, de plus en plus, comme, l’adulte, l’adolescent est doué, de raison : aptitude, à penser, liberté : capacité, d’action. Or, pour le malheur, de ces jeunes, le nombre, d’adultes : parents, enseignants et, responsables défaillants, « malfaisants-malfaiteurs » est, hélas, par trop, incomparablement, élevé. Bien plus, que celui, des adultes, « à la hauteur », « bienfaisants -bienfaiteurs ». Ces pseudo-adultes ont eu, eux-mêmes, « maille à partir », avec des parents toxiques. Devenus, ascendants, à leur tour, ils ne feront, que « reproduire », au détriment, de leurs propres rejetons, des troubles et, dysfonctionnements ! Ceux, dont ils avaient, pourtant, eux-mêmes, tant, souffert. Ils ont « oublié », leur adojeunesse, misère passée, pour les infliger, eux-mêmes, à autrui, comme, pour s’en venger. De « victimes, de leurs parents », ils se feront « bourreaux, de leurs enfants ». Qui, plus tard, infligeront, les mêmes sévices moraux, à leur descendance. Ainsi, de suite, en cercle vicieux continu, jusqu’à, la fin, des temps. Bien-être, mal-être, développement psychiques, des adojeunes, dépendent fort, avant tout, des adultes. Tout spécialement, des parents ! La psychoéthologie juvénile, est de type développemental.

 

En ce sens que, tout sujet, doit, tout d’abord, réaliser, l’ensemble, du parcours, du « champ psychique » naturel, qui lui est inhérent. De la fin, de l’enfance, des débuts, de la puberté, à la fin, de l’adolescence, aux débuts, de l’adultisme. Il s’agit, d’un « cycle », où, tout, est réévalué. L’individu jeune, y connaît, un remaniement psychomental, drastique, une mutation fulgurante, d’image corporelle, plutôt, malaisés. L’adolescent est vulnérable, inconstant, influençable. En transit prolongé, dépossédé, des protections enfantines, il n’a pas encore, endossé, celles, de l’adulte. Il se trouve, en une position intermédiaire, très inconfortable, de fragilité, d’évolutivité physiopsychiques. D’où, un sentiment, fort pénible, d’insécurité, de peur irraisonnée, d’angoisse diffuse, de danger, frustration, d’incomplétude. De remise, en cause et, « mal-être » défensif, quasi permanent. Le dernier trait, propre, à la psychomentalité juvénile, est celui, de la maturité, en marche. L’adolescent est en phase, de consolidations agressives, de son moi. Il doit régler, ses « conflits imagoïques » parentaux et, de son identité sexuée. Décider, assumer, vaincre.

 

Il est en recomposition, d’une personnalité, chargée, d’émotions, de pensées, représentations, très idéalisées. Dont, il doit faire seul, le deuil, pour être, un adulte accompli, psychiquement, socialement, acceptable, par son milieu. La psychologie adolescente s’est « perfectionnée », par rapport, à celle, de l’enfance. Or, elle « se cherche », encore et, toujours, par rapport, aux renforcements, de l’adultisme accompli. Elle peut alors, être inhibée, agressive, manipulatrice, affirmée, selon, les individus. Cela, signifie, des attitudes, trop, en retrait, négligeant, soi-même et, ses besoins propres. Trop, éruptives, privilégiant, excessivement, son ego, ses avantages personnels. Équilibrées, c’est-à-dire, tenant, autant, compte, de soi, ses intérêts propres, que de l’autre et, son bien.

 

L’ethnopsychologie, du junior, d’Occident, démontre, à l’envi, s’il en était encore, besoin, à quel point, les particularismes culturels et, anthropologiques, peuvent influer, sur sa personnalité. Même, entre pays, d’aires civilisationnelles, relativement, homogènes. La nouvelle psychologie adojuvénile, laisse entrevoir, des régressions, stagnations, progressions. Elle est évolutive et, impulsive, plastique et, perméable, créative et, passionnée. Les finalités, des remaniements psychiques, de l’adolescence, de la jeunesse, sont, de devenir adulte, en assumant, pleinement, tout son caractère. D’approfondir, comme, mûrir, sa pensée intérieure. D’être, en mesure, de jouer, un rôle social accru. Au temps, d’adojeunesse.

 

L’importance, d’une bonne « éducation psychologique », des jeunes, n’est pas contestable. Elle peut contribuer, à transmettre, aux adolescents, les connaissances adéquates, du fonctionnement, de l’équilibre psychiques humains, adojuvéniles. Pour leur permettre, de mieux vivre, réussir, leur existence. Qu’est-ce, qu’un jeune mature, psychiquement, équilibré ? Persévérance-ténacité, pugnacité- effort, rayonnement-enthousiasme. Telles sont, les « qualités » principales, susceptibles, de lui permettre, d’atteindre, ce résultat. Le psychisme juvénile connaît, un développement cognitif, émotionnel, sociomoral, comportemental, inédit. La psychologie, d’un sujet, ne dépend pas, que de lui-même, son âge, son parcours. Aussi, de son appartenance ethnique, anthropologique, culturelle. Cela, crée, des similitudes, divergences, entre la personnalité, des jeunes français, celle, de leurs pairs, des autres pays, d’Occident. La psychologie, de l’adojeunesse, connaît, des régressions, car, les protections, de l’enfance passée, peuvent apparaître, comme, des plus rassurantes, en des circonstances inédites. Ces dernières étant, dès lors, plus ou, moins, « inquiétantes ».

 

Des stagnations existent, aussi, quand, cela, réconforte, l’adojeune, de pouvoir faire, certaines « pauses », pour « refaire ses forces ». Avant, que de reprendre, tout l’effort, de sa progression, vers l’adultisme. Majoritairement, le psychisme, de l’adolescent, progresse, vers toujours plus, d’avancées hardies. Car, la quête, de l’évolution, des nouvelles conquêtes prometteuses est, toujours, malgré tout, la plus naturelle, attirante, gratifiante. En « construction », le jeune est changeant, se fie beaucoup, à ses « intuitions » premières. Ce qui ne l’empêche pas d’être, à l’occasion, hésitant, velléitaire, car, encore, fragile. Il est influençable, par le monde extérieur, ses états d’âme, car, encore, insuffisamment, sûr, de lui, des autres. Tout en sachant, voulant, s’affirmer, s’imposer, quand, il le peut. Il a envie, d’innover, d’adhérer, corps et âme, car, il a soif, d’apprendre et, de se dépasser. En dépit, de phases, de doutes, d’abattement, d’inertie, d’inappétences, par son état « précaire ». Le junior devient, en mesure, de se battre, non, pour être « convenable », comme, à l’enfance. Plutôt, pour mieux, s’imposer, réussir, l’emporter, sur le mode adulte. Une bonne « éducation psychologique », des jeunes, est incontournable209.

 

Leur transmettre, les meilleures connaissances adéquates, du fonctionnement, de l’équilibre psychiques humains, juvéniles. Leur permettre, de mieux vivre et, bien réussir, leur existence. Trop, d’ignorances, sont encore, gages, de mal-être, craintes, manque, de confiance, en soi, l’avenir. Éclairer, l’adojeune, sur lui-même, autrui, la vie, devrait aplanir, ces doutes lancinants, obstacles délétères. Avancer, être heureux ! Un junior mature, psychiquement, équilibré est persévérant, tenace, combatif, dur, à l’effort. Il cultive, charisme, rayonnement, enthousiasme, ouverture, sur les autres. Il sait aller, au-delà, des contingences, par nature, décevantes, du quotidien. Pour suivre, son plein destin, avec force, sérénité210. Le fonctionnement mental, des adolescents, devient plus élaboré, « sophistiqué ». Rêveries, imaginaires, fantasmagories, se développent. Le monde intérieur, des adolescents, devient, des plus riches, créatifs, inventifs, productifs. Le stade, de raisonnement mental, « hypothético-déductif », est atteint. (Coslin, 2013).

 

L’adojeune devient alors, capable, de façon, abstraite, de formuler, d’induire, des hypothèses pertinentes pointues. D’en tirer, des conclusions, des enseignements déduits. Ainsi, l’enfant appréhende, très parfaitement, l’idée, d’école, l’adolescent, celle, d’éducation. Le syncrétisme infantile consiste, à penser, que, si l’on croit théoriquement, en quelque chose, cela, figure alors, forcément, en la réalité. Que si l’on ne la perçoit plus, c’est qu’elle « n’existe plus ». Cela, est terminé, à l’adolescence. Le junior sait bien, désormais, faire la différence, entre ses certitudes et, états d’âme et, la matérialité, de l’existant réel. En son rapport, à l’adolescent, l’adulte se doit, d’adopter, un comportement modéré et, compréhensif, mais, très ferme, sur l’essentiel.

 

Car sa personnalité est instable, évolutive. Le sujet, de cet âge, ne peut, ne sait, supporter, la phobie viscérale irraisonnée, de ce qu’il est et, représente. Ni sa défense inconditionnelle, tout autant, irrationnelle, néfaste, pour lui. Tempérance et, équilibre, de principe, s’imposent, en la relation éducative, avec tout adojeune. L’adulte peut apprendre, à mieux relativiser, bien « gérer », les « sautes, d’humeur », de l’adolescent. Qui sont imprévisibles, difficiles, à appréhender. Elles résultent, du syndrome, du Complexe, du Homard. (La Cause des adolescents, essai psychosociologique, France, 1988). Élaboré et, expliqué, par la pédiatre et, psychanalyste française, F. Dolto (1908-1988)211.

 

Par lequel, le jeune masque, toute sa vulnérabilité, par des mécanismes, de protection, réactifs compensatoires. Il s’agit, d’être attentif, à ne pas brimer, cette sensibilité, de front. Il convient, d’entendre, son point de vue. Pour mûrir, tout adolescent a, résolument, besoin, de s’opposer, pour s’affermir. Affirmer, sa nouvelle personnalité, ses attributs, de souveraineté, tout neufs, comme, lors, de ses trois ans. Il a besoin, d’être en mesure, de détruire, des schémas périmés, pour en élaborer, d’autres, plus adaptés. D’opérer, le plein deuil, de son passé, en un processus, de réassurance. L’adulte gagnerait, à comprendre, cette configuration, à ne pas, s’y heurter, l’accompagner, sans nuls, « présupposés obtus ». L’adojunior accède, à la « pensée opératoire formelle », selon, la classification, du psychologue suisse, J. Piaget (1896-1980)212. À partir, de l’âge, du collège, entre onze et, quinze ans, l’adolescent dépasse, le concret, sait identifier, la réalité, en un tout, de transformations réalisables. Idéaux et, théories émergent, au-delà, du simple ajustement, au réel. La pensée devient alors, apte, à toutes inférences mentales.

 

Le groupe Inrc, « Identité, Négation, Réciprocité et, Corrélativité », caractérise les avancées, de la « pensée formelle » adolescente. Le « système combinatoire » adojuvénile est donc, la capacité, à appréhender, l’ensemble, des latitudes, d’une occurrence particulière. Concernant, les facultés, de cognition, émotionnelles adolescentes, l’on assiste, à une reconfiguration, des activités mentales, des adojeunes. Au développement, de nouveaux moyens, de pensée213. La réflexion, sur des concepts multifactoriels, devient possible, avec, de nouvelles élucubrations analytiques, comme, déductives. Piaget décrit, un triple mécanisme, d’adaptation, assimilation et, accommodation. L’adaptation établit une jonction, entre l’assimilation et, l’accommodation. Il y a, assimilation, d’éléments, selon, des états préétablis, bonne accommodation, de ces états, aux éléments, comme, aux réalités nouvelles. En assimilant, tout sujet adojuvénile, intègre, les éléments extérieurs, selon, ses structures propres. Par l’accommodation idoine, les structures sont modifiées, pour s’adapter, à une réalité et, une expérience nouvelles, pour le junior. Qui ne pourra grandir, qu’en tenant compte, de ses réalités endogènes et, de celles, externes.

 

Les jeunes sont concernés, par le stade IV, celui, de l’intelligence formelle, de douze ans, à l’âge adulte. La « pensée formelle » est hypothético-déductive et, indépendante, du contenu. Elle marque, le plein passage, « du réel, au possible ». Elle résout, des problèmes, à plusieurs dimensions. Elle est combinatoire, faisant envisager, tous les cas possibles, d’une situation donnée214. L’adolescent commence, à avoir accès, à la complexité, des liens interpersonnels. Il sait mieux, comprendre autrui, ses comportements. Car, il connaît, maîtrise, bien mieux, sa propre personne, personnalité. La conceptualisation, la méditation, sur soi, sont en marche. Pensée, activité mentale, deviennent alors, adultes. Une nouvelle aptitude, au raisonnement, change, à jamais, la conception, des choses, des êtres. La mentalisation est au centre, de la conscience humaine aboutie, de toute chose. Ce qui modifie, la perception, l’intelligence, du monde et, de l’existence. L’adolescent comprend, désormais, les données complexes. Car, il devient, en mesure, d’en appréhender, de façon, concomitante, toutes les implications idoines.

 

Abstractions, déductions, analyses sophistiquées, ouvrent la voie, à la vraie réflexion, de type adulte. L’intelligence opératoire formelle, de l’adolescent, comme, de l’adulte, est liée, à deux vecteurs. Le système combinatoire, logique, menant, à l’aptitude, à combiner, tous les aspects possibles, d’une situation. Le « groupe Inrc » : « Identité, Négation / inversion, Réciprocité, Corrélativité ». Le groupe Inrc est une structure cognitive, à double réversibilité. La négation est le contraire, de l’identité, la corrélativité, l’opposé, de la réciprocité. Il y a, donc, une double réversibilité. L’identité concerne, une action initiale, donnée. La négation est alors, l’inversion, de l’opération originelle. La réciprocité tend, à supprimer, tout effet, de l’opération, d’origine, en changeant, une autre donnée, en jeu. La corrélativité, contrairement, à la réciprocité, consiste, à soustraire, retrancher. Le système Inrc est donc, une potentialité, de retour, en arrière et, de contrepoids. La logique « combinatoire » fait entrevoir, toutes les potentialités complètes, d’une occurrence particulière. Tous les jeunes, ne maîtrisent pas, parfaitement, la pensée formelle. Le système intellectuel et, mental continue, à progresser et, s’enrichir, au long, de la vie.

 

De façon, plus élaborée encore, postformelle. L’adojunior devient capable, de penser, à ses pensées : métacognition. Il peut déduire, des règles, de ses investigations et, aussi, analyser les règles, elles-mêmes, pour en obtenir, bien d’autres, encore. L’introspection prédispose, à de nouvelles aptitudes métacognitives. Se comprendre et, mieux saisir, les autres, la vie ou, l’univers, en leur très complexe, réalité humaine. La cognition sociale adojuvénile, se renforce, également. Elle consiste, à mieux comprendre, l’opinion, la vision, des autres, se mettre, à leur place. Voir les choses, de leur point de vue personnel et, ressentir leurs difficultés propres, en réelle empathie, compassion, comme, congruence. Relativisation, distanciation, esprit, de bon compromis, nuance, s’ensuivent, inéditement. Puis, à l’adultisme. (Cloutier et al., 2008, 2015)215-1.

 

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La série, de comédie télévisée française, Soda, porte le terme « anacyclique », d’ados, les adolescents et, le symbole, de leur boisson favorite, avec l’alcool. Elle est diffusée, sur la chaîne, de télévision, M6, puis, W9, en 2011-2015. (Création, K. Adams et al., Calt Production, France, trois saisons). Le personnage principal et, scénariste est le jeune humoriste, Kev Adams, vingt ans, en 2011. Le dossier de presse, de la chaîne, résume ainsi, ladite série : « C’est le quotidien, d’Adam, dix-huit ans, avec ses parents et, sa petite sœur « diabolique », ses deux meilleurs potes, ses angoisses et, ses rêves, d’ado. Face, à son plus grand défi : le monde, des adultes et, les meufs… » Le jeune héros y est ainsi, décrit :

 

« Adam a dix-huit ans. Lycéen, en terminale L, fils aîné, de la famille Fontella et, chef implicite, de sa bande de potes, il est, comme, la majorité, des ados, un « paresseux professionnel ». Dont, le principal, des passe-temps, est de se laisser vivre. Quoi, qu’il en soit, un jour, il sera « américain » ! Grande gueule et, fanfaron, devant, tous ses amis et, sa famille, il l’est, beaucoup moins, devant, Jenna, LA fille, du lycée. Avec laquelle, il rêve tant, de sortir, depuis, sa sixième »…

 

Le jeune acteur français, qui joue, le rôle principal, celui, d’Adam, définit ainsi, l’adolescence : « Un ado, c’est le mélange, entre un enfant et, un adulte. Alors, je suis d’accord, avec vous, l’on aurait dû, appeler cela, un « enfulte » ou, un « adufant », mais, l’on trouvait les mots, trop violents. Ce passage, de l’enfant, à l’adulte, se fait, par plusieurs étapes : l’envie, de tester, de nouveaux trucs, la découverte, de son corps, la recherche, de soi, de son identité… Mais, avant tout, être un ado, c’est faire, de sa vie, un film, avec des phrases, telles que : J’ai pas demandé, à naître. Si elle ne sort pas, avec moi, je me suicide. C’est la fin, du monde, j’ai pas fait, mon exercice, de maths ! Les plus petits problèmes, prennent une importance « gargantuesque » et, font, de notre vie, un film, empli, de rebondissements. C’est cela, l’adolescence ».

 

K. Adams / Adam d’édicter, ensuite, certains préceptes : « Les dix conseils, d’un ado, à ses parents, pour éviter, les conflits, de génération. – Un jean ne se repasse jamais ! – L’argent de poche est un acquis social, qui ne peut exiger, aucun devoir, en retour – Le « rapprochement, entre les peuples », étant une utopie…, pourquoi, devrais-je, m’entendre, avec ma sœur ? – Les « conflits, de génération » ont, toujours, existé… Je ne fais, que perpétuer, l’héritage familial ! – Oui, dans un kebab, il y a, au moins, cinq fruits et légumes. Sans compter, les frites. – Le stress étant le « mal, de ce siècle », vous devriez, m’encourager, dans mon projet, de ne rien faire. – L’absence, de pâte à tartiner, à la maison, est l’une, des principales causes, de fugue. – Je « sors », certes, beaucoup, mais, c’est juste, parce que ça me fait plaisir, de vous voir, quand je « rentre ». – Il n’y a rien, de plus important, que mes potes et, les meufs… Heureusement, j’ai mes potes ! – Rappel : un jean ne se repasse jamais » ! (M6, France, 2011)215-2.

 

Langage, conceptions adolescents, typiques, de la mentalité juvénile. Il n’y a rien, à ajouter, de plus. Sinon, que cette production télévisée, de fiction, consacrée, à l’adolescence, est réaliste, représentative. Avec, de jeunes acteurs, de talent, beaucoup, d’humour. Elle est le reflet, sinon, parfaitement fidèle, du moins, révélateur, de la plupart, des jeunes, ce qu’ils vivent. De l’essentiel, habituel et, fort banal, de la jeunesse française, occidentale, de son quotidien, d’aujourd’hui. L’adolescence est une « magnifique promesse », de tous les possibles, une rayonnante « aurore boréale ». La fin, de l’existence humaine, trop souvent, un regret, une tristesse. Le couchant est un « poignant adieu », toujours, plus ou, moins, déchirant, souvent, douloureux arrachement.

 

C’est pourquoi, tant, d’adultes vieillissants, éprouvent-ils, une telle nostalgie, de leur flamboyant temps, d’adojeunesse. Quand, l’espérance, des débuts, de la vie, était, alors, à son zénith. Avant, que ne surviennent, les fruits, si empoisonnés, des amères désillusions crépusculaires, du « finissant âge mûr »216… L’ardente juvénilité sait se réaliser, mieux, que tous autres, en union symbiotique, avec ses pairs néogénérationnels. « L’expérience, du Splendid, nous a montré, que les plus belles réussites, malgré, les défauts, de chacun, se forgent, en la recherche, de l’unanimité ».

(T. Lhermitte, acteur, scénariste et, producteur, de cinéma, contemporain, France, entretien, Le Pèlerin, magazine hebdomadaire français, n° 6982, 2016, p. 8. À propos, de la célèbre, troupe théâtrale, née, de la complicité, d’un groupe, de jeunes amis lycéens).

 

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Pensée, intellect, raisonnement mental, émotions, de l’adoJunior

 

Le Quotient intellectuel progresse, chez l’adolescent, par rapport, à l’enfant. Le Qi est l’un, des moyens, d’ « évaluer », l’intelligence générale, en tant, que caractéristique biologique. Il s’agit, d’une mesure indirecte. Qi est un terme, très générique, désignant, les tests psychométriques, d’intelligence. Également, tous les résultats, aux « tests normalisés », comparant, toutes les « performances », d’un individu donné, à des questions précises. Par rapport, aux réponses, de l’ensemble, de la population, aux mêmes questions.

 

Les tests sont verbaux, de connaissance, de la langue. De performance, mémoire et, construction… Logiques, suites, de chiffres… Les Qi, en âge mental, plafonnent, à seize ans. Il s’agit, de diviser, le résultat, au test, de l’âge mental, par l’âge réel, multiplier, le tout, par cent. Le quotient intellectuel, des adolescents, progresse. Il dépend, de trois grands facteurs, intervenant, chacun, à égalité, pour un tiers. La génétique héréditaire. Le capital culturel et, social. Le vécu original personnel. Surtout, différents types, d’intelligence, de créativité, sont distingués, selon, les jeunes, leurs aptitudes. Ce qui constitue, des indications précieuses, quant à leur orientation, scolaire et, professionnelle, adéquate217.

 

Notons, que la mesure, d’une « bonne intelligence », purement, intellectuelle, de la pensée, ne suffit jamais. Comme, seul, élément prédictif, d’une future réussite, intégration, adaptation, à l’adultisme. Il s’agit aussi, surtout, de prendre en compte, ce qui a été qualifié, d’ « intelligence émotionnelle ». Habiletés relationnelles personnelles, interpersonnelles : conscience, de soi, maîtrise, de soi, réussite, des rapports humains, empathie, motivation. Ces qualités sont les plus déterminantes, en l’espèce218. La psychologie, du développement, adojuvénile, mesure, les différents stades, d’évolution, des sujets. Selon, les individus, âges, caps franchis. L’on peut donc, schématiquement, distinguer, les adonaissants ou, néoadolescents219, les adolescents ou, juniorados, les adulescents ou, jeunes. Neuf intelligences sont isolées, par H. Gardner, psychologue, du développement, américain. (À l’origine, de la théorie, dite des intelligences multiples). Qui en admettra d’autres, reconnaîtra, que le champ, des possibles, est extensible.

 

« Logique et mathématique. Spatiale. Interpersonnelle. Corporelle et kinesthésique. Verbale et linguistique. Intrapersonnelle. Musicale et rythmique. Naturaliste. Existentielle »220. Il a été fixé, huit grands pôles, de créativité. « Scientifique. Organisationnelle. Sociale. Architecturale. Littéraire. Mathématique. Pratique. Stratégique »221. Toutes ces « indications typologiques », de l’intelligence et, la créativité, comme, le Qi, peuvent être utiles, pour l’adolescent. Notamment, quant à l’orientation scolaire, professionnelle. Il y a, donc, le néoadolescent « pubertaire », de douze, à quinze ans. Ensuite, le juniorado, « en transition », de seize, à dix-huit ans. Puis, le jeune « affranchi », de dix-neuf, à vingt-quatre ans. La psychologie différentielle adojuvénile, selon, les sexes, établit, des « points, de comparaison », entre filles et, garçons. En fonction, également, de l’hérédité, des milieux socioéconomiques, culturels, d’appartenance, des vécus, personnalités adojuvéniles. Cette psychologie différentielle dresse, une « cartographie », des mentalités, du jeune.

 

La personnalité humaine se façonne, véritablement, à l’adojeunesse. Elle possède, une double composante. Innée, avec le tempérament ou, idiosyncrasie et, par ses cognitions, émotions. Acquise, par le caractère, avec toutes ses émotions et, ses attitudes, face, aux occurrences, à autrui. La personnalité est une stabilisation, une adaptation, au milieu, de vie, des cognitions, émotions et, comportements, de l’individu. La « caractérologie », de chaque jeune, nous aide, à encore mieux, le comprendre, l’aider, à progresser. En tenant compte, individuellement, de sa nature profonde. Elle associe, plusieurs types principaux, à certains traits fondamentaux.

 

Ennea signifie neuf, en grec. L’Ennéagramme est donc, une typologie, de la personnalité humaine, en neuf groupes distinctifs. Qui peut, nous aider, à mieux classifier, comprendre, les jeunes. Le Un symbolise la droiture et, le travail. Le Deux, les affects et, don, de soi. Le Trois, la réussite et, l’efficacité. Le Quatre, l’originalité et, la sensibilité. Le Cinq, le savoir et, la connaissance. Le Six, la loyauté et, le devoir. Le Sept, l’optimisme et, le bonheur. Le Huit, la force et, le sens, de la justice. Le Neuf, la sérénité et, la bonne composition. Les Deux, Trois, Quatre, impliquent, l’intelligence émotionnelle et, relationnelle. Les Cinq, Six et, Sept, l’aptitude mentale, réflexive. (Salmon, 2007).

 

Les Huit, Neuf et, Un, l’intelligence instinctive, d’énergie vitale222. Au niveau micro, l’on peut distinguer, les néoadolescents-adonaissants, collégiens, de douze, à quinze ans, mi-enfants, mi-adolescents. Au stade méso, il y a, les juniorados-adolescents, lycéens, de seize, à dix-huit ans, ni enfants ni, adultes. Au degré macro, figurent, les jeunes-adulescents, étudiants ou, aussi, actifs, de dix-neuf, à vingt-quatre ans, mi-ados, mi-adultes. « La préadolescence transforme, l’organisation biophysio-psychologique, de l’individu et, son image corporelle. L’adolescence intègre, le corps sexué, intériorise, son identité, pour lui permettre, d’exister, psychiquement, de façon autonome. La postadolescence, ensuite, travaille, à la forte consolidation, du moi »223.

 

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Les jeunes pensent, que l’on devient adolescent, à quatorze ans, à 29 pour cent. À treize ans, à 23 pour cent. À quinze ans, à 18 pour cent. À douze ans, à 11 pour cent. À seize ans, à 11 pour cent. À onze ans et, moins, à 9 pour cent. À dix-sept ans et, plus, à 6 pour cent. Les adultes interrogés estiment, que l’on devient adolescent, à treize ans, à 23 pour cent. À douze ans, à 22 pour cent. À quatorze ans, à 18 pour cent. À 15 ans, à 12 pour cent. À onze ans et, moins, à 9 pour cent. À seize ans, à 8 pour cent. À dix-sept ans et, plus, à 6 pour cent. La majorité, des jeunes, croient donc, que l’adolescence débute, à quatorze ans et, la majorité, des adultes, à treize ans. Les jeunes pensent, que l’adolescence prend fin, à dix-huit ans, à 37 pour cent.

 

À vingt ans, à 18 pour cent. À dix-neuf ans, à 15 pour cent. À dix-sept ans, à 14 pour cent. Les adultes disent, que l’adolescence se termine, à dix-huit ans, à 33 pour cent. À vingt ans, à 15 pour cent. À dix-sept ans, à 14 pour cent. La plupart, des adojeunes, comme, des adultes, pensent donc, que l’adolescence s’achève, à dix-huit ans. En moyenne et, selon, les juniors, l’adolescence va, de l’âge, de quatorze ans, à celui, de dix-neuf. Soit, donc, une durée moyenne, de cinq années. Pour les adultes, l’adolescence débute, vers les treize ans et, demi, s’achève, à dix-neuf ans. Soit, cinq années et, demie, en moyenne, selon, cette opinion. Les avis divergent, encore, selon, les conceptions, y compris, entre spécialistes et, les paramètres visés. (Pfizer, France, 2007)224.

 

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Toi, jeune, qui, que tu sois, quel, que soit, ton temps, ta nation, te dois, de rester fidèle, à toi-même, tes valeurs, le sens, que tu entends donner, à ta vie. En ouverture et, « irénisme ». Applique, toujours, ceci : « Même, dans la solitude, ne dis ni, ne fais, rien, de blâmable. Apprends, à te respecter, beaucoup plus, devant, ta propre conscience, que devant, autrui ».

(Démocrite, philosophe grec, 5e/4e s. av. J.-C.).

 

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L’adolescence est le temps, des « bouleversements intellectuels », comme, c’est la réalité, en matière biophysique. Les nouvelles, capacités mentales adolescentes, semblent issues, d’une maturation neurologique et, d’une expérimentation physique, comme, sociale. Également, par le vécu adojuvénile particulier, dopé, par une conscience, un raisonnement, une maîtrise, de soi, accrus. La productivité intellectuelle progresse, jusqu’aux vingt ans, puis, se fixe. Le Qi : quotient intellectuel est, comme, déjà, dit, le rapport, entre l’âge mental et, l’âge chronologique. Le Qi moyen observé, de la population générale, est de cent. Chez l’adulte et, l’adojeune225. Un Qi n’est jamais, prédictif, de l’intelligence, d’un sujet. Le Qi réalisé, à l’adolescence, reflète, assez, fidèlement, celui, de l’adultisme. Un Qi élevé, est synonyme, de bonne capacité scolaire, mais, un Qi, plus faible, n’exclut jamais, une bonne intelligence. Car, certains, facteurs parasites externes, peuvent amoindrir, les résultats, du test. Le Qi n’est pas prédictif, de la réussite ou, de l’échec, en tous domaines. La capacité intellectuelle adojuvénile, s’est décuplée, augmente, sans cesse, entre treize et, vingt ans.

 

Aptitude, à mieux mémoriser, trouver, des informations valables, comme, à échafauder, des hypothèses. Forger, des concepts, d’intégration et, mentaliser, le temps, l’espace, de façon, évolutive. Synthétiser, des ensembles, très sophistiqués, de façon, stratégique226. N’oublions pas, qu’il y a, plusieurs types, d’intelligences. Redisons aussi, toute l’importance, des quotients et, des intelligences émotionnels ! Les formes, des « capacités humaines » adojuvéniles, sont multiples. Bien, au-delà, des nouvelles aptitudes psychomentales, des ados, le jeune apprend, de plus en plus, à « se conformer, à lui-même ». Sa conscience, sa volonté, ses idéaux.

 

De moins en moins, à se plier, aux normes préétablies, des adultes et, même, de ses pairs. Cela, s’appelle, assertivité, maturité, comme, congruence. Le junior applique alors, hardiment, une célèbre injonction shakespearienne. « […]. Par-dessus tout, sois fidèle, envers, toi-même et, aussi, invariablement, que la nuit, suit le jour, tu ne manqueras, de foi, à aucun homme. […] ». (W. Shakespeare, dramaturge, poète anglais, 1564-1616, Hamlet, tragédie théâtrale, Angleterre, 1603)227. Telle est, la suprême loi, de l’authentique accomplissement humain ! Trop, de jeunes, souffrent, de ne pas s’accepter, de trahir, leurs idéaux et, « perdre, leur âme ».

 

 

Typologie, classification, d’un psychisme néogénérationnel, « plastique »

 

La psychologie juvénile dépend, également, de l’hérédité, du milieu, d’appartenance et, du vécu, de la personnalité, de tous les adojeunes. « La caractérologie, est la connaissance, des caractères, permettant, d’analyser, les personnalités, en leur différence, spécificité, originalité individuelle ». (O. Arnault, formateur, conseil français). Évoquons, le modèle classique, de G. Heymans. (Psychologue, philosophe néerlandais, 1857-1930). D’E. D. Wiersma. (Psychiatre néerlandais, 1858-1940). Repris, par R. Le Senne. (Psychologue, philosophe français, 1882-1954).

 

Il distingue, des facteurs. « Émotivité, activité, retentissement ». Des modalités : « émotif -non émotif, actif-non actif, primaire-secondaire ». Des symboles : « E-nE, A-nA, P-S ». Le croisement, entre les trois facteurs, donne huit archétypes, de base. « EnAP-nerveux. EnAS-sentimental. EAP-colérique. EAS-passionné. nEAP-sanguin. nEAS-flegmatique. nEnAP-amorphe. nEnAS-apathique »228. À titre indicatif, ces caractéristiques peuvent nous donner, certaines informations, fort utiles, sur la structuration, de la personnalité juvénile229.

 

Selon, donc, l’Ennéagramme, issu, de la tradition orientale soufie, l’ennéatype Un est instinctif, tourné, vers l’intérieur. Son orientation est la rigueur personnelle, les idéaux élevés. Sa vertu, la patience. Sa compulsion, éviter, toute colère. Sa passion, la colère. L’ennéatype Deux est émotionnel, orienté, vers l’extérieur. Son orientation est l’amour. Sa vertu, l’humilité. Sa pleine compulsion, d’éviter, de reconnaître, ses besoins. Sa passion, l’orgueil. L’ennéatype Trois est émotionnel, tourné, vers l’intérieur et, l’extérieur. Son orientation est la capacité, à agir, réussir. Sa vertu, la vérité. Sa compulsion, éviter, les échecs. Sa passion, le mensonge. L’ennéatype Quatre est émotionnel, tourné, vers l’intérieur. Son orientation est le sens, du beau. Sa vertu, l’harmonie, le contentement. Sa compulsion, éviter, le banal. Sa passion, l’envie. L’ennéatype Cinq est mental, tourné, vers l’extérieur. Son orientation est la connaissance, la précision. Sa vertu, le désintéressement. Sa compulsion, d’éviter, le vide intérieur. Sa passion, l’avarice230.

 

L’ennéatype Six est mental et, tourné, vers l’intérieur, comme, l’extérieur. Son orientation est la loyauté. Sa vertu, le courage. Sa compulsion, d’éviter, toute déviance. Sa passion, la peur. L’ennéatype Sept est mental et, tourné, vers l’intérieur. Son orientation est la joie, l’optimisme. Sa vertu, la tempérance. Sa compulsion, d’éviter, la souffrance. Sa passion, l’intempérance. L’ennéatype Huit est instinctif, tourné, vers l’extérieur. Son orientation est la puissance et, le courage. Sa vertu, la vraie simplicité. Sa compulsion, éviter, la faiblesse. Sa passion, l’excès. L’ennéatype Neuf est instinctif, tourné, vers l’intérieur, comme, l’extérieur. Son orientation est l’acceptation, le soutien. Sa vertu, l’activité. Sa compulsion, éviter, les conflits. Sa passion, la paresse231. Chez le jeune, par essence, fort incertain, l’Ennéagramme n’a pas valeur absolue, mais, indicative.

 

Nul, n’ignore, que l’une, des caractéristiques, des juniors, est leur « adolangue ». Autrement dit, leur façon, à eux, de parler, s’exprimer, avec des mots, locutions, barbarismes, néologismes, termes forgés, « de toutes pièces ». Pour les besoins, de la cause, déformés, dits, à l’envers ou, détournés, de leur sens… Cela, évolue, avec le temps, les milieux, âges, sexes… Ainsi, la soirée, entre ados, était, selon, les époques, surprise-partie, boum, teuf… Il s’agit, de se mettre, à l’abri, des indiscrétions, des adultes non initiés, par un « langage codé ». Souder, un groupe néogénérationnel, par une communauté verbale. Jouer, avec les mots, de façon humoristique, ludique. S’affranchir, des règles, les plus contraignantes, austères, de la langue, des adultes.

 

Pour se réapproprier, le langage, le plier, à sa façon, sur le « mode jeune »… Cela, rejoint, le grand besoin adolescent, d’affirmer, sa personnalité, en cultivant, des particularismes, différences, bien à lui. De même, que notre adojeunesse contemporaine s’est forgée, à partir, des années 1950, puis, 1960, en optant, pour des « canons vestimentaires », très déstructurés. Spécifiques, aux seuls, juniors, à l’opposé, de l’uniforme, strict, conventionnel, des adultes232. De même, de façon, plus générale, les comportements, attitudes, des jeunes, se démarquent, bien volontiers, le plus souvent, de ceux, des adultes. Ainsi, ces derniers, ont-ils tendance, à circuler, l’air grave et, préoccupé, de façon, pressée et, en solo.

 

Alors, que les juniors, aiment, à bouger, en groupe, flânant, sans buts précis, en partage, de franches plaisanteries ! Les premiers, veulent « optimiser », leur temps, car, « c’est de l’argent, à économiser, gagner, par l’individu : Time is money ». Les seconds, le « goûter », pleinement, car, ce temps grappillé, est essentiellement, de la liberté, du bonheur collectifs, dont, il faut jouir, très vite, bien, tous ensemble. En outre, le psychologue américain, T. Kahler, définit, six types, de personnalité humaine, appréhendant, la vie, de façon « spécifique ». Cette classification nous aide, à mieux « comprendre », les juniors. L’Empathique, privilégie l’émotion, le lien, à autrui.

 

Le Persévérant, se base, sur l’opinion, les idéaux. Le Promoteur, tend, à l’action, au mouvement. Le Rebelle, se veut, dans la réaction, la gaieté. Le Rêveur, s’inscrit, dans l’action intériorisée, l’introspection. Le Travaillomane, se fie, à la réflexion, rigueur233. Expressions, comportements, attitudes, très caractéristiques, des adolescents, ont une signification, fort particulière et, non, hasardeuse, qui a, toute son importance. Les langages oraux, codes verbaux, tics, du parler, choix, des mots et, locutions adojuvéniles, nous révèlent beaucoup, de cette génération. Les particularités, des façons, d’être, d’agir, de la jeunesse, la définissent, de façon, particulièrement, éclairante, car, de manière typique234.

 

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« […]. On dirait, le Sud ! – Le temps dure longtemps – Et, la vie sûrement ! – Plus, d’un million d’années – Et, toujours, en été – Un jour ou, l’autre, il faudra, qu’il y ait la guerre – On le sait bien – On n’aime pas ça, mais, on ne sait pas, quoi faire ! – On dit, c’est le destin ! – Tant pis, pour le Sud – C’était pourtant, bien – On aurait pu vivre – Plus, d’un million d’années ! – Et, toujours, en été ».

 

Ainsi, s’exprime, en sa magnifique, œuvre musicale française, si « culte », Le Sud (1975), le chanteur, N. Ferrer. (France, 1934-1998). Quelle parfaite, superbe métaphore, de l’adojeunesse ! Un temps de vie privilégié et, de folles espérances, presque béni, des dieux et, qui semble, ne jamais, devoir finir. Qui est aussi, porteur, en soi, de lourdes menaces, d’incertitudes ou, de désemparements. Le tout, sur le mode « fataliste, désabusé », du regret et, de la nostalgie. Quand, vient le temps, des épreuves et, de la fin, de la jeunesse, des désillusions adultes235. « Un truc, qui m’colle encore, au cœur et, au corps ». (A. Souchon, L. Voulzy, chanteurs français, Rockollection, œuvre musicale, France, 1977)236. Nonobstant, la tonicité positive, de l’adojeunesse passée, pourra porter l’adulte, sa vie, durant.

 

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LA CONSTRUCTION SOCIOMORALE-COMPORTEMENTALE

DES JEUNES

 

 

L’intelligence, les conceptions morales, de l’adolescent, du jeune, se rapprochent, peu à peu, de celles, de l’adulte. Pour finir, par leur être, quasi similaires. Il en va, de même, des aptitudes et, capacités mentales. Les compréhensions, appréhensions, adhésions, rejets, de l’univers, des choses, de la vie, rejoignent, tout autant, ceux, des aînés. Avec, toutes les dissemblances, les particularismes, qui n’appartiennent, qu’à la nouvelle génération, masculine et, féminine.

 

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Dans les années 1960, les « Swinging Sixties », à Tulsa, localité, de l’Oklahoma, des juniors donnent libre cours, à leurs différends, différences. Les Greasers, jeunes déviants, des cités défavorisées, affrontent, les Socs, enfants, de « bourgeois, des beaux quartiers ». Ponyboy fait partie, des Greasers. Il rencontre une fille, Sherry, qui lui affirme, que certains Socs, sont « valables ». Le meilleur ami, de Pony, Johnny, tue Bob, un Soc. Recherchés, par la Police, les deux garçons se cachent, en un lieu, de culte. En fumant, ils y mettent le feu. Ils sauvent, de l’incendie, cinq enfants présents, deviennent des héros. Johnny meurt, de ses brûlures. Pony est donc, poursuivi, pour la mort, de Bob. Il prend alors, conscience, de la relativisation, de toute chose, en ce bas monde. Que tout est ambivalence, savant mélange ou, équilibre, de « bien et, de mal, bon et, mauvais, bénéfique et, nocif ». Y compris, chez soi et, autrui, les Greasers et, les Socs.

 

Que, comme, il l’a vécu, avec son ami, un « scélérat » peut devenir « héros » et, même, réciproquement. Selon, les circonstances, les occasions et, les actes. Telle est, la morale, de ce conte philosophique : The Outsiders, Les Inadaptés. (Drame cinématographique américain, F. Ford Coppola, 1983)237. Par nature et, occurrences, la jeunesse peut être « tentée », par un certain manichéisme dur, intransigeant et intolérant. Il s’agit, bien plus souvent, d’une posture, de principe, que d’une conviction profonde, tant, les juniors, se sentent « agressés », par le monde extérieur. Le plus souvent, au-delà, de leurs différences, ces jeunes sont plutôt, ouverts, tolérants. De fait, le début, de maturité adolescente, consiste, à être bien plus capable, de « se mettre, à la place, d’autrui ». De mieux, le comprendre. Ce qui « échappe » plus, à l’enfance. Empathie, compassion, congruence, croissent fort, à l’adojeunesse.

 

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Jugement, éthologie, paroles, attitudes, actes, abstentions juvéniles

 

Intelligence, est un terme féminin, datant, du douzième siècle. Il est issu, du « latin, intelligentia, de intellegere, comprendre. Il s’agit, de la faculté, de connaître, comprendre, l’ensemble, des fonctions mentales, ayant, pour objet, la « connaissance », conceptuelle, comme, rationnelle. Aptitude – d’un être vivant – à s’adapter, à des situations nouvelles, découvrir, des solutions, aux difficultés, qu’il rencontre ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)238.

 

L’adojeune progresse donc, en capacités, de maîtrise, des choses, de l’esprit. Ainsi, qu’en aptitudes, à relever, les défis, qui se posent, à lui. L’adolescence est alors, aussi, le temps, d’une « maturité sociomorale », nettement, accrue239. L’intellect produit, des élucubrations, plus abouties. Le jugement moral se fait, plus exigeant. Il atteint, pendant, la phase pubertaire adolescente, le stade, de la « moralité conventionnelle ». Orientée, vers l’accord, avec les autres, comme, le souci, des autres. Puis, la conformation, à la réglementation commune. Cela, signifie, « satisfaire, aux attentes, de son milieu », au rang, de l’échelle 3. « Se plier, à la loi et, l’ordre social établi », à l’échelle 4. L’adolescent commence, à assimiler, des paramètres.

 

Déterminés, par le psychologue, du développement, américain, L. Kohlberg (1927-1987). Après, l’âge, de vingt ans, une partie, des jeunes, peuvent atteindre, le stade, dit, de la « moralité postconventionnelle ». Au niveau 5, celui, de l’observation, des « grands principes humains » supérieurs et, du contrat social commun240. Le niveau, du Jugement conventionnel, au stade 3, celui, du Jugement moral, est lié, à la bonne concordance interpersonnelle. Il est réalisé, en début, d’adolescence, de douze, à seize ans. Les conventions, reliant, les interactions, entre, tous les humains, sont assimilées. C’est la « morale conventionnelle ». L’acte juste, est celui, qui a l’aval, des proches, rejoint, ses desiderata. L’évaluation, des attitudes, d’autrui, prend en compte, l’intentionnalité. Le désir conformiste, d’être accepté, bien vu, des autres, notamment, pairs, l’emporte. De façon, très inédite, les valeurs, du groupe, prédominent, sur les préférences, toutes personnelles. Le jeune accepte, l’inconvénient mineur, de son relatif effacement, pour l’avantage majeur, de son intégration.

 

Le junior commence, à « sortir, de lui-même », bien comprendre, autrui, comme, lui-même. Nombre, de juniors, et, même, d’adultes, en restent, à vie, à ce stade. Le stade 4, du Jugement conventionnel, est celui, de la loi et, de l’ordre social, de l’âge, de dix-sept ans, à celui, de vingt. Le comportement légitime, est celui, qui respecte, la règle, de l’ensemble, de la collectivité. Le contexte est dépassé. La règle admise, qui ne relevait jadis, que du milieu environnemental, devient celle, de la société, tout entière. Reconnue, comme, fondement éthique supérieur. En tant, que garante impartiale, égale, comme, juste, des droits, de tous.

 

Désormais, les principes régulateurs préétablis, dépassent, les individus, eux-mêmes, sans tenir, nul compte, de l’image et, l’ego, de chacun. Les principes, la justice, priment, sur l’opinion subjective et, les intérêts catégoriels. Tous les humains ne connaissent pas, le niveau, de Jugement postconventionnel. Le stade 5 est celui, du Contrat social. L’action juste respecte, toutes les valeurs, qui servent, de fondements, aux lois. Des principes éthiques, encore plus, supérieurs, peuvent ennoblir, le système existant, pour plus, d’équité, entre les hommes. La symbolique suprême, n’est plus, la loi, en tant, que telle, mais, ses pleins principes, même. Totalement, mis en œuvre, ès qualité.

 

La loi est relativisée, car elle est dépassée, par la notion même, de justice sociale. L’individu comprend, que le principe moral, est plus élevé, que la loi. Qui n’est pas forcément, légitime, morale, en tant, que telle. Puis, le stade 6, du Jugement moral postconventionnel, est celui, de l’éthique universelle. La guidance, de tout humain, est régie, par des lois universelles, dans le temps, l’espace. Celles-ci ont, pour fondement, des options et, décisions personnelles, bien, au-delà, des seules, lois étatiques. C’est la conscience individuelle, qui gouverne, jauge, les mentalités, mœurs, comportements. L’acmé déontologique, de chacun, les principes humains supérieurs, l’emportent, sur les seules édictions, des gouvernements. Le modèle, de Kohlberg, est, certes, théorique. Dans la pratique, la réalité adojuvénile peut, en différer. Toutefois, il n’en demeure, pas moins, encore, aujourd’hui, une excellente modélisation, même, abstraite. Qui sert, d’échelle pertinente, d’évaluation morale, des individus, notamment, les juniors.

 

La plupart, des adojeunes, sont en formations, d’études, à un âge, où, l’intellect, se développe beaucoup241. Les capacités, de mentalisation, adojuvéniles, s’accroissent, se re/construisant, déconstruisant. Créations, élagages, myélinisations neuronaux, synaptiques, sont en chantier. Le jugement sociomoral adolescent s’affine et, se rapproche, de celui, des adultes. La pensée morale, est le complet système, d’évaluation, d’un individu. Qui lui fait « décréter », ce qui est légitimement et, éthiquement, acceptable, dans les mentalités et, attitudes humaines. Il s’agit, de la déontologie axiologique personnelle, que se fait, chaque sujet adojeune, des choses, de la vie. La cognition influe donc, fort logiquement, sur le « jugement moral ». Il y a, progression symétrique. Pensée morale et, cognition sociale, impliquent, une « pleine conscience lucide », quant aux moteurs humains. La cognition sociale vise, à « saisir », tous les fondements, des agissements, d’autrui. La pensée morale va plus loin, en jaugeant, la droiture, la valeur, des façons d’être et, de se comporter. Cela, aide, l’individu, à forger, des lois, qui le dépassent et, s’y conformer. (Cloutier et al., 2008, 2015)242.

 

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Il y a déjà, plus, de trois siècles, I. Newton, (Scientifique anglais, 1643-1727), conçoit, une équation mathématique, qui serait restée, partiellement, résolue, à ce jour. Un adolescent, de seize ans, S. Ray, alors, lycéen, de Dresde, en Allemagne, en aurait dégagé, la bonne solution, oubliée. Il aurait déterminé, par approche très simple, ce que seules, des opérations informatiques complexes, pouvaient faire, auparavant. Grâce, à ce jeune, il devient désormais, possible, de calculer, les trajectoires, d’un projectile, soumis, à la résistance aérienne, puis, à son rebond. Cela, servira d’avancées, à la recherche balistique.

 

Shouryya affirme alors : « C’est parce que, le professeur a expliqué, que ce problème n’avait pas, de réponse, que j’ai souhaité, le résoudre, par naïveté, d’écolier ». Arrivé, de Calcutta, son Inde natale, sans parler l’allemand, quatre ans, auparavant, il résolvait, déjà, des équations, à six ans. Pendant, que ses condisciples, en étaient, « encore », à compter243 ! Bel exemple, des plus probants, des très étonnantes, capacités intellectuelles adolescentes. Même si, ce jeune prodige, est un cas, plutôt, d’exception. Avant, vingt-cinq, surtout, vingt ans, le cerveau juvénile, en évolution, est des plus plastiques et, réactifs. Ce qui fait, les inventivités et, créativités mentales, les plus fulgurantes, en nombre, de domaines, tels, l’informatique, l’art, les sciences.

 

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Évaluations, neuronales maturations, « sui generis », des juniors

 

Les classifications, échelles, d’évaluation mentale, des adolescents, des jeunes, apportent, certains éclairages complémentaires. Nous avons analysé, les rôles, de la psychométrie, dans l’appréciation, de l’intelligence adolescente. Cette intelligence est, en partie, déterminée, par l’hérédité familiale, paternelle, maternelle, des aïeux, du junior, son milieu social, d’origine et, d’appartenance. Outre, les transmissions génétiques biopsychiques, l’alimentation, les soins, l’éducation, l’affectivité, les moyens matériels, le soutien parental…

 

Ceci, influe fortement, sur l’intelligence développée, par l’adolescent. Le jeune devient plus autonome, réfléchi. Il prend son envol psychosocial, dans le cadre familial, amical, scolaire, professionnel, consumériste, des valeurs, de ses droit-s, devoirs. Diverses classifications, comme, gradations, d’évaluation mentale, apportent, quelques éclairages utiles, pour « situer », un junior. Avec, la prudence, les relativisations, d’usage. La psychométrie évalue aussi, au plus près, les niveaux, d’intelligence, des adolescents. L’hérédité, le milieu d’origine, ont donc, un impact fort, sur leur intelligence.

 

L’adolescent devient plus autonome, mûrit, en sa psychologie, cognition sociales. En tant, que rejeton, camarade, élève, travailleur, consommateur, de loisirs, biens matériels, culturels et, porteur, de valeurs, sujet, objet, de droit-s et, devoirs… Il s’ouvre, au monde. Le rapport, à soi, aux autres, à la société et, la vie, change radicalement, à l’adolescence. Le junior apprend, à « apprivoiser », son identité propre, la nouvelle image, qu’il se fait, de lui-même, d’autrui, par rapport, à son ego, celui, des autres. Le jeune conteste, accepte, tout à la fois, l’ordre adulte établi. Le rapport, du junior, à la discipline, l’autorité, aux institutions, est ambivalent, ne « va pas, de soi »244. Il devient alors, capable, de dépasser, le seul intérêt, pour son univers retreint, quotidien, familier. Pour s’intéresser, aux affaires, de la marche, du monde et, grands débats, qui agitent, l’univers. La relation, aux pairs, le jugement, que ceux-ci portent, habituellement, au jeune, sont fondamentaux. Tout junior, se construit, renforce, essentiellement, prioritairement, par l’appréciation positive. L’approbation, la reconnaissance et, l’intégration, par le semblable.

 

C’est la raison, pour laquelle, l’amitié, l’amour, ont une telle importance, si capitale, en la vie, des adolescents. Si je suis reconnu, par mes congénères, je suis donc, valable. À défaut, je me sens jugé négativement et, je me ressens, douloureusement, comme, non conforme. Avec toutes les souffrances, que cela, implique. Cela, peut même, mener, aux dépressions, de rejet, dévalorisation. À cet âge, plus, qu’à n’importe, quel autre, l’image et, la valeur, de soi-même, dépendent surtout, des autres245 ! Pour bien devenir adulte, à son tour, l’adolescent a besoin, de remettre en cause, les principes, qui régissent, les « conceptions admises », par les adultes. D’apporter, sa contribution originale. Ensuite, seulement, il sera en mesure, de s’agréger, à la société, telle, qu’elle est246. Finissant alors, bon gré, mal gré, par accepter, de « cautionner », le système sociétal, tel, qu’il est. N’ayant pu, le « réformer », ni de l’extérieur ni, de l’intérieur247.

 

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Nonobstant, la soupe servie, à l’adojeunesse, par le monde, la société et, les adultes, est infecte. En outre, trop brûlante et, épicée ou, trop tiède et, fade ! En ces conditions, il ne faut jamais, s’étonner, que nos juniors crachent, dans le potage. Voire, renversent la soupière, son contenu infâme, sur la tête, du chef, qui l’a concocté. Lequel, prétend, par-dessus le marché, le leur faire ingurgiter, de toute force. Que le gâte-sauce s’estime heureux, de s’en tirer, à si bon compte, si les jeunes, ne lui fracassent pas, de surcroît, le récipient, sur le crâne ! La jeunesse, de France, est « malade, de son pays, de ses faillibles aînés ». Elle « étouffe, s’éteint, à petit feu ». Elle fuit, de plus en plus, à l’étranger, sous des cieux, bien meilleurs, pour étudier, travailler, – mieux – vivre. Elle ne supporte plus, un « Hexagone étriqué, fermé, mesquin, bien trop peu capable, d’innovation, de créativité et, d’audace ».

 

Nos juniors maudissent, un univers national « jaloux, envieux, immobile, médiocre, conventionnel, condescendant, qui ne veut pas, d’eux ». C’est la légitime raison, pour laquelle, ils rejettent, en fort juste rétorsion, leur « indigne patrie », si coupable, à leur égard, des « pires félonies ». Qu’ils assument, pleinement, leur destin, car, nul fief, n’est inexpugnable ! Comme, la « prise, du Palais d’Été », de Pékin, (Chine, 1860) ou, « celle, du Palais d’Hiver », de Petrograd, (Russie, 1917), l’ont tant démontré, en l’Histoire. De fait, certains jeunes talents trouvent, très tôt, à s’exprimer. Ainsi, le créateur, de musique électronique, français, M. Benjelloun, dit, Petit Biscuit, vingt ans, en 2019. Lequel, par la qualité et, l’originalité, de son travail, saura toucher, un vaste public et, entamer, une fort brillante carrière internationale. Notamment, en Amérique, du Nord. Encore, lycéen. Ce qui ne l’empêchera pas, d’obtenir, son baccalauréat scientifique, avec la mention Très Bien.

 

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Progressives autonomies psychosociales, de la jeunesse, des années 2020

 

Parvenu, en adultisme, l’adojeune ne renonce pas toujours, pour autant, à ses idéaux. Par lucidité, de « révolutionnaire, réformiste, indifférent, conservateur », il se fait, le plus souvent, « réaliste, attentiste, modéré, désabusé ou, indifférent ».

 

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Pour les adojuniors, l’autorité est, avant tout : les parents, à 42 pour cent. Les forces, de l’ordre, à 23 pour cent. Puis, les enseignants, à 19 pour cent. Les parents sont une autorité respectée, à 70 pour cent. Les chefs, d’établissements, à 53 pour cent. Les professeurs, à 52 pour cent. Ensuite, les juges et, la Justice, à 50 pour cent. Les forces, de l’ordre, à 48 pour cent. Les infirmières scolaires, à 47 pour cent. Les conseillers principaux, d’éducation, à 47 pour cent. Les délégués, de classe, à 39 pour cent. Les hommes politiques, à 24 pour cent. Les « autorités » considérées, comme, les plus justes, à l’égard, des jeunes, sont, selon eux : les infirmières scolaires, à 38 pour cent. Les professeurs, à 36 pour cent. Les conseillers principaux, d’éducation, scolaires, à 32 pour cent. Également, les parents, à 30 pour cent. Les chefs, d’établissements, à 30 pour cent. Les délégués, de classe, à 27 pour cent. Les magistrats, la Justice, à 25 pour cent. Les forces, de l’ordre, à 25 pour cent. Les hommes politiques, à 19 pour cent. Le jeune aime l’adulte, « proche », de lui, mais, avec toute la distance minimale, suffisante nécessaire.

 

Les autorités indispensables, selon, les juniors, sont : les juges, la Justice, à 49 pour cent. Les forces, de l’ordre, à 41 pour cent. Les parents, à 40 pour cent. Ensuite, viennent, les chefs, d’établissements, à 31 pour cent. Les hommes politiques, à 29 pour cent. Les professeurs, à 28 pour cent. Les infirmières scolaires, à 26 pour cent. Ensuite, ce sont, les conseillers principaux, d’éducation, à 25 pour cent. Les délégués, de classe, à 17 pour cent. Les jeunes considèrent, majoritairement, que les adultes ont, sur eux, juste, ce qu’il faut, d’autorité. Les amis, à 68 pour cent. La mère, à 66 pour cent. Le père, à 64 pour cent. Les enseignants, à 52 pour cent. Les médecins, à 51 pour cent. 60 pour cent, des juniors interrogés, pensent qu’il est, sans importance, que ceux, qui représentent, une autorité, les tutoient ou, voussoient. (Pfizer, France, 2008)248.

 

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L’adolescent ne remet pas, en cause, la discipline, l’autorité adulte, institutionnelle, seulement, parce qu’il devient « grand ». Avec les capacités, de maturité, raisonnement, d’opposition, que cela, implique. Aux causes psychologiques, s’ajoutent, des raisons sociologiques, morales. Du fait que, en un monde passé, de la stricte verticalité hiérarchique, cloisonnée, à l’horizontalité participative interactive, l’autorité ne va plus, de soi. L’enfant, l’adolescent, d’hier, pouvaient, « s’en laisser conter ». L’adojeune, d’aujourd’hui, n’accepte plus, la tutelle adulte, en tant, que telle. Or, uniquement, s’il est convaincu, de sa légitimité, pertinence. À l’adulte, de faire, ses preuves, convaincre, par ses seules, qualités propres. Savoirs, expérience, ne suffisent plus. Seule, l’éminence, d’intrinsèques vertus supérieures, permet, de s’imposer. Or, il y a, crise, des valeurs, certitudes, net manque, de crédibilité, d’exemplarité, des adultes contemporains. Eux-mêmes, sont devenus vulnérables, hésitants, défaillants. Ce qui altère, le lien, de confiance, de loyauté, entre les générations. Le junior n’obéit plus, d’office, au « chef adulte », en tant, que tel : parent, enseignant, patron… L’autorité s’impose, par « légitimité ».

 

Il adhère, à un charisme, une personnalité, un humanisme. À défaut, il élude, rejette et, se mutine249. La socialisation est le mécanisme, d’assimilations, des agissements, des mentalités, valeurs, préalables, à l’intégration sociale, d’un sujet. Cela, débute, à la naissance, jusqu’à la complète insertion, à l’adultisme, voire, en fin, de vie ou, même, jamais. De ce point de vue, aussi, l’adojeunesse n’est donc, qu’un stade évolutif, transitoire, avec, un « avant et, un après », de socialisation. Du fait, des bouleversements biopsychiques juvéniles, la socialisation s’accélère considérablement, entre les treize et, vingt-quatre ans. Cognition plus poussée, responsabilité, y contribuent, puissamment. Autonomie et, autodétermination, amènent, à devoir « prendre, en compte, autrui et, son concours. Ce qui conduit, à une normativité sociale, encore plus, avancée. Ainsi, valeurs sociales classiques, comme, principes adojuvéniles nouveaux, se rencontrent-ils, pour un accomplissement, de soi. En cas, de concordance et, succès. En marasmes, s’il y a, déconvenues. Liberté, potentialité élargies, impliquent, pleine maîtrise, de soi. Plus, encore, espérance, effort, détermination et, persévérance, quoi, qu’il puisse, se produire !

 

Nanti, d’un nouveau corps, d’une nouvelle sexualité, l’adolescent se doit, d’accepter, de jouer, son rôle social, d’homme ou, de femme. Ce qui influe fort, sur sa socialisation. Les impératifs et, objectifs, de socialisation adojuvéniles, sont une dizaine. Détachement, face, aux parents, adultes. Choix, comme, préparation, d’un métier. Autonomie matérielle. Mûrissement, du projet psychoaffectif, conjugal, familial. Perfectionnement intellectuel et, civique. Responsabilisation sociale. Acquisition, de normes et, de valeurs morales. Rapports adultes, avec les congénères, des deux sexes. Assimilation, du genre masculin ou, féminin. Aisance propre, comme, savoir-faire corporels. (Havighurst, 1972). Peu à peu, entre treize et, vingt-quatre ans, le sujet passe, de la dépendance, à l’autonomie. Son « salut adulte » en dépend. Le jeune se socialise, outre, la sphère scolaire et, professionnelle, par des loisirs spécifiques choisis. Ces derniers sont bien structurés. Sports, occupations socioculturelles, associatives. Ou, non structurés. Sorties ou, détente, chez soi ou, autrui. Le temps libre structuré est, le plus souvent, géré, par les adultes. Il implique, un calendrier, contraignant et, régulier. Un impératif, de progression, spécifique.

 

La récréativité non structurée repose, sur les jeunes, eux-mêmes. Il n’y figure pas, d’échéance préétablie, de contact physique. De normes fixées, de buts précis, de droit, de regard, adulte. Les pratiques structurées contribuent, à une bonne socialisation, un épanouissement accru, satisfaisant, des juniors. Les us non structurés peuvent, à l’inverse, mener, à toutes sortes, de débordements, déviances et, d’inadaptation sociale. Si les jeunes, qui s’y adonnent, manquent, de maturité, d’autodiscipline. Six caractéristiques majeures, de personnalités juvéniles et, de socialisation, ont été isolées. Le tonus social : sociabilité, optimisme, grégarisme. La dominance sociale : autonomie et, estime, confiance et, affirmation, de soi. L’urbanité : accommodation, ouverture, confiance, à autrui, disponibilité. La rigueur : gestion stricte, méthode, discipline et, perfectionnisme. La stabilité émotionnelle : bonne maîtrise, de soi, constance réactionnelle et, patience, résistance, aux frustrations, non-impulsivité. L’acceptation, du changement et, de la nouveauté : goût, du mouvement, curiosité, ouverture, quêtes expérimentales. (Roberts, Walton, Viechtbauer, 2006). Les plus grands changements s’observent, de l’âge, de vingt ans, jusqu’au, milieu, de la trentaine.

 

Puis, l’on « vogue, en pilotage automatique, à vitesse, de croisière ». En conclusion et, résumé, la période, de treize – vingt-quatre ans, est transitoire, moratoire. Pour ce qui est, de la stabilisation personnelle et, de socialisation. Ce n’est, en moyenne, qu’à partir, de vingt-cinq ans, premier quart, de siècle, de vie, que l’individu commence, à fixer, des traits majeurs. De ce que sera, son existence, jusqu’à, son terme. Cela, peut prendre encore, une bonne décennie. Il y a, les agents, de socialisation, fort classiques. Parents, enseignants, éducateurs, divers intervenants adultes, plus ou, moins, ponctuels, les pairs… Or, les jeunes contemporains connaissent, aussi, une socialisation médiatique. Télévision, cinéma, Internet, jeux vidéo… Plus puissante encore, par le temps consacré et, l’intensité, des pratiques. À plus long terme, les contenus médiatiques éducatifs, constructifs, de valeur, prédisposeraient, chez nos adojeunes, à plus, d’épanouissement, encore. D’apprentissages et, de réussite scolaire, professionnelle et, sociale. Les programmes violents, médiocres, malsains, contribueraient, à plus, de désocialisation, d’asocialité, d’échec personnel, de mal-être, déviance. Plus, encore, chez les garçons, que les filles. En intoxication audiovisuelle permanente.

 

Concernant, plus précisément, Internet, l’usage, des réseaux sociaux, par les juniors, serait un très bon vecteur, de socialisation adojuvénile. Notamment, entre pairs, se connaissant, pour communiquer, entre eux. Pour le reste, il en va, comme, pour le cinéma ou, la télévision, cela, est fonction, des images, contenus visualisés. L’autonomie, tout entière, est la totale et, libre autodétermination, sans dépendances restrictives. Le jeune pense, juge, ressent, agit, face, à toute occurrence, par lui-même, sans référent extérieur. Pour ce qui a trait, à sa personne, sa vie, son destin, ses choix. Il en a l’aptitude et, la possibilité. Il en use et, en endosse, la responsabilité.

 

L’autonomie, fort caractérisée, est cognitive, émotionnelle, comportementale. L’indépendance émotionnelle implique, la « désacralisation » parentale. Soit, l’appréhension, de ses parents, comme, des humains, ayant, d’autres dimensions, fonctions, que celles, de la parentalité. L’aptitude, à atteindre, ses objectifs, résoudre, ses problèmes, penser, en dehors, de toute référence parentale et, d’appel, à ses ascendants. L’intimité, le secret, à l’égard, des parents. (Steinberg, 2008). Tout ceci, est bénéfiquement, réalisable, pour le junior, sans nécessité, de conflit, rupture ni, rejet, à l’égard, de ses parents. Cet idéal est toutefois, loin, d’être acquis !

 

Au contraire, l’harmonie relationnelle, parents-jeunes, juniors-parents, prédispose, à la pleine autonomie émotionnelle juvénile. Le marasme relationnel intrafamilial, contribue beaucoup, à l’inverse, à la totale dépendance psychoaffective, du jeune, à l’égard, de ses deux ascendants. Attachement n’est jamais, étouffement. L’affection, le lien véritables, impliquent la liberté, du junior, comme, des parents, non, l’interdépendance. Puisque, l’amour oblatif est inconditionnel, quoi, qu’il arrive. Contrairement, à l’amour, dit, captatif, conditionnel, à une entente impérative, factice, sur tout. L’autonomie comportementale, est la libre autodétermination, de ses actes et, l’acceptation préalable, des effets possibles.

 

En dehors, de l’influence adulte et, en ignorant, les pressions éventuelles, de son entourage. Cela, implique, donc, une maîtrise, de décision, une indifférence, aux desiderata, d’autrui, quel, qu’il soit, y compris, les parents, pairs. La maturité cognitive appelle, une maturité décisionnaire. Ainsi, un junior majeur, préalablement, à toute initiative, d’importance, appréhende, tous les risques potentiels. Envisage, les conséquences, de ses choix. Il requiert plus, l’avis, d’un expert. Il comprend mieux, la subjectivité partiale et, partisane, de l’opinion, d’autrui. (Lewis, 1981). Il commence, à mieux, se décentrer, de lui-même.

 

L’adojeune est moins, le jouet, des influences extérieures, enclin, à y céder, quant à sa prise de décision, préalable. Cela, est le reflet, d’une puissance mentale accrue, comme, d’une liberté émotionnelle. Nécessite, une bonne maîtrise communicationnelle, pour imposer son choix. Sans casser les liens, entretenus, avec les contradicteurs. Cela, est aussi, rendu possible, par un amour propre refondé, une image, de soi, consolidée. Si le junior ne peut imposer, ce qu’il veut, ce qui lui importe, ce qu’il préfère, cela, signe, toute son incapacité, à faire prévaloir, ses intérêts, triompher, sa cause. Cela, fait passer aussi, le propre contentement, d’autrui, l’opinion donnée, de soi, avant, son accomplissement, à soi. La vraie réalité, du sujet et, de son image authentique. Il semble, que les parents, influencent, les adojeunes, sur le long terme et, pour les domaines fondamentaux. Les pairs le font, à court terme et, pour les réalités, du quotidien. La compétence psychosociale adojuvénile, est donc, totale, en entière aptitude sociale, cognitive, émotionnelle et, comportementale. Face, à toute personne, occurrence. Toujours, nécessaire, à une insertion interindividuelle, des plus satisfaisantes. Soit, complète, stabilisée, durable.

 

Respect, de soi, d’autrui. Communication adéquate. Expression idoine, de soi, ouverture, aux autres. Générosité, coopération, partage. Bonne sociabilité. Tolérance. Charisme. Empathie. Compassion. Congruence. Toutes ces capacités sociales, des jeunes, dépendent, de multiples facteurs. Biologiques. De personnalité : tempérament et, caractère. Intellectuels. Familiaux. Scolaires. Amicaux. Culturels. Spirituels. Socioéconomiques. Historiques. Médiatiques. Trois vecteurs conditionnent, l’acquisition, des compétences sociales adojuvéniles, idoines. D’abord, les ressources endogènes, du junior. Ensuite, le rapport sociabilité / individualité. Puis, tous les savoir-faire sociaux, avec les pairs. (Leigh, Peterson, 1990). Les ressources internes incluent, certains éléments. L’estime et, l’acceptation, de soi : s’aimer, être bien, avec soi, pour aimer autrui, comme, « être à l’aise », en société. L’impression, d’efficacité individuelle : être capable, d’agir, d’influer, de pleinement, réussir250. Oser, s’affirmer, prendre, des risques, à bon escient.

 

La cognition sociale : empathie, compassion, congruence. L’aptitude, à bien résoudre, des difficultés, entre personnes : maîtrise, juste perception, des « aléas », de son environnement. Capacité, de résolution. De proposer, des buts sociaux. D’en évaluer, les effets. D’entrevoir, les « tenants et, aboutissants » sociaux, contextuels. (Shure, 1981). En l’espèce, les garçons, plus extravertis, semblent toujours, bien mieux lotis, que les filles. Plus tournées, vers l’intériorité, l’introspection, que l’action, autrui, comme, les jeunes mâles. L’équilibre, entre sociabilité et, individualité, consiste, à pouvoir réussir, sa vie sociale, avec autrui.

 

Tout en étant, en mesure, d’agir, de façon libre, autonome. En se positionnant d’abord, par rapport, à soi-même, plutôt, qu’à autrui. Sans, pour autant, trop « favoriser », ni sa personne propre ni, celle, des autres. L’habileté sociale, avec ses semblables, est l’aptitude, à les faire bénéficier, de ses richesses intérieures. L’équilibre, entre sociabilité et, individualité, permet, de gratifier, les relations, avec ses congénères. La difficulté adolescente réside, en ce que, pour grandir, le jeune a autant, besoin, de se singulariser, « fondre, dans la masse ». Privilégiant, sa propre personne, tout en soignant, son approche relationnelle, aux autres. En un délicat équilibre ! (Cloutier et al., 2008, 2015)251.

 

 

LE « TROUBLE, D’ADOJEUNESSE

UN MYTHE ANTI-NÉOGÉNÉRATIONNEL »

 

 

Il est traditionnellement, admis, que l’adolescence est un passage crucial, entre enfance et, âge adulte. Lequel, ne peut se réaliser, que dans la souffrance, le tumulte. L’on évoque, la « crise d’adolescence ». Cette notion est obsolète, erronée. S’il peut y avoir, des jeunes, « en crise », l’adojeunesse n’est pas, en soi, « une crise ». Tout au contraire, il s’agit, d’une des périodes, de l’existence, parmi, les plus réussies, marquantes, riches, passionnées. Sinon, la plus féconde, prometteuse, à défaut, d’être toujours, des plus heureuses ! Revers, déceptions, duretés, de la jeunesse, ne sauraient occulter, les grandes joies, de ce temps, si flamboyant, exalté et, fort !

 

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F. Bueller est un lycéen favorisé, en échec scolaire. Un beau jour, il décide, de sécher les cours, d’aller passer, la journée, à Chicago, pour y prendre, du bon temps. Il « se fait porter pâle », entraîne, en son escapade, sa petite copine, Sloane, son meilleur ami, Cameron. Tant, il est vrai que, « plus, l’on est de fous, plus, l’on rit », qu’il est plus drôle, à l’adolescence, de s’amuser, avec des congénères, que tout seul ! Le trio emprunte alors, la Ferrari, du père, de Cameron. Les trois compères, de s’en donner pleinement, à cœur joie, en ville. D’autant plus, qu’il s’agit, d’un loisir volé, inespéré, pris, sur le temps-corvée scolaire. Ainsi, sont bien décrites, les libertés, souvent, prises, à l’adolescence, en la comédie, de cinéma, américaine : La Folle journée, de Ferris Bueller. (J. Hughes, 1986)252.

 

Les jeunes aiment, à « tourner les règles », transgresser, « n’en faire, qu’à leur tête », prendre des risques, s’amuser… Ils en ont, grand besoin, pour « grandir ». Comme, les petits, de trois ans, ils « s’opposent fort, pour se poser », à l’ordre adulte établi. « Âge baroque, de toutes les folies », sans concessions, de l’originalité, d’affirmation, de soi. L’adojeunesse est, aussi, temps, de grands doutes, troubles, mal-être, bouleversements. Toutes fortes choses, plus ou, moins, fracassantes, tourmentées, qui ont abouti, à tort, à associer, adolescence et, « crise ». En réalité, ce temps de vie est, surtout, harmonie, joie de vivre, réussite, plénitude… Le jeune ne veut-il pas, « profiter, le plus possible, de l’existence » ? Signe, de nette vitalité, non, de crise authentique ! En pleine appétence existentielle, il « sort, de lui-même ». S’il s’enferme, « il y a problème ».

 

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Tourment, passage, cohérence catégoriels, des adolescents ?

 

Crise, est un terme, qui date, de 1478, vient, du « latin médical, crisis, du grec, Krisis, décision. Manifestation émotive, soudaine et, violente. (1690) Phase grave, dans l’évolution, des choses et, des événements ou, des idées ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)253. La supposée « crise, d’adolescence » est conçue, par les adultes. Elle est considérée, par ceux-ci, parfois, par certains juniors, eux-mêmes, comme, un passage, de vie, ingrat, difficile, pour les jeunes, leur entourage. En l’ « imaginaire collectif », l’image de marque, la représentation habituelle et, commune, des adojeunes, sont répulsives. La jeunesse est appréhendée, comme, source, de problèmes, plutôt, que comme, richesse, en tant, que telle. Un titre, d’ouvrage, symptomatique, parmi, d’autres, pour illustrer, ce dommageable, « abominable, malentendu » : Quand, ces chers petits, deviennent, d’affreux adolescents.

(K. Gordy Levine, auteure américaine, livre, de psychologie, États-Unis, 1991, France, 1993-254. Traduction, en édition française, de : When Good Kids, Do Bad Things, Quand les braves jeunes, se comportent mal. Sic) !

 

Il est vrai, que l’adolescence, est une « récapitulation », de l’enfance, comme, à l’âge, des trois ans. Alors, l’ado, de treize ou, dix-huit ans, voire, encore, le jeune, de vingt-quatre, s’opposent, pour s’affirmer. Ils veulent ardemment, arracher, leur indépendance, à tout prix. Notamment, celui, d’incessants conflits, avec leurs aînés, leurs semblables et, eux-mêmes. Ce qui fait, que l’adulte, notamment, parent, enseignant, employeur, en « perd, son latin », est fort exaspéré, face, à ces « adolechiants ». Selon, le terme employé, par un parent désemparé, d’adolescent, sur un forum Internet. L’idée, de « crise, d’adolescence », a-t-elle été inventée, par les adultes, pour stigmatiser, les juniors ? Les enfermer, en un état, prétendument, pathologique, comme, l’on dit, d’une personne, qu’elle est psychiquement, atteinte, voire, dépressive ? Leur dénier, toute crédibilité ? Est-elle, une réalité, inhérente, à cette phase, de vie ?

 

Aucune existence ni, nul, âge humains, n’étant, par essence, faciles, l’ensemble, des générations, connaissent, des « hauts et, des bas métaphysiques ». De la venue, au monde, au trépas255 ! Il n’y a jamais, de « crise, d’adolescence », à proprement, parler, mais, certains adolescents-jeunes, « en crise ». Il n’y a pas, d’ « éruption cataclysmique » juvénile, spécifique. Pas plus, qu’il n’y a, de faille enfantine. De chaos adultes, notamment, en milieu, de vie. De misères, de la vieillesse, en tant, que telle. S’il existe, des souffrances, difficultés, chez nombre, de juniors, cela, est moins dû, à leur âge, des raisons internes, qu’à des motifs externes. Aux « déraillements », des autres, à leur égard : pairs, adultes, à leurs conditions, de vie, insatisfaisantes. Si les jeunes souffrent, c’est, de ne jamais, être pris, au sérieux, en un pays latin, qui ne favorise, que la seule maturité, les acquis, l’expérience. Cette idée, de crise, ne peut être prétexte, d’ostracisme. Nous verrons la quête, les troubles, mais, aussi, l’harmonie réelle, de la construction, d’identité, adojuvénile.

 

G. Stanley Hall, (Psycho-philosophe américain, 1844-1924), il y a, un siècle256. A. Gesell. (Pédiatre psychologue américain, 1880-1961)257. A. Freud. (Psychanalyste austro-britannique, 1895-1982)258. P. Blos. (Psychanalyste américain, 1904-1997)259. E. Homburger Erikson. (Psychanalyste américain, 1902-1994)260. J. Coleman. (Sociologue américain, 1926-1995)261. M. Rufo, (Psychiatre français, 1944-), aujourd’hui262. Les « difficultés, à être junior », sont dépeintes, par ces auteurs, comme, par tant, d’autres, également, tant, les remaniements, de l’adolescence, ne vont pas, de soi. Tant, un « nouvel arrivant » n’est jamais, le plus souvent, accueilli, « à bras ouverts »263.

 

Il apparaît, désormais, aujourd’hui, que tous les âges, de la vie, sans exception, aucune, ont leurs propres « états d’âme » et, leur « félicité ». Que l’adojeunesse connaît aussi, tout autant, ses propres plénitudes spécifiques264. Il peut, alors, advenir, une vraie « crise » ravageuse, de l’enfance, en apprentissages premiers et, le trépas, des premières illusions. Celle, du milieu, de la vie adulte, qui doit « faire la part, des choses », avec certaines renonciations douloureuses. Il est instructif, d’étudier, les jeunes, comme, la jeunesse, par le prisme, des experts, des adultes. Le faire, par l’entremise, de la « parole », des juniors, eux-mêmes, sur leur propre personne, est bien plus, « parlant » ! Les adojeunes qui écrivent, sur leur génération, sont trop rares ! Quand, ils le font, cela, « sonne juste », en reflet, des authentiques réalités juvéniles, « vécues, de l’intérieur ».

 

Il y a, aussi, la « crise », de la vieillesse, avec ses déceptions, résignations. Si le jeune définit, son identité, comme, personne différenciée, il le fait aussi, comme, junior, garçon ou, fille, il est considéré, ès qualité. Il est conscient, des attentes, impatiences, appétits nouveaux, qui sont propres, à son âge. Il découvre, aussi, les « obstacles », si frustrants, qui se dressent, sur son chemin, entre ses désirs et, les objets, de ses ambitions et, envies. Les jeunes bien traités, ont toutes les chances, de traverser, sans encombre, toute leur jeunesse. Pour parvenir, sains et saufs, au bon port, de leur adultisme, plein et entier, accompli. L’adojeunesse est une période ambivalente, malaisée.

 

Car, elle est, autant, joie de vivre, plaisirs, passions, accomplissement, de soi, qu’inquiétudes, déceptions, inappétences et, mal-être. Cela, étant, du fait, d’une société adulte, elle-même, très incertaine, médiocre et, défaite, la jeunesse souffre, d’abandonnisme. En « drame humain » terrible. Qui est moral, spirituel, affectif, psychologique. Elle « fait mine, d’être heureuse », alors, même, qu’une « tristesse mortelle », peut la frapper, de langueur. Il n’y a, nulle crise ni, marasme individuels, d’adolescence, mais, un dur tourment sociétal, collectif, qui l’atteint, « par ricochet ». La jeunesse n’est, bien trop souvent, qu’un « dommage collatéral connexe », des adultes, bien plus, que d’elle-même.

 

D’hier, à aujourd’hui, les spécialistes ont bien tenté, de la définir, au plus près. Ultra classique et, fausse, la notion, de « crise, d’adolescence et, d’originalité juvénile », n’ « amuse » pas, du tout, les intéressés. Ceux-ci, sont fort lassés, d’être constamment, réduits, au sempiternel rôle, d’ « indécrottables fauteurs, de troubles »265. Reste, à savoir, si ce temps de vie est, en soi, pour les deux sexes, vecteur, de difficultés ou, non. Si oui, si cela, est de nature interne, biologique et, psychologique ou, externe, sociale, culturelle ou, les deux. Les spécialistes sont partagés. Avec les progrès, d’imagerie : résonance magnétique, scanner et, tomographies, neurologues, neuroradiologues et, neurobiologistes se prononcent. Ils ont, bel et bien, « mis en évidence », le fait, que le cerveau humain, n’est pas « achevé », à la fin, de l’enfance. Comme, on le croyait, jadis. Seulement, à la fin, de l’adojeunesse, vers les vingt-cinq ans. Le cerveau adolescent se développe, par processus électrochimiques, comme, physico-intellectuels266.

 

Ainsi, les « sautes d’humeur », « fantaisies, fantasmagories », du « syndrome, du homard », de vulnérabilité adojuvénile, seraient plus compréhensibles, selon eux267. Expliquer difficultés, instabilités, du jeune, par la seule neurologie, n’est pas suffisant. La génétique héréditaire, les influences socioéconomiques, éducatives, la psychologie…, interviennent lourdement. Ce qui constitue, l’identité juvénile, en ses « tenants et aboutissants », doit être analysé, avec le plus grand soin, la plus importante circonspection. L’adojeune, de treize – vingt-quatre ans, est à la recherche, de son identité propre, plus encore, qu’à l’enfance ou, l’adultisme. Qui, suis-je, d’où, viens-je, où, vais-je, quels, sens, utilité et, intérêt, donner, à mon existence propre ? La liberté, l’autonomie personnelles, dont jouissent, de façon inédite, les jeunes, leur imposent, de savoir, au préalable, qui, ils sont, ce, qu’ils sont ou, pas. Il s’agit, de se différencier, s’individualiser, se démarquer, des autres, tout en affirmant, démontrant, sa légitimité, pertinence, son attractivité.

 

Pour exister pleinement, en tant, que soi souverain. Sujet unique, unifié, cohérent, stabilisé, constant, libéré, crédible et, sûr. Se connaître, pour être connu et, s’admettre, pour être admis. Avec ses atouts, comme, ses failles, en continuum spatio-temporel, personnel, d’action, qui fait sens. Lieux de vie successifs. Passé, présent, avenir. Acceptation, de soi, réciprocité, avec autrui. L’identité est aussi consolidée, par un relationnel satisfaisant, avec les autres. Intégrité, continuité, interactivité, sont les vecteurs, d’identité adojuvénile, capitaux, tels, que définis, par E. Erikson (1902-1994). Il a été isolé, le lien, entre solidité et, cohérence, d’identité, d’une part et, épanouissement personnel, de l’autre.

 

À partir, de l’adolescence, l’adojeune devient un être, qui compte, par lui-même, en tant, que tel, ès qualité. Il possède, désormais, toute latitude, pour exister librement, en « acteur souverain », de sa propre existence. Indépendamment, d’autrui : pairs, famille, adultes, mais, en partant, avant tout, de lui-même. En outre, l’adojeunesse est le temps précis, au cours, duquel, en une seule décennie, l’essentiel, d’une vie entière, se décide, prépare, s’enracine. Pour l’essentiel, la durée, d’existence juvénile, est largement, prédictive, de l’adultisme ultérieur, qu’il conditionne, détermine, en ses traits majeurs. Tant, d’adultes, sont inachevés, incomplets, immatures, en crise, après, une « jeunesse-désastre » !

 

Alors, si une pertinence, de l’identité, garantit, bien mieux, l’avenir, ses errements l’obèrent, très grandement. Ainsi, estime, acceptation, de soi, confiance, en soi, autrui, la vie, affirmation, de soi, sont des facteurs capitaux, de plein renforcement, de l’identité. L’inverse, la fragilisant. De même, le sentiment, de continuité, distinction, des autres, d’appartenance, d’efficacité, de donner, tout son sens, à sa vie. (Vignoles, 2006). L’identité, de genre : masculine ou, féminine, est capitale, pour les adojeunes, des deux sexes. Les distinctions sont marquées, entre filles et, garçons. Traditionnellement, l’identité féminine est décrite, comme, surtout, basée, sur les liens interindividuels. Celle, masculine, sur la quête, d’indépendance, de liberté et, réussite sociale. Aujourd’hui, ces frontières se sont fort estompées. Il n’en demeure, pas moins, que, chez les jeunes, comme, les adultes, les filles-femmes restent défavorisées, par rapport, aux garçons- hommes. Notamment, en matière domestique, professionnelle, sociale, familiale et, affective. Du fait, d’une société, encore, fort machiste, sexiste, androcentrique. Même, en l’Occident, le plus avancé, en dépit, des progrès accomplis, en faveur, des femmes, depuis, un demi-siècle.

 

Désormais, les filles réussissent mieux, que les garçons, en leurs études et, sont, souvent, plus diplômées, qu’eux. Nombre, de garçons, sont encore, socialisés, « à l’ancienne ». Ils ont été, précocement, conditionnés, à annihiler, leurs émotions, en une véritable « alexithymie » : incapacité, de verbalisation émotionnelle. Ce qui constitue, alors, un véritable handicap social, psychoaffectif et, personnel. Avec, de nets phénomènes agressifs, de réactivité compensatoire dommageable, délétère, chez certains, pour pallier, leur « impuissance émotionnelle ». Ainsi, la tempérance psychologique, des garçons adojuvéniles, puis, adultes, serait entachée, par le culte excessif, de la force.

 

Du courage, du charisme, de la compétition, l’ascèse, la dureté, la victoire, à tout prix, aux dépens, d’autrui… Assurément, un « vice de forme » éducatif, initial, au détriment, des adojeunes mâles. Par rapport, aux femmes, les hommes dominent fort, encore, socialement. Toutefois, ce sont eux, qui présentent, le plus, de syndromes, de déviances et, d’inadaptations psychosociales. Les garçons juniors « dominants » souffrent, ainsi, bien plus, de fragilités, vulnérabilités et, d’instabilités sociales, ainsi, que d’échecs, de surmortalités ou, surmorbidités, comparativement, aux filles. Dès, conception et, naissance ! (Cloutier et al., 2008, 2015).

 

Autrefois, nombre d’hommes réussissaient, par leur simple statut, d’homme. En un monde, de savoirs, en lequel, les femmes excellent, ce n’est plus, le cas. De plus en plus, de garçons, sont donc, déclassés et, en échec, faute, de maîtrise suffisante, de ces savoirs. En outre, la mauvaise gestion, de l’ « émotivité », constitue, un handicap supplémentaire. De fait, la finesse mentale, intellectuelle, psychoaffective, l’intelligence émotionnelle, comptent plus, désormais, pour réussir, que la seule, « force, de caractère ». D’autant, que l’économie occidentale, a plus besoin, de « cerveaux », que de « gros bras », depuis, déjà, un siècle. Notamment, depuis, les Trente Glorieuses (1945-1975). Il est aussi, évident, qu’une bonne relation, du jeune, avec ses deux parents, sa famille, ne peut, que contribuer, à affermir son identité, insertion sociale. À l’inverse, des troubles familiaux, sont un net indicateur, de grands risques, de déviances et, de désintégration sociale. De même, l’appartenance, de l’adojunior, à une minorité ethnique, peut constituer, une forte difficulté, d’identité. Sauf, si le jeune concerné, arrive, à bien faire imposer, prédominer, sa force mentale et, de personnalité propre, par une excellente confiance, en lui.

 

Sinon, le conflit, entre minorité originelle, d’appartenance, et, société dominante, de choix, de vie, peut assombrir l’existence, de l’ado, au quotidien. Le dilemme, avec avantages, inconvénients, de chacun, des deux mondes coexistants, peut se révéler crucial, pour le jeune et, à très hauts risques. Notamment, en terme, de déviances et, d’insertion-adaptations. Car, outre, la fixation, de l’identité personnelle, il se doit aussi, de positionner, son identité ethnique propre. Enjeu et, défi complexes, que n’ont pas, à affronter, les adojeunes autochtones. Difficultés, à assumer, assimiler, tout à la fois, la culture, d’origine, comme, celle, d’accueil.

 

Sans compter, tous les aléas discriminatoires : racistes, xénophobes, antisémites. Il y a, donc, nécessité, pour le junior, de d’abord, bien intégrer, accepter, les valeurs, de sa communauté, d’origine. Pour seulement, être en mesure, ensuite, de bien s’insérer, en son nouveau pays. Pour les jeunes multiethniques, les enjeux et, conflits, d’identité, sont, encore plus, complexes, délicats, avec, non plus, deux, mais, au moins, trois composantes. Les origines ethniques, du père, de la mère, de la société majoritaire, d’accueil. De même, le junior adopté sera écartelé, en sa construction, d’identité, entre ses parents biologiques, ceux, adoptifs. En quasi- « conflit-dilemme cornélien », à vie.

 

Les jeunes relevant, de minorités sexuelles, ont, eux aussi, à composer, avec leurs pairs et, société, de la majorité sexuelle. Ainsi, les jeunes homosexuels, face, au monde, très dominant hétérosexuel, confrontés, parfois ou, souvent, à l’homophobie, de certains, de leurs pairs ou, des adultes. Voir, à ce sujet, nos propos, consacrés, plus bas, à l’amour, la sexualité, des juniors268. De façon générale, les adolescents, jeunes, de treize – vingt-quatre ans, ont à forger, de fort multiples identités complémentaires, différentes, les concernant. Pour tout le restant, de leur vie. Professionnelle, politique, spirituelle et, relationnelle, intellectuelle, sexuelle et, culturelle, ethnique, d’intérêts, de personnalité et, physique269… À eux, de s’en « accommoder » !

 

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Le caractère, par nature, fantasque, baroque, de l’adolescence, a pu la faire assimiler, à une crise paroxystique douloureuse. La psychanalyse freudienne n’a jamais, été en reste, en la matière. Prenons un exemple typique, de cette fantaisie adojuvénile, bien inoffensive. Chaque année, à l’époque, de Noël, les jeunes garçons, élèves, de classes préparatoires scientifiques, internes, au lycée parisien, Henri IV, s’activent, de nuit. Ils se rendent, sur la place du Panthéon, toute proche. Y a été dressé, pour les fêtes, de fin d’année, un bosquet, de sapins de Noël, de fort grande taille. Les potaches s’emparent alors, de quelques-uns, de ces symboliques résineux. Ils les transportent, pour les installer, de façon clandestine, en certaines, de leurs salles, de cours. En 2011, le proviseur, de l’établissement, a décidé, de sanctionner, quelques fautifs. En 2002, d’autres élèves, du même lycée, Henri IV, avaient fait scandale, en posant intégralement nus, de face, comme, de dos, en leur journal lycéen, Ravaillac.

 

En un dossier consacré, à la sexualité. Notons, l’humour très noir, du titre même, de leur publication, en allusion, à l’assassin, du souverain français, Henri IV (1553-1610), dont leur lycée, porte le nom. L’adojeunesse a fort besoin, de provoquer, transgresser, d’outrer, de dévier, pour grandir. Cela, n’est jamais, pathologique, en soi, mais, au contraire, normal et sain. Dans les limites naturelles, du raisonnable, de la loi, du respect, d’autrui. À défaut, cela, peut devenir, de la pure et, simple délinquance, hors-la-loi-270. Heureusement, la plupart, des adojeunes, savent, « jusqu’où, ne pas aller, trop loin et, s’y tenir ». Quoi, qu’il en soit, l’adolescence est l’âge, des « prises de risques ». Pour des raisons neurocognitives, émotionnelles et, comportementales. Ainsi, David a quatorze ans. Il rentre, d’une balade cycliste, avec des copains, regagnant, la propriété, de proches. Il ne sonne pas, au portail, escalade les grilles. Hélas, il glisse, se tue (1981). Il était le fils, de R. Schneider. (Actrice, Allemagne, France, 1938-1982). Sa « hardiesse juvénile », lui aura coûté la vie !

 

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L’historien français, A. Prost, observe déjà, le grand désillusionnement, de la jeunesse, de notre pays. En une enquête, menée, en 1978, auprès, de lycéens, d’Orléans. Concernant, l’avenir perçu, pour le monde, 83 pour cent, des réponses adolescentes, sont pessimistes. Un élève, de terminale, illustre, de façon magistrale, ce « grand marasme » adojuvénile. « L’avenir, pour moi, c’est vivre heureux, dans une société, qui vous offre, toutes les chances, de ne pas l’être ». A. Prost, de conclure : « Cette vision noire, de l’avenir, caractérise, une génération, sans espoir, qui se sent impuissante, à refaire le monde, s’y résigne et, se consacre, à la recherche égoïste, du bonheur quotidien »271. Dix ans, seulement, après, 68 ! Quarante ans, après, cette étude, la « morne torpeur désabusée », des jeunes, est exactement, identique… En « pire » ! Car, depuis, une dépression socioéconomique, axiologique, française, occidentale, mondiale, majeure, a « frappé, de stupeur et, langueur », l’univers néogénérationnel. Consomption ontologique, morale, plus calamiteuse encore, même, peut-être, que celle, des années 1930 !

 

Le père : « De vrais ovnis, nos enfants, parfois » ! La mère : « Ovnis, tu es gentil » ! Le fils : « De vraies enclumes, nos darons, parfois » ! La fille : « Oui, grave relou » ! – Le père : « Les enfants, vous pouvez venir, nous aider » ? La mère : « L’ordinateur nous demande, le mot de passe… Mais, lequel » ? La fille : « Attendez ! Là, on est en réseau, sur Share Blixus »… Le fils : « Notre chaman va acquérir, sa focalisation totémique, alors, ce n’est pas le moment » ! – La fille : « Arrête ! Je ne veux pas, un gothic-lolita, mais, un emo-clubber ! Enfin, ’Man » ! La mère : « Ah ! Ce n’est pas un débardeur » ? – Les deux ados : « Pour les vacances, il nous faut, plus de thunes » ! La mère : « Pour mes vacances, il me faut, moins de ménage et, de vaisselle… Alors, on fait un deal » ? – La mère, au technicien, « nettoyeur de chambre », armé, d’une combinaison intégrale, d’une fourche et, d’un aspirateur industriel : « Entrez ! C’est au bout, du couloir » !

 

Ainsi, l’auteure française, F. Cestac, décrit-elle, les rapports, si souvent, houleux, entre jeunes et, adultes, parents et, juniors. En ses bandes dessinées humoristiques : Les Ados – Laura et Ludo. (France, quatre volumes, 2006-2010). Entre incompréhensions, malentendus, comme, désaccords, déceptions et, aigreurs mutuels272. Les adultes ayant, généralement, bien plus, de difficultés, à « comprendre », les jeunes, que l’inverse ! Le « malaise juvénile » ne vient pas, d’une nature tourmentée, inhérente, au jeune âge, des juniors. Or, des conditions, de vie, d’environnement, que la société occidentale, notamment, française, impose, à ses descendants.

 

Soit, un monde figé, rigide et, fermé. Aussi hiératique, compassé, pour un jeune, que les vieilles, représentations académiques picturales, des siècles passés. Ainsi, le très célèbre portrait, produit, par le peintre, P. de Champaigne, (France, 1602-1674), de Mère A. Arnauld (1591-1661). Altière figure, du jansénisme, en grande tenue, d’abbesse, de Port-Royal273. La figuration, très officielle, du Roi-Soleil, Louis XIV (1638-1715), en apparat, de monarque, par H. Rigaud. (Peintre, France, 1659-1743)274. Également, le Sacre impérial, de Napoléon Ier (1769-1821), couronné, en 1804, par le pape, Pie VII (1742-1823), à Notre-Dame, de Paris. Célèbre toile, de J.-L. David. (Peintre, France, 1748-1825)-275.

 

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We need to talk, about Kevin, Il faut qu’on parle, de Kevin, est un drame, de cinéma, britannique, réalisé, par L. Ramsay, sorti, en 2011. Également, un beau roman littéraire, éponyme, (Thriller, drame, États-Unis, 2003), de L. Shriver, écrivaine américaine276. Eva a renoncé, à faire carrière, pour élever son fils, Kevin. Un conflit sourd, larvé, oppose, mère et fils, depuis, l’enfance, du garçon. Sa mère lui en veut, d’avoir « bousculé » sa vie, tranquille et confortable, d’avant, sa naissance. Enfant, Kevin en prend fort conscience, en est très perturbé et, surenchérit, dans la provocation, la déviance réactionnelles. Avec, une forte ironie mordante, sardonique, vengeresse. Cela, s’aggrave, à l’adolescence.

 

Il tarabuste alors, sans cesse, de façon tyrannique, sa jeune sœur cadette et, prend un malin plaisir, pervers et sournois, à nuire, à sa mère et, autrui. Devenu, plus grand, adolescent, « à l’aube », de ses seize ans, il bascule, en la plus terrible violence, gratuite et malsaine. Dans son lycée, il finit par abattre, à l’arbalète, plusieurs, de ses condisciples et, l’un, de ses enseignants, après, avoir tué, son propre père. Observons, le « lien-huis clos », étouffant, très dégradé, entre mère et fils, le classique thème, de la criminalité extrême, de l’horreur, l’effroi, la pire dépravation morale, masculins juvéniles. C’est surtout, à l’extrême, une certaine lourde crise, d’adolescence, paroxystique, pathologique, qui nous est dépeinte. Faute, d’environnement, sain et équilibré. Conduisant, aboutissant, à « commettre, l’irréparable ».

 

Kevin est privé, de père, par la séparation, de ses parents. Avec, ce que cela, représente, de pire, pour la « construction, de l’identité », d’un garçon adolescent. Dépossédé, de l’amour, de sa propre mère. Ni compris et aimé ni, accepté, soutenu et, encouragé, de façon inconditionnelle, oblative, il n’est pas, en mesure, de s’aimer lui-même ni, autrui, la vie. Il s’en prend donc, de plus en plus, violemment, de façon, cruelle et captative, aux autres. Comme, pour compenser, exorciser, son propre mal-être et, marasme existentiels profonds. Ce qui est, tout autant, une façon, de s’en prendre, à soi. Transcender, réduire, sa déchéance, son indignité, en sadique catharsis, d’apocalyptique déchaînement final. En funeste douleur, il s’agit donc, également, de se punir soi, de façon, masochiste, appelant, sur soi-même, la « suprême sanction ».

 

Choisissant, d’assumer ses actes, d’en subir, les graves conséquences, en acceptant, de lourdes peines, d’emprisonnement. Plutôt, que d’échapper, à un « tragique sort terrestre », par le suicide. Le personnage filmique, si tourmenté et, « perdu », de Kevin, (Royaume-Uni, 2011), rejoint, ainsi, celui, littéraire, du Raskolnikof, de Crime et Châtiment, (Russie, 1866), de l’écrivain, F. Dostoïevski (1821-1881). Au-delà, des contextes temporels et spatiaux, personnels et d’action, différents. Avec, pour thématique centrale, celle, de la rédemption, la délivrance, par la « souffrance, l’affliction » : infligées et subies. En vérité, la vraie, « crise mystique immanente, d’adolescence », serait-elle, autre chose277 ? Une « espérance désespérée ou, un désespoir, d’espérance » ?

 

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Il n’y a pas, de crise, d’adojeunesse, au sens psychique, de difficulté particulière, par ce fait, inhérente, à cette classe d’âge. Il y a, une nouvelle génération qui, moralement, souffre, d’une situation et, d’états, de fait, difficiles. Par un contexte défavorable, un monde adulte défaillant, lui, également, tout autant, « en crise ». Les aînés, eux-mêmes, sont perturbés, incertains, ne savent plus, quelle conduite tenir, à leur propre égard, comme, à celui, des jeunes. Ces derniers ne peuvent, alors, qu’être « perdus ». La difficulté, d’adolescence-jeunesse, n’est donc, jamais, tant, intrinsèque ou, endogène, qu’extrinsèque et, exogène. Quand, l’adulte n’est plus solide, « sûr de lui » ni, de ses valeurs et, enseignements, il ne transmet plus, à sa descendance. Il la laisse, fort « livrée, à elle-même », ainsi, qu’à ses pires doutes, manques, insuffisances. Cette dernière ne peut plus, alors, ni grandir, s’épanouir ni, s’affranchir.

 

La jeunesse a certes, besoin, de souplesse, de compréhension, de libertés, de respect, de reconnaissance… Dans les temps passés, cela, faisait largement, défaut, au profit, d’iniques duretés, coercitions. Ce qui était, la cause principale, du mal-être, d’une nouvelle génération niée. Depuis, quelques décennies, la société occidentale contemporaine est passée, à l’exact, excès opposé. Sous prétexte, de mort, des interdits et, contraintes, de tout principe éducatif, même, les jeunes sont condamnés, aux pires « déshérences et, dérélictions ». Là, réside, leur souffrance, d’aujourd’hui. Sans, pour autant, brimer ni, entraver, où, sont donc, les éclairages, accompagnements cohérents, les préceptes pédagogiques sûrs, enrichissants, de maturité ?

 

Comment, l’adojunior, pourrait-il, s’y retrouver ? Lui, qui a tant, besoin, de balises, limites, pour devenir soi et, le moment venu, lui-même, adulte accompli et, digne, de ce nom. En conditions délétères, nocives, de « mal éducation, non-éducation, voire, de déséducation », voici, venu, le temps barbare, du caprice, de l’immaturité, l’irresponsabilité. Le jeune veut avoir, le résultat, la gratification, la réussite et, les avantages. Sans, les « contreparties », les inconvénients et, efforts, la ténacité, persévérance, les sacrifices, contraintes, par nature, toujours, corollaires.

 

D’ordinaire, comme, c’est fort naturellement, la plupart, du temps, le cas, le junior défaillant, est justement, sanctionné. Dans les faits ou, par les humains. Il ne comprend alors, pas ou, mal, la situation. Sa première réaction, est de crier, au scandale, à l’injustice, à la trahison. Le jeune se met donc, en la position, de la victime abusée. Sans, même voir, qu’il est, en l’espèce, par son comportement, à l’origine, de ses propres déboires. Plutôt, que d’être comptable, de soi-même, rigoureux, courageux, il est tellement, plus agréable, de se laisser aller. De ne voir et, servir, que ses intérêts personnels, même si, c’est fort illégitime et, au détriment, d’autrui. De ne tenir compte, que de sa volonté, sa liberté, ses plaisirs et, convenances, quels, que soient, les inconvénients, pour autrui. La question n’est plus, de savoir, si je fais bien ou, mal et, de façon légitime ou, pas. Seul, compte, mon « bon plaisir », car, tel, est-il, se justifie, suffit-il, à lui-même. Voyant, les adultes raisonner, se comporter, ainsi, le jeune est convaincu, que le dévoiement constitue, une norme habituelle acceptable. Le pire est admis, pourvu, qu’il corresponde, aux préférences, du moment. Tant pis, s’il en cuit, alors, méchamment, à son prochain, voire, à soi.

 

Les parents ont, fort inopportunément, oublié, qu’éduquer, c’est contraindre, à bon escient, ni trop ni, trop peu, en l’intérêt même, du junior. Cela, vaut même, pour les jeunes majeurs ! Tant, que ces derniers vivent, sous le toit parental, dépendent encore, matériellement, de leur famille et, ne s’assument pas, encore. De façon, ni autonome ni, indépendante, pour l’essentiel, de leur vie quotidienne. Les cadets ne sauraient jamais, « exiger », valablement, des aînés, tous les « avantages, sans les inconvénients ». Bénéficier, de la sécurité et, du confort matériels, des parents, sans, pour autant, faire, en échange, tous les efforts nécessaires, pour mûrir. C’est-à-dire, travailler, avec constance, efficacité, pour réussir, les études, payées, par la famille. Se conformer, aux règles minimales, de bienséance, savoir-vivre, civilité, inhérentes, à toute vie décente, en collectivité, en l’occurrence, familiale. Bien participer, au quotidien domestique, sachant aussi, autant, que de besoin, se rendre utile. Du fait, des négligences éducatives, des adultes, l’adojeunesse a « oublié », qu’elle avait, des devoirs, tant, à son égard, qu’à celui, de la société, de ses aînés, parents, en tête. Être « génération montante », n’en dispense jamais !

 

Les adojuniors contemporains ne s’obsèdent, que de leurs droits, réels ou, supposés. Ils ne savent pas ou, insuffisamment, que rien, n’est dû. Que tout, se mérite, en ce bas monde ! Qu’il s’agit, de faire ses preuves. Que se donner, le mal, de naître, ne suffit pas, pour s’imposer. Que pour parvenir et, s’accomplir, seuls, le mérite, le talent, le combat, de toute une vie, vaillent et, sont « payants ». Tout jeune, se doit, de comprendre, que, pour se grandir, rendre digne, de la condition humaine, les seuls, quête, du plaisir, refus, de la souffrance, ne suffisent pas. Notre époque ne veut plus savoir, que rien, de beau, de grand, de fort, de significatif et, de réussi, n’est possible, sans ascèse, patience, sacrifice.

 

La folle croyance infantile, en le « tout, tout de suite, facilement, si et, comme, je veux », n’est qu’un toxique leurre douloureux. Lequel, n’a pas fini, d’obérer, le bonheur, des peuples et, descendances, de ce temps. Nos juniors exigent, des adultes, autorité, guidance, fermeté, cohérence, constance. Croire, qu’ils apprécieraient fort, notre laxisme actuel, serait une tragique erreur. Sachons, être exigeants, sans, pour autant, être autoritaires, car, nulle, éducation réussie, ne se donne, sans vision. Il est temps, de montrer, le chemin, au lieu, de lâchement, se cantonner, au factice confort, des didactiques pusillanimités.

 

 

Perfectionnements, de la configuration psychologique adoJeune

 

Les interactions, entre les individus et, leur milieu symbiotique sont riches, complexes, quand, soi et, autrui « se croisent, recroisent, décroisent », sans cesse. Les critères différentiels, d’une « crise, d’identité » juvénile, distinguent, comme, rapprochent, les garçons, filles, âges, milieux d’origine, parcours, personnalités, études, localisations, des juniors. L’influence réalisée, sur le psychisme, la vie, de l’adolescent, nous le démontre fort. Le « bouillonnement psychique » adojuvénile, est une chance positive, pour les jeunes.

 

Apurement, des contentieux, tourments, du passé. Responsabilisation, de type adulte. Autonomisation, distanciation, à l’égard, de soi-même et, d’autrui. Telles en sont, les marques, de bouleversements adolescents, constructifs, très prometteurs. Il existe, indéniablement, certaines « difficultés normales », de remaniements psychiques, de la jeunesse, qui ont un rôle positif, non seulement, néfaste. Mise à l’épreuve, renforcement personnel. Redéfinition, des orientations, de vie. Irrévocables dépassements, des acquis infantiles, pour optimiser, ceux, de l’adolescence, comme, asseoir, ceux, de l’adultisme.

 

Difficultés, bonheurs, des juniors, pourraient être, d’un quadruple ordre. Biophysique, psycho-intellectuel, spirituel et moral, socio-relationnel. À degrés divers. Comme, tout humain, chaque adolescent est corps, « solidité, de la terre ». Esprit, « fluidité, de l’eau ». Âme, « mouvement, de l’air ». Cœur, « chaleur, du feu ». Quoi, qu’il en soi, chaque adojunior, avant, vingt-cinq ans, demeure, à un titre ou, un autre, « inféodé », à la primauté, de ses aînés adultes. En son for interne, le jeune se sent, tour à tour, voué, aux malheurs, flottements, bonheurs. L’adolescent devient capable, de se dépasser et, résoudre les contradictions, en apparence, insolubles, de son adolescence. À la condition, de s’inscrire, en un schéma, de relativisation, des complexités, de l’existence et, de décentration, de soi. Comprenant aussi, tout à la fois, l’éminence, de son personnage unique, la limitation extrême, de sa personne, noyée, en la pléthore humaine, de ses semblables. Si la personnalité, de chacun-e, prend, toute sa dimension, celle, des autres, notamment, des pairs, compte beaucoup. Des interactions inédites, plus riches, se nouent-278.

 

En les joies, les peines, interviennent, des facteurs endogènes, psychobiologiques, propres, à l’individu. Des éléments exogènes socioculturels et, du monde extérieur. Le jeune souffre, bien plus, de perturbations induites, par l’univers, qui est le sien, que de tourments existentiels intérieurs et, purement psychiques. Surmonter cela, est indispensable, pour être plus heureux, devenir un adulte, « qui tienne la route », de façon pérenne. L’on évoque, l’adojeune, de treize – vingt-quatre ans, de façon, très globale. Il s’agit, de fait, de l’adojeunesse, en son ensemble. Classe d’âge, plus homogène, qu’hétérogène, qui constitue, La Nouvelle Génération. Celle, qui est, officiellement, qualifiée, de Jeunesse, par les Nations Unies (1945) et, l’Union Européenne (1957). Cela, étant, deux ensembles existent, parmi, les adojuniors. Les adolescents mineurs, de treize – dix-huit ans, de l’enseignement secondaire. Les jeunes majeurs, de dix-neuf – vingt-quatre ans, de l’enseignement supérieur, comme, des débuts, de la vie active. La plupart, des premiers vivent, encore, chez leurs parents, sont scolarisés et sont, encore, très dépendants, des adultes. Leur personnalité adolescente est toujours, tout « incertaine et, en construction ».

 

Leur statut, de mineur, limite fort, leurs prérogatives et, autonomie sociales, juridiques. Les seconds ont, pour certains, déjà, un habitat personnel, font des études supérieures ou, ont un emploi. Ils ont donc, une autonomie ou, indépendance accrue, par rapport, au premier groupe et, aux adultes. Leur personnalité, plus aboutie, mûrie, leur permet, une plus grande stabilité et, affirmation, de soi, psychoaffective, morale. Leur état, de majeur, leur assure, une latitude sociolégale accrue. Quatre sous-groupes, peuvent aussi, être distingués, au sein, des juniors. Le collégien, de douze-quinze ans, est un jeune adolescent, encore, proche, de l’enfance.

 

Il se doit, d’assimiler, les lois, d’apprentissage, de l’enseignement secondaire, du premier degré. Il reste, encore, très présent, au sein, de sa famille, mais, il y opère, un début, de détachement. Il développe, de nouveaux liens, au monde, aux autres, aux pairs, des deux sexes, notamment, du sien et, à lui-même. Il apprend, de nouvelles règles, d’individuation et d’autonomie, propres. Il reste très conformiste et, fort dépendant, de ses semblables, comme, de leur jugement. Le lycéen, de quinze – dix-huit ans, est en une logique adolescente, déjà, plus, perfectionnée. Les résidus, de la période enfantine, ont disparu. Les loisirs choisis, prennent une place majeure.

 

Il s’agit, de bien maîtriser, les règles, du secondaire, du second degré. Ainsi, que de songer, à un projet professionnel. En vue, de ses études supérieures et / ou, de l’entrée, en la vie active. L’éloignement, par rapport, à la famille, s’accentue, même, si l’on vit encore, avec elle. Le lien, aux pairs, l’emporte, désormais, de façon absolue. En sociabilité adolescente typique. L’intérêt, pour le sexe opposé, grandit, au détriment, du groupe, des semblables. Le jeune se considère, alors, de plus en plus, comme, une entité personnelle propre, plus spécifique, indépendante. Notamment, des congénères.

 

L’étudiant, de dix-huit – vingt-et-un ans, a quitté, son adolescence, pour la pleine jeunesse. Il expérimente, un mode de vie original, qui n’est plus, adolescent, pas encore, adulte. Lequel, pourrait être qualifié, de « jeuno-étudiant ». Le temps libre est bien plus, sophistiqué, intellectualisé, exigeant. La méthode, de travail, propre, aux études supérieures, s’affine. Le junior étudie, par et, pour, lui-même. Il a choisi, son orientation, s’intéresse, à son cursus, qui le motive, plus et, mieux. Il se fait, une vision, bien plus précise, libre, de son avenir professionnel, comme, personnel, en lien, avec ses études. La séparation, d’avec la famille, est consommée, même si l’habitat, est encore, commun. De plus en plus, le logement est distinct.

 

La distanciation, par rapport, aux pairs, s’accentue. La vie sexuelle, affective, plus accomplie, l’emporte. De même, que les liens bilatéraux privilégiés, sur les rapports, de groupe. Le jeune actif, de vingt-et-un – vingt-quatre ans, ou, encore, étudiant, se rapproche, alors, de l’adultisme accompli. Le temps, de la jeunesse, au sens strict, prend fin. Alors, que la maturité, dite, adulte, plus affermie, encore, sera l’affaire, des plus, de trente ans. Une certaine phase transitionnelle et, adaptative s’observant, désormais, en la seconde moitié, de la vingtaine. Alors, les études supérieures s’achèvent. Le temps, de la responsabilité professionnelle, arrive ou, s’annonce. Le jeune français entre, en moyenne, sur le marché, du travail, autour, de ses vingt-deux ans. Au titre, du temps complet, comme, profession principale durable, de plein exercice. Non, de simple emploi alimentaire, temporaire, antérieur, de jeunesse ou, d’étudiant. La consolidation « adulescente » se poursuit. Il s’agit, désormais, de faire des choix professionnels, d’avenir, qui engagent durablement. L’étudiant mûr, en fin, de cursus, travaille plus, encore, pour obtenir ses diplômes, qualifications terminaux, de fin, de cycle, d’études. Afin, de devenir, travailleur actif.

 

La part, de loisirs ados, se réduit, d’autant. De même, le jeune travailleur, consacre beaucoup de temps et, d’énergie, à son nouveau et, premier poste professionnel. Il doit, de fait, y faire ses preuves. Transformer, ses aptitudes théoriques, d’études, en capacité effective, de terrain, comme, salarié. Le temps, des décisions, choix assumés est advenu. Les sorties sont moins fréquentes, mais, plus sélectives. La famille verticale devient lointaine, l’habitat, indépendant. Les pairs, individuels ou, de groupe, sont, de plus en plus, remplacés, par la vie affective et, de couple installé. L’on devient, plus « maître, de son destin ». Les centres d’intérêt évoluent, se rapprochent, de ceux, des adultes : valeurs, pratiques et, modes, de pensée…

 

Naturellement, cette typologie normative, ne représente, qu’un schéma moyen, d’une certaine jeunesse-type. Laquelle, répondra, globalement, à des standards psychosociaux, communément, répandus, admis. À notre époque, en notre société franco-occidentale. Il n’en demeure, pas moins, que d’immenses disparités s’observent, à l’échelle, des individus, personnalités, mutations, milieux socioéconomiques et, culturels. D’autant plus, que l’allongement, des études, le marasme sociétal, s’amusent, à « brouiller, les pistes », changer, la donne, bouleverser, les étapes, de vie.

 

Pour tous les jeunes. Comme, pour bien, des adultes. Il y a, aussi, la volonté, des juniors, de prolonger, le confort, la sécurité, les plaisirs, de la vie, d’adojeunesse. Nous avons vu, à quel point, l’accomplissement adulte, la pleine insertion ou, stabilité, en société, se font, de plus en plus, tard et, malaisément, pour les jeunes. C’est la raison, pour laquelle, nous avons bien pris soin, de préciser, que l’adultisme, plein et entier, s’atteint, désormais, en Occident, à l’orée, de la trentaine. Avec, la renonciation définitive, aux études, aux modes, de vie, de pensée, aux loisirs festifs et, ludiques, typiquement, adojuvéniles. Également, la stabilité professionnelle, l’indépendance, d’habitat. De même, la pérennité, du couple affectif, la naissance, du premier enfant, qui scelle, alors, la création, d’une famille horizontale, « à soi ». On le voit, avant, cette consécration, pleinement, adulte, relativement, tardive, la « génération Tanguy » a encore, de beaux jours, devant elle ! Pour des raisons, d’incertitudes matérielles. De désir, du junior, de prolonger, les joies hédonistes, délétères et illusoires, de l’irresponsabilité néogénérationnelle. Comme, marqueur, d’identité, de toute une classe d’âge, plus masculine encore, que féminine.

 

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Il n’existe nulle, « crise adojuvénile », au sens, d’un lourd traumatisme universel, par ce fait, avéré et, exclusivement dû, au seul âge, d’adojeunesse. En revanche, ce temps de vie, étant celui, des découvertes, expérimentations, émois, il peut connaître, maintes « bizarreries et étrangetés », comme, autres pures incongruités. Le thriller cinématographique français, de F. Ozon, Dans la maison (2012), en rend, excellemment, compte. Claude, jeune lycéen brillant, de seize ans, en classe, de seconde, « pervers narcissique », en est, l’un des personnages principaux. Il parvient, à s’immiscer, dans la maison, la vie, la famille, de son condisciple et, meilleur ami, Raphaël.

 

Il en fait, une « chronique littéraire » suivie, sous forme, de fort belles dissertations, qu’il rend, régulièrement, à son professeur, de français. En lesquelles, voyeurisme et, manipulation, s’exacerbent, au détriment, de son camarade, sa famille, qu’il espionne. De son enseignant, également, otage, bien malgré lui, des fantasmagories débridées, de son élève. Tour à tour, des plus « horrifiés, fascinés ». Sous prétexte, de faire, du soutien scolaire, en mathématiques, auprès, de son camarade, Claude épie, note, tout, ce qui se passe, chez lui. Pour coucher, le tout, en détail, sur le papier, en venimeuse plume, assassine et, acérée.

 

Il se paie même, « le luxe », d’éprouver, un certain penchant, pour la mère, de son ami, « Rapha ». Le personnage adolescent, de Claude, illustre cette passion, si juvénile, de la curiosité. Savoir, comprendre, apprendre, connaître… Jusqu’à la volonté, de « tout » découvrir, chez autrui : congénères générationnels et, adultes. S’approprier, le vécu, les réalités, des autres humains, pour mieux être et, progresser, soi-même. Comme, pour « exorciser », ses propres manques et, pires démons. Un peu, tels, les hommes, dits, primitifs, prétendaient ingérer, la chair humaine, de leurs ennemis, pour s’en accaparer, les viriles vertus. En particulier, de courage personnel, de combativité guerrière. À force, de capacités, de nette nuisance et, d’influence ou, détentions, de petits et, grands secrets volés, sur les uns, les autres, Claude finira, par brûler ses vaisseaux. Ses propres ailes et, dernières ressources. Révélant fort, les limites, de l’exercice, la vulnérabilité, de l’âme adojuvénile, en peine. Démasqué, tous ou, presque, finiront, par se détourner, de lui279. Morale, de l’histoire, toute passion adolescente, contient ses limites, au-delà, d’un certain seuil.

 

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AdoJuvéniles inquiétudes, bonheurs psychoaffectifs, marqués

 

Nous avons établi, que les difficultés, de remaniements psychiques, qui peuvent survenir, pour la jeunesse, ont un rôle très positif et, pas seulement, néfaste. Mise à l’épreuve, renforcement personnel. Redéfinition, des orientations, de vie. Fort dépassement, des acquis infantiles, pour bien mieux, optimiser, ceux, de l’adolescence, plus, asseoir, ceux, de l’adultisme. L’adojeunesse permet, d’éprouver, ses capacités, ambitions, limites, de se re/construire, consolider, en et, par, l’épreuve. À cet égard, l’adolescence est, une véritable ascèse initiatique et, un rite fort, de passage, par et, en, elle-même.

 

Il s’agit, aussi, à la lumière, des enseignements, de la maturité nouvelle, de réorienter sa vie, à bon escient. Pour remplacer, les schémas périmés, du passé, mieux « rebondir », au présent, pour l’avenir. L’adolescence est une excellente occasion, de finaliser, tous les apprentissages, d’enfance. S’approprier, ceux, de l’adolescence. Surtout, se transcender, pour être en mesure, de « fourbir, les armes » adultes. Seules, alors, capables, de permettre, la réussite, de toute une vie, de droiture, d’accomplissement exigeant, de soi-même.

 

Tout objet matériel, possède, sa triple composante. Électronique, neutronique, protonique. De même, tout être humain, dont l’ado, est entité, à trois faces principales. Physique et, matérielle. Psychique et, affective. Spirituelle, comme, morale. S’ajoutent aussi, une quatrième dimension, sociorelationnelle. Une cinquième, cognitivo-intellectuelle. Difficultés, plénitudes juvéniles, sont liées, au corps anatomique, qui change et, se développe, avec ses toutes nouvelles aptitudes, quelques dysfonctionnements. Une psychologie, en chantier, changeante. Un état moral, en recherche, avec tous les élans, incertitudes, que cela, implique. Un positionnement social, dont, le jeune, est toujours, tributaire, par son milieu, de vie et, appartenance générationnelle. Une intelligence, des apprentissages académiques, spécifiques. Le propre, de l’adojeunesse, est d’être, par rapport, à la société, des adultes, très conditionnée, subordonnée et, dépendante. L’influence, qu’elle subit, de la part, de ses aînés, la prépare, à « devenir adulte ». C’est-à-dire, à jouer le rôle, qui est attendu, d’elle, par conformation, à un scénario préétabli. Elle est inféodée, aux conceptions, gouvernement adultes, puisqu’elle ne détient pas, les « rênes, du pouvoir ».

 

Les jeunes sont fort liés, au bon vouloir adulte, pour ce qui est, de leur intégration sociétale. L’accomplissement, de leur destinée propre, individuelle, comme, sujets, collective, en cohorte adojuvénile. Les adolescents se sentent « voués, aux malheurs », tant, ils se perçoivent, « de trop », en un monde, fort hostile. Ils ont aussi, une irréelle impression, de flottement, tant, ils ont du mal, à s’arrimer solidement, au réel. Ils aspirent aussi, aux bonheurs, car, leur quête, d’idéal et, d’absolu reste, malgré tout, « ultra ancrée », au plus profond, d’eux-mêmes. Les adojuniors occidentaux développent-ils, de façon, « obligée, récurrente », une « crise psychomorale » ?

 

Un tableau international, comparatif, des difficultés, d’élaboration, d’une « image psychique » adojuvénile, propre, est possible. En fonction, des réalités, spécificités, des pays, sociétés et, mentalités culturelles dominantes, en Occident. Il nous laisse alors, entrevoir, des différences, comme, des points communs. Globalement, la prospérité matérielle n’empêche, nullement, un marasme existentiel, de nos juniors. Il semblerait, au contraire, que l’aisance économique aille, de pair, avec un désarroi, une vacuité, un abandonnisme moraux, profonds, douloureux. Pour une nouvelle génération occidentale, « ravagée, de façon variable, par ses tourments ».

 

Éduquer les jeunes, les parents, à mieux gérer, les marasmes psychoaffectifs juvéniles, leur permet, de cerner, reconnaître, d’admettre, les blocages. De dépasser, la crise, par le dialogue, les efforts, la compréhension mutuels. Maintenir, le cap coopératif, pour garder, une sérénité durable. De fait, la plupart, des conflits, mal-être, proviennent, sont aggravés, par le manque, d’échanges. De claire perception, des choses, de réactions, de tous, chacun, pour « sortir, de la crise ». Une jeunesse « apaisée », fait preuve, de constance, de vie, renoncement moral, surpassement, de soi. Il s’agit, de mieux, demeurer fidèle, à ses convictions, idéaux légitimes, raisonnables. Sans, s’entêter, en impasses, sans issues, renonçant, aux chimères, ce qui ne va pas, de soi, à l’adolescence. Tout en dominant, sa « petite condition humaine », se donnant, une morale, de vie, plus « rédemptrice »280. Seuls, ascèse, dépassement, de soi, l’autorisent ! À défaut, la vie humaine est inutile, vidée, de tout sens, toute substance, réduite, à l’animalité.

 

À l’automne 2010, lycéens, étudiants français, sont descendus, dans la rue, pour officiellement, réfuter, la réforme, des retraites, alors, en cours. Depuis, la fin 1986, de grandes manifestations quadriennales, de masse, contestataires, revendicatives, de mécontentement, des jeunes, se déroulent, aux quatre coins, du pays. Nul, autre État occidental, ne connaît, de pareilles colères néogénérationnelles, homériques, répétées ! Afin, d’éluder, le sens négatif, fort gênant, de ce « syndrome juniors », minimiser, l’importance, du phénomène, tourner, en dérision, les ados, le déni, est de mise.

 

Il est alors, dit, que leur action est le signe, de leur politisation, manipulation, défoulement cathartique, immaturité, sans significations ni, consciences véritables. Ce qui a donné lieu, à ce slogan, très pertinent, d’une jeunesse, encore et toujours, si « bafouée » : « Ni bambins ni, pantins » ! L’on a feint, de croire, que les juniors n’enrageaient, que par peur, que la prolongation, de la durée, du travail, ne retarde, leur entrée, dans l’emploi. N’aggrave, plus encore, leur chômage. De fait, ce mouvement s’inscrit, dans le droit-fil, de tous les autres : le malaise, l’angoisse, l’abandon, de toute une génération « oubliée ». Celle-ci saisit, la moindre occasion favorable, pour crier, sa détresse. Il est particulièrement, indécent, de le lui reprocher.

 

En 1968, les adojeunes « rejettent », leur société. En 2020, le monde adulte « ostracise fort, excommunie », sa descendance. Priée, de « disparaître, puisque, l’on n’a, que faire, d’elle ». En cette décennie, les plus, de soixante ans, l’emporteront, en nombre, sur les moins, de vingt ! La marginalisation juvénile croîtra, encore. À quinze, vingt ou, vingt-cinq ans, liberté, dignité, intimité, des juniors, s’amenuisent. Ce terrible « jeunocide » moral, constitue, un scandale, quasi aussi, déplorable, que d’autres. Minamata. (Japon, années 1950-1960). Thalidomide. (Monde, années 1960-1970). Talc Morhange. (France, années 1970). Sang contaminé. (France, notamment, années 1980-1990) ! Il est urgent, de créer, un « défenseur, des Droits, des Treize – Vingt-Cinq ans ».

 

L’inféodation, du Défenseur des enfants – zéro – dix-huit ans – au Défenseur des droits, n’augure rien, de bon, pour les adojuniors français. En son rapport 2010, le Médiateur de la République, d’alors, met en exergue, le profond désarroi, le grave mal-être, d’une part croissante, de la population. Y compris, juvénile. Interrogé, il évoque : « Une société française, fatiguée psychiquement, en laquelle, l’angoisse, du déclassement, augmente et, qui se fragmente, aux dépens, de tous. Où, le chacun, pour soi, remplace, de plus en plus, l’envie, de vivre, ensemble, sans assez, de vision collective »…281. L’on ne saurait, mieux dire. Fin 2010, deux politiques, de la majorité : R. Yade, l’opposition : F. Hollande, s’élèvent, contre, l’ « exil, des jeunes, de France ».

 

La première s’indigne, de l’exclusion, de nos cadets282. Le second, futur, chef de l’État, insiste, sur le fait, que toute action publique, « digne, de ce nom », ne peut, qu’avoir, l’adojeune, pour « priorité ». Devant, l’iniquité terrible, de l’exécution, du duc d’Enghien, (France, 1772-1804), le 21 mars 1804, un parlementaire, conseiller d’État français dira : « C’est pire, qu’un crime, c’est une faute »283 ! (A. Boulay de la Meurthe, homme politique, France, 1761-1840). Cela, pourrait, tout autant, qualifier, la « mort sociale », des préadultes. Ce navrant collapsus est le résultat, d’un immense manque, d’amour et, de reconnaissance, qui « taraude » tant, la nouvelle génération. Non entendue ni, attendue, elle « clame, toute sa rage », son désespoir. Comme, ses multiples manifestations protestataires, de 2016 ou, de 2018, en France, en font, de nouveau, foi.

 

Elle sait que, pour la première fois, depuis, 1945, elle sera, la toute première cohorte, à « régresser », à tous points de vue, par rapport, à ses ascendants. Déjà, elle entrevoit, que la pauvreté matérielle, morale, comme, humaine, lui « revient, de droit ». Non, les jeunes, ne manifestent pas, par fallacieux « intoxication », amusement, infantilisme, subversion, nihilisme. Oui, les juniors se manifestent, par esprit, de justice, « légitime défense », de leur génération, sentiment, d’agression, d’être écartés, de « l’essentiel ». Sachons, les écouter, entendre, comprendre, encourager, soutenir, intégrer, accepter, aimer, réconforter. Ils n’auront plus, besoin, de sans cesse, « se rebiffer ». Confiants, motivés, heureux, ils sauront mieux, réussir, leur avenir !

 

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La comédie dramatique cinématographique, américaine, Project X ou, Projet X, (N. Nourizadeh, 2012), illustre, fort à propos, les « pires dérives », d’une jeunesse, « trop avide, de vivre ». Tant, les latitudes, d’expression majeure, de sa pleine identité, sont, le plus souvent, des plus niées. En outre, le scénario « catastrophe », de la fiction filmique, sera reproduit, par certains jeunes, dans le monde. Avec le même résultat, le plus désastreux ! Deux lycéens, Costa et JB, veulent fêter l’anniversaire, de leur ami, Thomas, qui accède, à l’âge, de la majorité. Ils souhaitent, surtout, soigner leur popularité, auprès, des condisciples. Ce qui les conduira, aux pires imprudences.

 

Générant, en retour, des drames, en cascades. Thomas est laissé seul, chez lui, lieu, de la fête, pour tout le week-end. Avant, de partir, ses parents multiplient, les mises en garde et, les recommandations. En particulier, ne pas inviter, plus que, quelques personnes. En réalité, ce sera une foule, de jeunes déchaînés, qui envahira, la maison et, le jardin. Piteux, Costa avoue alors, à son ami, Thomas, que, par peur, de n’avoir personne, il a multiplié partout, les annonces, invitations, de masse. Ce qui devait, à l’origine, n’être qu’une anodine petite fête, d’anniversaire sympathique, se transforme, en émeute, orgiaque et gigantesque. La maison, les alentours sont livrés, aux pires déprédations, destructions, dépravations, de « hordes barbares »284.

 

La nouvelle génération est qualifiée, de « no limit », « sans limite ». Elle n’a pas toujours, conscience, de la notion, de « raison et, de déraison ». Toute préoccupée qu’elle est, de « jouir, sans entrave ». Il ne s’agit, nullement, de « crise d’adolescence », mais, de défaut éducatif, moral, formateur, transmissif, de la part, des adultes, aux juniors. Quand, les raisons, de croire, d’espérer, de se réaliser, s’épanouir, sont introuvables, pour la jeunesse, il ne lui reste plus, alors, que l’insignifiance. Qui se traduit, en excès, de toutes sortes : matérialistes, hédonistes et, consuméristes. Tel est, le très triste sort, d’une génération délaissée, réduite, à elle-même. Ses petites autogratifications narcissiques, compensatoires, du quotidien. Laquelle, peine tant, à pallier, ses délétères vacuités, ontologiques et axiologiques. Quand, il n’y a plus, de plénitude morale, ne demeure, alors, que l’assouvissement pulsionnel primaire, du contentement physique, le plus immédiat.

 

Au pire détriment, hélas, de la pleine réalisation, de soi, des authentiques accomplissement et, développement personnels, de tous ces « adojeunes perdus ». N’apportons pas, la « géhenne », du déficit, de transmissions éducatives, affectives, spirituelles, aux juniors. Si nous ne voulons pas, qu’ils nous fassent, en retour, la « guerre du rejet » ! Que faute, d’acquis existentiels solides, ils ne sabordent leur avenir et, la quiétude, de leurs aînés. Trop souvent, l’éducation, les transmissions, l’élévation, de l’adojeunesse, sont lacunaires, déficientes, défaillantes. Elles ne sont plus guère, jardins, à l’anglaise, à la française ou, à l’italienne. Or, plutôt, herbes folles, broussailles et, friches, de chardons, de ronces et, d’épines. Tant, déshérence et, déréliction, frappent, cette malheureuse génération. Les mutilantes coercitions, du passé, ont fait place, à de non moins dommageables, abandonnismes, laxismes, désordres, d’aujourd’hui. Aux pires dépens, de la juvénilité.

 

__________________________________

 

 

Pour moi, l’adolescence est un moment, comme, un autre. […]
L’on n’a pas plus, de problèmes
Qu’à d’autres périodes, de l’existence

 

Amel, quatorze ans-285

 

 

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« Une vie réussie, est un rêve, d’adolescent
Réalisé, dans l’âge mûr »

 

A. de Vigny

Écrivain, France, 1797-1863

 

Cinq-Mars

Œuvre littéraire, France, 1826

 

 

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Yves REMY est Docteur des Universités. (PsychoSociologie adoJuvénile). Certifié Acec / Coaching personnel. (Ados / jeunes). Consultant institutionnel Éducation-Jeunesse, coach / conseiller de vie, du junior, uniquement, garçon. Andro-adoJeunologue®, concepteur et, théoricien-praticien, de l’Andro-AdoJeunologie®. En trois décennies, il a acquis, une maîtrise, de formation et d’exercice, d’excellence. En une double approche, théorique et pratique.

 

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