Accueil – Expert G. 18/24 – Méthode – Spécialités – Avis/Cas – Confiance
Jeune XY – (Andro)Jeunesse – AndroJeunoPratique 7 – Résumé – Contact
< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 >
[ VOTRE APPROPRIATION DE « SOLIDES REPÈRES » ]
EN ANDROJEUNOCONSULTING
Quelle éthique promouvoir pour vous, junior ? L’immanence du sujet. Quelles certitudes retenir par vous, jeune masculin ? Culture, raison, réel. Quelles vertus vous transmettre, jeunesse ? Intérêt général, morale. Tels sont vos enjeux majeurs en conseil androJeunologique. Ceux de vos déontologie et éthologie personnelles juvéniles XY.
Deux familles avec adolescents vivent en Province. Les Groseille sont de la classe populaire. En marasme, socialement aidée, en habitat social et vivotant de procédés peu orthodoxes. Leur fils de douze ans, Maurice se distingue par sa finesse d’esprit. Les Le Quesnoy sont quant à eux des plus favorisés et vivent en une fort belle propriété. Le père est cadre dirigeant. La mère s’occupe d’œuvres caritatives. Leur fille, Bernadette, douze ans est perturbée.
Or, en réalité à leur naissance l’identité de ces deux jeunes a été intervertie par pur acte de malveillance. Maurice est donc un Le Quesnoy, Bernadette une Groseille. L’auteur du forfait finit par avouer l’imposture aux parents respectifs. Maurice retrouve alors sa vraie famille biologique or, non Bernadette qui reste dans la sienne « d’adoption ». Elle ne connaît la vérité sur ses origines que par une indiscrétion de Maurice. Ce qui la bouleverse. D’abord policé par son nouveau milieu le garçon finit par retrouver ses « vieux réflexes » en volant ses « nouveaux parents ».
Tel est le scénario du film de cinéma d’É. Chatiliez, La Vie est un long fleuve tranquille. Il pose la question fort intéressante de ce qui « façonne » un jeune. La personnalité concerne les « traits psychiques constants » de tous. Elle est issue de l’inné, le tempérament et de l’acquis, le caractère. L’inné sera constitué par la génétique « biohéréditaire ». Quand l’acquis se nourrit des transmissions socioculturelles et éducatives.
Dans le film Maurice est biologiquement issu d’un milieu favorisé avec des prédispositions intellectuelles afférentes, subséquentes. Toutefois sa famille d’adoption en difficulté, marginalisée lui a inculqué bien des habitudes déviantes qu’il a conservées. Bernadette a intégré les bonnes manières de sa famille adoptive. Or, sous le choc de la révélation de ses origines elle retrouve les attitudes plus « crues » de sa famille biologique. Chaque junior est le « plein produit » de son inné biopsychique génétique, comme de ses acquis socioéducatifs appris. (La Vie est un long fleuve tranquille, comédie cinématographique du réalisateur français contemporain É. Chatiliez, France, 1988)-1007.
– Quelle « Éthique AndroJeunologique » –
Promouvoir Pour Vous ? Immanence du Sujet
Ataraxie est un terme féminin de 1580 issu du grec ataraxia, absence de trouble. Il signifie « tranquillité de l’âme. Chez les stoïciens, état d’une âme que rien ne peut troubler, idéal du sage ». Équanimité est un terme féminin de 1572. Il est issu du latin aequanimitas, de aequus égal et animus, esprit, âme. Il veut dire « égalité d’âme, d’humeur ».
(Dictionnaire de la langue française Robert, France, 2007)-1008.
L’AndroJeunoConseil® enseigne au junior à maîtriser ses états d’âme au profit de la paix intérieure. À dominer ses peurs, tout comme ses désirs, envies, besoins par l’ascèse morale profonde. Rappelons les fondamentaux androJeunologiques essentiels. Confiance, choix, décision, action, responsabilité, courage, organisation, positivité, optimisme, libération, effort, audace, sacrifice, force, réussite. Enrichissement, changement, persévérance, comme espérance… L’AndroJeunologie®, en sa mission-vocation à servir l’accomplissement juvénile met à profit certains principes indépassables. Ils seront donc proposés aux jeunes comme modèles, véritable « acmé » à atteindre en fonction des juniors et de leur maturité respective. Tous sont différents et avancent à leur rythme mais tous ont vocation à se réaliser en plénitude jusqu’à l’accomplissement de soi.
L’épanouissement juvénile passe par l’autonomie et celle-ci par l’emploi. Alliance for YOUth, l’Alliance pour la Jeunesse, projet d’un groupe industriel soutient ainsi l’insertion professionnelle des jeunes européens. L’AndroJeunoConseil® à l’instar de la psychologie moderne promeut pour le jeune vingt-quatre forces de caractère. Se trouvant en six champs de sagesse, connaissance. Courage. Amour / humanité. Justice. Tempérance. Transcendance.
La sagesse, la connaissance – ataraxie et équanimité ou juste savoir – comprennent la créativité : inventivité propre, aptitude concrète à parvenir à ses fins. Il s’agit aussi de la faculté de jugement : esprit critique, compréhension pratique, ouverture d’esprit. Puis vient la curiosité : envie de savoir, comprendre, s’interroger, découvrir. La soif d’apprendre : excellence des tâches accomplies, goût des investigations, des avancées intellectuelles et morales. Puis la hauteur de vue : relativisation, distanciation, tolérance, perspicacité, clairvoyance, esprit de synthèse. Pour prendre de l’élévation, mûrir.
Le courage androJuvénile – puissance mentale, physique, spirituelle, de dépassement de soi, de réussite – est la bravoure. Affirmation de soi selon ses convictions, opposition franche, faire face quoi qu’il « en coûte ». Assumer toutes ses positions même au prix du rejet. Quant à la persévérance il s’agit de ténacité, d’acharnement, d’effort, de résolution, patience même en la pire adversité. Sans renoncer jusqu’à la victoire finale, l’atteinte des objectifs fixés. Citons ensuite l’intégrité : faire face aux événements, à ses pensées, émotions, comportements et actes en droiture, dignité sans forfaiture.
L’enthousiasme : logique délibérée d’optimisme, de positivité, constructivisme, confiance du junior. L’amour / humanité – don de soi oblatif à autrui – se noue en l’intelligence émotionnelle. Empathie, compassion, congruence, affectivité, ainsi qu’adhésion aux autres, altruisme, générosité. La bienveillance est don gratuit à autrui, grandeur et noblesse d’âme, se réjouir du bonheur des autres, s’affliger de leurs malheurs. Puis la sociabilité est le plaisir des fréquentations humaines, l’intégration sociale, l’ouverture aux liens interactifs de toutes sortes. La capacité à « sortir de soi-même » pour rejoindre son prochain. Le jeune qui « s’empêtre » en son ego ne peut atteindre l’altérité en son essence.
La justice – liberté, égalité, fraternité, équilibre légaliste entre tous – est d’abord le sens des responsabilités du junior. Sens de la communauté, de ses intérêts collectifs, des défavorisés, honnêteté, fidélité. La droiture est le scrupule exigeant en toutes occurrences et la neutralité désintéressée. Face à tous sans implications ni états d’âme propres et la rectitude morale. Puis le charisme est la pleine aptitude à influencer, gérer, mener positivement hommes et événements. Motiver, mettre de la cohérence, de la rigueur, de l’efficacité et de la concorde.
La tempérance juvénile – autolimitations pour soi et autrui – est le pardon. Dépasser les outrages, offrir une occasion de « rédemption ou miséricorde », refuser la tentation de la rétorsion et du châtiment. L’humilité est la modestie, le retrait, la simplicité, non la captation systématique des honneurs. La prudence est le rejet des extrêmes, des risques inconsidérés, du perfectionnisme, des abus. La recherche de l’équilibre, la réflexion préalable, l’autocensure, la surveillance de soi. Tout jeune se doit donc de se forger une « autodiscipline de fer »-1009.
Le contrôle juvénile de soi : en pensées, émotions, verbe, actes selon les occurrences, les personnes, sans impulsions irréfléchies. La transcendance – ontologie de dépassement des aléas, d’idéal, de sens existentiel – est le sentiment du beau. Savoir saisir, jouir de l’harmonie, l’indicible en toute chose. La gratitude est la reconnaissance, la gratification, le remerciement, la gentillesse envers les autres. L’optimisme est la certitude de la confiance en l’avenir, la relativisation des adversités conçues telles temporaires.
L’humour du jeune permet de gratifier la vie même difficile d’une légèreté souriante. Pour surmonter les aléas existentiels pénibles et embellir plus encore les temps heureux. Puis la spiritualité autorise en ascèse tolérance, de développer un idéal moral très élevé pour soi. Respecter celui d’autrui, impartir un sens axiologique exigeant à son existence de junior en plénitude de soi et d’autrui-1010.
H. Goltz dit Goltzius (1558-1617), peintre, dessinateur, graveur hollandais maniériste achève sa toile Vénus et Adonis en 1614. (Pays-Bas)-1011. Cette belle œuvre de facture fin de Renaissance symbolise tous les élans de cœur de la jeunesse. Deux jeunes gens nus garçon et fille s’enlacent avec amour sur fond de paysage champêtre. Sous le regard bienveillant d’un Cupidon ailé, dieu romain de l’amour dans la mythologie antique romaine, fils de Vénus, alter ego du grec Eros-1012. La jeunesse est ici représentée comme l’archétype même de l’érotisme, la sexualité, du plaisir, du désir, de l’amour et l’envie. Également des affects globalement. De fait les juniors sont à l’âge où débutent les grands attachements, les puissants sentiments, émotions, adhésions, engagements, choix, décisions, comme orientations. Qui peuvent faire et défaire tout une vie.
Dès lors tout jeune commence à opter pour le type de liens et relations humains personnels, sociaux qu’il veut bâtir, entretenir au présent et pour l’avenir. En l’optique de sa réussite, son épanouissement, comme ceux de ses partenaires existentiels. À cet égard l’AndroJeunologie® peut apporter tous « éclairages utiles ». Pour que le junior sache non seulement « tenir compte » de sa propre personne or, tout autant de celle d’autrui. Qu’il apprenne à relativiser son ego captatif pour le replacer à sa juste dimension oblative, en un très large contexte relationnel. Apte à ennoblir la jeunesse. En humilité et assurance, assurance et humilité, ni Petit Chose ni Grand Meaulnes tout jeune se doit d’être… lui-même ! (Le Petit Chose, roman autobiographique d’A. Daudet, écrivain français, 1840-1897, France, 1868 / Le Grand Meaulnes, roman d’aventure d’A.-Fournier, écrivain français, 1886-1914, France, 1913).
La notion de sujet concerne principalement la conscience, la perception, l’inconscient, autrui, le désir juvéniles. Selon Descartes, (Philosophe français, 1596-1650) la pensée ou cogitatio serait re/liée à l’aptitude humaine à faire, comme appréhender instantanément ce qui est en train d’être accompli. Il s’agit du registre de la conscience. Non seulement éprouver mentalement mais tout autant clairement percevoir le fait de ressentir. La conscience dépeint l’humain. La conscience d’objet consiste à envisager ce que peut sa conscience, jusqu’où elle peut aller.
Il s’agit d’user de celle du junior pour savoir, connaître, comprendre et apprendre ou pouvoir. La conscience de soi est selon Locke, (Philosophe anglais, 1632-1704) le sentiment que l’homme éprouve de ses comportements, ressentis et de lui-même. La conscience morale selon Hegel, (Philosophe allemand, 1770-1831) est la perception et la volonté du devoir. Il s’agit d’une spécificité humaine. Puisque l’homme est le seul être vivant de la création à être en mesure de faire la distinction entre « le bien et le mal ». À vouloir, rejeter, penser, mettre en œuvre ou non bien et mal. Car tel est le libre arbitre de tout jeune en marche.
La conscience est la pensée réflexive intérieure. La conscience permet au junior d’être pleinement lui-même. Car totalement présent à sa personne en toute intériorité et non en extériorité. L’être humain est bien par essence subjectif et non objectif. Or, si la conscience existe l’inconscient est tout autant très inhérent à l’homme. La phénoménologie de Husserl, (Philosophe austro-allemand, 1859-1938) postule que la conscience est aussi affaire d’intentionnalité. Intérieure, la conscience pourrait également être extérieure, voire ni l’une ni l’autre.
Elle aurait toujours par nature un objet ou pas relativement au sujet. En réalité la conscience du jeune se transcende fort en la morale. Elle est donc car lucide et intentionnelle une responsabilité première de l’Anthropos. En véritable « éthique anthroposophique » érigée en ontologie pleine et entière. Valeurs, métavaleurs s’y enracinent. Au premier rang desquelles figurent la liberté et l’identité humaines intrinsèques. La perception est vectrice du lien aux réalités pleines de l’univers. La perception humaine anthropologique juvénile est subjective et personnelle, conjoncturelle et structurelle-1013.
Elle est sensitive, corporelle : visuelle, tactile, auditive, olfactive et gustative. La perception dépend de la sensation personnelle de chaque junior, des différentes époques temporelles, des diverses contrées du globe. Également de données objectives et de fait. Les situations vécues, les pensées, émotions ressenties et les comportements adoptés influent également sur les types de sentiments éprouvés. Ces derniers sont donc avant tout empiriques, critiques, changeants. Il existe trois définitions contemporaines des contenus perceptifs.
La première pense que toutes les appréhensions juvéniles perceptives d’objet sont toujours différentes les unes des autres. Les objets entrevus sont différents, leur perception l’est tout autant. Il y a donc une différence dans le mode d’apparition de ces objets dans le champ de la perception. La deuxième définition de la réalité perceptive dit qu’il est possible de ressentir différemment un seul et même objet. De fait ce dernier peut être perçu par deux individus distincts ayant deux opinions divergentes. Un objet ou sa caractéristique peuvent être appréhendés par des sens distincts. La jeunesse est l’âge où la subjectivité atteint sans doute son « zénith ».
La troisième définition de la réalité perceptive fait le lien entre la perception, les conceptions ou appréhensions juvéniles, comme la croyance ou le désir. Ce que la philosophie analytique nomme les « attitudes propositionnelles ». Il s’agit des états mentaux relatifs à l’univers et leur représentation qui s’expriment par des propositions ou énoncés. Ainsi dans la croyance ou le désir il y a la « posture mentale » de croire ou de désirer. La réalité qui en découle en matière de croyance, désir concrets. Ces deux éléments peuvent concorder, être similaires, perçus, appréhendés à l’identique ou non.
L’état mental spécifique du jeune conditionne fort toute réalité. S’il croit quelque chose la nature, la spécificité de cette croyance généreront les conditions de sa véracité ou de sa fausseté. La réalité d’une pensée, de l’inconscient ou d’une appréhension de l’inconscient est compatible avec la notion de représentation du sujet. En revanche l’inconscient de type freudien dépossède quelque peu l’homme de sa stature de sujet. L’inconscient est de triple nature : psychique, social et biologique. Le premier est défini par la psychanalyse, celle-ci n’étant pas la meilleure approche de la jeunesse-1014.
Le deuxième par la critique idéologique. Le troisième et dernier cité par la génétique des comportements du junior. L’inconscient freudien est basé sur la résistance, le refoulement. Tant pour devenir conscient du conscient ou de l’inconscient qu’inconscient du conscient ou de l’inconscient. En toute occurrence, tout cas de figure l’homme a du mal à accepter ses réalités psychiques. Qu’elles soient conscientes ou inconscientes. L’ensemble sera sous le primat de l’envie, du plaisir, du désir, de la satisfaction. À l’exclusion de l’inverse : la douleur et la frustration.
Le refoulement du jeune est donc un mécanisme d’autoprotection inhérent à l’humain. L’insatisfaction excessive amène un déplaisir exponentiel. Le refoulement permet alors de les supporter. L’inconscient est donc fondamentalement du désir refoulé. Le tout est gouverné par trois vecteurs psychiques : le moi, le ça, le surmoi. Le moi a trait à la conscience et à ce qui est conscient. Le ça concerne ce qui est inconscient. Entre les deux le surmoi est une sorte de « conscience morale » qui dicte sa conduite à l’individu. Le surmoi est donc le grand facteur de tous les refoulements juvéniles. Puisqu’il est bien le « censeur en chef ».
Dans la lutte épique entre le ça et le surmoi des compromis interviennent de telle sorte que généralement le plaisir du jeune l’emporte sur le déplaisir. Dans la conception marxiste il y a une « conscience de classe » et de façon corollaire une « lutte des classes ». Tout groupe social en ses rapports sociaux a conscience de son appartenance et de sa situation. Que ces dernières sont largement régies par les intérêts même des membres du groupe. Alors le junior est mentalement gouverné par la forte sujétion aux réalités sociales très spécifiques du groupe dont il fait partie.
La lutte sociale de classe divise celle qui possède les moyens de production et celle du salariat. Qui dépend pour vivre de la classe d’entrepreneuriat possédant et l’outil de travail et le capital. Selon le marxisme le capitaliste propriétaire des moyens de productions, d’échanges exploite le travail des salariés à son profit. La classe économique dominante est aussi la classe politique prééminente par sa direction de l’État. Elle est de même la classe idéologique dominante imposant pleinement sa propre idéologie. À rebours de la « conscience sociale » il y a de façon corollaire un « inconscient juvénile de classe »-1015.
Comme en l’inconscient freudien le junior a tendance à refouler en son inconscient les vecteurs d’intégration à sa classe. Fondateurs de son appartenance sociale. Ainsi tous les déterminismes et habitus culturels, socioéconomiques conditionnent-ils les humains. Pour l’essentiel de façon inconsciente et à leur insu. De façon préétablie l’homme est donc plus « prédisposé » par son milieu que « décideur ». Seuls la pleine conscience, le dépassement de sa variable sociale conduisent le sujet à son authentique libre arbitre. Il existe également un inconscient génétique héréditaire.
Pour tout sujet juvénile le patrimoine chromosomique hérité de ses deux parents détermine et par avance tout l’avenir. Le développement et les caractéristiques essentielles qui façonneront le sujet, sa vie entière durant. La neurobiologie contemporaine fait donc émerger la nouvelle notion d’ « inconscient cérébral ». Au-delà celle d’inconscient biologique. Ainsi certaines réalités génétiques sont-elles à l’origine même de la programmation de certaines affections psychiques. En les spécificités du jeune conscientes et inconscientes processus psychiques et données biologiques sont totalement mêlés.
Comportements et génétique vont donc bien de pair. D’où la notion d’inconscient biologique. L’inconscient psychique était mû par le « refoulement ». L’inconscient social par la force du subterfuge. L’inconscient biologique prend figure en la nature très profonde de l’homme. Le sujet juvénile sera pour l’essentiel fondamentalement inconscient. Seule une part infime de sa personne appartient au registre du conscient. Sa conception des autres dépend avant tout de son appréhension de soi-même. L’homme considère tout d’abord ce qu’il est par le truchement de son lien à lui-même, par la conscience, la représentation qu’il a de lui-même.
Ce qui s’appelle subjectivité par opposition à l’intersubjectivité qui est le rapport à autrui. La relation du jeune est avant tout un lien d’action mutuelle. La communication entre le sujet et l’objet se concrétise en un mouvement interactif. La conscience de soi, la conscience d’objet se rejoignent alors irrévocablement. L’objet non-moi s’apparente à un autre sujet autre-moi. L’autre sujet légitime les menées, la liberté de soi-même en la condition où le junior valide de même les siennes. L’objet authentique est parfaitement un autre sujet-1016.
Qui recueille un « écho » en soi, suscite dès lors de la part du jeune une réaction, action, proaction, interaction ou réponse. C’est le lien intersubjectif, la relation à autrui qui fondent les bases d’une relation en laquelle les deux aspects de la subjectivité figurent. Dans le lien à l’autre le moi n’est pas seulement actif comme dans la conscience de soi. Il est en partie inerte comme pour la conscience d’objet. De fait sollicité par autrui l’on se doit de réagir, ce qui est très contraire à la passivité totale. En la « relation intersubjective » le junior vit une conscience d’objet qui est passivité, une conscience de soi qui est activité.
Autrui est aussi moi, un autre moi. De la Renaissance, (France, XVIe s.) à la philosophie des Lumières, (Europe, XVIIIe s.) l’humanité est perçue comme « entité particulière ». Elle se définit par ce qui relie tous les humains, ce qu’ils cultivent ensemble, ce qui les caractérise de façon commune. Naturelle, ès qualité. À essence égale correspondent des droits juvéniles identiques au-delà de toutes distinctions de fait. L’article premier de la Déclaration française des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 édicte que « tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ». Celle universelle de 1948 aussi.
L’autre même différent du junior est semblable à lui car il a les mêmes droits que lui ! Toutefois les dangers d’une telle conception pouvaient provenir des conséquences terribles et totalitaires d’un rejet des particularismes humains. Si l’humanité n’est considérée que d’un point de vue global il y a un risque réel de nier les différences, spécificités qui peut mener aux pires persécutions. Comme aux plus terribles discriminations, iniquités. Alors l’approche universaliste de l’identité propre de l’humanité a été complétée par une autre vision de l’autre.
Non plus holistique or, différenciée en fonction des réalités, besoins, attentes, mentalités. Selon les cultures, langues et genre des jeunes eux-mêmes. Car à trop globaliser l’humanité en tant qu’entité commune abstraite pointe toujours la catastrophe totalitaire de la pire déshumanisation, de l’aliénation. L’uniformisation n’est jamais l’universalité et aboutit aux pires déculturations, déracinements. Ainsi l’humanité globale ne doit-elle pas faire oublier la « communauté individualisée ». Alors l’appartenance dépasserait l’abstraction. Aujourd’hui l’humanisme tend à proclamer l’identité commune du genre humain, juvénile y compris-1017.
Tout autant qu’à reconnaître le droit du junior à toutes les différences quelles qu’elles soient. L’autre n’est plus méconnu mais reconnu en tant que tel ès qualité. L’identité d’autrui n’est plus absolue mais différenciée. En l’Antiquité gréco–romaine l’autre est le parfait étranger, le barbare allogène. Il est perçu tel un danger, une menace exogènes et hétérogènes. L’ère moderne considère l’autre tel le semblable. Un individu égal à tout autre, gratifié de droits identiques à ceux des autochtones. L’égalité des conditions prime. Le jeune se définit par son essence intrinsèque avec droits spécifiques corrélés.
Non pas en vertu d’appartenance communautaire mais selon le principe de sa spécificité individuelle. Ce qui théoriquement permet une relative mobilité sociale. Contrairement à la fixité des sociétés hiérarchiques en lesquelles places et appartenances sont irrévocablement liées. Si les inégalités demeurent vivaces elles ne sont plus « irréfragables et absolues » mais potentiellement réversibles, relatives. Elles ne reflètent plus des différences supposées de nature. Il ne s’agit pas pour autant de nier des différences de fait fondamentales, légitimes, irréfutables de la jeunesse.
La conception contemporaine de l’autre opère alors un très subtil compromis entre les deux appréhensions précédentes. La différence entre juniors ne vaut plus ipso facto inégalité mais pour autant la différence de l’autre est acceptée, intégrée. L’autre est semblable non pas contre ses différences mais avec elles. Il s’agit donc tout autant d’éviter l’uniformisation mutilante au détriment des individus et l’individualisme excessif des jeunes à l’encontre du vrai « bien commun ». L’égalité mais non l’égalitarisme. L’altruisme plutôt que l’égoïsme. L’individuation plus que la globalisation totale.
En somme l’humanisme de 1789-1791 plutôt que la Terreur criminelle de 1792-1794. L’identité de soi, d’autrui ne saurait donc être absolue mais différenciée. À la différence indépassable des individus succède l’égalité au moins relative des sujets en droit-s. Puis la « différence égalitaire » ou l’ « égalité différenciée ». De façon imparfaite la discrimination positive du junior n’étant pas plus satisfaisante que la discrimination négative. L’autre est désormais un « égal différent » et un « différent égal ». L’égalité n’est pas l’assimilation, la négation des différences de fait mais la pleine similitude en droit-s-1018.
L’identité est une altérité de fait commune à l’ensemble du genre juvénile. La différence existe, elle est reconnue, non combattue mais il y a désormais une nette concordance entre « l’autre, non-moi » et « le moi, non-autre ». Le tout en les limites de toutes les différences mutuellement reconnues. Chaque culture, tout système de valeurs se doivent donc d’être reconnus en leur spécificité. Or, de façon fort différenciée car tous n’ont pas d’équivalence objective absolue. Ainsi « différentialisme particulariste » et « assimilation globaliste » sont-ils amenés à laisser place à une prise en compte. Tout à la fois différenciée et égalitaire.
La notion de désir, celle de manque du junior sont indissolublement liées. L’on ne désire pas ce que l’on a mais toujours ce que l’on ne possède pas encore. Le désir est donc corrélé à la souffrance. L’on souffre de ne pas jouir de l’objet du désir par la frustration, la privation, la déprivation, comme le manque que cela génère. Il s’agit donc de surmonter toutes les affres de l’absence par atteinte des objectifs, objets convoités. Le plaisir vient alors de la satisfaction obtenue par la substitution de la satiété à l’appétit en appétence adéquate accrue du jeune.
Or, il s’agit d’un cycle sans fin inhérent à la nature du junior puisque l’alternance manque-désir, comme satisfaction-contentement est perpétuelle. Ceci durant toute l’existence des hommes puisque cela est consubstantiel à leurs passions terrestres. Le tout en une sorte de « bal tragique et démoniaque ». Lequel voit de façon récurrente éternelle coexister et alterner malheur et bonheur de façon synchrone et asynchrone. Le drame des humains vient de leur douleur à désirer en envie, plaisir tout ce qui n’est pas.
Comme tout autant de leur blasement à obtenir, jouir quant à ce qui correspond à leurs besoins et attentes ! Pour ne pas désespérer le jeune se met alors en quête de nouveaux désirs. Il est donc malheureux car frustré s’il ne les comble pas et encore malheureux par ennui une fois satisfait de les avoir exaucés. Serait-on donc condamné aux pires insatisfactions chroniques en une sorte de malédiction terrible toujours recommencée ? Tel Sisyphe rivé à tout jamais à son rocher sans cesse hissé, toujours dégringolé. (Mythologie grecque antique).
Également le pauvre Don Juan jamais rassasié de ses conquêtes. (Personnage mythique de l’Espagne médiévale, puis théâtral espagnol au XVIIe s. L’Abuseur de Séville et le Convive de pierre, Espagne, 1630, pièce du dramaturge espagnol T. de Molina, 1579-1648). L’affreux dilemme de la jeunesse est que le désir donne du plaisir subséquent-1019. Le plaisir du désir. En une juvénile « sarabande endiablée ».
Puisque ne pas avoir fait souffrir, qu’avoir continue sans cesse à donner d’autres envies encore, la solution semble résider en la fin du désir. Or, les terrestres ne parviennent pas à s’y résoudre. Tant l’objet de leurs souffrances, le désir est tout autant un plaisir ! Insoluble quadrature du cercle : le désir insatisfait perturbe de même que le désir assouvi tue le désir et tourmente fort tout autant. La jeunesse est le lancinant temps permanent de l’infernal trio « envie, désir, plaisir ». Avec son diabolique duo-corollaire successif de « bénéfices-déficits ». (Renaut, 2006)-1020.
1978, le nord de la France connaît les stigmates d’une terrible crise socioéconomique qui ne fait que commencer. À Lens, en plein effondrement sidérurgique, minier des lycéens de terminale traînent leurs doutes, inquiétudes, désabusement et mal-être. Ils s’apprêtent à passer le bac, ce qui n’est pas rien à l’époque. Or, leur avenir est des plus réduits en contrée de chômage implacable. D’autant plus que ces jeunes ne sont pas de milieu favorisé.
Ils se réconfortent alors mutuellement comme ils peuvent en se retrouvant à leur café favori. Agnès ne supporte plus ses parents, est prête à tout pour s’évader de son « bagne quotidien ». Bernard veut partir coûte que coûte et rejoindra la capitale. Philippe et Élisabeth resteront et formeront un couple plus solidaire qu’amoureux. Ils seront des étudiants sans illusions. Jusqu’à leur propre professeur de philosophie qui déprime lui-même totalement ! Tel est le sinistre tableau brossé par le film de cinéma Passe ton bac d’abord de M. Pialat.
Déjà les « Trente Glorieuses », (Occident, 1945-1975) sont caduques et le marasme de société fort entamé. La jeunesse, temps de préparation, d’espérance est déjà celui de l’échec anticipé, de la malédiction. Les juniors ne pensent qu’à fuir le pire en sursaut-réflexe de survie élémentaire. Au-delà du Nord tant sinistré le pays tout entier s’est « effondré sur lui-même ». Chaque décennie nouvelle étant pire encore que la précédente. La juvénilité a pris la triste figure d’épouvante du Désespéré, (Œuvre picturale, France, 1845) de G. Courbet. (France, 1819-1877). Autoportrait halluciné du jeune artiste peintre. Quarante ans après le film de Pialat la néogénération est encore plus livrée à elle-même, son triste sort, sa résignation, sa révolte et déprime. D’autant plus que ses aînés ne se portent guère mieux. Comme déjà l’enseignant pessimiste esseulé de la fiction. (Passe ton bac d’abord, drame cinématographique du réalisateur français contemporain, 1925-2003, M. Pialat, France, 1978)-1021.
– Quels Paradigmes Retenir Pour Vous –
Jeune Masculin ? Culture, Raison, Réel
La notion de culture regroupe essentiellement tout ce qui a trait à l’art, au travail ou à la technique, à la religion, à l’histoire. L’art a été considéré comme vecteur de vérité au même titre que la philosophie ou la spiritualité. L’art est beauté, esthétique quand il est corrélé à un jugement de goût subjectif bien plus qu’objectif. Ce dernier a pu découler de la raison, du sentiment. Dans le premier cas l’accent sera mis sur la rationalité et la règle préétablie. Dans le second il reposera sur la pleine sensibilité et sur l’émotion ressentie.
En la matière s’opposent donc l’intellect et la sensibilité juvéniles. Au dix-neuvième siècle la vision marxiste du travail, de la production capitaliste repose sur la notion de l’ « aliénation par le labeur ». Contrairement à l’animal le junior ne travaille pas seulement pour répondre à ses seuls purs besoins. Également en fonction d’autres paramètres fort librement choisis par lui-même. Le labeur est donc inhérent au genre humain. Si le jeune travaille bien au-delà de ses seuls besoins cela signifie que son labeur n’est pas pour lui un moyen mais une fin.
En l’univers industriel moderne le travail ne représente plus la caractéristique fondamentale des juniors en conscience, libertés. Or, le seul moyen contraint disponible pour convertir sa force de labeur en rémunération salariale. Laquelle seule permet d’acquérir les biens, les services indispensables pour la survie physique même du travailleur. Le travail n’est plus alors ici en l’espèce une fin mais un moyen. Le salaire est une fin, le labeur le seul moyen d’atteindre cette fin. En ces conditions le travail n’est pas un réel mode d’épanouissement, d’accomplissement personnel.
Or, une simple condition vitale de survie biologique. Ce qui rapproche plus la jeunesse de l’animalité que de l’essence supérieure du genre humain. Le jeune vit seulement de son labeur et non par et en son travail, sinon pour. Le labeur qui devrait caractériser l’humain ne ferait que le ravaler au rang de l’animal. Alors la réalisation de soi juvénile devrait fondamentalement prendre corps en ce travail considéré comme réalisation de soi. Non plus le labeur telle corvée mais vraie transcendance juvénile-1022.
Elle ne pourrait plus que s’opérer en la seule sphère de la vie « privée ». Ce, hors-emploi considéré comme une seule nécessité. En outre le productivisme mécanisé et automatisé, la parcellarisation, la répétitivité des tâches ne font qu’accentuer toujours plus encore la « déshumanisation » du travail du jeune. La grande différence entre les temps antiques et temps modernes est que les Anciens considèrent que l’homme se réalise avant tout par le loisir. Alors que les Modernes fondent surtout l’accomplissement de soi humain sur le labeur.
Avec la pleine prospérité économique, politique, comme démocratique, sociale des Trente Glorieuses, (Occident, 1945-1975) le plein emploi s’ensuit. La valeur reconnue au travail est à son zénith. L’accès à la profession est « l’alpha et l’oméga » de la vie juvénile et citoyenne. Le junior est censé se réaliser avant tout par et dans son métier. Le tout salariat promu par la société industrielle connaît son âge d’or. Puis le monde postindustriel des services postérieur au milieu des années 1970 marque la fin du plein emploi, l’ère du chômage de masse des jeunes. Le lien entre travail, emploi, métier, activité est profondément bouleversé, remis en cause.
Parallèlement le temps journalier, hebdomadaire dévolu au labeur n’a cessé de se réduire. De même la durée des congés payés annuels a augmenté, l’âge moyen du départ en retraite s’est abaissé. L’entrée juvénile en la vie active s’est effectuée de plus en plus tardivement. Notamment du fait de la prolongation d’études, de la généralisation d’accès à l’enseignement supérieur. La durée du temps de travail a ainsi été divisée par deux en pays développés. Si l’on considère celle qui prévalait encore il y a un siècle. Les automatisations poussées font que l’économie a de moins en moins besoin de travailleurs.
De plus en plus que ces derniers soient toujours plus qualifiés. En outre la limite entre labeur et non-labeur est beaucoup plus floue. Le jeune travailleur doit toujours plus améliorer ses compétences, capacités, s’adapter aux mutations du monde du travail. La formation continue qui en est l’outil principal a effacé les frontières entre temps d’études et vie professionnelle. Également les horaires de labeur sont de plus en plus variables selon les nécessités de l’entrepreneuriat. Le temps de l’emploi ouvré du junior devient des plus flexibles. Toujours plus « taillable et corvéable à merci »-1023.
Le travail se fait partiel, pluriel, à durée déterminée, plurifonctionnel ou évolutif. En un mot beaucoup plus précaire et incertain. Avec un emploi bien plus rare, plus fluctuant, relativisé l’accomplissement du jeune passe du métier à la sphère privée des loisirs, d’autant pour les jeunes générations. Il n’en demeure pas moins que l’emploi reste et malgré tout une valeur capitale tant pour l’individu que pour la société. Le labeur est donc encore aujourd’hui non seulement le moyen indispensable de gagner sa vie mais aussi un symbole fondamental de l’identité de chacun, chacune.
L’ensemble étant à corréler avec l’image, l’estime de soi-même de façon « évaluative ». Appartenance, cohésion juvéniles en découlent encore. De même qu’un sentiment de contentement et reconnaissance. À l’avenir il est certain que la vie privée, sociale, culturelle, spirituelle, les loisirs prendront plus d’importance au détriment du travail. L’identité de l’individu pourrait ne plus passer si prioritairement, essentiellement par l’emploi. Or, par bien d’autres « vecteurs » de la vie toute personnelle de chaque junior. Qualitativement et quantitativement le labeur serait ainsi amené à être fortement relativisé.
Pour autant l’emploi professionnel continuera à conserver une forte signification pour chaque individu juvénile. Cela permettrait notamment de pallier les risques les plus importants d’un communautarisme, d’une désocialisation trop excessifs, généralisés. Le travail est aussi un moyen d’affirmation, de reconnaissance des différences, des rôles en la vie sociale. Alors la fonction première du labeur ne serait plus tant en la satisfaction de besoins élémentaires de survie. Or, dans l’estime de soi et des autres par la reconnaissance professionnelle d’un rôle indispensable occupé par tous les juniors. En une existence, un monde communs au profit de tous…
Au douzième siècle la redécouverte de la pensée aristotélicienne permet de relier la rationalité de la philosophie et la foi de la spiritualité religieuse. Une profonde nouvelle exégèse de la morale axiologique est entreprise par de grands penseurs du fait théologique monothéiste. Avec notamment Averroès, (Philosophe, théologien, médecin andalou arabe, 1126-1198) pour l’islam. M. Maïmonide, (Médecin, philosophe, rabbin andalou, 1135-1204) pour le judaïsme. T. d’Aquin, (Religieux, théologien, philosophe italien, 1224-1274) pour le christianisme. Il y aurait une foi plus rationnelle et une raison du jeune plus morale sinon spirituelle-1024. Le junior croyant tient la foi, la spiritualité pour une doctrine du Salut héritée en contexte d’appréhension de certains dogmes. Par transmissions ou en conversion. En une visée de protection et de félicité ou d’espérance. En les limites de la vie temporelle terrestre, comme en l’éternité post mortem de l’Au-Delà.
Fondamentalement la religion se définit avant tout comme un vecteur de sens à la vie humaine. Le Salut sera alors accordé aux Justes par le Divin. L’homme indigne, déchu ne saurait se sauver lui-même mais ne pourrait l’être que par une entité très supérieure. Le Salut est donc une grâce divine qui échappe totalement au jeune et qui ne relève que de l’entière « discrétion » de Dieu. Accordée ou non par Lui la béatitude sans fin dépend des actes des humains lors de leur existence terrestre. Le tout en un idéal de liberté proclamé puisque c’est l’homme lui-même qui décide en conscience de ses comportements. Qui détermine ainsi son Salut ou sa Chute. En pleine compatibilité avec les « sociétés démocratiques modernes ». Puisque la spiritualité ressortit désormais de la seule stricte sphère de la conscience juvénile individuelle privée et du for interne-1025.
Ainsi par exemple y aura-t-il de jeunes chrétiens français de droite ou gauche, républicains ou monarchistes, laïcs ou religieux, démocrates ou non. Ainsi également la France est-elle une république laïque démocratique de liberté religieuse. Le Royaume-Uni une monarchie chrétienne tout autant démocratique, libre. Dont le souverain est le gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre. Ce pays tout autant que son voisin autorisant donc toutes les croyances.
Autant que les non-croyances, l’agnosticisme, le scepticisme, l’indifférentisme ou l’athéisme du junior. L’individualité, la liberté, la fraternité, l’universalisme et l’égalité de la foi chrétienne auront permis des avancées. Aux sociétés démocratiques d’établir ce qui fait leur essence même. Ainsi que la sacralité de l’être humain telle valeur absolue en soi.
L’on peut concevoir que l’homme lui-même soit l’acteur principal de « l’Histoire de l’humanité » en fort bonne logique. Ce qui donne une philosophie de l’action historique. En cette vision le champ historique est volontariste. L’on peut notamment l’illustrer par les menées révolutionnaires en particulier juvéniles de toutes les ères chronologiques et toutes les aires géographiques. Cela afin de tendre à un idéal de progrès, libération prédéfini. La liberté de tout junior pourrait alors constituer l’un des principaux ferments de l’Histoire.
Ainsi l’avenir ne saurait-il être tributaire ni du présent ni du passé. Sans pour autant les nier. Toutefois le volontarisme historique a ses limites faute de quoi les pires totalitarismes peuvent advenir. La raison ou la rationalité peuvent quant à elles également constituer un moteur de l’histoire des jeunes. En réalité il semblerait bien qu’aucune logique particulière globale, comme générale ne soit à l’origine des événements historiques. Ni puisse les gouverner de façon très ordonnée et significative.
La raison, le réel regroupent la réflexion sur la théorie, l’expérience, la démonstration et l’interprétation, le vivant, la matière, l’esprit et la vérité juvéniles. Théorie et expérience sont-elles réductibles au seul primat scientifique, logico-mathématique déductif ou expérimental ? De façon démontrable, vérifiable, reproductible. De manière irréfutable. D’une certaine façon une « vérité universelle » donnée. Laquelle consisterait alors à s’assurer de la réalité, de la véracité des énoncés sous-tendant toutes les théories.
La méthodologie scientifique serait pour le junior progressive en trois stades successifs. Tout d’abord une observation recensant les données telles que perçues par les sens. Ensuite la certitude de la présence universelle de phases, de phénomènes invariablement posés, organisés, fixés. Puis des hypothèses explicatives et pertinentes subséquentes viendraient éclairer les données disponibles en cause.
Leur donnant un sens précis et accessible à l’entendement du jeune. Si l’approche expérimentale vérifie, corrobore, appuie les présupposés émis ces derniers se muent alors en règles scientifiques considérées comme fort avérées. Ainsi les effets alors mesurés n’autoriseraient à ne retenir que certaines hypothèses car estimées valides. Au détriment d’autres qui se verraient ainsi réfutées car jugées non concluantes. Théorie, comme expérience scientifiques seraient donc inductives. L’observation de la réitération à l’infini d’un même processus phénoménal donnerait alors lieu à un principe général. Validant la rationalité du protocole suivi. Il n’en demeure pas moins que les analyses, enseignements ainsi dégagés ne sont pas pour autant rigoureusement irréfutables. Ainsi ce qui vaut partout et toujours pour toutes les jeunesses-1026.
En outre en matière scientifique, comme en toutes autres tout serait plus affaire de pensées subjectives du junior reposant sur des potentialités hypothétiques. Que de réalités purement objectives strictement avérées. Il y aurait toujours plus de conjectures conjoncturelles que de certitudes empiriques structurelles. Généralement il sera donc bien plus loisible de prouver la fausseté d’une théorie que sa véracité. Serait donc scientifique ce qui peut être réfutable et non-scientifique, ce qui ne peut pas l’être. Stricto sensu la démonstration mathématique logique résulte d’une suite de propositions.
Ainsi le très fameux syllogisme aristotélicien. Un postulat démonstratif de base mène le jeune à des raisonnements afférents et subséquents par la seule réalité prosaïque des choses. Deux propositions, les prémisses fort étroitement liées, interdépendantes suscitent une troisième, la logique « déductive ». Ce qui dirige ipso facto vers les conclusions qui s’imposent. C’est ainsi que nous avons déjà évoqué la capacité juvénile à développer le raisonnement de type adulte dès l’âge de quinze ans. À savoir le stade hypothético-déductif. Le mode de validation de données par la jeunesse est multiple.
Citons notamment l’expérience déjà décrite. Le jugement « analytique » du jeune est celui en lequel une analyse qui explique le sens d’un concept permet d’en déceler un tout autre déjà présent. Il en va différemment dès lors qu’il y a mouvement subjectif méthodique vers une assertion concernant la réalité elle-même. « Le conditionné mène à l’inconditionné ». L’existant peut provenir de la conception mentale juvénile. Quand le potentiel, l’hypothétique deviennent réalités tangibles. L’on passe alors à la vision synthétique des choses.
La réalité existentielle n’est pas une propriété « conceptuelle » or, elle ne peut être garantie, validée que par l’expérimentation de la réalité elle-même. Non plus tel un concept mental du junior mais comme une donnée factuelle solidement avérée, tangible. Pour passer de l’inconditionné des connaissances à la certitude du fondement supérieur inconditionné, il s’agit que la raison se suffise à elle-même. Qu’elle soit « l’Alpha et l’Oméga » de toute chose. En procédant par conceptualisation, certitude quant à la réalité inconditionnée. Ce qui différencie les champs du scientifique et de la métaphysique. Ainsi la jeunesse est réalité technique et morale-1027.
Tout énoncé du junior est susceptible de comporter des erreurs. Le rationalisme critique estime qu’aucune source du savoir n’est fondamentalement sûre. L’erreur n’est à peu près réductible que par l’effet d’une critique systématique vigilante de tout postulat. L’infaillibilité n’est qu’un leurre et la faillibilité, voire le faillibilisme une prudence et un réalisme des plus nécessaires. Les certitudes les plus assurées sont souvent croyances révisables. D’autant plus que la plausibilité des faits, données, la satisfaction qui en résulte sont toujours sujettes à évolution donc à caution.
Scepticisme, dogmatisme du jeune sont fort inopérants puisque tout est si incertain et faillible car tout sur Terre est sujet à erreur. Le rationalisme critique se fonde sur la raison, le doute, le rejet des vérités absolues considérées tel un arbitraire dogmatique. Pour nombre d’auteurs il n’y a nulle vérité ou fait avérés mais uniquement toujours des interprétations. Il s’agit de fait de bien savoir qui est réellement l’auteur de tout énoncé juvénile. Avant même de savoir de quoi il peut « retourner » objectivement. Pour l’essentiel de nos jours tout objet d’interprétation se constitue d’un ensemble de « signes ».
Un signe regroupe un signifiant sensible, un signifié conceptuel. Alors toute expression du jeune écrite ou orale, toute réalité structurée impliquent un ensemble significatif et signifiant. Plus que jamais l’interprétation est libre, se suffit à elle-même. Elle s’est affranchie de tout présupposé rigide, convenu, préétabli pour ne relever que du libre arbitre de l’individu lui-même. Alors objectivité et subjectivité se mêlent selon les convictions personnelles. En un temps où tout sujet est supposé se déterminer en tout premier lieu souplement par rapport à sa conscience même.
Non plus seulement au travers de dogmes régissant de façon rigide la vie juvénile de la naissance à la mort. La « science contemporaine du vivant » est fort révolutionnée par les avancées de la génétique. Notamment les biotechnologies permettent d’intervenir sur le vivant en particulier humain. De nouvelles questions éthiques se posent donc. Ce qui a été défini sous le terme générique de « bioéthique ». Tout particulièrement concernant les débuts de la vie : fécondation, insémination, clonage. Également quant à la fin de l’existence du junior : critères de mort, acharnement thérapeutique et euthanasie-1028.
Assistance au suicide juvénile… La science, les scientifiques eux-mêmes ne sont pas en mesure d’imposer des limites car le progrès se suffit à lui-même. Il revient aux systèmes démocratiques de réguler, réglementer, d’encadrer les avancées en matière de sciences du vivant. En particulier par la loi, le contrôle parlementaire, l’intervention de l’exécutif, comme la sanction du judiciaire. Le rôle des différents comités d’éthique constitués en la matière a également son importance.
L’antagonisme entre la matière et l’esprit du junior, les zélateurs et contempteurs de l’une et de l’autre constitue un grand classique du genre en philosophie. Le matérialisme en tant que doctrine philosophique appréhende la matière telle l’exclusive source de compréhension, d’éclairage du monde. Tout est alors considéré comme point de départ et d’aboutissement, « Alpha et Oméga » de l’univers. Il y eut une pensée matérialiste de l’Antiquité gréco-romaine. Or, la qualification même de matérialiste n’apparaît qu’au dix-septième siècle. En lien étroit avec la vision empiriste de la connaissance. L’esprit est alors jugé comme dépendant de la matière, réductible à celle-ci. Ce qui donne une biojeunesse.
À l’inverse le spiritualisme défend la pleine souveraineté de l’esprit du junior par rapport à la matière. En séparant et opposant radicalement les deux dimensions ou en réduisant la matière à l’esprit. Tout sera alors jugé à l’aune de la pensée procédant de cette dernière. Tout est donc évalué comme étant de nature spirituelle. Or, si le matérialisme nie l’esprit le spiritualisme procède de même quant à la matière. Cela constitue une forme d’ « idéalisme » platonicien puisque les choses de l’esprit sont la mesure de toutes choses. Que la matière n’a donc plus lieu d’être.
L’on peut aussi évoquer un immatérialisme. Puisque la réalité n’existe pas en cette approche des choses mais seule la représentation qui en est faite. C’est ainsi que la philosophie épictètienne antique estimait que la jeune n’était pas tant affecté par le réel que par la vision personnelle qu’il s’en faisait. L’être juvénile n’est-il qu’entité matérielle, que personne spirituelle ou les deux ? Le junior n’est-il qu’un composé physique, chimique ou un pur esprit psychique ? L’esprit est-il anatomique ou le corps spirituel ? Ou alors les deux-1029 ? La jeunesse est-elle matérielle, morale, les deux ? Telle est la question éthique la plus fondamentale.
Si le corps du jeune est purement matériel, l’esprit exclusivement moral comment interagissent-ils l’un sur l’autre ? La pensée n’est-elle que neuronale, le corps uniquement tributaire du psychisme ? L’esprit n’est-il que mentalisation, l’anatomie que densité charnelle ? Naturalisme et spiritualisme sont les dimensions d’un tel débat. Neurosciences, intelligence artificielle apportent leur contribution contemporaine quant à la distinction entre l’âme et le corps. Ainsi il ne s’agirait plus de distinguer matériel et immatériel mais à les associer en un « tout » de même nature.
Notre temps fait prédominer le matériel sur l’esprit. Le matérialisme n’est plus jugé aujourd’hui contrairement au passé comme opposé à la vertu, à la morale du jeune. Il est apparu que l’Histoire par son empirisme pragmatique était plus mue par le matérialisme que par le spiritualisme. En outre l’inconscient freudien donne également la primauté à la matérialité. Ce qui en limite la portée. Ainsi le désir conscient ou non serait-il « plus fort » que la spiritualité, le moteur principal de toute vie humaine. La pulsion mènerait l’esprit plutôt que l’inverse. Les sciences de la vie aussi notamment la génétique semblent induire que le fonctionnement de l’esprit juvénile provient et est conditionné par la matière.
Le matérialisme de notre siècle semble être avant tout d’essence biologique. Le domaine organique notamment cérébral régit fondamentalement la sphère mentale des juniors. Selon les cas le corps influe sur l’esprit, l’esprit sur le corps. Ou encore il n’y aura aucunes interactions réciproques. Telle est la vision dualiste des choses. L’approche moniste consiste à considérer que corps et esprit ne sont qu’une seule et même entité à double composante. Quoi qu’il en soit le réalisme le plus « raisonnable » consiste à reconnaître la nécessité d’un juste et bon équilibre juvénile. Entre un humanisme spirituel et réaliste d’une part et une matérialité physique et maîtrisée de l’autre… La vérité consiste à discerner ce qui est réel et non contradictoire, cohérent, conforme aux faits donc parfaitement avéré.
En évitant le double écueil de la crédulité trop excessive, comme du doute le plus « borné » des jeunes. En se gardant également tout autant des pires totalitarismes issus des certitudes unilatérales exclusives imposées par certains à tous. Par net idéologisme doctrinaire rigide, sectaire aveugle-1030. La vérité juvénile plutôt qu’être absolue doit-elle se contenter de n’être qu’un « relativisme » pragmatique ?
En réalité ni dogmatismes ni scepticismes ne sont en mesure de résoudre la question première de la force, comme de la légitimité de la vérité par et pour elle-même. Pas davantage le réalisme et l’idéalisme. Peut-être alors convient-il de faire appel aux notions « d’objectivité et de subjectivité ». Ainsi l’objectivité consisterait-elle à voir les choses telles qu’elles sont réellement. La subjectivité telles qu’on les voit alors avec ses points de vue des plus particuliers. Le junior peine à être objectif par passions partisanes. (Renaut, 2006)-1031.
Greenock est une banlieue d’Écosse fort déshéritée. Liam est un jeune garçon qui y vit. Il est orphelin d’une vraie famille unie qu’il n’a jamais connue et il en souffre fort. Son père est parti et l’a maltraité. Son beau-père est un délinquant violent et hostile. Sa mère est une droguée emprisonnée. Elle doit être libérée juste à temps pour fêter les seize ans de l’adolescent. Liam rêve d’une cellule familiale unie avec sa mère et sa sœur et il veut « faire le bonheur » de sa maman. Cela passe pour lui par l’acquisition d’un beau mobile home à crédit, lequel serait installé en un panorama de carte postale. Il convient de trouver le budget adéquat. Il troque donc son trafic habituel de cigarettes qui ne rapporte pas assez pour celui plus lucratif de drogue. Avec son meilleur ami qu’il perdra dans cette affaire. Il vole la marchandise de son beau-père puis passe par un fournisseur.
Cela lui permet de s’enrichir, de s’installer seul en son confortable logement. Il compte bien que sa mère viendra vivre avec lui. Or, à sa sortie de prison celle-ci retourne vivre avec son conjoint. Au grand désespoir de Liam. Fou de douleur il poignarde son beau-père. Ainsi va le film de cinéma de K. Loach, Sweet Sixteen. À la désinsertion socioéconomique, la crise psychomorale de la jeunesse s’ajoute le marasme affectif et l’éclatement de la cellule familiale. Ici le jeune Liam n’est pas déviant par vice ou goût du lucre mais pour recréer une famille réunie plus aimante, paisible. Sans violence ni étrangers au cercle domestique du sang. Le drame juvénile est d’abord celui du manque d’amour surtout parental. Tous les jeunes concernés en souffrent tant tout comme Liam !(Sweet Sixteen, drame cinématographique du réalisateur britannique contemporain K. Loach, Royaume-Uni, 2002)-1032.
Hélas d’autres juniors se mettent hors-la-loi sans « circonstances atténuantes » par pure et simple déviance criminelle crapuleuse. Ainsi P. Henry, âgé de vingt-deux ans, (Criminel, France, 1953-2017) enlève-t-il, assassine-t-il de sang-froid en 1976 un garçon de sept ans. Aux fins de rançon. Ne faisant « nul honneur » à sa jeunesse. Trahissant ses devoirs les plus sacrés il préférera l’avilissement à la droiture, se perdant !
– Quelles Vertus Vous Transmettre –
AndroJeune ? Intérêt Général, Morale
L’intérêt général concerne essentiellement la société, la justice, le droit. La morale a trait à vos liberté, devoir, comme bonheur juvéniles. Le holisme pense que l’ensemble social dépasse ses composantes. La communauté en cette optique l’emporte sur l’individu. Il s’agit d’une conception de société verticale et autoritaire valorisant l’ordre social, l’appartenance sociétale, groupale. Au détriment des sujets eux-mêmes.
L’individualisme à l’inverse promeut l’individu junior comme entité indépendante, autonome, libre et ayant pleine valeur par et pour lui-même. Selon ses propres vertus, mérites intrinsèques. La communauté sociale n’étant que seconde. Cela va en plein sens de l’égalité. Car le sujet en tant que tel étant la mesure supérieure de toute chose il ne saurait être réduit qu’à lui-même, non à autrui. Liberté et égalité l’emportent sur toute hiérarchie. Il s’agit donc-là d’une société horizontale. Ce type de modèle de société est moderne, occidental. Libéral aussi car l’individu en tant que tel a des droits et libertés irréductibles. Ce qui convient particulièrement aux jeunes-1033.
Hors de portée de l’État tenu en marge de la vie des sujets. La subordination holistique est ici remplacée par le libre arbitre, la pleine autodétermination souveraine en conscience du junior. Il se détermine ainsi avant tout par rapport à lui-même, aux choses et non plus par rapport à sa communauté, aux autres humains. L’autosuffisance autarcique des sujets prime, favorise ainsi la sphère matérielle et économique au détriment de celle du politique. Le christianisme en tant que foi intrinsèquement individuelle de lien personnel direct avec Dieu aura privilégié le jeune lui-même.
Au détriment de l’organisation sociale, politique holiste. En égalité de tous transcendée dans le lien même privilégié avec le divin. Sans nier ou détruire ni rejeter pour autant les hiérarchies sociales les plus temporelles. Notamment à l’ère médiévale. Puis en une lente évolution jusqu’à nos jours l’individualisme et l’universalisme chrétiens ont fini par atteindre le domaine social lui-même. Universalisant par-là même en la société entière les principes d’égalité, de libre arbitre personnel juvéniles.
La Réforme protestante puis catholique transforme l’institution ecclésiale « holiste ». Ce, en communion d’individus. Puis le libéralisme politique à partir de la Renaissance parachève le processus. La philosophie des Lumières et les Déclarations des Droits de l’Homme de la fin du dix-huitième siècle défont les vieilles sociétés verticales. Au profit de l’individualisme horizontal. En imposant les valeurs de liberté, comme d’égalité des jeunes au détriment de l’omnipotence des puissances publiques. Ainsi la communauté tel un groupement d’hommes captifs, dépendants est peu à peu remplacée par une société de membres indépendants.
Qui se suffisent à eux-mêmes. Une simple relation entre associés égaux en valeur, droits, devoirs et dignité. Désormais la volonté individuelle l’emporte sur l’intérêt général. Le junior n’est plus un être social mais individuel qui passe avant la vie sociale. La société moderne est une association d’individus, non plus une communauté « holiste ». Tout le défi majeur contemporain consiste à concilier cette réalité individualiste avec le minimum d’unité sociale. Indispensable pour assurer à la jeunesse un minimum de cohésion individuelle et collective.
La société occidentale contemporaine est alors dite « démocratique ». En ce sens culturel de symboliques et valeurs reflétant une certaine vision de la vie et de l’univers. La société démocratique est celle en laquelle l’individu l’emporte sur la collectivité comme métavaleur supérieure à toute autre. La tradition prédéfinie imposée à tous a ainsi été remplacée par la libre volonté personnelle juvénile ou de groupes délimités. Puisqu’il n’y a désormais plus de règle générale préétablie universelle chacun élabore donc sa propre « loi individuelle » unique. Cela aboutit à la démultiplication des référents, alors à ce qu’il n’y en ait en réalité aucun.
Les abus de la tradition sont relayés par la tyrannie de l’arbitraire, du caprice ou de l’égoïsme. Ce qui aboutit au totalitarisme des ego du junior aux dépens de tous. Pire encore que celui de la loi d’airain des conformismes collectifs antérieurs. La question de l’importance du droit prend une centralité cruciale en sociétés contemporaines. Du fait des champs fort accrus des libertés individuelles et collectives. Un besoin croissant de régulation du loisible et du proscrit se fait donc jour. Y compris en la jeunesse qui sait avoir besoin de limites pour grandir-1034.
Entre traditions, repères disparus et conscience individuelle exacerbée du junior la norme juridique s’impose à tous. Elle devient même capitale pour fixer les limites indispensables à toutes sociétés organisées, civilisées. Il est même affirmé que « la liberté des uns s’arrête bien où commence la latitude des autres ». Quant à la justice elle tranche par rapport à ce qui est considéré comme juste ou injuste. La justice trouve sa légitimité en société humaine de « sujets relationnels ». Qui admettent et observent des principes de comportements comme étant impératifs.
Le tout en une optique de coopération juvénile en l’intérêt général de tous. Étant admis que cette vision collective est plus bénéfique pour l’ensemble des membres de la société que les menées purement individuelles, isolées de chacun. Cela se fait autour du plus petit dénominateur commun d’intérêts à défaut de pouvoir s’accomplir par le plus grand. Serait juste une société en laquelle tous les sujets possèdent un droit égal à l’exercice des mêmes libertés fondamentales. Égalité n’étant pas égalitarisme toute différence ou inégalité matérielles ne serait pas à proscrire ou illégitime. Les jeunes savent leur dissemblance-1035.
Sinon il pourrait y avoir risque de totalitarisme, d’atteintes aux libertés individuelles juvéniles les plus essentielles. Il reste à distinguer entre les inégalités injustes indues et celles qui sont plus justes. Ce, aux yeux de tous à condition que les mêmes libertés capitales soient assurées à l’ensemble des membres de la société sans nulles exceptions. Il y a un impératif préalable d’égalité réelle des chances, de libertés concrètes pour tous. Le fait que l’absence totale de toutes inégalités ne serait pas forcément profitable à tous y compris pour les plus défavorisés.
Quant aux inégalités de la jeunesse non justifiables ni justifiées l’État peut donc légitimement agir pour les rectifier, compenser de façon juste et adéquate. Est donc juste l’état social en lequel il serait impossible en l’amendant de parfaire la réalité de certains sans en même temps détériorer celle d’autres. En substance l’on ne saurait « déshabiller Paul ce, pour vêtir Pierre ». La justice sociale n’est pas la stricte égalité égalitariste mais une réalité de maximalisation d’un minimum social. Que le junior le plus démuni soit convaincu que même l’état social sans nulle inégalité ne serait pas pour autant plus bénéfique pour lui.
Il s’agit d’améliorer la situation des jeunes les plus défavorisés. Pour qu’ils ne soient plus incités à espérer exclusivement de la disparition des inégalités l’amélioration de leur réalité. L’égalité serait donc légitime uniquement si le sort des plus déshérités en était fort amélioré. L’injustice serait réalisée par les inégalités ne profitant pas à tous. La justice serait non de supprimer les inégalités mais d’optimiser le minimum social. La notion d’équité l’emporterait alors sur celle d’égalité. La liberté peut se définir comme le « libre arbitre » plus propre à la condition du junior qu’animale.
Car l’homme est le seul vivant authentiquement en mesure de cultiver des jugements de valeur notamment moraux. Ce, en étant capable de faire des différences toutes axiologiques entre le bien et le mal, la droiture et la déloyauté, le juste ou l’injuste… Seule la liberté autorise de tels arbitrages moraux. Contrairement à l’animal l’être juvénile est toujours libre en conscience de « faire le bien ou le mal ». Par le libre arbitre raisonné, la volonté, comme la capacité de choix qui le caractérisent. La philosophie antique notamment stoïcienne considère que la liberté n’est pas latitude de choix total.
Or, un phénomène de pleine libération à l’égard de deux réalités. Les illusions théoriques, psychiques et les erreurs d’une part, les situations pratiques et d’attachement, de peurs de l’autre. La liberté réelle pleine et entière ne règle pas le comportement des juniors. Elle est le fruit d’une difficile ascèse de soi-même et sur soi. Ainsi fondamentalement la liberté de la sagesse antique consiste non pas à faire ce que l’on veut mais à travailler sur soi-même. Afin de se défaire des peurs qui coupent de la paix de l’âme. L’objectif est alors l’ataraxie, l’équanimité qui seules permettent au jeune de s’élever moralement.
Pour ne se préoccuper que de ce qui dépend de lui. Non de ce qui lui échappe totalement. Cela rejoint la pensée antique spirituelle qui consiste à dire qu’il s’agit d’ « avoir la sérénité d’accepter ce qui ne peut être modifié par soi-même. Le courage de changer ce qui peut l’être personnellement. La sagesse d’être en mesure d’en connaître la différence ». Le principe stoïcien suprême est donc moins de modifier l’ordonnancement du monde que d’en accepter l’ordre immuable, incontournable, immémorial. Ce qui est difficile à faire admettre à une jeunesse si avide de changements rapides et radicaux-1036.
Ultérieurement en une optique augustinienne et cartésienne la liberté sera plutôt conçue comme libre arbitre, volontarisme d’action, comme de choix. Ainsi le junior est-il pleinement capable de « maîtriser sa propre destinée par sa conscience même ». Cette liberté prévaut quant à sa personnalité, comme à son corps de façon interne. Concernant les influences extérieures notamment éducatives, sociales. La conception de la liberté est donc fort duale. D’une part la totale acceptation d’un ordre indispensable et préétabli. De l’autre la volonté souveraine de fixer soi-même les conceptions, décisions, actions engagées au service des buts envisagés, souhaités.
À notre époque contemporaine l’inconscient psychique tel que révélé par la psychanalyse fait que la liberté du jeune est à tort une donnée relative, non absolue. Il y aurait aussi un inconscient social défini notamment par le marxisme. Qui ferait que chaque humain se déterminerait d’abord en fonction de son éducation et de son milieu social. Puis troisième élément si « limitatif » des libertés personnelles, celui de l’inconscient biologique. Avec notamment la forte influence génético-chimique de l’organisme juvénile sur l’humeur, le comportement. Par exemple la testostérone, hormone mâle de l’agressivité par excellence.
Chez les Anciens du passé la liberté était volonté, comme choix absolu. Chez les Modernes contemporains la liberté est née d’une libération, une émancipation, une désaliénation quant à des illusions, des irréalités. Liberté et libre arbitre y compris. La seule vraie liberté serait donc de renoncer aux chimères de la… liberté. En réalité il n’en demeure pas moins plus que jamais aujourd’hui, comme hier et demain que le jeune demeure bel et bien maître de ses choix et de sa destinée. Cela a pour nom : responsabilité.
La notion de devoir implique deux réalités afférentes : l’éthique « déontologique » et l’éthique « téléologique ». L’éthique déontologique juvénile est celle du devoir dès lors qu’elle définit que certains comportements, actions sont moralement ipso facto impératifs ou interdits. Quels qu’en puissent être les effets. Il s’agit d’une philosophie de la conscience et de l’obligation. L’éthique téléologique est celle du but, de l’objectif qui sous-tendent une attitude. Quand elle juge qu’il y a-là un bien à accomplir, que la morale la meilleure est d’y conduire pour un bénéfice du junior-1037.
Quels qu’en soient les moyens. En une sorte de « philosophie du bonheur, de la vertu ». La notion de devoir est à relier à celle d’individualisme. Le « sujet Anthropos » juvénile se considère comme « indépendant » vis-à-vis de la collectivité. L’humanisme, la modernité mettent l’homme en position de « capacité, d’autonomie ». Désormais l’être humain est et se considère comme la source, le fondement, l’auteur même de ses représentations, ses actes. Alors que les Anciens en un contexte d’assujettissement collectiviste percevaient fort leurs normes, lois comme issues d’un ordre naturel ou de Dieu.
Les Modernes les élaborent eux-mêmes par leur raison et leur volonté. L’autonomie humaniste du junior n’accepte de se plier à la loi ou à la norme que si elles sont pleinement et librement acceptées. Quant à l’indépendance individualiste elle promeut le primat absolu de l’ego comme valeur unique, suprême et irréductible. Individualisme, préoccupation de soi l’emportent donc alors et se suffisent à eux-mêmes. L’autonomie humaniste du plein devoir tient compte d’une dimension humaine juvénile commune. Au-delà de la seule unicité du sujet jeune même la plus remarquable.
À laquelle la singularité de tout junior doit se plier. Cela étant compatible avec le respect de certaines valeurs et règles. L’indépendance individualiste s’oppose à cela ne se basant que sur la primauté d’absolues dissemblances qui seules prévalent. L’eudémonisme antique ou bonheur est l’approche existentielle morale qui postule haut et fort que l’heureuse vie et l’accomplissement moral de soi se recoupent. La vie bonne, celle du bien moral et la bonne vie, celle qui rend heureux par les plaisirs seraient donc « fondues » l’une en l’autre. Telle est la vision aristotélicienne du bonheur terrestre.
Il s’agit d’un principe ontologique en vertu duquel chaque jeune visera son bien propre, lequel est le bonheur en tant que réalisation de son propre capital, d’atouts. Le tout en une optique de dépassement de soi, d’excellence. Le bonheur terrestre serait la valeur suprême absolue puisqu’il est lié à l’idéal indépassable de perfection. Tout autre visée ne saurait alors qu’être fort relative, seconde. Contrairement aux autres objectifs de la vie le bonheur se suffit à lui-même et n’a point d’autre finalité que lui-même. Tout est choisi en un but juvénile autre que le choix lui-même-1038.
Alors que le bonheur du jeune est le seul objectif qui soit une fin en soi, son propre but. Le bonheur absolu est considéré telle une sagesse suprême, celle de la béatitude, de l’ataraxie, l’équanimité. Désirs, passions et peurs laissent alors la place au détachement des choses de ce monde. À la félicité qui est celle de la paix intérieure du corps, de l’esprit, du cœur et de l’âme. Extérieure de la « pacification » totale de tout lien à autrui. Ainsi passé, présent, avenir en leurs tourments sont-ils abolis au profit des vérités, des absolus si éternels, des méditations contemplatives. Le tout à l’aune de l’existence entière achevée à l’instant du trépas. Quand vient le temps du bilan final, des adieux terrestres avec l’ici-bas. En véritable anthroposophie juvénile et jeunologique. (Renaut, 2006)-1039…
En octobre 1815, Napoléon Ier, (Homme d’État, France, 1769-1821) part en exil à Sainte-Hélène sous l’égide du Royaume-Uni. Il y côtoie une famille anglaise, les Balcombe. Il fait la connaissance de leur fille de treize ans, Betsy. (Royaume-Uni, 1802-1871). Une amitié se noue, elle surnomme même l’ancien souverain Boney. Elle lui rendra souvent visite jusqu’à son départ familial pour l’Angleterre en mars 1818. Sa vie durant elle reste fidèle à la mémoire de l’Empereur, en contact avec sa famille. Le frère aîné de Napoléon, Joseph, (Homme d’État, France, 1768-1844) la rencontre à Londres en 1830. Napoléon III, (Homme d’État, France, 1808-1873) lui octroie des terres en Algérie en remerciement pour son lien d’amitié avec son oncle.
Ayant adouci sa lointaine relégation. Extraordinaire histoire que cette entente si improbable, rare entre l’un des plus illustres personnages de l’Histoire de l’Humanité et une si jeune fille ! Qui plus est, fait fort remarquable, de la nation ex-ennemie d’alors. Reflet des immenses capacités relationnelles juvéniles-1040. À la jeunesse l’amitié prend une importance majeure. De fait des liens puissants, sûrs, porteurs tendent à un renforcement personnel indispensable, prenant la suite d’une affectivité familiale devenue caduque. Cette reconnaissance mutuelle de pairs renforce une estime, confiance, affirmation de soi juvéniles par essence incertaines. De façon choisie.
L’on est une génération éponge qui va payer pour les autres
L’on connaîtra l’insécurité d’emploi pouvant être viré à tout moment
Avec nos parents à charge ! […]. L’on est une génération sacrifiée
Julien, dix-sept ans–1041
10
VOTRE « PLÉNITUDE INTÉRIEURE »
Décupler Vos Ressources AndroJuvéniles
C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde
À la température normale. Quand la jeunesse refroidit
Le reste du monde claque des dents
G. Bernanos
Écrivain, France, 1888-1948
Les Grands cimetières sous la lune
Pamphlet littéraire, France, 1938
La jeunesse est souvent la saison des douleurs
J.-F. Ducis
Écrivain, dramaturge, poète
France, 1733-1816
Othello, acte II, scène 5
Lorédan
Œuvre théâtrale, France, 1792
La raison d’être de votre AndroJeunoConseil® est de préparer votre néogénération masculine à la « compétition de la vie ». D’accueillir votre jeunesse en toutes ses capitales dimensions. Ainsi votre cheminement androJeunologique est pour vous, jeune suivi vecteur d’affranchissement hautement favorable !
Le junior est un vrai spaghetti al dente.
« Le spaghetti est espiègle et vivant. Il ne se laisse pas manger sans réagir : ce n’est pas un aliment que l’on saisit avec la fourchette et que l’on porte à sa bouche comme une patate ou un navet. Le spaghetti, on le traque, on le chasse, on l’entortille et on le maîtrise d’abord. – il faut le mériter. Il se rebelle, glisse, échappe – la stratégie mise en œuvre contre lui est celle du Sioux et du chasseur de gazelle. […]. Cela à la nuance près avec l’adolescent que c’est lui qui risque de vous bouffer » !
(Préface de C. Duneton, écrivain français, 1935-2012).
« Vous venez de découvrir subitement qu’un ado vivait chez vous alors que vous pensiez jusqu’à hier matin avoir un enfant. […]. Il grogne tapi dans l’ombre, montrant des dents pleines de barbelés. De la couette dépassent des pieds immenses velus ! Si le il est une elle eh bien c’est à peu près la même chose si ce n’est que la métamorphose aura commencé un peu plus tôt » !
(A. de Rancourt, auteure française, Comment élever un ado d’appartement ? Témoignage sociologique, France, 2006)-1042.
Un jeune n’est plus… un enfant, infans, non encore doué du langage, cqfd ! Or, a minima un adolescent, adolescens, en train de grandir. Un junior à défaut d’être pleinement encore un adulte, adultus, déjà mûri. Le paradoxe est que bien que la jeunesse soit scientifiquement de plus en plus connue, elle continue à être une énigme pour l’adulte. Pourtant ex-jeune lui-même ! « Un mystère, un casse-tête, une sidération » dépourvus de signification ! Le magicien de la cité d’Émeraude est dépourvu de magie. Un épouvantail sans cerveau, un homme de fer sans cœur, un lion sans courage font appel à lui. En sage il leur démontre que chacun a en lui la clé de son accomplissement. De même la jeune Dorothée pourra rentrer chez elle selon sa propre voie. Que tout junior sache donc qu’il est le seul ordonnateur de lui-même et sa vie. (Le Magicien d’Oz, The Wonderful Wizard of Oz, roman fantastique de L. F. Baum, écrivain américain, 1856-1919, États-Unis, 1900).
Plus nous aurons donné de sens à notre vie
Moins nous éprouverons de regrets à l’instant de la mort
Dalaï Lama, T. Gyatso
Actuel chef spirituel
Du bouddhisme tibétain, Tibet, Inde
PRÉPARER VOTRE NÉOGÉNÉRATION MASCULINE
[ À LA « COMPÉTITION » DE LA VIE ]
Votre AndroJeunologie® veut « stimuler » vos divers genres d’intellect de jeune homme en totale synergie. Entretenir le dialogue et la paix par votre intelligence émotionnelle juvénile. Faire bénéficier votre nouvelle génération des vecteurs de votre « optimale équanimité ». Pour votre accomplissement.
Une jeune fille de quinze ans donne ses conseils des plus avisés aux parents de juniors pour que la coexistence adultes-jeunes se passe bien. « Quatre règles d’or à retenir.
1- Impliquez-vous dans la vie de votre jeune.
2- Gagnez le respect de votre junior.
3- Faite confiance à votre jeune !
4- Ne vous mettez jamais en colère pour une chose que votre junior vous a avouée ».
Selon la jeune auteure jouer son rôle de parents de junior consiste donc d’abord à éviter l’indifférence. Échanger, dialoguer avec lui. L’aider. Le questionner sur ce qu’il pense, ressent. S’intéresser véritablement à son existence, ses relations proches et ses passions. Se comporter de façon à ce que le jeune soit assuré d’être aimé. Le respect s’obtient en mettant en œuvre les peines encourues prononcées en cas de transgressions des règles établies. Humour, souplesse et fantaisie s’imposent fort aussi ! La confiance passe par le fait de conférer des responsabilités, des avantages, « faire crédit, non débit » moraux systématiques.
D’éviter les modes de contrôle, surveillance insidieux, déloyaux, dissimulés. Les réactions colériques, rageuses et excessivement courroucées face à des confessions, aveux sont à bannir. Pour que le jeune ne se referme pas sur lui-même, se défie à jamais de ses parents. Être dans la tête d’un jeune est un ouvrage intéressant qui sort de l’ordinaire. Car les conseils donnés aux adultes pour bien vivre avec les juniors ne sont, chose rare, pas délivrés par un parent ou un expert adulte.
Or, par un jeune lui-même. De l’intérieur donc le mieux placé pour bien connaître et décrypter les réalités, besoins, attentes juvéniles ! (Jellyellie, jeune auteure britannique, Être dans la tête d’un ado – Guide pratique de cohabitation avec l’adolescent, essai psychosociologique, France, 2009)-1043. Une jeunesse plus capable, ingénieuse que l’on ne le croit habituellement. Ainsi ce garçon de seize ans qui invente et fabrique lui-même une prothèse de main avec une imprimante 3D. Qui bénéficiera Ô combien à un enfant privé de quatre doigts ! (Quotidien d’information Metronews, entrefilet sociologique, France, 2014).
– Stimuler Vos Divers Genres d’Intellect –
De Garçon Junior en « Synergie »
Plénitude est un terme féminin de 1300. Issu du latin plenitudo, de plenus plein. « État de ce qui est complet dans toute sa force ».
(Dictionnaire de la langue française Robert, France, 2007)-1044.
Votre plénitude intellectuelle est donc la totale maîtrise, l’amplitude maximale de vos facultés cognitives et de raisonnement. Telles que stimulées en votre suivi androJeunologique.
J.-S. Bach, (Compositeur autrichien, 1685-1750) produit Le clavier bien tempéré, Préludes et Fugues Bwv 846-869 en 1722-1723. (Saint-Empire)-1045. Cette œuvre monumentale, magistrale a été écrite notamment pour le clavecin ou l’orgue. Elle est aussi souvent jouée au piano. Mettons tout particulièrement en exergue le Prélude et Fugue numéro 1 Bwv 846 en do majeur interprété au clavecin. Plus qu’avec l’orgue ou le piano ce « morceau d’anthologie » s’accorde tout spécialement à l’exécution par cet instrument exceptionnel tout aérien-1046. Ce prélude évoque notamment en sa première partie toute la grâce juvénile masculine et féminine. Les hésitations et en réalité toute la virtuosité, la beauté, la finesse, l’intelligence tout en légèreté d’une jeunesse virtuose. Menée à son terme avec maestria, sans encombre et « d’une main de maître ».
Tout le doigté si élégant et diaphane du son cristallin du clavecin se prête à merveille à cette métaphore musicale quant aux débuts de l’âge d’homme. Tout ceci rappelle fort une jeunesse bien plus charmante et attachante, touchante, harmonieuse et épanouie que véritablement répulsive. Ingrate, souffrante, en crise. Comme sa méchante caricature nous le dépeint habituellement bien trop volontiers. De même l’AndroJeunoConseil® se veut une pièce maîtresse savamment orchestrée, prestement enlevée avec tout le brio nécessaire. Pour que tout junior guidé en son cheminement en tire le meilleur profit, en sorte « meilleur » encore qu’il ne l’était à son entrée.
Ce qui signifie s’amender et s’enrichir, se dépasser et « accomplir son destin » en plein empire de soi-même, totale transcendance, plénitude. Depuis une trentaine d’années nous savons notamment grâce aux travaux du professeur H. Gardner que l’intelligence humaine n’est pas une mais multiple. (H. Gardner, cognitiviste américain, psychologue du développement de l’université Harvard, États-Unis). Ce qui importe pour le junior. Lequel est parfaitement capable d’optimiser ses capacités cognitives. Ainsi ce jeune britannique qui a eu l’idée géniale de distributeurs gratuits de première nécessité pour les sans-abris !
Cette réalité si révolutionnaire est capitale pour faire reconnaître les atouts et capacités spécifiques de chaque junior en tous domaines. Elle gagnerait à être plus et mieux mise en pratique en particulier dans le champ des études, de l’orientation scolaire et des métiers. En un pays la France où le modèle de réussite purement intellectuel domine. C’est-à-dire langagier, logique. Aux dépens d’autres types d’aptitudes. Lesquelles sont bien mieux prises en compte en d’autres contrées, systèmes éducatifs. Dont l’on ferait bien de plus s’inspirer en l’Hexagone au profit du jeune.
H. Gardner a isolé sept grands types principaux d’intelligence. Il affirme que d’autres sont possibles. L’intelligence musicale est reliée au fait que certaines zones cérébrales interviennent dans l’audition, l’émission musicales. Surtout en l’hémisphère droit. L’intelligence kinesthésique concerne la pleine maîtrise des mouvements du corps via le cortex moteur. Chaque hémisphère gérera les mouvements contralatéraux. L’intelligence logico-mathématique juvénile qui est non verbale consiste en l’aptitude à résoudre des problèmes susceptibles de survenir en toutes matières.
L’intelligence langagière du junior permet de recevoir, d’émettre des signes, messages. De les comprendre sous forme d’un ensemble élaboré et structuré ayant un sens. Façon humaine de communiquer universelle dans le temps, l’espace, les cultures, les civilisations. L’intelligence spatiale concerne surtout l’hémisphère droit, l’aptitude à se mouvoir, s’orienter, visualiser en l’espace. L’intelligence interpersonnelle permet de saisir tout ce qui différencie tous les humains. Notamment d’un point de vue cognitif, émotionnel, comportemental.
Pour bien comprendre les autres, les « fondements de l’âme du jeune ». Cela concerne surtout le lobe frontal. L’intelligence intrapersonnelle est celle de la « conscience endogène » de sa personne. La pleine introspection de pensée, mentale, intellectuelle, comme d’affects, morale, affective, d’imagination. Pour diriger ses actes, attitudes, paroles, omissions et abstentions. Avec une bonne autoreprésentation. Les lobes frontaux sont concernés au tout premier chef. Chaque type d’intelligence juvénile est pleinement autonome, se suffit à lui-même. Il n’influe pas sur d’autres et réciproquement. Ce qui permet de riches combinaisons multiples-1047.
Un genre d’intelligence élevé n’implique pas qu’il en sera de même pour d’autres. Ceci étant dit la plupart des activités humaines requièrent plusieurs types d’intelligence simultanément à défaut de tous. Tout enseignement digne de ce nom ne peut que tenir compte des divers types d’intelligence des jeunes et de leur développement. Non des seules intelligences langagière, logique. Revenons sur les intelligences dites personnelles : interpersonnelle et intrapersonnelle. Quant aux autres et à l’égard de soi-même.
Il nous semble que de toutes les intelligences il s’agit de la plus importante pour « bien vivre ». De fait vivre en « bonne intelligence » c’est le cas de le dire avec soi-même, autrui est fort capital pour la réussite existentielle de tout junior et humain. Les autres types d’intelligence étant plus techniques, limités car bien plus spécialisés. Les intelligences personnelles étant plus globales, vastes, généralistes, centrées sur l’humain. Ce sont celles-ci qui devraient très prioritairement être inculquées, développées et prises en compte pour l’accomplissement de soi de tout jeune. En tous domaines de sa vie, en ses études et en dehors. Nous en sommes encore bien loin.
Les seules intelligences dites langagières, logiques étant encore bien trop exclusivement privilégiées. L’intelligence interne juvénile comprend la pensée, l’affectivité, les émotions, la capacité à en tirer le meilleur parti. Pour agir, se comporter de la façon la plus appropriée. La notion de plaisir, celle de souffrance y sont importantes. L’intelligence externe est dominée par la capacité à bien comprendre les autres que soi, leurs réalités, attentes, besoins. Ce qui permettra de réguler très adéquatement ses propres attitudes en fonction d’autrui, de ses caractéristiques conjoncturelles, structurelles.
Les intelligences personnelles dépendent non seulement des juniors or, aussi des cultures, époques. Elles relèvent largement du temps, de l’espace, fluctuent, se différencient en fonction de paramètres historiques, géographiques. Intelligence intrapersonnelle, intelligence interpersonnelle sont liées car elles se nourrissent réciproquement, mutuellement l’une de l’autre. Le jeune apprend alors sur lui-même grâce à l’observation, l’approche des autres notamment ses pairs. Il enrichit sa sociabilité par la connaissance de sa propre personne juvénile pour bien mûrir-1048.
Chaque intelligence personnelle endogène, exogène a donc besoin l’une de l’autre pour se développer fort harmonieusement. Elles sont donc inséparables. L’intelligence personnelle joue pour chaque jeune un rôle de développement existentiel majeur. Son optimum lui bénéficie, son déficit lui nuit bien plus encore que tous les autres types d’intelligence réunis. Si le jeune est « en guerre avec lui-même, comme le reste du monde » cela est bien plus dommageable que d’être limité en intelligence classique. Musicale, spatiale, kinesthésique, langagière ou logico-mathématique.
Car il en va du fondement même de la vie : soi-même et les autres congénères humains. À l’inverse être en plénitude maximale avec soi et autrui transcende encore plus que tout autre aptitude d’intelligence. En matière d’accomplissement personnel. Tout junior a donc un besoin viscéral d’avoir une bonne conscience de lui-même, de son identité et spécificité unique. Ainsi que des autres en leurs propres particularismes. La jeunesse implique de tout nouveaux types de savoirs, connaissances. L’intellect et la psychologie juvéniles se renforcent, se développent pour atteindre un stade de type adulte.
Les juniors comprennent mieux les autres, les fondements, moteurs de la personnalité et des comportements d’autrui. En leurs relations la gratification matérielle cède toujours le pas aux interactions psychiques et morales d’empathies réciproques et partagées. L’abstraction immatérielle domine la seule conception concrète physique de l’enfance. Les compétences sociales progressent avec l’acceptation des lois en vigueur, leur relativisation distanciée. En fonction des occurrences atténuantes, neutres, aggravantes. La notion de justice, d’injustice repose sur l’idée de « personnalisation ». Conjoncture et structure, objectivité et subjectivité, pensées, émotions, comportements sont bien perçus et différenciés.
Les besoins juvéniles d’amour, de reconnaissance demeurent prégnants mais avec la prise de conscience que la réciprocité humaine n’est pas systématique. Le jeune comprend que donner n’implique pas ipso facto recevoir. Qu’il s’agit de majorer ses attentes, exigences à l’égard de soi-même et de les minorer à l’égard d’autrui. Le junior se connaît mieux ainsi que les autres pairs et adultes. En conscience de son identité juvénile propre et de celle différente d’autrui-1049. Le jeune comprend que ses désirs, sa volonté, ses choix, objectifs, ambitions, intérêts, sa liberté sont limités par ceux des autres. Par la nature des réalités anthropologiques qui sont avant tout bornées. Tout comme la durée de la vie de chacun. (Gardner, 1983, 1997, 2004)-1050.
Il est d’usage abusif d’évoquer, de stigmatiser la soi-disant « crise de jeunesse ». Laquelle n’existe qu’en l’esprit embrumé des « experts » ! En réalité il y a surtout tourment d’adultes. Notamment celui des « parents difficiles » des juniors. Qui doivent stoïquement supporter leurs ascendants. Bien plus que l’inverse ! Ce que démontre le sociologue français contemporain M. Fize en son ouvrage aux « adolescents qui ont des parents difficiles ». Quelques comportements de ces parents sont alors relevés. « Le refus systématique. L’exigence permanente. L’impatience constante. L’émotivité trouble. Le complexe de supériorité. La jalousie. Le copinage. L’inquiétude. Le transfert ». Vingt conseils de jeunes à l’usage des juniors sont prodigués pour l’harmonie relationnelle parents-jeunes. Agir au mieux avec doigté avec un « parent difficile ».
« 1. Ne cherchez pas à être des jeunes parfaits ou exemplaires.
2. Ne répondez pas à ses provocations.
3. Attendez le bon moment pour lui demander un service.
4. Sans oublier ses défauts, louez ses qualités.
5. Ne cédez cependant pas à tous ses caprices.
6. Ne pratiquez pas le « copinage » avec lui.
7. Aidez votre parent à faire sans tracas le deuil de votre enfance.
8. Concentrez-vous sur un problème du parent difficile à la fois.
9. Essayez de bien dominer vos émotions tandis que votre parent est submergé par les siennes.
10. Aidez votre parent à réinvestir sur lui-même.
11. Conseillez à votre parent de faire de l’exercice.
12. Rassurez-le.
13. Incitez votre parent à s’engager pour une cause.
14. Vous n’avez pas à donner d’explications sur votre sexualité.
15. Évitez toute remarque sur les changements physiques de votre parent.
16. Méditez : Nos parents rient quand nous avons l’air sérieux ! (A. Frank, jeune allemande victime du nazisme, 1929-1945).
17. Faites le deuil du parent idéal.
18. Un parent ne réfléchit pas et ne se comporte pas comme vous.
19. L’autorité est un cache-misère.
20. Faites parler votre parent de sa jeunesse ».
(M. Fize, Manuel illustré à l’usage des adolescents qui ont des parents difficiles, ouvrage de psychosociologie, France, 2009)-1051. Salutaires préceptes idoines ! Au-delà, l’AndroJeunologie® est une approche pratique permettant à tout jeune d’être enfin délivré de son syndrome d’échec. Il le fait passer de sa circonvolution de marasme à une linéarité de sortie de crise. Au lieu de persister à « tourner en rond » sans fin en vain autour de ses difficultés le junior devient capable de se mettre en marche. D’aller du point A des blocages au pôle B des solutions.
– Entretenir Dialogue, Paix –
Par Votre Intelligence Émotionnelle de Jeune Homme
Votre AndroJeunologie® vous aide, junior masculin, à atteindre l’optimum d’épanouissement humain auquel vous êtes en droit de prétendre. En regard de vos capacités, spécificités, souhaits. En la mesure du possible, des réalités bien tangibles. Confronté aux aléas de votre quotidien existentiel vous, jeune, pouvez alors faire face de quatre grandes façons différentes. Seule la dernière étant positive. Votre premier type cognitif, émotionnel, comportemental est constitué par l’indifférence, l’appauvrissement moral. Vous, junior, vous repliez en « autarcie » sur vous-même, votre intériorité et environnement. Par facilité vous refusez d’appréhender, d’accepter la réalité dérangeante.
En une sorte d’ « autisme » délétère et de fuite en avant vers la « déréalisation ». Le junior peut également opter pour la résignation, la souffrance. Il se persuade que le monde, son univers, sa personne sont indignes, sa situation irrémédiable, qu’il est condamné à subir passivement. Sans être en mesure d’avoir la moindre prise sur sa propre destinée en une nocive logique de défaitisme. Le jeune peut aussi choisir la révolte, le mépris. Il éprouve un sentiment d’injustice intolérable, la tentation d’user de violences. Pour exprimer tout son refus, sa rage, sa frustration, son mal-être juvéniles, exiger vivement ses droits réels ou supposés-1052.
L’on peut citer les émeutes suburbaines françaises de la fin 2005, certaines délinquances. Les manifestations de rues récurrentes de jeunes lycéens, étudiants depuis trente ans. En opposition à certaines réformes ou réglementations nouvelles les concernant par peur de l’avenir. En ce cas nihilisme, négativisme prévalent. Puis en courage, espérance le junior peut décider de se battre avec résolution, détermination, « y croire » malgré tout pour s’ « en sortir ».
En un esprit de confiance, d’optimisme, s’acharnant en persévérance sans jamais renoncer ni se résigner. L’intelligence émotionnelle est la bonne pratique et le bon vécu de ses émotions, présente la plus grande utilité. Pour aider tout jeune à faire au mieux face aux frustrations, difficultés de l’existence. Les émotions sont inhérentes aux vivants et sont capitales pour bien vivre. Il s’agit donc ni de les refouler ni de se laisser submerger par elles.
Or, de bien les identifier, d’en faire bon usage, de dominer celles qui sont négatives. De bien exprimer celles positives. Il est donc très important d’avoir conscience d’où viennent ses émotions juvéniles notamment négatives. De savoir déterminer quelles sont ces dernières pour les limiter, pour éviter les explosions toujours désastreuses pour tous. Comprendre ses propres émotions et celles d’autrui et mieux les appréhender est si fondamental pour être mieux avec soi, les autres. Ce qui est qualifié d’ « intelligence émotionnelle ». Cela permet d’être plus épanoui, d’obtenir plus et mieux de soi, des autres et de la vie.
Avec empathie, compassion et congruence. Le jeune peut influer sur ses émotions, celles d’autrui. Pour le meilleur à bon escient et pour le pire dans le cas contraire. L’intelligence mentale diffère de l’intelligence émotionnelle. Les deux ne vont pas toujours de pair très loin s’en faut même si cela est l’idéal pour bien vivre. Généralement les juniors disposent de l’une ou de l’autre, plus rarement des deux. L’intelligence émotionnelle consiste en une appréhension fine des sentiments, une harmonie, communion avec l’ensemble de l’univers ambiant prédominant.
Les émotions négatives du jeune sont sous contrôle, surmontées. Les émotions positives sont ressenties fortement avec profit et sans euphorie excessive pour autant. Les cinq sens sont tous sollicités positivement et avec fort avantage. En dialogue l’attention, la pensée se reportent sur l’interlocuteur. En l’optique de le comprendre, le soutenir, l’aider si besoin. Avec altruisme et en prenant en compte les réalités, besoins, attentes des autres. En s’oubliant soi-même au profit de l’autre. Un défaut d’intelligence émotionnelle implique un manque de conscience des émotions ressenties par soi, autrui.
Ce qui cause des difficultés juvéniles avec tous aux dépens de soi, comme des autres. Faute de savoir faire adéquatement face aux défis, revers et choses de l’existence aucune « plénitude de vie » n’est alors possible. L’on peut être intelligent intellectuellement mais peu émotionnellement et réciproquement. L’intelligence émotionnelle fait transformer ses émotions négatives en émotions positives car elle implique d’être optimiste. Cela consiste à envisager la solution plus que le problème, à toujours se battre pour obtenir des effets positifs. Telle est la loi d’une jeunesse debout-1053.
En pleine conscience de ses forces, comme faiblesses. En estime, acceptation, confiance et affirmation de soi. L’intelligence cognitive du junior se mesure par le quotient intellectuel. Il s’agit de l’aptitude à se comporter volontairement, d’analyser rationnellement, de maîtriser de façon adéquate son milieu de vie. L’intelligence émotionnelle est la pleine compétence à percevoir ses émotions personnelles, bien les saisir, utiliser, de même que celles d’autrui. Pour répondre de façon la plus idoine aux impératifs, épreuves de l’existence.
En un mot : adaptation, compréhension des réalités, liens à autrui en étant acteur de son destin. Cela s’évalue par le « quotient émotionnel » du jeune. Au travers de différents tests. Le principal distingue alors le champ intrapersonnel : connaissance, gestion de soi. Ce qui regroupe la lucidité quant à ses émotions. L’affirmation de soi. L’autonomie. L’estime de soi, la confiance en soi. La réalisation de soi. Le registre interpersonnel : insertion, interaction sociales. Cela relie l’empathie, la compassion, congruence. La participation sociale. Les liens multilatéraux, multipolaires juvéniles à autrui. Toutes choses capitales pour la nouvelle génération-1054.
Le domaine d’adaptabilité : habiletés à faire face aux aléas existentiels du jeune. Cela a trait au réalisme, à l’objectivité. Inflexion selon l’orientation des données conjoncturelles, comme structurelles. Dépassement des blocages, des difficultés. Le registre de maîtrise des stress : savoir-faire à se dominer, surmonter tensions, pressions. Cela vise donc la résistance aux anxiétés et crises, revers et aléas. La maîtrise des impulsivités. Puis l’item de l’état d’esprit global : performance émotionnelle la plus positive en matière de force mentale constructive, productive, favorable.
Cela assemble l’optimisme, l’enthousiasme juvéniles. Nous pouvons ensuite distinguer quatre grands secteurs émotionnels. L’appréhension des émotions. L’usage émotionnel. La compréhension des émotions. Comme la maîtrise émotionnelle. Cinq vecteurs majeurs de personnalité corroborent la bonne intelligence émotionnelle. La largesse de vues. La rigueur d’esprit. L’extraversion. La bienveillance. Puis l’égalité d’âme. Le plus souvent les caractéristiques émotionnelles restent très stables des débuts à la fin de la vie. Celles qui « dépeignent » un junior ont donc toutes les chances d’être les mêmes qu’à son enfance.
Elles perdurent donc aussi fort vraisemblablement à l’adultisme, comme au grand âge. La personnalité juvénile dite de type A est explosive, hypervolontariste. La personnalité de type B est tempérée, à l’aise. La personnalité de type C est tourmentée, inhibée. Pour autant il est toujours possible de faire évoluer son intelligence émotionnelle. L’intelligence émotionnelle se développe surtout entre l’âge de vingt ans et celui de cinquante-cinq. De fait la maturation implique bien plus de recul, de sagesse, comme de réflexion, d’altruisme, d’allocentrisme, d’objectivité.
Or, il est assurément possible d’aider les juniors, les treize – vingt-quatre ans à grandir émotionnellement. Au même titre que les anciens de plus de soixante ans, les plus âgés, retraités. Tout jeune éprouve des émotions. À l’exception rare de ceux frappés d’un trouble psychiatrique les privant alors de tout accès au plein sentiment émotionnel qui est l’alexithymie. L’émotion est un processus court, physique qui débute toujours par un stimulus ou déclencheur. Ce qui génère une réaction physiologique. Puis une attitude réactive : le plus souvent fuite, paralysie ou attaque. Ensuite viennent des pensées, adhésions liées du junior.
L’émotion afférente du jeune est identifiée. Le sentiment est le décodage mental rationalisé d’une émotion ou sensation subjective perçue. Il est long, psychique, inhérent à la pensée. L’humeur est un état d’esprit spécifique, conjoncturel, durable, sans déclencheurs. Il s’agit d’une disposition psychique diffuse globale. Les six grandes émotions universelles sont la joie, la surprise, la peur, la tristesse, la colère, le dégoût. Toutes reconnaissables et identifiables sur tout visage humain de la planète. Un excès émotionnel du junior qu’il soit négatif, neutre, positif inquiète, tandis qu’un manque démotivera.
Il est important de bien savoir identifier ses émotions, leur type notamment défavorable, indifférent ou dynamique et leur intensité. Afin de bien identifier, gérer, vivre ses émotions de façon positive, sereine et constructive diverses étapes s’imposent. Tout d’abord bien prendre conscience, bien comprendre le fait déclencheur. Ensuite analyser son interprétation de ce qui s’est passé qui a plus d’impact sur soi que les événements eux-mêmes. De fait ce sont les pensées propres qui créent les émotions et les comportements juvéniles, non les seuls et simples faits eux-mêmes-1055.
Puis bien voir les effets émotionnels sur soi de la situation. Alors le junior serait bien avisé de contester ses pensées et croyances contre-productives afférentes à ce qui a causé son état émotionnel notamment négatif. La perception lucide, objective, rationnelle et relativisée ou distanciée des conséquences sur soi des émotions devrait mener à un vrai remaniement. Un travail sur soi qui consistera à tempérer les émotions éprouvées suite à une occurrence extérieure. Pour en sortir serein et indemne plutôt que tourmenté et blessé. Tant d’un point de vue physique, psychique et moral.
Pour des pensées, émotions, comportements juvéniles apaisés. La meilleure solution pour ne pas se laisser empoisonner par des états émotionnels pénibles et destructeurs consiste en une recomposition mentale. En une optique cognitive, émotionnelle et comportementale car ce sont toujours ses pensées, sa façon de raisonner qui fondent sa vie, façonnent sa personne. Il s’agit donc de bien corriger ses croyances non fondées et destructrices par des certitudes objectives et bénéfiques. Passer du négatif au positif, du pervers au sain, du contre-productif au favorable. Voilà qui transcende la jeunesse.
La mauvaise pensée juvénile crée une émotion toxique, laquelle produit un comportement inapproprié. Ce qui mène à l’action inadéquate, l’échec et au mal-être. À l’inverse la pensée apaisée suscite une émotion bienfaisante qui engage à une attitude plus idoine. Puis à des agissements adaptés, au succès et à la plénitude. Naturellement cette théorie schématique implique toutes les nuances et variantes de réalités possibles. Des plus difficiles aux plus encourageantes. Il convient de reconsidérer plus positivement de fond en comble les faits déclencheurs aussi négatifs soient-ils ! L’interprétation des situations en cause.
Les pensées du junior développées alors. Les émotions, sentiments subséquents. Les effets sur soi. Les comportements, actes induits. Leurs conséquences pour soi. Pour pouvoir alors envisager d’autres modes cognitifs, émotionnels, comportementaux et d’autres stratégies d’action plus constructifs et productifs. Les mettre en œuvre pour mieux avancer, s’épanouir. Rappelons qu’il s’agit toujours d’être affirmé, non inhibé, manipulateur, agressif. D’opter pour la lutte au sens positif du terme. Ce qui est le propre d’une jeunesse en conquête de son avenir-1056.
Se battre pour soi, non attaquer au détriment d’autrui. La lutte du junior, non la fuite ou la paralysie. Parfois toutefois la meilleure solution consiste à « se mettre hors-jeu » au moins transitoirement si telle est la seule ou meilleure alternative en son intérêt. L’immobilité, le statu quo peuvent aussi ponctuellement, provisoirement se révéler être les meilleurs atouts pour faire face, bien « s’en tirer ». Or, le plus souvent l’ « action combattante » sera la plus indiquée. L’activité physique, sportive, la détente, la relaxation, la respiration basse ventrale, le rire, la méditation aident aussi à discipliner, apaiser le maelström émotionnel et corporel.
Que le jeune n’oublie pas non plus de pratiquer quotidiennement, assidûment la « pensée positive ». Ce, en communion permanente avec ses points forts avérés, non ses faiblesses réelles ou imaginaires. La bonne santé émotionnelle passe par l’empathie, la compassion, la congruence. L’empathie est une communion qui consiste à être en harmonie, plénitude avec l’autre. Ce qui permet de le comprendre, se mettre à sa place. La compassion juvénile est un soutien qui permet d’exprimer que l’autre, sa réalité comptent fort pour soi.
De « souffrir » avec autrui des difficultés qui lui sont propres sans éprouver de la pitié. Or, allégeant quelque peu le « fardeau » de sa peine en la partageant même si elle n’est pas la sienne. La congruence du jeune est une adéquation, harmonie, vérité émotionnelles qui autorisent à être sincère et soi-même naturel, simple et respectueux. Sans jugement et de façon aimante, inconditionnelle avec autrui sans nulle attente ni exigence. Tel qu’il est et en communion désintéressée, humaniste et positive. Pour bien comprendre autrui l’on peut apprendre à bien décoder son langage verbal, paraverbal, gestuel juvénile.
Ainsi que ses expressions faciales. En particulier des lèvres, du front, des sourcils et des yeux. Dans les études ou l’emploi l’intelligence émotionnelle a trait à plusieurs champs et critères majeurs. L’estime, la confiance, l’affirmation de soi. La conscience émotionnelle de soi. La capacité d’autonomie, d’indépendance, d’initiative, de responsabilité. La réalisation, l’accomplissement de soi. L’empathie, comme toutes les qualités humaines personnelles. L’aptitude relationnelle interpersonnelle et la sociabilité du junior. La résistance aux stress, comme aux peurs-1057.
La maîtrise, le contrôle de soi pulsionnels. La lucidité, le sens des réalités. L’adaptabilité, la souplesse, la flexibilité. La compétence juvénile à résoudre des problèmes, surmonter des conflits, crises, blocages, difficultés. L’optimisme positif et constructif. L’enthousiasme, l’élan créateur inventif. La coopération, productivité, performance, l’ambition, comme l’excellence. La compétence, la plénitude, le dépassement de soi, comme l’efficacité féconds. La maîtrise communicationnelle et informationnelle. La motivation, l’effort, la rigueur, l’organisation et la planification, la persévérance, la ténacité, la détermination du junior.
La fixation d’objectifs, d’étapes, de temps impartis à respecter. La rapidité d’exécution des tâches, la ponctualité. Le charisme, l’influence. L’aptitude à l’insertion, l’intégration en collectivité. Le dynamisme, l’équilibre, la force mentale, la sérénité, l’audace, le courage, la droiture, l’originalité d’esprit. La force de conviction. La pleine capacité de « coopération participative ». L’exemplarité. La connaissance de soi, d’autrui, de ses forces, faiblesses. L’aptitude à décider et commander, exécuter, obéir, collaborer avec des semblables. En bonne sociabilité interactive du jeune.
L’aisance avec l’autorité des enseignants, des supérieurs, l’égalité des condisciples ou des collègues. Ou la déférence d’élèves moins avancés ou encore de subordonnés. La bonne intelligence émotionnelle du junior se travaille sans relâche, cultivant avec grand soin certains fondamentaux incontournables à cet effet. Tout d’abord une bonne conscience de soi. Bien identifier et comprendre ses propres émotions pour mieux appréhender celles des autres ! Par exemple la méditation, pleine conscience de soi permettent de bien saisir, gérer ses propres états d’esprit.
Pensées, émotions, sentiments, comportements, actions du jeune. Par l’analyse de leurs nature, intensité, effets. Aux fins d’en tirer des enseignements, les infléchir de façon plus appropriée, bénéfique. Il s’agit de savoir communiquer ses cognitions, affects et adhésions pour mieux les ordonner, en bénéficier pour soi, autrui. De façon tempérée, sans refoulements ou inhibitions toxiques ni extraversions ou explosions tout aussi nocives. Que le jeune trouve, pratique et intensifie aussi ses centres d’intérêts, passions et autres vocations. Ce qui lui permettra créativité, inventivité, ingéniosité juvénile à leur sommet-1058.
Il est important de faire coïncider autant que faire ce peut ce qui attire, motive le jeune. Avec ses occupations réelles du quotidien : professionnelles et personnelles. Bien identifier ses atouts pour les ancrer et développer et ses failles pour les amender aide aussi à bien progresser émotionnellement, humainement. Sans excès d’assurance par surestimation de sa personne et ses aptitudes, performances. Ni manque de foi en soi et ses compétences par déficit d’estime, d’acceptation, de confiance, d’affirmation de soi.
Cela est rendu opérant par la meilleure connaissance juvénile de soi possible pour devenir ce que l’on est. Selon les sages préceptes philosophiques des Anciens. Il s’agit de s’appuyer sur ses points forts sans arrogance, sentiment de supériorité. Combattant ses faiblesses sans autodévalorisation ni apitoiements sur soi pour s’accomplir. Développer ses pôles d’excellence enrichit, fait progresser tandis que s’enfermer en ses insuffisances, désintérêts conduit à l’échec et au mal-être. Sachant aussi se positionner « à la place » des autres. Ce qui se nomme empathie comme nous l’avons déjà évoqué. Ainsi le junior s’ancre en un vrai « humanisme de vie ».
Cela permet de bonifier les rapports juvéniles, d’éviter les conflits ou de les dénouer. De s’intéresser à autrui pour mieux le comprendre, l’apprécier en richesse d’interaction humaine accrue. Bien faire avec les émotions d’autrui est aussi un atout pour apporter aux autres en qualités de cœur, congruence. Idem pour la responsabilité sociale altruiste qui consiste à donner gratuitement de façon désintéressée à autrui, la communauté, la collectivité. En ne se contentant pas de ne servir que ses intérêts personnels propres ! Par une générosité en temps, argent, énergie, compétences, service, présence, don de soi, qualités du junior…
Nous avons déjà dit à quel point contrôler, maîtriser ses pulsions était nécessaire. Par des pensées alternatives plus sereines sur tout autre sujet. Une analyse rationnelle, distanciée. Un processus d’adaptation pour dépasser les passions perturbatrices. La flexibilité, souplesse d’esprit aident aussi grandement à l’équilibre émotionnel. À l’apaisement, au bon règlement pacifique gagnant-gagnant des conflits et crises. En l’intérêt de tout jeune sans vainqueur ni perdant. Or, avec de seuls bénéficiaires tous justement nantis à l’aune de leur vertu-1059.
Cela consiste à accepter le changement, à être en une logique de résolution multipolaire, plurilatérale. Non restrictive, exclusive ou unilatérale. En une optique évolutive, adaptative et non immobiliste. Puis l’intelligence émotionnelle du junior mène à l’épanouissement. Car ce dernier est issu de soi-même, non de l’extérieur par autosuggestion positive. Ce qui permet de dépasser tous les problèmes par focalisation sur les solutions, non les difficultés. Sans tourments inutiles, regrets, apitoiements sur soi. Le bonheur permet de mieux réussir, mieux vivre plus longtemps.
Le jeune est en succès car il est heureux, non l’inverse. En réalité il n’est souvent pas heureux car « il ignore fort qu’il est… heureux » ! Donner rend plus heureux que recevoir ! La bonne gestion de ses émotions, la bonne santé émotionnelle permettent de bien mieux prendre soin de soi, comme des autres. En humanité. En l’espèce l’intelligence purement cognitive, mentale n’est d’ « aucun secours » ! L’intelligence émotionnelle et donc comportementale conduit à tenir plus compte d’autrui, à lui prêter pleine attention pour faire avancer l’univers. Se transcender soi-même autorise la jeunesse à ennoblir autrui-1060.
Le hissant ainsi plus haut que soi, au-delà de chacun et de la somme des deux réunis au bénéfice de tous. Le total étant ici plus que la somme, l’ensemble des parties. Une émotivité juvénile riche bénéficie à ses proches et pairs, à toute la communauté. La faisant bénéficier en retour de tout ce que l’on en a « reçu » et de toutes ses qualités et aptitudes humaines propres. Y compris dans le contexte des études, de l’emploi. Toujours en un état d’esprit de respect, de considération, d’attention mutuels de tous pour chacun.
Ce qui s’est perdu par excès, généralisations de narcissismes, d’égocentrismes, d’arrogance, d’intérêt, comme de matérialisme. Aux dépens dramatiques du jeune. Le rejet, la haine de soi, surtout d’autrui contribuent également à la généralisation des violences de façon plus fréquente, intense. Sur l’ensemble de la planète depuis ces dernières années, décennies. S’investir pour des valeurs, une cause, une collectivité, les autres est toujours humainement, émotionnellement très gratifiant, enrichissant.
Tant pour soi que pour les autres. Les juniors l’ont bien compris qui disent tant vouloir s’engager ! Aux adultes à mieux les aider à passer à la concrétisation ! Il est dit que « les battements d’ailes d’un papillon peuvent avoir un retentissement à l’autre bout de la planète ». De la même façon tout jeune du monde peut s’investir. Pour aider d’autres juniors et son prochain en besoin moins favorisés que lui partout sur cette Terre. De multiples façons. Car la jeunesse est généreuse, altruiste, sensible à l’idée de justice, d’entraide. Elle le démontre chaque jour par d’innombrables initiatives et actions caritatives et autres dans son pays et ailleurs de par le monde. Les adultes le font aussi. À eux de « montrer l’exemple » aux jeunes, les y encourager plus et mieux, leur en donner l’occasion, la possibilité et les moyens. En l’intérêt de toute la société. (Dorn, Stein, 2011)-1061.
11 septembre 2001, des attentats terroristes sans précédent frappent les États-Unis. Dans un lycée de la banlieue parisienne une enseignante perçoit alors des réactions délétères. Certains élèves issus de l’immigration ont des réactions antisémites. S. Essabaa elle-même venant de la même culture d’origine que ces élèves décide alors de faire positivement bouger les esprits. Elle part du principe que les pires intolérances proviennent bien des plus grandes ignorances. Elle fait donc réfléchir ses élèves sur les persécutions nazies.
Les fait rencontrer d’anciens déportés juifs dont S. Veil. (Femme politique française, 1927-2017). Des résistants telle L. Aubrac. (France, 1912-2007). Elle mène ses élèves aux camps d’extermination d’Auschwitz / Birkenau en Pologne. Les fait rencontrer leurs camarades d’un lycée juif en Île-de-France. Ceux d’un établissement scolaire mixte accueillant des jeunes juifs et musulmans au Maroc. Tous se recueilleront ensemble à Auschwitz, en seront bouleversés. Il y aura aussi des visites à la Grande mosquée, à la synagogue des Victoires à Paris.
La visite aux camps de la mort, les rencontres entre jeunes juifs et musulmans changeront les mentalités. La connaissance des faits, de l’autre, l’amitié entre juniors « différents » mèneront à la tolérance. Face à la différence le rejet se muera en richesse, concorde. La formidable initiatrice de ce si magnifique rapprochement entre jeunes, S. Essabaa, sera reconnue et décorée à juste titre ! Pour sa contribution pour la paix et la jeunesse.
En remarquable mission pour l’humanisme, la nouvelle génération tout unie ! (S. Essabaa, enseignante française, avec C. Azouvi, Le Voyage des lycéens – Des jeunes de cité découvrent la Shoah, essai socioéducatif, France, 2009)-1062. Tout ceci illustre à merveille que l’on peut toujours dépasser les habituels et désastreux : « Faut pas, dois pas, veux pas, peux pas » nationaux français. Au profit de l’exact inverse bénéfique, soit de tous les possibles qui sont toujours… possibles ! La foi en l’homme, la positivité, l’optimisme, le volontarisme chassant à profit la négativité, le pessimisme, le défaitisme !
– Jouir des Vecteurs de Votre « Optimale Équanimité » –
Votre réussite de vie de jeune est « La Question fondamentale » qui domine tous vos préoccupations, objectifs, existence entière. Votre félicité humaine juvénile est dominée par trois conditions capitales impératives. La connaissance et le savoir qui seuls permettent votre aptitude, votre action. Une mise en œuvre appropriée de vos ressources cognitives, émotionnelles, comportementales pour agir au mieux des effets optimaux. Votre capacité à toujours muter, vous adapter, vous améliorer, progresser.
Savoir, agir, changer tels sont les trois maîtres-mots et principes des succès du junior. Le jeune, ses capacités et son milieu entrent en résonance pour « fabriquer l’accomplissement juvénile sur mesure ». En, par, pour lui-même. Pour cela le junior use de ses capacités d’entraînement mental, psychique de jonction entre pensées, sentiments et attitudes. Pour avancer vite et bien, de mieux en mieux et plus encore que la moyenne de ses pairs. Il y a alors une réussite interne du junior lui-même liée à un succès externe d’osmose avec autrui, l’environnement, les circonstances.
Combinant des données structurelles, comme conjoncturelles plus ou moins stables ou évolutives. Il s’agit d’évaluer les atouts, potentiels du jeune pour en user optimalement. Cela permet de constater les insuffisances, de fixer les avancées, progressions nécessaires pour s’amender, s’améliorer. Il s’agit de toujours s’informer. Bien maîtriser ses émotions, stress, anxiété. Mieux développer ses aptitudes relationnelles. Mobiliser sa vitalité, sa force motrice d’entraînement, de motivation, d’autoencouragement, d’ambition.
Nourrir estime, confiance, affirmation de soi du junior. Capacités, aptitudes, résultats peuvent être maintenus, entretenus, améliorés en permanence. En véritable travail mental sur soi-même. Ce qui est défaillant est amendé, ce qui est satisfaisant est perfectionné et ce qui est performant devient excellent ! Puis une véritable stratégie de « victoire » sera mise en action. Pour vaincre les obstacles, l’adversité, les aléas, difficultés pour parvenir à ses fins. Dans les meilleures conditions de moyens et de résultats optimaux. Le plus vite et le mieux possible en progrès juvénile-1063.
Ce qui permet de transcender le passé, d’enrichir le présent, de densifier l’avenir du junior. Une bonne information passe par la prise en compte évaluative des réalités extérieures fort utile. Par l’analyse interne des paramètres impliqués qui autorise d’arrêter les décisions. Le « traitement informatif » conduit à passer à l’action par mentalisation endogène préalable de celle-ci. La dernière étape exogène est la mise au point concrète et dynamique de l’action, son lancement effectif. Tout le processus informationnel d’ensemble fait appel aux cinq sens juvéniles : visuel, auditif, olfactif, gustatif, tactile / sensitif / kinesthésique.
De façon temporelle, spatiale. Externe, interne, en visualisation mentale. De façon globale, précise, transversale, pluridisciplinaire, universelle, particulariste, généraliste et spécialisée. Avant d’agir l’anxiété est anti-réussite. Seule la sérénité est gage de prospérité, de succès, d’épanouissement. La peur de l’échec, le doute de ses compétences sont tout autant des vecteurs de blocages. En l’action l’excès de mauvais stress, distress est aussi paralysant, contre-productif. L’eustress est le bon stress motivant du jeune. Il s’agit alors de toujours rester « zen » quoi qu’il arrive.
De réguler ses émotions juvéniles positives, négatives. Après l’action le résultat satisfaisant ou décevant sera appréhendé avec détachement, recul, distanciation, relativisation. La victoire sera appréciée et la défaite dépassée. La réussite exige aussi communication et relations de qualité avec autrui. L’on ne peut réussir sans ni contre les autres or, avec et pour eux outre que pour soi. Savoir parler, écouter autrui de façon adéquate est facteur d’harmonie inter relationnelle de succès. En tolérance, ouverture, attention. En une bonne sociabilité du jeune tournée vers le monde extérieur, comme autrui.
En optimisme, dynamisme, initiative, coopération, activité, réactivité, proactivité. Point de succès non plus sans action à base de dynamisme énergétique, comme d’énergie dynamique. Il y faut la volonté de parvenir et l’ambition. Cela permet de pousser ses compétences en relevant des défis. Poursuivant des objectifs toujours plus haut, plus loin, plus vite, plus fort, plus grandement, mieux. En sportivité et lutte. En effort, persévérance, résolution farouche et obstinée. Jusqu’à la victoire finale quoi qu’il puisse en coûter au junior. À lui de savoir dépasser les aléas, « rebondir »-1064.
Avec force, volonté de gagner sans craintes, doutes, tergiversations. De façon iconoclaste, originale, inédite, innovante. Ce qui permet de se réaliser au-delà de ses limites même. Le jeune en réussite a une image de soi positive reposant sur une identité, une conscience de soi confiantes, solides, rayonnantes. Ce qui confère tout le charisme, l’assurance nécessaires au succès et à la victoire. Foi en soi, en ses aptitudes, d’être « le meilleur » de sa catégorie. Force mentale absolue au-delà de toutes les souffrances, tous les obstacles et handicaps.
En vertu de l’adage selon lequel : « Nécessité fait loi » ou du proverbe arabe qui dit que : « Si cela permet de sauver sa peau il s’agit de saisir la braise la plus ardente à pleines mains » ! L’on parle même de « la rage du désespoir ». De celle qui a permis à tant de juniors et moins jeunes à la rue d’y échapper par colère, de s’en sortir « coûte que coûte et à tout prix ». La confiance en soi et autrui, ses buts, capacités, la victoire face aux aléas, revers vient à bout du pire, assurera le meilleur ! Il s’agit de s’accepter tel que l’on est tout en se battant pour s’améliorer. En progressions juvéniles constantes et sans régressions les plus dommageables.
D’oublier ses défaites pour ne se fixer que sur ses victoires. S’aimer, aimer autrui à égalité sans arrogance ni complaisance. D’avoir confiance en la vie, son existence personnelle, son destin. De façon positive, favorable, constructive et productive. La bonne affirmation de soi du jeune préserve du triple écueil de la passivité, de l’agressivité, de la manipulation. Elle consiste à s’imposer sans « écraser » l’autre de sa morgue ni « raser les murs ». Le tout en la bonne humeur, l’enthousiasme, ce qui fait tant défaut en ce pays si « chagrin », ce qui nuit tant à sa réussite mondiale.
La confiance en ses desseins vaut de renverser tous les obstacles, d’obtenir tout ce que l’on veut de la vie ou presque. Par convictions, croyances, certitudes juvéniles viscéralement ancrées, visualisations mentales profondément incrustées. Jusqu’à une réalisation tangible en la réalité. Pour réussir l’on se doit de faire préalablement l’inventaire de ses atouts, capacités, richesses propres. En matière d’approche informative, de maîtrise cognitive, émotionnelle, d’aptitudes de communication, de liens aux autres. De force, tonicité comportementale, confiance en soi du junior bien trempées-1065.
En cinq niveaux pour chaque item : très faible, faible, moyen, bon, très bon. Cela dans les différents domaines de la vie juvénile. Dans les études ou l’emploi. En famille. Dans la vie affective, amicale, sociale. Dans les loisirs… Ce bilan évaluatif et prospectif permet de bien prendre conscience de ses meilleurs atouts pour les renforcer encore plus ! De ses réelles insuffisances pour les corriger. De ses « failles majeures » pour les annihiler. L’entraînement mental bénéfique, positif de renforcement de soi implique de savoir bien respirer de façon ventrale pour bien s’oxygéner. Cela est évoqué également en cet ouvrage.
De même que la relaxation, la visualisation mentale du junior. Il est aussi bénéfique de se remémorer un aspect éminemment positif, reproductible de sa vie, une réussite éclatante ou un souvenir extrêmement agréable. Afin de s’en servir comme point d’appui pour le reproduire ou se renforcer. Notamment en temps difficiles ou face à un vrai défi à relever, une dure épreuve à surmonter. La base heureuse de référence sera mentalement visualisée et revisitée. Plus globalement il s’agit de faire appel à toutes les ressources positives du jeune ou ancres.
L’ancre use des cinq sens du junior : vision, audition, olfaction, gustation, taction ou proprioception. Individuellement ou plusieurs concomitamment. Elle est un stimulus positif qui encourage, rassure, fait progresser. Elle peut être interne comme un grand calme ou externe comme un objet, un son, une senteur, un met ingéré. Ou un contact de soi avec une surface matérielle, un autre humain, un animal, un végétal ou minéral. Un même type d’ancre peut être interne, externe. Comme une ancre visuelle : un tableau et tout autant une visualisation mentale. L’ancre induit un effet, un état mentaux.
Sérénité, dynamisme, assurance. Les ancres juvéniles sont liées à des situations, vécus, demeurent en son esprit. Il suffit de faire appel en réminiscence à ses « ancres » les plus positives pour adopter tous les états mentaux bénéfiques correspondants. Il est tout autant possible de neutraliser des ancres négatives en leur substituant des ancres positives, antagoniques et inverses. Lesquelles remplaceront alors les mauvaises ancres. Ce qui permettra au jeune de connaître tous les états mentaux afférents, subséquents bénéfiques en lieu et place des négatifs. Ce qui le fera avancer-1066.
Le junior qui réussit a une appréhension sereine de son passé. Un regard confiant sur son présent. Surtout une vraie vision d’avenir déterminée. Cela consiste en une stratégie cohérente de fixation d’objectifs que le jeune est alors fort résolument décidé à atteindre. Un objectif adéquat, valable est strictement délimité, réalisable, lié à l’action définie, localisée, datée. En de strictes limites notamment de délais d’exécution. Le but est exigeant, ambitieux. Il repose sur un idéal de progression, perfectionnement. De façon pragmatique, réalisable.
Il relève de soi-même, son initiative, action, sa résolution, foi, ses capacités. En mobilisation optimale de tous les atouts et potentiels juvéniles, en croyance positive, confiance, volonté, motivation, action, résultat. L’objectif est quantifiable, évaluable, mesurable, précis, de façon objective et subjective. Cela permet d’évaluer le résultat final. L’objectif est évolutif, adaptable, révisable selon la conjoncture, les effets obtenus, les aléas, obstacles ou les réactions des protagonistes concernés. L’objectif sera fixé à court, moyen ou long termes ce qui en définit l’échéance. En fonction du type de but imparti au jeune, comme du champ d’action concerné.
Souvent les objectifs modestes sont à court terme. Les objectifs médians à moyen terme. Les plus ambitieux et importants à long terme. Pour le junior en matière d’études un devoir à rendre dans une semaine est de court terme. Le passage en classe supérieure à la fin de l’année scolaire alors qu’elle ne fait que débuter est du moyen terme. L’obtention du bac pour un entrant en seconde est du long terme. À l’échelle de la jeunesse les échéances temporelles ne sont pas de mêmes perceptions que pour les adultes. Elles apparaissent plus longues et lointaines. Le jeune vit surtout l’instant présent.
Un jour d’adulte lui paraît durer une semaine, une semaine un mois, un mois un an. Le temps semble être plus long et plus lent, moins vite passé pour les juniors, plus court, plus rapide pour les adultes. Sauf quand le jeune est concentré et passionné par une activité captivante à ses yeux. Généralement le temps scolaire n’en fait pas partie ! Réussir consiste aussi à savoir dépasser ses échecs, en tirer tous les enseignements utiles pour mieux rebondir ensuite. L’on apprend autant, voire plus de ses déboires que de ses succès. D’où l’importance juvénile à ne pas faiblir-1067 !
Il est même dit que « pour réussir il faut commencer par échouer ». Les plus belles réussites humaines de l’Histoire ont souvent commencé par des échecs ou séries d’échecs. L’ampoule électrique de T. Edison, (Inventeur, scientifique et industriel américain, 1847-1931) n’aura été mise au point qu’après d’innombrables tentatives avortées. Ténacité, acharnement, comme confiance interdisent le découragement, l’abandon, assurent en cela même les plus éclatants succès. Que l’on pense aussi ainsi à nos présidents français de la Cinquième République élus qu’à la troisième tentative. F. Mitterrand (1916-1996) en 1981 et J. Chirac (1932-2019) en 1995 mais tous deux réélus ensuite.
L’échec du jeune n’est pas un couperet final mais une occasion de « rebondir » mieux encore. La vie n’est pas linéaire mais à retournements. « Qui perd gagnera, qui gagne pourra perdre ». Échecs, réussites ne sont jamais absolus, définitifs mais relatifs, provisoires car révocables. L’un et l’autre sont souvent partiels. En réalité les meilleurs, plus significatifs combats, les plus belles, grandes victoires et réussites juvéniles sont ceux menés par et pour soi-même. En « dépassement de soi ». Non contre autrui mais avec, pour les autres. Réussir est « grandir », se grandir, vaincre ses petitesses. Cela est capital au temps de la jeunesse ! (Missoum, 2000)-1068.
« […]. Il ne faut pas oublier que l’éducation a pour but l’élévation de la moyenne au niveau de l’élite. Que c’est sur les consciences moyennes qu’elle laisse l’empreinte la plus profonde. Celles-ci vivent presque toujours sur le capital spirituel acquis pendant l’adolescence. Il se trouve en réalité que la valeur d’un peuple varie en proportion de la somme de dévouement que l’on y dépense pour la jeunesse ».
Ainsi s’exprime P. Mendousse, (Enseignant, psychopédagogue, 1870-1933), l’un des pionniers de la psychologie du jeune en France. En ultime conclusion de son fort célèbre ouvrage fondateur L’Âme de l’adolescent en 1909. Notre pays était très défaillant en matière d’étude, de traitement du jeune. Il l’est toujours plus d’un siècle après en dépit d’indéniables progrès depuis seulement trois décennies. Oui, comme le dit déjà Mendousse dès avant la guerre de 1914-1918, le plein degré d’une civilisation se mesure à la place qu’elle réserve à sa jeunesse. La France « régresse » donc car elle minore sa descendance. Seuls les aînés ayant exclusive, absolue « préséance, droit de cité »-1069 ! L’AndroJeunoConseil® se veut donc « praxis correctrice réintroduisant le junior masculin au cœur de l’essentiel ».
[ ACCUEILLIR VOTRE ANDROJEUNESSE ]
EN TOUTES SES « CAPITALES DIMENSIONS »
Votre AndroJeunologie® a à cœur de favoriser l’intégration, la reconnaissance, la valorisation de votre nouvelle génération mâle. D’appuyer vos relèvement, ardeur, habiletés juvéniles. De privilégier vos sociabilité, facilités de junior. Pour « transformer favorablement votre essai de vie ».
La marginalisation psychosociale de la jeunesse de France est due à un fort défaut d’histoire, de transmission, d’intégration de notre néogénération. Un déficit de statut, d’image, de reconnaissance du jeune. Une subordination, un conditionnement, une dépendance juvéniles. Le Nouveau Testament évoque Quatre Cavaliers de l’Apocalypse. L’Antéchrist, la Guerre, la Famine et la Mortalité. Comme autant de fléaux semant le chaos par les bêtes fauves, l’épée, la faim, le trépas. (Nouveau Testament, Livre de l’Apocalypse, VI, 1-8, la Bible, Moyen Orient, Ier s.)-1070. De même nos juniors sont-ils fort exposés à un « quadruple mal » qui les ronge. L’abandonnisme moral, le manque d’amour manifeste, la défaveur constante, le « pervertissement » généralisé. Sombre réalité qui obère la jeunesse dès sa genèse !
« Pour comprendre ce qu’est le dénuement, la faiblesse de l’adolescent empruntons l’image des homards et des langoustes qui perdent leur coquille. Ils se cachent sous les rochers à ce moment-là, le temps de sécréter leur nouvelle coquille pour acquérir des défenses. Or, si pendant qu’ils sont fort vulnérables ils reçoivent des coups, ils sont blessés pour toujours. Leur carapace recouvrira les cicatrices et ne les effacera pas. […]. Tout ce que les adultes font peut favoriser l’essor, la confiance en soi, le courage à dépasser ses impuissances. Ou au contraire le découragement, la dépression ».
(F. Dolto, pédiatre, psychanalyste française, 1908-1988, La Cause des adolescents, essai psychosociologique, France, 1988)-1071. Or, hélas depuis des décennies la néogénération est humainement, moralement et ontologiquement « analphabète, illettrée, inculte ». Par l’abyssale incurie d’aînés des plus « falots » ! La jeunesse de France est « abattue », « éteinte » par rapport à d’autres jeunesses du monde. Car elle ne bénéficie en son propre pays d’aucune latitude d’épanouissement, d’accomplissement de soi. Il ne peut en être autrement en un système hexagonal en lequel pour réussir, pour être accepté il faut ne plus être jeune – moins de vingt-cinq ans -. Or, adulte et avoir déjà réussi. « Ubu national » ! Cette « infernale quadrature du cercle assassine nos juniors, tue notre société tout entière ».
– Favoriser Vos Intégration –
Reconnaissance, Valorisation d’AndroJunior
Intégration est un terme féminin de 1700 issu du latin integratio, intégrer. Il signifie – milieu du vingtième siècle – une « opération par laquelle un individu, un groupe s’incorpore à une collectivité, à un milieu ».
(Dictionnaire de la langue française Robert, France, 2007)-1072.
L’AndroJeunoConseil® contribue à lutter contre la marginalité de la nouvelle génération. Pour chaque jeune homme individuellement, ainsi que comme membre de la jeunesse. Il s’agit que chaque junior trouve sa « juste et pleine place » en sa société. Que l’ensemble de ses semblables puissent assumer tout le destin qui leur revient de droit en la famille humaine. L’AndroJeunologie® est un « combat » pour défendre la « Cause des Jeunes ».
Lutter contre les discriminations, les iniquités qui les frappent sans vergogne, concessions ni aménité, en condescendance de la part de leurs aînés ! Trois maux principaux affectent cette génération. Son image de marque, statut social, appréhension morale sont détestables. Les juniors sont considérés en ennemis menaçants et fort dérangeants car ils sont « prétendants-demandeurs » face à des adultes « parvenus-détenteurs ». Ils ne sont donc pas « favoris mais outsiders ».
Ils n’ont « rien à perdre » contrairement à des adultes « recroquevillés » sur leurs seules prébendes. Leur image est « répulsive, subversive, sulfureuse ». Ils constituent les « parfaits boucs émissaires toujours coupables, débiteurs du pire, jamais crédités du meilleur quoi qu’ils soient, fassent » ! Les jeunes sont souvent considérés telle valeur hypothétique conditionnelle, révocable de futurs adultes en devenir. En sempiternel devoir de « faire leurs preuves », non pas en force positive actuelle d’humains.
Au supermarché même les jeunes les plus « inoffensifs » pourront être accompagnés pas à pas dans les rayons par un vigile suspicieux. Il les surveillera, limitera leur temps de présence ce qui est illégal, inacceptable, discriminatoire. (Témoignage d’un garçon de seize ans en androJeunoConsulting). Puis la jeunesse est fort injustement privée d’authentique statut social, place à part entière. Elle n’est admise qu’à étudier, consommer, s’amuser. Cette néogénération notamment française est subordonnée, dépendante, conditionnée. C’est-là la première source de son fort mal-être moral existentiel.
Car cela implique son rejet, sa « mise à mort sociétale » à l’écart de l’essentiel. Les jeunes français d’aujourd’hui souffrent du fait qu’ils sont autrement moins bien lotis d’un point de vue socioéconomique que leurs parents, grands-parents jadis à leur âge. Également et surtout que d’autres jeunes occidentaux actuels. Notamment en Amérique du Nord, Australie et en Europe scandinave, germanique. Il y a aussi l’échec et la rupture des transmissions, idéaux et valeurs morales, intellectuelles, éducatives, spirituelles, culturelles. De la part des familles et de l’école.
Ce qui obère l’insertion sociale et sociétale des juniors. La jeunesse est aussi exclue du champ politique. Elle est bien trop peu prise en compte en tant que telle par les gouvernants, comme par le système politiques. Elle ne participe quasiment pas au pouvoir décisionnaire et représentatif public. Une sorte de quasi- « retour à l’avant 1960 ». En emploi nombre de jeunes en sont totalement exclus ou ont des postes très précaires, provisoires, souvent révocables, révoqués. Cdd, contrats à durée déterminée mais également stages, missions d’intérim sans débouchés. Instabilité surtout prioritairement « réservée » aux seuls juniors.
Cela plus souvent, plus longtemps qu’en Occident septentrional. En moyenne le jeune français devra attendre les débuts de la trentaine minimum pour seulement commencer à se stabiliser. Soit une décennie entière ou presque après la fin de ses études ! Quant aux juniors non, mal ou encore peu qualifiés issus souvent des milieux et lieux défavorisés et / ou issus de l’immigration pauvretés, exclusions seront leur lot durable. À vie pour certains. Pour la plupart des jeunes les chances de « progression sociale » sont bien moindres que pour les générations antérieures depuis 1945.
Le rendement socioéconomique du diplôme est bien moindre. Il en faut plus et mieux qu’autrefois pour obtenir moins de gratifications d’emploi. Seules les qualifications les plus rares, comme cumulées permettent un rapport « investissement / rentabilité » pleinement satisfaisant et élevé. Même si les diplômes de l’enseignement supérieur protègent le plus du chômage et du déclassement important. Avec un minimum de bac +3 et surtout bac +5. Seulement si le diplôme est professionnalisé, à débouchés sur l’entreprise, le monde du travail. Les conditions du salut sont donc toujours plus dures pour ces juniors-1073.
Rappelons encore une fois de plus que l’État français ne dispose même pas d’une réelle administration Jeunesse. Donc de nul outil puissant et efficace de « traitement adéquat de la question Jeunes ». La néogénération elle-même n’est pas structurée, organisée en tant que telle, ès qualité. Tant côté juniors que du point de vue des pouvoirs publics il n’y a donc pas d’interlocuteurs idoines. En ces conditions rien de « décisif ni d’adéquat » ne peut se faire ni bénéficier aux jeunes. Il n’y a pas de vraie politique de la Jeunesse. Laquelle n’est appréhendée que par le biais associatif, ce qui est insignifiant et « ne mène nulle part ».
Les juniors sont largement absents de ces associations et la plupart d’entre elles sont gérées par les seuls adultes. Quant à des domaines adultes totalement étrangers aux jeunes et aux questions de jeunesse. La plupart des juniors n’appartiennent à aucun groupement quelconque. Il s’agit d’un mode de faire qui n’est pas représentatif de la nouvelle génération. Non-sens, grotesque aberration à la française, une de plus ! Tout cela est stérile, obsolète, « ringard », contre-productif. En outre lycéens, étudiants, jeunes actifs se désintéressent fort de la vie collective-1074.
Élective, syndicale, représentative, participative de leur établissement d’études ou de leur entreprise. Ils ne s’y impliquent guère. Y compris dans les « conseils de la vie lycéenne ou étudiante ». Redisons-le, l’école du collège à l’université n’est pas pour les juniors un cadre de plénitude ou de citoyenneté mais de sélection, de contrainte. Ils le perçoivent ainsi. Le système est bien trop rigide, autoritaire, « quasi anti-jeunes » pour que le scolarisé même dans l’enseignement supérieur y soit associé et y prenne toute sa place. Le système scolaire français est bien trop peu performant, productif puisque le taux-ratio annuel de diplômés est anormalement bas.
Par rapport au nombre total d’enseignés. L’un des plus médiocres même d’Occident. Le chiffre des jeunes quittant le système éducatif de façon fort prématurée et précoce sans qualification ni diplôme bien trop important. Au collège, au lycée. Également en formations supérieures. De la première année au doctorat. Même en thèse de fin d’études de troisième cycle universitaire nombre d’abandons s’observent. Tout ceci contribue fort au nombre bien trop élevé en essor constant de juniors exclus, déclassés, aigris en France.
Outre que cela correspond pour le pays à un gâchis immense, une perte de compétences néfaste. Tant que la nation ne parviendra pas à qualifier chacun de ses jeunes citoyens quel qu’il soit elle sera en échec. Faute d’optimiser, de tirer parti des aptitudes de chacune et chacun de ses filles, ses fils. Or, on le sait le but de l’école française n’est pas de qualifier tous les juniors en études mais d’en distinguer les meilleurs. Soit 0,1 pour cent. Ce qui signe la faillite du système éducatif national et du pays tout entier. Une nation moderne prospère ne peut se permettre le « luxe » si insensé de ne reposer que sur une base d’excellence si étroite.
Elle a besoin des compétences de tous ses jeunes, tous ses ressortissants sans exceptions. Du chef de l’État « Pater patriæ » au plus simple, modeste de ses travailleurs. Il n’y a donc plus en France de rapport entre le mérite, la qualification, le niveau social. Il n’y a plus d’avancées en la matière ni même de stagnation mais un recul. Ainsi le recrutement social des élèves d’une très Grande école telle Polytechnique est-il désormais revenu à ce qu’il était il y a un siècle. Juste avant la Grande Guerre (1914-1918). Consternante régression !
L’objectif éducatif national est prioritairement la formation des élites, non celle de tous les juniors. À commencer par ceux des formations professionnalisées. Alors rien de bon ne sera possible. En outre les classements internationaux des performances des élèves sont mauvais pour la France. Il y a donc inadéquation, déperdition entre les moyens financiers si élevés engagés et les résultats intellectuels fort décevants obtenus. En matière littéraire, comme scientifique, écrite, comme orale, concrète, comme abstraite. Le pays contrairement à tant d’autres comparables ne sait donc pas bien « former » l’ensemble de sa jeunesse.
Or, alors seulement une microélite privilégiée. Ce qui est en contradiction flagrante avec les idéaux, objectifs officiellement si affichés et proclamés. De Droits de l’Homme, de démocratie dite républicaine libre, égale, fraternelle. L’école française n’est pas faite pour faire réussir tous les jeunes ou au moins le maximum mais seulement une minorité « supérieure ». Elle fera plus échouer que réussir car tel est son but ultime : éliminer la majorité, ne promouvoir que la minorité. Telle est la vérité ! Les grands pays ne promeuvent que la qualité personnelle-1075.
La France uniquement l’excellence purement académique sur critères scolaires exclusifs. Telle est la raison majeure de l’échec du pays entier. Pour le plus grand malheur d’une part croissante de sa jeunesse et de son peuple. Les meilleurs élèves bénéficient des meilleures conditions d’études. Les plus en difficulté des pires. Paradoxe terriblement inique, destructeur qui favorise plus les forts que les faibles. Écarte de plus en plus de jeunes même capables, méritants de la réussite à laquelle ils pourraient pourtant fort bien prétendre.
Il n’y a pas assez d’élèves « moyens », bien trop d’écarts en France entre les premiers lauréats trop minoritaires et les derniers recalés trop nombreux. Bien plus qu’ailleurs en Occident. L’école française échoue car elle n’est pas assez favorable aux juniors, à leur réussite. Elle ne croit pas assez en eux et ne les aide donc pas assez et adéquatement à réussir. Elle table sur l’échec de la masse majoritaire et la seule réussite des meilleurs minoritaires. L’égalitarisme éducatif de principe a desservi dans la réalité des faits l’égalité des conditions, traitements et chances scolaires juvéniles. Promu les pires inégalités académiques.
Le principe des « mêmes choses éducatives pour tous les jeunes » favorise en réalité les forts, disqualifie les faibles. Puisque tous les élèves ne sont pas initialement égaux et ne bénéficient donc pas ipso facto du même capital de départ. En France études, classements, diplômes prennent trop de place, d’importance en la destinée personnelle, professionnelle des juniors. Bien plus qu’ailleurs. La qualification n’y est donc pas gage de compétences or, dignité supérieure statutaire assignant un niveau imparti en l’ordre social. Modeste, moyen ou supérieur.
À chaque niveau d’études du Cap au doctorat ou diplôme de Grande école correspond le niveau d’emploi afférent. Le scolaire et le social sont trop liés et scellent le destin personnel à vie. Lequel échappe alors aux sujets même. Pour ne relever que d’une assignation collective rigide, institutionnelle, comme socioacadémique. D’où le funeste total découragement résigné, fataliste d’une part croissante de la jeunesse de France. Qui par sa naissance aura parfaitement conscience que quoi qu’elle fasse elle ne saurait jamais prétendre au meilleur. Tant son sort est « prédéterminé » à l’avance. Elle le sait fort bien-1076.
Le peuple commence à murmurer contre la Cinquième République gaullienne, (France, 1958-) des années 2020. Pense même que celle-ci finit par salement ressembler par bien des aspects à la monarchie capétienne d’Ancien Régime finissant. (France, 1589-1789). Serait-on à nouveau « en 1788 » ? Comme l’avait dit P. Mendès France, (Homme d’État, France, 1907-1982) dès 1953. Quand le si peu glorieux régime de la Quatrième République, (France, 1946-1958) commençait déjà à s’enliser ! La violente crise des Gilets Jaunes, (France, 2018-2019) n’est à cet égard qu’un premier et terrible coup de semonce ! Lequel peut être annonciateur du pire !
Aucune autre école occidentale que la nôtre n’a ce pouvoir si exorbitant, extravagant de « sauver » ou de « perdre » à ce point une vie entière. Dès avant l’âge de vingt-cinq ans ! Ce qui fait dramatiquement confondre qualité-valeur personnelle et gratification scolaire. En un sinistre déterminisme précoce, prématuré qui « brise » plus de vies qu’il n’en bonifie. L’académisme, le formalisme sont trop privilégiés par rapport à l’humain. Ce qui est terriblement français, détestable, dommageable pour ce pays et lui nuit au plus haut point. La plupart des formations se font par « défaut résigné », non par « adhésion élective ». Les meilleurs « se saisissent du meilleur ». La masse des autres jeunes se contente du « peu de ce qui reste » et est dédaigné par l’élite socioculturelle nationale !
Les conseillers d’orientation sont des spécialistes de la psychologie. Pas des études ou des métiers, du monde du travail, de l’adéquation avec les aptitudes et appétences des juniors. Autre aberration nationale qui ne fait qu’aggraver le mauvais sort fait aux jeunes de ce pays. Le système scolaire, professionnel et social français est archaïque et inadapté, obsolète et inique. Car il prétend encore faire très largement correspondre le milieu socioéconomique, culturel. Le type et niveau d’études. Ainsi que le métier, l’emploi exercés à vie. De façon très arbitraire, rigide et aveugle.
En un monde globalisé au contraire très ouvert, multipolaire et souple. Ce qui nuit profondément à la jeunesse de France, la handicape si lourdement. Par rapport à ses homologues mondiales occidentales et des grands pays émergents. Le droit à l’erreur, au choix, à l’expérimentation et à la deuxième ou même troisième chance est nié. L’assignation autoritaire des places scolaires, sociales, d’emploi d’office à la française n’est plus admissible et productive en notre siècle ! Le temps des prébendes féodales est révolu depuis « la nuit du quatre août » 1789. Il serait fort bon de s’en souvenir-1077 !
Seule la libre autodétermination des destins est de mise en toute nation moderne, civilisée, démocratique. Un cinquième des étudiants quittent l’enseignement supérieur sans diplôme ni qualification. L’orientation du supérieur est aussi mauvaise que celle du secondaire. Nombre de filières sont sans débouchés, l’ensemble demeure trop éloigné du monde du travail et de l’insertion idoine. Statu quo et immobilisme prévalent depuis trois décennies. Les jeunes eux-mêmes par peur que la nouveauté ne soit pire que l’acquis existant s’opposent toujours farouchement à toute réforme.
Scolaire, universitaire et professionnelle. Notamment depuis 1986. La jeunesse n’est « ni menace ni fardeau ni victime ». L’idée est que les jeunes soient moins défavorisés que les adultes en l’emploi, qu’ils y soient plus stabilisés. La nébuleuse organisationnelle, d’information, d’orientation des juniors gagnerait à être unifiée, simplifiée, clarifiée, plus accessible, visible et efficace. L’accompagnement financier du chômage et de l’inactivité du jeune par la collectivité publique pourrait être sensiblement amélioré. Par des prestations personnellement versées aux jeunes majeurs eux-mêmes « en tant que tels ».
Permettre à chaque junior sans exception de bénéficier d’une formation, d’une qualification et d’un diplôme opérationnels pour l’emploi. Cela est un devoir majeur pour la collectivité. À défaut de pouvoir offrir, garantir un travail à tous il s’agit au minimum de faire en sorte que chaque jeune soit le mieux armé pour intégrer l’emploi. Le système d’orientation doit être axé sur les études, leur adéquation aux métiers, au marché de l’emploi. Non sur la psychologie. Les juniors orientés vers les études professionnelles doivent se déterminer plus tôt que les autres élèves ce qui n’est pas justifié. Ils auront donc droit comme les autres à une classe de « seconde de détermination » non spécialisée avant de choisir la suite de leurs études. Toutes les études supérieures seront « professionnalisées » même les plus littéraires, plus abstraites des lettres et sciences humaines.
Pour assurer de meilleurs débouchés d’emploi. Les études quelles qu’elles soient ne servent pas seulement à former de purs esprits. Or, aussi au minimum tout autant à permettre aux jeunes de trouver un emploi. Puis l’association des juniors à la vie collective notamment en leur milieu d’études et d’emploi s’impose-1078. Leur assurer une représentation et représentativité propres est capital pour mieux prendre en compte la jeunesse, ses réalités, besoins, attentes. Pour qu’elle ne se sente pas exclue de sa propre collectivité nationale. Or, y soit pleinement actrice active, membre à part entière, totalement intégrée et épanouie. À ce prix la jeunesse de France ne s’en portera que bien mieux. Sinon elle finira par émigrer en masse aux dépens du pays entier ! (Galland, 2009)-1079.
M. Fize, sociologue français contemporain intitule son ouvrage Le Deuxième homme. En pleine référence à celui de S. de Beauvoir, (Philosophe française, 1908-1986) Le Deuxième Sexe. (Essai philosophique, France, 1949). Il le sous-titre : Réflexions sur la jeunesse et l’inégalité des rapports entre générations. De fait l’adulte « assujettit » le jeune tout comme l’homme « astreint » la femme.
« On peut dire qu’avant d’accéder à l’âge adulte l’être humain traverse des stades de développement où il n’est guère mis en valeur. Or, où il apparaît en revanche toujours dominé. […]. Il est temps de dire que toute société a la liberté de codifier les rôles respectifs des générations. Sans nécessairement recourir aux critères de soumission, domination comme critères de classement. […]. Pour que l’homme soit grand il faut… que la jeunesse soit faible. […]. Rêvons d’un monde où l’homme pourrait en tant que tel sans condition d’âge, de sexe ou de position sociale être inséré au sein de la société pour s’y épanouir librement. […] ».
(M. Fize, Le Deuxième homme, essai sociologique, France, 2002)-1080-1. Quel sort la société française consent-elle à réserver à sa descendance ? Comparativement au monde scandinave, germanique, nord-américain… Est-ce un destin « tragique » à la Paul et Virginie ? (J.-H. Bernardin de Saint-Pierre, écrivain français, 1737-1814, Paul et Virginie, œuvre littéraire, France, 1788)-1080-2. Pelléas et Mélisande ? (M. Maeterlinck, écrivain belge, 1862-1949, Pelléas et Mélisande, œuvre théâtrale symboliste, France, 1893)-1080-3. Ou plus riant comme l’on peut l’espérer, tel seul l’avenir en décidera ? Présentement la réalité n’incite guère à l’optimisme. Quand même les sanitaires réservés aux jeunes des collèges et lycées français sont répulsifs en plein vingt-et-unième siècle !
Comme le montre bien un rapport de l’Observatoire National de la Sécurité et de l’Accessibilité des Établissements d’Enseignement (Ons), en 2014. Les élèves évitent les toilettes en un tiers des écoles secondaires. Du fait du manque de papier, de savon et d’hygiène la plus élémentaire, des odeurs, de la saleté, des bagarres ou de la drogue. En France ! Aujourd’hui ! Honte à nous du mépris le plus absolu en lequel cet indigne pays, sa société tiennent leur propre descendance. Lui réservant un sort aussi « indécent ». Propre aux nations les plus déshéritées. Lesquelles n’en peuvent mais et ont au moins l’excuse de l’indigence !
– Appuyer Relèvement, Ardeur, Habiletés –
De Votre Nouvelle Génération Mâle
La France présente l’un des plus forts taux mondiaux de mortalité suicidaire. En particulier pour vous, junior de quinze – vingt-quatre ans et plus encore de vingt-cinq – trente-quatre ans. Tel est le fruit d’une société inhumaine purement matérielle et démoralisée. Vous, jeune, en souffrez tout particulièrement, aspirez désespérément au « bien vivre ». Ayant souvent plus besoin encore de « philothérapie » que de psychothérapie-1081.
La dépression est une psychopathologie relevant de la médecine psychiatrique. Elle se soigne par médication bien adaptée et thérapie psy. Les juniors déprimés sont encore plus nombreux que les jeunes dépressifs ou suicidaires. Cela résulte du fait que notre société ne répond pas ou fort mal aux réalités et besoins ou attentes de notre nouvelle génération. Même les plus capitaux. La déprime est un défaut d’appétence existentielle et / ou une frustration continue ou récurrente à vivre et bien vivre. Avec tristesse et démoralisation. Nombre d’affections physiques, voire la majorité sont d’origine psychique. Cela constitue les troubles psychosomatiques juvéniles.
La bonne santé morale de l’âme conditionne celle du corps biologique. Notre jeunesse a du mal à être heureuse car elle n’est « chez elle » nulle part n’étant ni attendue ni entendue ou acceptée. De façon inconditionnelle telle qu’elle est, non telle que les adultes, même ses pairs voudraient qu’elle soit. Par-dessus tout elle manque cruellement d’amour reçu, peine donc à en donner malgré son fort « grand cœur ». Tous les jeunes aspirent avant tout viscéralement à aimer et être aimés trop souvent en vain.
Tout junior voyant ses besoins pleinement assouvis ne peut être déprimé mais épanoui car contenté, rassasié, désaltéré en ses quêtes vitales. Plaçons en exergue le besoin relationnel, affectif d’une part et celui d’amour, d’acceptation de soi – et d’autrui – de l’autre. Abandonnisme solitaire, manque de plénitude et de sérénité avec soi-même étant les deux grands fléaux causes du marasme psychomoral juvénile. Comme tout humain le jeune est un être relationnel, social, comme sociable. Plus que l’adulte avec une « passion viscérale » pour ses congénères juvéniles.
S’il est seul il dépérit corps et âme. Sa santé psychosomatique s’altère. Le junior a besoin en son incertitude d’appuis, de repères. L’appartenance au groupe des pairs est donc pour lui symbole, moyen de réassurance, de mise à l’abri de l’isolement non choisi. De protection contre le sentiment douloureux de différence, rejet. De jugement perçu de non-conformité aux normes juvéniles dominantes, prisées. Lien, identité, amour de soi ne vont pas de soi à la jeunesse. La solitude subie y est donc particulièrement mal vécue, l’attachement aux pairs d’autant plus bienvenue, appréciée.
Virtuellement via les moyens de communication numériques. Physiquement en sorties, loisirs, rencontres, activités communes entre juniors. Ces derniers sont particulièrement sensibles à l’image que leurs semblables du même âge ont d’eux. Ils sont préoccupés par le jugement d’autrui sur eux, y apportent crédit, en souffrent lorsque leur réputation est négative. D’où l’impératif de se détacher de ce qui est pensé d’eux. Pour se préoccuper seulement d’être eux-mêmes en pleine, intégrale acceptation de soi. Sans se modeler sur quiconque car chaque jeune est unique de sa naissance à sa mort.
Avec une valeur propre fort inestimable hors de toute évaluation quantifiable possible ni valable ! Pour s’estimer, s’agréer il s’agit de fuir tout perfectionnisme. À défaut le junior ne peut être serein ni satisfait de sa personne, sa vie, ses pensées, émotions, comportements, résultats. Ni d’autrui ou des choses, événements dans le temps et en l’espace. Ce qui est le plus court et plus sûr chemin vers l’insatisfaction, la déprime, la pénurie, l’échec, comme le malheur. L’éducation trop exigeante, dure, négative est toujours vectrice de dégoût de soi, de frustrations, de défaut d’assurance.
Gare aussi aux délétères, destructeurs sentiments de honte et de culpabilité juvéniles. Tout en étant lucide sur ses insuffisances. Un bon équilibre personnel repose sur le sentiment de compter aux yeux des autres, de « servir à quelque chose ». Grandir affectivement consiste à se détacher d’autrui, n’avoir nul besoin captatif de lui pour s’accomplir de façon oblative. Ce qui permet d’apprivoiser la solitude aussi inhérente, nécessaire à toute vie que la sociabilité, le « commerce » de ses semblables humains. Le jeune homme prise fort ses pairs néogénérationnels mais doit se suffire à lui-même-1082.
Le junior est d’abord seul face à lui-même, sa conscience. Avant de prétendre « se frotter à autrui » il se doit d’être capable de se suffire à lui-même. L’autre n’est « ni ange ni démon mais pauvre pêcheur faillible » tout comme soi-même ni plus ni moins. Le jeune « riche de lui-même » s’élève en référence non aux autres mais à sa densité morale immanente. Quand le junior sait qui il est, ce qu’il veut, d’où il vient et où il va il n’a plus besoin d’autrui pour combler des failles, étayer ses doutes. Il aime, sert, échange avec les autres pour donner, non prendre, offrir et partager, non « se servir ».
Avant tout compte l’appel à ses richesses intérieures morales. Ce qui fonde la force mentale et spirituelle d’un individu. Sans négliger pour autant les fruits féconds de l’univers externe. Or, sans dépendances psychoaffectives. Redisons-le, identité, estime de soi, lien à autrui sont gages de paix et de sérénité, d’anti-déprime. S’instaure alors un équilibre en solitude choisie et bien vécue d’une part, relations juvéniles bienfaisantes à autrui de l’autre. Quoi qu’il en soit il est impossible d’aimer autrui, d’être bien avec les autres si l’on ne s’aime pas soi-même et si l’on est fort fâché avec soi.
De même qu’il n’est pas possible d’apprécier, de faire la paix avec sa propre personne si l’on rejette le genre humain. L’idéal est donc de bien vivre en relation harmonieuse, proche et distanciée avec les autres terrestres. L’épanouissement passe par le fonctionnement cérébral du jeune en sa triple composante neuronale. Le cerveau « reptilien » gère les instincts, les pulsions primaires pour répondre aux besoins fondamentaux de survie. Il permet de contrer les dangers par peur et fuite, colère et attaque ou résignation et paralysie. Il concerne donc les réflexes. Le cerveau « limbique » est le siège de l’inconscient mental, émotionnel, comme comportemental juvénile.
Affects, sentiments sont « lot quotidien » en autoconditionnements comportementaux préétablis. Puis le cerveau « néocortical » régit les pensées, émotions, comportements les plus conscients. Y prédominent les cognitions, le langage, la logique, le raisonnement, l’analyse en son hémisphère gauche. L’intuition, la créativité notamment en son hémisphère droit. La pensée pourra dominer les émotions et réciproquement. Un conflit entre l’émotion limbique et la pensée corticale engendre un stress excessif, nocif du junior-1083.
Un accord assure la plénitude juvénile. Le premier outil de sauvegarde, d’avancée pour tout jeune est son cerveau, ses pensées. À lui de ne cultiver que les meilleures, supprimer, prévenir les autres. Cela est un travail capital de salubrité individuelle et collective puisque chaque pensée entretenue modèle les émotions. Donc tous les comportements afférents, subséquents. Puis l’existence même tout entière. Ce qui aura fort immanquablement des effets positifs, neutres ou négatifs sur soi, comme sur autrui. Une pensée paisible donnera donc des émotions de paix, un comportement détaché, bénéfique.
Une pensée tourmentée ne peut que générer des émotions pénibles et des attitudes perturbées inappropriées. Que le junior sème de bonnes graines pour récolter de bons fruits. Seule la plénitude permet de penser sereinement. Le cerveau limbique est rigide, purement rétroactif, réactif, irrationnel, atavique. Le néocortex préfrontal permet tempérance, réflexion, proactivité, distanciation. Le cerveau reptilien ne fait que provoquer automatismes, réflexes viscéraux : évitement, combat, passivité. Il est celui des vieux ancêtres archaïques du jeune soumis à tous les dangers-1084.
Le limbique émotionnel sera d’autant meilleur qu’il sera bien régulé par le cortex cognitif. Ce dernier sera d’autant performant qu’il sera enrichi, adouci par le premier. Une sorte de fort « bonne intelligence, d’équilibre tempéré entre raison et passion, passion et raison, raison passionnée et passion raisonnée ». Chiasme et alliance des plus indispensables au junior ! L’émotion est plutôt intense, transitoire. Positive comme la joie ou la surprise et négative comme la colère, la peur, la tristesse. L’émotion est plutôt consciente et souvent suivie de manifestations physiques. Le sentiment est plus durable, modéré, complexe.
Les sentiments d’infériorité, de honte, de culpabilité, d’abandon sont négatifs. Ceux de sécurité, de plénitude, force intérieure, légitimité, valeur personnelle sont positifs. Le sentiment peut être conscient ou inconscient. Le premier besoin juvénile est d’être aimé et reconnu, pris en compte et accepté ou intégré. À défaut il s’agit d’une cause majeure de déprimes des juniors. Faute d’amour des autres le jeune s’étiole et peut mourir par suicide ou se laisser mourir. L’on connaît l’expérience très célèbre des deux groupes témoins discriminés de nouveau-nés.
Le premier reçoit des soins physiques normaux, des marques d’affections : par la voix, le regard, le toucher. Le second seulement des soins corporels et de nourrissage. Les enfants choyés ont présenté des marques de fort bonne santé. Les autres ont été affectés de troubles psychosomatiques et affectifs. Le junior veut être très légitimement « adoubé » en sa réalité propre, non en celle qu’autrui lui impose ou prétend lui voir adopter. Le jeune peut vivre, bien vivre s’il est reconnu important aux yeux des autres donc aux siens. Sinon il souffre et s’étiole en marasmes sans fin.
Pour être signifiant, exister il peut se poser en éternelle victime ou en bienfaiteur permanent. Agir vaut mieux que subir et « geindre » sans cesse en pseudo-victime juvénile maltraitée. Or, se négliger sous le prétexte de toujours vouloir jouer les « bons samaritains » en sauvant les autres même malgré eux est aussi néfaste. Il s’agit de d’abord s’aider soi-même plutôt que se réfugier en l’attentisme en sa propre vie. Sous le louable prétexte de ne s’occuper que des autres, jamais de soi-même. Un équilibre épanouissant, équitable s’impose aux jeunes : l’altruisme sans l’auto-négligence.
L’on ne peut bien donner à autrui si l’on ne commence à « bien se gratifier » soi-même. Comme le rappellent les Écritures. Pour être heureux, fuir la déprime tout junior se gardera de l’attente abusive d’être approuvé. L’idée de supériorité, d’infériorité, de jugement de soi sur soi-même, autrui, des autres sur soi-même, l’obsession de son image sont à bannir. Il s’agit de rejeter les gens malfaisants, les critiques indues pour ne retenir que les personnes bienfaisantes, les propos dignes, constructifs. La préoccupation, voire la pleine compulsion à plaire et séduire toujours tous à tout prix sera abandonnée.
Prenant garde à la tristesse récurrente et au marasme moral permanent du jeune. Cela advient par lassitude, défaitisme, résignation, renonciation, perte de tout désir, plaisir, envie. Il s’agit de se remobiliser de façon dynamique pour agir et revivre. Il convient aussi de vaincre ses « rages intérieures » pour s’apaiser, recouvrer paix et sérénité intérieures. Pour être exorcisées les colères intérieures de soi-même seront au préalable évacuées pour assainir le terrain émotionnel. Maîtrise de soi, sérénité, recul, relativisation forment l’impératif juvénile indépassable pour survivre-1085.
Pouvoir ensuite les remplacer par des sentiments plus bénéfiques, rassérénés du junior. Le meilleur moyen d’extirper sa colère de soi de façon positive, inoffensive pour soi, autrui consiste à user de dérivatifs nobles, bienfaisants. En fonction des appétences de chacun : sport, art, thérapie, bénévolat, dépassement, don de soi. Les colères d’autrui dirigées contre soi seront purement et simplement ignorées. La majorité des peurs sont non fondées, le produit de l’imaginaire, l’irrationnel juvéniles.
Pour les annihiler il s’agit d’en re/connaître l’existence. Les principales peurs sont celles du dénuement, du jugement, de la maladie. De la vieillesse, de la mort, de la perte affective, du rejet, de la solitude… L’action est le meilleur antidote à la peur. Il suffit d’oser entreprendre ce qui est bénéfique pour soi mais inquiète en affrontant progressivement tous ses blocages. La peur « s’envolera » face aux avancées, constatant que le jeune est capable de le faire, qu’il avait exagéré les périls, ses limites. Qu’il a finalement vaincu tous les obstacles les uns après les autres se dépassant vaillamment lui-même.
Tels Roland dit le preux. (Chevalier franc, VIIIe s.). Le connétable du Guesclin. (Chef des armées, France, XIVe s.). Le chevalier Bayard, (Chef militaire, France, XVe-XVIe s.)-1086 réputé « sans peur ni reproche ». Nombre de juniors manquent de confiance en eux-mêmes tant il leur a été inculqué la conviction négative de leur soi-disant « insuffisance ». Faute de vision fort positive d’eux-mêmes ils doutent. Développant au maximum leurs atouts, compétences, s’appuyant plus sur eux en y « croyant » davantage leur confiance s’accroît.
Ils ont bien moins besoin de la reconnaissance d’autrui. Le jeune comprend qu’il est, qu’il peut bien plus et mieux qu’il ne le pensait initialement. Pour vaincre la morosité il évitera de trop intellectualiser, sera plus inspiré par ses émotions, sentiments positifs. Qu’il exprimera de façon mesurée et sage mais sans retenue excessive. Il jouira pleinement du présent sans ressasser ni le passé ni s’obséder ou craindre l’avenir.
Il osera choisir, décider, comme agir sans se décourager ni renoncer, s’acharnant sans relâche ni défaitisme jusqu’à la victoire finale. Il évitera toujours les « comparaisons qui ne sont jamais raison » selon l’adage. Chacun est unique, différent. Chaque junior aura à cœur de cultiver sa « différence » plutôt qu’un conformisme si factice. L’aval d’autrui est superflu. Seule compte la conscience du devoir accompli. Le jeune évitera toute tension inutile et nocive. Il soignera sa santé, sa discipline, son hygiène globales de vie.
Il allégera et simplifiera son existence et se délivrera des bornes néfastes. Il sera libre, autonome, souverain. Sa vie sera basée sur la confiance et l’amour de soi, des autres, de l’existence, comme de la sienne propre. Le tout en un climat de détachement, d’humour, de distanciation et de relativisation. Peu de choses hormis la mort sont définitives, irréversibles ou dramatiques. Le junior aura donc toujours au cœur l’espérance, la foi en soi, comme en le meilleur de la vie. Car cela « lui est promis par la grande force de l’Esprit ». (Aubry, 2001)-1087.
« Appréhendée telle une menace, non une ressource la jeunesse constitue un point de crispation d’une société en déroute ».
(C. Autain, M. Garnier-Lavalley, responsables jeunesse français, Salauds de jeunes !, essai sociologique, France, 2006)-1088-1.
« Pour les jeunes [de France] il y a la perspective d’un avenir fort décourageant avec des stages à la chaîne, des salaires trop bas. Monter une startup ici [en France] est un parcours du combattant. La première expérience peut être fatale. Les gouvernements et tout particulièrement l’actuel facilitent surtout la vie des grandes entreprises. Là l’on se heurte à la question de l’élite française. Il y a une distorsion d’intérêt entre une oligarchie qui laisse peu de place aux jeunes et des jeunes entreprenants qui ne peuvent rien entreprendre » !
(F. Gibbons, journaliste irlandais, Les jeunes ont raison de quitter la France, article sociologique, publication Courrier International, France, 2014)-1088-2. Il est vrai qu’oligarchies, ploutocraties, féodalités, fermetures adultes en tous genres ne favorisent pas la jeunesse. Quand être junior, devenir adulte ou vouloir s’intégrer s’apparente de plus en plus à de véritables « ordalie et bizutage de société ». Quand en France être jeune est devenu, voire a toujours été une « malédiction » pour tous, juniors et adultes, il en va tout autrement ailleurs. En bon nombre de pays occidentaux plus dynamiques, comme dans les grands États émergents. En leur sein la nouvelle génération est vue comme une « chance », une richesse et une formidable occasion de progrès.
Que ce soit la jeunesse estudiantine des États-Unis ou d’Australie. Celle des jeunes « as » de l’informatique en Inde. Des « jeunes cadres dynamiques » qui bâtissent la « formidable Chine de demain ». Quand notre jeunesse se traîne si lamentablement, misérablement, éternellement de formation indigente en échec scolaire, de chômage en petit emploi, de stage en aide publique la plus « bidon » ! De la façon la plus pathétique, inique, désastreuse qui puisse être. Pour tous ou presque.
– Privilégier –
Vos Sociabilité, Facilités d’AndroJuvénilité
Quand vous, jeune, « allez mal » certains signes ne trompent pas. Ainsi vos plaintes somatiques liées à des douleurs très localisées. Vos excès alimentaires par gavages et / ou privations, obsessions nutritionnelles abusives, nettes fluctuations pondérales. De même votre dépendance consumériste nocive d’alcool, de tabac, de drogues notamment le cannabis. Trop de sorties et d’absences de votre maison ou vos relations « louches » sont aussi inquiétantes.
Le malaise juvénile peut aussi passer par des violences, déviances. Un mépris d’autrui, des biens étrangers à soi est révélateur de troubles. Le mal-être peut amener le jeune à « persécuter » ses proches, famille, amis, partenaire affectif pour « compenser, exorciser et extérioriser » son tourment. Il peut se malmener lui-même pour les mêmes raisons par automutilations, scarifications ou coups. En autopunitions, rejet de soi du fait de la souffrance. Les pensées, paroles, tentatives suicidaires sont toujours à prendre au sérieux. Car elles sont toujours le signe d’une détresse intense avec danger de mort si le junior s’isole.
Il s’agit aussi de prêter la plus grande attention aux mutismes prolongés, aux solitudes, isolements juvéniles. Replis sur soi et retraits de la vie sociale, scolaire, familiale, affective, amicale, des loisirs. Il en va aussi des altérations durables et accentuées des performances scolaires et absences récurrentes des cours. Des modifications brutales, fortes d’attitudes, d’habitudes, d’humeur sans raisons précises et compréhensibles sont toujours alarmantes. En forme d’état bipolaire, oscillations importantes et rapides entre stades euphoriques et déprimés du junior et réciproquement.
Citons aussi des négligences soudaines quant au corps ou à l’habillement, l’hygiène, l’entretien et le rangement du cadre de vie. Contrastant avec le soin, l’ordre habituels. De même les insomnies et troubles du sommeil réguliers et importants, les difficultés massives à s’endormir, se réveiller, lever. Des propos incohérents, aberrants, obscurs, inquiétants et exaltés sont aussi de fort mauvais signes. Avec ou sans hallucinations, déréalisation, dépersonnalisation, décompensation des plus pathologiques du jeune-1089.
Il y a aussi les idées obsessionnelles et / ou compulsives. Rationalisations, ordre, propreté, rituels, vérifications, pratiques maniaques. De façon de plus en plus invasive, handicapante. Sans compter les peurs, anxiétés, angoisses, paniques irraisonnées, non fondées. Concernant le corps, la santé, le temps, l’espace, un objet, des personnes, circonstances, certains actes pourtant habituels, anodins. Avec des évitements gênants. Plus le junior renonce à des choses, pratiques et habitudes de sa vie courante plus cela peut être signe pathologique, anormal.
Si le jeune reconnaît ses difficultés, troubles, accepte d’en parler, de se faire aider « tout va bien » en ce sens qu’une solution acceptée est en vue. Sinon en réaction juvénile de déni le cas risque d’être ainsi plus pathogène. Un traitement rapide est gage de prompt et bon rétablissement. À défaut et non résolu le cas s’aggravera avec le temps. Les troubles psychiques juvéniles ont une triple nature, comme origine : biologique, psychologique, sociale. Le corps, l’esprit et le lien interagissent fort. Vulnérabilité héréditaire génétique, occurrences de vie, personnalité, rapports à autrui et à soi-même, données, comme synergies sociales, sociologiques et sociétales…
Tous ces vecteurs influent positivement sur l’équilibre du jeune ou négativement sur ses failles. Les pathologies psychiques ne sont pas héréditaires mais issues d’une réelle fragilité génétique. Les affections psychiques, comme mentales sont dues à des dysfonctionnements de liaisons entre neurones. Cela occasionne des troubles cognitifs donc sociorelationnels. Il y a deux grandes familles de troubles psychiques. Les névroses sont des conflits, ruptures, déchirements, contradictions internes au jeune. Entre le conscient et l’inconscient, la raison et la passion, le désir et sa régulation.
Le junior les perçoit, en a conscience. Les psychoses sont plus dysfonctionnelles car elles sont un conflit entre la réalité psychique endogène du jeune et celle de l’extérieur. Ce qui perturbe le sujet, son entourage, les liens entre eux. Le junior n’a pas réelle conscience de son mal. Il est convaincu que ce qu’il croit percevoir existe et constitue pour lui un danger issu de l’extérieur, étranger à lui-même. Divers syndromes d’autodéfense peuvent affecter le jeune. Le refoulement par rejet de perceptions pénibles du conscient vers l’inconscient, ce qui provoque une pleine amnésie du conscient juvénile-1090.
Le déplacement permet de muer une émotion insupportable en une autre plus positive, neutre ou admissible. L’intellectualisation est un processus de rationalisation mentale. Pour mieux se préserver, dominer, contrôler, appréhender des réalités qui à défaut pourraient perturber. Un mécanisme proche sera la sublimation permettant d’idéaliser, d’élever un champ jugé peu légitime et noble ou digne. Vers un registre plus « admissible » aux yeux du junior car estimé plus acceptable. L’ascétisme par excès de rigueur physique, psychique, morale est un autre mode de pleine préservation par peur.
De « mise en accord » entre des valeurs de conformité, d’exigence et ses pensées, émotions, comportements, plaisirs, désirs, envies. La projection juvénile tend à conférer aux autres des cognitions, sentiments, attitudes plutôt négatifs, hostiles. Ce qui consiste à trop prêter ses propres émotions négatives à autrui, à le percevoir comme malveillant à son encontre. Le junior rejette sa responsabilité, l’impute à autrui, se défausse sur ce dernier. Le déni conduit le jeune à refuser d’endosser, comme de reconnaître des réalités qui lui sont pourtant propres et avérées.
Ou qui concernent les autres ou certaines circonstances. Cela permet au junior de se protéger en refusant d’appréhender ce qui gêne. Le clivage est une pensée dichotomique, manichéenne concernant « tout et tous ». Également une scission de la personnalité en deux entités antinomiques, ce qui provoque de lourdes incohérences. De façon inconsciente. Au pire il peut y avoir maladie psychotique de type schizophrénique. Avec hallucinations, délires, double personnalité ou vision réelles et imaginaires. Double réalité, celle intérieure perçue subjective, comme faussée du jeune et celle objective tangible de l’extérieur telle qu’elle est effectivement.
À la jeunesse les dépendances addictives sont fort fréquentes. Leur rôle est de constituer un mode compensatoire hédonique, consumériste aux frustrations, limites et désappointements de cette période de vie. En laquelle il y a hiatus entre une maturité, des aptitudes et désirs accrus d’une part. Des contraintes, obligations, limitations et devoirs de l’autre. De fait la société perçoit, traite le junior comme déjà trop grand pour être petit et encore trop petit pour être grand. Période juvénile médiane donc inconfortable-1091.
Puisque les facilités, conforts si obsolètes de l’enfance ont disparu. Alors que ceux encore inaccessibles de l’adultisme plein et entier font encore défaut. Les addictions du junior jouent donc alors le même rôle que la succion du pouce du nourrisson. Il y a trois grands types de dépendances. Celles aux personnes, aux idées, comme celles de nature affective, amicale, amoureuse captative, non oblative. Ou celles de type sectaire et / ou idéologique excessif. Les dépendances à des produits tels l’alcool, le tabac, les drogues, aliments, médicaments.
Puis celles à des comportements comme l’abus de jeux vidéo, de sexe, de travail, comme les conduites à risques et / ou déviantes… La dépendance addictive est un abus récurrent, croissant et dommageable dont l’on ne peut se passer. Le jeune ne domine pas la pulsion compulsive mais est dominé par elle. Sa volonté propre est donc paralysée. Le danger est que le cerveau s’habitue au plaisir de l’addiction, exige donc de plus en plus de dépendance et consommation matérialistes. Pour continuer à assurer un contentement suffisant. Jusqu’au pire comme l’overdose mortelle de stupéfiant marquant la non-maîtrise juvénile de soi- 1092.
L’addiction est un manque d’assurance, une fragilité, une faille. Qui font que le jeune a besoin d’une « béquille physique et psychique » pour « tenir ». À défaut il y aura un pénible état de manque, souffrance accrue, d’obsession morbide. Qui ne laisse en paix que quand la satiété addictive est à nouveau assouvie. Par modification métabolique, psychosomatique apaisante, hédonique néfaste. Le danger est donc l’accoutumance et la dépendance physique et / ou psychique, morale. L’anxiété, le sentiment d’insécurité peuvent conduire le junior à des troubles dits obsessionnels compulsifs.
À des phobies pour se rassurer et s’apaiser. La phobie est une peur irrationnelle concernant une chose ou un lieu. Elle peut donc concerner l’école, les études. Les Toc sont des préoccupations excessives et / ou des comportements irrépressibles et impulsifs. Pensées et doutes obsédants, méticulosités, maniaqueries, rites, vérifications… Plus ils sont envahissants en temps, énergie, investissement, préoccupations plus ils sont handicapants et pathologiques. Le jeune qui en est conscient et le reconnaît souffre de névrose. S’il y a déni, inconscience un diagnostic de psychose peut être alors posé.
Le junior peut être déprimé s’il souffre moralement de façon brève, limitée. La dépression est une souffrance forte et durable à base de tristesse, d’anxiété, d’inhibition, de souffrance morale notamment. L’aboutissement le plus grave est de l’ordre suicidaire. En pensée, par tentative non létale et par aboutissement mortel. Le trouble bipolaire est un état récurrent de variations brutales d’humeur entre des extrêmes maniaques de gaieté, comme dépressifs de tristesse.
La schizophrénie juvénile est une dissociation de la personnalité, une déréalisation et décompensation par angoisse, souffrance et insécurité. Avec sentiment de persécution, paranoïa, délires, hallucinations, comme replis sur soi. Les états limites dits « borderline » peuvent signifier que le jeune est à la frontière notamment entre névrose et psychose. Ou concerné par les deux pathologies. Il est inconscient de son état, le nie mais il conserve le contact avec les réalités. Ce qui peut toutefois empirer sans aide.(Bochereau, Jeammet, 2007)-1093.
Les schémas de pensées, d’émotions, de comportements sont des « ancrages » cognitifs, d’affects, comme d’attitudes négatifs. Ils sont issus du passé, obèrent le présent des juniors. Cela est dû aux dysfonctionnements éducatifs de l’enfance. Qui rendent le jeune inadapté, figé, en difficulté, mal-être. En ce qu’il pense, ressent, agit ou non. S. Hahusseau décrit ces schémas. « Le schéma d’abandon-carence affective : je ne compte pour personne. Celui de sujétion : je fais tout en fonction des autres. Le schéma d’injustice : l’on me fait tout le temps du mal. Celui de culpabilité : j’ai mauvaise conscience. Le schéma de manque de reconnaissance : je ne me sens pas reconnu. Celui de manque d’estime de soi : je suis nul-le. Le schéma d’incompréhension juvénile : l’on ne tient jamais compte de ce que je dis. Celui de rejet : je suis toujours exclu-e.
Le schéma de manque, de limites : je mérite bien mieux que les autres ». L’auteur propose quelques pistes d’annihilation de ces schémas toxiques. Rêver, répartir les responsabilités, « tourner la page » du passé, mieux communiquer, dominer ses pensées automatiques, faire évoluer tous ses comportements. Pour grandir, réussir et s’épanouir nul jeune ne peut donc se contenter de ses acquis passés. Il ne peut que les adapter au présent. (S. Hahusseau, psychiatre française contemporaine, Comment ne pas se gâcher la vie, essai de psychologie, France, 2003)-1094. Au-delà, une vie des plus accomplies consiste pour tout humain, jeune y compris à constamment « revoir sa copie ». La remanier, corriger, amender. En « chantier permanent ». Ce qui signifie le devoir de dépassement de soi, meilleur don de soi. Pour toujours « s’améliorer, se bonifier ». En excellence non perfectionniste.
VOTRE ANDROJEUNOCONSULTING
[ D’ « AFFRANCHISSEMENT » FAVORABLE ]
Votre AndroJeunologie® vous aide à façonner vos intégrales audace, impavidité, résistance existentielles de junior. Avantager vos aisance, pondération, authenticité personnelles juvéniles. Fonder votre réelle ataraxie en une élévation, une vision d’avenir pour la réalisation de soi de votre jeunesse.
« Quand comme un oiseau On sent l’heure du départ Les ailes au ras du dos On « éteint » son histoire. C’est pas qu’ça fait souffrir, Ça fait même pas pleurer, C’est pas dur de partir Quand on n’veut plus rester » !-1095-1.
Telles sont les paroles d’une chanson interprétée en 1988 par l’actrice française D. Grey (1896-1996), parvenue centenaire, intitulée : Devenir vieux. Hélas bien des juniors d’aujourd’hui pourraient reprendre cette si triste complainte à leur compte ! La retitrer : « Devenir jeune » ! Trop d’entre eux, désabusés, résignés et tant désespérés ne supportent plus la morne destinée qu’ils subissent et ne peuvent plus « enrayer ». Trop voudraient « partir » par l’exil de la migration géographique, voire du trépas. Pour mieux re/vivre ailleurs, autrement, en renouveau, nouveau départ. Jeunesses Ô combien tragiques de la mythologie, la littérature et l’Histoire. Adonis et Aphrodite, Narcisse et Echo, Iphigénie. (Mythologie grecque antique). Saint Sébastien. (Martyr romain, IIIe s.). Paolo et Francesca. (D. Alighieri, poète florentin, 1265-1321, Paolo et Francesca, Divine comédie, poème épique et allégorique, États italiens, 1321)…
En son ouvrage La Teuf, M. Dagnaud interroge de nombreux juniors au sujet de la passion juvénile pour les soirées-sorties festives entre juniors. (M. Dagnaud, sociologue française contemporaine, La Teuf – Essai sur le désordre des générations, ouvrage sociologique, France, 2008)-1095-2. Ces collectives réjouissances néogénérationnelles n’ont pas ou plus pour seul but de s’amuser, prendre du plaisir, profiter de la vie, de sa jeunesse. De plus en plus il s’agit d’abord de s’étourdir, s’abrutir, « se défoncer ».
Pour s’/oublier, fuir un « malaise générationnel ». Un sentiment déprimant, désespérant d’inutilité, de dérision, vacuité, pathos. De vie dénuée de tout sens, sans nuls genèse ni réalité ni aboutissements. Le « trop vide » existentiel du manque est alors compensé par le « trop plein » en excès de la « catharsis festive ». Pauvre jeunesse qui n’a plus à sa portée que l’autodestruction nihiliste pour se donner encore la pauvre illusion d’exister. Plutôt que l’accomplissement de soi authentiquement constructif !
– Façonner Vos Intégrales Audace –
Impavidité, Résistance d’AndroJeune
Malaise est un terme masculin du douzième siècle. Il signifie – seizième siècle – « sentiment pénible et irraisonné dont l’on ne peut se défendre ».
(Dictionnaire de la langue française Robert, France, 2007)-1096.
Votre AndroJeunoConseil® vous aide, jeune homme à vous « défaire de votre doute existentiel ». Personnel comme néogénérationnel. Nombre d’entre-vous, junior, vous inquiétez de vous-même et de votre devenir. Il s’agit de vous faire prendre conscience de vos qualités. Vous faire lutter contre vos failles. Garder votre cap et votre espérance pleins et entiers quoi qu’il arrive !
T. Gainsborough, peintre anglais achève de réaliser à même pas vingt ans son beau tableau : Conversation dans un parc, en 1746-1747. (T. Gainsborough, 1727-1788, Conversation dans un parc, œuvre picturale, Royaume de Grande-Bretagne, 1746-1747)-1097. Cette peinture représente donc deux jeunes gens à l’orée de la vingtaine, sans doute l’artiste lui-même et sa jeune épousée Margaret. Ils conversent tous deux sur un banc rustique en pleine nature luxuriante à ce qui semble être la saison automnale. Avec en arrière plan un petit temple d’inspiration antique-1098. La jeunesse notamment masculine aime l’action, le mouvement, le changement et les sensations physiques. Or, elle apprécie tout aussi bien de rester au calme à ne rien faire, rêver, « refaire le monde ». Parler, échanger, deviser, écouter, être entendue et donner son opinion, solliciter des avis.
En un mot, « pétrir la glaise intellectuelle par le verbe et l’ouïe » en pleine réciprocité mutuelle. En « émetteurs et récepteurs ». Les juniors sont fort attachés à leurs libertés, autonomie, indépendance toutes neuves, en sont fort jaloux et ombrageux. Or, ils savent tout autant qu’ils ont grand besoin des autres pour grandir et s’épanouir en dignité. En premier lieu et au tout premier chef naturellement leurs pairs qui leur sont d’un si grand secours, réconfort.
Également les adultes pour leur sagesse, leur expérience et maturité : parents, enseignants… Ainsi le jeune Sébastien veut rester libre mais évoluera grâce aux autres. (Libre et assoupi, comédie de cinéma du réalisateur français contemporain B. Guedj, France, 2014). Pour ceux qui requièrent une relation d’aide, le veulent les juniors sont à raison fort exigeants. Ils n’attendent pas seulement écoute, compréhension, soutien authentiques, attentifs, attentionnés.
Également surtout guidance, éclairages, conseils concrets, avisés et efficaces. Adaptés, adéquats, pertinents, qui « parlent » à leur génération, les convainquent fort par leur utilité, performance, l’intérêt qu’ils en retirent. Pour « bien vivre, aller mieux, devenir meilleurs » et progresser pas à pas, optimiser leurs potentiels. En congruence, compassion, empathie. Un véritable préceptorat de vie. C’est la raison pour laquelle nombre de jeunes sont en nécessité de recadrage, comme de restructuration de vie. Sauf cas pathologiques, vraies souffrances psychiques aiguës. Ils relèvent alors non de la psychothérapie mais de l’accompagnement en développement personnel, accomplissement de soi du conseil androJuvénile. Comme de l’AndroJeunologie®.
La culpabilité est un sentiment douloureux souvent éprouvé à la jeunesse qui suscite des émotions pénibles et fragilise le junior. Cela est d’autant plus fréquent, difficile à vivre que cette période de vie est très incertaine. Emplie de doutes de soi et d’autrui, des choses et événements. Une époque de construction et mise à l’épreuve. En laquelle il s’agit de faire montre de qualités, d’aptitudes, d’efforts, de ténacité pour grandir, devenir adulte et « faire ses preuves ». D’où le sentiment d’incompétence de maints jeunes, d’incapacité, d’indignité, de peurs de l’échec, du rejet. De ne pas y arriver et s’en sortir, de ne pas trouver sa place. D’être stigmatisé et incompris, de décevoir les autres et d’être déçu par soi et autrui. À cet âge la pression des pairs et des adultes : parents, enseignants ou employeurs est terrible, insupportable pour certains.
En une époque de compétition si acharnée, de performances maximales exigées. En laquelle il faut parvenir, réussir coûte que coûte et à tout prix pour prouver que ce que l’on est, fait est valable. Ainsi le jeune confondra souvent la qualité et le résultat de ce qu’il fait, a, paraît avec la valeur de ce qu’il « est » lui-même en tant que personne humaine. S’il réussit, est ainsi conforme aux attentes sociales « tout va bien » ou presque. Sinon le junior verra son image, son estime de lui-même fondre « comme neige au soleil ». D’où un fort sentiment de culpabilité plus ou moins récurrent, important, voire dramatiquement handicapant. Ce qui aboutit alors à un véritable mal-être. En certains cas la culpabilité est d’autant plus « pathologique » qu’elle ne repose sur rien-1099.
Rien d’objectif ni de tangible mais un état d’esprit perturbé de faible estime, confiance, affirmation de soi. Lequel aboutit à se sentir « indigne, déchu » par principe. Certitude de toujours mal faire et être quoi qu’il en soit à son corps défendant. Le jeune qui se sent et se croit coupable est toujours insatisfait de lui-même. Par croyance erronée, nocive de n’être jamais à la hauteur de quelque enjeu que ce soit. Petit, moyen, comme grand. En pensées, émotions et comportements : actes, paroles, abstentions. Le junior se condamne, se punit lui-même en véritable, impitoyable « bourreau intérieur ».
Sans circonstances atténuantes ni remises de peines ou clémence possible. Mauvais par conviction il doit toujours « expier en châtiment pour la rédemption de ses fautes », sorte de « congénital péché originel » par prédestination. Par devoir de perfection, terreur de l’échec, de faillir, refus impitoyable de toute erreur possible. Jusqu’à presque « demander pardon d’être né », d’exister. Perpétuel accusé, coupable, condamné, exécuté, jamais absous ni lavé de ses « offenses ». Le plus souvent pourtant totalement imaginaires. Ainsi va la jeunesse si mal-aimée, déconsidérée, rejetée !
Le jeune « coupable » cultive des pensées de culpabilité en se jugeant sans cesse bien trop durement, sans indulgence ni commisération. Il éprouve des émotions, des sentiments de culpabilité notamment de peur et tristesse. Il adopte des comportements de culpabilité par l’inhibition, la manipulation ou l’agressivité. Or, sans jamais ni pouvoir ni vouloir ou savoir s’affirmer en toute assertivité. Le junior s’exprime ou agit. Il observe les effets de son attitude sur lui-même, autrui. Il réprouve son attitude, ne la juge pas conforme à l’aune des canons qu’il estime acceptables par lui-même et supposément autrui.
Il se morigène fort, se fustige intérieurement dépité, se promet de mieux procéder la prochaine fois. Verdict et sentence de culpabilité sont tombés durement. D’autant plus que le jeune « plaide toujours coupable, Votre Honneur » ! La honte et le tourment ou le regret en sont la marque d’opprobre, le sceau d’infamie. Humiliation, rage, mortification, torture de soi et chagrin… itou. Le junior ressasse, rumine ses déboires, sa déroute à l’infini s’accablant de reproches. Imaginant un scénario, une issue plus favorables pour lui et regrettant de n’avoir su mieux faire. L’anxiété suit-1100.
Le jeune se surveille, se sent « en sursis », sous la menace permanente, l’angoisse que le drame ne se reproduise. Le prenne derechef à défaut. Il multiplie précautions, circonspection sur le permanent qui-vive, aux cent coups, le cœur battant. À l’affût du moindre danger, des chausse-trappes et autres infâmes traquenards. En lesquels il s’obsède à ne point trébucher ni horreur suprême tomber. Le junior se culpabilise lui-même et lui seul par fort mauvaises interprétations et dramatisations. Imagination irrationnelle excessive, distorsions de pensées, d’émotions et de comportements.
Le jeune retient à tort tout ce qui semble en apparence trompeuse aller à ses yeux dans le sens de sa culpabilité supposée. Il élude, nie, refuse de voir, occulte consciemment et inconsciemment tout ce qui pourrait pourtant corroborer son innocence. Tout ce qui existe ici-bas est perçu par lui comme allant contre lui mais rien en sa faveur. Le junior autoculpabilisant se pare toujours de la pourpre toge cardinalice du martyr, du sacrifié, du persécuté et du condamné. Ou du sombre appareil du bourreau. Des réalités anodines habituelles et légitimes ou normales même si elles peuvent paraître injustes ou inadéquates, provoquent chez lui une culpabilité destructrice. De celle qui n’a pas lieu d’être.
Sa culpabilité juvénile étant devenue une habitude réflexe, une « seconde nature » en lui-même il la cultive d’instinct. Il finit même par « y prendre goût ». En quasi- « masochisme » car ce travers pourtant si dommageable et si pénible pour lui semble être à ses yeux un indicateur rassurant. Protecteur, d’alarme, de sécurité pour se prémunir du pire par alerte, vigie permanentes. En quête éperdue pour annihiler les impitoyables sentiments ravageurs de vulnérabilité, faiblesse, d’infériorité et d’impuissance du junior.
Mettre en œuvre d’autres tactiques plus appropriées et dérangeantes que la culpabilité pénible mais rassurante car protectrice permet de se défaire de cette dernière. Car l’on ne supprime véritablement que ce que l’on remplace. Ce qui déclenche tant à tort la culpabilité par routine sera attaqué et défait. Coupable et honteux en son esprit le jeune se croit « vaurien, bon à rien et mauvais en tout et pour tout ». Il croit que se sentir coupable de façon supposée implique ipso facto de l’être réellement ce qui le fait souffrir. Il revêt la « tunique de la victime, du martyr »-1101.
Le junior est « aux abois », en colère, plaintif, sans confiance, attentiste, routinier et anti-mouvement, changement, craintif. Il s’autodévalorise, s’apitoie sur lui. Il s’en veut, est tendu, stressé. Sous le coup de l’opprobre universel. Il refuse les signaux positifs et encourageants qui lui sont adressés. Il se sent incapable, mal aimé, rejeté. Il ne se voit que des défauts, pas de qualités. Il se sent malheureux, fuit crises et conflits. Le sentiment de culpabilité entraîne immanquablement la terreur de nuire aux autres, de les blesser, fâcher, vexer. D’en subir les mauvaises conséquences sous forme de rétorsions.
Le jeune va donc toujours se projeter et anticiper pour ne pas être « pris en défaut ». Fuir le déshonneur, l’avanie, l’anathème. Ne pas provoquer de blâme, rejet, d’abandon. Lui seul peut comprendre, se convaincre lui-même qu’il n’est pas coupable, fautif, responsable de ce qui n’existe qu’en son imagination troublée. En cercle vicieux plus il se sent coupable, subit sans broncher, acquiesce à tout même au pire plus les autres prendront un malsain, lâche plaisir à lui confirmer le poids de ses fautes imaginaires. Le junior endurera alors une malveillance manipulatrice des plus perverses-1102.
Ce qui les dédouanera de leurs propres turpitudes, se défaussant sur le plus faible. Le cercle vertueux juvénile consiste à être sûr de soi, de son bon droit, innocence ou sa bonne foi. Ce qui dissuade les autres de s’en prendre à lui le sachant inébranlable, impavide. Apte à tacler l’impudent qui oserait le moucher imprudemment. La culpabilité indue vient souvent de l’enfance, l’éducation parentale, professorale. En normativité, dressage, conditionnement instillés de chaque instant. Face à l’autorité, aux injonctions, préceptes des adultes alors réputés d’excellence supérieure.
L’enfant puis le jeune se sentent infériorisés, incapables, malfaisants. Chaque milieu familial, scolaire, social, professionnel, culturel ou amical a ses codes, savoir-faire et être imposés culpabilisateurs. Si l’éducation est tempérée, équilibrée : souple, ferme le jeune croit en lui, élude ce qui est pensé de lui, ignore avec superbe son image de marque. Une éducation trop rigide, intolérante rend soi-même impitoyable à ses propres yeux. Réfractaire aux moindres écarts et travers de sa personne. Le junior a des parents qui le rabaissent, le dévalorisent, le rudoient, le sanctionnent de façon « aveugle ».
Ne lui font aucun crédit, rendent toujours le jeune responsable du pire. Ils ne croient pas en lui, le lui signifient. Ils critiquent sans cesse le junior, l’infériorisent par rapport à autrui. Ils mettent en exergue ses supposées erreurs, éludent ses mérites, succès. Ils ne l’écoutent en rien, restreignent ses libertés. Le jeune est un « réprouvé » pour tout, félicité, encouragé, soutenu en rien. Il n’est pas pris en compte, sa personne même est niée. Il n’est crédité de rien, débiteur de tout. Un voile de malédiction, d’avanie, d’indignité permanent est jeté sur lui.
Tant et si bien qu’il se croit « coupable de tout, porteur de tous les forfaits du monde ». Sans compter les colères, menaces, agressions verbales, physiques subies depuis l’enfance de la part de ses parents. Avec les traumatismes, l’insécurité, la peur juvéniles générés par l’arbitraire, la violence, la maltraitance, l’injustice. Perversité fort malsaine consistant à faire croire au junior depuis sa naissance qu’il était, est le seul « responsable » de son sort. Du traitement subi du fait de sa pseudo-culpabilité. Soi-disant fautes, erreurs, insuffisances et mauvais comportements, résultats scolaires et autres. En « bizutage social anti-jeune »- 1103.
Par imposture le junior a été fort convaincu de son « indignité » factice. Il se sent donc en permanence en la peau du coupable type par excellence. Endossant un rôle convenu, de composition, d’acteur comme une vraie nature seconde. Consistant à croire avoir soi-même toujours tort, les autres jamais mais eux toujours raison. Le jeune culpabilisant veut trop contenter tout le monde, tout le temps, ne fâcher personne ce qui finit par tous les indisposer contre lui. Il privilégie les autres, leurs besoins et attentes aux dépens de lui-même et des siens propres. Le junior a peur et s’affole à la moindre difficulté.
Il n’exprime rien sur rien. Il adopte toujours la « stratégie de fuite, d’évitement » face à toute gêne. Il est submergé et tétanisé par ses émotions. Il est inhibé, il subit, est dépendant, attend ce qui ne vient jamais. Il éprouve rancœur, rancune, reproche, ressentiment ou volonté de vengeance, revanche, rétorsion contre les offenses. Il éprouve un sentiment d’imposture, de duperie, de mensonge et de tricherie tant il se croit médiocre, incapable. Le jeune porte les malheurs du monde, d’autrui sur ses frêles épaules, se sent alors des plus déprimés, indignes et déchus à longueur de temps.
Par préjugé négatif systématique sur lui-même le junior pense que tout ce qui émane de lui-même est mauvais. Sera donc perçu et stigmatisé comme tel par autrui. Il prête à tort aux autres des intentions hostiles, malveillantes, malfaisantes à son égard. Sans nul début de preuve, signe en ce sens. Il suppute gratuitement, extrapole inutilement à partir de riens. Il décode, décrypte de façon erronée les pensées, émotions, affects, paroles, abstentions, comportements des autres. Non à partir de faits réels, avérés mais de ses interprétations pessimistes, inquiètes, toujours défavorables à son encontre selon lui.
Suite à ses propres critères biaisés d’évaluation. Seule compte la réalité existentielle et non ses causes réelles ou supposées. Le jeune ne prendra en considération que ce qu’il constate objectivement, non ce qu’il pressent, subodore. Tant qu’aucun fait tangible n’incrimine le junior ce dernier se doit de se convaincre que cela implique ipso facto qu’il n’a donc commis aucune faute. Faute d’indices, de confirmation directe assurés il cherchera toujours à vérifier ses simples croyances et intuitions. En investiguant et interrogeant pertinemment toutes les personnes concernées.
Quel que soit le résultat de l’enquête, positif, neutre, négatif pour lui le jeune restera zen sans céder à l’anxiété ni au stress ni à la panique. Ne compte que ce qui est, non ce que le junior pense, craint ou aimerait que ce soit. Il a donc appris à ne plus se laisser manipuler, duper par ses propres failles. Il lui reste à ne plus se laisser intimider par les manœuvres d’autrui à son égard ! S’il ne s’ « en laisse plus compter » il est fort probable que les autres mettront en œuvre des mécanismes de défense contre sa nouvelle fermeté. Le jeune prendra alors bien soin de les éluder et passer outre sans états d’âme aucuns.
Toute muraille peut être contournée, escaladée, percée, creusée, dynamitée ou simplement pénétrée par toutes ses entrées naturelles. Seule la fermeté la plus inébranlable, les « rapports de force », de souveraineté entraînent le respect d’autrui. Jamais la désastreuse politique des « bons sentiments ». Cela se vérifie entre les nations, tout comme entre les individus ! La culpabilité injustifiée rend trop faible, dépendant, contrit, inférieur, vulnérable. Stressé, anxieux, apeuré, émotif, insécure et honteux, indigne, déchu, démuni, triste et déprimé. Ce qui abat le junior au plus profond-1104.
La certitude de sa légitimité, de son bon droit, de son innocence avérés assure l’inverse. Force, indépendance, sérénité, suprématie, solidité, paix intérieure, rayonnement, assurance. Maîtrise de soi et sécurité, fierté et dignité, accomplissement de soi et valeur, joie de vivre, enthousiasme ! Le jeune prend la saine habitude de ne plus jamais accepter de porter le poids de fautes imaginaires ou qui sont celles d’autrui et non les siennes. Même et surtout si les autres tentent de lui « faire porter le chapeau » de façon malhonnête, abusive. Le premier outil défensif du junior culpabilisant est la fuite, l’évitement notamment des conflits, crises, tensions et difficultés.
Par peur, sentiment d’impuissance. Mauvais souvenirs d’événements négatifs similaires du passé. L’évitement est un procédé dilatoire, d’opposition, de blocage à l’égard de ce qui incommode. La fuite est le fait d’échapper à une réalité dérangeante. Alors souvent le jeune prend les devants notamment en cas de tension prévisible, présumée avec autrui. Il y a désintérêt, refus de ce qui est nouveau, imprévu, inopiné. À l’inverse des juniors inventeurs tel G. Rolland, créateur doublement primé du SensorWake, réveil olfactif. (France, 2014). Lequel sera outre une prouesse technologique un grand succès commercial !
Le jeune reste toujours enfermé en sa bulle de confort, sécurité familière qui le rassure car il la maîtrise parfaitement. Il ne se manifeste en rien, ne s’exprime sur rien pour éviter d’avoir des ennuis. Il s’excuse, se justifie, trouve des prétextes pour se cacher, se protéger. L’agressivité colérique excessive est un autre moyen de ne pas faire face et adéquatement aux réalités. Il y a aussi la paralysie, l’effondrement, la perte de ses moyens, les pleurs, cris. Le junior n’a confiance ni en lui ni en autrui, la vie, son destin car il n’a ni estime ni affirmation de lui-même.
Il n’exprime donc ni besoins ni désirs ni demande. Il ne veut être redevable à personne, est convaincu que lui seul peut bien faire, jamais autrui. La « mauvaise gestion » émotionnelle paralyse, empêche tout jugement sain, sensé et toute concentration. Par peur, manque d’assurance le jeune procrastine fort et repousse toujours dans le temps tout ce qui l’inquiète. Lui paraît hors de ses capacités, nouveau ou pénible, ainsi que par mauvaise habitude d’inertie. La bonne organisation à l’avance paraît redoutable et hors d’atteinte ou de propos. Souvent l’attentisme paraît à la jeunesse bien plus attractif que l’action pure-1105.
Le junior est trop perméable aux attaques, critiques, mauvais procédés d’autrui à son égard. Ces derniers ne sont pas dramatiques en soi mais deviennent dévastateurs. Du simple fait que le jeune les appréhende lui-même comme d’atroces forfaits douloureux. Les reprend à son compte et leur accorde pleine foi en tant que tels et d’office. Il fait bien trop crédit aux sentiments d’autrui. Il se sent trop partie prenante aux malheurs des autres. Cela le rassure et soulage d’y prendre sa part en « bon samaritain ». Cela lui permet d’être bien perçu par autrui.
Le fait d’aider son prochain conforte le junior en élevant son estime de lui-même si défaillante. Il ne vit pas « par, pour lui-même » mais les autres. Le danger est que cela est toujours « à sens unique ». Le jeune se fait exploiter, il n’obtient aucune réciprocité ni même nulle reconnaissance. Il ne s’en fait qu’encore un peu plus toujours maltraiter. La culpabilité pathologique n’est qu’une marque d’immaturité qu’il est urgent de détruire pour enfin devenir adulte ! Le junior ne fait que discréditer à ses propres yeux tout ce qu’il est et fait même le meilleur. Le jeune culpabilisant ne s’aime pas, ne s’accepte jamais, se rejette délibérément.
Il est donc incapable de pouvoir imaginer être valable, important, méritant. Pour fuir la fuite, éviter l’évitement il n’aura plus peur des conflits éventuels. Il veillera alors à toujours bien exprimer son avis tel qu’il est sincèrement. Chaque fois que c’est le cas le junior affirmera son opposition ou désaccord sans faiblir avec assurance. De même si cela s’impose par devoir de vérité il critiquera ce qui est condamnable chez autrui mais non la personne elle-même. Autant que nécessaire il n’hésitera pas à être audacieux, iconoclaste et à violer les conventions, canons communément admis, les habitudes.
Dans le respect des personnes, de la bienséance et de la droiture. En ces limites morales le jeune se doit d’être lui-même, de suivre ses propres principes légitimes et fondés. Non ceux d’autrui, de codes extérieurs préétablis. Surtout en un pays, une société hexagonaux aussi rigides, figés, malthusiens la jeunesse se doit de bousculer les routines, inerties, conventions. Imposées par et à l’avantage des seuls adultes. L’on n’oblige les juniors à évoluer qu’en les « bousculant » avec respect, jamais en étant complaisant avec eux. La considération passe par le devoir de vérité-1106 !
Le jeune apprendra aussi à refuser, contrarier, peiner, déplaire, offusquer, choquer, décevoir autrui. Si cela est « à bon escient », correspond à ses justes opinions et intérêts. L’essentiel n’est pas de complaire aux autres mais de veiller à ses plus légitimes intérêts personnels. Qu’importe que ceux-ci soient contraires ou conformes à ceux des autres humains. Il est fort normal que le junior satisfasse ses envies, plaisirs ou désirs en la mesure du raisonnable. Même au prix de passer parfois pour égoïste. Chaque « bienfait », service accordé à autrui le sera sous condition expresse, immédiate de réciprocité, mutualité complètes et rapides.
Le jeune exigera quelque chose de même nature et valeur comparable en échange de ses « bons et loyaux services ». Car la vraie loi de la vie est « donnant-donnant ». Cela permet de prévenir tout abus en un monde en lequel le but est de « prendre au maximum, donner au minimum ». Un vrai, bon « coup de pouce » n’est jamais unilatéral, à sens unique. Si le junior a été « offensé » il répliquera sur-le-champ face à l’agresseur, jamais indirectement et ultérieurement en secret, se cachant. Loyauté, honneur, noblesse et dignité l’imposent sans contredit.
Le courage juvénile est la solution pas la dissimulation ni la lâcheté. De même vengeance, représailles, rétorsions seront prohibées car contre-productives, amorales. Seule l’explication directe, franche, calme et ferme s’impose. Toute violence physique ou verbale est inutile. Disparaître en piteuse déroute est à éviter. « Qui ne dit mot consent » ! Qui capitule en rase campagne et prend la fuite donne raison à l’ennemi, lui laisse pleins champ libre et victoire. Les addictions de compensation des frustrations sont interdites quelles qu’elles soient. Elles ne résolvent rien, aggravent tout, ne sont que les vecteurs d’une lâche fuite en avant dans l’irréalité, l’irresponsabilité du junior.
Tromper ou quitter « sur un coup de tête » son ou sa partenaire de cœur. Arrêter ses études, son travail professionnel pour prétendre s’affirmer, compenser ses « déboires ». Tout ceci ne sert à rien, ne règle davantage rien. Les mêmes mauvaises causes généreront toujours les mêmes mauvais effets. Aussi sûrement que « la pluie mouille ou que le soleil réchauffe ». Il s’agit alors d’obtenir de très bons résultats les meilleurs possibles en instaurant par le jeune de non moins bonnes sources originelles-1107.
D’où l’impératif d’adopter des attitudes inédites, plus appropriées, meilleures. Si le junior a été maltraité par autrui il lui signifiera ce qui constitue l’agression. Il dira quels sont les effets négatifs pour lui, ce qu’il éprouve à cet égard et de ce fait. Le jeune proposera à l’offenseur de s’amender, corriger son comportement inadéquat. Puis l’agresseur sera avisé que s’il fait l’effort de revenir à de meilleurs sentiments le junior sera tout disposé à se montrer avec lui plus conciliant. Qu’à défaut la relation s’en ressentira fort aux dépens de l’agresseur.
Si ce dernier ne fait toujours pas amende honorable le jeune répétera une seconde fois toutes ses mises en garde précédentes. Si cela ne suffit toujours pas à calmer l’abuseur il lui suffira de prendre fermement congé de lui. En lui disant regretter fort le blocage qu’il persiste à faire. Souvent le junior culpabilisant est bien trop complaisant avec tous par peur d’être rejeté. Or, il vaut mieux être rejeté en ayant défendu ses droits, sa dignité. Que de ne pas l’être or, au calamiteux prix exorbitant de se faire allègrement bafouer jour et nuit par un entourage sans vergogne. Ou des « scélérats de sac et de corde, aigrefins, gredins sans foi ni loi »-1108 !
Le rejet de soi par autrui ou l’inverse n’est pas un mal en soi mais doit être accepté tel un aléa normal, habituel de la vie. Au même titre qu’un autre. Aussi désagréable pour l’ego juvénile soit-il. D’autant plus que nul n’est irremplaçable et qu’ « un de perdu, dix de retrouvés » comme le dit l’adage. Qu’ « il vaut mieux être seul que mal accompagné » ! Être débarrassé de gens qui ne veulent pas de soi même au prix d’être congédié par eux. L’essentiel pour le junior est que l’ « abcès soit crevé » alors qu’importe la provisoire petite « piqûre d’amour propre » subie.
Puisqu’elle « rend service » ! Pour s’affirmer il convient de s’imposer et pour s’imposer il s’agit de savoir « déranger » autrui à bon escient pour exister. Qu’importent les conséquences et réactions, l’opinion des autres, l’image que le jeune donne alors de lui à autrui, bonne, neutre ou encore mauvaise. Il s’agit du problème des autres, pas du sien. Si les autres sont irrités, vindicatifs cela les regarde ! L’essentiel est de s’accepter, s’aimer, se comprendre, se reconnaître, se soutenir, s’encourager, se motiver, se consoler soi-même. Le réconfort de soi par les autres n’est pas une obligation mais une libre faculté de leur part.
S’ils y souscrivent tant mieux ! Sinon le junior peut s’en passer. L’essentiel est qu’il ait foi en lui, se batte, avance dans la vie pour le meilleur, même possiblement le pire. Car ainsi va l’existence juvénile terrestre ! Aimer autrui ne consiste pas à en être esclave. S’aimer soi pas davantage. Le jeune doit donc apprendre à s’affirmer pour cela, ne plus craindre de déplaire aux autres. Il cassera toutes ses habitudes journalières, fera évoluer ses opinions habituelles, sa personnalité, il renoncera aux relations toxiques. Bouger soi-même permet de faire « changer » les autres, de les mener à reconsidérer leur opinion sur soi.
Lâcher-prise, distanciation, relativisation sont aussi les meilleurs moyens de mieux s’affirmer. Le junior est responsable de lui-même mais jamais des autres ni de tout ici-bas. En tant que personne il accordera plus d’importance à ce qui le concerne, l’intéresse, le caractérise qu’à ce qui a trait aux autres. Autre loi naturelle et légitime de la vie. Le jeune culpabilisant est fort habité, hanté par la peur de l’échec ce qui doit être annihilé. Il est toujours persuadé qu’il n’est pas compétent, pense donc qu’il dupe indûment la terre entière à ce sujet. En coupable honte et sentiment d’indignité.
Tant le junior est convaincu n’être capable que du pire, multiplier erreurs, fautes, calamités. Il est terrifié à l’idée d’être « démasqué, pris sur le fait ». Alors il se surveille en permanence pour ne pas « fauter ». Il espionne sans cesse autrui dans l’inquiétude de la découverte de son imaginaire forfait. Il prévoit le pire, l’éclatement d’un scandale révélant ses supposées turpitudes, la nécessité de « battre alors en retraite ». Cela vient d’une mutilante éducation passée impitoyable. Alors le jeune est « perfectionniste » ce qui ne règle rien et aggrave les choses par fuite en avant accrue.
L’erreur sera acceptée, apprivoisée car elle est humaine. Cela n’empêche nullement d’être quelqu’un de hautement valable, de réussir, d’être heureux, d’entreprendre, de progresser, s’améliorer. L’on apprend plus de ses erreurs et échecs que de ses succès et exploits. Ni culpabilité ni vanité or, saine affirmation de soi. L’exigence ne saurait être ni trop élevée ni trop basse mais juste ce qu’elle doit être pour progresser. Sans stagner, régresser ni se décourager. Tout en se battant pour « s’améliorer » le junior peut accepter de faillir, d’être faible, fragile, en insécurité. Il sait qu’il est imparfait comme tous-1109.
Il le peut car il comprend enfin que sa valeur en tant que personne unique est indépendante de ses résultats, capacités et actes. Un jeune pourra être valeureux en l’erreur et l’échec comme il peut être médiocre en la réussite. Or, il peut aussi naturellement être misérable en ses ratés, sublime en ses succès. La personne n’est jamais le résultat et réciproquement ! Le junior acceptera aussi de se confronter à tout ce qu’il ne maîtrise pas, ignore, à l’inconnu, l’imprévu, au risque – intelligent, calculé -. À ce qui lui échappe et qu’il ne sait pas accomplir.
Pour s’obliger à se dépasser, sortir de lui-même le jeune d’ordinaire suiviste se muera en leader charismatique et initiateur. Si d’aventure il est habituellement « chef de bande » il se fera « secundus inter pares », pas même « primus ». Second parmi les siens, non pas premier. Les compliments des autres à l’égard du junior seront agréés, même recherchés par lui, non plus esquivés, minorés ou rejetés. Le jeune acceptera et aimera son corps, sa personnalité tels qu’ils sont ni plus ni moins. « S’il ne peut avoir ce qu’il aimerait il aimera ce qu’il a » ! Très sage précepte à appliquer par une nouvelle génération fort consumériste, hédoniste et matérialiste !
Cela vaut pour les jeunes des deux sexes qui souffrent de se croire ou d’être convaincus par autrui d’être trop peu ou pas attirants. Comme pour ceux qui pensent ou sont réputés être très séduisants. Les premiers souffriront du « syndrome de rejet » par image répulsive. Les seconds ne supportent plus d’être sans cesse harcelés, recherchés par « syndrome d’attractivité » excessive. Quant à celles ou ceux qui sont en la « moyenne », laissent donc plutôt indifférent ils regrettent souvent de n’être « que medium ». Que le junior (se) plaise ou pas ou laisse indifférent, s’accepter, s’aimer physiquement, moralement est indispensable pour bien vivre.
Tout jeune a le droit, devoir d’être libre, indépendant, heureux, en réussite, prospérité, bonheur. À lui de s’octroyer ces bienfaits auxquels il a inconditionnellement droit. À lui de les arracher à la vie. Car rien ne s’obtient d’autrui ici-bas, tout se conquiert de haute lutte par soi-même, son propre combat acharné. Comme les ex-peuples colonisés, opprimés en savent le prix même du sang. Le junior culpabilisant doit cesser de vouloir tout maîtriser, contrôler, dominer, prévoir, gérer car cela est strictement impossible et même nuisible-1110.
« Le mieux est l’ennemi du bien ». Vouloir trop bien faire aboutit toujours à mal faire. Le jeune prétend tout contrôler par peur de l’imperfection, des reproches ou des conflits. Alors il se « plie en quatre » pour les autres sans avoir leur aval donc leur gratitude, il finit par « se mettre tout le monde à dos ». Ayant beaucoup – trop – fait pour les autres le junior culpabilisant saura désormais inciter les autres à aussi se mettre « à son service ».
Il leur donnera tout loisir de faire à sa place sans même avoir à le leur demander explicitement ni même à leur suggérer implicitement. Faire bien n’est pas faire trop. Le jeune restreindra ses bons offices afin qu’ils ne deviennent pas intempestifs mais restent raisonnables donc appréciés. Les autres doivent savoir aussi « se débrouiller par eux-mêmes ». Le junior saura communiquer, s’exprimer, écouter à bon escient ni trop ni trop peu. Il évitera de vouloir systématiquement « être en première ligne ». Il faut aussi savoir « lever le pied », ne rien faire. (Ruben, 2004)-1111.
« […]. Quand on sort les gens nous regardent comme si on était de trop. Quand tu vis cela depuis dix-neuf ans tu as envie de tout casser. […]. Ces regards constamment posés sur toi comme si, tu étais une bête sauvage échappée d’un zoo ! C’est étouffant. Tu as envie de les oublier mais tu ne peux pas. C’est ta vie qui est comme ça, tu ne la changeras jamais, c’est impossible… On ne vit pas un conte de fées. On voudrait bien sûr s’en sortir mais on ne peut pas. C’est foutu. C’est mort. C’est fini » !
(J. Broda, sociologue français, 1944-2020, C’est un jeunocide !, essai sociologique, France, 1996)-1112. Ainsi s’exprime un garçon de dix-neuf ans d’une cité défavorisée. Terrifiants propos d’un vieillard amer au seuil de la mort ? D’un adulte qui se sait condamné à brève échéance par un mal incurable ? D’un enfant qui vient de perdre ses deux parents par accident ? Non, ceux d’un jeune homme au seuil de l’existence avec ce que cela implique de possibles tonicités, d’espérances. Or, déjà vaincu, désespéré, résigné. Non au dix-neuvième siècle de misère ouvrière. Ni d’un pays déshérité du Sud. Bel et bien de notre temps en France ! Certes non des beaux quartiers mais pas davantage dans la misère. Ces paroles datant de vingt ans étaient très minoritaires. Aujourd’hui elles reflètent fort le réel abattement majoritaire de la jeunesse de France, scandale de fait des plus jeunocidaires ! En un véritable « bûcher des innocents ».
– Avantager Vos Aisance, Pondération –
« Authenticité » AndroJuvéniles
Faute d’être capable de bien vous affirmer, jeune, vous avez tendance à être passif ou agressif voire manipulateur. Vos timidité, inhibition, introversion excessive et peur des autres voire phobie sociale sont très courantes chez vous, junior. Surtout en un pays la France en lequel l’affirmation de vous, jeune, est encore bien trop mal considérée, trop peu encouragée, valorisée. Notamment à l’école mais plus généralement en la société entière.
Il est plus attendu des jeunes français qu’ils soient « dociles, sous contrôle » plutôt qu’ils prennent de fort libres initiatives, de réelles responsabilités. Ils seront donc bien plus « conformistes que subversifs ». Contrairement à leurs homologues occidentaux nord-américains, nord-européens, germaniques ou australiens. Il s’agit donc-là d’un principe tant culturel que psychologique. Le junior affirmé est « bien outillé » pour « affronter toute la vie ». Fort heureusement le jeune purement agressif ou manipulateur est minoritaire. Nous traiterons de l’inhibition, la timidité juvéniles problématique centrale avant l’âge adulte. Même si cela peut continuer après.
60 pour cent des Français se disent « timides » soit bien plus que la moyenne occidentale. L’éducation, le système sociétal français relevant plus encore pour tous de l’ordre autoritaire et rigide vertical que du système participatif souple et horizontal. Le junior timide a besoin d’être conforté, rassuré, il prise donc ce qui lui est familier et plus sûr à ses yeux. L’inconnu l’inquiète et il l’évite. Il a peur de l’évaluation d’autrui sur sa personne, de l’impression qu’il donne de lui aux autres.
Surtout si l’échéance est d’importance comme un examen ou une rencontre amoureuse. La difficulté n’est pas ponctuelle, conjoncturelle mais permanente et structurelle. Le jeune inhibé est mal à l’aise avec lui-même car il l’est avec les autres et inversement. Ce qui occasionne frustrations, désamour de soi, comme autodévaluation. La timidité s’accompagne souvent de signes, sensations physiques pénibles. Comme la transpiration, les tremblements, rougissements, le cœur qui s’emballe ou la gorge nouée. Le junior timide s’efface, ne se défend pas ou mal car il craint fort les autres et leurs réactions hostiles-1113.
Étant convaincu de leur déplaire, de s’attirer leurs foudres s’ils s’affirment ou s’opposent. Les situations sociales d’exposition de soi comme la prise de parole publique inquiètent tout particulièrement le jeune inhibé, timide. Ainsi à des interrogations orales devant sa classe ou en examen il aura le trac. Le plus souvent il ne prendra pas spontanément la parole en classe, il sera peu ou non participatif. Par peur de se tromper, des moqueries ou du rejet de l’enseignant même quand il est certain d’avoir la réponse adéquate ou question pertinente.
Nombre de lycéens ou d’étudiants le disent en consultation. Ajoutant regretter leur mutisme quand ils constatent qu’un-e autre plus audacieu-x-se a donné la bonne réponse avec tout le bénéfice que cela implique. Or, qu’eux sont demeurés silencieux et perdants, murés en leur timidité. Cela peut aller jusqu’à l’angoisse extrême, la crise de panique paralysante. Le junior qui savait son cours par cœur à la maison perd ses moyens au contrôle à l’école. Les connaissances ne parviennent plus à être restituées à la mémoire par panique, défaut de concentration. Alors le jeune s’effondre sûr de son indignité-1114.
Le jeune est persuadé de ne plus rien savoir, est convaincu de son échec ce qui finit par arriver. Faute de sang-froid, de raisonnement calme, maîtrise de soi. De même en amour le junior timide ne parvient pas à se déclarer. Le jeune timide n’arrive pas à exprimer à autrui des sujets ou préoccupations personnels. La timidité est donc une véritable anxiété sociale. Le junior timide souffre d’un manque d’estime et d’acceptation de lui-même. D’un déficit de confiance en lui. D’un défaut d’affirmation de sa personne.
Alors il est inhibé, tourmenté et fuit les moments, lieux, personnes, choses, événements, circonstances, situations et actes qui l’inquiètent et l’indisposent. Les pensées du jeune timide sont alarmistes. Ses émotions sont excessives. Ses comportements ne peuvent donc qu’être malhabiles, inappropriés ou inefficaces. Surtout en occurrences qui le mettent en position d’insécurité par tout ce qu’elles impliquent à ses yeux. Enjeux, jugements ou mise à l’épreuve, obligation sociale collective, devoir de performance, compétence… Le junior timide manque d’assurance, doute de lui. Il craint donc tout particulièrement les situations de contact direct avec d’autres humains.
Jeunes et adultes. Il redoute les autres car il n’est pas sûr de lui-même et réciproquement. Être jugé et mal le terrifie tant il est persuadé d’être très indigne. Le junior timide, intimidé, intimidable craint quatre grands types d’occurrences principales. Celles qui impliquent une performance, des compétences, résultats à produire devant un public. Examens, concours, entretiens d’embauche, prise de parole publique… Le jeune s’obsède de devoir être capable à tout prix sur le fond et sur la forme. Ce qui le mène à la crainte panique de faillir et d’être alors fort déconsidéré.
Il y a aussi les cas en lesquels le junior est amené à se dévoiler en évoquant sa personne en libre propos. Il se croit obligé de briller ce qui le stresse car il redoute d’être terne, banal, emprunté, médiocre dans l’esprit de ses pairs notamment ou avec les adultes. Viennent ensuite les circonstances conduisant le jeune à devoir s’imposer, étayer son opinion, défendre ses droits, intérêts en affirmation de soi. Dire ses préférences, s’opposer, refuser, contredire, se démarquer, faire des propositions. Ceci requiert estime de soi et foi en sa valeur, confiance en sa personne et ses aptitudes, audace et assertivité juvéniles. À défaut un effacement nocif s’instaure.
Le junior a peur de ne pas parvenir à convaincre ni faire face aux disputes, désaccords, de perdre pied donc la face, de blesser autrui, de l’être. Il craint les moqueries, de déplaire. Puis évoquons les réalités même qui obligent le jeune à subir l’observation visuelle donc les jugements des autres. Connus ou inconnus notamment ses congénères. En toutes les circonstances de la vie le junior craint d’être maladroit, ridicule, gauche, décalé, détonnant comparativement à autrui. Son objectif est de passer inaperçu, se fondre dans la masse, le paysage.
Son idéal : « être invisible, couleur passe-muraille, raseur de murs ». Surtout ne pas laisser transparaître son trouble, tel est le moteur de cette démarche « ectoplasmique ». L’anxiété sociale trouve sa pleine source en des vecteurs biologiques en partie héréditaires. Psychiques par le passé du jeune. Sociologiques du fait de son éducation et de sa culture. Des parents eux-mêmes timides peuvent induire les mêmes traits chez leurs enfants par mimétisme. Une éducation parentale hostile, rigide, trop exigeante, répressive, de soumission, négative, dévalorisante, d’imprécations, d’injonctions abusives est nocive. Pour tout junior-1115.
Elle mènera le jeune à la dissimulation, la crainte, l’isolement, le doute de soi. Des souvenirs de circonstances de honte peuvent conditionner des réflexes de peur, de malaise, d’évitement. Quand des occurrences de même type adviennent à nouveau. La peur du regard d’autrui, du jugement, de la confrontation crée de l’anxiété sociale. Pensées, émotions, comportements en sont alors empreints. Le junior timide se sent déstabilisé par le regard des autres, par un sentiment d’inquisition hostile. Il a grand peur d’être « jaugé » par certitude du rejet dû à son insuffisance supposée.
Le jeune minore alors ses aptitudes et qualités, majore les risques encourus. Il veut plaire mais est convaincu qu’il en est des plus incapables. Car il se perçoit négativement. Il a « soif » d’être valorisé, reconnu par incapacités à le faire par et pour lui-même. Peu sûr de lui le junior s’obsède de son image notamment physique, craint fort de défaillir en présence d’autrui. Il évite au maximum les situations d’interactions sociales. Alors il n’est nullement en mesure de développer ses capacités relationnelles, sociales faute de pratique. Ce qui ne fait qu’aggraver, ancrer la timidité du jeune en véritable cercle vicieux.
La timidité est maladive quand elle est excessive eu égard à la réalité de ce qui inquiète. Si elle perdure après la fin de ce qui la provoque. En cas de dysfonctionnements intellectuels, sociaux, scolaires, professionnels. Si elle occasionne des perturbations psychosomatiques. Le junior timide souffre d’un sentiment de peur, de honte. Face à ce qui l’inquiète le jeune timide, anxieux social éprouve un malaise physique et psychique en pensées et émotions, ainsi que comportemental. Pour dominer sa timidité il établira l’inventaire des situations qui l’indisposent.
Chaque occurrence d’anxiété sociale sera évaluée sur une échelle graduée de zéro à dix. Zéro implique l’absence d’anxiété. Entre un et trois l’anxiété est légère. De quatre à six moyenne. De sept à neuf forte. À dix l’anxiété est extrême. De même l’évitement social sera coté de zéro à dix. Zéro signifie jamais. De un à trois rarement. De quatre à six parfois. De sept à neuf souvent. Dix toujours. Les tout premiers ennemis du junior timide seront ses émotions excessives et pénibles. Pour éviter qu’elles ne l’engloutissent corps et âme il s’agit pour le jeune de les accepter pleinement sans états d’âme, sans nullement s’y opposer-1116.
Ce qui serait illusoire. Le raisonnement juvénile peut apaiser l’esprit par l’amendement des pensées et la manifestation émotionnelle plus appropriée. La bonne maîtrise émotionnelle et d’attitude passe par une bonne respiration. Calme, régulière, profonde. La respiration sera ventrale, apaisée avec diaphragme assoupli. La respiration abdominale profonde consiste à inspirer par le nez en gonflant d’air son ventre tel un ballon. Bloquer la respiration. Expirer par la bouche en dégonflant lentement son ventre. À plusieurs reprises. Plusieurs fois par jour, une semaine.
Un diaphragme souple permettra un complet emplissage des poumons du junior. Il s’agit pour cela d’inspirer brièvement par le nez, gonflant son ventre, puis d’arrêter. À plusieurs reprises jusqu’à ce qu’il ne soit plus possible de faire entrer plus d’air. Puis le jeune expirera calmement peu à peu par la bouche. À plusieurs reprises. Plusieurs fois par jour pendant une semaine. La respiration d’apaisement tend à inspirer plus profondément par le nez en gonflant le ventre. Arrêter. Expirer très calmement par la bouche. À plusieurs reprises. Cela sera pratiqué par le jeune lors des situations stressantes.
La relaxation de Jacobson consiste à contracter, décontracter ses muscles en alternance consciente de tensions et détentes pour se détendre psychiquement. La détente du corps, de l’esprit sont réciproquement liées. Le junior pourra pratiquer ainsi avec tous les muscles du corps. Éviter ce qui fait peur maintient et accentue la peur. S’y confronter par exposition et habituation ou acceptation la fait diminuer, voire disparaître. Le junior choisit les situations de malaise auxquelles il est habituellement confronté qu’il évite généralement par peur. L’exercice d’exposition sera mentalement préparé au mieux.
Le jeune le fera peu à peu commençant par le plus facile jusqu’au plus redoutable. L’objectif est que chaque situation d’anxiété finisse par ne plus jamais dépasser le niveau deux sur l’échelle de cotation d’anxiété sociale. D’évitement préalablement établie comme déjà évoqué. La durée d’exposition sera suffisamment longue et / ou répétée selon les cas concernés pour être pertinente. Avec une anxiété au moins diminuée de moitié. Il s’agit de s’entraîner régulièrement. L’excellence vient de la répétition sans relâche jusqu’à atteinte des meilleurs résultats juvéniles-1117.
Il est important de travailler sur les pensées négatives du jeune afin de les rendre favorables et sereines. Ce qui permettra de positiver ses émotions, sa conception des choses. Donc d’adopter des comportements plus appropriés, aisés, à effets plus réussis et satisfaisants. Ce ne sont pas les réalités et circonstances qui affectent, inquiètent mais les interprétations et visions tourmentées. Les situations, cognitions, affects, attitudes, actes, comme résultats subséquents sont liés. Ils s’enchaînent en mode cognitif, émotionnel, comportemental.
Ce ne sont pas les situations qui alarment le junior timide mais toutes ses pensées automatiques négatives d’anxiété sociale. Lesquelles ne reflètent jamais la réalité tangible objective or, seulement ses inquiètes élucubrations illogiques, subjectives, irrationnelles. Ainsi le jeune aura une pensée dichotomique, manichéenne, sans nuances du « tout ou rien ». Il généralisera en tirant des conclusions globales fort hâtives à partir d’un fait limité. L’abstraction sélective consiste à ne voir que le négatif particulier, non le général plus neutre ou positif. L’inférence arbitraire fait tirer des conclusions hâtives, erronées, sans preuves donc des plus toxiques.
Le junior ira aussi majorer le négatif, minorer le positif pour tout ce qui le concerne, a trait à sa personne. Il s’accablera au lieu de s’encourager. La personnalisation fait que le jeune timide anxieux social fonde tout sur sa personne, non sur d’autres vecteurs. De façon à se croire responsable de ce qu’il juge mauvais mais jamais de ce qui est bien. Pour vaincre ses préjugés le junior commencera par inventorier ses pensées automatiques pessimistes en liens avec les situations d’anxiété. Puis il déterminera tous les processus mentaux erronés, illogiques qui ont conduit à ses pensées automatiques défaitistes.
Ensuite le jeune se battra pour annihiler ses pensées automatiques. Il comprendra que ses cognitions ne sont que des croyances, supputations partisanes, non des faits avérés, établis. En vérifiant si sa pensée est fondée ou non le junior voit que la réalité est plus positive qu’il ne le croyait. Que c’est son état d’esprit qui est alarmiste bien plus que ce qui est. Il isole alors l’opinion mauvaise et ses distorsions. Il découvre des cognitions alternatives bien plus rassurantes. Des arguments pour et contre sa pensée. Il opte pour une mentalisation plus positive, pragmatique, sûre-1118.
Conforme, adéquate quant à la situation. Le « processus » est une sorte de « déminage » bénéfique de relativisation et distanciation de ce qui n’est pas réaliste, conforme à la réalité plus favorable. La décentration permet aussi de se détacher de soi-même pour s’ouvrir aux autres. Se rendre alors compte que chacun a ses qualités, ses failles y compris soi-même. Que les autres ne sont pas toujours des « héros mirobolants » et soi un « éternel perdant ». Le jeune doit apprendre à être moins dur, plus indulgent avec lui-même. Les pensées sont fort négatives du fait de solides croyances pessimistes ancrées au plus profond de soi.
Qui constituent des conditionnements rigides, nocifs, inadaptés et dépassés issus de l’enfance. En un corset d’obligations, d’impératifs paralysants. Ainsi le junior se croit perpétuellement obligé d’être aimé, approuvé. D’être à la hauteur, fort. D’avoir ce qu’il désire. De mal juger et critiquer ou punir ceux qui lui nuisent. De se tourmenter de ce qui lui paraît dangereux, nuisible. De trouver comment améliorer sa vie. De se sentir impuissant face au mal qui est toujours censé venir de l’extérieur, occasionner les pires difficultés juvéniles intérieures.
De croire qu’il est plus facile de fuir les duretés de la vie que de les affronter pour mieux se réaliser. De s’obséder du passé aux dépens du présent, de l’avenir car le passé a joué un grand rôle en son existence antérieure. Qu’il est bon que cela continue maintenant. De croire que « le meilleur » est possible par l’inhibition et l’attentisme, jamais par l’action et l’audace entreprenante. Les croyances excessives de l’enfance blessent à la jeunesse.
Le junior réagit alors en ne les changeant en rien, en les évitant ou en adhérant à des valeurs antinomiques. Comme dans l’enfance le jeune timide anxieux social continue à s’inféoder aux autres. Il croit toujours devoir être compétent et efficace. Méfiant à l’égard des autres, de lui-même. Il est convaincu que sa « nullité » est patente aux yeux de tous. Il se sent en permanence vulnérable et menacé car il se considère comme fragile donc en danger en tant que tel.
Le junior timide sera plus affirmé en relativisant, se distanciant, dédramatisant tout ce qui lui arrive. Il agira, affrontera ce qui l’inquiète, s’y confrontera, habituera, exposera, l’acceptera au lieu de l’éviter. Pour diminuer son anxiété juvénile afférente en sérénité-1119. Il adoptera des habitudes d’ouvertures, non plus de fermetures sociales. Son anxiété plus mesurée deviendra son alliée, non plus son ennemie de même que le « bon stress » limité encourage et le « mauvais stress » violent paralyse.
Les pensées, émotions, comportements irréalistes seront neutralisés. Le jeune s’encouragera, trouvera confiance. Il se prendra tel qu’il est sans se juger. Il s’ouvrira sur autrui, sera plus indulgent avec lui-même. Il exprimera ses cognitions, ses sentiments, adoptera des attitudes et actes plus positifs, vivra ainsi bien mieux. La jeunesse a donc pour devoir de s’élever moralement ! (Macqueron, Roy, 2004)-1120.
Le rapport de l’Observatoire de la Jeunesse et des Politiques de Jeunesse 2012, (France) s’intitule : Inégalités entre jeunes sur fond de crise. En préface, V. Fourneyron alors ministre française de la Jeunesse s’y exprime ainsi :
« […]. Le rapport 2012 souligne la fragilisation accrue de la jeunesse, le creusement des inégalités entre les jeunes en ces temps de crise économique et sociale. Le diagnostic […] nous place dans l’impérieuse nécessité d’agir rapidement pour lutter contre tous les risques d’exclusion et amplifier les efforts afin de donner à chacun sa place en notre société. […]. La mobilisation de tous […] est nécessaire pour assurer l’avenir de la jeunesse et garantir la cohésion sociale. […] ».
En France le diplôme prend une importance croissante démesurée. Le système éducatif amplifie le phénomène. Cela favorise les jeunes privilégiés, handicape la jeunesse modeste plus vulnérable à l’échec scolaire. De la façon la plus dommageable et discriminatoire. La crise barre l’accès à l’emploi des juniors. Pour ces derniers la qualité du travail décroît. Alors la paupérisation matérielle, financière juvénile s’aggrave. De même que la dépendance d’habitat si induite. La difficulté à se loger croît. Les jeunes sont bien plus vulnérables au chômage, aux emplois instables, aux dépressions conjoncturelles. Le niveau acquis de diplôme est de plus en plus déterminant. (F. Labadie, chargée de recherche française, direction Injep / Ojpj, Inégalités entre jeunes sur fond de crise, rapport sociologique, France, 2012)-1121-1.
« Frappée de plein fouet par le ralentissement de la croissance consécutif aux chocs pétroliers des années 1970 notre jeunesse a « fait les frais » de la nouvelle donne économique. Elle a payé le plus lourd « tribut » aux mutations profondes du marché du travail : chômage, précarité, petits emplois, intensification du travail et flexibilité. […] ».
(C. Baudelot, R. Establet, sociologues français in D. Cohen, économiste français, coordination Cepremap, Une jeunesse difficile, étude sociologique, France, 2007)-1121-2.
– Fonder Votre AndroJeunologique Ataraxie –
« Élévation, Vision d’Avenir »
Il s’agit de revenir aux « fondamentaux » qui avaient pu être mis à profit par nos aïeux : les valeurs du parfait « Honnête homme ». Selon le vocable du Grand Siècle, le XVIIe, notamment celui de Louis XIV, (Homme d’État, France, 1638-1715), en usage alors. Vos convictions personnelles fortes, votre large ouverture d’esprit et votre enrichissement éducatif, culturel et de valeurs en profondeur. Votre jeunesse n’est pas tant « crise endogène » : biologique, psychique que « souffrance exogène » : sociale, culturelle, morale.
Comme l’exprime en substance l’un de nos meilleurs spécialistes français contemporains des juniors le sociologue M. Fize. « Ce que les jeunes ont de meilleur, c’est à eux qu’ils le doivent, le reste à la société » ! Cette génération peine à transcender corps bio-anatomique, esprit psycho-intellectuel, cœur socio-affectif, âme spirituelle et morale. Elle est en fragilité, danger, difficulté. En ses cinq champs d’accomplissement humain tels que définis par le Pentagramme de S. Ginger. (France, 1981). Pôles physique-matériel, psychoaffectif-relationnel, rationnel-cognitif, social-organisationnel, spirituel-idéologique. Ils font la vie même du junior-1122.
Les jeunes sont considérés comme menace et danger, ainsi pour la « Beat Generation » des décennies 1950-1960. Fardeau et gêne avec la « Bof Génération » des années 1970-1980. Victimes de la crise pour la « Génération Sos » des époques 1990-2000. Aujourd’hui n’a-t-on pas le sentiment que nos juniors cumulent tour à tour cette triple appréciation d’infamie, « tunique de Nessus » si peu flatteuse ? (Périodes des années 2010-2020). En hostile conjoncture l’AndroJeunoConseil® s’attaque au structurel « cercle vicieux » du déséquilibre, manque de confiance en soi, de la démotivation des jeunes.
En cette réalité très piteuse s’ensuivent : négativité et pessimisme, défaitisme et passivité. Stress, anxiété, émotivité excessive ou à l’inverse « alexithymie ». Mal-être, frustration et échec. Le « cercle vertueux » de l’épanouissement, l’assurance et la mobilisation suscite quant à lui le meilleur. Positivité, optimisme, foi en soi, proactivité. Paix intérieure, sérénité, maîtrise de soi. Plénitude, contentement, réussites. Il y a une détresse diffuse collective de la jeunesse, une triste situation individuelle de jeunes tourmentés.
Prenons conscience, agissons vite et bien ! La néogénération requiert une famille qui aime, éduque, socialise et entretienne matériellement. Une école génératrice de savoirs, d’emploi et d’humanisme. Un travail qui permette l’autonomie, la maturité, l’utilité sociale, l’insertion, l’épanouissement. Des relations psychoaffectives basées sur la confiance, le partage, comme l’altruisme. Des loisirs récréatifs qui assurent détente, mobilité physique et convivialité. Une culture qui élève, ouvre et enrichisse. Des valeurs d’accomplissement, de plénitude, don de soi.
Une société et des politiques publiques réglementaires qui encadrent, sauvegardent et promeuvent… À défaut le « déni de jeunesse » est une imposture ! Les juniors aspirent fort à des valeurs solides et intangibles, intemporelles et universelles. Les leurs sont pleinement libertaires-contestataires, consuméristes-hédonistes, généreuses-idéalistes. Les métavaleurs font de façon déchirante défaut à notre jeunesse, toute la société. La génération nouvelle désespère, se considère comme « sacrifiée » par ses aînés. Les idéaux juvéniles actuels peuvent être aussi classiques que modernes ou de franche avant-garde.
Un certain conservatisme, attentisme face aux peurs et incertitudes de la crise prévalent. Depuis l’effervescence de « Mai-68 » malgré des divergences encore notables les valeurs des juniors, celles des adultes se sont quelque peu rapprochées. La jeunesse reste méfiante à l’égard de la politique, des idéologies, institutions mais manifeste encore un intérêt relatif. L’on observe un grand éloignement de la « res publica ». La globalisation a remplacé la vertu civique et patriotique nationale.
Les aspirations morales, éthiques et spirituelles demeurent extrêmement fortes. En un puissant déclin des pratiques théologiques, cultuelles, croyances religieuses monothéistes. Ces jeunes n’en gardent pas moins une « conscience » des limites des sinistres matérialismes qui les assaillent de toutes parts ! Quêtes éperdues du bonheur, de l’absolu, du sens donné à la vie à l’encontre des vacuités ataraxiques les plus dommageables…
Tout cela reste pour toujours l’ontologique empreinte des jeunesses du monde, comme de tout temps. Cette génération exige une transcendance : être heureuse, s’accomplir, se réaliser, dépasser. Elle aspire toujours fort à l’amour : être utile aux autres, donner, se donner, partager, adhérer-1123. Elle tend à l’universalisme : avoir « imprimé » un sens à sa vie, servi la collectivité, laissé une « trace en l’Histoire ». La société adulte est « verticale, rigide, fermée », celle des jeunes « horizontale, souple, ouverte ».
Le monde des aînés désire « prendre », celui des juniors « offrir ». L’ascendance appelle le « statu quo, l’immobilisme », les jeunes le « changement ». L’AndroJeunologie® se veut le liant, le lien transversal, pluridisciplinaire qui prend en compte le jeune masculin en son « tout » en holisme. Pour l’amener sans encombre sur l’autre rive : celle de la maturité, l’autonomie, la responsabilité, du plein adultisme accompli. En plénitude du junior.
La méditation est l’une des techniques juvéniles permettant le mieux l’introspection. Comme l’élévation morale, le mieux-être physique, psychique, spirituel. Il s’agit de se défocaliser de ses préoccupations externes, ses analyses afférentes. Puis de se concentrer sur le ressenti sensoriel interne. L’équilibre, le contentement viennent plus de son intériorité que du monde extérieur. Le corps, la pensée, l’esprit, l’émotion, les actes forment un tout. Les perturbations psychiques influent fort négativement sur son organisme physique. La méditation basée sur l’être relaxe le corps en focalisant l’esprit. Il s’agit d’abord de bien se détendre, se concentrer sur le moment présent et sa respiration, ainsi que sur tous sensation, vécu, cognition, affect. L’objectif préalable du junior est la pleine maîtrise contrôlée de soi, de son corps et de son psychisme, comme de son esprit.
Pour bien méditer la posture idéale sera assise, droite et immobile, l’esprit apaisé. L’on peut être assis sur une chaise. À genoux avec ou sans banc. Sur un coussin, les jambes croisées en tailleur, le dos bien droit. La posture la plus stable est celle du lotus. Assis en tailleur sur un coussin, le pied gauche est placé sur la cuisse droite, le pied droit sur la cuisse gauche. Avec alternances du croisement des jambes pour une pression bien répartie. La tenue vestimentaire de la méditation sera ample, confortable. Le temps de méditation sera fixé tôt le matin, en forme, après le sommeil. Elle aura ainsi un net retentissement positif sur l’ensemble de la journée. L’on peut aussi méditer avant de dormir ce qui prépare au sommeil, augure de sa meilleure qualité. À défaut le jeune peut méditer en rentrant de cours, aux pauses de repas, café, lors de tout moment libre et inoccupé-1124.
La méditation du junior peut aussi se faire à genoux, debout, allongé, en marchant. Selon chacun le temps de méditation pourra être de cinq minutes, dix à quinze ou vingt minutes à une heure. L’idéal conseillé est de quarante minutes à une heure chaque jour. La régularité est de mise. Avant de méditer la prise de repas trop copieux, d’excitants, de stupéfiants est nocive. Il s’agit de méditer dans la nature, en espace isolé, calme, serein, toujours le même, réservé à la méditation. Un endroit dédié permet d’éviter les distractions, de concentrer les bonnes vibrations du jeune, d’associer une mémoire paisible.
La lumière sera tamisée, l’air frais avec des éléments naturels végétaux, minéraux pour leur énergie particulière. Quelques objets de type spirituel peuvent être disposés aussi. La méditation exige de l’autodiscipline : efforts, persévérance, ténacité, comme capacité de répétitivité. Cela exige engagement et régularité, retenue. Cela passe par de l’automotivation, de la résolution, l’autoengagement, la non-renonciation, de la progressivité dynamique. La régularité implique de la concentration totale, de la pleine et complète conscience réceptive juvéniles.
La rigueur impose une parfaite hygiène, autodiscipline de vie avant tout exercice spirituel du jeune. Une coupure d’avec les pensées, émotions, comportements du quotidien lors de la méditation. Une « puissance énergétique » spirituelle de « pleine conscience » après. La bonne méditation ni insuffisante ni excessive requiert énergie, constance et « efforts sans peine ». Plus la méditation se dynamise plus elle produit du dynamisme, de l’énergie. La constance oblige à la pleine concentration résolue, déterminée, sans faille. L’effort bien dosé n’est ni trop appuyé ni trop relâché.
Le bon méditant juvénile est sérieux, joyeux, attentif et détendu, spontané, réservé, impliqué, impartial. La méditation est un véritable lâcher-prise, un renoncement à ne pas confondre avec la renonciation. Il s’agit d’avoir prise sur sa vision des choses, non sur les occurrences existentielles elles-mêmes : espace, temps, personnes, choses ou situations et événements. Il s’agit en toute sérénité d’accepter ce qu’il n’est pas en son pouvoir de modifier. La méditation détache le junior de lui-même, d’autrui, de sa vie. Pour pleinement accepter le monde « tel qu’il est », non « tel qu’il voudrait qu’il soit »-1125.
Car « tout est pour le mieux dans le meilleur des univers possibles ». Pour cela il convient de cesser tout jugement de valeur juvénile. D’accepter tout en l’état prosaïquement, objectivement. Il ne s’agit ni d’adhérer ni de rejeter ni d’être dans le doute ou l’indifférence. Or, en une certaine paisible « neutralité bienveillante ». Ce qui permet d’éviter les délétères déchirements intérieurs. Lâcher-prise signifie abandon de toute velléité de maîtrise absolue sans limites sur sa propre existence. Il s’agit d’accepter de ne plus contrôler son esprit en fort détente du junior au moment présent intérieurement, extérieurement.
Cela conduit tout droit à la pleine ontologie ou art absolu d’être et d’être soi. L’aboutissement en est l’abandon de soi. L’énergie et la force qui mènent son existence juvénile dépassent de loin son ego. Elles sont bien plus sûres, légitimes ou de nette valeur encore. Le jeune est bien moins le maître que les valeurs morales, spirituelles supérieures qui le transcendent. En cela réside la vraie félicité. La méditation combat l’attachement, l’aversion, l’indifférence. De même que la peur, le désir, l’envie, le plaisir, l’avidité, l’impatience. Elle favorise la « paix intérieure »-1126.
Que le junior n’oublie pas de bien respirer par le nez avec régularité, emplissant largement d’oxygène à la fois la cage thoracique et l’abdomen. Nombre de jeunes ferment leur cœur du fait d’un certain nombre de facteurs très négatifs. La peur, le ressentiment, la tristesse persistante, l’envie, la jalousie et la rivalité, la souffrance, l’emprise et l’attachement ou l’ego excessif. Ainsi le cœur perpétuellement ouvert sera l’apanage exclusif des juniors les plus spirituels. L’amour permet de concentrer énergie, dynamisme, sérénité et plénitude, vitalité, santé, sentiment d’appartenance et liens ou spiritualité.
En outre pour être en mesure de bien aimer autrui il convient fort de commencer par s’aimer soi-même. De fait l’on ne peut « donner » aux autres ce que l’on n’a pas déjà « en soi ». Pour y parvenir quatre grandes émotions s’imposent : bonté, compassion, joie de la bonne fortune d’autrui, sérénité. L’amour est également favorisé par la gratitude, le pardon. À l’égard d’autrui, comme de soi-même. En sage méditation le jeune peut dépasser ses émotions négatives perturbatrices. Comme la colère, la peur, l’anxiété, la tristesse, la désolation, la dépression. En sérénité.
La spiritualité est une morale qui dépasse tout junior, toute existence, toute chose, toute intelligence. Sacralité fondamentale qui fait sens, finalité, comme vérité à toute existence juvénile. Cette transcendance suprême se trouve en chaque jeune en une « aura mystique supérieure ». L’essentiel capital de tout parcours juvénile est la prise de conscience, la culture de ce mystère axiologique. Cette plénitude morale constitue l’une des plus grandes aspirations des jeunes vivants consciente ou non. L’approfondissement spirituel peut alors s’accomplir en six étapes successives.
La croyance, la prise de conscience, le contact, la pénétration, la fusion, la consubstantialité spirituels. La souffrance morale provient essentiellement de la coupure entre le junior et sa nature intrinsèquement, profondément spirituelle. La méditation est l’un des moyens qui permet de réparer cette cassure. Afin que l’être juvénile recouvre sa pleine unité de communion entre l’être, l’esprit, les cognitions, émotions, actes. L’ego est l’un des principaux ferments qui séparent le jeune de sa part spirituelle. Sinon en la réalité, du moins dans la pensée, l’émotion, l’attitude, le mode de fonctionnement des juniors terrestres.
Plus l’être juvénile se libère de son excès de conscience de lui-même plus il se rapproche des forces de l’esprit. Il devient ainsi lui-même pleine entité spirituelle en ses « cimes et ses abysses » moraux. En réalité la méditation permet de bonifier sa vie, se comprendre et s’accepter, connaître sa vraie nature, éveiller autrui, révéler sa grandeur propre. La méditation apaise l’esprit, cela retentit de façon positive sur la santé physique. Tant le corps, l’esprit sont indissolublement liés. La méditation favorise le bonheur, stimule le système immunitaire.
Elle abaisse la tension artérielle en réduisant le stress, relaxant le corps, calmant l’esprit. Elle aide les jeunes malades à guérir. Elle réduit même le taux de cholestérol en combattant les stress. La méditation donne globalement une meilleure santé. Elle permet une vie plus longue, un bien meilleur vieillissement. Elle contribue même à la prévention, guérison des maladies cardiaques car la plénitude, l’amour protègent fort l’organe cardiaque. Quand le stress, l’anxiété, la peur, l’émotivité excessive nuisent très fortement à l’intégrité du cœur. La méditation du junior autorise à positivement cultiver empathie, compassion, congruence-1127.
Elle lutte aussi contre les affections de peau d’origine nerveuse liées au stress du jeune tel le psoriasis. La méditation est un régulateur bénéfique, positif, dopant de l’humeur. Puis celle de « pleine conscience » soulage fort avec la relaxation, la lutte contre les stress, la douleur physique et morale chronique. Toutes ces contributions bénéfiques de la méditation à la bonne santé physique, psychique, sociale juvénile ont été mises en évidence. Ce, lors de protocoles scientifiques rigoureux élaborés par maints experts médicaux reconnus. Après examen approfondi d’effets physiologiques très positifs avérés au sein de l’organisme du junior. Induits chez des malades adeptes réguliers de ces pratiques méditatives. Voyant ainsi du fait notamment de ces dernières leur santé s’améliorer de façon patente. (Bodian, 2007)-1128.
Concluons par la notion liminaire évoquée plus haut, celle d’ « Honnête homme ». Telle que conçue entre la fin de la Renaissance et le début des Lumières. Au dix-septième siècle français. Cela implique une solide, vaste culture générale juvénile, des aptitudes sociales, une humilité, éducation, un respect de soi, d’autrui. Une tempérance, maîtrise de soi, de ses sentiments. L’humanisme s’érige en un véritable devoir moral strict des consciences. Nuances, équilibre incarnent cet idéal inédit, vraie vertu existentielle. Illustrée par l’aspiration forte, la quête de l’équilibre entre raison et passion, corps et esprit, matérialisme prosaïque et pensée, canons de l’Antiquité. Préceptes de la foi du Christ. Modérations en tout et pour tout, détestation des abus en sont le dessein sacré, l’indépassable horizon de tout junior valeureux et droit.
« Goût sûr » et savoir holistique forment le « parangon » de ce nouvel ordre si fort recherché de l’universalisme, des « honorables savoirs ». Une métavaleur, une passion si humaines qui présideront aux destinées du monde occidental entier trois siècles et demi durant. Jusqu’au bouleversement civilisationnel introduit par la décennie 1960. Or, voie qui rejoint encore tout l’idéal spirituel qui devrait être celui de « l’Honnête homme » du troisième millénaire-1129 ! Nonobstant que voyons-nous aujourd’hui ? Une jeunesse coupée de toute transmission humaniste. Qui assiste impuissante à la déliquescence morale d’un temps fort éloigné des éthiques ambitions de ses aïeux ! Génération abandonnée. Pourtant :
« Je suis venu vous chercher. Vous êtes venus. Je vous remercie » !
(Derniers mots du pape Jean-Paul II mourant, Saint-Siège, 1920-2005 pour la jeunesse du monde, Vatican, 2005).
« Une intériorisation de la compétition scolaire survenant de plus en plus jeune. Une pression sociale, familiale au placement en formation ou en emploi. Une vulnérabilité forte en cas d’échecs scolaires. Des trajectoires étudiantes massives continues. Un âge médian aux études supérieures le plus précoce d’Europe. Des mouvements sociaux de jeunesse principalement centrés sur les questions d’orientation, d’insertion. […]. Traits d’une société française […] méritocratique et corporatiste ».
À sainte trilogie : études, hiérarchie sociale, statut. (C. van de Velde, sociologue française contemporaine, coordination, Jeunes d’aujourd’hui, France de demain, étude sociologique, France, 2010)-1130. Au-delà, l’ensemble de la nouvelle génération en tant que telle souffre fort des pressions excessives, abusives de ses aînés adultes. En vertu de la « loi du plus fort ».
« Je ne cesse de chercher un moyen de devenir comme j’aimerais tant être et comme je pourrais être si… personne d’autre ne vivait sur terre ».
(Derniers mots du Journal d’A. Frank, 1929-1945, adolescente allemande morte déportée, autobiographie, 1942-1944, Pays-Bas, 1947).
Nous proposons aussi pour conclure « trois cents mesures jeunologiques » de « progrès » et d’avancées pour la jeunesse de France. Moins favorisée que certaines de ses homologues occidentales septentrionales elle en a de fait « le plus grand besoin ». Trente-trois grands champs d’intervention pour les jeunes ont à cet effet été retenus. La santé. Les soins sanitaires. La résilience. La psychologie particulière. La réalisation de soi. La famille. La psychoaffectivité. Les liens aux pairs. La socialisation. Les relations entre les générations. La médiatisation. L’image de marque. Les qualités juvéniles propres.
La reconnaissance du jeune par l’adulte. L’économie. La globalisation mondiale. L’Histoire. La philosophie de vie. La revalorisation sociétale au profit de la néogénération. La formation. L’emploi. Les loisirs. La culture. Les valeurs, idéaux. Les engagements. Le-s droit-s. Les politiques publiques de la Jeunesse. Les moyens de la collectivité pour les jeunes. Le traitement national afférent aux juniors. L’(Andro)Jeunologie®. La prise en compte de la nouvelle génération. La plénitude. Les conditions de vie juvéniles. Ces propositions seront suivies de quelques autres-1131.
Je connais beaucoup de jeunes […] sans crise de jeunesse
D’autres qui la nient. Moi je le reconnais : j’ai 20/20 en la matière !
C’est un âge passionnant où l’on découvre une foule de choses
Guillaume, seize ans–1132
VOS TROIS CENTS MESURES
D'(ANDRO)JEUNOLOGIE®
Oser Votre Pari Junior !
La jeunesse est la « quintessence de l’être »
Génération à part entière, non entièrement à part
« L’air lui est plus léger et vif » qu’aux aînés !
Yves Remy
Dr / PhD
Conseil androJeunologue®
Consultant Éducation-Jeunesse
France, XXIe s.
I
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Optimisation de Votre Santé ]
1- Vous, jeune serez mieux sensibilisé à votre santé psychosomatique préventive
> Par campagnes d’Information spécifique ciblée, votre meilleure éducation sanitaire scolaire selon les besoins de votre jeunesse.
2- Vous, junior serez incité à consulter plus régulièrement pour aller mieux
> Pour cela les praticiens adoJeunologues spécialisés iront à la rencontre de votre nouvelle génération pour dialoguer librement sur le fond.
3- Vous, jeune serez plus « mis en garde » sur les pratiques à risque pour votre santé
> Il sera insisté sur les nuisances majeures irréversibles sur vos bien-être, plastique, séduction juvéniles.
4- L’attrait des toxiques addictifs / tymonaleptiques chez vous, jeune sera contré
> L’accent sera plus mis sur les graves dangers immédiats encourus par votre jeunesse pour préserver votre santé, votre beauté.
5- Les campagnes préventives de vos risques sexuels juvéniles seront mieux ciblées
> Coût / accessibilité des préservatifs, contraceptifs seront « revus » pour votre nouvelle génération notamment en milieu étudiant.
6- Les campagnes préventives de sécurité routière pour vous, jeune seront bien plus incisives
> La répression sera accrue, concernera l’alcool, les drogues, la vitesse, vos excès, risques juvéniles.
7- Aucun de vous, junior ne sera plus laissé à sa solitude ni à sa souffrance morale
> Cela passera par la considération, l’écoute, la prise en charge, le suivi immédiats, adaptés, individualisés de votre jeunesse.
8- De meilleures campagnes préventives de vos suicide, souffrances psychiques de jeune prévaudront
> Vos structures spécialisées de « Suicidologie juvénile » se multiplieront.
9- L’adulte sera plus sensibilisé à l’impératif de mieux lutter contre vos déréliction, dépression juvéniles
> En vous redonnant plus espoir, affection vous, jeune en déshérence.
II
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Adaptation de Vos Soins ]
10- Vos autonomie, confidentialité sanitaires de mineur scolarisé seront accrues
> Votre majorité médicale sera fixée à quinze ans. Avec un régime personnel de protection sociale Maladie pour votre jeunesse mineure.
11- Un but préventif de sensibilisation à votre santé publique de jeune sera fixé
> Elle sera déclarée « Grande Cause nationale ». Un état-bilan en sera régulièrement établi, amélioré au profit de votre nouvelle génération.
12- Vous, jeune accèderez mieux à des centres spécifiques de soins, d’écoute, d’information anonymes, gratuits
> Le nombre de médecins, d’infirmières, de psychologues scolaires sera fort accru pour votre public juvénile scolarisé.
13- Vos unités de soins spécialisées de jeune notamment à l’hôpital seront développées
> Une vraie politique générale de Santé de votre Jeunesse sera créée, dotée de moyens suffisants.
14- Des praticiens adoJeunologues seront formés, les soignants seront « sensibilisés » à votre santé de junior
> Une « écoute médicale / de médiation scolaire » sera instituée, généralisée pour votre nouvelle génération.
15- Vos Unités hospitalières pour Adolescent / Jeune seront réaménagées
> Il sera mieux tenu compte de vos besoins, attentes, particularismes juvéniles. Votre hospitalisation néogénérationnelle sera « adoucie ».
16- Le cursus universitaire des études de médecine inclura pour vous l’adoJeunologie
> Elle deviendra une spécialité médicale à part entière pour votre jeunesse avec praticiens généralistes / spécialistes.
17- La formation continue jeunologique sera obligatoire pour tout praticien jeunologue
> Elle sera mieux contrôlée au profit de votre nouvelle génération. Tout médecin en exercice pourra choisir de se spécialiser en jeunologie.
18- AdoJeunologue ou non le médecin basera mieux sa relation à vous, jeune sur la confiance, la considération
> Avec votre appréhension « intégrative et holiste » juvénile : corps et esprit.
III
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Résilience Accomplie ]
19- Une « grande Campagne nationale de Prévention » sensibilisera l’opinion, vous, jeune au phénomène de vos maltraitances juvéniles
> Votre jeunesse victime concernée sera mieux aidée, accompagnée et protégée.
20- Votre protection morale de jeune sera accrue
> Par création d’une Instance nationale de Veille pour la Sauvegarde de votre nouvelle génération chargée d’alerter le public, d’agir efficacement.
21- Vous, jeune inadapté serez mieux traité
> Par plus de vigilance pour que votre personne juvénile soit plus acceptée. Pour lutter contre les préjugés, réussir comme vous êtes contre la « norme unique ».
22- Une structure spéciale étudiera vos populations juvéniles en difficulté socioéconomique
> Pour agir sur les méfaits des marasmes de votre jeunesse en s’attaquant aux causalités par prévention.
23- Les pouvoirs publics lutteront efficacement contre vos marginalisations, errances, fugues accrues de junior
> Offrant de bien meilleures prises en charge de votre nouvelle génération sous forme d’insertion idoine.
24- Vous, jeune en marasme socioéconomique serez mieux aidé
> Un nouveau système de suivi individualisé de votre personne juvénile vous permettra de mieux « vous en sortir » par accompagnement adapté.
25- Vos « écarts » juvéniles seront plus limités
> En proposant fermement à votre jeunesse un idéal de vie plus motivant sapant les fondements de votre mal : la « désertion des adultes ».
26- Le climat de « déchéance morale de société et de votre juvénilité » sera inversé
> Les adultes retrouvant leur plein devoir d’exemplarité à l’égard de votre nouvelle génération par conviction, action.
27- Vous, junior aurez moins le loisir de la déviance
> Confronté à un adulte droit, crédible qui s’occupe de votre personne juvénile, vous assume sans faille, vous dit la loi, prévient, amende, sanctionne résolument.
IV
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Sérénité Psychologique ]
28- À partir de quinze ans vous, jeune commencez à posséder le « raisonnement adulte ». Or, votre irresponsabilité sociale se prolonge
> Confier à votre jeunesse plus de prérogatives authentiques vous fera mieux grandir.
29- De même votre jugement moral de junior commence à être plus abouti or, il est brouillé par l’inconséquence de l’adulte
> L’aîné se doit de mieux éclairer votre nouvelle génération en matière éthique et axiologique.
30- Votre jeunesse pâtit d’une société française pessimiste
> Notre devoir est d’aider votre personne juvénile à développer votre pensée positive, constructive, non négative ni défaitiste pour votre salut.
31- Les émotions néfastes assaillent votre néogénération par un contexte culturel défavorable
> Votre jeunesse sera incitée à privilégier vos affects bénéfiques par « relativisation-distanciation ».
32- Vous, junior n’avez pas appris à appréhender sereinement les aléas de votre vie
> De meilleurs apprentissages sociaux aideront votre nouvelle génération à pratiquer une « intelligence émotionnelle » plus favorable.
33- Vous, jeune succombez à l’émotivité pulsionnelle, irrationnelle, médiatique de l’Internet
> Il s’agit d’inculquer à votre personne juvénile la maîtrise de vous-même par votre réflexion, votre raisonnement, votre analyse décentrés.
34- En un monde surmédiatisé votre jeunesse se saisit de la parole, ce qui est fort positif mais non sans excès
> Le verbe est art majeur de communication à mieux enseigner à votre nouvelle génération.
35- Vous, junior ne savez pas assez diriger à bon escient vos actes
> Pour agir mieux quand comme il convient votre jeunesse accepte de vaincre ses inerties, paresse, peurs, doutes, procrastinations.
36- Quand il s’agit de vous abstenir de parler, d’agir ou pas vous, jeune êtes souvent démuni
> Votre personne juvénile se doit de savoir quand, comment vous taire ou pas, agir ou non. Vos silence, retrait importent fort.
V
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Complète Réalisation de Soi ]
37- Nombre d’entre-vous, junior malmenez votre corps par souffrance psychique, négligence ou êtes malade
> La bonne santé somatique de votre jeunesse passe par vos ataraxie morale, prévention, soin.
38- Vos difficultés / perturbations psychiques ne sont pas absentes à la jeunesse
> Un meilleur accueil, traitement, plus de reconnaissance de votre nouvelle génération seraient pour vous gages de plus de paix.
39- Votre plénitude morale, spirituelle de jeune souffre d’un monde de vacuité axiologique
> Empreindre votre personne juvénile de cette dimension humaine majeure est alors œuvre de « salut public ».
40- En temps de superficialité, vitesse, d’immédiateté, d‘artifice matérialiste votre intellect de junior peine à se nourrir
> Vos études étant lacunaires il s’agit de susciter le meilleur savoir de votre jeunesse par tout mode.
41- Vos relations entre vous, jeune & adultes ou pairs ne sont pas toujours harmonieuses
> Dialogue, écoute, compréhension, altruisme, tolérance, ouverture, générosité s’imposent notamment au profit de votre nouvelle génération !
42- En famille désunie, carences affectives nombre d’entre-vous, junior ne savez aimer ni l’être
> Vos liens sont à restaurer, vos manques à combler pour plus de votre maturité psychoaffective juvénile.
43- En époque fort troublée l’essentiel socioéconomique va à l’adulte, vous, jeune êtes paupérisé
> Une meilleure répartition, redistribution intergénérationnelles des richesses s’impose au bénéfice de votre jeunesse.
44- Vous, junior français souffrez du grand manque de considération à votre égard de votre société
> Un important effort national collectif d’acceptation, d’ouverture à l’égard de votre nouvelle génération y pallierait.
45- Les turbulences culturelles, de civilisation de notre époque n’épargnent pas votre jeunesse
> Il s’agit d’inciter votre personne juvénile à privilégier la dimension équanime de votre vie, la seule « faisant sens ».
VI
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Totale Protection Familiale ]
46- De façon plus oblative vos parents privilégieront votre intérêt de jeune avant le leur
> Ils veilleront à ne plus conditionner votre jeunesse sur le mode captatif par une visée à eux mais pour vous.
47- L’affectivité de vos parents, jeune sera plus constante, tempérée
> Elle permettra à votre nouvelle génération de mieux construire votre personnalité, votre avenir en maturité vers votre adultisme en sécurité morale.
48- Vos parents vous « aimeront, accepteront » mieux vous, jeune tel que vous êtes
> Comprenant vos besoins, votre personne. Des Pôles d’Échange Pluriel Parents / Junior / Experts existeront.
49- De nouvelles dynamiques Écoles de Parents pour vous, jeune émergeront
> Elles apprendront à ceux le souhaitant l’art équilibré de transmettre à votre jeunesse et d’éviter les excès psychoéducatifs nocifs.
50- Ni tyrans ni absents vos parents assumeront mieux leur rôle éducatif de guides pour vous, junior
> Ils s’attacheront à dire à votre nouvelle génération la loi en redonnant à votre père les pleins attributs de son autorité.
51- Vous, jeune saurez plus devenir un adulte accompli nanti d’un vrai « équipement éducatif »
> Vos parents veilleront à transmettre à votre personne juvénile sans se limiter au basique rudiment inopérant.
52- Selon leurs moyens financiers vos parents garantiront votre entretien matériel décent de jeune
> Sans carence ni excès, inculquant à votre jeunesse le sens de l’effort persévérant, la valeur de l’argent.
53- Votre famille assumera son « devoir de socialisation » pour vous, junior de façon équilibrée
> Permettant à votre nouvelle génération de vous intégrer en suscitant les débats qui s’imposent, régulant vos conflits aigus.
54- Votre insertion sociale de jeune sera facilitée
> Par l’intériorisation de vos valeurs familiales de base, codification de principes intangibles. Plus fondateurs de l’intégration de votre personne juvénile future adulte.
VII
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Harmonie Psychoaffective ]
55- Tout adulte, parent, enseignant, responsable de jeunes pourra se former à la pratique de vos questions de jeunesse
> En Séminaires pédagogiques d’Apprentissage jeunologique spécialisé au profit de votre nouvelle génération.
56- Vous, jeune / vos proches pourrez mieux résoudre vos difficultés relationnelles
> En Unités cognitives, émotionnelles, comportementales jeunologiques interactives de dialogue pour votre jeunesse.
57- Vous, junior serez mieux en mesure de réussir votre « individuation-séparation » des adultes pour grandir
> Parents, vous, jeune serez « conseillés » par des jeunologues spécialisés compétents.
58- Au collège, lycée votre éducation adosexuelle sera revue
> Remplacée par un enseignement cognitivo-émotivo-comportemental de biophysiologie / psychoaffectivité de votre jeunesse d’optique plus vaste.
59- À l’école vous, jeune serez mieux sensibilisé au respect des différences entre les sexes
> À l’appréhension des comportements, orientations sexuels de votre nouvelle génération pour plus de tolérance à autrui.
60- Vous, élève de lycée serez familiarisé avec des « éléments de psychodéveloppement »
> Pour comprendre votre éthologie juvénile, humaine en toutes ses dimensions, significations.
61- Vous, jeune serez éduqué à la maîtrise de vous-même / de vos pulsions
> En une philosophie de respect de vous-même, d’autrui, de relativité de votre « ego ». Pour mieux prévenir les dérapages de votre jeunesse.
62- Vous, jeune serez hautement responsabilisé aux implications & conséquences de votre vie affectivosexuelle
> Par votre éducation / la vertu d’exemplarité adulte. Sans complaisances ni failles à l’égard de votre nouvelle génération.
63- L’adulte sera plus rappelé à son devoir pédagogique « antiperversions » à votre égard, mineur / jeune majeur
> La protection légale contre vos violences, déviances juvéniles sera accrue sans concessions aucunes.
VIII
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Bonification du Lien aux Pairs ]
64- Vos amitiés juvéniles sont fortes mais aussi fragiles, votre meilleur-e ami-e, votre groupe de pairs comptent !
> Votre jeunesse sera sensibilisée au plein respect d’autrui et de toutes dissemblances.
65- À votre jeunesse l’amitié est souvent homotypée, vous, junior aimez à vous retrouver avec ceux de votre âge, sexe
> Votre ouverture aux autres générations, à l’autre sexe sera encouragée concernant votre personne juvénile pour grandir.
66- L’amitié garçon / fille existe chez vous, jeune mais est trop souvent parasitée par le sexe ou l’amour
> Votre nouvelle génération sera incitée à la cultiver de façon plus désintéressée surtout vous, garçon.
67- Votre jeunesse est l’ « âge de l’amour » or, entre garçon et fille il est bien trop souvent captatif, non oblatif
> L’équité amoureuse sera plus érigée pour vous, préadulte en idéal par l’exemplarité adulte irréprochable.
68- Votre jeunesse Lgbt, lesbienne, gay, bi, transgenre souffre trop, non de sa « différence » or, du rejet des autres jeunes
> Votre acceptation anti-homophobe sans réserve de tous par tous s’impose toujours à votre nouvelle génération !
69- En amour vous, junior peinez à vous engager, rester fidèle ensemble à l’image adulte & sociétale
> Des consultations gratuites pour votre couple juvénile pourraient utilement vous y aider.
70- Votre sexualité de jeune est celle des rapports de force, inégalités entre sexes, « vous, garçon impulsif dominez, vous, fille soumise cédez »
> Modération, respect de l’autre, affirmation de vous seront inculqués à votre jeunesse.
71- Sida, Ist / Mst sont en recrudescence chez vous, junior aussi
> Des Campagnes accrues d’Information, de Prévention, Dépistage, Soins, les structures afférentes s’imposent à destination de votre nouvelle génération.
72- Moyens contraceptifs, préservatifs ne sont pas assez utilisés par vous, jeune, grossesses non désirées, avortements sont trop nombreux
> Y sensibiliser votre personne juvénile de façon incitative est une priorité des plus urgentes.
IX
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Socialisation Intégrative ]
73- Vos insertion / reconnaissance de junior sont mauvaises en France
> Un organisme national assurera la promotion de votre jeunesse. Notamment par discriminations positives de quotas.
74- Nombre de familles sont « éclatées », monoparentales : mère seule & vous, jeune, votre socialisation familiale juvénile est défaillante
> Des Structures adaptées Parents / Junior seraient pour vous un soutien fort utile.
75- Votre socialisation relationnelle de jeune laisse à désirer faute d’apprentissages idoines
> Les adultes éducateurs, parents surtout veilleront à mieux inculquer à votre nouvelle génération les règles afférentes.
76- Votre socialisation juvénile récréative, culturelle, des valeurs est lacunaire
> Votre école, vos institutions concernées auront plus à cœur de mieux permettre votre plénitude juvénile en l’espèce.
77- Votre intégration scolaire, professionnelle de jeunesse est défectueuse
> Les autorités vous assureront, junior de votre pays une formation, un diplôme, un débouché d’emploi.
78- Votre bonne socialisation de jeune passe aussi par un logement autonome, décent
> Plus de campus, résidences pour vous, étudiant, personne juvénile active seront construits en France.
79- Vous, jeune des classes populaires et moyennes avez de plus en plus de mal à subsister
> Un effort national de reconnaissance des atouts de votre jeunesse s’impose sans discrimination sociale.
80- Vous, jeunesse maltraitée ou handicapée peinez à vous insérer
> Vos structures spécialisées, aides spécifiques seront accrues, mieux adaptées aux forts besoins réels de votre nouvelle génération.
81- Vous, jeunesse en marasme socioéconomique ou déviante êtes désocialisée
> Votre prise en charge nationale « curative » surtout préventive plus dynamique et efficace prévaudra pour votre personne juvénile.
X
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Richesse Intergénérationnelle ]
82- Il sera lutté contre la formation de vos ghettos néogénérationnels
> Des Rencontres-Débats thématiques régulières Adultes / Jeune noueront un dialogue fructueux entre-vous pour aller de l’avant.
83- Vous, junior, adultes serez sensibilisés à l’importance de vos « échanges de fond »
> Par votre prise de conscience des intérêts, enjeux mutuels communs. L’outil en sera pour votre jeunesse la prospective.
84- Une Campagne Nationale Préventive contre les Dangers de votre Solitude de Jeune & des Aînés sera menée
> Elle incitera à des contacts entre tous les âges contre tous les ostracismes notamment à l’encontre de votre nouvelle génération.
85- Vos rapports intergénérationnels seront décrispés pour vous, junior
> Par plus de solidarités réciproques concrètes, projets motivants mobilisant votre savoir-faire juvénile par plus de mises en commun.
86- Les blocages, fossés psychiques de fait avec vous, jeune seront plus atténués
> Par décloisonnement, création de liens, Pôles socioculturels de Rapprochement InterGénérations au profit de votre jeunesse.
87- Il sera mieux lutté contre la mise à l’écart sociale de votre jeunesse
> Des Pépinières de jeunes Talents seront développées pour permettre à votre nouvelle génération de « faire vos preuves » en situation.
88- Pour plus de compréhensions mutuelles vous, jeune serez incité à mieux vous ouvrir sur d’autres réalités générationnelles
> Par propositions à votre personne juvénile d’options socioéducatives et plurirelationnelles attractives.
89- Contre vos disparités sociologiques iniques persistantes entre juniors les pouvoirs publics aideront votre « Égalité des Chances »
> Par plus de « discriminations positives » correctives et de justice sociale en faveur de votre jeunesse.
90- Un effort important de solidarité nationale pour vous, jeune précaire vous octroiera une vraie « Seconde Chance »
> Sous forme de « Bourses financières d’Apprentissage » et d’Insertion professionnels de votre nouvelle génération.
XI
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Médiatisation Positive ]
91- Les médias seront incités à faire plus d’effort pour s’intéresser aux événements vous valorisant vous, junior
> Par une connaissance, présentation plus positives de vos vraies réalités juvéniles.
92- Les productions médiatique prendront plus en compte la globalité de vos états juvéniles
> Une Instance consultative spéciale auprès de l’Arcom composée surtout de vous, junior y veillera.
93- Les médias seront invités à ne pas vous utiliser vous, jeune comme « faire-valoir commercial »
> Plutôt à respecter votre jeunesse en vous donnant la parole dignement aussi souvent que possible.
94- Le parti pris médiatique de la dramatisation, la violence, l’outrance anti-juvéniles sera modéré pour vous
> En un esprit responsable particulier de protection / d’enrichissement de votre esprit néogénérationnel.
95- En une optique pédagogique adaptée pour vous des « médias juniors » seront créés & menés à mieux traiter l’information
> En donnant sens aux faits les plus significatifs / pertinents pour votre personne juvénile.
96- Vous, jeune serez libéré de l’accoutumance nocive à l’excès de malsanités, perversions
> Le discours médiatique sera plus positivement recadré par une déontologie plus stricte au plus grand bénéfice de votre jeunesse.
97- Les médias seront encouragés à produire plus d’émissions régulières : avec, pour, sur vous, préadulte
> Des chaînes, programmes spécialisés pourront mieux & plus se développer pour votre nouvelle génération.
98- La qualité, la moralité, l’intérêt des productions médiatiques : avec, pour, sur vous, jeune seront améliorés, assurés
> Par une Instance déontologique de Surveillance « spéciale » audiovisuelle et Internet en lien direct avec votre personne juvénile.
99- Les médias du Service public seront fort sensibilisés à l’intérêt de parfaire, d’accroître la présentation de vos réalités de junior
> Par incitations concrètes motivantes des autorités de tutelle concernées au profit de votre jeunesse.
XII
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Favorable Image de Marque ]
100- Il sera lutté pour vous contre les préjugés jeunophobes de votre société adulte
> Des Médiateurs de la jeunesse seront chargés d’une responsabilité pédagogique préventive & corrective en faveur de votre nouvelle génération.
101- Un Pacte social de Confiance sera conclu entre la société / votre jeunesse
> Sous forme de Contrat de Plan Annualisé pour votre meilleur accueil sociologique vous, junior.
102- Les pouvoirs publics, la société veilleront au respect de plus d’équité sociale entre vous, jeunes contre privilèges / discriminations
> Par des mesures les plus adéquates et décisives, incitatives et dissuasives pour votre personne juvénile.
103- Les adultes se réapproprieront leurs responsabilités d’aînés à votre égard, junior
> En renouant avec leur devoir d’exemplarité morale sans « moralisme » par l’action de terrain avec et pour votre jeunesse.
104- Le rapprochement vous, jeune / adultes s’établira sur un mode commun d’entente : plus réaliste pour vous, cadet, plus humaniste pour vos aînés
> Le catalyseur en sera pour votre nouvelle génération le meilleur dialogue intergénérationnel possible.
105- Votre sentiment d’abandonnisme de junior sera combattu
> Les adultes retrouveront leur mission fondamentale d’éducateurs, de « passeurs de vie » par transmissions d’idéaux à votre personne juvénile.
106- La société reconnaîtra mieux vos valeurs / qualités particulières de jeune
> Par la confiance, l’écoute, la concertation car elle a autant besoin de votre jeunesse que réciproquement.
107- Pour que vous, junior « alliez mieux » vos aptitudes seront plus valorisées
> Il sera redonné à votre nouvelle génération espoir, foi en vous en mettant en exergue vos capacité, utilité, apport propres.
108- Votre juvénilité sera introduite dans le jeu social afin de vous re/motiver, vous re/dynamiser
> En permettant à votre personne juvénile de réaliser / vous réaliser par tous les moyens d’apprentissages adaptés.
XIII
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Appui sur Vos Qualités Propres ]
109- Vos rapports adulte-jeune seront plus pragmatiques
> En accordant à votre jeunesse plus de confiance, de responsabilité particulière faisant mieux droit à vos qualités spécifiques.
110- De nouvelles aides publiques / privées vous seront apportées, jeune voulant développer tout projet crédible à solides atouts pour vous, votre société
> Des commissions spécialisées ad hoc y veilleront très soigneusement en faveur de votre nouvelle génération.
111- Vous, jeune serez aidé à développer des structures d’activités variées de type micro & coentrepreneur
> Pour tous domaines qui s’y prêtent, conviennent particulièrement à votre personne juvénile.
112- Adultes & vous, junior apprendrez plus à vivre ensemble en partenaires à intérêts égaux mutuellement respectables
> Par des Passerelles transversales de Coopération à Échanges catégoriels bilatéraux au bénéfice de votre jeunesse.
113- Votre renouvellement néogénérationnel sera mieux organisé
> Par plus d’investissements adultes dans les transmissions, transferts de compétences livrant à votre nouvelle génération un champ propre.
114- Votre insertion socioéconomique de junior sera plus favorisée
> Des instances, mécanismes de régulations spécifiques défendront vos intérêts juvéniles pour une meilleure justice redistributive.
115- Une plus juste conception de votre lien adulte-jeune prévaudra
> Elle reposera sur le respect de la liberté de votre jeunesse à choisir votre voie personnelle sans conditionnement préétabli.
116- Le déni de droit, d’équité par votre discrimination d’âge anti-jeune sera combattu
> Une loi anti-jeunophobie le pénalisera de façon volontariste comme pour le racisme, le sexisme…
117- En votre intérêt de jeune les facteurs de blocages : routines, immobilismes, conservatismes seront limités
> En laissant plus de place sociale à votre nouvelle génération par des moyens « résolutifs ».
XIV
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Inconditionnelle Reconnaissance ]
118- Vous, junior serez « reconnu » pour vous-même, pris en compte au présent quel que soit votre âge
> Par le critère unique de votre seule valeur personnelle juvénile, non de votre nombre d’années vécu.
119- Votre parole de jeune sera mieux créditée positivement en fonction de son seul poids propre
> Par l’écoute, le dialogue sans le préjugé d’immaturité supposée ni discrimination aux dépens de votre jeunesse.
120- Votre exclusion sociale prolongée de junior, votre impréparation coupable seront contrées
> Des transitions d’intégration plus rapides seront ménagées pour votre nouvelle génération avec des temps d’adaptation.
121- Vos apprentissages juvéniles seront améliorés
> Vous, jeune pourrez transmettre à plus jeune que vous, aux adultes vos propres savoir-faire spécifiques utiles en maints domaines.
122- Votre condition de jeune scolarisé sera mieux reconnue / revalorisée
> Avec votre véritable Statut d’Élève / Étudiant, vos prérogatives accrues sous forme d’un « Crédit Droits-Libertés ».
123- Votre jeunesse aura un plus grand rôle & plus de place en votre société
> Votre statut social juvénile sera élargi. Des structures collégiales représentatives y veilleront, en fixeront les moyens.
124- L’élargissement de votre assise sociologique néogénérationnelle sera assuré
> Par la révision de la finalité de vos études / de la viabilité du projet professionnel de votre jeunesse par des évaluations plus « fines ».
125- Votre autonomie juvénile sera facilitée / accélérée
> Par de meilleures Aides au Logement, à la fondation de votre foyer. Avec subventions adaptées, allocations dès votre premier enfant pour votre nouvelle génération.
126- Votre « mise hors jeu socioprofessionnelle » de jeune sera palliée
> Par des formations, des stages, des débouchés, de qualifications bien plus performants, rapides, opérationnels pour votre personne juvénile.
XV
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Préservation Économique ]
127- Vous, junior serez plus incité à occuper de petits emplois compatibles avec vos études
> Particuliers, entreprises seront encouragés à plus faire confiance à votre jeunesse comme cela est plus observé à l’étranger.
128- Votre logement étudiant / jeune actif sera prioritaire
> Par effort accru de constructions, réhabilitations en secteur public & privé, mesures incitatives pour plus louer à votre nouvelle génération.
129- Dans le contexte de votre cursus lycéen votre formation de junior à la gestion économique, financière, au consumérisme domestiques sera dispensée
> Pour sensibiliser de façon opérationnelle et pratique votre personne juvénile en la matière.
130- Votre jeunesse active ayant un taux de chômage double de celui des aînés il s’agit de doper votre insertion
> Des Antennes spécifiques Emploi Jeunes 16-25 seront créées pour vous à cet effet.
131- Comme en Scandinavie votre autonomie propre de junior étudiant sera assurée hors famille par une aide publique selon vos ressources à vous
> Par une Allocation étudiante universelle de subsistance personnelle autosuffisante. Pour votre jeunesse en études supérieures.
132- En France votre chômage de jeune est mal indemnisé, votre paupérisation juvénile croît
> Votre indemnisation sera meilleure, ses conditions assouplies par Indemnité spéciale Junior.
133- Votre jeunesse débute, a besoin de plus d’argent pour vous lancer que les adultes installés
> Votre compte bancaire sera donc mieux rémunéré par un Livret Jeunes plus « avantageux ».
134- Vous, jeune êtes trop voué au contrat d’emploi précaire
> Pour allonger votre durée de travail vous sera réservé entre Cdd / Cdi un Cdg Junior, Contrat à Durée Garantie d’au moins un an.
135- Votre jeunesse a besoin de mieux progresser en entreprise, gagner plus
> Votre Formation professionnelle Continue Juniors améliorera vos compétences, promotions juvéniles au travail.
XVI
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Globalisation de Progrès ]
136- Il s’agit de favoriser vos voyages & séjours d’échanges de jeune français à l’étranger / de junior étranger en France
> Une Agence nationale InterJeunesses de mobilités transcontinentales en assurera l’essor.
137- Il convient de développer vos études & emploi de junior de France à l’étranger / de jeune étranger en France
> Une nouvelle Mission nationale Job-Études Transfrontières Juniors y veillera.
138- L’identité française de votre nouvelle génération sera « refondée »
> Un Volontariat national Jeunes vous permettra de coopérer un an à des projets de promotion et de valorisation de la France.
139- Votre origine européenne de jeune du continent sera accrue
> Une Mission InterEuropéenne Juniors vous fera participer à des chantiers d’intérêt européen majeur en tout pays de l’Union.
140- Votre appartenance occidentale juvénile sera confortée
> Un Programme InterContinental Jeunesse Amérique du Nord / Australie / Europe vous mènera à collaborer à des échanges socioculturels.
141- Votre essence émergente de junior de pays en croissance sera encouragée
> Un Partenariat développemental Jeunes Afrique / Amérique latine / Asie / Océanie vous associera à la prospérité.
142- La dimension mondiale planétaire de votre jeunesse sera prioritaire
> Une Union internationale Juniors Pour la Paix, l’Entraide entre Jeunes du Globe sera l’outil de vos menées humanistes universelles.
143- Les organismes internationaux, Nations Unies comprises vous feront plus de place, Junior du monde
> Un Conseil international Jeunes veillera à vos intérêts juvéniles mondiaux.
144- Il importe que votre jeunesse des cinq continents se fasse entendre, participe aux affaires du monde
> Un Directoire mondial Consultatif des Jeunes pourrait enrichir la décision adulte.
XVII
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Pleine Part en l’Histoire ]
145- En l’Histoire vous, junior êtes souvent perçu comme menace, danger contre l’ordre établi
> L’image réelle de votre nouvelle génération doit être celle d’une chance de « régénération sociétale ». En renouveau des plus positifs pour tous.
146- Vous, jeune êtes aussi considéré comme charge, fardeau excessifs pour la collectivité
> Votre personne juvénile est au contraire la génération montante qui assurera la relève, le financement des anciens.
147- Votre jeunesse est appréhendée telle victime du marasme mondial actuel
> Vous, jeune êtes surtout potentiel, force vive qui devez pouvoir jouer votre rôle de fort catalyseur dynamique.
148- Votre néogénération est en apprentissages, se prépare à l’avenir notamment par l’étude
> Vous, junior devez pouvoir le faire en de bien meilleurs conditions, débouchés.
149- Vous, jeune aimez plutôt les plaisirs de la vie, êtes généralement hédoniste
> Cela n’est pas un but constructif en soi or, doit s’inscrire pour votre jeunesse en un dessein plus large de sens de votre vie.
150- Vous, junior vous plaisez à jouir des biens de ce monde en matérialisme consumériste
> Cela est humain mais vos avoir, faire, paraître ne sauraient tuer votre être qui seul transcende l’essentiel de votre nouvelle génération.
151- Vous, jeune êtes idéaliste, libertaire participant à des révoltes, révolutions en l’Histoire
> Que l’adulte bâtisse un monde plus juste, votre personne juvénile aura moins motif à rébellion !
152- Votre juvénilité est pragmatique, réaliste. L’Histoire vous aura appris à vous défier des promesses illusoires
> Il convient de permettre à votre jeunesse de s’accomplir pour que vous puissiez croire en votre avenir.
153- Vous, junior êtes pétri de déconvenues, résignations mais aussi d’espérances
> Plutôt que décourager votre nouvelle génération, vous nuire sachons mieux vous motiver à vous battre pour vous-même, autrui.
XVIII
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Optimiste Philosophie Existentielle ]
154- Vous, jeune n’avez pas appris à conserver l’empire de vous-même quoi qu’il arrive
> Éduquons votre personne juvénile à faire prévaloir votre raison-réflexion sur votre passion-pulsion pour dominer votre vie, non l’inverse.
155- Par essence votre personnalité juvénile est encore incertaine
> Un solide modèle adulte plus sûr de référence devrait en exemplarité, mimétisme aider votre jeunesse à mieux grandir.
156- Vous, junior avez souvent du mal à devenir autonome par incapacité à vous autogérer sans aide
> Pour inverser la donne l’adulte apprendra à votre nouvelle génération à ne « compter » que sur vos atouts propres.
157- Vous, jeune manquez souvent de rigueur, d’audace car vous ne savez comment affronter la vie
> Il revient à vos aînés à fournir à votre personne juvénile les « clés de décodage » pour que vous puissiez agir, non subir.
158- La notion de votre responsabilité vous fait trop défaut, junior car celle de vos droits & devoir tout autant
> Il s’agit donc de rappeler à votre jeunesse la vertu de votre effort, votre ténacité, les effets de vos actes.
159- Prévoir, organiser, planifier, gérer, autant d’atouts existentiels bien trop peu juvéniles pour vous
> Contre l’improvisation, le hasard il s’agit que votre nouvelle génération conduise sa vie, non se laisse mener.
160- Défaitisme, découragement, fatalisme tels sont vos « dangers anti-junior »
> Face à vos obstacles il convient de faire face, résister, vous acharner à vaincre en votre combativité juvénile déterminée.
161- La complexité du monde, de la vie, les doutes vous empêchent, jeune d’oser trancher
> Aider votre jeunesse à clarifier vos enjeux en cause vous permettra de pouvoir mieux choisir, décider, agir.
162- Vous, junior ne savez pas assez différencier, hiérarchiser le capital, l’urgent, le prioritaire, l’important par ordre décroissant
> Rappelons à votre nouvelle génération que les vraies valeurs qui font sens ne sont pas égales.
XIX
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Revalorisation Sociétale ]
163- Vous, jeune n’avez nul statut social, vous n’êtes que scolarisé, consommateur, jouisseur, vous souffrez de votre minoration
> Donnons à votre personne juvénile un vrai rôle sociétal pour que vous soyez « utile, heureux, accompli, inséré ».
164- Vous, junior de France n’êtes « reconnu » que de façon conditionnelle, incertaine, ultérieure, à l’adultisme
> Il s’agit d’apprécier votre jeunesse sur le mode inconditionnel, assuré, immédiat en ouverture.
165- Votre jeunesse est déconsidérée, « défigurée » par une image négative en débit du pire
> Créditons votre nouvelle génération du meilleur, estimons-vous favorablement, vous valorisant pour que vous grandissiez.
166- La néogénération d’Ancien Régime était indifférenciée, intégrée. La vôtre est différenciée, non insérée
> L’on peut tout à la fois « reconnaître » votre personne juvénile en vos différences tout en vous assimilant !
167- Votre jeunesse inactive se prolonge de plus en plus. En « interminable moratoire » avant l’emploi, l’autonomie
> Il faut raccourcir ce délai excessif en accélérant pour vous, junior votre processus de réalisation de vous de type adulte.
168- Votre juvénilité n’est pas appréhendée à sa juste valeur par préjugés, ignorances
> La création des Sciences de la Jeunesse y palliera par la recherche, l’enseignement idoines.
169- De façon naturelle vous, junior aurez toujours été une force de contestation positive des blocages adultes
> Il s’agit d’un droit de votre nouvelle génération à préserver, permettre en l’intérêt de toute la société.
170- Vous, jeune êtes aussi une force de propositions d’avancées, de progrès pour tous
> Écoutons votre personne juvénile, prenons-vous en compte, appliquons-en votre meilleur au profit de votre nation.
171- Vous, junior êtes une dynamique force d’action, de levier d’évolution pour votre pays entier
> Accompagnons votre mouvement de vie positif plutôt que de rejeter votre jeunesse d’office par préjugés, principe, peur.
XX
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Formation d’Excellence ]
172- L’école repensera ses objectifs, moyens, programmes pour vous, jeune
> Assurant mieux la maîtrise de savoirs plus utiles. La psychopédagogie du maître sera améliorée en continu au profit de votre nouvelle génération scolarisée.
173- L’école privilégiera votre formation de junior sur le classement
> Elle encouragera mieux l’interactivité, la participation de votre public juvénile. Les après-midi du secondaire seront réservés à l’extrascolaire.
174- L’école équilibrera vos formations de base & travaux pratiques, dirigés. Elle s’adaptera plus à votre public jeune
> Soutien scolaire, structures contre l’échec seront développés par tutorat pour votre jeunesse.
175- L’école assumera plus les exigences de votre emploi juvénile
> La formation professionnelle ira à l’entreprise. Les formations continues en alternance seront développées, généralisées pour votre nouvelle génération.
176- L’école assurera plus votre mobilité sociale de junior
> Culture & visées professionnelles en seront la base. Avec plus d’information, de conseils, structures sur vos filières, débouchés pour votre personne juvénile.
177- Les valeurs scolaires & socioéconomiques seront « mises en cohérence » pour intégrer votre jeunesse
> Par une université plus professionnalisée, sélective, plus d’ouverture, d’échanges au profit de votre jeunesse.
178- L’école accroîtra sa mission humaniste & éducative pour vous, junior
> Elle adaptera plus ses moyens pédagogiques, matériels, maîtrisera mieux ses flux. Pour plus de performances. Pour le plus grand bénéfice de votre nouvelle génération en études.
179- L’école « se recentrera » sur vous, élève en vous rendant autonome, épanoui, éclairé
> Cursus, diplômes seront simplifiés. Vous, junior pourrez en tirer profit par affinement de votre projet propre.
180- L’école tiendra mieux compte de vos attentes, besoins, intérêts, spécificités de jeune
> Elle aidera votre public juvénile à maîtriser votre avenir par votre meilleure orientation personnalisée.
XXI
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Insertion Professionnelle ]
181- L’accès à votre emploi juvénile sera facilité
> Par formation professionnalisée garantissant un premier débouché à vous, junior. La loi en fixera des quotas annuels minimums obligatoires.
182- Vos goûts, aptitudes de jeune seront plus pris en compte, encouragés, décelés
> Par une meilleure orientation individualisée qui suivra adéquatement votre jeunesse du secondaire à l’emploi.
183- Une adéquation entre vos études, emploi, goûts, compétences de junior sera plus assurée
> Par Modules d’Insertion, d’Échanges École-Entreprise, plus d’évaluation des capacités de votre nouvelle génération.
184- Le travail vous épanouira plus vous, jeune vous intégrant mieux
> Par apprentissage professionnel, des stages plus performants. Le Tutorat-Parrainage d’Entreprise individuel « sur mesure » pour votre personne juvénile.
185- Votre entrée juvénile en emploi sera plus favorisée
> Par l’établissement préalable d’un vrai projet professionnel cohérent. Le travail de proximité d’utilité sociale sera valorisé, accru pour votre jeunesse.
186- Culture d’entreprise / votre mentalité de jeune se rapprocheront plus
> Par effort d’adaptation réciproque. Les dispositifs d’insertion en l’emploi seront revus pour répondre aux attentes de votre nouvelle génération.
187- Vous, junior aurez plus de perspectives de carrière pour « faire vos preuves »
> Un Pôle Emploi Jeunes, ses agences locales spécialisées regrouperont tous les dispositifs concernés.
188- Mobilité sociale, votre accueil de junior en l’emploi seront accrus
> L’entreprise qui recrute votre personne juvénile sans expérience, peu qualifiée sera totalement exonérée de charges sociales pour trois ans.
189- Votre chômage de jeune sera limité
> Par une Activité rémunérée à Formation individualisée adaptée, pointue. Pour votre jeunesse en recherche avérée d’emploi depuis plus d’un an.
XXII
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Vos Loisirs de Ressourcement ]
190- Votre loisir juvénile sera revalorisé, enrichi
> Une « Carte Jeune » plus attractive sera créée, ainsi que des structures sportives, de loisirs de qualité, proximité ouvertes à vous tous.
191- Votre détente de junior sera privilégiée sur la pulsion violente
> Votre nouvelle génération disposera d’espaces urbains récréatifs. Librement organisés par vous, facilement accessibles selon vos attentes.
192- Les villes vous consulteront, jeune sur vos besoins récréatifs
> Par des moyens de concertation pour améliorer, mieux adapter les horaires, infrastructures, activités idoines à vos attentes juvéniles.
193- Vous, jeune pratiquerez plus des sports liés à vos aspirations
> Les équipements scolaires seront accessibles à votre jeunesse en dehors des heures d’enseignement pour entraînement, compétition.
194- Vos cours d’éducation physique de junior seront revus
> Ils inculqueront à votre nouvelle génération les techniques de la performance, les notions de discipline personnelle, d’éthique comportementale sportive.
195- Il sera mieux veillé sur vous, jeune engagé en la compétition sportive
> Pour que votre personne juvénile ne soit pas excessivement exploitée à de seuls profits extérieurs aux dépens de votre épanouissement.
196- L’infrastructure scolaire sera revue pour intégrer votre loisir juvénile
> Votre jeunesse sera aidée par des conseils idoines pour mieux l’organiser, le réussir en interaction avec autrui.
197- Votre système de loisirs jeunes, sa philosophie même seront repensés
> Pour leur redonner sens, se refonder sur l’idéal de la rencontre, du partage collectif le plus authentique pour votre nouvelle génération.
198- La société a un rôle récréatif pour votre jeunesse
> La civilisation des loisirs, l’esprit ludique ne peuvent reposer que sur le respect de l’autre, votre plein accomplissement moral juvénile de soi.
XXIII
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre / Vos Culture-s de Qualité ]
199- Vous, junior appréhenderez mieux les « arcanes complexes » du monde qui est le vôtre
> En étant plus « instruit » à l’école des principales cultures / civilisations passées, étrangères, ce qui enrichit votre jeunesse.
200- L’école se chargera mieux de vous enseigner, jeune l’histoire des religions / du fait spirituel
> En une visée humaniste de plénitude, d’élévation morale pour votre nouvelle génération avec des maîtres compétents.
201- Le goût de lire / d’écrire sera cultivé chez vous, junior
> Par généralisation d’Ateliers de Lecture / d’Écriture au sein de l’institution scolaire. Théâtre, votre expression orale juvénile s’y ajouteront.
202- Votre éducation néogénérationnelle à la culture passera par une « revalorisation » de vos enseignements artistiques, sorties culturelles scolaires
> Ils deviendront obligatoires, plus développés, élargis en collège & lycée pour votre jeunesse.
203- Votre enseignement secondaire de jeune livrera vos après-midi aux activités périscolaires de qualité notamment sportives / culturelles
> En une acculturation d’excellence et d’exigence pour votre nouvelle génération scolarisée.
204- Un nouveau partenariat sera conclu pour vous, élève entre l’Éducation & la Culture
> Pour que des intervenants du monde des Arts puissent vous insuffler à vous, junior leur passion artistique.
205- Un grand effort de votre savoir juvénile sera accompli
> En sensibilisant les médias au besoin de produire des programmes culturels ambitieux accessibles à vous, jeune pour vous ouvrir l’esprit.
206- Des conditions attrayantes vous feront connaître, junior des genres culturels enrichissants que vous ignorez souvent
> Théâtre, musées, expositions, concerts classiques, cinéma d’art et d’essai, d’auteur… Pour votre plus grand enrichissement juvénile.
207- À l’école ou en établissements spécialisés vous, jeune serez culturellement encouragé
> Par pratique de genres d’avant-garde / classiques intéressants de façon plus accessible pour votre jeunesse.
XXIV
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Développement de Valeurs ]
208- Tous vos établissements d’enseignement publics & privés de junior seront jumelés avec un « pair » étranger
> En échanges réguliers afin que votre nouvelle génération soit plus « ouverte sur le monde ».
209- Une tribune d’expression de votre jeunesse tendra à promouvoir votre approche originale
> Sous forme de Commissions mixtes consultatives avec votre personne juvénile et les décideurs publics territoriaux.
210- Les méthodes, mentalités qui empêchent trop votre jeunesse d’avancer changeront bien plus
> Par rotation plus rapide des générations aux affaires publiques, privées au profit de votre jeunesse.
211- Les adultes vous proposeront, junior un authentique projet de société que vous amenderez
> Votre nouvelle génération opérant plus vite vos propres choix à bon escient de façon participative.
212- Les adultes au pouvoir redéfiniront les universaux qu’ils entendent mettre en œuvre pour votre jeunesse
> En charte cohérente pour mieux faire progresser votre personne juvénile, vous éclairer sur l’avenir.
213- Les adultes se garderont mieux des maladresses, erreurs psychomentales à votre égard, junior
> Se défaisant des pensées, émotions, attitudes inappropriées pour aider votre jeunesse à grandir.
214- Pour compenser votre faiblesse numérique votre jeunesse se constituera en « groupes de pression » structurés de types catégoriels
> Pour mieux peser vous-même sur votre destinée / société en tant que nouvelle génération.
215- Vous, junior contrerez mieux les exigences contraignantes, excessives s’imposant à vous
> Votre personne juvénile fera bloc pour les discuter, faire des contre-propositions plus conformes à votre intérêt.
216- Vous, jeune passerez outre aux barrages arbitraires, interdits excessifs qui vous sont illégitimement opposés
> En appliquant chaque fois que possible les propres conceptions spécifiques de votre jeunesse.
XXV
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Facilitation d’Engagements ]
217- Vous, junior aurez mieux les moyens matériels, moraux de votre volonté d’engagement, de vocation
> Votre nouvelle génération bénéficiant de plus de facilités, bourses pour servir la cause lui tenant à cœur.
218- Vous, jeune serez plus associé aux débats éthiques car votre apport est des plus utiles
> Votre personne juvénile participera aux Commissions d’Échanges, d’Analyses des « Problèmes du Monde ».
219- Vous, junior garçon ou fille serez incité à plus & mieux profiter du Service civique
> Votre jeunesse aidant vos semblables ou partant notamment en mission humanitaire pour des pays émergents.
220- Un nouvel Enseignement civique, éthique vous sensibilisera, préadulte au sens que vous entendez donner à votre projet de vie citoyen
> Par interventions des plus porteuses pour votre nouvelle génération de « Grands Témoins d’Espérance ».
221- Vous, junior bénéficierez de plus de transmissions par vos famille, école, collectivité
> En apprentissages moraux propres à éclairer, épanouir, grandir votre personne juvénile vers l’adultisme accompli.
222- L’adulte veillera attentivement à vous enraciner, jeune
> Reliant votre jeunesse à vos origines, celles de votre famille, votre culture, votre nation pour que vous bâtissiez mieux votre destin en sage sans vacuité.
223- Vous, jeune serez en pleine mesure de savoir « qui vous êtes » pour vous forger une identité qui vous construise
> L’adulte fournira à votre nouvelle génération les éléments fondamentaux propres à être « forte / libre ».
224- Les adultes vous rediront, junior toutes les valeurs qui fondent votre civilisation
> Faisant que la continuité intergénérationnelle soit pour votre personne juvénile non oblitérée. Or, transcendée en Projet commun.
225- Fanatisme, sectarisme, nihilisme, captativité anti-jeune seront combattus pour vous
> Votre jeunesse sera éclairée sur la nocivité de croyances, d’endoctrinements conditionnant l’esprit sans jamais vous libérer.
XXVI
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Garantie de Droit-s ]
226- La Convention internationale des Droits de l’Enfant / l’Adolescent sera mieux appliquée pour vous
> La France se dotera de sa propre Charte nationale des Droits du Junior adaptée à votre évolution.
227- Vos atteintes à mineur seront mieux sanctionnées
> Il sera institué des Centres plus adaptés pour Jeunes déviants, une détention provisoire « réaménagée » pour vous, mineur.
228- Votre majorité civile sera fixée à seize ans, votre droit d’association du mineur sera amélioré
> Sera créée la Responsabilité parentale avec sanctions accrues des défaillances éducatives graves aux dépens de votre nouvelle génération mineure.
229- Votre inscription d’office sur toutes les listes électorales dès seize ans sera systématisée
> Votre élection, personne juvénile aux conseils territoriaux sera encouragée, généralisée dès cet âge.
230- Dans les instances publiques ou privées de la défense des intérêts catégoriels votre place de junior sera accrue
> Par instauration de quotas & de structures particuliers réservés à votre seule jeunesse.
231- Vos attributions de délégué de classe seront élargies
> De même que vos droits, vos libertés de jeune lycéen qui seront également appliqués de façon générale à vous, collégien.
232- Pour tout mandat électif national & territorial l’éligibilité sera fixée pour vous, jeune à seize ans
> Les conseils municipaux de juniors seront généralisés, les conseils de jeunesse directement élus.
233- Vous, jeune serez représenté, consulté au sein des grands organismes paritaires, politiques, sociaux ou de mission
> Syndicats, associations, partis, groupements d’intérêts… La loi y veillera au profit de votre nouvelle génération.
234- Votre influence de junior scolarisé sera accrue au sein des instances représentatives éducatives
> Votre poids d’élève y sera très réévalué. Vous serez plus systématiquement consulté.
XXVII
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Vos Politiques Publiques Ciblées ]
235- Seront élaborées une politique européenne de votre Éducation, ainsi que de votre Jeunesse
> Outre une politique nationale générale de l’ensemble de vos questions juvéniles en France.
236- Des passerelles seront établies entre toutes les administrations de vos affaires de Jeunesse
> Par une collaboration de tous les services concernés. En Commissions mixtes paritaires au bénéfice de votre nouvelle génération.
237- Des rencontres régulières entre vos représentants de jeunesse, ceux des pouvoirs publics seront organisées
> En concertations entre toutes les parties prenantes pour l’action concrète idoine à destination de votre jeunesse.
238- Une volonté, un signal politiques forts des pouvoirs publics se manifesteront pour vous, junior
> Par déclaration de votre personne juvénile / de l’Éducation « Grande Cause nationale ».
239- Des « États Généraux de votre Jeunesse » se réuniront
> En un objectif d’établir un État-Bilan de vos Populations juvéniles, un Calendrier national d’Action Jeunes rigoureux, précis.
240- Un Comité Intergouvernemental Jeunesse européen sera institué pour vous
> Il sera en charge de faire des propositions concrètes, d’assurer un suivi de la politique continentale de votre nouvelle génération.
241- Une Mission spéciale de Réflexion concernant votre Jeunesse en Difficultés sera créée
> Elle recensera les situations existantes pour choisir un traitement performant, adéquat pour votre personne juvénile.
242- Un train de mesures Jeunes appropriées sera lancé pour vous
> Pour les champs d’action relatifs à l’insertion socioéconomique de votre jeunesse en situation normale tenant compte de vos vrais besoins.
243- Il sera réalisé une revalorisation réelle de votre jeunesse des classes moyennes
> Par amélioration notable des conditions d’intégration socioprofessionnelle de votre nouvelle génération en concertation.
XXVIII
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Vos Moyens Collectifs Idoines ]
244- Un budget de l’État propre, important sera affecté à l’ensemble de votre secteur Jeunesse
> Un effort similaire durable prévaudra pour les collectivités locales, l’Union Européenne en faveur de vos publics juvéniles.
245- Des Audits de votre juvénilité seront réalisés à l’échelle nationale, territoriale
> Pour préciser les états financiers existants, fixer des besoins, affectations plus rationnels, ambitieux pour votre jeunesse.
246- Des règles strictes seront établies pour la formation, le recrutement, la déontologie des décideurs, intervenants de votre secteur Jeunesse
> Les exigences professionnelles d’exercice seront des plus accrues au profit de votre nouvelle génération.
247- Au niveau national & local sera structuré en maillage territorial étroit tous les organismes publics d’intervention pour votre jeunesse
> Sur le mode généralisé du Guichet unique spécialisé multiservices Juniors.
248- Des consultations régulières des quinze – vingt-quatre ans sur vos besoins / attentes seront instaurées
> Pour mieux planifier, réussir l’action publique nationale, locale afférente pour votre personne juvénile.
249- Les structures juridiques, managériales de vos organes publics d’action Jeunesse seront refondues
> En meilleure optique souple, horizontale, plus participative, efficace, moderne pour votre nouvelle génération.
250- Des études d’impact de votre juvénilité seront menées
> S’assurant de la faisabilité, la pertinence, l’utilité de nouveaux programmes d’action Jeunesse pour plus adapter au préalable l’existant.
251- Votre politique jeunesse sera globalisée, transversalisée, unifiée
> Par l’appréhension de l’ensemble de « la problématique spécifique de vos besoins juvéniles » les plus urgents.
252- L’action Jeunesse des pouvoirs publics sera pérennisée, rendue permanente pour vous
> Par la perpétuation de dispositifs stables adéquats donnant lieu à Rapport national Jeunes annuel.
XXIX
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Équitable Traitement National ]
253- Sera mise en place pour vous auprès du Premier ministre une Cellule de Veille Juniors
> Elle suivra toutes les tendances concernées, fera des propositions judicieuses, agira vite, bien pour votre jeunesse.
254- Les travaux législatifs & réglementaires sur votre jeunesse seront relancés
> Un Code juridique spécial rassemblant, structurant l’ensemble des textes épars relatifs à votre nouvelle génération sera rédigé.
255- La Fondation Nationale de la Jeunesse sera instituée sur vous
> Pour la recherche pluridisciplinaire, la formation de praticiens, l’enseignement des sciences jeunologiques.
256- À tous vos échelons de décisions : nationaux & territoriaux « Jeunesse & Sports » seront séparés
> Avec des Unités Jeunesse spécialisées autonomes, compétentes, efficaces.
257- Votre véritable ministère plein, autonome du Jeune & des Droits du Junior sera créé
> Avec tous pouvoirs interministériels sur vos questions juvéniles en approche holiste.
258- Les autorités de l’État redéfiniront les priorités du pays en matière de votre jeunesse
> En une vision politico-philosophique claire, cohérente, ambitieuse de la place de votre jeunesse dans votre nation.
259- La tâche première de votre ministère / de la cellule de Veille Jeunes sera de « catalyser » les initiatives pour vous
> En ouverture sur l’extérieur pour un calendrier prévisionnel d’action rigoureux pour votre nouvelle génération.
260- Décideurs publics et vous, jeune communiqueront régulièrement
> Par le biais d’Antennes de Dialogue centrale & locales avec des médiateurs Jeunesse national & départementaux.
261- L’État se dotera d’un Organisme national d’Évaluation, de Prospective de votre état de junior français à visée statistique
> Pour éclairer plus précisément l’action publique concernant vos réalités juvéniles.
XXX
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre AndroJeunologie® d’Avancées ]
262- Vous, jeune ne savez pas toujours « vous passionner » comme et quand il convient
> Votre androJeunoMentoring aide votre jeunesse masculine à cultiver vos centres d’intérêt car sans vous rien de grand, beau, fort n’est possible.
263- En société « hostile » par manque de confiance vous, junior n’avez pas assez de convictions propres, n’êtes pas assez assuré
> Votre AndroJeunoConseil® permet à votre nouvelle génération mâle de vous affirmer pour mieux vous imposer.
264- Faute de « stratégie » idoine préétablie vous, jeune « ne savez pas où vous allez, ne vous rendez nulle part »
> Il s’agit de vous inciter, garçon juvénile à vous en munir pour mieux fixer vos buts optimaux, les atteindre.
265- Sans valeurs précises claires, solides, suivies sans faille vous, junior vous enlisez
> Il convient que vous, jeune homme puissiez les définir, choisir au préalable pour mieux avancer selon vos priorités morales.
266- D’un point de vue physique, psychique, spirituel dynamisme, énergie autorisent vos action, réussite de jeune
> Votre AndroJeunologie® veille à ce que les lois afférentes soient appliquées par votre jeunesse masculine.
267- Rien ne vous est possible, junior sans l’entretien de liens satisfaisants avec autrui
> Votre nouvelle génération mâle y sera encouragée car de votre harmonie relationnelle dépend vos succès, bonheur personnels.
268- Vous, jeune ignorez trop les règles de bonne communication avec vous-même & autrui ce qui cause préjudice à tous
> Votre personne androJuvénile en apprendra les arcanes pour mieux réaliser vos buts essentiels, « mieux échanger ».
269- Souvent vous, junior trébuchez faute de mobilisation totale de tous vos potentiels physiques, mentaux, moraux
> L’androJeunoMentoring de votre jeunesse masculine vous en fait prendre conscience, vous en donne tous les outils d’activation.
270- Il n’est pas aisé pour vous, jeune de bien « user » du temps, de l’espace, des circonstances, gens, choses
> Votre AndroJeunoConseil® fait optimiser à votre nouvelle génération mâle ces vecteurs vitaux pour mieux parvenir.
XXXI
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Holistique Prise en Compte ]
271- Vous, junior avez besoin de confiance en vous-même, autrui, l’existence, votre destin pour « bien » vivre
> Votre personne juvénile en sera plus capable si les adultes savent mieux vous l’insuffler en bienveillance.
272- Vous, jeune requérez des « échanges tous azimuts » avec vos pairs, les adultes pour mûrir, vous épanouir
> L’adulte se doit d’en faire l’effort avec votre jeunesse, vous apprendre la tolérance avec tous.
273- Vous, junior avez besoin d’autonomie, de liberté, d’indépendance pour grandir, être vous-même, faire votre vie
> Il s’agit de vos droits de l’Homme de mineur, jeune majeur à mieux appliquer.
274- Vous, jeune requérez des responsabilités, expérimentations pour progresser, apprendre, être adulte
> La possibilité pour votre nouvelle génération d’agir, de tenter, de vous tromper, d’avoir des prérogatives est à élargir.
275- Vous, junior avez besoin de sécurité maximale pour avoir la sérénité, les repères, l’assurance nécessaires à votre construction
> Il revient à l’adulte d’assurer l’épanouissement optimal de votre personne juvénile à tous points de vue.
276- Vous, jeune requérez de l’espoir pour croire en votre destinée, avoir l’envie, la force de vous battre pour réussir, être heureux
> Seule une société positive de confiance peut donner à votre nouvelle génération votre pleine réalisation de vous.
277- Vous, junior avez besoin de reconnaissance pour être en mesure de croire en vous, autrui, la vie
> Cela est dû à votre jeunesse de la part des adultes pour que vous puissiez contribuer à la marche de votre société.
278- Vous, jeune requérez l’amour oblatif, non captatif de vous, des autres pour pouvoir donner, recevoir, aimer en retour, être bien avec vous, autrui
> À chacun d’entre-vous d’en livrer votre part mutuelle pour votre plénitude juvénile optimum.
279- Vous, junior avez besoin d’encouragement, de récompense. Pour différencier ce qui est bien ou non, vous motiver, persévérer
> L’on relèvera positivement les succès majeurs de votre jeunesse avant vos erreurs vénielles.
XXXII
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Votre Félicité Existentielle ]
280- Vous, jeune êtes trop stressé par votre environnement. Vous subissez tensions, pressions, agitation, anxiété
> Votre nouvelle génération apprendra mieux à cultiver paix, calme, sérénité par climat, bien être meilleurs.
281- Trop peu d’entre-vous, junior connaissez l’équilibre : égalité d’âme, maîtrise de vos peurs, de vos désirs, du bonheur
> L’adulte fera taire son propre malaise pour réjouir votre personne juvénile au lieu de vous abattre.
282- À votre jeunesse le progrès est vital pour grandir : « bien faire, aller mieux, être meilleur », relever vos défis avec succès
> C’est possible quand l’adulte croit plus en vous, cadet de façon inconditionnelle.
283- Pour mûrir vous, junior avez besoin d’estime de vous : amour, acceptation, bonne image de vous-même
> Seul l’adulte peut les inculquer à votre jeunesse par la bienfaisance éducative, affective, psychomorale.
284- Votre confiance juvénile est aussi capitale : foi, espoir, crédit en vous, autrui, les choses, la vie, votre avenir
> Si l’adulte fait confiance à votre nouvelle génération cette dernière aura pleins assurance, équilibre.
285- Vous, junior devez vous affirmer : défendre, imposer vos droits, intérêts, actes, votre personne, vos valeurs, idéaux, choix, croyances, préférences
> De façon complète, libre, irrévocable et irréfragable pour que votre personne juvénile soit pleinement acceptée.
286- Vous, jeune avez fort besoin de vous fixer des buts : appropriés, déterminés, évaluables, à échéances fixes pour progresser
> Cela est du ressort de votre jeunesse, de votre initiative individuelle avec aide éventuelle de l’adulte.
287- Vous, junior aurez « foi » en la valeur, l’accessibilité de votre objectif, votre capacité à le réaliser, vous vous en donnerez les moyens
> La résolution de votre nouvelle génération à y parvenir viendra de vous-même mais sera encouragée par vos aînés.
288- Vous, jeune servirez votre but sans relâche avec détermination, ténacité, effort : vous battre, tenir jusqu’au succès, entretenir votre résultat
> Sans faiblir face à vos difficultés, hostilités, aléas juvéniles aussi durs soient-ils.
XXXIII
Vous, (Andro)Jeunesse /
[ Décence de Vos Conditions d’Existence ]
289- La plupart de vous, junior manquez de sommeil ce qui obère votre bonne santé physique, psychique, sociale, votre travail
> Il importe donc que votre jeunesse veille à plus et mieux dormir chaque nuit pour mieux être.
290- Votre équilibre alimentaire de jeune peut être positivement amélioré
> Votre nouvelle génération veillera en qualité, quantité à ingérer fruits, légumes, eau plus que féculents, lipides, glucides, protéines, sel.
291- Votre activité physique & sportive de junior est un impératif de santé souvent négligé
> Votre personne juvénile a intérêt à pratiquer un sport bihebdomadaire / assez de mouvements physiques chaque jour.
292- Votre jeunesse aime les dépendances addictives : gens, produits, pratiques
> Il s’agit de convaincre votre nouvelle génération que l’accoutumance néfaste s’oppose à votre santé, votre liberté, votre intérêt.
293- Trop d’entre-vous, jeune regrettez, déplorez le passé comme paradis perdu & cuisant souvenir
> Il s’agit d’aider votre jeunesse à le neutraliser, pacifier, dépasser pour avancer, mieux vivre, être fort.
294- Vous, junior pouvez trop « vous projeter » en l’avenir en craintes & espoirs excessifs avec risque d’inhibition, de désillusion
> Il convient pour votre personne juvénile de croire en votre futur quoi qu’il arrive sans trop « en attendre ».
295- Vous, jeune vivez trop & pas assez au présent, vous ne prévoyez pas l’avenir & ne profitez pas de votre vie avant tout actuelle
> Il s’agit pour votre jeunesse de bien vivre ici / maintenant tout en préparant l’après et assimilant le passé.
296- Vous, junior ne savez pas gérer votre temps. Vous en perdez pour rien en improvisation, en manquez pour l’essentiel
> S’imposent pour votre nouvelle génération : rigueur, méthode, planification, organisation, répartition et anticipation.
297- Votre travail d’études de jeune exige des efforts
> En cours votre personne juvénile sera fort attentive, concentrée, prendra bien en notes ni trop ni trop peu. Se fixera sur la parole de l’enseignant, rien d’autre.
298- Votre tâche scolaire juvénile sera exigeante
> Régulière, au fur et à mesure, sans tarder. En temps suffisant, concentration, calme, méthode chaque jour jusqu’à total achèvement par votre jeunesse.
299- Le support principal de vos études de junior est votre cours écrit
> D’où l’importance pour votre nouvelle génération de bien le présenter, mettre en valeur. Pour que l’essentiel ressorte bien, mémoriser optimalement.
300- Votre mémoire scolaire de jeune est : visuelle, auditive, scripturale, kinesthésique, orale, mentale
> Votre personne juvénile en études aura des notes bien tenues, répétera à haute voix, écrira des résumés, plans…
Vous, (Andro)Jeune
[ & Votre Santé ]
> Un Centre de Santé Jeunesse gratuit par ville de plus de trente mille habitants. Majorité sanitaire à quinze ans avec Carte Vitale Junior, tiers payant dès cet âge.
Vous, (Andro)Jeune
[ & Votre Famille ]
> Un organe de Médiation familiale Parents-Juniors en toutes communes urbaines.
Vous, (Andro)Jeune
[ & Vos Violences ]
> Une cellule « Anti-Violences » au sein de tout collège, lycée dit « sensible ».
Vous, (Andro)Jeune
[ & Votre Socialisation ]
> Finalisation d’un Projet d’Avenir global / révisable pour vous, jeune en fin de chaque année d’études secondaires, supérieures.
Vous, (Andro)Jeune
[ & Vos Médias ]
> Un journaliste Jeunesse en chaque rédaction.
Vous, (Andro)Jeune
[ & Votre Reconnaissance ]
> Protection et droits à l’insertion de votre jeunesse dans le préambule de la Constitution française.
Vous, (Andro)Jeune
[ & Votre Plénitude ]
> Cours de développement personnel / réalisation de soi au lycée.
Vous, (Andro)Jeune
[ & Votre Revalorisation ]
> Statut de « Jeune Travailleur intellectuel » pour vous, élève / étudiant.
Vous, (Andro)Jeune
[ & Votre Économie ]
> Une allocation Autonomie d’insertion, d’études pour vous, dix-huit – vingt-cinq ans en formation ou recherche d’emploi. Selon vos ressources de jeune, non celles de vos parents.
Vous, (Andro)Jeune
[ & Votre Globalisation ]
> Généralisation de vos séjours, stages, échanges, junior français à l’étranger et jeune étranger en France.
Vous, (Andro)Jeune
[ & Votre Formation ]
> Revalorisation du bac, des universités, professionnalisation des études, refonte de l’orientation scolaire et des métiers. Réservation de l’accès à l’université à vous seul, bachelier général. Priorité d’entrée pour vous, bachelier technologique et professionnel aux sections de techniciens supérieurs et instituts universitaires de technologie. Création d’un cursus préparatoire d’études supérieures de deux ans entre le baccalauréat et la première année de formation universitaire.
Seul vous, étudiant ayant réussi ces deux années préparatoires serez admis à l’université. Revalorisation et reconnaissance du grade de Docteur des Universités hors santé, à l’image des PhD universitaires anglo-américains bien plus performants. Création de véritables campus étudiants regroupant enseignements, hébergements, vie étudiante.
Vous, (Andro)Jeune
[ & Votre Emploi ]
> Tutorat d’Insertion professionnelle pour vous, jeune, du collège à la fin de vos études. Favoriser les Juniors Entreprises, l’entrepreneuriat jeune. Discrimination positive, sanctions en faveur de votre emploi de junior.
Vous, (Andro)Jeune
[ & Votre Culture ]
> Gratuité pour vous ayant moins de vingt-cinq ans pour tous les lieux et manifestations culturels.
Vous, (Andro)Jeune
[ & Vos Engagements ]
> Développer et rendre votre Service civique plus attractif.
Vous, (Andro)Jeune
[ & Vos Droit-s ]
> Une Charte nationale des Droits / Obligations de votre Jeunesse.
Vous, (Andro)Jeune
[ & Votre Logement ]
> Généraliser l’habitat jeune autonome : individuel, collectif en campus, foyers, hlm…
Vous, (Andro)Jeune
[ & Votre Internet ]
> Les autorités veilleront à votre meilleure protection de mineur en cyberespaces de tous types.
ÉPILOGUE
La jeunesse est une ivresse continuelle
C’est la fièvre de la santé, la folie de la raison
F. de La Rochefoucauld
Écrivain, moraliste, mémorialiste
France, 1613-1680
Réflexions ou sentences
Et maximes morales
Œuvre philosophique, France, 1665
VOTRE « JEUNESSE REVIVIFIÉE »
Au tout début de notre actuel millénaire la vitalité démographique de notre pays a été remarquable au sein du monde occidental. Vous, jeune français, en ce contexte très favorable avez pu connaître un grossissement numérique significatif. Une influence sociétale plus prépondérante. Le dynamisme, le poids juvéniles des années 1960-1980 ont ainsi perduré quelque peu lors du premier quart de ce siècle, en une nouvelle acmé. Il n’en sera plus de même à l’avenir, la démographie française s’effondrant. Il y avait eu une forte importance en nombre des quinze – vingt-quatre ans en ces décennies 1960 à 1980. Huit millions et demi d’individus et plus.
Cela avait bénéficié aux mouvements contestataires des jeunes de l’époque « Baba-cool ». À la mobilité professionnelle des juniors diplômés du supérieur des années « business ». Les célèbres « Baby-Boomers » passés et actuels ou futurs « Papy-Boomers » sont tous nés en les deux décennies depuis le Second Conflit mondial (1939-1945) entre 1940 et 1960. Ils auront « raflé toute la mise ». Celle de la relative prospérité socioéconomique antérieure aux années 1990. Les dénatalités des trois ou quatre décennies ultérieures sont l’une des causes de la marginalité des juniors actuels.
Affaiblis par la « décimation » démographique de leur classe d’âge. Il y a eu une massification continue des effectifs de l’enseignement secondaire. Toutefois depuis notre siècle ceux-ci ont décru. De façon nouvelle du fait de jeunes qui se sont « raréfiés ». Or, la décennie 2020 verra une jeunesse encore en nombre même en baisse avec la relative natalité encore présente même moindre désormais. Cela se vérifie avec l’augmentation même ralentie des effectifs collégiens, lycéens, étudiants. Avant un net déclin irrémédiable.
Cependant la « quantité » juvénile ne « profitera » pleinement au pays que si les « qualités » de la juvénilité sont pleinement reconnues. Qu’il en est intégralement « tiré profit ». Cela consiste à renoncer enfin à une « absurdité française » faisant le choix d’inconvénients majeurs afin d’éviter un « risque » de bien moindre importance. Ainsi l’on préfère se priver de façon dommageable des immenses talents, créativités, novations des jeunes sous fallacieux prétexte de leur inexpérience. En pathologique syndrome de Gribouille. Lequel jocrisse pour éviter de gâter par la pluie un habit neuf se réfugie en… un ruisseau sous un saule ! (S. de Ségur, écrivaine française, 1799-1874, La Sœur de Gribouille, roman pour la jeunesse, France, 1862).
Citius / Plus Vite
[ Vous, Junior Re/Motivé ]
Dans les années passées le redressement démographique a pu positivement bouleverser la donne. Pour vous, junior, comme pour votre nation tout entière. Une nouvelle ère de prospérité, d’inventivité tous azimuts a alors été possible. Vous, jeune, étiez considéré comme « vil gêneur, menace, empêcheur de tourner en rond, chienlit, sauvageon, racaille ». Qualificatifs proférés à votre encontre par certains de nos dirigeants.
Vous, jeune, êtes devenu grâce au retournement contextuel nouveau plus « fréquentable ». Car acteur, vecteur de progrès, croissance, gain pour tous. Comme déjà en d’autres contrées. Une authentique politique globale, holistique des Jeunes était à espérer. Un fructueux dialogue intergénérationnel aurait pu alors reprendre tous ses droits. Vous, junior jouant votre rôle moteur en un monde adulte plus ouvert à votre écoute.
Le droit-devoir à l’adultisme avec tous les puissants attributs, responsabilités, dignité qui en découlent deviendrait une réalité plus accessible. À aboutissement, concrétisation plus rapides, généreux. Brisant le pénible sentiment d’incomplétude, d’inutilité mutilante actuelles. D’indignité, de déchéance de tout une cohorte d’âge montante-1133. La pleine importance de la nouvelle génération pour le pays serait officialisée, institutionnalisée. Par l’inscription d’une mention spéciale dans le préambule de la Constitution de la Cinquième République française (1958-). Rappelant les devoirs primordiaux spécifiques de la nation à l’égard de ses ressortissants les plus jeunes.
Seraient institués un ministère inédit et exclusif des Jeunes et des Droits de la Jeunesse de plein exercice. Une assemblée permanente des quinze – vingt-quatre ans élue au suffrage universel direct par tous les juniors du pays. En matière de jeunesse ces nouvelles entités publiques auraient bien plus de réels pouvoirs décisionnaires généraux. Non plus seulement propositionnels ponctuels or, plus étroitement ciblés. Contrairement à l’illusoire actuel ministère de l’Éducation accessoirement en charge de la Jeunesse. Aussi au Forum Français de la Jeunesse. Comme à la Délégation interministérielle à la Jeunesse. Honteusement il n’y a plus eu de ministère des Jeunes distinct et autonome en France en 2017-2018, avant rétablissement tardif et coupable !
Il n’y a jamais eu en notre pays d’entité ministérielle puissante spécifique pour les seuls jeunes. Cela est révélateur du pathétique « déni de jeunesse » qui existe en France. Être ministre des Jeunes n’a pas le même sens qu’être ministre de la Jeunesse. Il en aura été de même quand suite à la Révolution française de 1789, puis celle de Juillet 1830 le roi de France et de Navarre est devenu roi des Français. Louis XVI (1754-1793)-1134, puis son cousin et lointain successeur Louis-Philippe Ier (1773-1850)-1135. D’absolu le monarque est devenu constitutionnel. La symbolique met l’accent sur le service direct et significatif rendu aux peuples concernés eux-mêmes.
Non une notion globale désincarnée moins signifiante. Les jeunes du pays n’ont pas l’habitude que l’on s’occupe d’eux de façon spontanée, désintéressée, positive. C’est cela qui devrait changer. Tout jeune reconnu, intégré, associé à la marche du monde s’ouvre et s’épanouit, construit et se construit. La « société de confiance » comme la décrit A. Peyrefitte annihilerait dans la jeunesse le sentiment de rancœur hostile. Tel que le lui inspire l’univers adulte « dévoyé », maussade, suffisant, de défiance « à la française ». (A. Peyrefitte, homme politique, écrivain français, 1925-1999, La Société de confiance, essai historique, économique, sociophilosophique, France, 1995, 2017)-1136.
Ainsi les protestations lycéennes, étudiantes et juvéniles quadriennales exacerbées en France de 1986, 1990, 1994, 1998, 2002, 2006, 2010, 2014, 2018, outre 2016 n’auraient plus lieu d’être-1137. Il s’agit de refondre et de refonder littéralement les finalités, conditions, philosophie du système éducatif des jeunes de ce pays. Il n’est pas-là question d’énième « réforme/tte » de degré, conjoncturelle. Plutôt de changement drastique structurel de nature, d’objet, jamais encore entrepris même en 1968.
D’usager-sujet passif assujetti et infantilisé de l’Éducation nationale le scolarisé enseigné devient alors citoyen-acteur. Pleinement associé, actif et comptable de son « préceptorat » renforcé bien plus qualitatif que quantitatif. Tel que le suggère F. de Closets l’élève éduqué contraint, indifférent, voire indisposé par son cursus d’études cède place au jeune libre de et en sa formation. Intellectuellement intéressé, passionné, motivé et porté par son apprentissage. Une école, des études dignes de ce nom sont plus attractives ! (F. de Closets, écrivain français, Le Bonheur d’apprendre et comment on l’assassine, essai socioéducatif, France, 1996)-1138.
Au lieu de subir de façon amorphe, rétive son instruction le jeune la fait pleinement, toniquement, activement fructifier. Comme à l’école finlandaise l’une des plus performantes d’Occident. Tout le système académique français secondaire et supérieur est appelé à cette véritable, complète « révolution copernicienne ». À l’image d’une Sncf, (France, 1937-) qui commence seulement à comprendre que tous ses interlocuteurs ne sont pas de simples usagers administrés. Or, de « vrais clients prescripteurs » ! Les formations des enseignants pourront être plus exigeantes, mieux adaptées aux réalités de l’enseignement.
De même la rigueur des transmissions assurées aux jeunes serait fort accrue. À chaque type d’études correspondraient des aptitudes précises, des vocations solides, des débouchés professionnels donnés avérés. Précisément définis, non un « néant total chômé ». Tout élève sera amené à être personnellement « suivi » durant toute sa scolarité secondaire, supérieure. Pour son orientation « sur mesure » adéquate, réussie, performante. Un effort particulier portera sur la réforme, la rénovation drastiques de l’université publique française. Laquelle s’enlise en fin de classement de ses homologues occidentales. La réforme dite d’autonomie ne suffit pas ! (France, 2007, compléments 2013). Pas davantage le Plan Étudiants de 2018.
Sorbonne Université (Paris), 36e mondiale, 1ère en France. Université Paris Sud, (actuelle Université Paris-Saclay), 42e mondiale, 2e en France. École Normale Supérieure (Paris), 64e mondiale, 3e en France. Les cent meilleurs pôles d’université : États-Unis, quarante-six. Royaume-Uni, huit. Australie, six. Suisse, cinq. Allemagne, Canada, Pays-Bas, quatre chacun. Chine, France, Japon, Suède, trois chacun. Parmi les dix premiers huit sont américains et deux britanniques. Harvard, Stanford, Cambridge, Mit, Berkeley, Princeton, Oxford, Columbia, Caltech, Chicago.
Score établi selon le nombre de prix Nobel, médailles Fields, citations de chercheurs dans les publications scientifiques. De parutions dans Nature, comme Science… (Université Jiao-tong de Shanghai, Classement mondial 2018 des cent premières universités)-1139. Nombre de nos universités sont en état académique, moral, matériel « misérable ». Nulle ne possède de vrai campus digne de ce nom ! L’autonomie budgétaire, de recrutement des personnels, le regroupement en pôles d’excellence sont très insuffisants. Amorcée dès 1968 la réforme n’a de fait conditionné aucun vrai changement, bénéfique majeur, décisif ni significatif à long terme. Celles de 2007, 2013 et 2018, (op. cit.) pas davantage.
Quatre-vingt-dix-mille étudiants quittent chaque année l’université sans diplôme. Les deux tiers des étudiants de première année auraient souhaité choisir une tout autre filière. Le taux d’échec en premier cycle est de moitié. Nos universités attirent trop peu d’étudiants étrangers. Nos enseignants-chercheurs fuient hors de l’Hexagone. Le système de gestion universitaire est dépassé, inefficace. Les moyens manquent fort.
L’adaptation au changement d’échelle, d’époque, à l’afflux d’une part étudiante générationnelle de masse, la formation de nouveaux publics a été ratée. De même au bouleversement des missions attendues, à de nouveaux enjeux majeurs nationaux, mondiaux. Sans sélectivité, vrais droits d’inscription élevés, sans rigueur académique une université « ouverte à tous les vents », quasi gratuite, laxiste ne mène qu’à l’échec. Excellence, sélection, moyens matériels, humains massifs s’imposent comme chez nos grands homologues-1140 ! L’échec scolaire du secondaire est aussi grand !
De même le public trop restreint de nos Grandes écoles se doit d’être élargi sans pour autant nuire à la sélectivité, la qualité des enseignements. La « carrure » de nos meilleurs établissements supérieurs n’est pas à l’échelle mondiale adéquate. Un remarquable modèle à suivre est celui du Pôle universitaire privé Léonard-de-Vinci de Paris-La Défense. Dont le net succès ne se dément pas depuis sa création il y a vingt-cinq ans. À l’image des Grandes écoles l’Université peut aussi plus encore s’ouvrir à l’international, au monde du travail, de l’entreprise. Les formations en alternance ont vocation à se dé/multiplier. Faute d’évolutions modernes l’école trahit sa charge civilisatrice d’insertion.
Les jeunes ne peuvent plus la percevoir comme une véritable chance égalitaire or, telle une « grande duperie » élitaire. Discriminatoire, mensongère, véritable contrat léonin de dupes. L’égalitarisme apparent, la massification aveugle des études « ouvertes » couplés à un malthusianisme « patricien » très excessif des filières dites « fermées »… Ceci est totalement inadapté à l’actuel monde moderne. À la compétition internationale. N’est plus « de saison ». Cela ne peut que laisser place à l’égalité réaliste et la démocratisation qualitative réelle du mérite, de l’excellence bien plus larges-1141 ! Non plus à la seule démographisation quantitative.
L’emploi sera une vraie valeur d’intégration qui bâtit, mûrit, épanouit. Plus accessible à tous les juniors. Ces derniers représentent une chance unique pour l’entreprise, le pays, non un poids mortel. Après la grande prospérité dite des « Trente Glorieuses », (Occident, 1945-1975)-1142 surviennent les « Quarante Honteuses » conjoncturelles de ces quatre dernières décennies. « Horreur économique » dépeinte par V. Forrester. (Écrivaine française, 1925-2013, L’Horreur économique, essai socioéconomique, France, 1996)-1143. Seule une réelle « imagination » nouvelle peut « doper » la croissance, l’emploi juvénile des années 2020. Pour que tous les jeunes aient des conditions de vie décentes, un partage réel de fruits de la richesse. Au lieu des monopoles et accaparements d’une minorité « gratifiée ». Au détriment de la majorité la plus « déshéritée ».
Le taux de chômage de nos jeunes actifs français de seize – vingt-cinq ans est l’un des plus élevés d’Occident. Depuis déjà un tiers de siècle. Le double et plus en moyenne de celui de la population générale adulte. Il s’agit de « donner leur chance professionnelle » aux juniors même inexpérimentés, peu qualifiés. Cela est notre devoir moral à leur égard, il en va de nos intérêts collectifs bien compris. Au-delà des « nantis tout-puissants », des Damnés de la Terre. (F. Fanon, essayiste français, 1925-1961, Les Damnés de la Terre, essai anticolonialiste, France, 1961). Assistés ou non. Il serait permis au plus grand nombre de nos classes moyennes « en perdition » de prospérer-1144. Les précarisations, déclassements, inemplois du travail des jeunes deviendraient ainsi stabilité, reconnaissance, meilleure activité professionnelles juvéniles.
Il importe aussi qu’un effort de protection écologique curatif et préventif sans précédent soit accompli par tous. Pour préserver des ressources naturelles terrestres trop sollicitées et qui s’épuisent. Lutter contre les altérations climatiques néfastes. Relevons un quadruple défi incontournable. Celui de la forte mutation éducative ; de l’emploi ; numérique ; environnemental. De demain. À défaut la jeunesse du monde développé et émergent sera menée au « désespoir », à la révolte. Tels ces jeunes étudiants chinois de Tian’anmen à Pékin en 1989. Les juniors grecs d’Athènes ou espagnols protestataires de la Puerta del Sol à Madrid au printemps 2011. Se proclamant Les Indignés contre leur discrimination-exclusion socioéconomique. Comme les jeunes mutinés des Printemps arabes de Tunis, du Caire, de Tripoli, Sanaa, Damas, d’Alger…
Altius / Plus Haut
[ Vous, Jeune Encouragé ]
Élargir le champ de vos ouvertures familiales, affectives, relationnelles, culturelles de jeune tel est le grand enjeu des décennies à venir. Une famille nucléaire désunie ne peut assumer tous ses devoirs éducatifs, affectifs ou directifs à l’égard de vous, son enfant. Vos ascendants ne sauraient oublier qu’un couple conjugal défait n’en demeure pas moins une entité parentale étroitement associée. Même en état de rupture très conflictuelle. Combien d’entre-vous, jeunes de parents séparés, la plupart vivant avec votre mère ne sont-ils pas dépourvus de tout contact ou presque avec leur père ?
Cas particulièrement dommageables pour les jeunes garçons. Un mode opératoire familial vertical, sain, équilibré permet au junior de bien réussir sa propre trajectoire domestique horizontale future, d’en avoir pleine envie. Des parents épanouis, en harmonie, bonne entente mutuelle équilibrent mieux le jeune, le rendent plus heureux. Cette exemplarité adulte lui donne les moyens, la force, la maturité de nouer lui aussi des liens affectifs solides, durables, comme constructifs. Avec le ou la « partenaire d’affinité élective ».
Sans peur de s’engager, donner, recevoir, faire des concessions réciproques. Par crainte panique irrationnelle quasi magique, syncrétique de l’échec relationnel, la pire souffrance d’abandon, du rejet-condamnation sans appel. Ce n’est que si le schéma, la configuration familiaux, parentaux « nourriciers » du cadet sont pleinement satisfaisants pour lui qu’il peut véritablement grandir. Devenir un adulte accompli au lieu de se complaire et à tout jamais dans l’immaturité si rassurante. Car irresponsable mais des plus inquiétantes par sa toxicité sociomentale.
Il s’avère que l’appréciation juvénile des situations familiales vécues est généralement bien plus objective que celle portée par les parents. Convaincus de faire tout le « bien » nécessaire en faveur de leurs rejetons. Quand ceux-ci perçoivent plus justement et finement toutes les carences néfastes parfois si funestes des adultes à leur égard. La jeunesse plébiscite aussi à raison l’amitié procurée aux autres entre pairs générationnels et acquise par leur entremise. Après la famille, avant même le travail ou l’amour. L’amitié entre pairs est encore et toujours ce qui caractérise le mieux la noblesse de la juvénilité.
Or, elle ne sait pas toujours ce que cela implique au juste. Une véritable éducation au lien relationnel, affectif à autrui s’impose. Pour aider tout jeune à bien comprendre la portée symbolique de cette amitié vraie, sincère, gratuite. Non pas prendre, manipuler, dominer et imposer l’unilatéralisme, tromper. Plutôt au contraire offrir, respecter, pratiquer l’égalité, la réciprocité bilatérale et multipolaire. En un mot être loyal. Les adultes les plus crédibles qui s’inscrivent en cette voie heureuse autorisent les jeunes qui observent attentivement et prennent exemple à la suivre avec profit.
Sinon les pires abus de pouvoir d’ascendants malveillants, malfaisants, du type sectaire prévalent sur l’estime de soi, d’autrui, l’humilité, le cœur. Il sera alors selon les cas opté pour une sotte vanité narcissique anesthésiante ou la bienveillance rayonnante. Le jeune est volontiers consommateur « forcené », avide, pas assez éclairé de biens, d’activités de loisirs culturels, récréatifs. Un mercantilisme de masse frénétique ne saurait tuer toute sève ludique, conviviale, fructueuse de la naturelle catharsis juvénile. Il est capital de miser sur l’enrichissement des esprits toujours très prometteur.
Plutôt que sur la simple expérimentation de la matière par nature décevante. Le junior qui mûrit prend alors conscience des dangers des uniformisations, conformismes, nivellements. Lesquels mènent tout droit au totalitarisme de l’ordre du médiocre, du concentrationnaire. Il préférera l’intégral libre-arbitre en conscience, for interne de l’individualité qui n’est jamais l’individualisme. Il fera valoir avec courage, panache toute son originalité particulière quels qu’en soient les implications, les risques. Plutôt que de se soulager lâchement avec le plus grand suivisme. « Hurlant de concert avec la meute ».
En réalité psyché, soma, aura étant fort indissolublement liés la bonne santé biopsychique, morale de nos jeunes descendants ne peut que s’en trouver renforcée ! La famille peut comprendre que sa désunion mènera au chaos psychoaffectif de tous ses membres sans exceptions. Que l’amour oblatif sans faille uniquement garantit à l’inverse le plein et entier façonnement d’âme, de glaise humaine de chaque jeune. Ce dernier ne « s’en porte » alors que mieux. Seule cette noble conception généreuse est pour lui gage, porteuse d’avenir. L’authentique inclination pour l’autre est d’avoir recours à lui, besoin de lui car on l’aime. En toute sincérité fort désintéressée.
En revanche le mensonge amoureux sera d’aimer autrui car seulement car l’on éprouve l’impérieuse nécessité de le posséder. Par le seul intérêt, ego. De même l’amitié sans fard est celle qui fait s’oublier, se dépasser, se transcender pour le seul « bien » de l’ami-e. Au détriment même du sien propre en esprit d’ascèse, voire de « sacrifice ». À ces conditions exclusives le loisir juvénile quasi monogénérationnel se pratiquant préférentiellement entre pairs d’âge identique acquiert toute sa dimension festive. Au sens très noble du terme.
Cela débarrasse à jamais le temps des retrouvailles, de la détente des bas oripeaux instinctuels, consuméristes, psychédéliques. Par l’exemple alors la prévention, l’éducation, l’altruisme, la santé des jeunes, corpus et anima s’améliore. En extinction de ses principales causes majeures d’altération. Folles désespérances, compensatrices prises de risques, irréfléchies ignorances, hédonismes forcenés, « déprédateurs défis » et manque d’estime de soi-1145…
En son mythique roman pour la jeunesse Sans famille, (France, 1878), H. Malot, (Romancier français, 1830-1907) évoque les durs débuts dans la vie d’un jeune garçon, puis jeune homme. Rémi, enlevé aux siens, vendu à un saltimbanque se retrouve ensuite seul au monde, livré à lui-même, son triste sort. Contraint à « se débrouiller » très solitaire au seul hasard de ses pérégrinations au travers de toute la France et à l’étranger. Il est amené par ses tribulations, rencontres de toutes sortes bonnes et mauvaises à se reconstruire, trouver sa voie, s’en sortir avec bonheur. En courage, persévérance, obstination, foi en lui son destin- 1146.
En son infortune notre jeunesse de ce début de vingt-et-unième siècle tourmenté rejoint ainsi son homologue exclue de la fin du dix-neuvième. Une génération nouvelle déshéritée, paupérisée « dont nul ne veut ». Qui doit s’arracher à sa « condition déchue » par son seul labeur, mérite, talent, sa grande rage de vivre, vaincre. La force de s’imposer à tout prix aux adultes, à leur pouvoir monopolistique établi. Quasi tels les esclaves et peuples colonisés du Tiers Monde ayant dû établir leur juste souveraineté. Souvent par violence et coercition. À l’encontre de l’occupation, l’oppression et l’exploitation occidentales et japonaises notamment illégitimes, attentatoires et amorales.
Fortius / Plus Fort
[ Vous, Progéniture Rassérénée ]
La grande préoccupation de votre jeunesse, n’en déplaise aux esprits chagrins, est votre plénitude, votre communion spirituelles, morales, d’idéal. Vous n’êtes pas l’âge des seuls plaisirs compulsifs, de leur exclusive recherche obsessionnelle. Or, celui par excellence de la « métaphysique » de vos interrogations premières sur le sens de l’existence, de votre propre vie. Relier votre présent à votre passé et votre avenir participe au tout premier chef à l’élaboration, au façonnement de votre personnalité, identité juvéniles. Vous, junior, en éprouvez une quête, soif, aspiration inextinguibles d’absolu. Vous ne demandez qu’à vous investir corps et âme pourvu que vous y soyez incité, aidé, motivé ! Vous adhérez très fort au verbe messianique de J. Kennedy :
« By believing in his dreams man turns them into reality ». « Ayez foi en vos aspirations les plus profondes afin qu’elles puissent prendre corps » !
Prolongement de ses idées développées en recherche de fin d’études sur le « déclin britannique » d’alors face à la menace nazie.
(J. F. Kennedy, homme d’État, États-Unis, 1917-1963, Why England slept, Pourquoi l’Angleterre s’est endormie, États-Unis, mémoire d’études, Université Harvard, 1940)-1147.
Apprenons à nos jeunes à savoir pourquoi ils vivent. À qui, à quoi ils veulent consacrer leur existence. Procurons-leur les racines de leur identité. Pour qu’ils comprennent d’où ils sont issus, où ils vont et comment. Réhabilitons l’être sur le faire, l’avoir, le paraître. Osons leur dire sans moralisme excessif que le bien, tel le mal ont toujours une vraie signification phénoménologique suréminente, indépassable. Qu’il existe encore et toujours une gradation des valeurs qui donne tout son prix à chaque parcours humain.
Rappelons-leur qu’une vraie société humaniste, civilisée, adulte est celle en laquelle chacun se plie toujours à son devoir. Par intime conviction, autopersuasion que tel est le bien de tous, comme la tâche impérative de chacun. Le « civilisé » se conforme à une morale même si cela doit nuire à ses propres intérêts. Redisons haut et fort que le monde inhumain, le barbare et l’infantile quant à eux n’exécutent leurs obligations que sous la seule contrainte coercitive. Jamais par raison pure. Comme toujours plus que jamais la scélérate loi du plus fort prévaut aux dépens du jeune.
Le « barbare » ne sert que ses seuls avantages. Quand bien même cela doit attenter à la morale. La démocratie athénienne de Périclès. (Homme d’État, Grèce, 461-429 av. J.-C.). La république vénitienne des doges. (États italiens, 697-1797). Le bolchevisme communiste stalinien. (Urss, 1922-1953). Le nazisme de l’Allemagne d’A. Hitler. (1889-1945, dictateur, 1933-1945). Ces régimes politiques n’ont ainsi pas tout à fait la même conception de l’Histoire. Comme du gouvernement des peuples ! Il est temps que les adultes se décident à re/transmettre aux plus jeunes ce en quoi ils croient. Même si en des temps incertains, fluctuant à l’infini, à vitesse de plus en plus vive cela peut paraître très présomptueux, hasardeux ou vain.
« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace-1148 » ! (G. J. Danton, homme politique français, 1759-1794, Discours à l’Assemblée nationale législative, Paris, 2 septembre 1792). C’est à cette suprême condition que nos descendants pourront alors grandir, éduquer à leur tour. « Educo, educare », du latin élever, nourrir, avoir soin de, former, instruire, produire et porter. « Maintenir » – devise des Pays-Bas et de Guillaume Ier d’Orange-Nassau, (Prince d’Orange, Pays-Bas, 1533-1584) – la destinée de l’espèce humaine. À défaut nos juniors nous reprocheraient nos désertions, errements et manquements éducatifs, comme moraux. Plutôt assurément que notre prétendu, hypothétique, improbable surencadrement éthique.
Nous croyons voir chez eux cynisme, amoralismes, incivismes, égoïsmes, indifférentismes. Relativismes, individualismes, désinvoltures, hédonismes, matérialismes… Cependant nous, adultes sommes seuls bien coupables de ces potentiels travers. Par notre propre incurie, nos laisser-aller, mesquines perversions qui les écœurent tant. Les protections sécuritaires illusoires que les temps modernes ont tant instaurées ont détruit l’idée même de bonheur-1149. Retrouvons crédibilité, exemplarité, droiture.
Cela motivera nos cadets à aimer la vie, être stoïques en l’adversité et tenaces, persévérants ou vaillants. Quoi qu’il puisse arriver ! Les aînés ont la jeunesse qu’ils méritent ! Offrons-lui des motifs à espérer bien plus que de ne pas s’affliger. Calmons sa légitime angoisse devant les hallucinations de vides dont nous la flagellons sans cesse. Changeons le monde indigne, inhumain que nous lui fabriquons jour après jour. Pour qu’elle puisse mieux vivre sa jeunesse, rêver en transcendance. Cela est tout son droit. Arrêtons de vouloir à tout prix « profiter » de tout et son contraire maintenant.
Pour qu’il ne lui reste rien à l’avenir ! Chute de jeune est avant tout déchéance adulte. Il est purement inconcevable, « désolant » de priver la nouvelle génération de son droit aux belles choses de l’esprit. Car c’est l’ « assassiner » moralement chaque instant un peu plus, l’empêcher de se réaliser harmonieusement. Aujourd’hui et demain, comme autrefois en l’indifférence générale. Le pays se complaît en un contexte de divisions, quasi-« guerre civile permanente ». Féodalités, particularismes, chapelles, sous-chapelles opposent, déchirent. Ce qui n’est pas favorable à notre jeunesse.
Tout jeune peu ou prou souffre seul et en silence de cette déliquescence. Du lent délitement de la « salvatrice rédemption » laquelle est féconde introspection, intériorité de la méditation vraie. Elles seules absolvent, consolent, encouragent, irradient forces et espérances. Faisons acquérir à tout junior les repères essentiels pour progresser, mieux s’épanouir, réussir. En ce monde si dur, affolé, en perte d’âme vertigineuse. Les jeunes ont un grand besoin viscéral de guidance morale adulte. Ils désespèrent de ne pas la trouver faute de « passeurs de vie » ! La vacuité ne peut porter-1150.
Notre devoir d’aînés est de croire en eux nous-mêmes, l’existence. Pour bien leur insuffler cet oxygène d’idéal vital pour tous. Le jeune ne peut croire en rien si l’adulte ne croit en rien. Si ce dernier ne lui transmet rien ou du mauvais ou pas grand-chose ! L’on ne supprimera véritablement que ce que l’on remplacera. La « tragédie juvénile » vient de ce qu’un très long, méthodique travail de « sape civilisationnelle » se soit opéré en Europe, en Occident. Depuis déjà trois siècles.
Avec un emballement foudroyant depuis le Premier Conflit mondial (1914-1918), puis le Second (1939-1945). Sans qu’il soit pour autant proposé de réel modèle de succession fondateur pertinent. Notre ère / aire culturelle occidentale initiale reposait sur la pensée philosophique de l’Antiquité grecque classique et hellénistique (510-146 av. J.-C.). En particulier socratisme : raison, connaissance de soi, méditation en soi- 1151. Platonisme : primauté de l’idée intérieure cogitée sur le monde extérieur perçu-1152. Aristotélisme : empirisme, logique, syllogisme-1153.
Notre socle de pensée morale commune est également issu de l’Antiquité romaine (509 av. J.-C.-476). Notamment stoïcisme : prônant la vertu selon la raison au-delà du bien individuel. Pour atteindre le bien des valeurs morales. Privilégiant tout ce qui dépend de l’homme, son devoir. Enseignements de Sénèque, (Philosophe romain, v. 4 av. J.-C.-65) : pleine maîtrise de toutes les passions par la seule raison. Formation de l’âme par la connaissance. Recherche de la sagesse, du bonheur-1154.
Vision d’Épictète, (Philosophe, Grèce, Rome, 50-125) : droiture d’esprit, liberté, humanisme et saine reconnaissance des ultimes limites humaines. Au regard de la perfection divine. Acceptation de son destin, tolérance, humilité-1155. Pensée de Marc Aurèle, (Philosophe, empereur romain, 121-180) : pleine autonomie de l’individu libre par son jugement et rattachement de l’homme à l’univers. Intériorité morale supérieure le préservant des aléas prosaïques matériels de la vie. Ce qui implique force ascèse et exigeants dépassements de soi permanents-1156. La spiritualité chrétienne (Ier s.-) vient en contrepoint à la foi juive (XIXe s. av. J.-C.-). Théologie révélée trinitaire incarnée, rédemptrice, universaliste issue des enseignements moraux du Christ. (Moyen-Orient, v. 5 av. J.-C.-30).
« Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie. Nul ne vient au Père que par moi ».
(Jean, évangéliste, Ier s., Évangile, XIV-6, Nouveau Testament, La Bible, Moyen-Orient, Ier s.)-1157.
« Il n’y a ni Juif ni Grec ni homme ni femme ni esclave ni homme libre car tous ne faites qu’un en Christ ».
(Paul de Tarse, apôtre, Ier s., Épître aux Galates, III-28, Nouveau Testament, La Bible, Moyen-Orient, Ier s.)-1158.
« Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom je suis au milieu d’eux ».
(Matthieu, Ier s., évangéliste, Évangile, XVIII-20, Nouveau Testament, La Bible, Moyen-Orient, Ier s.)-1159. F.-R. de Chateaubriand a très bien résumé, sublimé la quintessence de la divinité consubstantielle, créatrice et salvatrice. En ses trois hypostases du Père-Déité, Fils-Verbe, de l’Esprit-Amour. (F.-R. de Chateaubriand, écrivain français, 1768-1848, Génie du christianisme, œuvre littéraire et apologétique, France, 1802)-1160. Le subversif substrat de la mystique des Lumières, du scientisme couronnait l’édifice de notre philosophie d’Occident. Cartésianisme, rationalisme, cosmopolitisme-1161. Ce qui allait conduire les citoyens et peuples de la planète à faire valoir leurs droits humains.
Suit l’ « espoir » des déclarations des Droits de l’Homme des révolutions anglaise (1642-1651 / 1688-1689 en 1689)-1162, américaine (1765-1783 en 1789)-1163, française (1789-1799 en 1789)-1164. Postulats de progrès, justice fraternelle quasi illimités pour tous. Foi en l’humain, tolérance absolue, liberté, égalité, sûreté. Cela habitait tous les esprits en quête d’avancées, épris de dépassement terrestre. Cette précieuse herméneutique s’est délitée, perdue.
Tout change quand l’accomplissement individuel et collectif bienfaisant passe après la passion mauvaise « obsédante », compulsive, quasi instinctive. Celle du lucre, du confort, du pouvoir, de la force et la domination violente des plaisirs frelatés, perversités insanes et cyniques. Quand l’intérêt personnel le plus vil, parfois le plus illégitime obère le « salut moral » général de tous. Quand les jeunes intègrent dès l’enfance que pour réussir être bon ne suffit pas. Qu’il faut faire mieux que les autres, les dépasser, « réduire à néant » pour parvenir. Que vaut donc un succès, un bonheur pour soi aux pires dépens d’autrui ?
Ce qui est « gagné » en primes licences, facilités matérialistes, hédonistes, individualistes « se perd » en ultimes aptitudes à la sérénité, la paix, l’amour. Le « bonheur » a été évincé par le « profit ». L’homme contemporain se retrouve fort aliéné, manipulé, conditionné par la multiplication de faux besoins totalement artificiels, superficiels. Ce qui crée des frustrations, dépendances, conformismes matériels, idéologiques, moraux. Ainsi la société d’aujourd’hui n’est pas plus en réalité « libérée » que celles de jadis-1165. Après la sagesse des Anciens, celle des traditions orales actives, de l’écriture, l’impression, puis la numérisation ont valu pour l’humanité une certaine déperdition de mémoire vive.
Or, il est plus que jamais possible de bien concilier « vie dans le siècle » et conformation à un minimum de « règles » valides, recevables, structurantes. Sans anarchies décérébrantes ni fermetures d’esprit rigides. Les libertés tempérées en conscience sont la seule et unique voie d’authentique « Salut ». Pour le plein épanouissement des jeunes, moins jeunes des générations actuelles et futures-1166 ! Afin de concilier tant les latitudes de chaque junior que le libre-arbitre des autres humains. Le jeune n’est pas cet « olibrius » irresponsable et inconséquent que l’on se plait bien trop souvent à dépeindre. Aux adultes à permettre à la juvénilité d’acquérir pleine densité morale. Par l’exemplarité irréprochable d’une rigueur existentielle à toute épreuve ! 1815 marque l’ultime fin de la première dynastie impériale française, (Premier Empire, France, 1804-1815) depuis les souverains francs carolingiens et empereurs d’Occident. (Europe, IXe-Xe s.). D. de Villepin s’interroge alors.
« Dans ce cimetière des illusions perdues et des légitimités défuntes partout pointe la désespérance d’un peuple troué de haines et défaites. Partout rôde le spectre du désenchantement tandis que les âmes rongées portent le soleil noir de la mélancolie-1167. Cette marée basse du cœur et de la raison « fait le lit » d’un universel scepticisme, d’un étrange attentisme à rebours des passions violentes qui ont ponctué notre histoire ».
(D. de Villepin, homme d’État, écrivain français contemporain, Les Cent-Jours ou l’esprit de sacrifice, essai historique, France, 2001)-1168. Comment ne pas entrevoir-là un grand, saisissant, suffoquant parallèle entre l’historique fresque dépeinte et tout ce que ressentent nombre de jeunes « en déroute », recherche d’eux-mêmes ? De ce que la Constitution des États-Unis d’Amérique nomme « The Pursuit of Happyness, La Quête du Bonheur » (1787). Ne laissons pas mourir l’idéal de tout une génération « catatonique » écrasée par son destin !
Elle nous attend, compte beaucoup sur nous pour lui « révéler » les vraies raisons de croire, croître, d’espérer. Ne la décevons pas, nous aurions alors à en subir les conséquences les plus cuisantes, exorbitantes ! Aider nos jeunes à mieux s’accomplir, s’épanouir réside en un savant équilibre, un délicat compromis. Entre un certain idéalisme raisonné d’une part et un réalisme tempéré d’idéal de l’autre. En cette téléologique optique la première école est celle du nominalisme avec son grand théoricien G. d’Ockham (1285-1347)-1169. Philosophe, théologien anglais disciple du célèbre mystique franciscain écossais J. Duns Scot (v. 1266-1308)-1170.
Arguant de la supériorité du divin, du spirituel sur la pure rationalité. L’accent est alors mis sur l’individu en opposition à l’universel, sur tout être humain à l’encontre de la seule raison. En cette même filiation intellectuelle, comme morale le théoricien italien Marsile de Padoue (v. 1275-1343) assigne comme fondement à la vie humaine le salut et le bonheur, distinguant résolument foi et raison-1171. Ce qui reste d’actualité pour tout jeune : l’équilibre profitable entre adhésions personnelles et réalités extérieures.
La seconde vision est celle de la scolastique de T. d’Aquin. (Théologien, philosophe, États italiens, 1225-1274). Elle met en avant l’universalité suprême des entités essentielles supérieures intangibles-1172. Loin du romantisme « échevelé » de leurs devanciers du premier dix-neuvième siècle, comme du nihilisme vengeur de ceux du second vingtième. C’est ainsi que nos jeunes d’aujourd’hui ne souhaitent qu’une unique chose. Au demeurant légitime, raisonnable : vivre, réussir et être heureux.
Ils n’aspirent plus aux illusoires refuges de nouveaux « eldorados » imaginaires. Pas davantage à la fallacieuse, rageuse destruction d’anciens mythes fondateurs. À l’hypothétique fin d’une société à laquelle malgré les « infâmes tares, souillures » qu’ils lui re/connaissent ils veulent pourtant encore croire. Solidement s’arrimer. Tant ils savent avec sagesse, courage que peu ou pas d’autres alternatives conservatrices ou révolutionnaires sont à portée de probable horizon prévisible.
Ainsi les juniors contemporains ont-ils rejoint J. Racine, (Dramaturge, France, 1639-1699) ou R. Aron. (Philosophe, France, 1905-1983). En leur appréhension du monde, de la vie des humains. Tels qu’ils sont, qu’ils les voyaient en leur syncrétique « brutale, froide objectivité ». Plutôt que P. Corneille, (Dramaturge, France, 1606-1684) ou J.-P. Sartre, (Philosophe, France, 1905-1980) plus subjectifs. Jaugeant la société telle qu’ils auraient idéalement aimé, préféré qu’elle soit, telle qu’elle aurait dû être à leurs yeux-1173. C’est avec cette juvénilité si ordinaire plutôt réaliste, pragmatique qui refuse à juste titre d’être « allogène » à sa propre culture que le monde adulte a à composer. En l’intérêt fort commun de notre siècle contemporain, le vingt-et-unième.
« Entre silencieusement le vice appuyé sur le bras du crime, M. de Talleyrand, [Homme d’État, France, 1754-1838] marchant soutenu par M. Fouché, [Homme d’État, France, 1759-1820] ; la vision infernale passe lentement devant moi, pénètre dans le cabinet du roi et disparaît ».
(F.-R. de Chateaubriand, écrivain français, 1768-1848, Mémoires d’Outre-tombe, autobiographie historique, France, 1849-1850)-1174. Ainsi notre jeunesse encourt de la part de ses aînés deux potentiels fléaux. Le vice abandonnique de la vacance éducative et morale ou spirituelle. Le coercitif crime de l’ « encasernement » social, idéologique de type monopolistique-1175. Or, cela ne sème pas espérance mais amertume au cœur de notre génération nouvelle. Considérée avant tout comme « hérétique » elle ne récolte que féroce et implacable malédiction. Elle peut s’infliger à elle-même en « folle desperado kamikaze » deux autres dangers. Le découragement de l’autodévalorisation. Les chausse-trappes de la suffisance. Les adultes éprouvent les plus grandes difficultés à observer une attitude d’équilibre. Faite de respect, fermeté à l’égard des jeunes. La tentation de la commodité est toujours fort grande. Soit de déserter la responsabilité pédagogique. Soit de dominer sans nuance.
Quant aux jeunes eux-mêmes il leur arrive trop fréquemment de céder à la coupable faiblesse des afflictions autocomplaisantes. À celle de l’excès de la sotte confiance en soi vaniteuse, narcissique. Il appartient aux éducateurs d’éclairer hardiment les juniors. Sans brutal passage en force. De leur apprendre l’amour de soi et d’autrui en l’humilité. En apparence la « fracture des générations », ce que S. Huntington appelait dans le domaine géopolitique le « choc des civilisations » s’est réduite. (S. P. Huntington, politiste, États-Unis, 1927-2008, Le Choc des civilisations, essai d’analyse géopolitique, États-Unis, 1996)-1176. Jeunes et adultes ne s’ « empoignent » plus avec hargne comme jadis. La cohabitation semble devenue plus harmonieuse, apaisée.
Les valeurs et habitudes de vie se sont rapprochées. La « libération » des années 1970 est passée par-là. Comme le dit la chanson « Chacun fait, fait, fait c’qui lui plaît, plaît, plaît » ! (Groupe Chagrin d’Amour, Chacun fait (c’qui lui plaît), œuvre musicale, France, 1981)-1177. En réalité cette très belle entente d’apparence tantôt apollinienne, tantôt dionysiaque n’est qu’une pauvre illusion. Les frictions sont moindres, plus rares car les générations ne vivent plus véritablement ensemble mais chacune de son côté. En une sorte de forts « éparpillement et émiettement générationnels ». Il y a la société enfantine. Le monde juvénile.
L’univers des adultes. Le milieu des personnes âgées. Les passerelles d’intercommunication se font « ténues ». Sans contacts réels les crises sont rendues improbables. L’on fait semblant de se comprendre. Tant que chaque communauté vaque comme elle l’entend à ses petits intérêts et arrangements propres. Telle est la vile société des « pleutres consensus mous » et menus compromis ou concessions factices. Comme autant de sinistres compromissions morales. Le dialogue des générations n’est qu’un vœu pieux.
« L’homme est un jeune diminué ».
(M. Houellebecq, écrivain français contemporain, Extension du domaine de la lutte, œuvre littéraire, France, 1994)-1178. Entre cadets et aînés, Modernes et Anciens monologues, soliloques, apartés prévalent ! Les jeunes sont tout juste tolérés. Tant qu’ils ne dérangent pas le délicat ordonnancement si savamment, inlassablement, patiemment établi par les adultes. Les cadets se montrent pourtant souvent plus pondérés que leurs aînés. Ils ont définitivement adopté la conception de la félicité d’A. Camus.
« Qu’est-ce que le bonheur sinon l’accord vrai entre un homme et l’existence qu’il mène » ?
(A. Camus, écrivain français, 1913-1960, Noces, recueil d’essais autobiographique, France, 1939)-1179.
« Le bonheur est la plus grande des conquêtes, celle que l’on fait contre le destin qui nous est imposé ».
(A. Camus, Lettres à un ami allemand, chroniques, France, 1945)-1180. À la réflexion une acuité juvénile mature, lucide, toute virgilienne. Si éloignée des trépidations, soubresauts, convulsions que le monde veut à toute force lui imposer. « Felix qui potuit rerum cognoscere causas ». « Heureux qui se voit en mesure de percer les fondements même de l’existence ». Serait-ce encore envisageable-1181 ?
À l’aune de la Révolution d’Octobre, (Russie, 1917-1918) la « ci-devant » Russie impériale est devenue Union Soviétique (1922-1991). Le « cacique » bolchevique K. Radek, (Autriche-Hongrie, Russie, Urss, 1885-1939) se voit surpris à déambuler. Devant une ex-institution de jeunes filles de l’aristocratique haute société de l’Ancien Régime. Ses pairs sont étonnés de cet étrange comportement quasi déviationniste pour un laudateur de l’ordre nouveau. Ils le questionnent donc sur l’inavouable raison de son intérêt pour les « stigmates » de temps si révolus. L’intéressé aura alors cette forte répartie remarquable : La nostalgie, camarades-1182 !
Prenons garde à ce que nos descendants par trop mélancoliques faute de pouvoir s’épanouir au présent ne soient incités à l’ « égotisme » de nostalgiques replis d’enfermements. Vers l’infantile passé révolu, tout comme en l’à venir d’illusoires faux « paradis d’évasions » maudits. À l’image de ce garçon de dix-neuf ans si inquiet de l’approche de ses vingt ans ! En craintes de son avenir à l’instar de tant de ses semblables. Avouant de façon régressive préférer revenir à ses dix ans ! Si vingt ans n’est pas ipso facto « le plus bel âge de la vie » comme l’a fort justement écrit P. Nizan, c’était une étape de vie espérée des jeunes. C’est désormais un « grand effroi » juvénile ! (P. Nizan, écrivain français, 1905-1940, Aden Arabie, essai pamphlétaire, France, 1931)-1183.
Le magistral drame historique cinématographique sorti pour le bicentenaire de 1789, La Révolution française s’ouvre sur une scène d’anthologie. Un jeune élève est à genoux dans la boue sous la pluie battante. Il déclame un compliment en vers latins à un haut personnage dont l’on ne voit pas le visage, resté assis à l’abri de son carrosse à l’arrêt. L’un des chevaux de l’escorte donne un coup de sabot ce qui couvre de boue le potache, déclenche la risée de ses camarades. Puis sur un geste de l’Excellence le convoi s’ébranle. Nous sommes en l’an de grâce 1775, quatorze années avant la prise de la Bastille.
Le nouveau roi Louis XVI, (France, 1754-1793) vient de monter sur le trône. C’est lui qui écoute l’adresse de son jeune sujet scolarisé. De retour de la cérémonie de son couronnement à Reims le souverain fait son entrée en sa capitale. La scène se déroule exactement le 15 juin 1775. Devant l’entrée de l’éminentissime collège royal de Louis-le-Grand, rue Saint-Jacques à Paris, la communauté éducative assemblée. Le jeune déclamant est un élève de dix-sept ans. Il a été choisi comme le meilleur représentant de sa classe de rhétorique. Il s’appelle… M. de Robespierre, (Avocat, révolutionnaire, France, 1758-1794), son condisciple présent, C. Desmoulins ! (Avocat, révolutionnaire, France, 1760-1794).
Facétieuse ironie de l’Histoire ! Ce jeune collégien ne sait pas qu’il sera un jour amené à succéder à la tête de son pays au monarque qu’il congratule. Qu’il contribuera à sa déposition, au remplacement de la monarchie par la république. Que quand il aura doublé son âge il enverra le roi de sa jeunesse à l’échafaud avant que d’y finir lui-même l’année suivante ! Maximilien au collège n’envisageait nulle carrière politique or, juridique. Il était bien en peine d’imaginer la fin de la royauté, l’établissement d’une république dont il serait l’un des acteurs majeurs. Les jeunes ignorent tout du destin qui sera le leur.
Tout occupés qu’ils sont à grandir, apprendre, savoir, connaître, découvrir le vaste univers. Qui sont les juniors actuels appelés aux plus hautes destinées à l’échelle de leur pays, continent, voire du monde ? Seul l’avenir peut le dire. Or, n’oublions jamais que si l’homme adulte peut être grand cela signifie qu’il l’était déjà en gestation en ses vertes années. En toute humilité honorons donc nos jeunes cadets de la considération qui leur revient de droit. N’attendons pas qu’ils aient quitté leur jeunesse car cela serait une faute et une iniquité ! Le film se clôt par les dernières paroles publiques (apocryphes cinématographiques) de Danton, (Avocat, révolutionnaire, France, 1759-1794) avant son exécution. Puis par la mort de Robespierre-1184. Le premier y livre son testament politique.
« Nous avons brisé la tyrannie des privilèges en abolissant ces pouvoirs auxquels n’avait droit nul homme. Nous avons mis fin au monopole de la naissance et la fortune dans tous ces grands offices de l’État et dans nos églises. Dans nos armées, dans toutes les parties de ce grand corps magnifique de la France. Nous avons déclaré que l’homme le plus humble de ce pays est l’égal des plus grands.
Cette liberté que nous avons acquise pour nous-mêmes, nous l’avons affectée aux esclaves. Comme nous confions au monde la mission de bâtir l’avenir sur l’espoir que nous avons fait naître. Cela est plus qu’une victoire dans une bataille, plus que les épées, que les canons et toutes les cavaleries de l’Europe. Cette inspiration, ce souffle pour tous les hommes partout et en tout lieu, cet appétit, cette soif de liberté jamais personne ne pourra l’étouffer ».
Magnifique idéal offert à la jeunesse d’ici et d’ailleurs, d’hier, d’aujourd’hui et de demain ! Raillerie de l’Histoire, Robespierre vit ses derniers instants en son ex-collège devenu prison ! Ainsi de sa juvénilité à sa disparition via la fin de son rival Danton tout est consommé, dit, l’âge d’homme est accompli. En ses subtils jeux prométhéens d’ombres et de lumières. (La Révolution française, film historique franco-italo-germano-canadien en deux parties, Les Années lumière, 1789-1792 de R. Enrico (1931-2001) et Les Années terribles, 1792-1794 de R. T. Heffron (1930-2007), 1989.-1185.
L’essentiel pour nos jeunes actuels demeure : la réalisation de soi. Pour la France à venir ils veulent promouvoir les valeurs de travail à 37 pour cent. Le respect entre les gens à 34 pour cent. Le respect de l’environnement à 29 pour cent. La réduction des inégalités à 27 pour cent. La solidarité à 22 pour cent. La justice sociale à 22 pour cent. L’innovation, la créativité à 17 pour cent. La famille à 15 pour cent… Leurs principales préoccupations sont l’emploi à 51 pour cent. Le pouvoir d’achat à 46 pour cent. Le logement à 30 pour cent. Les études, l’enseignement à 26 pour cent. L’insécurité à 17 pour cent. L’environnement à 17 pour cent. Les conditions de travail à 14 pour cent. Puis la dette publique à 14 pour cent… 69 pour cent des juniors interrogés se disent heureux. 30 pour cent pas heureux.
Face à la société les juniors disent avoir un état d’esprit réaliste à 31 pour cent. En rupture à 27 pour cent. Contestataire à 22 pour cent. En retrait à 17 pour cent. Pragmatique à 15 pour cent. Modéré à 15 pour cent… 63 pour cent ne se sentent pas tenus en considération dans la société française. 24 pour cent seulement se sentent pris en compte ! L’avenir de la France est pour eux surtout une source d’inquiétude à 78 pour cent. Surtout une source d’espoir à 15 pour cent. 65 pour cent ne pensent pas vivre mieux que leurs parents. 26 pour cent sont convaincus du contraire. Les jeunes qui croient que c’est l’État qui pourra « faire évoluer la société » sont parmi les plus nombreux à 43 pour cent. Ce qui est fort inquiétant en terme de dynamisme d’un pays et d’une jeunesse ! Il n’en va ainsi en nul autre pays d’Occident ! Cela mène aux pires totalitarismes, collectivismes, tyrannies.
L’école est source de plaisir pour les jeunes à 60 pour cent. Une source de difficultés à 27 pour cent. 70 pour cent pensent que ladite école prépare mal à l’emploi. 23 pour cent qu’elle le fait bien. 66 pour cent estiment que la priorité de l’institution scolaire est de bien préparer à un métier. 29 pour cent de former un citoyen. 70 pour cent affirment que l’école ne donne pas les mêmes « chances » à tous. 27 pour cent qu’elle y parvient. 60 pour cent des juniors pensent que le travail professionnel est plutôt un épanouissement.
29 pour cent plutôt une contrainte. 64 pour cent des jeunes sont plutôt pour un « changement de modèle économique ». 18 pour cent ne le souhaitent pas. 69 pour cent disent que leur entrée dans la vie active a été facile. 30 pour cent difficile. Les juniors se sentent français à 40 pour cent. De leur région à 24 pour cent. Citoyens du monde à 15 pour cent. Européens à 10 pour cent. Rien de cela à 9 pour cent. Pour eux l’Europe n’est pas une source d’espoir à 48 pour cent. L’est à 39 pour cent. (Sondage d’opinion pour les publications Libération et Animafac, Les jeunes et l’avenir, France, 1008 jeunes de 18-25 ans, Viavoice, 2012)-1186.
Ce tableau de la jeunesse actuelle est contrasté, ambivalent. Un certain équilibre personnel d’une part. De grandes inquiétudes quant à l’environnement existentiel de l’autre. Les jeunes vivent leur quotidien « du mieux qu’ils peuvent ». Or, ils sont désabusés, malheureux du monde adulte qui leur échoit ! Le propre de la jeunesse est d’attendre beaucoup. La déception est à la mesure de l’espoir. Pour autant en dépit des mauvais procédés qui lui sont faits, qu’elle conserve sa foi en elle.
« La Russie est un rébus enveloppé de mystère au sein d’une énigme ». (W. Churchill, homme d’État, Royaume-Uni, 1874-1965). De même « la jeunesse reste un ésotérisme auréolé de secret en un tout des plus hermétiques » ! Beaucoup a été accompli depuis un siècle en Occident pour mieux la comprendre, l’accompagner, l’aider à grandir, s’épanouir. Or, la juvénilité demeure fort inconnue, méconnue, ignorée, délaissée, incomprise, maltraitée, vilipendée. Ce qui doit changer. Pour le reste sa part inaccessible lui appartient et la préserve du pire !
En son livre d’exception Le Mal français l’auteur A. Peyrefitte nous livre des clés capitales pour éclairer les difficultés de notre jeunesse. À la lumière des travers de son pays, de sa société nationale. Parue en 1976 cette grande leçon d’intelligence, de salutaire introspection si lucide a fait date. Elle demeure plus que jamais fort d’actualité quatre longues décennies après. Bien plus de façon très prémonitoire elle se révèle plus pertinente encore aujourd’hui qu’à l’époque de son écriture entre 1968 et 1976. Le pays sortait alors de trois décennies de réformes, changements, prospérité, d’expansion sans précédents en notre Histoire.
Ce qui n’empêchait nullement hélas nos blocages conjoncturels et surtout structurels de perdurer. Aujourd’hui après de si dures décennies de marasme socioéconomique, moral tout autant inédit nos défauts sociétaux sévissent d’autant plus que jamais. Car aux fondements même de tant de désastres humains depuis plus de trois siècles figurent des conceptions mentales rigides, archaïques et inadaptées. Dont la jeunesse de France est la première victime toute désignée. Notre passé national depuis Vercingétorix, (Souverain, chef de guerre, Gaule, 80-46 av. J.-C.) en porte le sinistre sceau funèbre et funeste. Avec dramatique accélération depuis la Fronde, (Troubles politiques, France, 1648-1653), la Révolution, (France, 1789-1799).
Multiplication des régimes politiques depuis l’Ancien Régime, (France, 1589-1789) dont nul ne dure à l’échelle historique. L’on évoque une Sixième République alors que l’actuelle a à peine six décennies ! Échecs, renversements funestes, fins de nombre de chefs d’État. De saint Louis (1214-1270) à Henri IV (1553-1610), Louis XVI (1754-1793) à Napoléon III (1808-1873), S. Carnot (1837-1894) à P. Pétain (1856-1951). Changements de dynasties sous nos monarchies médiévale et moderne. Sanglantes révolutions, suite sans fin de régimes politiques de 1789 à 1804, 1815 à 1830, 1848 à 1870, 1940 à 1946, puis 1958. Effarante succession de conflits armés, batailles perdues, guerres civiles, coloniales, rébellions partisanes, révoltes sociales.
D’occupations étrangères, d’idéologiques luttes de religions et d’hexagonales dissensions des plus tragiques. De 1814 / 1815 à 1870, 1914-1918, 1940-1944 à 1962. De la Guerre de Cent Ans (1337-1453) à celle de Trente (1618-1648), aux effroyables pertes des guerres (1667-1714) de Louis XIV (1638-1715). Celles (1803-1815) de Napoléon Ier (1769-1821). Sans compter une économie anémiée sauf quand elle s’ouvre sous Louis XV (1710-1774), Napoléon III ou C. de Gaulle (1890-1970). Une vie sociale, éducative, scientifique étouffée par des mentalités figées. Pourquoi un tel gâchis d’une nation si brillante d’un point de vue intellectuel, culturel, spirituel, moral, inventif et créatif ? A. Peyrefitte, (Homme politique, écrivain, France, 1925-1999) le démontre avec grand brio sans concessions ni complaisances. Il s’interroge d’emblée en saine et fructueuse introspection et profonde et féconde analyse :
« Quelle fatalité semble peser sur les Français ? Pourquoi le peuple des Croisades, [Europe, Moyen-Orient, 1095-1291], de la Révolution, [France, 1789-1799], de Pascal, [Philosophe, France, 1623-1662] et de Voltaire, [Philosophe, France, 1694-1778], ce peuple vif, généreux et doué fournit-il si souvent le spectacle de ses divisions, son impuissance ? Pourquoi parmi les nations avancées d’Occident compte-t-il les écoles d’ingénieurs les plus prestigieuses ?
Une industrie si longtemps retardataire, une balance technologique si constamment défavorable ? […]. De si bons chercheurs et aussi peu d’innovations ? Les meilleurs universitaires mais de si médiocres universités ? […]. Les soldats les plus courageux, les officiers les plus brillants et tant de défaites ? L’administration la mieux sélectionnée et la plus apte à intervenir en toutes choses mais de tels échecs dans les domaines qu’elle est censée diriger ? […]. Semblable passion pour les libertés et pareille maladresse à les organiser ? […] ».
La société de confiance, celle de l’Occident du Nord est plus apte à réussir. La nôtre latine à échouer. Le sujet à qui la société fait confiance acquiert « foi » en lui-même. Les libertés sont sauvegardées. Le citoyen conserve la majeure partie de sa souveraineté sans déléguer plus que nécessaire aux dirigeants. L’autorité est d’abord individuelle, chacun assume sans échappatoire toutes ses responsabilités. Adaptation, efforts personnels, initiative, réactivité d’actions pratiques. Tels sont les traits de la société de confiance. La société de défiance est celle des dépendances hiérarchiques inconsidérées.
L’autorité sacralisée vient du haut vers le bas, est verticale, rigide, laxiste au lieu d’être horizontale, souple, rigoureuse. Totalitaire, impérative, subie au lieu d’être démocratique, participative et très librement consentie. Le supérieur l’emporte toujours ès qualité sur le subordonné. Tout concourt ainsi à l’inertie, la passivité, l’attentisme, au découragement. Les interdits, contrôles a priori et non a posteriori l’emportent sur les latitudes personnelles d’action, d’expression. Cela ne laisse d’autre choix que l’ « esclavage résigné » ou le « nihilisme violent ». À l’administré toujours contraint qui l’est bien plus qu’authentique citoyen souverain. L’ « inquisitoire l’emporte sur l’accusatoire ».
Le mal français est avant tout la stérilisation des forces de tout citoyen par l’omnipotence de l’État. Qui en est impotent à force d’enflure démesurée, déraisonnable. Il a pour noms : centralisme, concentration, bureaucratie, dirigisme, excès, abus de pouvoir, réglementation sur tout et tous, fiscalisme. Cela débute avec l’absolutisme du Roi-Soleil, (France, 1661-1715). Sous couvert de puissance cela signe déjà le « déclin » du pays. Préjugés nobiliaires antiéconomiques, fixité le parachèvent. Dès 1694 Fénelon, (Prélat, France, 1651-1715) s’en alarme en une missive au souverain.
« Vos peuples meurent de faim. La culture des terres est presque abandonnée ; les villes et la campagne se dépeuplent ; tous les métiers languissent et ne nourrissent pas les ouvriers. Tout commerce est anéanti. Vous avez détruit la moitié des forces réelles du dedans de votre État… La France entière n’est plus qu’un grand hôpital désolé ».
La France jusqu’alors appelée « Grande Nation » ne l’est plus en la réalité des faits dès sa défaite de Waterloo. (Belgique, 1815). Du point de vue démographique, politique, diplomatique, militaire, socioéconomique et culturel. L’Ancien Régime, (France, 1589-1789) meurt aussi d’incapacité à assurer la subsistance de ses peuples. 1789 est année de disette. Outre les raisons politiques peste, famines, guerres le balaieront.
En revanche le Nouveau Monde protestant assurera sa pleine fortune, honorant sa triple devise : « Créer, Croître, Croire en soi » ! Le catholicisme romain de l’Ancien Monde est plus théorique, rigide et dogmatique, mystique et centralisé. Il n’a pas assez favorisé la prospérité des sociétés des États latins. Contrairement au protestantisme si pratique de la Réforme luthérienne, surtout calviniste des pays du Nord (XVIe s.). M. Weber, (Sociologue, Allemagne, 1864-1920) le démontre en son ouvrage : L’Éthique protestante et l’Esprit du capitalisme (1905/1920).
Jusqu’au seizième siècle le christianisme est tout à la fois apostolat libérateur et césarisme oppressif. Puis la Réforme protestante se veut libératrice quand la Réforme catholique mise sur le plus strict contrôle des esprits. Les sociétés protestantes plutôt innovantes et prospères vont vers la tolérance, la démocratie et le polycentrisme. Sous l’influence d’Érasme. (Théologien, Pays-Bas, 1469-1536). Quand le catholicisme fils de l’imperium romain spirituel, unitaire, routinier se défie davantage du pluralisme, de l’économie, choisit le monocentrisme. Le monde monocentrique malthusien, immobiliste, protectionniste limite dynamisme, créativité, dépassement de soi.
La société polycentrique d’échanges, d’innovations, d’ouverture tous azimuts les favorise tout au contraire. Les petites structures polycentriques encouragent l’autonomie de décision et le libre-arbitre individuel. Elles sont plus capables d’adaptation, de progrès et de créativité inventive. Les grands agglomérats monocentriques se condamnent à périr car leur démesure même leur interdit toute adaptation au monde. Comme en Mai-68 notre jeunesse refuse de « ne pas mourir de faim » en pâles contreparties de « mourir d’ennui ». En pays protestants les écoles sont autonomes ou sous le regard des autorités locales.
L’enseignement public ne vient que suppléer le privé. Le système scolaire est diversifié ce qui assure le dynamisme des méthodes éducatives. Prévaut une pédagogie horizontale de confiance qui encourage l’effort, la ténacité, la persévérance, l’initiative, l’autodiscipline. Également le dynamisme, la force mentale, l’autonomie, le jugement personnel, la richesse et la hardiesse intellectuelles. En un mot l’intelligence d’esprits puissants, originaux, libres ! Les matières enseignées sont concrètes, utiles et pratiques. Les sports notamment d’équipe, les arts sont encouragés et comptent autant que le reste. Les filles sont les égales des garçons « en tout et pour tout ».
En sociétés verticales d’essence jacobine, catholique l’éducation est de type hiérarchique. L’école suit ce système d’autorité rigide étatique ou d’Église. Le monopole scolaire ecclésial du passé a tendu à perdurer sous le primat de l’État. Le système éducatif est fort centralisé, uniforme jusqu’à l’absurde. Ce qui limite toute innovation, adaptation, évolution pédagogique. La défiance réciproque entre jeunes qui ne savent pas et adultes qui savent prévaut. L’école n’adhère pas aux jeunes, les élèves pas à l’éducation. L’enseignement repose sur le cours magistral et unilatéral sans participation des enseignés.
En cas d’oppositions il y a rigidité accrue du système ou effondrement. L’éducation est très abstraite, théorique, spéculative. Sans applications pratiques, expérimentales ou peu. Sports, culture artistique sont seconds. Le sport individuel l’emporte sur le collectif. Les garçons restent privilégiés par rapport aux filles notamment en filières d’excellence. Même si cela est plus subtil que par le passé et si les filles réussissent mieux, font bien plus d’études désormais. Ce qui mène à la société de confiance ouverte. L’homme peut s’autodéterminer librement en conscience.
La destinée est personnelle, première. L’autorité verticale n’est que seconde. Si l’homme est pensé mauvais il est alors considéré comme incapable de juger de lui-même du bien et du mal pour sa personne et autrui. Il en sera donc décidé pour lui à sa place de l’extérieur par des « autorités éclairées ». La France et les Français promeuvent ce système si défiant et autoritaire. Tout particulièrement aux dépens des juniors. Qui auront ainsi plus de mal à grandir, être autonomes que d’autres jeunes d’Occident relevant du premier modèle.
Il y a toujours préjugé dépréciateur d’insuffisance, d’indignité au détriment de ces jeunes. De ce que le Premier ministre d’alors, (France, 2002-2005) J.-P. Raffarin avait qualifié de « France d’en bas ». Par opposition à la France dite « d’en haut ». Il y a donc de façon corollaire fort favorables présomptions d’excellences pour les élites. Les échanges se propagent toujours unilatéralement « du faîte aux abysses », jamais l’inverse. Pour cela le pouvoir est sacralisé et déifié. Depuis la monarchie « l’imperium romanum césarien et pontifical » perdure.
L’auctoritas-potestas quasi totalitaire à la Orwell, (Écrivain anglais, 1903-1950) est une réalité pour tous. Prévenir, surveiller, contenir, châtier, rééduquer. Le pouvoir ultra-étatique collectiviste gère tous les domaines existentiels du citoyen « de la naissance au trépas ». Ce qui évoque presque le mot de B. Mussolini, (Duce italien, 1883-1945) : « Je prends l’homme au berceau et je ne le rends au pape qu’après sa mort ». Notre école même est l’héritière directe de l’enseignement jésuitique tel qu’issu de la Réforme catholique (XVIe s.). L’autorité, la loi, l’ordre y prédominent.
I. de Loyola, (Religieux, fondateur des Jésuites, Espagne, 1491-1556), Napoléon Ier, (Souverain, France, 1769- 1821) ont modelé de façon très verticale et rigide notre système scolaire. Les républiques adoptent, prolongent cette vision d’assujettissement de la jeunesse, de son éducation. Ainsi l’école transmet l’essentiel à l’élève considéré comme « terreau vierge et ignorant ». Tout jeune est censé s’adapter au système éducatif et non l’enseignement tenir compte du jeune. À défaut le junior sera rejeté. Notre école reste avant tout faite pour les plus doués, plus encore pour le « marais » fort majoritaire central des élèves moyens. Celui des jeunes les plus « malléables et adaptables ». L’enseignement français-auctoritas échappe aux vraies réalités de la vie et se veut avant tout d’abstraction.
Ainsi les langues mortes, la rhétorique littéraire, philosophique, morale antiques sont-elles remplacées par les mathématiques. Autre langage des plus abstraits et théoriques. L’école ne tient pas par l’adhésion, l’intérêt de ses publics juvéniles mais par pure coercition, l’autorité intellectuelle, morale. La peur de l’échec, de la menace, la sanction. Au lieu de la passion, de la curiosité d’apprendre le jeune en retire un grand sentiment contre-productif d’infériorité, de frustrations, d’agressivité. Voire d’humiliation, d’indignité, de déchéance. Ce qui fait des adultes amers, aigris, déclassés à vie. Notre école est peut-être démocratique d’un point de vue quantitatif or, pas qualitatif. Ce qui génère un enseignement qui suscite chez nombre de juniors violences, révoltes, contestations, chahuts quasi permanents.
Ce, depuis l’instauration de ce système autoritariste au début du dix-neuvième siècle. (A. Peyrefitte, homme politique et écrivain français, 1925-1999, Le Mal français, essai sociopolitique, France, 1976, 1996, 2006)-1187. Notre jeunesse continue de subir à ses dépens un système de pouvoir, de société de type autoritaire, rigide, immobiliste. Lequel ne peut l’épanouir, la rendre prospère, la mener à la réussite. Puisqu’il est avant tout fondé sur le tourment, la pénurie, l’échec de la majorité.
Au profit d’un petit nombre très restreint d’ « élus ». Toujours les mêmes, les « avertis », ceux qui parviennent à tirer profit du régime au lieu de le subir comme la masse. Du fait de leur précoce initiation fort privilégiée à ses arcanes les plus prometteurs, difficiles et secrets… Notre jeunesse mérite mieux que cela notamment à l’âge de fin des études secondaires et l’entrée dans le supérieur. Au temps de toutes les promesses, tous les possibles !
« Il venait d’avoir dix-huit ans – Il était beau comme un enfant – Et fort comme un homme. […]. Il venait d’avoir dix-huit ans – C’était le plus bel argument – De sa victoire. […]. Il venait d’avoir dix-huit ans – Ça le rendait presque insolent – De certitudes…-1188 ».
(P. Auriat, compositeur, France, 1948-1989, P. Sevran, auteur, France, 1945-2008 et al., Il venait d’avoir 18 ans, œuvre musicale, France, 1974). N’oublions pas que les adultes ont bien plus de préjugés négatifs à l’égard des jeunes que l’inverse. Il s’agit pour ces aînés de faire montre de plus de tolérance. Pour connaître, aimer, comprendre, aider la néogénération à grandir à sa façon vers sa destinée propre-1189. Si le monde adulte reproche à la jeunesse immaturité, inconséquence il l’a voulu ainsi ! En son Énéide Virgile, en un épique récit narré par Énée à Didon, reine de Carthage fait parler Laocoon. « Timeo Danaos et dona ferentes » : « Je crains les Grecs y compris quand ils offrent des présents ». (Virgile, poète, Rome, 70-19 av. J.-C., Aeneis, Énéide, épopée, Rome, entre 29 et 19 av. J.-C.)-1190. Il s’agit d’une référence à la mythologie grecque antique, celle de la Guerre dite de Troie, de son cheval machiavélique. Tels qu’évoqués par Homère en son épique et héroïque Odyssée. (Homère, poète grec, VIIIe s. av. J.-C., L’Odyssée, épopée, Grèce, fin VIIIe s. av. J.-C.)-1191.
Avec Ulysse à la tête des envahisseurs cachés en piège qui aboutira à la perte de Troie. En dépit des avertissements de Laocoon Cassandre. Ainsi notre jeunesse est-elle toujours crainte, soupçonnée du pire, jamais créditée du meilleur. Même quand elle est exemplaire, cas le plus avéré les adultes éprouvent les pires difficultés à avoir foi en elle. En a priori et préjugés les aînés préfèrent en réflexe préventif et défensif de débit – dépit ? – se défier d’elle.
Ce qui a pour effet pervers, malsain de braquer les jeunes, les inciter à mal faire ou pire puisque l’on ne leur accorde nulle confiance. Ainsi en terrible cercle, engrenage vicieux la société adulte se méfie-t-elle plus encore de la néogénération. Laquelle en juste retour se fait un devoir et malin plaisir de confirmer l’injuste soupçon des plus âgés en multipliant les provocations, déviances. En rétorsion d’être si peu comprise, écoutée et entendue, encouragée, soutenue et aimée.
Kongen av Bastøy, Le roi de Bastøy est un drame cinématographique norvégien. (Réalisation M. Holst, 2010). Les Révoltés de l’île du Diable, titre de la version française rend magistralement compte de ce syndrome d’escalade entre juniors et adultes. L’histoire est authentique. À l’hiver 1915 deux jeunes « en difficulté », Erling et Ivar sont internés au centre de correction norvégien insulaire pour jeunes « en perdition » de Bastøy. Créée en 1900 l’institution conserve son strict régime disciplinaire jusqu’en 1953, ferme en 1970. À force de brimades, sévices, maltraitances systématiques et inhumains les jeunes prisonniers sont poussés à la révolte, la vengeance. Ils finissent par se rendre maîtres des lieux, chasser leurs gardes chiourmes tortionnaires. La rébellion est durement matée par l’armée, les mutins châtiés, réenfermés-1192. Or, selon J.-J. Rousseau, (Philosophe, Genève, 1712-1778) :
« L’homme est bon, c’est la société qui le corrompt ».
(Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, essai philosophique, Pays-Bas, 1755). Idem pour le jeune ! H. Finn, le mythique personnage central du roman éponyme de M. Twain est l’archétype même du pur jeune masculin. Il s’agit de fait d’un jeune garçon d’environ quatorze ans qui rejette fort les contraintes sociétales adultes pour la vie en liberté dans la nature. Dans le cadre et contexte des États-Unis si pionniers de la première moitié du dix-neuvième siècle de la conquête vers l’Ouest. Huck fuit le monde ordonné, ses contraintes en compagnie d’un esclave fugitif. En un long voyage en radeau au fil du Mississippi vers la Louisiane.
Cela est pour le jeune résolu l’occasion d’établir un implacable réquisitoire. Contre l’univers adulte, ses tares, contradictions, erreurs, faux-semblants. Dans les années 1840 en l’Amérique « sauvage » d’avant guerre de Sécession (1861-1865). Le jeune stigmatise les rigidités morales, sociales, éthiques, les hypocrisies mêmes des notables, éducateurs ou prétendus tels. Libertaire, iconoclaste, anticonformiste Huck rejette les conventions de son temps qu’il juge illégitimes, non fondées. Il le fait d’autant plus volontiers qu’il est lui-même de « basse extraction » sociale, se définit avant tout comme fier vagabond sans attaches.
En véritable philosophe moraliste en herbe le jeune homme a la conscience lucide des folies humaines. De leurs absurdités, pusillanimités, bêtise, a priori, duretés et iniquités. Quand le faux se fait passer pour le vrai, l’indigne pour le sublime, le Mal pour le Bien. Le junior finira alors par considérer le genre humain comme plus déchu, répulsif que noble, digne d’amour. Le dualisme, l’ambivalence entre Bien et Mal seront le fil conducteur récurrent de l’histoire. Ils ne cessent de se mêler et l’un et l’autre ne sont pas toujours là où l’on pourrait le croire. À l’encontre de tous les préjugés préétablis des bienséances les plus communément admises et de la société bien-pensante, dominante, installée.
Il y a tout autant le classique combat de la jeunesse, des jeunes entre la pensée raisonnée construite et l’instinct primitif irrépressible. À un âge où le cerveau adulte se construit de façon spectaculaire. Une sorte d’impitoyable « guerre du feu » sans fins, sans merci entre les sphères neuronales reptilienne, limbique et néocorticale. Respectivement siège des attitudes réflexes primaires archaïques, des émotions subtiles profondes, de l’intellect, la mentalisation les plus élaborés. De façon rousseauiste Huck perçoit le « bien » comme étant fort « sauvage, instinctif ».
Le « mal » comme d’essence sociétale, civilisationnelle. L’homme policé dégrade ainsi par sa nature, ses actes la notion même du Bien, comme celle du Mal. En outre Huck est orphelin de mère et a un père indigne, perverti, crapuleux. Il a souffert du manque paternel, est en avide quête du père idéal qu’il trouvera en son ami adulte, l’ex-esclave Noir Jim. Les Aventures de Huckleberry Finn-1193 sont un chef-d’œuvre américain et de la littérature mondiale éternelle. (M. Twain, écrivain américain, 1835-1910, Les Aventures de Huckleberry Finn, roman picaresque, Royaume-Uni, 1884).
Il sera jugé par le monde écrivain anglo-saxon comme le cinquième joyau du « panthéon littéraire mondial ». Après Anna Karénine, (L. Tolstoï, écrivain russe, 1828-1910, Russie, 1877)-1194. Madame Bovary, (G. Flaubert, écrivain français, 1821-1880, France, 1857)-1195. Guerre et Paix, (L. Tolstoï, Russie, 1869)-1196. Lolita, (V. Nabokov, écrivain russo-américain, 1899-1977, France, 1955)-1197. Ainsi les longues tribulations géographiques du jeune « Huck » se doublent-elles d’un parcours réflexif moral.
Quant à la destinée, la nature, au sens, à la légitimité du genre humain, de la vie terrestre. Cela est parfaitement révélateur de la prise de conscience ontologique, ontogénique, axiologique de la jeunesse. Âge métaphysique par excellence avons-nous déjà relevé. Dès lors qu’il s’agit pour tout jeune de penser, d’être et d’agir comme humain à part entière en sa personne, son temps, son espace. Comme forte entité physique, psychique, spirituelle unique au présent, comme au passé et à l’avenir.
De façon absolue, irréductible et à tout jamais. La jeunesse est cette quête du dépassement perpétuel vers des cimes hors de portée. « Graal sacré » vouant toute néogénération à l’acmé de son accomplissement le plus fort, comme à l’abîme de sa pire désespérance… Il convient dès lors d’aider tous nos cadets à « s’autoréguler » pour mieux se réaliser. Sans euphorie ni abattement. Alors seulement la juvénilité si capitale pour le passé, le présent, l’avenir des nations pourra donner le meilleur d’elle-même ! Non ab irato en tourments, bouderies, frondes mais in pace en confiance, sérénité, espérance.
Quand l’on est jeune l’on se cherche. Je me suis trouvé, cela a été dur
J’ai grandi. L’adolescence était cet état où je ne me sentais pas bien
Aujourd’hui je me sens entre le jeune et l’adulte
Léandre, dix-sept ans–1198
> AndroJeunoPratique 8 / ou
– Menu d’AndroJeunoConsulting –
Accueil – Expert G. 18/24 – Méthode – Spécialités – Avis/Cas – Confiance
Jeune XY – (Andro)Jeunesse – AndroJeunoPratique 7 – Résumé – Contact
< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 >
– Haut de Page –
AndroJeunoConseil® – Consulting Éducation-Jeunesse – Mentorat 18-24 XY
© Yves REMY, Dr / PhD, expert androJeune – 2003 – Confidentialité – Mentions légales
Le site Andro-AdoJeunoConseil15-24.org, Paris est sous protection copyright © Sgdl
A-A15-24.org est sous sauvegarde d’un dépôt légal © à la BNF
