Réflexion de Vie d’Andro-AdoJeunoScience® – 5

 

 

                                 Mener, le Jeune Homme, à faire Sens, à sa Mission de Vie !

 

 

C O A C H – C O N S E I L   /   C O A C H I N G   D E   V I E

A D O L E S C E N T S   /   J E U N E S   M A S C U L I N S

L Y C É E N S   /   É T U D I A N T S   /   A C T I F S

 

 

– Yves REMY, Dr

 

 

Coach de Vie AndroJeunoConseiller

Spécialiste AndroJeunesse-AndroÉducation

Consultant Institutionnel & Politique AdoJeunes

 

Docteur en Sciences Humaines et Sociales, Paris

(PsychoSociologie du Développement de l’AdoJuvénilité)

Certifié Acec / Coaching Personnel (Ados / Jeunes), Paris

 

 

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Booster, la Confiance

Des Jeunes XY  !

 

 

Cabinet

 

Andro-AdoJeunologie®

 

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L’Andro-AdoJeunoConseil® permet, à tout jeune homme, de 1524 ans, de croire, en soi, se motiver, s’apaiser

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>> Mémento d’AndroJeunoCoaching de Vie

 

 

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Travaux   AndroJeune   AndroJeunoScience®-5   AndroJeunoConseil®   Cabinet

 

 

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L’adoJeune mâle, en coaching de vie, constitue la matière, des Sciences sociales, de l’Andro-AdoJeunoScience®. Formation, emploi, loisirs, culture…

 

 

« Si belle, qu’ait été, une vie, il y a, toujours, un immense écart
Entre l’existence, qu’avait rêvée, l’adolescent
Et, celle, qu’a connue, l’homme »

 

A. Maurois

Écrivain, France, 1885-1967

 

Lettres à l’Inconnue

Œuvre littéraire, France, 1953, 1956

 

 

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– ANDRO-ADOJEUNOCOACHING DE VIE –

EN BREF

 

 

Yves REMY est Docteur des Universités. (PsychoSociologie adoJuvénile). Certifié Acec / Coaching personnel. (Ados / jeunes). Consultant institutionnel Éducation-Jeunesse, coach / conseiller de vie, du junior, uniquement, garçon. Andro-adoJeunologue®, concepteur et, théoricien-praticien, de l’Andro-AdoJeunologie®. En trois décennies, il a acquis, une maîtrise, de formation et d’exercice, d’excellence. En une double approche, théorique et pratique.

 

Andro-AdoJeunoScience®, étude, compréhension globales, transversales, pluridisciplinaires, de l’andro-adoJuvénilité. Andro-AdoJeunoConseil®, coaching / conseil de vie holistique, innovant, des adolescents / jeunes. Spécialement, du genre masculin. Expertise d’intervention, plus spécifique, du manque, d’estime, de confiance, d’affirmation, de soi, des jeunes hommes.

 

Yves REMY, Dr a créé, à Paris, l’unique cabinet privé, en France, de coaching / conseil de vie andro-adoJeunologique, personnel, intégral et, performant. Des 15-24 ans XY, à titre exclusif, spécialiste, des seules particulières problématiques et, questions adoJuvéniles masculines. Coaching de vie cognitif, émotionnel, comportemental, en réalisation, de soi, du junior mâle.

 

 

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– Yves REMY, Dr

 

 

DOCTEUR DES UNIVERSITÉS

 

Consultant Institutionnel & Politique Éducation-Jeunesse

Coach / Conseiller de Vie des Jeunes Hommes

Expert Confiance en Soi Andro-AdoJuvénile

 

Depuis, Vingt-Cinq Ans

 

 

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C’est Bien

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Formulation, de nombreux praticiens, de santé et autres, à l’égard, de l’expert andro-adoJeunologue®, Yves REMY, Dr. Lui adressant, en coaching de vie d’Andro-AdoJeunoConseil®, des jeunes hommes.

 

 

LES CONCEPTIONS PÉDAGOGIQUES, DE LA NATION

POUR LA JEUNESSE

 

 

L’orientation, des études, métiers, se fait plus, par défaut, hasard, que par adhésion, vocation. Les critères, de sélection, les formations, privilégient, des aptitudes, purement, techniques. Au détriment, de l’intelligence, l’audace intellectuelle, l’originalité, la pleine finesse, d’esprit. Les établissements, d’enseignement, constituent, une offre éducative, non toujours, « lisible », pour les jeunes, les familles. Parents, enseignants, élèves, sont des partenaires, d’éducation, aux rapports, « qui ne vont jamais, de soi ».

 

Rythmes, choix éducatifs, des élèves, gagneraient, à être mieux adaptés, aux réalités, besoins, attentes, des adojuniors. Les conditions matérielles, pédagogiques, des études, sont encore, très perfectibles. Les débouchés professionnels, des formations, sont des plus aléatoires. Les réussites académiques, des juniors scolarisés, sont insatisfaisantes. Le nombre, des diplômés annuels, par filières, niveau, d’études, est encore, bien trop modeste, proportionnellement, à la masse, de scolarisés. Par rapport, aux pays étrangers occidentaux, homologues .

 

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Charlie a quinze ans, il débute, sa scolarité, au lycée. Timide, il est rejeté, par ses condisciples, qui le perçoivent, comme, différent, d’eux, donc, inintéressant. Son professeur, de littérature, l’apprécie, car il le juge brillant. Charlie est isolé, marginalisé, souffre, du suicide, de son meilleur ami. Puis, deux élèves, de terminale, Patrick et, une fille, Sam, l’adoptent, l’introduisent, parmi leurs relations. Ils lui permettent, de s’intégrer, découvrir, les joies de la vie, mieux profiter, des délices, de la jeunesse, en études. Charlie tombe amoureux, de Sam… Ainsi, débute, la trame, du film, Le Monde de Charlie, (Comédie dramatique, S. Chbosky, États-Unis, 2012), tiré, du roman épistolaire, du réalisateur : Pas raccord. (États-Unis, 1999)801.

 

Cette fiction illustre très bien, à quel point, le milieu scolaire, d’un adolescent, influe sur lui et, combien, la personnalité, d’un jeune, va conditionner, son environnement d’études et, sa scolarité. Il s’agit alors, de mieux préparer et, d’aider, un adojunior, à s’adapter, s’intégrer, à l’univers académique. Comme, de ménager, le cadre, d’études, convenant, à tout adojeune, susceptible, de l’épanouir. Les conditions, de la réussite, psychique et scolaire, sont très liées, car l’élève reste, toujours, avant tout, un junior, non, l’inverse ! Les blocages scolaires, de toutes sortes, viennent souvent, de sa mauvaise prise, en compte.

 

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Orientation, sélection, formation, de la nouvelle génération, en études

 

Orientation, est un terme féminin, de 1874, pour le sens, qui nous intéresse. « Action, de donner, une direction déterminée ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)802.

 

Concernant, les études, il s’agit, pour chaque adojeune, de décider, de la formation, qu’il souhaite. En tenant compte, de certains « paramètres ». En vue, d’un exercice professionnel, donné. En France, le système, de l’orientation scolaire, reste bien trop, « flottant », aléatoire, très incertain. Tant, pour le choix, des établissements, d’enseignement, des filières, d’études, métiers, du projet global, d’avenir, scolaire et professionnel, de chaque junior. Les structures, d’orientation, restent insuffisantes, en nombre, compétences. Les conseillers d’orientation psychologues, demeurent, trop peu nombreux, leur approche, bien trop théorique, parcellaire. Pour véritablement, éclairer, concrètement, les adojeunes, sur l’ensemble, des cursus, d’études, et, des métiers existants. L’orientation, des élèves, se fait, encore et toujours, plus, par défaut, échec, hasard, dépit et, résignation, que par adhésion, réussite. L’empirisme l’emporte trop, encore, sur la planification rigoureuse, des études, comme, des carrières professionnelles.

 

Trois grands critères incontournables, de l’orientation scolaire, des métiers, des jeunes, sont à prendre, en considération. Ils sont encore, trop souvent, éludés, aux dépens, des juniors. Les appétences personnelles propres. Les capacités, résultats scolaires, effectifs. Les débouchés réels, concrets juvéniles, quant à leurs formations, emploi futur. La nomenclature, des cursus, d’études, est encore, trop complexe, peu lisible, pour les jeunes et, leur famille. L’orientation scolaire reste un véritable, « parcours, du combattant ». Les cursus non généraux sont, encore et toujours, discriminés. Ils accueillent, prioritairement, non, les juniors, dont, c’est la vocation, mais, ceux, que l’on juge « indignes », des études « classiques », si discriminantes. De grands progrès, restent, à accomplir803. Aucune information valable, n’est directement, d’office, donnée, aux jeunes, dans les établissements même, d’enseignement. L’ « opacité », demeure la règle. Les conseillers d’orientation sont psychologues, pas experts, en métiers, débouchés, d’emploi.

 

Les rares organismes existants, en la matière, sont défaillants, lacunaires. Citons, les Cio, Centres d’Information et, d’Orientation, avec bases de données documentaires, les psychologues conseillers d’orientation. Les Cidj, Centres d’Information et, de Documentation Jeunesse, sites Web spécialisés. Les publications spécifiques, sur les études, métiers, de L’Étudiant, l’Onisep, l’Office National d’Information, sur les Études et, les Professions… Également, les salons spécialisés, comme, celui, de l’Étudiant. Les portes ouvertes, des écoles, métiers, chambres de métiers et de l’artisanat, chambres de commerce et, d’industrie

 

Ces entités spécifiques aident, tous les adojeunes, en matière, d’orientation scolaire, d’insertion professionnelle, or, peinent, souvent, à les éclairer, pleinement. Tant, la tâche, est fort ardue, les moyens, limités, l’information détenue, diffusée, insuffisante. Seuls, les juniors, à vocations, bien arrêtées, les milieux, les plus favorisés, mieux informés, font les choix, les plus éclairés, judicieux. Car, ils ont toujours, la meilleure possibilité, d’accéder, aux filières, les plus exigeantes, quoi, qu’il arrive, quels, que soient, leurs goûts. Pour le présent, comme, l’avenir. Les autres, ultramajoritaires, vont « là, où, ils peuvent », au gré, des « possibilités restantes », plus ou, moins, grandes ou, limitées, qui s’offrent alors, à eux.

 

Il est plus, tenu compte, des « lubies » passagères, obstacles, barrant la voie, de tel ou, tel, type, d’études. Que des appétences authentiques, aptitudes, résultats scolaires réels, débouchés concrets, autorisant l’exercice, d’une profession donnée. Il arrive aussi, bien souvent, que des études soient choisies, « pour elles-mêmes » et, l’intérêt, qu’elles représentent. Sans l’attrait particulier, pour le ou, les métiers, auxquelles, elles correspondent, ce qui est, non-sens total. En outre, le maquis, des cursus, se fait, de plus en plus, dense, complexe. Il est, de plus en plus, difficile, de bien relier, un type, d’études, avec l’exacte famille, des métiers, correspondante. Tant, l’évolution, en est, des plus rapides, les exigences, sophistications, complexes. Les différentes filières, d’études, choisies, par les adojeunes, en France, nous l’avons vu, le sont, selon, certains critères précis. Les goûts, capacités, débouchés, l’impossibilité, de faire, autre chose, le milieu socioculturel, l’influence, des parents et, pairs. L’imaginaire personnel ou, encore, faire comme, une personne admirée… Nous avons déjà, passé, en revue, les différents cursus, de formation, retenus ou, qui s’imposent, aux juniors, du pays. Le diplôme choisit le jeune, plus, que l’inverse.

 

En fonction, des époques, certaines études, sont plus « courues, en l’air, du temps », que d’autres. Comme, les formations informatiques ou, encore, de santé804. L’école maintient, sa tâche première, de détermination, des « meilleurs ». Puisque, le monde, du travail, continue, de privilégier, les détenteurs, des diplômes, les plus prisés. Le rôle fondamental, de tout jeune, est, désormais, d’obtenir un label, de préférence, le plus élevé, le meilleur possible. L’avancement social passe, cependant, d’emblée, plus, par le milieu socioculturel, d’origine, que par la seule, certification scolaire. En France, le diplôme acquis, dans la prime jeunesse, continue, toutefois, de conditionner, l’ensemble, de la carrière professionnelle. Du tout premier emploi, au départ, à la retraite. Désormais, il y a, raréfaction, des postes disponibles, surtout, d’encadrement et, démultiplication, des diplômes et, diplômés, de tous rangs. C’est alors, que l’appartenance, socioéconomique et culturelle, d’origine, reprend, donc, toute sa décisive importance majeure.

 

Les concours, de la Fonction publique, attirent, de plus en plus, de jeunes, car ils garantissent, en cas, de succès, un emploi sécurisé, à vie. Ce qui est fort apprécié, en ce temps, de grande instabilité professionnelle. Quoi, qu’il en soit, seuls, les meilleurs diplômes, de l’enseignement supérieur, mettent, le plus sûrement, à l’abri, du chômage, permettent, de faire carrière. Cela, est vrai, pour les seuls, diplômes, des Grandes écoles, notamment, les meilleures parisiennes, de réputation nationale. Au-delà, des meilleurs masters universitaires, professionnalisés et, surtout, labels, d’excellence, de gestion, des affaires, tels, les Mba.

 

L’école française échoue, par trop, à transmettre, des connaissances, savoirs adéquats, peine, à assurer, aux juniors, des débouchés professionnels. Elle a aussi, des difficultés, à inculquer, à ses publics, l’humanisme, qui leur est, si indispensable, pour « grandir », devenir adultes accomplis. Être, d’ « honnêtes hommes, femmes », selon, la terminologie même, des « beaux esprits », du Grand Siècle (XVIIe s.), liberté, dépassement, de soi et, plénitude. La traditionnelle instruction civique, est remise, à l’honneur, aux collège / lycée, sous l’appellation, d’Enseignement moral et, civique. Elle n’est pas assez « adaptée », pour apprendre, au jeune contemporain, le bon « savoir -vivre, ensemble ». L’ « éducation citoyenne ne parle pas, au junior », par excès, d’abstraction.

 

Elle est trop institutionnelle. Enseigner, est une véritable vocation, quasi « sacerdotale », à laquelle, l’on est appelé. Presque, à l’image, de la prêtrise, la vie monastique. Bien transmettre, exige, une triple aptitude. Brillante maîtrise, scientifique et disciplinaire. Capacité pédagogique sûre. Puis, fine connaissance psychologique, des scolarisés. Ce sont surtout, ces trois critères prioritaires, d’excellence, qui font, « Le bon prof ». Or, la synergie demeure, par trop, imparfaite, entre l’enseignant, la discipline enseignée, l’acte, de transmettre et, les élèves. Cette grande « mystique », est souvent, défaillante805. Les programmes sont inadaptés, pléthoriques, des matières fort importantes, sont occultées, de façon, dommageable, pour l’adolescent. L’école néglige, sa mission éducative. Elle conforme et, sélectionne, bien plus, qu’elle ne forme. Elle s’adresse, à un modèle abstrait, d’élèves moyens, impose, un moule unique obligatoire. Elle exclut, malgré, sa massification, n’enrichit plus. Elle est inadaptée, aux jeunes. Ses moyens, pédagogiques et matériels, sont insuffisants, fort obsolètes. Les sureffectifs sont importants.

 

Ses publics ont fort changé, mais, le système demeure encore, inexorablement, coercitif. La pédagogie autoritaire, hautaine, ne peut plus convenir, aux juniors, des années 2020. La libre participation, des élèves, est trop peu, sollicitée. La culture même, des enseignants, celle, des enseignés, ne cessent, de diverger. Le malentendu, la rupture, sont consommés. Le bénéfice éducatif est, bien trop souvent, « quasi nul ». Les publics « choisis » laissent place, au « tout-venant », de la masse, dont, les attentes, diffèrent drastiquement, face, à une école, encore, si pérenne, très rigide. L’école prépare insuffisamment, à la vie professionnelle et, proclame, à tort, que ce n’est pas, son rôle central. Il subsiste, un hiatus important, entre ses formations intellectuelles théoriques et, les aptitudes, impérativement, attendues, par l’entreprise. Facultés, d’adaptation, de mobilité, d’initiative et, d’autonomie, de proposition, d’efficacité et, de résultat rapide concret. Que l’école ignore, n’encourage pas encore, assez, ce qui handicape fort, ses anciens élèves. Notre école n’est plus, un « vecteur, de mobilité ni, d’ascension sociales »806. S’il est indispensable, de se former, le titre ne suffit plus. Une forte valeur personnelle, prime !

 

Les diplômes se dévaluent, par leur multiplication même, ne protègent plus, tout autant, du chômage. L’excellence socioculturelle, économique, revient, en force, au détriment, du mérite académique, personnel. Cette école a tendance, malgré, plus d’ouverture, sur l’entreprise, les sciences et, technologies nouvelles, à bien trop, s’isoler, frileusement, des influences externes. Encore, trop réputées nocives, par préjugé ancien. L’institution scolaire ignore, de façon, fort dommageable, la culture, des adojeunes, qu’elle accueille. Ceux-ci, ont des habitus culturels extrascolaires, liés, aux médias audiovisuels, au multimédia informatique, à l’Internet et, aux réseaux sociaux. À des pratiques musicales, d’avant-garde, des sports inexistants, en milieu scolaire. Le fort « malentendu », entre l’adolescent, la vie extérieure moderne et, une école « dépassée », est une réalité inquiétante. Cela, compromet, l’insertion sociale, des adultes, de demain. Cette école ne donne pas assez, à tout adojunior, les clés, de son avenir. Éclairer, sur l’univers, inculquer, un humanisme et, une culture, être, un pôle dynamique, d’intelligence. Cet enseignement n’est pas « éducatif », mais, « instructif », il forme, encore et toujours, plus, des « têtes bien pleines, plutôt, que bien faites ».

 

Méthodologie, raisonnement, font défaut. Le gavage-rabâchage, le par cœur, l’emportent encore, sur la libre expression, de soi, le vrai débat interactif, au détriment, du jeune. Le cours magistral aride, l’académisme convenu, le conformisme, triomphent, de l’originalité, l’audace intellectuelles. Les besoins, attentes, des juniors élèves, sont trop ignorés, de même, que leur personnalité, capacités, goûts. Ils ne sont pas épanouis, ne se sentent pas aimés, reconnus, respectés. L’adolescent n’existe pas, du tout, en tant, que tel, or, comme, scolarisé anonyme. L’école ne façonne, que l’ « élève médian », il s’y ennuie. Ses talents en sont perdus. Alors, violences, ratages, dépressions aigus, se multiplient. Très mal orientés, les jeunes effectuent leurs études, au hasard et, par l’échec, sans vocation, motivation ni, projet. Ils se sentent, non compris, écoutés, aidés, mais, rejetés, méprisés, par l’école, les enseignants, qui possèdent trop peu, de notions psychopédagogiques. Ceux-ci sont souvent, démotivés, indifférents, donc, bien peu crédibles. « Ignorant », l’adolescent, le jeune, l’école est en crise. Il s’agit, d’inculquer, aux élèves, une véritable « propédeutique, des choses, valeurs fondamentales, de la vie »807.

 

Incluant, le sens, à donner, à son existence, les valeurs intangibles universelles, le courage personnel, la droiture morale, le civisme. Les notions capitales, du droit, les meilleures clefs, pour comprendre, le monde contemporain, la psychologie ou, les relations interhumaines. Le respect anti-discriminatoire, de toutes les différences, en la tolérance, le respect, de soi, des autres, une fort solide méthode, de travail808… Les choix, d’études, de métiers, restent liés, au milieu social, d’appartenance et, au sexe. Les ambitions affichées, sont bien plus exigeantes, élevées, dans les milieux favorisés, que plus populaires. Pour les études technologiques, du secondaire, les garçons optent plutôt, pour le secteur industriel, les filles, plus volontiers, pour celui, du tertiaire ou, de la gestion. Dans les études générales, les filles sont minoritaires, en filière scientifique et, majoritaires, en section économique, très dominantes, en cursus littéraire. Les métiers liés, à la technique manuelle, l’informatique, l’ingénierie, sont encore, masculins. Ceux, de l’assistance, de la comptabilité, du professorat, des écoles, demeurent fort féminins.

 

Les jeunes plébiscitent, les filières secondaires générales, les études supérieures longues. Au détriment donc, des filières technologiques, professionnelles courtes. À la fin, du collège, comme, du lycée, la moitié, des adojuniors, n’a pas encore, de choix professionnel arrêté. Les garçons ont bien plus, d’ « affinités », en matière académique scientifique, les filles, en domaine littéraire. L’orientation scolaire, professionnelle, tient encore, trop peu compte, des intérêts et, capacités, compétences, potentialités, de débouchés. De la personnalité, concernant, chaque jeune. Dans l’orientation professionnelle, des juniors, six types, peuvent être isolés.

 

Concret, réflexif, artiste, social, actif et, normatif. Le premier type, manie, les habiletés techniques. Le deuxième, est intellectuel. Le troisième, est sensitif. Le quatrième, est oblatif. Le cinquième, est directif. Le sixième, gestionnaire. L’âge moyen, des étudiants français, tourne autour, de vingt-deux ans. La plupart, sont des célibataires. Un cinquième, des étudiants, sort des études, sans diplôme. Les filles sont fort majoritaires, dans les études supérieures, car leurs performances scolaires antérieures, sont meilleures. Elles tentent plus, le bac, y réussissent mieux, que les garçons. Elles optent, plus qu’eux, pour les filières postbac et, plus complètes. (Coslin, 2007).

 

Or, elles sont, encore et, surtout, dans les cursus littéraires, tertiaires. Ensuite, en filières juridiques, économiques, de santé. Les garçons ont toujours, le grand monopole, des études supérieures, scientifiques et technologiques. Ils font, « en moyenne », des études supérieures, plus longues et, plus prestigieuses, que les filles. Or, ces dernières travaillent mieux et, plus, que les garçons. Toutefois, elles sont, moins qu’eux, carriéristes, s’engagent, affectivement, plus tôt. Les jeunes populaires sont moins nombreux, que les autres, dans le supérieur, Sts et, Iut, exceptés. Moins présents encore, dans les filières, les plus prestigieuses et, socialement, gratifiantes. En classes préparatoires, Grandes écoles, formations, de santé, les enfants, de cadres supérieurs, membres, des professions libérales, sont majoritaires. Ceux, d’ouvriers et, employés, agriculteurs, le cinquième. Il n’y a, en moyenne, seulement, encore, qu’un cinquième, d’enfants, d’ouvriers, dans le supérieur.

 

De nombreux étudiants, ont des parents, eux-mêmes, déjà, diplômés, du supérieur. Les études secondaires, le bac obtenu, le redoublement ou, non, le milieu social, culturel, économique, d’origine, influent, sur la réussite, aux examens. Ainsi, la quasi-totalité, des étudiants, en santé, ont eu un bac S. Les trois quarts, des étudiants, ont un travail salarié, au moins, intermittent. Moins, du tiers, travaillent, l’été. 15 pour cent, seulement, dans l’année. Plus, du tiers, de façon continue. Les filles travaillent, bien plus, que les garçons. À partir, de vingt-et-un ans, la moitié, des jeunes étudiants, travaillent. Pour tous les étudiants, les revenus professionnels, atteignent 40 pour cent, des revenus, les bourses, les allocations, 25 pour cent et, l’aide parentale, 35 pour cent. À partir, de vingt-cinq ans, les salaires, d’emploi professionnel, deviennent la principale et, plus importante, ressource financière étudiante809.

 

L’orientation scolaire, universitaire, des jeunes français, n’est donc, ni performante ni, juste. Les critères, de sélection, sont très réducteurs et, socialement, des plus discriminants. Le seul, résultat académique, limité, aux savoirs abstraits, est appréhendé. Seule, une forme unique et, parcellaire, d’intelligence, est toujours, prise en compte, aux dépens, d’autres, notamment, manuelle. Une hiérarchie préétablie, depuis, le primaire, est validée, par l’orientation. Le milieu social, d’origine et, la qualification originelle acquise, des parents, ont un poids « exorbitant ». L’orientation, des élèves, de cursus professionnels, est définitive, faute, de réelles passerelles adéquates. Le mode, d’orientation, est très hiérarchisé. En tête, vient, la « dignité », des filières générales, au milieu, le « medium », des cursus technologiques et, en dernier, le « reliquat », des formations professionnelles, niées.

 

Au sein même, de chacune, des trois grandes filières, du secondaire, il en va, de même. Ainsi, pour les études générales, la série S, scientifique, est première, la Es, économique et, sociale, deuxième, la série L, littéraire, dernière. En matière technologique, la série Stmg, sciences et technologies, du management et de la gestion, est plus prisée, que la Sti2d, sciences et technologies industrielles et, du développement durable. En toutes qualifications professionnelles, le lycée est fort mieux, considéré, que l’apprentissage, de terrain. La filière, d’ébénisterie, jugée, plus noble, que celle, de la mécanique automobile. Le féodalisme scolaire français, demeure plus vivace, que jamais. C’est encore pis, dans le supérieur, où, les très Grandes écoles, écrasent tout le reste. Où, même, au sein, de la seule, université, les disparités, les plus immenses, s’observent. Entre établissements, comme, entre filières. Paris domine, les provinces. Les filières, les plus élitistes, comme, de médecine ou, droit, l’emportent, sur les études littéraires ou, de sciences humaines.

 

La faiblesse, de l’école française, vient, notamment, de la rigidité, des possibilités, d’études professionnelles. Il y a, nombre, de cursus, or, les options accessibles, à chaque élève, sont, des plus ténues. La formation professionnelle s’adapte, trop peu, aux besoins économiques. Les jeunes concernés optent, majoritairement, pour des formations professionnelles tertiaires, courtes. Au détriment, de toutes filières, de production, qui permettent pourtant, autrement, de possibilités, d’emploi. L’apprentissage demeure, le mode, de formations, qui assure, le mieux, l’adéquation, études-emploi. Du fait, de sa configuration complète, entre la théorie et, pratique, cours et, travail, en entreprise, études et, emploi. En fonction, des seuls, besoins réels, de la vie active. En France, une orientation erronée est, souvent, irréversible. En fin, de troisième, six élèves, sur dix, sont orientés, en voie générale ou, technologique et, quatre, sur dix, en section professionnelle. Le plus souvent, cette orientation engage durablement, voire, à tout jamais. Les parcours, de réorientation, sont limités, malaisés, dissuasifs. Ce qui mène, encore trop, à des orientations imposées et, des abandons ou, déqualifications, comme, à du chômage.

 

La réforme universitaire a déjà, amélioré, l’orientation, des étudiants, même si, celle-ci, demeure encore, insuffisante. Il existe, désormais, un dispositif, dit, d’ « orientation active ». Tout lycéen, a accès, à l’information, l’aide, à l’orientation, de l’établissement, de sa préférence. Le résultat étant fort mitigé, impliquant encore, bien trop peu, de jeunes, il s’agira, sans doute, de le rendre obligatoire. Dans l’intérêt, des juniors, du pays entier. Quatre-vingt-dix-mille étudiants, quittent, annuellement, l’université, sans aucun diplôme, soit, un cinquième, des sortants. La mauvaise orientation, le défaut, de toute méthode, de travail, comme, l’emploi concomitant, sont les trois causes principales, de ces échecs universitaires. Les universités sont, désormais, obligées, de publier, leurs indicateurs, de réussite, d’insertion, dans l’emploi. Or, cela, reste, encore, très limité, aléatoire. Des Bureaux d’Aide, à l’Insertion Professionnelle étudiante, existent, en chaque université. La crise oblige, à bien mieux, tenir compte, des nécessités, des filières, en difficulté, d’embauche. Offres et, demandes, d’emploi, ne sont pas, en adéquation suffisante.

 

Les métiers, de services, aux particuliers, aux entreprises, sont les plus recherchés, par les employeurs. Il en va, de même, des aides-soignants, des métiers, de la vente, la restauration, certains postes, d’encadrement, notamment, d’études, comme, de recherche. Tout le système, d’orientation, est à redynamiser, harmoniser, pour lutter, contre, les abandons scolaires. Il s’agit, d’y guider, les jeunes, en « perdition ». En 2006, ont été créés, à cet effet, une délégation, un délégué interministériels, à l’Orientation810. Il y a trop, de structures disparates, d’information, sur les études et, métiers. Les juniors s’y perdent. Il s’agit, de mieux, mettre en liaison, toutes les structures, d’orientation. L’on pourrait, faire figurer, la bonne connaissance, des métiers, en la formation, la pratique, des psychologues conseillers d’orientation. Cela, n’est, que peu, le cas, aujourd’hui. Notre école reste peu performante, d’un point de vue, intellectuel, académique. Elle ne permet pas, assez, une bonne insertion, dans l’emploi. Elle fragilise psychiquement, les jeunes, en les faisant douter, d’eux. Elle les démobilise, au lieu, de les encourager811. L’objectif est de rapprocher, l’école, de l’emploi. Demandes et, offres, de stages, ne sont pas corrélées.

 

La législation affirme, le lien école-entreprise. Un parcours, de découverte, des métiers, des formations, existe désormais, dans les collèges et, lycées. Or, les possibilités, de stages, sont sans cesse, plus limitées, même, sans rémunération. Toutes les conventions, de stage, école- entreprise, indispensables, sont soumises, à critères, d’obtention, très stricts. Au lycée général ou, technologique, comme, à l’université. Il convient donc, vraiment, des débuts, des formations secondaires, à la fin, des études supérieures, de familiariser, les jeunes, avec l’économie, la culture, d’entreprise. Les stages seraient, bien plus, accessibles, par une meilleure coopération, écoles-entreprises. Il convient aussi, de bien plus, ouvrir, les acteurs scolaires, aux réalités, de l’entreprise. Tous les entrepreneurs professionnels, pourraient aussi, être plus présents, dans le système éducatif. Les compétences, des juniors, ne sont pas encore, assez claires, pour les employeurs, en terme évaluatif précis. Les diplômes, qualifications, ne sont pas harmonisés, lisibles. Toutes les filières, en alternance, requièrent, d’être appuyées, valorisées. Il y a, quatre cent mille apprentis, aujourd’hui, en France, dont, un cinquième, dans l’enseignement supérieur.

 

60 pour cent, des apprentissages, concernent, les Cap, Bep. La moitié, des apprentis, sont mineurs. Un dixième, ont entre vingt-deux et, vingt-cinq ans. La plupart, des apprentis français, choisissent le commerce, la construction, l’industrie, les services, aux particuliers. Les deux tiers, sont formés, en petites entreprises, de moins, de dix salariés. L’artisanat, les branches professionnelles, l’apprentissage, de l’enseignement supérieur, sont les trois grandes filières, d’apprentissage. La dernière citée, est en expansion, la plus nette. L’apprentissage se fait, par voie, de contrats, de professionnalisation.

 

Cela, concerne, tous les seize – vingt-cinq ans et, les demandeurs, d’emplois, plus âgés. Les employeurs sont ceux, qui financent, toute la formation continue. La durée minimum, est de six mois. Formation et, activité professionnelle alternent. La rémunération est une partie, du Smic, pour les jeunes. L’alternance peut, aussi, se faire, à l’école et, concerne, le tiers, des lycéens. Du Cap, au baccalauréat professionnel. La formation, d’apprentissage, en alternance, Centre de Formation d’Apprentis, entreprise professionnelle, permet, une bien meilleure intégration, d’emploi. Que les formations professionnelles scolaires. Comme, en lycée professionnel. Car, au sein, de ces derniers, la théorie domine, la pratique.

 

La réussite, aux examens, est moins bonne, en apprentissages, d’entreprise, de Cfa, qu’en lycées professionnels. C’est, aussi, le cas, de nos lycéens professionnels, par rapport, à ceux, des études générales et, technologiques. Les dispositifs, de la Deuxième Chance, sont aussi, à développer. Cent mille jeunes sortent, par an, du système scolaire secondaire, sans nuls, qualifications ni, diplômes. Pour enrayer, un tel phénomène, il y a, les Écoles de la Deuxième Chance. Cela, concerne, la formation, des jeunes, de dix-huit – vingt-cinq ans, sans qualification professionnelle ni, diplômes. Une formation personnalisée est, alors, possible. En alternance, avec rémunération, de la formation professionnelle, sous statut spécifique, de stagiaire.

 

Pour un maximum, de quatre ans. Le dispositif, « Défense Deuxième Chance », gère les jeunes, de dix-huit – vingt-deux ans, volontaires, en total échec familial, scolaire et, professionnel. Sans qualification ni, emploi, en risque, de marginalité sociale. En règle, avec la Journée Défense et Citoyenneté, Jdc, qui détecte, les difficultés éventuelles. Il y a, formation comportementale, civique, de socialisation, maîtrise, des savoirs fondamentaux, aussi, formation professionnelle, à débouchés, d’emplois. Le tout, en internat, avec même, petite rémunération. Les résultats, de ces dispositifs, sont encore, très limités, mais, encourageants. Ils concernent, un dixième, des juniors, sortant, de l’école, sans certifications : dix mille, sur cent mille. Il s’agit, donc, de réformer, toute l’école, le système, d’insertion professionnelle, des jeunes. (Sénat, France, 2009)812.

 

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Les « lacunes », de notre éducation secondaire, comme, supérieure, sont séculaires. Il y a déjà, cinq siècles, en 1518, un jeune étudiant zurichois, se forme, à Paris. Il critique, vertement, la médiocrité et, l’archaïsme, l’étroitesse d’esprit, de l’université française, ses ravages, pour la jeunesse, d’alors. « Je me rends mieux compte, chaque jour, en quelles profondes ténèbres, se languit, la jeunesse française. De quels enfantillages, quelles tristes bouffonneries, son esprit est pénétré »… Hélas, ce jugement, si sidéré, d’un jeune étranger, sur notre pâle, système éducatif universitaire, reste, d’actualité. Toujours, « en retard », il est urgent, d’en changer813 ! À défaut, de le faire, c’est le pays, entier, qui régressera, encore, un peu plus, dans le concert, à venir, des nations. Faute, de structures, d’équipements idoines et suffisants, les conditions, d’études, dans les universités françaises, sont des plus déplorables. Il est capital, de créer, au minimum, vingt-cinq universités nouvelles, portant, leur nombre, à une centaine.

 

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Écoles, parents, enseignants, enseignés, rythmes, choix didactiques

 

À l’échelle, de l’Europe, un système, d’échanges universitaires, tend, à s’organiser, au travers, du continent. Ainsi, le Programme, d’Éducation et, de Formation, « durant, toute la vie », 2007-2013, ex-Socrates, regroupe-t-il, plusieurs dispositifs européens. Également, extraeuropéens, d’enseignements, secondaires et supérieurs. Comenius, enseignements scolaires. Erasmus, enseignements supérieurs. Erasmus Mundus, enseignements universitaires, de type Master. Grundtvig, parcours complémentaires.

 

Puis, Leonardo da Vinci, enseignements et, formations professionnels, non supérieurs. Lingua, langues. Aussi, Minerva, enseignements, à distance, « technologies, de l’information et, de la communication » éducatives. Il existe, également, une mobilité étudiante, des études supérieures, à l’échelle globale internationale, non européenne. Notamment, avec les universités, d’Amérique, du Nord, d’Australie, du Japon… Aujourd’hui, comme, hier, les jeunes diplômés, « s’en sortent », bien mieux, en leur vie professionnelle, que ceux, qui ne le sont pas. Les « grands diplômés », mieux, que les « moyens » ou, « petits ».

 

L’école remplit, à l’égard, de ses scolarisés, trois fonctions fondamentales. « Instruire », par la transmission, des savoirs académiques. « Permettre, de devenir, un professionnel », apte, à l’emploi, avec des débouchés concrets et, accessibles. Inculquer, un humanisme existentiel, « porteur, de sens », qui serve, de bonne « boussole, de vie », à tout junior. Ces trois grandes « missions sacrées », de l’Éducation nationale, sont fort difficiles. Tout particulièrement, en des temps, de majeures turbulences, changements et, mutations drastiques rapides. En lesquels, le consensus, du contrat social, qui fonde, une société, scelle, un pacte, d’entente collective, sur l’essentiel, est moribond. Comment, bien instruire, quand, les savoirs disponibles, ne cessent, de s’enrichir et, d’évoluer ? Quelles priorités et, hiérarchisations établir ? Comment, enseigner, quand, l’information médiatique, informatique, foisonnante et, instantanée, concurrence tant, la parole, du maître ? Quand, la discipline, le respect, de l’autorité hiérarchique, verticale, entre, l’enseignant, l’apprenant, ne vont plus, de soi ? Quand, tout se périme, si vite ? Il y a crise, des transmissions académiques, car, le monde moderne privilégie, nombre, d’autres approches !

 

Toutes plus séduisantes, les unes, que les autres, aux yeux, des jeunes. Concernant, l’emploi, l’essentiel, de l’enseignement, y est encore, trop hermétique. Entreprise et, école, continuent, à largement, s’ignorer, malgré, certains progrès. Le monde, du travail, se méfie, d’une école, jugée, obsolète, inadaptée, incapable, de former, une main-d’œuvre, inapte, à satisfaire, aux exigences, de l’économie. L’école « se défie », de l’univers, d’entreprise, qui reste, à ses yeux, celui, de l’argent, du profit, de l’exploitation capitaliste, libérale, de l’homme. Notre enseignement est, demeure encore, bien trop théorique, abstrait, académique.

 

Déconnecté, de l’impératif, d’être, véritablement, directement, opérationnel, sur le marché, de l’emploi, dès, la sortie, des études. Nombre, d’employeurs, se plaignent, de la pénurie, de main-d’œuvre compétente, répondant, à leurs besoins réels. Ce qui est un comble, en un temps, de chômage, si élevé. En lequel, un dixième, de travailleurs, chôme. Un cinquième, de la génération, seize – vingt-cinq ans, actifs, souhaitant travailler. En France. Quant au type, d’humanisme, à transmettre, aux élèves, l’école se fait hésitante, ne sait pas, quel, parti prendre. Faute, de consensus, contrat social clair, en la matière, en notre pays. Où, tout, est si volontiers, sujet, à incessantes polémiques, stériles, inutiles, contre-productives. Contrairement, à bien d’autres nations, homologues.

 

L’enseignement civique ou, du fait spirituel, ne répond pas, à cette finalité, puisqu’il demeure, des plus parcellaires, limités. En résumé, notre école peine, à bien former, intellectuellement. À l’heure où, cent mille adojeunes, quittent, le système académique secondaire, par an, sans qualification. Où, notre jeunesse, reste fort insuffisamment, qualifiée, par rapport, à l’étranger. L’école ne sait pas assez, apprendre, un métier, à chaque junior. Alors, que la première tâche, de celui-ci, au sortir, des études, est de trouver, du travail, pour exercer, un métier, gagner, sa vie. Filles, comprises. Former, de « beaux esprits », ne suffit plus. L’école demeure incapable, de transmettre, le moindre bagage humaniste, transversal, pluridisciplinaire, global, à toute la néogénération. L’immense majorité, quitte, ses études, sans avoir, la moindre idée, quant à la « nature, du genre humain, de sa destinée ». L’année, de philosophie, en terminales, n’a pas davantage, donné, la moindre réponse, aux « interrogations existentielles fondamentales », de la jeunesse. À un âge, où, l’on se pose, pourtant, le plus, de questions, d’ordre métaphysique !

 

Notamment, entre dix-sept et, vingt-trois ans. Le gâchis, la faillite morale, de l’école sont, en cela, retentissants ! Passé, cet âge, il est presque, toujours, « trop tard ». Qui, n’a pas mûri, ces « capitales interrogations », avant, « l’âge, d’homme », ne le fera, sans doute, jamais, plus. Pris, dans le tourbillonnant maelström, de la vie active814. Nulle, véritable éducation, pérenne, utile, ne peut s’affranchir, de ses incontournables fondements. Sa pleine essence philosophique, morale, des valeurs. Il s’agit, pour l’école, de « se réapproprier », ce qui faisait, sa force, aux origines, de la scolastique antique (VIe s. av. J.-C.-IVe s.) et, médiévale (Ve-XVe s.). « Qui, suis-je ? D’où, viens-je ? Où, vais-je… Quel est, le sens, que j’entends, donner, à l’existence humaine, à la mienne propre » ? Nos juniors ont besoin, pour « se construire », d’obtenir, les réponses adéquates, à leurs méta questionnements. Il n’est pas impensable, que l’école, dans le plein respect, des croyances, non-croyances, de tous, sans prosélytisme, aucun, transcende, tous ses élèves. Leur inculque mieux, les « bases morales », universelles et intemporelles, de toute civilisation. Propres, à faire progresser, tout adolescent et, jeune, sur la voie, de la sagesse, de l’épanouissement, la réalisation et, du dépassement, de soi.

 

Le programme européen, d’échanges universitaires, d’étudiants, d’enseignants, permet, une richesse intellectuelle dense, qu’il s’agit, de saluer. Toutefois, l’on est bien loin, de la vitalité, du système universitaire nord-américain, ses moyens colossaux et, son rayonnement mondial ! Comme, de la tonicité, de l’Europe universitaire médiévale, si brillante. À l’échelle, du globe, l’Europe universitaire actuelle, « pèse » bien peu. Elle manque, de cohésion, d’unité, comme, d’uniformisation et, de cohérence. Seules, les plus prestigieuses, des universités britanniques, y émergent. Une harmonisation, d’ensemble, s’impose, avec des interactions, moyens idoines, autrement, développés. Une simple « organisation, d’échange », ne saurait, y bien suffire. Les étudiants européens partent, en masse, étudier, en Amérique, du Nord, sans, que l’inverse, se vérifie ! D’immenses « progrès », restent, à accomplir ! En France, l’agence gouvernementale, Campus France, a pour mission, de promouvoir, le système éducatif national, d’enseignement supérieur. Auprès, de la « jeunesse, du monde », afin, de l’inciter, à venir étudier, en notre pays. Avec, des résultats, très variables, bien trop incertains et, insuffisants, encore, aujourd’hui815.

 

Plus, d’étudiants, des pays émergents, que des nations occidentales. Plutôt, dans les filières littéraires et, artistiques, comme, de sciences humaines, que scientifiques, commerciales. En université, plutôt, qu’en Grande école. Le rôle et, l’intervention, des parents, dans les études, secondaires et, même, supérieures, de leurs enfants scolarisés, sont capitaux. L’aide parentale, concernant, l’orientation, le travail scolaire, des jeunes, leur est souvent, très précieuse ! Les associations, de parents, d’élèves, comptent, également, beaucoup. L’on peut, alors, citer, la Fcpe, Fédération des Conseils, de Parents d’Élèves, des Écoles publiques (France, 1947). La Peep, les Parents d’Élèves, de l’Enseignement Public (France, 1966).

 

L’Apel, Association nationale, de Parents d’Élèves, de l’Enseignement Libre (France, 1935). Avec, surtout, des implantations régionales, comme, départementales. Les liens, parents / adojunior / enseignants / école, sont primordiaux, dans le secondaire, en l’intérêt même, des adojeunes, en études. Les parents participent, aux diverses instances, de gestion et, éducatives, des établissements, ont des liens, avec les enseignants, l’administration scolaire. Il est utile, de rappeler, combien, ce rôle, des parents, est capital, dans l’orientation, le travail, comme, la vie scolaire, de leur enfant, notamment, dans le secondaire. Il s’agit, même, de l’un, des facteurs, les plus discriminants, qui soient, en matière, de « démocratie scolaire », comme, de pleine démocratisation, des études.

 

Il y a, un impact socioéconomique, culturel, évident, déjà, longuement, évoqué. Nul, n’ignore, que certains adojeunes, sont bien plus favorisés, pour mener, à bien, leurs formations, que les autres. Il s’agit, des juniors, dont, les parents, sont capables, de bien, les conseiller, les aider, en la réussite, de leurs études. Notamment, concernant, le travail scolaire, à la maison et, la préparation, des contrôles. L’impact, des associations, des parents, d’élèves, est insuffisant, amené, à se développer. De même, concernant, la « démocratie scolaire » et, la participation, des parents, d’élèves, à la bonne marche, des collèges, lycées. À leur conseil, d’administration, aux conseils, de classe, discipline, à la vie, des établissements. Cela, reste, encore, trop limité, malgré, les progrès, de ces dernières décennies, n’est pas assez, satisfaisant. Les relations, avec l’administration scolaire et, les professeurs, sont souvent, plutôt, lointaines, épisodiques, orageuses. Car, plus défiantes et, hostiles, de part et, d’autre, que solidaires et, concertées816. Demeure entier, le problème, de la formation, des enseignants, de tous les degrés, d’études.

 

Elle n’est plus adaptée, à notre temps, aux publics adojuvéniles, à la triple mission, de l’école, les savoirs, l’emploi, l’humanisme. Une « remise à plat » complète, devient urgente817. Depuis, la fin, des années 1960, le monde enseignant est en crise, dans le secondaire et, le supérieur. Car, la fonction, le statut, de professeur, sont, depuis, la massification, des études, dévalués, la charge se féminise, de plus en plus. Ce qui est signe, de désaffection croissante, en ce pays, pour le métier818. La gratification sociale, matérielle, de la profession, a disparu. L’enseignant, du secondaire ou, du supérieur, était rare, considéré, pour son savoir « monopolistique ». Il était recruté, en milieu social favorisé. S’adressait, à des publics clairsemés, sélectionnés, de même milieu, culture, que lui-même, en attente, d’apprendre. Les Iufm, Instituts Universitaires, de Formation des Maîtres (1989), ont failli. Alors, depuis, 2013, les Espé, Écoles Supérieures, du Professorat et, de l’Éducation, forment, les enseignants, du secondaire. Puissent-elles, mieux réussir, que par le passé ! En 2019, elles deviennent les Inspé : Instituts Nationaux Supérieurs du Professorat et de l’Éducation.

 

Les professeurs sont devenus, plus nombreux, issus, de la classe moyenne ou, populaire. Ils font face, à des effectifs « pléthoriques », de culture et, milieu, très différents, des leurs. Fort étrangers, hostiles, aux savoirs académiques, y compris, en premier cycle universitaire819. Ils ont perdu, le monopole, des savoirs intellectuels, détenus, aussi, par bien d’autres métiers. Ils sont aussi, concurrencés, par les connaissances médiatiques, informatiques, des nouvelles technologies, de l’information et, la communication. Leur autorité est remise, en cause, par une société, une jeunesse, récusant, la hiérarchie verticale, académique, unilatérale. Au profit, de l’interactivité horizontale. Ils ne sont pas ou, plus, reconnus ni, soutenus, par la société, leur hiérarchie, les élèves et, parents. En un monde, qui ne prise, que la réussite matérielle, leurs revenus limités les disqualifient, surtout, hors supérieur. Ils ont perdu, de leur prestige, comme, l’intellectualisme abstrait. Au profit, des cultures numériques et, « matérialistes, hédonistes et, consuméristes ». De l’immédiat, du prêt-à-consommer, de la facilité, l’éphémère jetable et, de l’artifice, du superficiel.

 

Les enseignants ne sont plus, à l’abri, des violences, outrages verbaux et, physiques. Ce qui était fort impensable, il y a, seulement, un demi-siècle. Leur formation n’est plus adaptée, aux réalités, du monde contemporain, des jeunes, des savoirs actuels, de l’emploi, l’humanisme, du vingt-et-unième siècle. Connaissances, savoirs brillants, pédagogie sûre, psychologie fine, de l’adojeunesse, sont à revoir, de fond en comble. De même, gestion, des crises, du stress, management, des groupes, communication, pour leur formation, d’enseignants, d’excellence. Le malaise enseignant est, également, dû, au manque, de redéfinition, du rôle, de l’école, des finalités, de l’enseignement, d’aujourd’hui, de leur mission, d’éducateurs.

 

En ces conditions, le mal-être psychique, de plus en plus, d’enseignants, ne cesse, de croître, en fait, un « métier, à hauts risques ». Le film, Le plus beau métier du monde, (Comédie, G. Lauzier, 1932-2008, France, 1996), en rend bien compte. L. Monier, professeur, d’histoire-géographie, à Annecy, est muté, en région parisienne. En un collège, très difficile, de banlieue, des plus « défavorisées ». Il se voit alors, attribuer, la classe, la plus dure, de quatrième technologique, qui le traite, sans ménagement aucun, en l’indifférence générale. Il doit faire face, aux pires avanies820.

 

Les enseignants, du secondaire, comme, du supérieur, ne sont pas formés, à appréhender, comprendre, aider, aimer, faire progresser, leurs publics juvéniles. Ils maîtrisent, leur discipline spécifique, mais, ne sont pas assez aptes, à bien la transmettre, intéresser, les juniors. Leur connaissance, de la psychologie, des adolescents, des jeunes, qui leur sont « confiés », est quasi nulle. En ces conditions, ils multiplient, les erreurs, psychologiques et, pédagogiques. La plupart sont, certainement, très compétents, en termes intellectuel, savant, de recherche académique. Trop peu, en matière, d’inculcation, de relations humaines, avec des juniors. Ce qui explique, en partie, le mal-être, la révolte, le désintérêt, l’échec, de bien, des adolescents scolarisés. Les enseignants, de tous niveaux, et, de tous types, d’études, se devraient, d’être capables, avec, une formation « adéquate », de bien mieux, respecter, leurs élèves. Les aimer, comprendre, motiver, encourager, soutenir et, passionner. Sous peine, du pire. Ainsi, Holden, est-il renvoyé, de son école, livré, à lui-même. Désillusionné et, en rupture, de ban, il vivra, de lourds errements.

(J. D. Salinger, écrivain américain, 1919-2010, L’Attrape-cœurs, roman, d’apprentissage, États-Unis, 1951).

 

Il y aurait alors, moins, de déchaînements scolaires, y compris, contre, les formateurs. Les enseignants sont, eux-mêmes, victimes, d’un système pléthorique, qui les dépasse. S’ils ne cessent, de stigmatiser, l’attitude irrespectueuse, de leurs élèves, à leur égard, c’est aussi, en partie, car, ils ne « respectent » pas, assez, les adojeunes ! Nous ne cessons, en notre travail, avec, la jeunesse, d’entendre, ce qu’elle rapporte, concernant, les brimades, humiliations, abus, de pouvoir, marques, de mépris, d’indifférence. De la part, de trop, d’enseignants ou, soi-disant tels, à l’égard, de leurs élèves. Ce qui est particulièrement, indigne, inacceptable, de la part, de ceux, qui se prétendent pédagogues. Il est particulièrement, lâche, méprisable, de la part, d’adultes, en fonctions, de responsabilité, de profiter, de leur prééminence, pour maltraiter, des juniors, à leur merci ! Que les enseignants, de ce pays, fassent, tous, un effort, d’humilité, de respect, car ils sont, au service, des jeunes, non, l’inverse. Tout en étant, naturellement, fermes, en leur position, d’autorité. Alors, seulement, les juniors les « respecteront », bien mieux ! Il y a, trop, d’arrogance, de suffisance, dans la mentalité adulte nationale, y compris, enseignante.

 

Il suffit ! Que les profs commencent, par donner, l’exemple ! Ils sont trop souvent, « honnis, vilipendés ». Car, ils ne savent pas, s’attirer, l’adhésion, la déférence, la passion intellectuelle, des élèves, étudiants. Un exemple, si navrant, parmi, d’autres, des « avanies » infligées, aux élèves, que se permettent, encore, trop, d’enseignants. Une professeure, de français, en début, d’année, de seconde, de lycée, ose, « insulter », ses élèves, les traitant, de « bébés, de fin, de troisième ». Au lieu, de les aider, car, les jeunes sont encore, si peu familiers, avec le nouveau système lycéen ! Elle les surcharge, de travail excessif, trop lourd, pour les temps impartis.

 

Elle n’accepte pas, que cela, « bloque », du fait, de son incurie, non, de l’impéritie, des juniors. Naturellement, ces adojeunes n’ont pas été préparés, à passer, du collège, au lycée, ils sont censés, se débrouiller seuls ! Il est urgent, de « refondre », l’ensemble, d’un système éducatif délirant, qui tend, avant tout, à maltraiter, faire échouer, de plus en plus, de jeunes. Vital, de réformer, de fond en comble, la formation, le métier, d’enseignant, complètement, obsolètes. Ce qui fait, que les formateurs n’ont plus, la foi, la vocation, de transmettre. Ils ne peuvent, que réprimer, déprimer, laisser aller et, renoncer. Au plus grand dam, de la jeunesse, de ce pays !

 

Le lien capital, de confiance bilatérale, qui devait unir, apprenant et, dispensateur, de savoirs, constitue, ce que l’on pourrait qualifier, d’ « occasion perdue ». À l’origine, dès, la plus haute Antiquité humaniste, toutes les « conditions idéales », sont réunies. Pour faire, de cette belle relation, de re/transmission, maître-élève, une réussite pédagogique, humaine et, réciproque, d’exception. D’un côté, des « précepteurs », ayant vocation, passion, à maîtriser, un corpus, de connaissances intellectuelles. Mettre en œuvre, tous ses mécanismes, d’inculcation, faire progresser, éveiller, intéresser. Posséder, la « pratique », de leur public adojuvénile, accorder, leur estime et, attention, à l’égard, des juniors. De l’autre, des « disciples », censément, avides, de connaître, savoir, comprendre, découvrir, s’enrichir, d’apprendre. Désireux, en émulation, de s’améliorer, se dépasser et, perfectionner. Motivés, à se préparer, pour être capables, au temps, des responsabilités adultes, de mettre, en application, les sommes assimilées, au long, du parcours, d’études. Pour accéder, au meilleur, à l’image, du « cursus honorum », de la Rome antique. Qui a tant, servi, la grandeur, du premier empire mondial, d’alors (Ier-IVe s.) !

 

Cette « configuration didactique, des plus harmonieuses », voit les pleins intérêts, des deux protagonistes, enseignants et enseignés, « coïncider ». Elle se dégrade, en trois étapes. À la fin, de l’Ancien Régime (France, 1589-1789). Au dix-neuvième siècle. À partir, de la décennie 1960. Au second dix-huitième siècle, l’adojeunesse scolarisée, conteste fort, ses études. Le primat, du religieux, des langues anciennes et, de la scolastique philosophique, littéraire et morale. Telle, qu’issue, de la disputatio dialectique, la rhétorique, de l’Antiquité romaine (VIe s. av. J.-C.-IVe s.).

 

Le dix-neuvième siècle, du Premier Empire, à la Troisième République, (France, 1804-1900), ne cesse, de connaître, maintes révoltes, jacqueries, lycéennes, étudiantes. Contre, le système établi, d’autorité, comme, relationnel, éducateurs-élèves, scolarisés-administration scolaire. Dès, les années 1960, avec, la massification, des études, l’on change, d’ « échelle éducative », pour la première fois, en l’histoire. Le lien, « prof-potache », se brise, faute, de réel consensus. École, pédagogues, juniors, en formation, se séparent, pour toujours. Depuis, un demi-siècle, le « feu sacré enseignant » : passion-vocation, à transmettre, maîtrise pédagogique, « amour », des jeunes, n’est plus, « le même ». Surtout, le « métier, d’élève », a profondément, muté.

 

Le public, d’élite, de lycéens, d’étudiants, était favorisé, motivé, intellectualisé, peu nombreux, autrefois. Son avenir était choisi, balisé, certain, prometteur. Les adojeunes adhéraient, à la « philosophie scolaire ». Leur succèdent, des cohortes juvéniles, de plus en plus, nombreuses, non préparées, sans vocation ni, centres d’intérêts particuliers. Indisciplinées et, dénuées, de tout « profil éducatif », du sens, de l’effort, de la ténacité, rigueur, méthode, de travail. Il s’agit, souvent, de jeunes, dont, les parents, eux-mêmes, n’ont pas atteint, le même niveau, d’études et, ne peuvent, être soutien didactique. De plus en plus, d’élèves, d’étudiants, effectuent, leur cursus entier, par défaut, échec, hasard et, sans nulle orientation, véritable et, adéquate821.

 

Ils rejettent, le système éducatif, ses contraintes, comme, son autorité, ses obligations. La relation, maître-élève, n’est plus basée, sur la libre acceptation mutuelle, l’échange pédagogique et, la richesse, d’acquisition. Or, sur le malentendu, l’incompréhension et, la défiance antagonique réciproques, l’ennui, la violence ou, le rapport, de force. La coercition disciplinaire verticale : physique, mentale et, intellectuelle et, l’utilitarisme, des formations et, diplômes… Le jeune ne comprend plus, l’intérêt, la finalité, des études. L’enseignant doute, est « mal formé », n’a pas, de moyens adéquats. L’école « se coupe » fort, du monde. Ses valeurs rigides, autoritaires, celles, libertaires, hédonistes, contestataires, informelles, des juniors, divergent. La motivation, à inculquer, celle, d’apprendre, ayant faibli, la relation éducative, s’est fortement, délitée822.

 

« Bon ben le bac sa c’est bien pasé j’ai eu 15 de moyenne general donc menssion bien. bref en philo, je pensai avoir mieux fait j’ai eu que 13… otant dire que je suis dessus, je pensais avoir bien assuré ».

(Le Figaro, quotidien national, d’information, article sociologique, France, 2006)823.

 

S’agit-il, de l’exécrable sabir, d’un « méchant cancre », écolier ou, collégien débutant ? Que nenni ! Celui, d’un bachelier S, mention Bien, censé être, l’élite, du secondaire français ! L’on est au cœur, de la faillite, du système éducatif national, de la baisse continue, du niveau, des élèves. Du primaire, au supérieur. Depuis, des décennies. Ce qui, en bien, des domaines, place, les « performances », de cet enseignement, parmi, les « pires, d’Occident ». Nous sommes loin, des critères, d’exigence, d’excellence éducatives, d’avant, 1914 ou, encore, 1960 !

 

Un tiers, des enseignants français, disent, « vouloir changer, de métier » ! Cela, se passe, de commentaire. La plupart, des parents, ont de grandes ambitions scolaires, pour leurs enfants, jusqu’au-delà, de l’âge, de vingt ans. Plus, le milieu socioculturel, est élevé, plus, les capacités, dépenses, attentes, souhaits, investissements, comme, stratégies éducatifs, sont importants, organisés, efficaces. Les classes moyennes, en rapport, aux milieux populaires et, supérieurs, sont les plus « motivées », en cela. Par leur mobilité sociale effective, passée, leurs espoirs, d’ascension socioprofessionnelle, future, pour leur propre descendance.

 

Les familles, les plus favorisées, bénéficient, de « moyens éducatifs » puissants. Visant alors, à maintenir, voire, à améliorer encore, la « position sociale », de leur progéniture. Au point de vue, tant, financier, informationnel, que d’influence. Les milieux populaires sont souvent, bien plus, en retrait, par rapport, au projet scolaire, de leurs enfants. Faute, de latitudes, aussi développées, que celles, des autres classes sociales. Toutefois, ceux, qui ont un niveau, de formation, d’emploi, de lien social, plus étoffé, sont plus aptes, à bâtir, pour le junior, une ambition éducative et, sociale ascendante. L’origine conditionne plus, l’avenir, que les études.

 

Les familles immigrées sont, à raison, généralement, exigeantes, quant à la réussite scolaire, de leurs enfants. Car, elles ont, la volonté, d’une fort bonne insertion migratoire. Aujourd’hui, la réussite scolaire, masculine et féminine, des jeunes, est autant, encouragée, l’une, que l’autre, par les familles. Toutefois, les garçons continuent, à se voir, plus souvent, réserver, les filières scientifiques, technologiques, industrielles, professionnelles. Les filles, les études générales, intellectualisées, littéraires, tertiaires. La majorité, des mères, suivent, au quotidien, le travail scolaire, des collégiens et, des lycéens. Le plus souvent, l’aide éducative parentale est plutôt, d’encadrement, des travaux, apprentissages scolaires, d’adolescents. Tandis, que celle, des familles, les plus favorisées, est plus académique, didactique, au sens strict, en un ambitieux, coaching pédagogique. En toute famille, les tâches scolaires, des garçons, sont, toujours, plus surveillées, que celles, des filles. Les études masculines, peuvent sembler prioritaires et / ou, car, les garçons, peuvent être considérés, comme, souvent, plus rétifs, à la « chose scolaire »824.

 

En outre, l’usage, des enseignements particuliers, du soutien scolaire, se répand, de plus en plus, du haut, en bas, de l’échelle sociale. Cela, accentue, le niveau, d’études, des jeunes, qui en ont besoin et, assure, la « paix scolaire », des familles. Les parents favorisés utilisent, les cours individuels, en une optique, d’optimisation, des capacités académiques, d’excellence, au lycée. En un cadre privé contractuel, géré, par la famille. Les familles, plus modestes, usent, plutôt, d’un objectif, de remise, à niveau, par le biais, de structures non payantes, publiques, scolaires ou, sociales, dès, le collège. Les loisirs culturels et, sportifs extrascolaires « aident », aussi, les adojuniors, à renforcer, leur plein « capital, proprement, éducatif ». Or, ces activités constituent, un vecteur, hautement, discriminant, selon, les milieux sociaux. Ceux, qui sont, les plus favorisés, optent, pour des pratiques, à « haute valeur socioculturelle et, sportive scolaire ajoutée ». Il en va, de même, pour les lectures savantes et, à fortes teneurs intellectualisées. Le choix, d’un établissement scolaire, est aussi crucial, entre le domaine public et, le privé et, au sein même, du service public éducatif national. Il conditionne aussi, l’échec ou, le succès.

 

Seuls, les milieux sociaux, les plus favorisés, sont encore, les plus aptes, à outrepasser, la carte scolaire, concernant, le choix, du collège ou, lycée public. Pour obtenir, en dérogation, de fait, sinon, de droit, les meilleurs, d’entre eux. Les autres familles se contentent, habituellement, de l’établissement, de leur secteur, « commis, d’office ». Car, cela, ne leur disconvient pas ou, car, elles ne peuvent ou, ne savent pas agir, très différemment. Même, en cas, de changement, demandé et obtenu, les parents populaires choisissent, des établissements, fort similaires, à ceux, de leur sectorisation. Pour raisons, de « convenances homéostatiques sociologiques ».

 

La plupart, des parents, privilégient aussi, le lien, avec les enseignants, de leur descendance, car, ils l’estiment bénéfique, en l’intérêt, du jeune. Les professeurs sont plus réservés, en un souci surtout, de pleine sauvegarde, de leur souveraineté académique. Les contacts, parents-enseignants, s’amenuisent fort, à mesure, que l’on s’approche, de la fin, des études, de collège, puis, de lycée. Ils sont bien plus nombreux, dans l’enseignement privé, qu’en celui, du public. Les parents, les plus « favorisés », sont plus enclins, à vouloir rencontrer, les enseignants, les chefs, d’établissement et, autorités éducatives externes. Par exigence et, aisance sociale.

 

De façon générale ou, en cas, de difficultés particulières, du junior. Les parents plus modestes ont, plutôt, tendance, à se distancier, des enseignants, surtout, les migrants, notamment, si le jeune est en perdition. Particulièrement, car, ils sont culturellement, très peu proches, à l’aise et, familiers, de l’institution enseignante, ses représentants pédagogues. En outre, ils sont mal vus, du corps professoral, tenus, en opprobre, car, jugés inaptes, bien peu compétents, en leur tâche éducative. Depuis, 1968, les parents entrent, aux conseils, d’administration, de classe, des collèges et, lycées. En outre, depuis, les années 1980, les parents ont droit, de cité, dans la pleine gestion, des établissements.

 

Ils sont également, membres, de droit, des commissions départementales, comme, académiques, de l’Éducation nationale. Les associations, de parents, d’élèves, sont donc, la Peep, les Parents, d’Élèves, de l’École Publique, qui promeut, l’action, des parents, au sein, de l’école publique. La Fcpe, la Fédération, des Conseils, de Parents, d’Élèves, revendique, la démocratie scolaire publique, laïque et, gratuite. L’Apel nationale, l’Association, des Parents, d’Élèves, de l’Enseignement Libre, celui, du privé, veut défendre, la parfaite liberté, d’enseigner. Les particularismes, de l’éducation chrétienne, par rapport, à l’école publique.

 

Ces organismes sont en « crise », comme, tout organe représentatif, idéologique, militant, d’aujourd’hui. Du fait, du déclin, très accéléré, de la crédibilité, des vertus éducatives, face, au consumérisme scolaire. La Fcpe « traditionaliste », est la plus touchée, par cette nette érosion, d’adhésion, suivie, par la Peep, alors, plus « moderniste ». L’Apel n’est pas concernée, par la désaffection parentale, car elle associe, « libre-service pédagogique » et, valeurs éducatives consensuelles, de tous ses adhérents. L’enseignement privé, particulariste et, plus restreint, présente, peut être, bien plus, de cohésion, que son homologue, du public, plus pléthorique, hétérogène. Concernant, le « projet scolaire, comme, d’emploi », des collégiens, les exigences professionnelles, des adolescents, sont très fortes. Ils plébiscitent, les activités, d’encadrement, et, libérales. Les filles aiment bien les emplois, de type traditionnellement, connoté « féminin » et, les responsabilités, liées, à des études poussées. En une optique, d’ascension sociale. Les garçons, notamment, de familles, les plus modestes, ont des visées moindres. Leur promotion socioculturelle passe, à leurs yeux, par des avancées sociales, exogènes et, extrascolaires.

 

Comme, le sport professionnel, de « très haut niveau », de compétition. Le destin scolaire, professionnel, véritable, des jeunes, ne commence vraiment, à se dessiner, qu’à partir, du lycée. Même si, la plupart, des juniors, n’ont pas encore, de « vrai projet, d’emploi ». Chez les élèves, d’excellence, pour qui, le métier, est grand synonyme, d’accomplissement, de soi, d’équilibre propre, la profession n’est jamais, utilitaire. Or, « patrimoniale » et, d’exception. Les lycéens moyens, des filières non scientifiques générales, ne voient pas encore, leur vie active future. Faute, de claires représentations et, d’assurances et, par leurs peurs, du néant et, d’échec, à venir. Les lycéens technologiques et, professionnels, des filières, les moins gratifiantes, ne se donnent pas, de projet, de métier. Car, ils n’entrevoient, leurs études, que telle, une parenthèse, précédant, une mise au travail répulsive, à leurs yeux. Les élèves, des lycées, d’enseignement non général, de sections, plus « élitistes », parviennent, quant à eux, à lier, études et, parcours professionnels. Les filles, en lycée général, visent, l’épanouissement personnel, les garçons, la réussite, d’objectifs, de paliers précis. En matière, d’études, d’emploi.

 

En secteurs technoprofessionnels, les garçons aspirent, à la stabilité, au contentement, de vie personnelle. Alors, que les filles rejettent, les modes, de vie, parentaux classiques et, visent, l’ambition sociale ascensionnelle. Même si, elles croient, bien moins, que les garçons, en leur destinée, ce qui réduit, d’autant, le champ, de leur avancée sociale. Il en va, de même, des filles, des filières générales. Elles savent, que les hommes dominent encore, largement, le marché, du travail. Qu’elles seules, auront, à affronter, à la fois, emploi professionnel et, vie, de mère, de famille. Une bonne partie, des étudiants, ignorent, quelle sera, leur destinée professionnelle, après, la fin, des études supérieures. Les ambitions socioprofessionnelles, de ces jeunes, n’en sont pas moins, généralement, élevées. Ils souhaitent, en outre, jouir, du maximum, d’intensité, et, de durée, de leur existence estudiantine. Les étudiants diffèrent, en leur projet, d’avenir, plus ou, moins, bien établi, clair, solide et, pertinent. Selon, les filières, d’études suivies, les types, d’établissements, d’enseignement supérieur, fréquentés, l’adhésion intellectuelle réelle, à leurs études. La projection professionnelle et, l’insertion, dans le système, de formation, choisi825.

 

Dès le début, des études collégiales, les jeunes s’éloignent, des connaissances, comme, des enseignants, car le savoir, se spécialise. Que le maître, unique, du primaire, fait place, à un enseignant différent, par matière. L’adhésion intellectuelle, aux disciplines transmises, est fort conditionnée, par les professeurs, eux-mêmes et, leurs qualités didactiques. Plus, que par la chose académique. Ainsi, que par les pairs, qui peuvent donc, encourager, par leur exemple, l’excellence scolaire ou, la desservir. Il y a, consumérismes, utilitarisme, instrumentalisations, des études, en fonction, des centres, d’intérêt. Ainsi, les garçons sont-ils, globalement, bien plus attentifs, aux matières scientifiques, les filles, plutôt, aux disciplines littéraires. Au lycée, l’attachement culturel, pour les « choses, de l’esprit », est plus tangible, car, il dépend moins, de l’enseignant, des parents, des résultats scolaires. Les exigences, du cursus, la finalité, du baccalauréat, comme, des études supérieures, accentuent, encore, la « marchandisation », des études. Le lycéen, d’ « excellence sociale et, académique », travaille beaucoup, survalorise, la culture scolaire, de la performance, pour ne pas être déclassé et, maintenir, rang et, avance.

 

Le lycéen, socialement et, scolairement, « moyen », vise, la rentabilité, la maximalisation, de son labeur, ses résultats, d’études. Le lycéen, « de milieu modeste », cherche, généralement, à se maintenir, à un niveau, de notes, acceptable, honorable. Le plus souvent, selon, la filière lycéenne suivie, il y a, d’autant plus, d’investissement personnel, scolaire, de l’élève, que la matière concernée, est importante. À fort coefficient, de notation, dans l’année et, au bac, pour le cursus concerné. Dans les études supérieures, il y a, une « corrélation », très étroite, entre l’intérêt, pour la formation choisie et, la réussite, l’épanouissement, l’insertion, qui en dépendent et, résultent.

 

Nombre, de jeunes, « s’égarent, s’étiolent », encore, en leur formation supérieure, faute, d’adaptation, à un système éducatif, si différent, nouveau, plus exigeant. À défaut, d’une méthode, organisation, du travail, adéquates. Il y a, souvent, fort hiatus, entre la maîtrise académique nécessaire, la volonté juvénile, de récréativités nouvelles, permises, par l’éloignement, de la famille. Les moindres surveillances, du système universitaire. Au collège, les jeunes sont, très globalement, démobilisés, démotivés, désenchantés, à l’égard, de leurs études. L’adolescent n’arrive pas, à comprendre, la chose scolaire, son intérêt et, y adhérer.

 

Il se sent dépassé, incompris, peu soutenu, en situation, de blocage, compromettant, l’avenir. Cela, génère, nombre, d’échecs, de souffrances, de dysfonctionnements, à l’âge délicat, des bouleversements pubertaires. Le lycée est le temps, du travail et, de l’effort persévérant, car, l’élève a intégré, le fait, que cela, est gage, de sa réussite. Méthode, rigueur, divergent, selon, les jeunes, leur établissement, d’études. Les ressortissants, des lycées modestes, éprouvent, des difficultés, à mener, de pair, travail assidu, temps libre, sociabilité interjuvénile. Dans les lycées privilégiés, chose scolaire et, extrascolaire sont liées, à la réussite académique, ce qui favorise, travail, de cours et, efficacité didactique. Les élèves, plus favorisés, saisissent mieux, que d’autres, les consignes professorales, ce qui accentue, leur réussite. Alors, les juniors plus modestes, se distancient plus, de leurs études. Le lycéen peut être gros travailleur ou, cancre notoire. Le plus souvent, nombre, de lycéens, font de très gros efforts, de travail scolaire, or, sans méthode, cohérence, organisation pertinente ni, efficacité. Ce qui mène, à l’échec, à la mésestime, de soi. La bonne volonté, comme, l’action, ne sont optimisées, que par la rigueur.

 

Cela, se retrouve, dans le premier cycle universitaire. En lequel, par inadaptation même, aux exigences, de l’enseignement supérieur, plus, de la moitié, des étudiants, échouent alors, fort. Notamment, dans les filières, les moins cotées. Habitus maîtrisés, net brio estudiantins, des campus anglo-américains, scandinaves et, germaniques, restent inconnus, en France. Même, dans les cursus universitaires, les plus sélectifs et, les meilleures Grandes écoles. De fait, le passage, de la terminale, à la première année, d’études supérieures, est plus difficile, que de la troisième, à la seconde.

 

Car, dans le premier cas, il y a, changement, de nature et, transition, de l’enseignement secondaire, au cursus supérieur. Dans le second, la mutation n’est alors, que de degré, ne s’effectue, qu’au sein même, de l’enseignement secondaire, même, si l’on passe, du collège, au lycée. Cela, se fait même, souvent, au sein, du même établissement. Alors, qu’il y a, toujours, par définition, total changement, d’établissement, pour intégrer, l’enseignement supérieur. Sauf, pour les classes préparatoires, aux Grandes écoles, Cpge, les sections, de techniciens supérieurs, Sts. Dont, les cours sont toujours, dispensés, en lycées. La mauvaise appréhension et, la non-intégration, du fait, comme, du statut étudiants, sont gages, d’échecs.

 

Les collégiens accordent, beaucoup de prix, aux liens humains, aux enseignants, ainsi, qu’à la qualité, comme, l’engagement pédagogiques professoraux. En toute fin, de premier cycle, du secondaire, la relation, entre adojeunes et, enseignants, s’est dégradée, défiance, rancœurs, conflits, l’emportent. Le rapport, à l’enseignant, compte fort aussi, au lycée. Le lycéen favorisé entrevoit, le professeur, sous l’angle intellectuel, didactique. Le lycéen « populaire » apprécie, l’enseignant, apte, à le mobiliser, le considérer ou, prendre en compte, sa propre personne. Il travaille, progresse, à cette condition. La masse, des adolescents, valorisent, idéalisent, leur lien, aux maîtres. La majorité, en sont « meurtris », car, ils le ressentent, comme, dévalorisant, répulsif, arrogant, à leur encontre. Bien trop, souvent, encore, « à raison » ! Globalement, les étudiants, du supérieur, notamment, universitaire, stigmatisent, la distance, l’indifférence, la « morgue », des enseignants, à leur égard826. Il y a plus, d’adhésions, au corps professoral, en filières, les plus sélectives, moins pléthoriques, de fin, de cursus. (Duru-Bellat et al., 2012, 2018)827.

 

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À quinze ans, 98 pour cent, des jeunes, sont scolarisés. 75 pour cent, à dix-huit ans. 43 pour cent, à vingt-et-un ans. 18 pour cent, à vingt-quatre ans. 11 pour cent, à vingt-cinq ans. (Ministère de l’Éducation Nationale, France, 2012-2013)828.

 

Les enfants, d’ouvriers ou, ceux, d’inactifs, constituent, 38 pour cent, des effectifs, d’élèves, en classe, de sixième. 29 pour cent, de l’ensemble, des bacheliers. 19 pour cent, des bacheliers généraux. 15 pour cent, des bacheliers généraux, avec mentions. 9 pour cent, des inscrits, en classes préparatoires. Les enfants, de cadres supérieurs, professions libérales, constituent, 16 pour cent, des effectifs, de collégiens, de sixième. 23 pour cent, de l’ensemble, des bacheliers. 33 pour cent, des bacheliers généraux. 42 pour cent, des bacheliers généraux, avec mention. 55 pour cent, des inscrits, en classe préparatoire. (Ministère de l’Éducation Nationale, France, 2002)829.

 

À dix-huit ans, 28 pour cent, de nos enfants, d’ouvriers, ont arrêté, leurs études. 22 pour cent, sont au collège, en enseignement spécialisé, en Cap, Bep, apprentissages. 10 pour cent, sont en seconde ou, première, de lycée. 24 pour cent, sont élèves, de terminale. 8 pour cent, sont en Iut ou, Sts, secteur paramédical, social. 9 pour cent, sont étudiants, d’université et, de classes préparatoires. À dix-huit ans, 5 pour cent, des enfants, de cadres, ont arrêté, leurs études. 4 pour cent, sont au collège, en enseignements spécialisés, Cap, Bep ou, apprentissage. Plus, le milieu social s’élève, plus, les études, aussi. 7 pour cent, sont élèves, de seconde, première, de lycée.

 

24 pour cent, sont en terminale. 15 pour cent, en Iut, Sts, secteur paramédical et, social. 45 pour cent, sont étudiants, d’université ou, encore, de classes préparatoires. À dix-huit ans, 19 pour cent, des enfants, de tous milieux sociaux, ont arrêté, leurs études. 16 pour cent, sont au collège ou, en enseignement spécialisé et, Cap, Bep ou, apprentissages. 10 pour cent, sont élèves, de seconde ou, première, de lycée. 24 pour cent, sont en terminale. 12 pour cent, en Iut, Sts ou, secteur paramédical et, social. 19 pour cent, sont étudiants, d’université, de classes préparatoires. Niveaux, à élever, encore, donc. (Cerc, France, 2002)830.

 

Les étudiants, en universités, sont 1 531 300. Ils sont 116 400, en Iut. 255 200, en Sts. 95 000, en classes préparatoires. 472 800, en « autres établissements et, formations supérieurs ». Soit, un total, de 2 470 700 étudiants, du supérieur. (Ministère de l’Éducation Nationale, France, 2014-2015)831.

 

Les enfants, d’ouvriers, constituent, 12,3 pour cent, des étudiants, d’université, en licence. 7,7 pour cent, de ceux, de master. 4,7 pour cent, de ceux, de doctorat. Les enfants, de professions libérales, cadres supérieurs constituent, 28,6 pour cent, des étudiants, d’université, en licence. 34,1 pour cent, de ceux, de master. 36,2 pour cent, de ceux, de doctorat. Les étudiants, en licences universitaires, sont 768 442. Ceux, de masters, sont 412 539. Ceux, de doctorat, atteignent, les 37 759. (Ministère de l’Enseignement Supérieur et, de la Recherche, France, 2011)832.

 

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N’oublions pas que, comparativement, à l’Amérique du Nord ou, aux pays scandinaves, à l’échelle, de populations respectives, la France n’a pas encore, assez, de jeunes, en études supérieures. Notre taux d’accès, de la néogénération, à ce niveau, de formation, est moindre, insuffisant, stagne. Il faut, au moins, quatre millions, d’étudiants, avec le niveau licence, au minimum, à la fin, des études supérieures. Il s’agit, d’avoir plus, d’étudiants, plus, d’étudiants performants, mieux et, plus formés et, plus, de diplômés, en rapport, au nombre, d’étudiants. Ce ratio est fort mauvais. Notre enseignement, de tous niveaux, sera d’excellence, quand, il fera plus réussir, qu’échouer. Nous en sommes, encore, fort loin, avec un taux d’échec, dépassant, les 50 pour cent, en premier cycle universitaire. Actuellement, les bacheliers, visant, les filières d’université, en France, choisissent, surtout, quatre cursus. Droit, médecine, psychologie, sports. Or, il s’agit, de disciplines sélectives, à débouchés, des plus limités, peu d’emplois disponibles !

 

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Conditions, débouchés, succès, d’instruction, des adoJeunes formés

 

Les rythmes scolaires, de l’enseignement secondaire français, sont en complet déphasage. Par rapport, à la chronobiologie, chronopsychologie, des adolescents, jeunes, leurs capacités, besoins. Les rythmes, charges, de travail, sont excessifs, très mal répartis, contre-productifs. Il convient, de s’inspirer, des modèles étrangers, notamment, allemand et, brésilien, bien plus, équilibrés et, réalistes. Qui réservent, les activités intellectuelles, à une demi-journée, le reste, aux activités extrascolaires, sportives, culturelles ou, artistiques… La qualité, des études, n’est, non seulement, pas altérée, mais, y gagne, car, les jeunes sont bien plus, épanouis, reposés, attentifs833 ! Le calendrier annuel, des cursus, d’études, des adojeunes français, du secondaire et, du supérieur, n’est jamais, adapté, aux rythmes, de vie, de nos juniors. Nous avons, l’une, des années scolaires, les plus courtes, d’Occident. Avec, le plus, de vacances, les plus grandes concentrations, d’heures, de cours, par jour, semaine, mois, année. Extrêmes surcharges !

 

Le volume horaire, d’enseignement journalier, hebdomadaire, est excessif. Car, il s’agit, de prendre également, en compte, le temps, de travail, de l’élève, chez lui, en moyenne, dans le secondaire. Au moins, une, à trois heures, par jour, plus encore, selon, les semaines et, week-end, dans le supérieur. Ainsi, les adultes travaillent-ils, en France, en moyenne, trente-cinq, à quarante heures, par semaine. Les élèves, du secondaire, en leur établissement, chez eux, abattent, très allègrement, en moyenne, cinquante heures hebdomadaires, de labeur intellectuel, voire, plus. Il convient, de diminuer, la durée, des vacances scolaires, d’ « alléger », le nombre, d’heures, de travail, par semaine. Pour mieux, tenir compte, des capacités, d’attention, de la fatigabilité, des jeunes, en études834. Sous, l’Ancien Régime français (1589-1789), l’enseignement n’est pas régi, par l’État, mais, par l’Église. La confrontation, entre les écoles publiques, d’État et, privées, surtout, catholiques, a perdu, tout son caractère idéologique, ces dernières années. Elle perdure, sur le terrain, de l’ « excellence éducative », de la prise, en charge, des élèves.

 

De plus en plus, de parents, confient, leurs enfants, à l’enseignement privé. Non, pour des raisons confessionnelles, mais, éducatives, de meilleure, prise en compte, des spécificités, de chaque jeune. De fait, l’école publique, de masse, est même qualifiée, de « mammouth », par un ministre, de l’Éducation, C. Allègre, (France, 1997-2000). Elle est incapable, d’individualiser ses approches. Contrairement, à un enseignement privé, à l’échelle plus « humaine ». Plus attentif, aux besoins, du junior, exigeant, quant à la rigueur, des études, au projet pédagogique835. Avec, le vingtième siècle, l’essentiel, de l’enseignement, est devenu public, d’État. À partir, de la Révolution, (France, 1789-1799), progressivement, jusqu’à, la loi, de séparation, des Églises et, de l’État, en 1905. L’enseignement privé, surtout, confessionnel, ne relève plus, que de la seule, sphère privée. Les religieux n’enseignent plus, désormais, en établissements éducatifs publics, secondaires. Car, l’Éducation, dite, « nationale », devient, une pleine mission, de « Service public, d’État ».

 

Avec, la Cinquième République, (France, 1958-), les lois Debré, de 1959, l’enseignement privé peut « concourir », au Service public, d’éducation et, même, être subventionné, par lui. En certaines limites. Règles, d’hygiène, de sécurité, de salubrité, bonnes mœurs, comme, de respect, des programmes publics, de formation, compétences, des enseignants. Cet enseignement privé est alors, dit, « sous contrat », simple ou, d’association. L’enseignement privé, hors contrat, ne bénéficie, d’aucune subvention publique. Il n’est astreint, qu’aux seules, obligations légales, de respect, des « bonnes mœurs », de sécurité et, salubrité. La rivalité, entre les deux systèmes scolaires, public et privé, s’est apaisée. Ils sont fort complémentaires.

 

L’enseignement privé, essentiellement, catholique, en France, est très apprécié, pour sa grande qualité. Pour le fait, également, qu’il offre, à nombre, d’adojeunes, de parents, une « alternative, fort salvatrice », parfois, bien mieux « adaptée », aux juniors. Pédagogie, encadrement, exigence éducative, recours, en cas, de « blocages », dans le public. L’objectif idéologique et, spirituel est, alors, moins prégnant, que jadis. Le dualisme éducatif, public / privé, « à la française », est un bon « compromis, d’équilibre », pour les familles. Par rapport, à certains autres, modèles étrangers, d’enseignements « monotypes », du « tout public » ou, du « tout privé ». Ce qui permet, d’offrir, une « seconde chance scolaire », à nombre, de jeunes, « transéducatifs ».

 

Beaucoup, d’adojeunes, au cours, de leur scolarité, passent, d’un système, à un autre, selon, leurs besoins. La moitié, des familles françaises, ont recours, à un moment ou, à un autre, à l’enseignement privé, pour leurs enfants. Les passerelles peuvent être plus favorisées. Cette bicéphalie éducative vaut, notamment, pour le secondaire. Concernant, le supérieur, le privé se constitue, essentiellement, des Instituts catholiques. Également, d’écoles, de commerce, d’ingénieurs, d’enseignement professionnel, technologique. L’enseignement supérieur, d’État, domine, avec universités et, Grandes écoles. Les établissements universitaires non étatiques, n’ont pas la latitude, de prendre, le qualificatif même, d’ « université ». Ainsi, le Pôle Universitaire, Léonard-de-Vinci, Pulv (1995), regroupe-t-il, trois écoles : Management, Ingénieurs, Internet & Multimédia. Les universités – départementales – d’excellence, de ce type, sont trop rares, en France. Elles sont appelées, à se développer, surtout, par le biais, du mécénat, d’entreprise836.

 

Face, à l’externat majoritaire, l’internat semble être, une solution redécouverte. Pour certains jeunes, ayant besoin, d’un milieu et, un climat éducatifs, plus structurants, que ceux, de l’école classique et, leur famille. Avant, les années 1960, l’internat connaît, en notre pays, un certain engouement, des familles. Sous l’Ancien Régime, (France, 1589-1789), au dix-neuvième siècle et, dans la première moitié, du vingtième. Elles y voient, un moyen éducatif, très renforcé, pour mieux préparer, les juniors, à leur vie, d’adulte. Puis, le pensionnat subit, une nette désaffection, en le droit-fil, de l’idéologie « libertaire », de 1968. Laquelle, y discernera, pour l’adolescent, une coercition mutilante, qui n’est plus, de saison.

 

Avec, le vingt-et-unième siècle, l’internat rentre, de nouveau, en grâce. Car, il répond, encore plus, aux besoins, des nouvelles configurations sociétales, de ce temps. Il peut être la « solution », la plus adéquate, concernant, les familles « éclatées », les nouveaux conflits familiaux, pour aider, le jeune, à mieux travailler. Quand, le système éducatif classique et, une configuration familiale défavorable, n’y parviennent plus… De plus en plus, même, de juniors, le demandent, eux-mêmes. L’internat devient, une alternative séduisante, idoine, non plus, une sanction, comme, autrefois ou, une coercition. Ses modalités, de fonctionnement, se sont fort assouplies et, bien adaptées, aux temps modernes. D’où, un regain, d’adhésion, des familles.

 

Les exigences, de confort, d’hygiène, de l’hébergement, de qualité, de la restauration, se sont grandement, améliorées. Les grands dortoirs ont fait place, à des chambres individuelles ou, à deux places. L’internat peut aider, certains jeunes, qui en sont d’accord, à mieux, s’épanouir. Il y a, paupérisation, de beaucoup, de familles, nécessité, pour un nombre croissant, de juniors, de travailler, en sus, de leurs études. Ce qui peut compromettre, la réussite, de ces dernières. L’on observe, que les bourses, d’études, ne sont pas assez, revalorisées, étendues, à plus, de jeunes, tant, sur critères sociaux, que de mérite. L’accès, aux études, s’est « démocratisé », en France, de façon, toute relative, car, il s’est surtout, très « massifié ». En ce sens où, depuis, la décennie 1970, le nombre, de scolarisés, de diplômés, augmente beaucoup. Sans que, pour autant, l’accès, aux meilleures places socioprofessionnelles, s’ouvre, largement, à d’autres, que leurs récipiendaires favorisés habituels. Ce qui sera, le cas, dans les décennies, 1930 à 1960. Depuis, trois décennies, de plus en plus, de juniors, éprouvent, les pires difficultés matérielles, à subvenir, à leurs besoins économiques, du quotidien. Ce qui obère, leurs chances, de réussite.

 

Leurs familles, ne peuvent pas toujours, les aider, étant, elles-mêmes, en difficulté. En un pays, d’Occident, qui est parmi, les plus touchés. Par la récession économique, la crise sociale, le chômage, la cherté, de la vie, la limitation, du pouvoir, d’achat. Les étudiants sont concernés, au premier chef, mais, aussi, de plus en plus, de lycéens. Ces jeunes sont souvent, obligés, de travailler, pour financer leurs études, ce qui souvent, nuit, à ces dernières. Nombre, d’entre eux, finissent, par échouer, devoir renoncer, à leurs études, de ce fait. Ce qui est, régulièrement, à juste titre, dénoncé, par tous les syndicats étudiants. Les aides publiques financières, sont très inadaptées et, insuffisantes, en nombre, d’allocations, de montants octroyés.

 

Le logement lycéen, étudiant ou, accessible, aux scolarisés, est trop rare, inconfortable, les transports sont chers, malaisés, malgré, l’effort notable, des régions, en la matière. L’offre, de restauration, des cantines, du secondaire, restaurants universitaires, est trop éloignée, des attentes juvéniles, médiocre, des plus dépassées. Cnous et, Crous (1955) : Centres National et, Régionaux, des Œuvres Universitaires et, Scolaires, ont en charge, le logement, la restauration, du junior. Les bourses, l’intervention sociale, culturelle, l’emploi et, l’ouverture internationale, des étudiants. Des centres locaux, Clous, existent, aussi.

 

Leur tâche est immense et, les moyens limités. L’ensemble, du système français, de la « vie étudiante », est obsolète, quasi indigent. C’est, aussi, l’une, des raisons, pour lesquelles, les étudiants occidentaux préfèrent, généralement, étudier ailleurs, que chez nous. L’engagement actuel, des pouvoirs publics, même accentué, est insatisfaisant. Nombre, d’étudiants, ont des difficultés, à se loger, déplacer, voire, nourrir, correctement. Les aides, en la matière, peuvent fort s’étoffer, tant, de la part, de l’État, que des régions. La professionnalisation, des études, en France, a accompli, de grands progrès, depuis, vingt ans, mais, cela, demeure, trop limité. Il y a, encore, bien loin, entre la théorie et, la pratique, les formations et, l’emploi, la vie active et, les capacités, à « y faire, ses preuves ». Nous sommes, en retard, par rapport, à l’étranger. Nous en payons, le prix, par un échec scolaire, une mauvaise insertion professionnelle, des jeunes, excessifs, inacceptables. L’apport, des formations professionnelles, continues, en entreprise, est capital, mais, encore, dérisoire, pour les juniors. Il s’agit, de les développer, largement, car le monde, du travail, est, par définition, toujours, bien plus « proche », de l’emploi, que l’école.

 

Globalement, la jeunesse occidentale s’accomplit mieux, en ses études, son emploi, que la néogénération française, en aval. Car, son orientation préalable, en amont, s’est autrement, mieux réalisée. Depuis, deux décennies, toutes les formations scolaires initiales, secondaires, supérieures françaises, font des efforts, très notables. Pour se professionnaliser, bien mieux s’adapter, aux exigences, du marché, de l’emploi. Cependant, nous pourrions, hélas, dire, que c’est, quasi- « peine perdue ». Tant, ce mouvement, reste marginal, est toujours, plus lent, que l’évolution, des métiers, du monde, du travail, qui progressent, bien plus vite.

 

Ce qui aboutit, à ce paradoxe, si insupportable, l’un, des taux, de chômage, de l’adojeunesse active, parmi, les plus importants, d’Occident. Le double, en moyenne, de celui, de toute, la population occupée générale. Des employeurs, qui éprouvent, souvent, les plus grandes difficultés, à pourvoir, de trop nombreux postes, notamment, pour les jeunes. Faute, de qualifications, de préparation, d’aptitudes adéquates ! Notre école reste trop, déconnectée, des réalités, de la « vraie vie », de l’emploi, pour le plus grand dommage, du pays, de sa jeunesse. Les réticences, du monde académique, en la matière, sont contre-productives et, d’arrière-garde ! Malgré, des progrès.

 

En vérité, que « valent » donc, notre enseignement et, recherche, en regard, de ceux, de nos plus importants, « compétiteurs » mondiaux ? Fort régulièrement, des études internationales illustrent, qu’en matière littéraire, scientifique, commerciale et, artistique, notre école montre, de dommageables faiblesses. Plus accentuées qu’ailleurs et, à tous les stades, de ses divers cursus. Le niveau académique, des élèves, du primaire, est insuffisant, pour leur assurer, une bonne scolarité, au collège, via, le « sas », de la sixième. De même, au collège, pour le lycée, notamment, la transition, de la classe, de seconde lycéenne, pour réussir, dans le supérieur837. Particulièrement, en toute première année, des études « post-baccalauréat ». L’enseignement supérieur, lui-même, est le plus souvent, inadapté, au marché, de l’emploi. Notre recherche et, nos publications, brevets scientifiques, peinent, à s’imposer, dans le monde, faute, de moyens, d’efforts, de débouchés concrets. Nombre, de nos jeunes chercheurs, sont, aussi, condamnés, à l’exil, plus ou, moins, durable ou, définitif, par manque, de possibilités, d’emploi, en France.

 

Force est, de constater, que les enseignements et, la recherche, littéraires et, scientifiques, économiques, artistiques français, sont en perte, de vitesse, dans le monde. Même, les arts, la mode, ont « quitté » Paris, pour Londres et, New York, voire, Berlin. Nous avons une bonne médecine, mais, pas, de publications internationales, dignes, de ce nom, comparativement, aux revues anglo-américaines. Pas, de Nobel, en ce domaine, pendant, trois décennies, jusqu’en 2008, pour deux chercheurs français, notamment, le professeur, L. Montagnier (1932-). Pour sa codécouverte, du virus, du Sida, en 1983, prix, en partage, avec un Allemand. Puis, en 2011, avec J. Hoffmann (1941-), prix également, partagé. Les études comparatives mondiales, en particulier, au sein, du monde européen et, occidental, sont fort critiques. Globalement, nos jeunes sont, moins bien, formés et, compétents, que leurs homologues étrangers.

 

Les retards, conjoncturels et structurels, du système scolaire national, se sont, sans relâche, accumulés. La recherche française ne cesse, de reculer, dans la plupart, des domaines, à l’échelle mondiale. Les prix, reconnaissances internationaux, tel, le Nobel, sont relativement, peu attribués, à des Français, sauf, en physique, entre 1991 et, 2012. Les Français sont, les plus nombreux, à avoir eu, le Nobel, de Littérature, mais, ne totalisent, « que » 7 pour cent, de tous les Nobel, depuis, 1901. C’est, que nos « efforts et, qualités », en la matière, sont globalement et, généralement, insuffisants, par rapport, à ceux, d’autres nations. Ces retards concernent, aussi bien, à des degrés divers, l’enseignement général, que technologique et, professionnel ou, la recherche, en tous domaines. Notamment, scientifique fondamentale, exacte et, appliquée838.

 

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En 2007, le Produit Intérieur Brut, Pib, consacré, à l’éducation, tous niveaux confondus, est alors, en moyenne européenne, de 5,09 pour cent. La part, des seules, dépenses publiques françaises, dédiées, à l’éducation, est de 5,81 pour cent, celle, du Danemark, en tête, en Europe, de 8,47 pour cent. Le Pib consacré, aux enseignements supérieurs, est de 1,21 pour cent, en France, mais, de 2,53 pour cent, au Danemark.(Eurostat, Luxembourg, 2007).

 

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Qu’est-ce, qu’un jeune élève « heureux » et, qui a bien « optimisé », ses études ? Rigueur méthodologique. Efficacité, de travail. Enrichissement, pérennisation, des acquis intellectuels. Tels sont, les gages, de formation réussie et, d’épanouissement, en « sa peau et, son métier, d’apprenant »839. Tel est, le « schéma théorique idéal », mais, en la réalité ? Nous sommes fort contraints, de reconnaître que, la plupart, de nos jeunes, n’auront pas été, « en mesure », d’y parvenir, au cours, de leur formation, quelle, qu’elle soit. De la plus « sommaire », pour la seule, scolarité obligatoire, à la plus poussée. Il est dit, de la culture, que « c’est, ce qui reste, quand, l’on a tout oublié ». La formule vaut, pour les études et, ce qui en subsiste, des années après, leur achèvement.

 

En tous domaines, « des plus abstraits, aux plus concrets », en chimie et, langues étrangères, droit et, sociologie. Les acquis réels, pourtant, validés, par des diplômes, sont bien maigres, dans les méandres, de la vie pratique. Tel, qui était « bon », à ses examens, d’anglais, se trouve, bien incapable, de demander, son chemin, en les rues, d’Edimbourg ou, de Philadelphie ! La formation académique, de la majorité, des jeunes, n’aura été, qu’un « vernis, superficiel et artificiel », qui se craquellera, sous les vils outrages, du temps. Faute, de passion, d’apprendre, d’approfondissement patient, méthodique, les connaissances sont trop vagues, désorganisées et, illusoires. Elles ne sont pas « savoirs » ! Là, est la « faille », de notre école. Faute, d’acculturation intellectuelle, suffisamment, profonde et durable, l’essentiel, sera perdu.

 

Aussi sûrement, que le bois mal séché, industriellement, trop rapidement, ne peut faire, que de mauvais meubles, qui ne résistent pas, au temps840. La formation, les diplômes, des jeunes, sont étroitement, corrélés, à leurs futurs emploi, statut social. Plus, la scolarisation est longue et, exigeante, plus, le risque, de chômage, demeure limité. Plus, les études sont écourtées, modestes, plus, ce risque, augmente fort. Plus, l’inemploi est durable, même plus, encore, en l’absence, de toute qualification diplômante. Le sous-emploi, adojuvénile français, est plus fort, qu’ailleurs. 12 pour cent, de tous, les seize – vingt-neuf ans, sont chômeurs et, même, 22 pour cent, chez les jeunes actifs, non scolarisés. Soit, plus, du double, que pour la population active générale. Les filles ont plus besoin, que les garçons, d’être diplômées, pour éviter, l’inemploi, le déclassement. Surtout, jusqu’au baccalauréat. La plupart, des diplômes, de l’enseignement supérieur, ne sont plus, une « garantie absolue », d’emploi, depuis, vingt ans, sauf, pour les plus cotés, d’entre eux. Même, s’ils protègent mieux, de la déchéance professionnelle, que d’autres.

 

Les moins titrés, se voient réserver, l’emploi précaire. Près, d’un jeune actif, de moins, de trente ans, sur trois, connaît, aujourd’hui, l’activité instable. Le travail, à temps partiel, est, également, une caractéristique grandissante, du labeur adojuvénile, surtout, féminin. Le type, d’occupation, l’ampleur, de rémunération, dépendent, du niveau, du cursus, d’études, surtout, pour les filles. Toujours, très défavorisées et, discriminées, par rapport, aux garçons, à diplôme égal. Seuls, les meilleurs diplômes, les plus élevés, de l’enseignement supérieur, mènent, à des fonctions, d’encadrement. Les diplômes, du secondaire, baccalauréat inclus, ne conduisent, jamais plus, désormais, qu’à des professions intermédiaires.

 

Surtout, d’exécution, d’employés ou, ouvriers. L’accès, au premier emploi, est toujours, le plus difficile. Plus, les études, sont « poussées », en durée, excellence et / ou, rareté, plus, la rémunération augmente. Cela, perdure, au cours, de l’ensemble, de la vie active. Assurément, désormais, seuls, les « meilleurs » bac plus cinq et, plus universitaires, comme, les sortants, de Grandes écoles, d’excellence, ont les réels moyens, de conduire, une carrière. D’exercice, de responsabilités, au plein sens, du terme. L’alternance est bon facteur, d’insertion. Le domaine d’études influe, sur l’emploi.

 

Ainsi, les études professionnalisées médicales, juridiques, économiques, d’ingénieur, ont de bien meilleurs débouchés. Non, les formations générales abstraites, littéraires et, de sciences ou, de sciences humaines. Globalement, les filles chôment, bien plus, que les garçons, même, à diplôme égal et, sont, généralement, moins payées, moins promues. Elles se voient moins, confier, de responsabilités, notamment, élevées, même, en leur maturité. Dans le tertiaire, elles sont en concurrence, avec leurs aînées. Dans d’autres secteurs, il y a, encore, une « prime, à la masculinité ». Être mère, avant, vingt-cinq ans, demeure, un handicap professionnel certain.

 

Surtout, le statut socioculturel et, économique, d’appartenance, influe fort, sur l’entrée, en tout emploi. Les jeunes défavorisés, ont un accès, bien plus difficile, à l’activité, que les autres, à diplôme égal. Avec, des postes, moins prestigieux, moins rétribués. Sans compter, l’influence, des réseaux socioprofessionnels, de poids, apanages, des familles aisées. Le fait, que le père, soit en activité, notamment, dans le même domaine ou, approchant, que ses enfants, est un fort indéniable atout, à tous niveaux, pour tous milieux. De ce fait, les diplômés, de tous rangs, défavorisés, optent plus, pour les concours, donnant accès, à la Fonction publique, la sécurité.

 

L’aisance sociale, économique, renforce l’effet, des diplômes, quand, l’inverse, le dessert fort. Même, en une société, plus ouverte, le statut social reste, très largement, intergénérationnel et transgénérationnel, au sein, d’une même famille. Il semble donc, bel et bien, que le milieu social influe, sur les études. De même, ces études conditionnent, le niveau social ultérieur, du jeune et, son emploi. L’on observe, le plus souvent, une concordance, entre le type et, niveau, de métier, des pères et, ceux, des fils. Le fils, de cadre, sera, toujours, plus probablement, cadre, qu’employé, celui, d’ouvrier, plutôt, ouvrier, que cadre. Quand, il y a, mobilité, « ascension » sociales, des enfants, par rapport, aux parents, cela, se fait, entre catégories proches, non, éloignées. Un fils, de cheminot, ne devient pas, industriel, président, de multinationale, mais, peut devenir comptable ou, enseignant. L’on se réfère et, opte, généralement, pour ce qui est proche, plutôt, que pour des schémas, totalement, étrangers et, inconnus. Surtout, en France, pays, à faible mobilité, socioculturelle, économique. Il en va donc, pour l’emploi, comme, pour les unions matrimoniales, une certaine, nette, « endogamie socioprofessionnelle », prévaut.

 

L’ « exogamie, du métier », notamment, forte, est plus rare, surtout, de nos jours. Par rapport, aux Trente Glorieuses, (Occident, 1945-1975), époque, plus ouverte, mobile, prospère. Plus, les positions sociales, sont élevées, plus, leur accès, est limité, le plus souvent, dévolu, à ceux, qui en font, déjà, partie, notamment, la descendance. En outre, plus, la carrière avance, plus, l’impact, du diplôme, de la formation, recule, plus, celui, du milieu social, d’origine, croît nettement. Milieu social, d’appartenance, diplôme, niveau social atteint, se suivent et, se ressemblent donc, fort, généralement. Plus, le milieu social, d’origine, est élevé, plus, la chance, d’être promu-e et, de progresser, en la hiérarchie professionnelle, augmente.

 

Compétences, mérites, influent donc, de façon, mesurée, sur les carrières, car, l’excellence sociale est toujours, très prégnante, en l’emploi. De plus, le nombre, de postes, de responsabilité, disponibles, est toujours, inférieur, à celui, des diplômés, d’enseignement supérieur. Ce qui génère, distorsions, déclassements, inemploi, frustrations, chez nombre, de jeunes. Un peu, comme, à la fin, de l’Ancien Régime (France, 1589-1789), pour ceux, qui, compétents, bien formés, se trouvaient « refoulés », de certaines charges. Faute, de quartiers de noblesse, adéquats, qui n’avaient pas accès, au système, de la « patrimonialité des offices » : hérédité et vénalité. Ce qui allait, entre autres, favoriser, la Révolution. (France, 1789-1799).

 

Depuis, vingt ans, il y a, démultiplication, du nombre, de diplômes, de diplômés. Depuis, le baccalauréat, jusqu’aux plus hauts grades et, labels, de tous enseignements supérieurs. Une certaine dévalorisation académique, comme, un réel déclassement socioprofessionnel, d’une majorité, de jeunes, s’observe, alors. En terme, de types, niveaux, rémunérations, des débuts professionnels, des juniors. Cela, concerne, encore, bien plus, les formations générales, que professionnalisées. Redisons, toutefois, que plus, le diplôme, est élevé, de qualité, répondant, aux besoins, de l’économie, plus, sa rentabilité, d’emploi, à tous points de vue, reste réelle. De fait, cet « avantage académique », ne cesse, de se relativiser et, fort décliner, depuis, déjà, quarante ans, c’est-à-dire, depuis, la fin, des Trente Glorieuses. (Occident, 1945-1975). En résumé, le jeune doit, sans cesse, être plus nanti, scolairement, que par le passé, pour obtenir, toujours, moins, d’un point de vue socioprofessionnel. Alors, qu’il continue, à raison, de cultiver, la même, forte ambition sociale, que les juniors, d’antan. Il s’agit, alors, d’élaborer, de « savants compromis, des plus réalistes ».

 

Ce qui génère, le malaise, de toute une néogénération, qui a le douloureux sentiment, d’être, la première victime, d’un « contrat, de dupes », en sa défaveur. Au seul, bénéfice, du système, d’entreprise, adulte. La « course, au parchemin », est alors, plus « effrénée », que jamais, pour tenter, de « rester, dans la course ». Ce qui suscite encore, bien plus, de récipiendaires, de prétendants et, donc, encore plus, de dévaluations académiques. En un cercle vicieux, sans fin, délétère. Les meilleurs, plus gradés, s’en sortent, mais, moins bien, qu’auparavant. Tandis, que les moins « nantis », ne récoltent, que ce dont, « personne, ne veut » ou, sont carrément, durablement, exclus, du système, d’emploi.

 

Voire, définitivement, pour les plus défavorisés. Ils ne relèvent alors, plus, du marché, du travail, mais, de l’aide sociale, voire, psychosociale. En une sorte, d’assistanat, à vie. Le diplôme, ayant perdu, de sa pleine « valeur absolue », l’égalité, des chances, la méritocratie, refluent. Puisque, si la qualification, se généralise, bien d’autres critères, très discriminants, inégalitaires, se font jour, en terme, d’excellences socioculturelles, notamment. Pour sélectionner, les jeunes actifs. Pour autant, la formation autodidacte et, par l’expérience professionnelle, de terrain, disparaît, de plus en plus, par rapport, au passé. Pour exercer, un emploi, quel, qu’il soit, au seul, profit, du diplôme. (Duru-Bellat et al., 2012, 2018)841.

 

Une bonne initiative, notamment, de l’université d’Évry, en Essonne. Elle aide, les nouveaux bacheliers, à mieux, s’y intégrer, pour réussir, leurs débuts universitaires. Avant, la rentrée, ils viennent visiter les lieux, se voient présenter, les filières, sont guidés, pour éviter l’échec, dès, la première année. Lequel, concerne, en moyenne, un étudiant, sur deux ! D’où, tout l’intérêt, de ce véritable stage, de prérentrée. Cela, concerne, les bacheliers volontaires. À l’occasion, du plan, dit, Réussite, en Licence, financé, par le ministère, de l’Enseignement Supérieur, certaines facultés organisent, un accompagnement, avant, la reprise, des cours. Cela, dure, une dizaine, de jours. Tout ce dont, les jeunes, ont besoin, de savoir, pour réussir, à l’université, est abordé. Notamment, leur méthode, de travail, efficace. Dans l’année, des cours, de soutien, sont alors, possibles, pour ceux, qui en ont besoin. Un « projet professionnel personnel », est établi. Avec l’aide professorale, celle, du Pôle d’Information et, d’Orientation, des Lycéens et, Étudiants.

 

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Plus, que jamais, en période, de crise, les familles sont très préoccupées, par les difficultés, potentialités, de réussite scolaire, de leurs enfants. Les parents analysent, la « cause principale », de l’échec scolaire, chez leurs adojeunes. 46 pour cent, estiment, que cela provient, d’un environnement familial, non propice, aux apprentissages. 45 pour cent, pointent l’inadaptation, des méthodes pédagogiques. 34 pour cent, évoquent, un comportement inadapté, au milieu scolaire. 27 pour cent, pensent, à la mauvaise orientation, dans le choix, de la filière. 20 pour cent, parlent, des difficultés, à « bien suivre », bien comprendre, les enseignements.

 

17 pour cent, penchent, pour le mal-être, la souffrance psychologique ou, physique. 9 pour cent, citent, d’autres raisons. Les parents identifient aussi, la « cause principale », selon eux, des difficultés, qu’ils rencontrent, en l’éducation, de leurs enfants. 54 pour cent, disent, qu’ils manquent, de solutions, de repères. 50 pour cent, qu’ils sont submergés, par leurs propres difficultés. 36 pour cent, qu’ils n’ont pas assez, de « temps disponible », à consacrer, à leurs enfants. 28 pour cent, qu’ils ne se sentent pas vraiment, « concernés », par leur éducation. 25 pour cent, qu’ils ne comprennent pas, les comportements ou, réactions, de leur jeune. 1 pour cent, ne sait pas. (OpinionWay, France, 2012)842.

 

Pour la majorité, des parents, alors, sondés, les deux « vecteurs » principaux, de l’échec scolaire, sont l’environnement familial défavorable. L’inadaptation, des méthodes pédagogiques, aux réels besoins, des élèves. De fait, le premier facteur, de discrimination, d’inégalité scolaires, est le milieu, les niveaux socioéconomiques, culturels familiaux, des adojuniors. Notre école n’est plus adaptée, aux enjeux, de formation, actuels. Les parents déplorent aussi, leur manque, de moyens, pour agir. Puis, leurs propres difficultés. C’est cela, selon eux, qui obère, en premier lieu, leur aptitude, à aider, leur enfant, à mieux réussir. Comme, meilleures solutions possibles, pour bien lutter, contre, l’échec scolaire, les familles ont leur idée, bien précise. Développer, les mesures, de prévention, d’échec scolaire, dès, le plus jeune âge, à 57 pour cent. Individualiser, les méthodes pédagogiques, à 51 pour cent. Mettre en place, des actions d’information et, de « sensibilisation, des parents d’élèves, sur leurs responsabilités éducatives », à 44 pour cent. (Bva, France, 2006).

 

Globalement, les adojeunes, de quinze – vingt-cinq ans scolarisés, se sentent en sécurité, à l’école, à 89 pour cent. Le sentiment d’insécurité, outre, au collège, chez les plus âgés, à 34 pour cent, donc, en difficultés scolaires, est surtout, ressenti, au lycée professionnel. À 13 pour cent. Puis, à l’université, à 9 pour cent et, au lycée général, à 7 pour cent. Le jugement, des jeunes, sur les contenus, d’enseignements et, les enseignants, est positif. 86 pour cent, se disent intéressés, par les matières enseignées. 79 pour cent, ont plutôt, une bonne image, des enseignants. 76 pour cent, ont plaisir, à aller, en cours. Les filles sont plus « motivées », que les garçons. Elles apprécient plus, leurs enseignants, d’aller, en cours. Les plus âgés, de vingt-deux – vingt-quatre ans et, les étudiants universitaires, ont plus d’ « intérêt », que les mineurs, les lycéens, pour les études. Ils ont une meilleure « perception », de leurs enseignants. Les apprentis sont les plus convaincus. 97 pour cent, sont « intéressés », par leur formation, 87 pour cent, aiment, aller, en cours. Les enfants, de milieux favorisés, sont plus intégrés, à leurs études, l’école.

 

Les juniors scolarisés, du privé, manifestent plus, d’adhésion, aux enseignements et, aux enseignants. Or, le plaisir ou, déplaisir, d’aller en cours, est le même, que dans le public. Malgré la crise, le chômage, 81 pour cent, des adojeunes, ont confiance, dans les chances, d’avenir, de leurs diplômes, à venir. Un peu moins, chez les plus âgés et, surtout, les étudiants, d’université. Les élèves, de lycée professionnel, sont plus optimistes, que la moyenne. De même, que les scolarisés, d’enseignement privé. Les enfants d’ouvriers aussi, car le diplôme est, chez eux, le seul vecteur, d’ascension sociale. Ils sont suivis, par les enfants, de cadres et, professions intellectuelles supérieures.

 

Les enfants, de professions intermédiaires ou, d’employés, sont les plus pessimistes, quant à la rentabilité sociale, de leur diplôme. Malgré, tous les ratés patents, de l’école française, les juniors scolarisés lui font donc, plutôt, encore, confiance. Même, si c’est, une confiance, de raison, la corde, soutenant, le pendu. 89 pour cent, des adojeunes, se sentent, en sécurité, en leur établissement. 86 pour cent, s’intéressent, aux matières enseignées. 81 pour cent, ont toute confiance, en les possibilités, d’avenir, que leur offre, le diplôme préparé. 79 pour cent, ont, plutôt, une « bonne image », de leurs professeurs. 76 pour cent, ont plaisir, à aller, en cours. Positivité, couvrant, des réalités variées.

 

87 pour cent, des collégiens et, lycéens, se sentent « en sécurité », en leur école. 91 pour cent, des étudiants, d’universités. 88 pour cent, des scolarisés, du public. 92 pour cent, du privé. 90 pour cent, de garçons. 89 pour cent, de filles. 82 pour cent, de collégiens, comme, de lycéens, « s’intéressent », aux matières enseignées. 89 pour cent, d’étudiants, d’université. 85 pour cent, des scolarisés, du public. 90 pour cent, de ceux, du privé. 83 pour cent, de garçons. 90 pour cent, de filles. 81 pour cent, de collégiens et, de lycéens, ont confiance, en les occasions, d’avenir, que leur offre, le diplôme, qu’ils préparent. 76 pour cent, des étudiants, d’université.

 

78 pour cent, des scolarisés, du public. 86 pour cent, du privé. 82 pour cent, des garçons. 79 pour cent, des filles. 76 pour cent, de collégiens et, de lycéens, ont une fort « bonne image », de leurs professeurs. 82 pour cent, des étudiants, des universités. 77 pour cent, des scolarisés, du public. 84 pour cent, du privé. 73 pour cent, des garçons. 85 pour cent, des filles. 71 pour cent, des collégiens, lycéens, ont plaisir, à aller, en cours. 81 pour cent, des étudiants, d’université. 76 pour cent, des scolarisés, du public. 76 pour cent, de ceux, du privé. 71 pour cent, des garçons. 82 pour cent, des filles. (Bva, France, 2006)843. Le jeune aime l’école, non, pour elle-même, mais, pour sa seule sociabilité.

 

En moyenne, les étudiants, de France, ont 610 euros, par mois, pour vivre. 239 euros, en cas, de vie, chez les parents. 784 euros, pour les autres, dont 392 euros, de loyer, en moyenne. 21 pour cent, des étudiants, financent leurs études, avec un emploi, en temps de cours. Avec une durée moyenne mensuelle, de quarante-huit heures. En moyenne, les étudiants passent 59 minutes, par jour, dans les transports. 7 heures 20, à dormir. 6 heures 20, en cours. 1 heure 25, à manger. 45 minutes, à travailler, en groupe, pour leurs études. 2 heures 40, à travailler seuls, pour leurs études. 1 heure 50, à pratiquer des loisirs. Durant, la semaine écoulée, 54 pour cent, des étudiants, ont sauté, au moins, une fois, le petit déjeuner. 32 pour cent, le déjeuner. 22 pour cent, le dîner. 72 pour cent, l’ont fait, par pur manque, de temps. 29 pour cent, pour des raisons financières. 11 pour cent, pour causes, de temps, d’attentes. 7 pour cent, par défaut, de choix. 6 pour cent, du fait, de la distance. 5 pour cent, du fait, des horaires d’ouverture. 39 pour cent, pour d’autres raisons. L’hygiène de vie adojuvénile demeure, donc, des plus perfectibles.

 

Au cours, des sept derniers jours, 78 pour cent, des étudiants, ont eu la nette impression, d’être fatigués. 60 pour cent, ont été tendus ou, nerveux. 51 pour cent, ont eu des problèmes, de sommeil. 42 pour cent, ont été tristes ou, déprimés. 31 pour cent, se sont sentis seuls ou, isolés. 9 pour cent, n’ont éprouvé rien, de cela. 38 pour cent, des étudiants, pensent ou, ont déjà sérieusement pensé, abandonner leurs études. 22 pour cent, des étudiants, ont renoncé aux études, qu’ils souhaitaient faire initialement, pour des raisons financières. En dehors, de l’enseignement même, proposé, les principaux éléments, d’incitation, à choisir, l’établissement d’études, sont très variés.

 

45 pour cent, des étudiants interrogés, évoquent la proximité, avec le lieu d’habitation, de leurs parents. 42 pour cent, la réputation, du campus : classement, délais, salaires d’embauche… 26 pour cent, la recommandation, par un proche. 25 pour cent, l’accessibilité, des transports. 24 pour cent, l’environnement agréable, du campus, de l’établissement. 18 pour cent, une bonne impression, lors, d’une journée portes ouvertes. 15 pour cent, les frais d’inscription. 15 pour cent, le coût du logement et, de la vie quotidienne. 5 pour cent, les services et, commerces présents, à proximité, du campus, de l’établissement. 3 pour cent, la modernité, des systèmes informatiques. Tous paramètres pragmatiques, donc…

 

78 pour cent, des étudiants, sont « satisfaits », de leur établissement d’études. 22 pour cent, ne le sont pas. 62 pour cent, sont plutôt satisfaits. 16 pour cent, tout à fait satisfaits. Puis, 18 pour cent, plutôt pas satisfaits. 4 pour cent, pas du tout satisfaits. En leur établissement d’études, 78 pour cent, des étudiants, se disent satisfaits, des bibliothèques, des centres, de documentation. 78 pour cent, sont satisfaits, de « l’ambiance » et, des relations, avec les étudiants. 78 pour cent, des relations, avec les enseignants. 65 pour cent, des équipements pédagogiques. 53 pour cent, des services, de santé. 53 pour cent, sont plutôt satisfaits, de l’information, sur la vie, de l’établissement, le calendrier, des études.

 

51 pour cent, des services, de restauration. 49 pour cent, des équipements sportifs. 48 pour cent, de la totale, réelle disponibilité, des personnels administratifs. 32 pour cent, des activités, des équipements culturels. 34 pour cent, des étudiants, demandent, de meilleurs infrastructures, équipements, d’études. 32 pour cent, des étudiants, aimeraient, des améliorations financières, logistiques, pour leur formation. En matière, de restauration, coût, des études, comme, d’accès, au logement… 29 pour cent, en matière, d’amélioration, des enseignements et, de performance, des enseignants.

 

27 pour cent, souhaitent, une optimisation, des démarches administratives, comme, des informations utiles. 18 pour cent, en matière, d’insertion professionnelle, de stages. 78 pour cent, des étudiants, se disent prêts, à recommander, leur établissement d’études, à leurs amis, contre 22 pour cent, qui ne le feraient pas. 55 pour cent, desdits étudiants, refuseraient d’adhérer, à une association d’anciens élèves. 51 pour cent, ne sont nullement prêts, à payer, pour adhérer. 35 pour cent, ne comprennent pas, l’intérêt d’adhérer. 34 pour cent, n’ont pas envie, de participer, à la vie, de leur ancien établissement. 29 pour cent, doutent fort, que leur établissement, soit capable d’animer, un réseau d’anciens. 26 pour cent, ne se sentent pas redevables, de quoi, que ce soit. 25 pour cent, des étudiants, ne pensent pas que, le fait de garder, un réseau d’anciens, de leur établissement, les gratifie, en quoi, que ce soit. 45 pour cent, des étudiants, accepteraient d’adhérer, à une association, d’ex-élèves. 56 pour cent, des étudiants diplômés, refuseraient, de faire un don financier, pour leur établissement d’études. 44 pour cent, accepteraient. (Bva, France, 2012)844.

 

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Le journaliste et, écrivain français, F. de Closets, explique, à quel point, notre école « faillit », à sa mission. En son ouvrage : La Passion d’apprendre et, comment on l’assassine. (Essai sociologique, France, 1996). En excluant, de plus en plus, de jeunes. Elle ne sait pas donner, le goût, des apprentissages, ni, dire, comment, bien apprendre. Elle ennuie, désintéresse, l’élève, au lieu, de le passionner. Les programmes sont inadaptés, pléthoriques, répulsifs. La sélection prime, sur les transmissions, l’éducation. Les exigences sont tantôt, trop basses, tantôt, trop élevées, jamais, justes. Les juniors sont tous, très différents, mais, les cours, uniques. Alors, débordements, désinsertions professionnelles, l’emportent, trop souvent, sur l’harmonie, des savoirs et, la réussite, du métier choisi.

 

Le dernier rapport, de l’Ocde, relève, que la France est fort mal placée, en terme, d’inégalités éducatives, qui s’aggravent. Le milieu socioéconomique et, culturel, des juniors, a, de plus en plus, d’influence, sur la trajectoire scolaire, aux dépens, du mérite et, travail personnel. Le niveau, de « performance », des jeunes français, en études, est dépassé, par celui, des juniors, d’autres, pays homologues. Notre jeunesse a, de moins en moins, les vrais choix, moyens, de son autonomie, indépendance réelles. Sous, l’Ancien Régime, (France, 1589-1789), la juvénilité dominante est aristocratique. Bourgeoise, au XIXe s. Universelle, au XXe. Au XXIe, la plupart rêvent, d’une classe moyenne, de plus en plus, inaccessible.

 

L’école française ne sait ni, épanouir, motiver ni, faire réussir, ses publics adojuvéniles, alors, qu’il s’agit, de son rôle premier. Connaissances, humanisme et, emploi, sont défaillants. Au-delà, des questions académiques, de fond. Égalités, des chances, des compétences scolaires, intégration, en études, comme, des diplômés, qualités, des transmissions, plaisir, à étudier, et, pédagogie… Les aspects, de forme, comptent, tout autant. C’est-à-dire, les conditions, non plus, intellectuelles, mais, matérielles, humaines, comme, psychologiques, des cursus : l’existence quotidienne éducative, des adojeunes. Les enseignants, même, s’ils maîtrisent, leur discipline, n’ont pas, assez bien, été formés, à la pédagogie et, la psychologie juvéniles. Ce qui obère, le lien, maître-élève. Les locaux, d’enseignement, sont, trop souvent, vétustes, inconfortables, sinistres, même. Les rapports, à l’administration, rigides, formels. L’ambiance générale, des formations, détestable, les cours, rébarbatifs, la vie scolaire, des plus indigentes… Du collège, aux plus hauts, enseignements supérieurs, sauf, très rares exceptions, les lieux éducatifs sont « misérables ». Indignes, de notre pays, continent, siècle et, par rapport, à nos voisins !

 

Le système napoléonien, « caserne, couvent, prison », perdure, de façon caricaturale, dans les murs, pratiques. Voyons, les « différences », entre les universités Harvard, (États-Unis, 1636), Oxford, (Royaume-Uni, 1096), Heidelberg, (Allemagne, 1386). Et, en France, Sorbonne Université (1257/2018) ou, Paris-Nanterre (1964), Toulouse-Jean-Jaurès (1229/1969) ! En matière, d’équipements scolaires, intellectuels, culturels, sportifs, de détente ou, restauration, nos retards sont abyssaux. La relation prof-scolarisé et, école-étudiant, demeure verticale, hiérarchique, glaciale, désagréable. L’adojeune est, volontiers, traité, avec les plus grands condescendance, arrogance et, mépris, « à la française ».

 

Il ne va pas, en cours, pour le seul, plaisir, d’apprendre, or, par utilitarisme, des diplômes, joie, de retrouver, les copains, du même âge. Contrainte, obligation, plus ou, moins, résignées, de devoir, se former, quoi, qu’il en soit. Le climat subi, en nombre, d’établissements, est lourd. Le junior y souffre. L’ « austérité monacale » écrase, une génération, non reconnue. L’enseignement l’emporte, sur l’éducation. Le quotidien scolaire et, extrascolaire, des élèves, en études, est « vidé, de toute substance ». Étant donné, l’inhospitalité, des écoles, simples espaces, de cours, non, lieux, de vie, adaptés, pour le jeune, il s’empresse, de vite, les déserter. Sitôt, ceux-ci, achevés, sans s’attarder.

 

La faute majeure, mortelle, de notre pédagogie, est d’ignorer, que tout élève, étudiant, est, avant tout, un jeune. Pas plus, enfant, qu’adulte. En toute sa réalité propre, avec, ce que cela, implique. Comme, l’Émile ou De l’éducation rousseauiste, l’avait déjà, si finement, relevé. (Traité pédagogique, France, 1762). Ne l’appréhender, qu’en tant, qu’apprenant passif, d’enseignement, n’aboutit, qu’aux pires, échecs didactiques. Alors, la formation, d’avenir, juvénile, sera ratée. Tant, que le junior, ne sera pas activement, associé, à sa propre éducation, comme, « sujet », plein et entier, de son apprentissage. Tant, que les méthodes, structures, considération, mentalités et, activités, ne tiendront, pas assez, compte, de ses vrais besoins, attentes, réalités. À défaut, nul, bénéfice, de cursus réel, ne l’enrichira845. Déjà, au temps, de 1968, les étudiants revendiquaient, à raison, un authentique statut reconnu, de « travailleurs intellectuels ». En vain, à ce jour !

 

En œnologie, la Demi-bouteille représente, la valeur, de 37,5 cl. La Bouteille en titre, 75. Le Magnum, 1,5 litre. Le Jéroboam, 3. Le Mathusalem, 6. Le Salmanazar, 9. Le Balthasar, 12. Le Nabuchodonosor, 15. De même, chaque niveau, d’études, d’emploi, atteint, représente, l’acquis successif, progressif, d’une somme validée, de savoirs, connaissances, d’expertise donnés. Cela, fait huit contenus, autant, d’étapes, dans le parcours éducatif complet, puis, actif, des jeunes. Le stade I, est celui, des deux premières années, de collège, apprentissages premiers, des débuts, du secondaire. Le II, concerne, les deux suivantes, en approfondissements. Le III, a trait, à la seconde, de lycée, dite, « de détermination ». Le IV, rassemble, les deux dernières années, de lycée, « spécialisées ». Le V, regroupe, les trois années, du premier cycle, d’études supérieures. Le VI, le deuxième cycle, en deux années. Puis, le VII, le troisième cycle, en trois années ou, plus. Le VIII, est l’entrée, en activité, qui intervient, à tout niveau d’études, secondaires ou, supérieures.

 

Au-delà, le niveau « officiel » VI, d’études, était celui, du brevet des collèges, en fin de troisième… Le V, celui, des Cap, Bep… Le IV, celui, des baccalauréats, comme, des brevets de techniciens ou, professionnels… Le III, celui, des Bts, Dut, Deust…, bac +2. Le II, celui, du premier cycle, des Licences, du deuxième cycle, des Masters 1 et, des écoles, bac +3 et +4. Le I, celui, du deuxième cycle, des Masters 2, diplômes, de Grandes écoles, bac +5. Du troisième cycle, des écoles, bac +6 et, plus et, Doctorats, bac +8 et, plus.

 

Depuis 2019, une nouvelle nomenclature, du Rncp, le Répertoire National des Certifications Professionnelles, prévaut. Niveau 1, instruction, de fin d’études primaires élémentaires. 2, études secondaires, de fin du premier degré, du collège, brevet des collèges. 3, études secondaires techniques, Cap-Bep. 4, études secondaires, de fin du second degré, du lycée, baccalauréats. 5, études supérieures, de premier cycle universitaire et, d’écoles, bac +2. 6, études supérieures, de premier et deuxième cycles universitaires, bac +3, Licences et, bac +4, Masters 1. 7, études supérieures, de fin de deuxième cycle universitaire, Masters 2 et, diplômes de Grandes écoles, bac +5. 8, études supérieures, de fin de troisième cycle universitaire, Doctorats et, Hdr, Habilitation à diriger des recherches, bac +8 et, plus. Désormais, seuls, les niveaux 7 et 8 permettent, de « faire pleine carrière professionnelle ».

 

Ex-abbaye médiévale, le Collège de Juilly, est fondé, par les Pères de l’Oratoire, en 1638, sous le roi, Louis XIII, (France, 1601-1643). Sur volonté, du souverain, avec l’appellation, d’Académie royale. Il s’agit, de l’un, des plus anciens et, prestigieux établissements, d’enseignement secondaire, de France. La participation, des élèves, en classe, est encouragée. L’intelligence l’emporte, sur la mémoire et, l’intérêt, sur la coercition. Le respect, de la personne, du jeune, va de pair, avec la vertu, d’excellence éducative. Après, la parenthèse révolutionnaire, (France, 1789-1799), qui obère fort, sa bonne marche, Juilly retrouve, tout son lustre, sous l’Empire, (France, 1804-1815), devenant, Institution, puis, Lycée impérial.

 

À la fin, de la Restauration, (France, 1815-1830), l’appellation, de Collège de Juilly, réapparaît. Au dix-neuvième siècle, malgré, certains aléas, vicissitudes, Juilly demeure, une institution éducative, de renom. Elle survit, aux deux conflits mondiaux, se réorganise, après, 1945. Au début, de notre siècle, suite, à de fort graves, « difficultés financières récurrentes », l’école est contrainte, à la fermeture, à l’été 2012. Strictes discipline, rigueur, qualité, de ses enseignements n’étaient, également, plus, à la hauteur, de la réputation, de l’illustre internat !

 

Un patrimoine historique, culturel, environnemental, éducatif, d’exception, est caduc. L’école, de maintes « personnalités » françaises, n’est plus. C.-L.-H. de Villars, (Maréchal de France, 1653-1734), H. de Boulainvilliers, (Historien, 1658-1722), C.-L. de Montesquieu, (Philosophe, 1689-1755) et, L. de Bonald, (Philosophe, 1754-1840). A. de Beauharnais, (Militaire, 1760-1794), Jérôme Bonaparte, (Homme d’État, 1784-1860), P.-A. Berryer, (Avocat, 1790-1868), P. Noiret, (Acteur, 1930-2006). M. Hidalgo, (Sportif, 1933-2020), C. Brasseur, (Acteur, 1936-), M. Polnareff, (Chanteur, 1944-)…846. Il est inquiétant, qu’un « modèle, d’enseignement », de près, de quatre siècles, de ce niveau, ait purement, disparu !

 

En un temps où, plus, que jamais, le savoir et, la perfection éducative, sont la clé, de voûte, de la prospérité, des nations. Cela, est un signe marquant, de plus, du recul, de notre pays, dans le concert mondial. Imagine-t-on, Eton (1440), fermer, au Royaume-Uni ? Cela, serait inconcevable, mais, arrive, chez nous ! Espérons, qu’il n’y aura plus, à l’avenir, d’autres « malheureux exemples », de ce type et, que Juilly renaîtra, « plus fort, que jamais ». Comme, il l’a toujours, su, lors, de crises antérieures, pourtant, bien plus aiguës. Certains projets, de réouverture, « œuvrent », heureusement, en ce sens. La France a besoin, de tous ses potentiels éducatifs, y compris, privés. Le seul, secteur public, ne suffit pas !

 

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« Henri IV, [Souverain régnant, France, 1553-1610], est de la famille, des Bourbons, comme, le whisky. – Louis XIII, [Souverain régnant, France, 1601-1643], mourut, à la fin, de sa vie. – Louis XIV, [Souverain régnant, France, 1638-1715], est appelé, le Roi-Soleil, car il aimait, les feux d’artifice. – Le Grand Siècle, [Période historique, France, XVIIe s.], a été beaucoup plus long, que les autres. – Louis XV, [Souverain régnant, France, 1710-1774], a fait la guerre de Sept Ans, [Conflit armé, Europe & colonies, 1756-1763], parce que la guerre de Cent Ans, [Conflit armé, France, Europe, 1337-1453], avait été trop longue ! – Marat, [Homme politique, France, 1743-1793], est mort, par hydrocution, en prenant un bain, trop froid. – Avec la guillotine, le condamné reste vivant, à sa mort. – Les pauvres s’appelaient, les sans-culottes, [Révolutionnaires populaires, France, 1789-1794], car ils n’avaient pas, les moyens, de s’acheter même, un slip. – Louis XVI, [Souverain régnant, France, 1754-1793], était assez chétif, malgré, son obésité. –

 

Bonaparte, [Militaire, Homme d’État, France, 1769-1821], a ramené, d’Égypte, la pyramide du Louvre. – L’amiral Nelson, [Militaire, Grande-Bretagne, 1758-1805], est mort, d’une rupture, de vaisseau. – Napoléon, [Souverain régnant, France, 1769-1821], a été battu, par Waterloo, [Champ de bataille, Pays-Bas & Belgique, 1815], à la bataille, de Wellington. [Militaire, Homme d’État, Royaume-Uni, 1769-1852]. – Après, la guerre de 1870, la France a cédé, l’Alsace-Lorraine, pour une poignée, de dollars. – Jules Ferry, [Homme d’État, France, 1832-1893], a surtout, servi, à donner, son nom, à des rues, des écoles. – Les Tranchées, de Camus, [Homme de lettres, France, 1913-1960], nous raconte, la guerre de 1914. – Pour arrêter, les Allemands, les Français ont construit, le mur de Berlin. [Barrière de séparation, Allemagne, RDA et RFA, 1961-1989] ».

(P. Mignaval, auteur français, Le sottisier du bac, recueil socioéducatif, France, 2007 / 2013)847.

 

Faute, de pertinence, l’imagination adojuvénile est sans bornes ! Sans commentaires ! Telles sont, les calamiteuses aberrations, relevées, dans les copies, de lycéens français, des classes, de première et, terminale. Âgés, en moyenne, de seize, à dix-huit ans ! Toutes disciplines confondues. Elles en disent long, sur l’état de bêtise et, d’ignorance, d’inculture et, de médiocrité, en lequel, notre société, plonge sa jeunesse. Notre école n’est plus, celle, de « l’acculturation, mais, de la déculturation » ! Les productions savantes, des étudiants, de tous enseignements supérieurs, ne valent, en leur ensemble, guère mieux ! Cela préfigure, un monde barbare, inepte, tout uniment, obsédé, de ses matérielles jouissances.

 

Très oublieux, de son élévation morale, de son accomplissement intellectuel, pour le pire, sans le meilleur ! Ce qui est, des plus inquiétants, car ceux qui ont, si peu, mal, reçu, ne sauraient, bien transmettre, à leur tour. Or, une civilisation, qui s’appauvrit tant, ainsi, sans se renouveler, finit, par mourir ! Le rapport Pisa 2016, d’évaluation mondiale, des élèves, de quinze ans, est mauvais, pour la France. Vingt-sixième rang, sur soixante-dix. Plus, d’élèves, en échec. Inégalités sociales creusées. Écarts croissants, entre jeunes forts et, faibles. Meilleure performance, de l’élite. Anxiété, faible autodiscipline…

(Programme International, pour le Suivi, des Acquis, des élèves, en sciences, mathématiques, compréhension, de l’écrit, Ocde, Paris, 2016).

 

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L’ « INSAISISSABLE, GAGEURE » PROFESSIONNELLE

DE NOS JUNIORS

 

 

La recherche d’emploi, des jeunes, est difficile, puisque, le monde, du travail, leur devient, largement, fermé. Sauf, encore, pour les plus favorisés, titrés, d’entre eux. De même, l’insertion professionnelle, des juniors, est malaisée, puisque, les trentenaires, voire, quadragénaires, leur sont préférés. La pérennisation, de l’emploi, des seize – vingt-cinq ans, n’est, ensuite, ni linéaire ni, automatique. Tant, les postes, qui leur sont plutôt, prioritairement, réservés, sont très souvent, déclassés, précaires et, débouchent, sur de significatives périodes, de chômage.

 

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Mathieu, quinze ans, étudie, en un lycée agricole. Tout en étant, apprenti, au travail, chez un patron fermier, sur son exploitation laitière, des plateaux, du haut Doubs. Le jeune garçon doit « apprendre », à travailler, le métier, s’adapter, s’intégrer, dans la vie active, trouver sa place. Il est amené, à s’insérer, en la vie, de son lycée, l’internat. Celle, du milieu, du travail, où, il est, en apprentissage professionnalisé. Celle, de sa famille « éclatée », aussi. Mathieu a du mal, à se comporter, tel, un travailleur responsable : désinvolte et, violent, avec les animaux et, un camarade. Il souffre, de l’absence, de son père, du foyer familial. Or, quand il le voit, le lien père-fils est difficile. Mathieu se révèle plus détendu, quand, il fait du sport ou, étudie l’anglais. Il grandit, peu à peu, au contact, de son maître, d’apprentissage.

 

L’adolescent échoue, à son examen, mais, sur un thème musical, qui s’intitule, « Je te promets » ! Telle est, l’histoire, relatée, par le documentaire sociologique français, L’Apprenti, (S. Collardey, 2008), qui narre, une année scolaire, d’un jeune, en formation et, en activité professionnelle848. Ce qui frappe, le spectateur, est toute la difficulté, d’adaptation, au monde, très exigeant, du travail, qui est celle, de tous les juniors. Que ce soit, en apprentissage professionnalisé, du niveau, d’études secondaires. En stages, d’entreprise, des étudiants, du supérieur. En premier emploi, « de plein exercice », pour tout jeune actif, diplômé, ayant achevé, sa formation. Tous, doivent faire leurs preuves, en milieu, de travail, adulte. Fait, par essence, par et, pour, les aînés. En lequel, le junior est marginalisé, débutant, peu considéré. Dépourvu, des codes idoines, à apprendre, pour exister. Or, avec cet espoir, de « promesse », de la fin, du film !

 

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Faute, d’emploi, nombre, de jeunes français, restent, chez leurs parents. Entre, dix-huit et, vingt-neuf ans, presque un junior, sur deux, est concerné. (France, Insee, 2013).

 

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Recherche d’emploi, à « hauts risques », pour la néogénération

 

Emploi, est un terme, de 1538. « Ce, à quoi, s’applique, l’activité rétribuée, d’un employé, un salarié. Somme, du travail humain, qui est effectivement, employé, rémunéré, en un système économique ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)849.

 

L’emploi, du jeune, est le travail professionnel, qu’il exerce, pour gagner sa vie, être adulte et, s’épanouir. Pourquoi, nos juniors, plus, encore, qu’en la plupart, des pays homologues, sont-ils et, à leur corps défendant, autant, « fâchés », avec le marché, des métiers ? Pourquoi, seuls, les jeunes, des milieux socioculturels, comme, économiques, les plus favorisés, acquièrent-ils, les postes, les plus stables, rémunérateurs ? Juniors, les plus et, mieux diplômés, de l’enseignement supérieur, qui sont, généralement, les mêmes, de surcroît. À titre exclusif, monopolistique, éminent, le plus rapidement, facilement. Aux fonctions, toujours, les plus gratifiantes, prestigieuses, de responsabilité, prometteuses, en évolution rapide, progressive, de carrière. Avantages, aux uns, inconvénients, aux autres.

 

Pourquoi, tant, d’autres, des classes moyennes, subalternes, éprouvent-ils, tant, d’immenses difficultés, à s’insérer, au travail, même, quand, ils sont correctement, qualifiés ? Pourquoi, pour tant, d’entre eux, autant, d’inactivité, de précarité, déqualifications, bas salaires… ? Pourquoi, tant, d’insatisfactions, des employeurs, comme, des jeunes employés, aussi ? Pourquoi, tant, de juniors français, sont-ils, hors, du champ professionnel, avant, vingt-cinq ans, comparativement, à leurs semblables occidentaux ? Pourquoi, la stabilisation professionnelle, de la plupart, des jeunes, n’intervient-elle, qu’à la trentaine… ?

 

Autant, de questions, si « candides », sans doute, mais, qui taraudent tant, les esprits, de notre jeunesse, depuis, trente ans ! Notre dynamisme, d’entreprise, notre croissance, stagnent. Faute, des réformes, reconversions nécessaires, de notre économie, menées, par la plupart, des pays, d’Occident, dès, le début, des années 1980. Nous perdons, des emplois, avons, des difficultés conjoncturelles, infra et, superstructurelles, à en créer. Les places, toujours, plus raréfiées, deviennent fort « chères », réservées, à tout niveau. Tout, se verrouille. Les « féodalités, à la française », petites, moyennes ou, grandes, reviennent, plus, que jamais, en force ! Aux dépens, du pays, comme, de tous ses citoyens.

 

Quand, pour le moindre poste, qualifications solides, expérience professionnelle minimale, appuis efficaces, sont exigés, de nombreux jeunes, sont exclus. À la moindre, petite récession passagère, ce sont, en toute priorité, les adojuniors, qui restent, sans emploi. Il y a, aussi, notre aberrante tradition mentale, qui croit encore, ineptement, que « la valeur attend, le nombre, des années ». Les impératifs concurrentiels, de sophistications professionnelles, de pointe, sont devenus, des plus draconiens. L’on estime alors, à tort ou, à raison, que les adojeunes ne sont pas, les mieux armés, pour y faire face. De même, que les seniors, également. Les formations théoriques juvéniles ne sont, souvent, pas des mieux adaptées, aux réalités, de l’emploi. En se multipliant, les diplômes se sont banalisés. Les postes, de responsabilités, sont fort limités, alors, que les parchemins, des études supérieures longues, explosent. Tous, leurs détenteurs, ne peuvent, y prétendre, or, seule, une « étroite minorité élue », souvent, après, de longues années, d’attente, avant, l’emploi et, en celui-ci. Déclassements, frustrations, l’emportent fort.

 

De plus en plus, de diplômés, « de haut rang », doivent accepter, des postes, très subalternes, des rémunérations modestes. Eu égard, à leurs certifications. Le diplôme générateur, « quasi automatique », d’ascension sociale, lors, des Trente Glorieuses, (Occident, 1945-1975), est révolu. Il faut, de nouveau, préalablement, faire ses preuves, par l’expérience, de terrain. En outre, pour les employeurs, la « lisibilité », des cursus, diplômes, est mauvaise, le maquis, de ces formations, souvent, trop flou. Ils ne veulent et, ne peuvent prendre, de risques excessifs, pour recruter, en un pays, où, la conjoncture économique, est fort difficile, aléatoire. Les lourdes charges, le licenciement, si strictement, encadré.

 

Ils préfèrent embaucher, un diplômé, de plus, de vingt-cinq ou, trente ans. Déjà, aguerri, par l’expérience professionnelle réussie, de terrain. Qui a fait ses preuves. Un jeune diplômé, des plus sélectives Grandes écoles et, meilleures formations professionnalisées. Cela, signifie, que la plupart, des formations, diplômes, de l’enseignement secondaire, non professionnel et, supérieur universitaire, n’ont nuls, débouchés professionnels naturels. Hormis, les concours, d’enseignement et, de la Fonction publique. C’est la raison, pour laquelle, de plus en plus, de jeunes, « se ruent », frénétiquement, vers ces voies, outre, l’attrait, de la sécurité, de l’emploi. Ce qui ne peut impliquer, la meilleure motivation, pour travailler.

 

Cependant, pour des raisons, de fortes restrictions budgétaires, redéploiement, des effectifs, missions, de l’État, ces postes sont, de plus en plus, rares et, indisponibles. En outre, ce sont des concours, très sélectifs, beaucoup, de jeunes, y postulent, bien peu, y réussissent. Notre jeunesse est à la peine, car, nous observons, un déclassement, des niveaux, d’études, actuels, au rang, de ceux, de diplômes inférieurs, du passé. De plus en plus, de juniors, obtiennent, des emplois, à un niveau moindre, auquel, ils auraient pu prétendre, qu’une, deux, trois décennies, plus tôt. Ainsi, bien, des diplômés, du brevet des collèges, acceptent, un poste, réussissent, un concours, de niveau, sans diplôme exigé. Un bachelier, un travail, de niveau brevet. Un licencié, du supérieur, un emploi, de bachelier. Un diplômé, de master 2, une responsabilité, de licencié… Seuls, les diplômés, des Grandes écoles, « s’en sortent correctement », mais, moins aisément, qu’avant. La double formation, la personnalité, l’originalité, des parcours et, la force mentale, comme, les expériences extraprofessionnelles…, comptent, de plus en plus.

 

Les « oiseaux rares » sont recherchés, en toute priorité, or, peu, peuvent prétendre, en faire partie. Les procédures, d’embauche, sont toujours, de plus en plus, complexes, exigeantes, « impitoyables ». Elles s’apparentent, à de vrais « parcours, du combattant », avec, des tests, d’évaluation, de logique, élaborés, de délicates, mises en situation, concrètes, professionnelles. En concurrence collective, entre candidats, périodes d’essai rallongées… Les classiques CV, curriculum vitæ, lettres, de motivation, entretiens, d’embauche, même, successifs, avec, divers interlocuteurs, ne suffisent plus. Les études, la jeunesse, ne sont plus, des critères suffisants, pour prédire, la réussite, de carrière.

 

La néogénération professionnelle est déclassée, comme, elle l’était, sous, l’Ancien Régime français (1589-1789). Avec, ces bourgeois diplômés, de fort haute valeur, or, dont, la carrière était, des plus limitées, par l’absence, de tous quartiers, de noblesse, le plus souvent, indispensables. Pour parvenir, réellement. Par rancœur personnelle, nombre, d’entre eux, allaient « servir », la Révolution, (France, 1789-1799)850. De plus en plus, de jeunes, occupent, des « petits emplois », postes, d’appoint, de façon, saisonnière, notamment, durant, les congés scolaires officiels. Même si, la société française n’est pas, encore, assez favorable, à l’autonomie financière juvénile.

 

Les juniors travaillent, pour leur « argent, de poche », ou, même, à plein temps, par nécessité économique, pour payer leurs études, par exemple. Cela, est très formateur, à tous points, de vue, contribue, fortement, à l’autonomie, la responsabilité, la confiance, en soi, des adojeunes. Ce fait étant, très fréquent, en Amérique et, Europe, du Nord, bien plus, que « chez nous ». À condition, bien sûr, que cela, soit compatible, avec les études, la réussite scolaire, la santé et, ne leur nuise, en rien. La dureté, des tâches, à accomplir, le temps hebdomadaire, en emploi, doivent alors, être limités.

 

Depuis, déjà, trente ans, les jeunes, le marché, du travail, ont donc, les plus grandes difficultés, à vraiment, « se rencontrer, s’entendre », en vrai « désamour ». Entreprise, jeunesse, ont grand besoin, l’une, de l’autre, pourtant, que de grandes défiances réciproques ! Les « petits emplois », des adojuniors, à l’image, de ce qui se pratique, dans le monde anglo-américain, mais, à un degré, bien moindre, sont donc, devenus incontournables. Pour tous, les treize – vingt-quatre ans, en études ou, dans la vie, dite, active, pour des raisons, d’autonomie, d’expériences, de vie, d’argent, de poche. Par nécessité économique, de pure subsistance matérielle, comme, d’expérimentations préprofessionnelles.

 

Les jeunes français n’y ont, pourtant, pas encore, assez, recours. Soit, par manque, d’idée, de volonté, motivation, pour des raisons, notamment, culturelles, par insuffisance, d’ancrage, en nos traditions. Surtout, par l’absence, de possibilités concrètes suffisantes. En terme, d’offres, d’emploi, pour juniors, saisonnier ou, à l’année, à temps partiel ou, plus ou, moins, complet. En un contexte général, de pénurie, d’activité, les embauches, de jeunes, ne sont pas prioritaires. Les employeurs, qui seraient enclins, à cela, en sont fort dissuadés, par les charges sociales excessives, démarches administratives, trop lourdes. Une réglementation juridique, certes, de protection, des juniors, notamment, mineurs, trop contraignante… Ce qui fait, que les emplois, d’appoint, sont quasiment, réservés, aux majeurs, ce qui est regrettable, prive, les plus jeunes, d’apprentissages, très formateurs. Tant, qu’ils sont compatibles, avec leurs études, leur santé, physique et psychique. Même, pour les « dix-huit – vingt-quatre ans », il est, de plus en plus, difficile, de décrocher, ces précieux « petits emplois », tant, la demande, excède toujours, l’offre. Le relationnel, les appuis, l’emportent, de plus en plus, pour les plus modestes, des postes851.

 

Non-étudiants, non-diplômés, même, pour servir, frites, hamburgers, sodas, dans la simple restauration rapide, sont défavorisés. Ce qui est, un non-sens absolu. Nos jeunes se rendent compte, avec dépit, colère, que, même, les plus petites gratifications, leur sont, de moins en moins, accessibles, en leur pays. Si, d’ « héroïque aventure », ils y parviennent, malgré tout, ils se font, bien souvent, exploiter, de la façon, la plus « éhontée ». Tant, en terme, de salaires, que d’horaires, de conditions, nature, de l’emploi, qui leur revient. Généralement, « le pire », leur est réservé. Les réglementations existantes, sont plus, des dissuasions, à leur embauche, que de réelles, protections, suffisamment, efficaces, du travail juvénile !

 

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Pour les juniors interrogés, les vocations professionnelles sont, surtout, médicales, paramédicales, à 13 pour cent. Dans l’industrie, à 9 pour cent. Les arts, la création ou, les sports, à 9 pour cent. Dans le domaine administratif, à 9 pour cent. Les sciences et, les métiers, de l’ingénieur, à 8 pour cent. Puis, le commerce, à 8 pour cent. L’enseignement, à 7 pour cent. Puis, la Justice et, Police, à 5 pour cent. Les services, à 5 pour cent. La communication, à 4 pour cent. Le social, à 4 pour cent. L’armée, à 3 pour cent. L’artisanat, à 3 pour cent. L’agriculture, à 1 pour cent. Autres, 4 pour cent. Ne savent pas, 9 pour cent. Les jeunes sont optimistes, quant au pronostic, de réalisation, de leur projet professionnel. La note moyenne, de ce prévisionnel, est de 6,9 sur 10. 36 pour cent, des juniors interrogés, disent 8 et, plus.

 

Les souhaits, des adolescents, en matière, de catégories socioprofessionnelles, de métiers, choisis, sont de 35 pour cent, pour la corporation, cadres supérieurs, professions libérales. 22 pour cent, pour la catégorie employés. 16 pour cent, pour la corporation professions intermédiaires. 7 pour cent, pour la catégorie ouvriers. 7 pour cent, pour la corporation « autres professions ». Puis, 5 pour cent, pour la catégorie artisan, commerçant, chef d’entreprise. 1 pour cent, pour la corporation agriculteurs. 9 pour cent, ne savent pas. Dans la réalité, selon l’Insee, en 2005, au sein, de la population active, en France, les employés, sont 29 pour cent. Les ouvriers, 24 pour cent. Les professions intermédiaires, 23 pour cent. Les cadres supérieurs et, les professions libérales, 15 pour cent. Les artisans, commerçants et, chefs d’entreprise, 6 pour cent. Les agriculteurs, 3 pour cent. Les métiers, les plus cités, par les jeunes, sont acteur, musicien, chanteur, enseignant ou, médecin. Également, éducateur, militaire, journaliste. Puis, puéricultrice, vendeur, secrétaire, infirmier, coiffeur, policier, mécanicien. (Pfizer, France, 2006)852.

 

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Il y a encore, quatre décennies, cette jeunesse était considérée, comme, un réel ferment, de progrès, dynamisme. Par le monde, du travail, la sphère professionnelle, comme, le moyen, par excellence, de se réaliser, devenir, pleinement, adulte. Désormais, cette tendance s’est, totalement, inversée. Les employeurs potentiels, ne se prennent toujours, à « appréhender », la néogénération, que tel, « répulsif vecteur », de charges sociales, financières, rédhibitoires. Ferment, d’immaturité, d’incompétence, voire, de subversion ou, encore, corvée, d’encadrement, de formation… Les jeunes redoutent beaucoup, l’entreprise, d’abord, ressentie, telle, institution exploiteuse, paternaliste, autoritaire, comme, des plus aliénantes. Les avantages, du « statut adulte », jadis, encore, si prisés, sont éclipsés, par les lourdeurs, de la contrainte disciplinaire, en termes, d’efforts, de ténacité. Pour des postes, généralement, dévalués, précaires, sous-payés, inintéressants, dépourvus, de vraies possibilités, de mobilité sociale, responsabilités. Pour le plus grand nombre.

 

La jeunesse répugne, à subir, l’autorité patronale, après, la « férule » parentale, professorale. Les employeurs stigmatisent, l’indiscipline, le manque, de rigueur, travail, motivation, des jeunes salariés. Souvent, le statut, d’ « étudiant prolongé », sans véritables contraintes ou, même, le chômage et, les minima sociaux, pour qui, peut y prétendre, sont plus séduisants. Surtout, si les aides parentales, comme, le confort familial, perdurent. Ainsi, les « délices-voluptés », d’une génération adolescente insouciante, oisive, des loisirs, prolongée, au maximum, demeurent. Cette tentation est grande, elle est plus généralement, subie, que véritablement, choisie, se paie, au prix, très fort, de l’échec, la marginalité, la souffrance personnels. Une vraie orientation professionnelle, du junior, mieux construite, programmée, organisée, à bon escient, reste, à être « inventée »853. Les différents moyens utilisés, par la jeunesse, pour rechercher, trouver, obtenir, un poste professionnel actif, sont variés. Citons, la candidature spontanée, la réponse, à une offre d’emploi, déjà, parue.

 

Également, l’utilisation, de relations familiales et, autres. La transformation, d’un stage, petit emploi existants, en emploi stable, les salons… Les procédures, critères, de recrutement, de tout jeune professionnel, sont, de plus en plus, complexes, longs, sélectifs. Notamment, pour les diplômés, du supérieur, les postes, à responsabilité. Les nouveaux processus, d’embauche, des juniors, se déroulent, en étapes successives, avec, différents interlocuteurs, après, envoi, de curriculum vitae, lettre, de candidature, motivation. Seule, une petite minorité, de candidats, obtient, un entretien, d’embauche, doit convaincre, de la crédibilité, la pertinence, l’excellence, requises. En l’intérêt, de l’entreprise. Cela, vaut, pour tout, le secteur privé. Dans la Fonction publique, le concours, oral et, écrit ou, sur titres, est la règle, pour les postes, de fonctionnaires. Il est, de plus en plus, sélectif, car, les recrutements publics, sont, bien moins, généreux, que, par le passé, les postes disponibles, toujours, plus rares. Les candidats, plus nombreux, le degré, d’exigences, requis, encore, plus grand, à tous niveaux, de postes. A, pour l’encadrement, B, pour l’application et, C, pour l’exécution.

 

Pour les contractuels, de droit privé, le « processus » est celui, de l’entreprise, plus ou, moins, « simplifié ». La nouvelle grille, des formations et, métiers, du futur, est complexe, constitue, un « maquis touffu », en lequel, nombre, de jeunes, se perdent854. Désormais, tout adojeune, « normalement, constitué », garçon, comme, fille, commence, à se préoccuper, de son « destin » professionnel futur. Avant, même, l’achèvement, de ses études secondaires. Tant, il sait, que cela, déterminera, fortement, toute son existence, personnelle et sociale, durant855. Il le sait, d’autant plus, que l’époque formule des exigences, de plus en plus, élevées, en la matière et, que le coût, de la vie, croît, sans cesse. Or, en ce pays, tout comme, par le passé, le projet, de carrière, l’orientation, d’emploi, l’insertion, sur le marché, du travail, des juniors, se font, de la façon, encore, la plus aléatoire, empirique, qui soit. Faute, de vraies structures spécialisées, de guidance professionnelle, de moyens adéquats, l’improvisation, l’orientation, par hasard, défaut et, échec, prévalent. Pour le plus grand dommage, du jeune, premier touché, du pays856. Il faut, de fait, bien connaître, les arcanes, des carrières, y être introduit, pour en tirer profit.

 

Cela, défavorise, les juniors, de milieu modeste, avantage, les autres, qui peuvent bénéficier, d’appuis privés solides. Auxquels, ne peuvent prétendre, les classes populaires et, moyennes. Cela, retentit, sur les moyens, à la disposition, des jeunes, pour rechercher, trouver, un emploi. Aux uns, les outils traditionnels, telles, les annonces diffusées, pour les postes « ordinaires ». Aux autres, les possibilités relationnelles élevées, pour les emplois « supérieurs », ce qui est, des plus discriminants. Nous avons décrit, la complexité, longueur et, sélectivité accrues, des procédures, d’embauche professionnelle, des juniors diplômés, de tous rangs. Individuelles et, collectives, en entretiens, d’évaluation simple ou, mise en situation réelle, d’emploi, par oral, écrit. En réponse, à des questionnaires, tests, de logique, rapidité, d’intelligence, d’aptitude, de rigueur, précision ou, autres. De même, les concours administratifs, de la Fonction publique, sont, des plus inaccessibles, sélectifs. Les procédures, processus, d’embauche, se font, de plus en plus, en fonction, de critères, très précis, rigides, fermés, strictement, prédéfinis, codifiés.

 

Tant, la demande juvénile, de travail, est supérieure, à l’offre, de postes, des entreprises, tant, l’afflux, des jeunes diplômés, grandit. Les curriculum vitae, lettres, de motivation, sont retenus, en très petit nombre. Ensuite, les entretiens, d’embauche, deviennent, de véritables concours, sont, de plus en plus, souvent, successifs. Avec, différents types, d’interlocuteurs. Les candidats sont souvent, mis en concurrence directe, au cours, de séances collectives, de sélection. Il y a, des questionnaires, à remplir, tests serrés, à effectuer. De plus en plus, le candidat doit subir, des mises, en situation, de travail probatoire.

 

Démontrer, « in situ et, in vivo », qu’il est capable, concrètement, d’effectuer, avec succès, brio, les tâches, à effectuer, s’il était embauché. La nature, le type, des métiers, ne cessent, d’évoluer, de plus en plus, rapidement. Le temps, des carrières monogenres linéaires, à vie, est révolu. Nous en sommes, à la formation, l’adaptabilité, la mobilité, permanentes et, au recyclage continu. Les changements, d’affectations, même, de métier, au long, de la vie professionnelle, se généralisent. La « grille, des métiers », sera donc, amenée, à changer. Pour toujours, mieux correspondre, aux réalités, de la nouvelle économie. Aux évolutions scientifiques et, technologiques, comme, sociétales et, les plus, en pointe857.

 

Trop, d’hiatus, demeurent, entre les métiers pratiqués, les besoins réels, de l’économie, des populations. La France est l’un, des pays, d’Occident, où, l’on observe, le plus grand fossé, la plus grande inadaptation, entre les jeunes, leur formation, d’une part. Le marché, de l’emploi, de l’autre. La priorité demeure, le travail, des trentenaires et, quadragénaires. Le choix a été fait, de maintenir, les juniors, de moins, de trente ans, surtout, vingt-cinq, en études, stages, formations, petits emplois. La plupart, des cursus, n’ont pas, de vrai objectif professionnel, ne sont, d’aucune utilité, d’aucun secours, réels, aux jeunes. Pour trouver, un emploi et, pour les entreprises, en l’objectif, de s’adjoindre, des collaborateurs compétents et, performants. Les formations académiques se suffisent trop, à elles-mêmes. Sans se soucier, nullement, assez, de l’insertion satisfaisante, effective, rapide, de tous leurs diplômés, en l’emploi. Le système éducatif français se préoccupe, trop peu encore, du devenir professionnel, de ses diplômés. En sorties, d’études, en particulier, les universités. Même si, elles y sont, légalement, tenues.

 

Pour la majorité, de la jeunesse, de plus en plus, s’allonge, un temps, d’attente, incertain. Entre la fin, des formations initiales et, l’entrée, en une carrière stable, autonome et, rémunératrice, généralement, à l’orée, de la trentaine. En ces conditions, toujours, plus médiocres, la mobilité socioprofessionnelle juvénile, est « quasi nulle ». Peu, de jeunes, parviendront, leur vie, durant, à faire vraiment, carrière. Ce qui implique, impérativement, pleines responsabilités, autonomie, rémunération gratifiante, reconnaissance, accomplissement personnel, des plus satisfaisants, dans l’emploi… Quand, c’est rendu possible, cela, intervient, bien plus, tardivement, que dans les décennies antérieures, vers la quarantaine.

 

Les Trente Glorieuses, (Occident, 1945-1975) ont été, l’âge d’or, par excellence, de la démocratisation scolaire, du meilleur rendement, des diplômes et, qualifications. Un baccalauréat général, une licence universitaire, pouvaient, sur-le-champ ou, rapidement, mener, à des fonctions, de cadre. Aujourd’hui, ces mêmes certifications peuvent conduire, souvent, pour « un temps », au chômage. À des fonctions subalternes, d’ouvrier et, d’employé ou, à des niveaux intermédiaires. Même, les meilleurs diplômes, sauf, une petite minorité privilégiée, des plus prestigieux, d’entre eux, ne font plus, systématiquement, les plus belles et, durables carrières. Diplômé ou, pas, le jeune reste « discriminé », en tant, que tel.

 

Il faut, au junior, toujours plus, de qualifications, pour « débuter, sa vie professionnelle, plus bas, donc, finir, bien moins haut ». Les diplômes sont, plus, que jamais, indispensables, mais, plus suffisants. Ils se sont, pour la plupart, dévalués, par leur massification accentuée, plus, que par leur réelle perte, de qualité effective, supposée. Ainsi, 88,3 pour cent, des ados, candidats, au baccalauréat, sont-ils reçus, l’année 2018 ! Quand, tout jeune ou, presque, peut accéder, aux études, diplômes, la donne en est, radicalement, bouleversée. Une jeunesse, mieux formée, est bénéfique, au pays.

 

Pour autant, le nombre, de réels, postes disponibles, de responsabilité, demeure, incomparablement, moins élevé, que celui, de tous les juniors diplômés. En mesure théorique, d’y prétendre. Par exemple, il y a, en ce pays, autant, d’étudiants, en psychologie, que de praticiens, en exercice, en ce domaine, d’activité ! Les départs, en retraite, ne peuvent compenser, l’afflux, si massif, de jeunes qualifiés, sur le marché, de l’emploi. Les promotions, au sein, des entreprises, se font, de moins en moins, « en interne », à l’horizontale ou, au mérite. De plus en plus, « en externe », sur le mode vertical et, discrétionnaire. Par « parachutage », de responsables, plus ou, moins, légitimes et, souvent, « imposés », d’autorité, de l’extérieur.

 

Ainsi, la mobilité sociale, par les seuls, potentiels, savoir-faire, n’existe quasiment plus. L’on assiste, à un retour « féodal », en force, de l’arbitraire, du népotisme, favoritisme, par fait, du prince, de la pleine mainmise oligarchique, ploutocratique. En apparence, seul, le mérite, de la compétence, prévaut. En réalité, les « privilèges, de la naissance », ont encore, trop souvent, cours. Travailler, pour « gagner correctement, sa vie », n’est plus, un droit humain fondamental, de subsistance, mais, presque, un « privilège » ! Globalement, l’adojeunesse en est exclue et, au sein, de celle-ci, les catégories sociales, les plus « favorisées », sont, seront, toujours, fort « prioritaires ». Ensuite, seulement, les autres se partagent, ce dont, n’ont pas voulu, les toutes premières. Les « castes supérieures » s’arrogent, de façon, « monopolistique », les postes, les plus prisés. Les classes moyennes accaparent, les « dépouilles », bien moins, recherchées, peu prestigieuses, de l’emploi. Les milieux populaires « se contentent, des oripeaux, les moins reluisants », dont, les autres, ne veulent, en aucun cas. De façon, pyramidale, seuls, les diplômes, les plus exceptionnels, souvent, cumulés, servent, les grandes carrières858.

 

Ceux, des meilleures universités anglo-américaines, comme, Harvard ou, Stanford, Oxford, Cambridge. Plus grandes, écoles françaises parisiennes. École Nationale d’Administration, École Polytechnique, École Normale Supérieure et, École des Hautes Études Commerciales de Paris. CentraleSupélec, Mines ParisTech ou, École des Ponts ParisTech… Encore, surtout, les certifications, des meilleurs lauréats, de ces formations. Ainsi, ce sont, les diplômés, de l’Ena, ayant, les « meilleurs profils », qui seuls, intègrent, les grands corps, de l’État. Le Conseil d’État, la Cour des Comptes, l’Inspection Générale des Finances, comme, les cabinets ministériels.

 

Également, les meilleurs postes, de cadres supérieurs, dirigeants, des entreprises publiques, privées. Même si, désormais, d’autres critères interviennent, également. De même, pour les polytechniciens, également diplômés, d’une école, dite, d’application, comme, les Mines, les Ponts et, Chaussées. Les études générales l’emportent fort, sur les études technologiques, qui priment, sur les cursus professionnels. Capacités, compétences, performances, expérience, déjà, acquises, sont certes, primordiales, aussi. Or, les appuis, recommandations, relations, deviennent « incontournables », mais, ils ne sont permis, que par le milieu socioculturel élevé. L’appartenance préalable, au milieu professionnel convoité, surtout, par l’entremise familiale.

 

Pour trouver, un emploi, les jeunes majeurs sont privilégiés, aux dépens, des mineurs. Les plus, de vingt-cinq ans, sont prioritaires, sur leurs cadets, notamment, pour les postes, les plus intéressants. Comme, chez les adultes, les garçons sont plus « prisés », que les filles. Ils ont généralement, de meilleures rémunérations, des responsabilités, plus élevées. Sauf, pour des métiers, encore, typiquement ou, majoritairement, féminins, dépréciés, de nos jours. Comme, en matière sociale, éducative, sanitaire, administrative subalterne… Notre pays demeure encore, l’un, des plus « machistes, misogynes et, patriarcaux », d’Occident. C’est, à la gent féminine, que revient encore, fort traditionnellement, l’essentiel, des tâches domestiques, d’élevage, des enfants. Nous avons vu, à quel point, l’origine socioéconomique et, culturelle, prédéterminera, les hiérarchies, d’excellence, scolaire et, professionnelle. Pour l’intégration, en l’emploi, des études ont démontré, l’importance, du prénom, nom, de l’adresse, des candidats. Leur aspect physique, apparence vestimentaire, aisance physique, verbale et, assurance psychologique.

 

La richesse, pertinence, de leur discours, force, de conviction. Tous les codes, implicites et explicites, de « supériorité » ou, d’ « infériorité » psychosocioéducatifs, qui emportent alors, les adhésions ou, non. L’appartenance ethnique reste, encore, très discriminante, les nationaux, d’origine, dits, « de souche », sont privilégiés. Par rapport, aux jeunes étrangers ou, français, d’origine étrangère, notamment, issus, de l’immigration, des « pays, en développement ». Leur taux, de chômage, est beaucoup plus élevé, que celui, des autres, ce qui est inacceptable, à compétences, qualifications, égales. L’orientation sexuelle minoritaire peut, aussi, défavoriser.

 

Le parcours personnel, d’études et, d’emploi joue, aussi, un très grand rôle, dans l’insertion professionnelle, de la jeunesse. Les employeurs ont tendance, à privilégier, les personnalités, les plus équilibrées, trempées et, les juniors, les plus titrés, qualifiés, expérimentés… Ce qui peut, se comprendre, face, à l’afflux, de diplômés, mais, est souvent, excessif, en notre pays, tant, les exigences, se sont accrues. Les goûts, aptitudes, comme, débouchés professionnels, interviennent, également, dans le choix, d’un métier et, les possibilités, de l’exercer, pour tout adojeune. L’habitat résidentiel, d’un junior, compte aussi, beaucoup859.

 

La ruralité peut poser, des difficultés, en terme, de transports, bassin, d’emploi, suffisamment, développé. Nombre, de juniors, sont amenés, à quitter, leur milieu géographique, d’origine, pour travailler, en milieu urbain. Les jeunes, des banlieues périurbaines, notamment, défavorisées, souffrent, de fortes discriminations, à l’embauche. Ils manquent, de débouchés, d’emploi, s’ils souhaitent rester, en leur zone, d’habitat. Les juniors, des milieux urbains, et, notamment, des villes, de plus, de cinquante ou, cent mille habitants ont, certes, plus, de facilités, de travail. Ils sont, également, en compétition sévère, avec, de nombreux jeunes locaux. Les deux chocs pétroliers, de 1973 et, 1979, signent, la fin, de la « prospérité », du plein emploi, des « Trente Glorieuses ». (Occident, 1945-1975). L’on assiste alors, à la fin, des nouveaux postes « pléthoriques » et, de la pleine croissance, des investissements, « tous azimuts ». D’un chômage, encore, quasi confidentiel et, d’un consumérisme, des plus massifs, en développement exponentiel continu. Le temps, de la globalisation mondiale et, des ruptures vient, depuis, 1975, au cours, des quatre décennies ultérieures, qualifiées, de « Quarante Honteuses ». En lesquelles, la jeunesse a été perdante !

 

L’ère postindustrielle, qui caractérise, notre temps, bouleverse, de fond en comble, le marché, de l’emploi. Les secteurs secondaires industriels, comme, primaires agricoles, s’effondrent, au bénéfice, du domaine tertiaire marchand. Des services, non matériels, aux entreprises et, aux particuliers. De même, dans le seul, secondaire, le travail, non ou, fort peu, qualifié, de simple exécution, laisse place, de plus en plus, à l’emploi qualifié. Même, « surqualifié », de pointe et, de conception. Dans le tertiaire, en revanche, prédominent encore, souvent, les tâches, de compétences subalternes. L’exigence, à l’égard, du rendement, des aptitudes, du travailleur, croît aussi. En matière relationnelle, d’autonomie, de polyvalence, capacités et, d’adaptabilité, d’initiative propre, de disponibilité, souplesse. De dynamisme, résultats, d’excellence, de forte rapidité, d’innovation, de progression… Il s’agit, de tout un ensemble, exigeant, de savoir-faire, savoir-être, faire-savoir. Des emplois disparaissent, d’un champ, d’activité, mais, d’autres, se créent, en d’autres secteurs, de travail. Les personnels, des uns et, des autres, restent fort peu mobiles et, interchangeables. Avec, délocalisations, fermetures, licenciements, à la clef.

 

Le contrat, d’embauche, traditionnel stable, se raréfie, notamment, pour les jeunes. Employeur unique, durée illimitée, plein temps, droits, du travail, protection sociale, du salarié. Il devient fluctuant. Employeurs multiples, durée limitée et, temps partiel, statut professionnel et, social précaire, phases, de chômage, récurrentes. Généralisation, des stages, postes, d’intérim, petits emplois déqualifiés, sous rémunérés, très déconsidérés. L’emploi classique qualifié, durable et, valorisant, perdure, se renforce même, car, il est devenu, le quasi-monopole, réservé, aux adultes primés. En « plein dynamisme », entre vingt-cinq et, quarante-cinq ans.

 

En amont, les juniors et, en aval, les seniors, en sont, le plus souvent, largement, exclus. Les moins, de vingt-cinq ans, en France, sont parmi, les jeunes occidentaux, les plus « absents », de l’emploi. Les juniors actifs, de seize – vingt-quatre ans, ne représentent, aujourd’hui, guère plus, de 9 pour cent, de l’ensemble, de nos travailleurs ! Contre, 20 pour cent, à la fin, des Trente Glorieuses. Un quart, seulement, des moins, de vingt-cinq ans, sont dits, actifs. Les postes, jadis, ouverts, aux jeunes, ont disparu. Les exigences, au premier emploi, en matière, de formation, comme, de compétences et, d’expérience, ne cessent, de croître. De façon, inutile et, abusive.

 

Les emplois favorisés sont réservés, aux adultes, d’âges médians, notamment, masculins. Le taux de chômage est le rapport, entre le nombre, d’adojeunes, sans emploi et, celui, des juniors, en activité. Ce taux est élevé, 19 pour cent, 9, au Canada. Les jeunes prolongent, de plus en plus, leurs études, sont, de plus en plus, scolarisés. De moins en moins, des travailleurs, en emploi professionnel. Ils sont donc, de moins en moins, des « chômeurs », au sens strict, du Bureau International, du Travail. Il n’en demeure, pas moins, vrai, que bon nombre, de juniors, aimeraient, être autonomes, obtenir, un emploi, « gagner, leur vie ».

 

Qu’ils prolongent, leurs études, à l’infini, non pas, tant, toujours, pour améliorer, en soi, leur formation, leurs chances corrélées, d’insertion professionnelle. Or, car, ils ont désormais, parfaitement, intégré, l’idée, qu’en France, il vaut, bien mieux, rester, étudiant, même, « attardé », « quasi éternel », que modeste chômeur. Nouveau travailleur pauvre, relégué et, déclassé, même, diplômé ! Nombre, de jeunes, en études, sont donc, en réalité, des « chômeurs déguisés », bien plus, que de réels, scolarisés, par libre choix, adhésion. Si l’emploi était accessible, aux juniors, il y aurait, peut-être, moins ou, « mieux », d’élèves et, d’étudiants et, surtout, bien plus, d’actifs adojeunes.

 

Réserver, toujours, un peu plus, l’emploi, aux aînés, fabrique, de façon artificielle, toujours, plus, de juniors, en études, « à rallonges ». Ce phénomène voulu, n’est pas autant, développé, ailleurs, en Occident, notamment, au Royaume-Uni ou, en Allemagne. Pays, pourtant comparables, au nôtre. Quant au taux, d’emploi, il est le rapport, entre le nombre, d’adojeunes actifs et, tous les juniors, de la même, classe d’âge juvénile. En en tenant compte, le chômage réel, des moins, de vingt-cinq ans, est de 10 pour cent. Le chômage, des jeunes, en France, concerne, surtout, les juniors, non ou, peu qualifiés, certes, minoritaires, mais, en nombre, non négligeable ! Cent mille jeunes quittent, chaque année, le système, d’enseignement secondaire, sans diplôme, quasi, autant, les études supérieures. Aujourd’hui, la jeunesse se partage, entre formations et, productions marchandes. Elle est donc, bien plus, encadrée et, institutionnalisée, qu’avant, les années 1960. Depuis, le début, des années 1980, les adojuniors, en études, sont devenus majoritaires, dans tous les milieux sociaux. En moyenne, la formation se terminera, cinq ou, six ans, après, l’âge minimum obligatoire, de fin, de la scolarité, encore, fixé, à seize ans.

 

Soit, vingt-et-un / vingt-deux ans. Il y a, donc, de moins en moins, de jeunes, en emploi. Ceux, qui le sont, avant, l’âge, de vingt-cinq ans, sont plutôt, déqualifiés. La norme actuelle est, de fait, de jauger, tous les adojeunes non diplômés, comme, non valables, non employables. En France, face, à l’emploi, nos juniors connaissent, un taux important, de chômage, et, un taux, d’emploi, au plus bas. Un taux, de scolarisation, massif et, un taux, d’inactivité, quasi inexistant. Contrairement, à d’autres pays, « inactivité », chômage, des jeunes français, sont quasiment confondus. La plupart, des juniors, en emploi, exercent, des métiers, non qualifiés, précaires. Ce système, si sélectif, d’exclusion, « anti-jeunes », typiquement, français, a été délibérément, voulu et instauré, pour protéger les aînés, tous prioritaires. Les juniors étant réputés, pouvoir « attendre leur tour », après, l’âge, de vingt-cinq, surtout, trente ans. Le modèle, de société, français, étant, en tous domaines, depuis, toujours, de conception malthusienne et, limitative. Le travail, le plus subalterne, est donc, « réservé », en toute exclusivité, priorité, aux jeunes. Alors, que depuis, un demi-siècle, l’emploi se « surqualifie », pour la population active adulte.

 

Irrémédiablement, la plupart, des juniors garçons, continuent, à être ouvriers, les jeunes filles, employées. Cela, concerne, les trois quarts, des juniors actifs, contre, un peu plus, de la moitié, seulement, de tous les actifs français. Les emplois, les plus « médiocres, spécifiques », sont d’abord, juvéniles, ainsi, qu’à temps partiel. Un tiers, des jeunes, en postes, d’activité, le sont, à temps limité, jamais, complet. En outre, tous les juniors, issus, des immigrations, notamment, africaine et, nord-africaine, sont, généralement, moins diplômés. Donc, moins ou, moins bien employés, dans la vie active, que les autres. Même, les diplômes, les protègent, moins encore, du chômage, que pour les autres jeunes. L’emploi stable, leur est toujours, moins accessible. Les discriminations, les plus défavorables, raciales et, sociales, à l’embauche, restent légion. Même, en cas, de très bons diplômes, de l’enseignement supérieur. En l’emploi, proprement dit, ces mauvais comportements, sont fort courants, à l’égard, des juniors actifs, d’origine non autochtone et, européenne. Ils peuvent perdurer, prendre, toutes formes, de défavoritismes injustifiés, injustifiables. La rareté, du travail, nourrit, les dérives. (Nicole-Drancourt et al., 2006)860.

 

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Début, janvier 2012, l’institut de sondages d’opinion, l’Ifop, établit, un « baromètre, de l’humeur, des jeunes diplômés », auprès, de 450, d’entre eux. 51 pour cent, de ceux, en quête, d’emploi, pensent, qu’ils ont peu, de « probabilités », d’intégrer, la vie active, à l’échéance, des six mois, à venir. Les diplômés, de licences, sont les plus pessimistes. Les plus « confiants », sont tous les diplômés, de Grandes écoles, lesquels, estiment, à 71 pour cent, qu’ils auront, du travail, d’ici, un semestre. Le parchemin académique n’est plus considéré, par les jeunes français, comme, le meilleur, des « talismans antichômage ». 44 pour cent, des juniors diplômés, en recherche, d’emploi, ne le considèrent plus, comme, une vraie « garantie », d’embauche. 73 pour cent, des jeunes, sont convaincus, que les élections présidentielles, de l’année, n’auront nul, impact, sur leur sort. (Ifop, France, 2012)861. Ils penseront, de même, lors, de celles, de 2017 !

 

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Ceci, illustre, une fois, de plus, que très lucides, les juniors ont parfaitement, intégré, l’idée, qu’en France, la jeunesse, même, bien formée, n’est jamais, prioritaire. Diplômée ou, non, elle sait, qu’elle devra peiner, avant, de pouvoir, s’insérer, activement. Car, les aînés, sont bien mieux, protégés, aux dépens, des cadets. Seules, les élites, très minoritaires, des meilleures, Grandes écoles, peuvent prétendre, le mieux, évoluer, dès, la fin, des cursus862. Ce qui les rend, alors, à raison, toujours, plus optimistes, que leurs « infortunés congénères », moins bien, labellisés863. Depuis, trente ans, les jeunes, de France, ont compris, que le diplôme, était indispensable, or, insuffisant, pour réussir, s’intégrer, s’épanouir. Ils savent que, de plus en plus, le « mérite » personnel, l’effort, la persévérance, sont supplantés, par maints critères, bien moins légitimes.

 

La prééminence socioéconomique, culturelle, d’origine, les relations idoines, d’entregent, la maîtrise, des subtils codes, de l’excellence… Seule, une petite minorité, bien née, de l’élite, peut, y prétendre. Laquelle, peut être évaluée, à 0,1 pour cent, d’une génération, au maximum. Ce qui correspond, aux lauréats, des dix, quinze, très Grandes écoles françaises, de tête. Via, les meilleures classes préparatoires. Lesquels, « trustent », l’essentiel, des « prébendes, à vie ». Il revient, à tous les autres, « ce qui demeure », c’est-à-dire, « pas grand-chose ». Telle est, la démocratie républicaine française. Moins vertueuse, en l’espèce, que bien, des monarchies occidentales, actuelles ! Travailler, n’est plus « nécessité », mais, « apanage ». Le patronat, de France, en est réduit, à dire, que : « Si l’école, faisait, son travail, j’aurais, du travail » ! (Medef, France, 2017). Tant, le jeune français, est fort mal préparé, en sa formation théorique, à l’emploi, directement, pratique et opérationnel, de terrain.

 

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Le documentaire sociologique, Dix-sept ans, (France, 2003), de D. Nion, présente, le parcours, de Jean-Benoît, jeune prémajeur. Lequel, suit, comme, apprenti junior, une formation professionnalisée, concrète, de niveau secondaire, en alternance, de mécanicien diéséliste. Le jeune « se forme », à son métier, en cours pratiques, comme, théoriques et, travaille, sur le terrain, auprès, d’un « maître-patron ». Pour parfaire, tout son savoir-faire technique et, exercer, en situation réelle, sa profession, à venir, de mécanicien. Le film décrit, très bien, les grandes aspirations, les doutes, satisfactions et, frustrations, adhésions, découragements, d’un junior.

 

Peu à peu, plongé, dans le « monde réel », du travail, tout en apprenant, parallèlement. Ce vidéogramme a l’intérêt, de dévoiler, tous les états d’âme, d’un jeune garçon, de dix-sept ans, qui s’exprime, directement et, très librement. Au sujet, de sa formation professionnelle, comme, du monde, du travail. Également, de sa vie familiale, affective, comme, récréative. Il n’est pas facile, de « grandir », pour un adolescent mineur. Tout particulièrement, quand, l’on est déjà, confronté, aux exigences, de la vie active ou, quasi telle ! Cela, est toujours, possible, avec toutes les gratifications personnelles, que cela, implique. En dépit, de tous les efforts, persévérances, aléas, requis. Pour réussir et, s’épanouir, au mieux864.

 

Un autre exemple, de formation « professionnalisée », ici, d’enseignements supérieurs, est celui, de Valentine. « Figure phare », de la comédie romantique cinématographique, franco-italienne : L’Étudiante. (C. Pinoteau, 1925-2012, 1988)865. Valentine « se forme », au métier, d’enseignante, préparant, l’agrégation, de lettres classiques. Tout en étant déjà, en la vie active, comme, professeur, dans le secondaire. Le film sort, à la fin, des années 1980. Époque, où la stature, de l’étudiant moderne, commence, à émerger. Celui, des formations supérieures, de masse. Lequel, accomplit, de plus en plus, des études, liées, à un projet et, débouché professionnels précis.

 

Parallèlement, à un emploi, qui peut être, du même secteur d’activité. Ce qui correspond, à une bonne préparation concrète, du métier envisagé. Loin, du traditionnel modèle périmé, des purs cursus universitaires, dilettantes, généralistes, comme, abstraits. Qui avaient moins, pour ambitions, l’emploi, que l’ « accomplissement intellectuel » personnel, gratuit et, désintéressé. Les enseignements supérieurs, d’aujourd’hui, ne forment plus, des « esprits », mais, des « professionnels ». Pour autant, ces étudiants, même diplômés, s’insèrent, plus tardivement et, plus difficilement, que par le passé, sur le marché français, de l’emploi. L’on est passé, de la génération Tanguy, à la « génération tangage ».

(M. Fize, sociologue français contemporain, de la jeunesse).

 

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Inclusion adoJuvénile, toujours, plus incertaine, au sein, des métiers

 

En fonction, de leur qualification, parcours professionnel ou, l’absence, de ces derniers, les jeunes sont amenés, à « faire véritablement, carrière ». En assumant, des tâches, de direction et, conception. Ou, simplement, « travailler », en appliquant. Pour ceux, d’entre eux, les plus, en difficulté, « végéter », en un emploi, d’exécution. Sans compter, le chômage, l’inactivité, la succession, de petits travaux, d’appoint, mal rémunérés, peu gratifiants, subalternes. Faute, de mieux, pour des raisons, purement, alimentaires. « Faire carrière », consiste, à occuper, par libre choix, progressivement, des fonctions, des plus intéressantes, lucratives, d’encadrement, importantes. De plus en plus, élevées, au fur et, à mesure, du temps, des belles promotions professionnelles successives. Cela, est plutôt, réservé, à une minorité, de juniors surdiplômés, de milieux socioculturels supérieurs, préalablement, gratifiés. Généralement, ces jeunes ont des parents, déjà, installés, dans les hautes sphères hiérarchiques, de leurs métiers respectifs.

 

Finalisation, d’un projet, de carrière, fixation, d’un objectif raisonnable, manquent, trop souvent, à l’appel, en temps incertains. D’autant plus, que les vraies vocations précoces, sont rares et, les jeunes ne savent souvent, que choisir ou, y répugnent, par peur, de se tromper. Ils veulent, de plus en plus, s’épanouir, en leur travail. Le temps, des « investissements » absolus, « corps et âme », des « yuppies », pour l’entreprise, est révolu. En société, qui prône, l’épanouissement individuel, à tout prix, la « terreur panique, de rater », sa vie professionnelle, habite, la jeunesse. Avec, tout ce que cela, implique, en « malheurs » sociaux et, personnels connexes. Elle sait, pertinemment, que le niveau, de vie, de ses aînés, est, pour elle-même, hypothétique, tardif, dur, à atteindre. En contexte, de tergiversations, d’atermoiements adojuvéniles, la transition, entre les études et, le métier, est rendue, fort hasardeuse, difficile. De plus en plus, de temps, s’écoule, entre la fin, des formations, le premier emploi, la stabilisation professionnelle, surtout. Il faut, en moyenne, attendre, l’âge, de la trentaine. Auparavant, des ajustements progressifs et, des « allers et, retours », entre, l’activité stable, instable ou, l’inactivité, s’accroissent fort866.

 

L’un, des grands maux, de notre pays, réside, en de trop fréquentes inadéquations. Entre, des études et, diplômes « théoriques », non adaptés, non opérationnels, pour l’emploi. Un univers, d’entreprise, en prises directes, avec les mutations, de plus en plus, « fulgurantes », du monde. Notamment, économiques, scientifiques, technologiques. De nets progrès, ont été accomplis, mais, restent insuffisants. Nos jeunes ne sont pas assez, préparés, à un contexte professionnel, dont, ils ignorent, à peu près, l’essentiel. Même, les stages, qui se multiplient, pendant et, après, les études, sont souvent, inadaptés, inopérants. Les employeurs stigmatisent, cet état, de fait. Paradoxalement, en période, de fort sous-emploi, beaucoup, d’entre eux, peinent, à pourvoir, de nombreux postes. Lesquels, restent vacants, faute, de candidats « adéquats ». Les diplômes, formations, s’étant démultipliés, depuis, vingt ou, trente ans, ils se sont dévalués. Non, par une qualité moindre, mais, par leur banalisation, même, le nombre, sans cesse, plus élevé, de leurs détenteurs. Ainsi, le nombre, de bacheliers, a doublé, depuis, vingt-cinq ans. Le diplôme protège encore, du chômage. Plus, il est élevé, rare, plus, les « chances », de recrutement, augmentent.

 

Seuls, les parchemins, les plus sélectifs, rares, si possible, doubles ou, plus, autorisent, le vrai « banco professionnel ». Même, les nouveaux, masters 2 universitaires, ne garantissent plus, à eux seuls, l’accès, à des fonctions, d’encadrement. Seuls, les diplômes, des très Grandes écoles, des Mba : labels, de gestion, des affaires, conservent, encore, plutôt, à leurs heureux détenteurs, ce « privilège rare ». Leur insertion professionnelle, est plus rapide. Ainsi, 82 pour cent, des lauréats 2006, des Grandes écoles, ont trouvé, du travail, en moins, de deux mois867. Pour les autres, la recherche, d’emploi, oscille, en moyenne, entre six et, douze mois, voire, plus, selon, les formations. Il faut, aujourd’hui, bien plus, de qualifications, que jadis, pour obtenir, moins, de gratifications, d’emploi. En notre pays, les « élus primés », sont plus, des « héritiers », que des « prétendants ». Tant, la « mobilité sociale », s’est fortement, réduite, depuis, la fin, des Trente Glorieuses. (Occident, 1945-1975). L’archétype classique, s’étalant, sur seulement, trois générations, du grand-père, agriculteur, au fils, enseignant, puis, au petit-fils, cadre supérieur, est, bel et bien, quasiment révolu.

 

Aujourd’hui, le modèle socioprofessionnel, fort dominant, redevient, comme, avant, le Second Conflit mondial (1939-1945), celui, de la pure « reproduction sociale ». Le fils, de simple ouvrier, employé, le deviendra, le plus souvent, aussi, celui, des professions intermédiaires, de même, ainsi, pour l’enfant, de cadres. Les jeunes, de milieux modestes, sont défavorisés et, de plus en plus, aussi, ceux, des classes moyennes majoritaires, ce qui est très inquiétant, pour notre pays. La plupart, des juniors, « travaillent », ne font pas, véritablement, « carrière ». En ce sens, que leurs évolutions, en l’emploi et, leurs pleines responsabilités et, rémunération, promotions et, ascension sociale, restent limitées.

 

Ce qui ne préjuge pas, pour une partie, d’entre, ces jeunes, de l’intérêt, qu’ils éprouveront, pour leur métier, de la vocation voulue, par eux, pour l’exercer. Les juniors qui sont « exclus », de la vie professionnelle, ne font souvent, que reproduire, des schémas parentaux préétablis. L’on observe que, souvent, les pères et, mères ont, déjà, eux-mêmes, connu ou, connaissent encore, des difficultés, en leur vie professionnelle. Ainsi, depuis, les années 1980, l’on observe, un « chômage familial », qui touche, à la fois, les parents, comme, les enfants, notamment, les pères, comme, les fils.

 

Fragilisés, par une scolarité antérieure, souvent, « chaotique », ces jeunes sont rejetés, de l’emploi, car jugés, « non conformes ». Ils sont marginalisés, de façon, durable, voire, définitive. S’ils travaillent, c’est souvent, par intermittence, pour des emplois, d’appoint, insatisfaisants, qui les aliènent. Leur subsistance matérielle est limitée, aléatoire. Ils restent dépendants, de leur famille et, leur équilibre psychique même, est mis à mal, par les aléas, qu’ils endurent. La croissance économique, qui suit, la Libération, perdure, jusqu’aux chocs pétroliers, des années 1970. Les pouvoirs publics ne sont alors, pas amenés, à « soutenir », directement et massivement, l’emploi, notamment, des juniors.

 

Tant, les conditions, de subsistance, matérielles, sociales, du pays, sont bonnes. Tout change, avec la seconde moitié, des années 1970, quand, les réelles possibilités, de travail, de la jeunesse, commencent, à se réduire, « comme, peau, de chagrin ». Du fait, d’une conjoncture économique, de plus en plus, défavorable. Organismes spécialisés et, politiques spécifiques, de soutien, se multiplient, jusqu’à, aujourd’hui, avec, le peu, de succès, que l’on sait. Il y a, forte opposition, de la néogénération, à l’égard, de certains dispositifs, qu’elle juge discriminatoires, injustes, néfastes, à son encontre. Depuis, 1976, le premier Pacte, pour l’Emploi, des Jeunes, une centaine, de dispositifs, antichômage, toutes catégories, confondues, sont déjà, intervenus.

 

Le cap, du premier million, de chômeurs, est atteint, en 1975, du deuxième million, en 1981, du troisième, en 1993. Deux millions, en 2002. Près, de trois millions et demi, aujourd’hui ! En système, de marché, l’État ne peut suppléer, une économie défaillante, pour favoriser, l’emploi, des jeunes. De « gré ou, de force », auprès, des entreprises, de façon, autoritaire, unilatérale. Les deux logiques sont inconciliables, d’où, l’échec observé, du traitement social, du chômage. Le mémorable, cri, du cœur, désabusé, du président Mitterrand, (Homme d’État, France, 1916-1996, présidence 1981-1988 / 1988-1995), à ce sujet. « En matière, de lutte, contre, le chômage, l’on a, tout essayé ! (France, 1993)868 ». Il aurait fallu, soutenir, la croissance, l’économie, la consommation et, le pouvoir d’achat. Veiller, à une meilleure formation professionnalisée, une préparation, des juniors, au travail. Or, l’on s’est artificiellement, contenté, de vouloir « faire, de l’emploi jeune assisté », par le fait, du prince. D’assassiner, le pays, à force, de charges, d’assistanat sociaux, à outrance, en pure perte !

 

Ce vice, de conception, d’origine, ne pouvait, qu’aboutir, au fiasco français, de l’emploi juvénile. Avec, en moyenne, un taux, de chômage, des seize – vingt-cinq ans actifs, qui est toujours, au moins, le double et, plus, de celui, des adultes, depuis, trois décennies. En matière, d’activité, la jeunesse ne serait donc, que « pure variable, d’ajustement », au profit, de ses aînés, décrétés prioritaires. Les juniors pouvant « attendre », avec l’aide, de l’assistanat familial. Le monde, de l’entreprise française, n’est pas particulièrement, ouvert, aux plus jeunes. Hormis, pour la petite minorité surdiplômée, des meilleures Grandes écoles. Pour la plupart, des juniors, y compris, de plus en plus, diplômés, de l’enseignement supérieur, l’entrée, en emploi, est très difficile.

 

Même si, la qualification postbaccalauréat, protège mieux, contre, le chômage, que les diplômes inférieurs ou, l’absence, de toute certification. Comparativement, aux adultes aînés, les jeunes connaissent plus, le chômage, l’emploi inférieur, à leur degré, de qualifications, réel, des postes, à durée déterminée, courte… Même, de nombreux « petits emplois », d’appoint, qui pouvaient, « faire patienter », en attendant mieux, ont depuis, disparu. Informatisations, automatisations, robotisations, intelligences artificielles, compressions, de salariés, délocalisations, fermetures, d’entreprises, faillites et, marasmes économiques… Tout ceci, a eu raison, de pans entiers, du travail. En temps difficiles et, de compétition mondiale exacerbée, les entreprises peinent.

 

Elles ne veulent ni, ne peuvent, prendre de risques, en terme, d’embauche. D’autant plus, que le Code du travail français, encadre, le licenciement, « pour faute » et, économique, de façon, très stricte. Ce qui est bénéfique, pour le salarié, en place, non, en matière, d’embauche. Même, les stages non payés, étaient, de plus en plus, difficiles, à trouver. Tant, les entreprises recherchent, avant tout, des jeunes formés, opérationnels et, performants. Trouver, un emploi, pour nombre, de juniors, de ce pays, devient donc, un vrai « parcours, du combattant », presque, « mission impossible ». Sans compter, l’avantage, que constituent, des appuis, relations adéquats. Les périodes, d’essai, s’allongent, les mises, à l’épreuve, sont très sévères. Les contrats d’emploi, à durée indéterminée, Cdi, pour un premier poste, se font, de plus en plus, rares. Les contrats, à durée déterminée, Cdd, deviennent, la seule règle. En l’optique soulignée, de sécurisation maximale, pour l’employeur, aux dépens, du salarié. La jeunesse active française, des moins, de vingt-cinq ans, est largement, exclue, de l’emploi, car, sous-employée, discriminée, rejetée.

 

Elle est conformée, à une logique professionnelle médiocre, aliénante, peu épanouissante. Elle subit, nombre, d’entraves, à son développement, de carrière, satisfaisant, faute, de stabilité, prévisibilité, d’évolution, de mobilité, d’emplois valorisants. La plupart, de nos juniors actifs, sont obligés, de « naviguer, à vue » et, à très court terme, en leurs métiers respectifs. Le meilleur revenant, encore et toujours, aux mêmes rares privilégiés. Traditionnellement, avec le Service militaire, le baccalauréat et, le mariage…, le premier poste constituait, pour la jeunesse, le rite, de passage adulte, par excellence.

 

Cela, n’est plus, le cas, aujourd’hui, tant, cette entrée, en l’emploi, est aléatoire, tardive, malaisée, avec, des conditions, de travail, médiocres. Bien trop, souvent, des alternances, d’activité et, d’inactivité, plus ou, moins, forcées. Jamais, depuis, trois décennies, les jeunes n’ont été, aussi inégaux, face, à l’emploi. Si les juniors sont discriminés, face, aux adultes, en matière professionnelle, ils le sont bien plus, encore, entre eux. L’on peut distinguer, les diplômés, des sans-diplômes, les petits, moyens, grands diplômés. Les jeunes qui peuvent bénéficier, d’un « carnet d’adresses » déterminant, des « sans-relations »869. Les adojuniors, à fort potentiel socioéconomique, culturel, de capacités personnelles, des autres.

 

Ceux, qui ont, de l’expérience ou, non, les fortes personnalités, des plus ternes, les garçons, des filles. Les autochtones, des étrangers ou, des Français, d’origine étrangère, les diverses appétences, les différentes zones, d’habitat… Outre, les adojuniors inactifs et, les demandeurs, d’emploi, il y a donc, la catégorie supérieure, celle, des jeunes actifs, qui concevront, dirigeront, « feront carrière ». Ensuite, la simple classe intermédiaire, de ceux, qui appliqueront, suivront, « travailleront ». La position subalterne, des juniors, qui exécuteront, obéiront, « végéteront ». Depuis, la deuxième moitié, des années 1970, l’État a « multiplié », en vain, les dispositifs.

 

En faveur, de l’insertion professionnelle, des jeunes, parmi, les plus démunis. Du sans-diplôme, aux bac plus deux. Des Plans Barre, aux mesures Philippe (1976-2020), des Tuc, Ces, au Sivp, du Cip, au Cpe, des Emplois-Jeunes, à la loi Travail… Les « échafaudages », les plus savants, se sont succédé. Organismes, actions, politiques publics, en faveur, de l’emploi juvénile, ont « failli ». Ils ont été loin, d’enrayer, significativement et durablement, le syndrome, d’inemploi, de sous-emploi, mal-emploi, des jeunes. Par un effet pervers, induit, ils n’ont fait, que « stigmatiser », un peu plus, les juniors, en difficulté. Sans parvenir, à les intégrer, en de « vrais postes ».

 

Les faux emplois publics, associatifs, sociaux, aidés, ont été une impasse. L’on « recherche » toujours, la solution idoine, depuis, quarante ans ! De plus en plus, de jeunes, depuis, le début, des années 1980, connaissent, avant, leurs trente ans, de très longues phases, de chômage, déclassement, précarisation. Le « travail junior », en France, plus, qu’ailleurs, est, avant tout, chômé ou, en deçà, des capacités, qualifications, du jeune, sous-payé, limité, dans le temps. Seuls, notamment, les mieux diplômés, multidiplômés ou, employés, des services, à autrui, telle, l’hôtellerie, la restauration ou, les aides, aux personnes, y échappent, véritablement. Il existe, beaucoup trop, en France, d’emplois, payés, au Smic, le Salaire Minimum Interprofessionnel, de Croissance. Nombre, d’entre eux, ont été initialement, théoriquement, conçus, pour les seuls, chômeurs, car la plupart, d’entre eux, sont non ou, peu « qualifiés ». En réalité, ce ne sont pas, les « sans-emploi », qui occuperont, ces fonctions, mais, les jeunes qui, pour beaucoup, sont surqualifiés, pour ces postes modestes.

 

Malheureusement, ces emplois sont peu évolutifs, en terme, de rémunération, responsabilités, d’autonomie et, d’intérêt, des tâches concernées. Ils demeurent, au Smic. D’où, ce fort déclassement professionnel, d’une part, de la jeunesse française active. Cette dernière est « exclue, conformée et, entravée », en matière, de travail salarié. La valeur rituelle, de passage adulte, des débuts, de la vie professionnelle, s’est donc, perdue. Nombre, de jeunes, en leur vingtaine, « s’en sortent » moins, par leur « vrai travail », que par, les solidarités familiales, portant, « à bout de bras », leur inactivité forcée. Les aides sociales publiques, la « débrouillardise » ou, les emplois, d’appoint, déclarés ou, non. Voire, les menus « larcins », trafics, en tous genres, de l’économie parallèle, des banlieues déshéritées, les études, « à rallonge »… Les objectifs, de la profession, pour les juniors, se font, de plus en plus, malaisés, contrariés. En termes, d’autonomie, de socialisation et, d’épanouissement. Ils sont matériels, utilitaires, relationnels, d’accomplissement, moraux. Cela, devient hypothétique.

 

Subvenir, à ses besoins, en un contexte, de stagnation, des salaires, hausse, des prix, baisse, du pouvoir, d’achat. Se sentir utile, à soi-même, aux autres, à sa société, développer, des liens interpersonnels valorisants, au travail. S’accomplir humainement, par son labeur, donner une orientation, à son existence, par le « sens », de ce que l’on entreprend… Tels sont, les enjeux difficiles, souvent, hors de portée, des juniors, de moins, de vingt-cinq ans. L’emploi n’est plus, un passage symbolique, vers la maturité, le statut adultes. Autonomie, reconnaissance, utilité sociales. Il est, de plus en plus, retardé, dans le temps, ses conditions sont, souvent, des plus médiocres. Le jeune ne gagne pas, sa vie, ou, mal, demeure, très dépendant.

 

Il se sent inutile, nié et, rejeté. Les juniors actifs exclus, sont légion, en souffrent, dramatiquement. Avec, toutes les conséquences psychosociales, néfastes, qui s’ensuivent. L’emploi peine alors, à assurer, au jeune, sa pleine autonomie matérielle, morale, comme, personnelle. Sa socialisation, par la reconnaissance, comme, acteur et, partie prenante, à part entière, de la collectivité, du fait, de son labeur, est compromise. L’épanouissement juvénile amoindri, faute, d’accomplissement personnel. La formulation, des Écritures : « Tu gagneras, ton pain, à la sueur, de ton front », est rendue caduque. (Livre, de la Genèse biblique, Ancien Testament, Premier Livre, III, 16-18, Moyen-Orient, VIIIe-IIe s. av. J.-C.)870. D’un point de vue matériel, le travail, du junior, est rarement, suffisant, pour lui assurer, sa pleine subsistance, nécessaire. Il reste, dépendant, subordonné, conditionné.

 

Tant, le coût, de la vie, ne cesse, de s’alourdir. Sans, pour autant, que les salaires, notamment, des jeunes débutants, ne soient, suffisamment, indexés, sur l’indice, du même « coût, de ladite vie ». L’aide familiale et, sociale perdure souvent, aux dépens, de l’adultisme, des juniors. La meilleure façon, pour un jeune, de se sentir utile, à lui-même, aux autres, à sa communauté, est surtout, de contribuer, à sa prospérité et, à celle, d’autrui, par son labeur. Il s’agit, de ses premiers statut, label sociaux. À défaut, il ne se sent plus, vivre ni, exister. Rappelons, que le premier malheur, du chômeur, n’est pas seulement, le dénuement matériel, mais, tout autant, la souffrance, du sentiment, de rejet, solitude, d’inutilité. Le travail socialise, met l’homme, au « cœur », de ses semblables, par toutes sortes, de rituels, d’habitudes, de repères, de liens. Lesquels, occupent, structurent, balisent, sa vie, le rassurent. Désœuvré, le junior perd pied, s’isole, a honte, s’ennuie, déprime, lourdement, gravement. Il perd, ainsi, toute fierté, de lui.

 

Certains inactifs, en viennent même, à cacher, à leur entourage, leur « état, de chômeur », faisant mine, de partir, chaque jour, au travail. Tant, le fort sentiment, de déréalisation, de perte, d’identité, taraude, culpabilise. Tant, la profession demeure, le premier « marqueur social et, personnel », par excellence, en notre monde occidental. La toute première question posée, lors, d’une prise, de contact, avec une « nouvelle connaissance », n’est-elle pas, très souvent : « Que faites-vous, dans la vie ? » Peu, se sentent, le courage ni, l’envie, de répondre : « Rien » ou : « Chômeur / demandeur, d’emploi » et : « Je cherche, du travail ». Pas plus, de citer, une occupation, dévalorisée et dévalorisante ! Le travail est, certainement, une excellente source, d’accomplissement personnel.

 

Par la fierté, du devoir accompli, bon objectif atteint, des défis réalisés, de la réussite, rendue possible. Sinon, le sentiment, toujours, pénible, d’indignité, de déchéance et, d’incapacité ronge, par « autodévalorisation lancinante ». Le travail « ennoblit » l’adojeune, par le bonheur, du « dépassement, de soi », permanent, la conviction, de servir, sa destinée propre. Par l’effort, l’ascèse, la pleine ténacité récompensés, le fait, de contribuer, à un certain ressourcement intérieur, aussi humble, que soit, la tâche accomplie. Par le don, de soi, sa compétence, le façonnement, de sa personnalité, en l’action. À l’inverse, la marginalité, par la mise, à l’écart, l’incapacité, à participer et, « payer, son tribut », par son travail, abat.

 

Elle constitue, une véritable souffrance morale. Par sentiment, de vacuité personnelle, « honte sociale », cela, peut mener, à la volonté, de mort physique. Tant, l’impression, de mort, sociale, morale, « vrille », les consciences, les mieux trempées. L’emploi, l’ensemble, du monde, du travail, sont appréhendés, très négativement, par les adojeunes. L’entreprise, des « gagneurs », ne fait plus recette. Les juniors n’acceptent plus, de tout sacrifier, à leur carrière, l’entreprise. Ils privilégient surtout, leurs vie et, épanouissement privés. Jérémie, vingt-et-un ans, évoque ainsi, son emploi estival, lié, à son champ, d’études, une éventuelle carrière future, à l’auteur.

 

« Mon travail d’été, se passe bien, pour le moment. Je suis très content, du cadre, le boulot n’est pas trop, stressant. Par exemple, l’on n’avait rien, à faire, aujourd’hui, j’ai donc, participé, à un tournage. Cet après-midi, les collègues et, moi, avons regardé, le tour de France, en entier » !

 

Les jeunes, en tout début, d’activité professionnelle, sont surtout, présents, dans les secteurs, à fortes « mobilités », d’embauche. Secteur secondaire alimentaire et, primaire agricole, petit commerce, hôtellerie-restauration, services, aux particuliers et, aux entreprises… Il y a, un net « déclassement », en tout débuts, de vie active, des juniors, notamment, pour les diplômés, de l’enseignement supérieur, avec des postes, d’exécution, « de base ». L’emploi est fluctuant, instable. Le statut socioprofessionnel est mouvant, même si, le « mimétisme social » perdure. Les enfants ayant encore, tendance, à reproduire, le statut social parental, quel, qu’il soit871. Tout jeune, en nécessité, d’insertion professionnelle, aura, toujours, besoin, de tenir compte, de quatre critères marquants, spécifiques.

 

Un patrimoine héréditaire, des vecteurs, de milieu, des apprentissages adéquats, des savoir-faire particuliers. Interviennent, aussi, l’identité, du junior, l’image, qu’il a, du métier. Seule, une minorité, de jeunes, envisage, une « carrière, sur le long terme ». La plupart, souhaitent, une transition, de réflexion, entre la fin, des études et, leur choix définitif, d’un métier, son exercice. Le travail doit être valorisant, intéressant, bien rémunéré, plaire. Si le junior a choisi, un emploi spécifique, ce dernier peut alors, être fort réaliste, comme, mécanicien ou, raisonnable, comme, informaticien. Ambitieux, comme, avocat ou, inaccessible, comme, chanteur. Le métier est toujours, très largement, fonction, du milieu social, d’origine. Goûts, motivation, travail, ambition et, image, de soi, en découlent.

 

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Plus, de la moitié, des adojeunes, entrent, en la vie active, à la fin, de leurs études. L’attente, avant, le premier poste, est de un, à trois mois, pour le cinquième, des juniors. Trois, à six, pour 15 pour cent, d’entre eux. Plus, de six mois, pour un pourcentage proche. Les deux tiers, des jeunes, ont un accès, plutôt, « rapide et stable », à l’emploi. Plus, la qualification est haute, plus, l’insertion professionnelle est aisée. Cette dernière, ne concerne, que moins, d’un tiers, des non-qualifiés, la moitié, des lycéens, non diplômés. 60 pour cent, des non-diplômés, du premier cycle universitaire. En revanche, les trois quarts, des diplômés, de Cap, Bep, bac professionnel ou, technologique, intègrent bien l’emploi. 80 pour cent, des bac plus 2 ou, d’un deuxième cycle universitaire. Moins, du tiers, des diplômés, accèdent, comme, premier poste, à un contrat, à durée indéterminée. Trois ans, après, la fin, de leurs études, sept jeunes travailleurs sur dix, ont un Cdi ou, sont fonctionnaires. Plus, des neuf dixièmes, des diplômés, des Grandes écoles, sont en ce cas. Six jeunes sur dix, des premier et, deuxième ou, troisième cycles universitaires, sont en situation professionnelle précaire, en début, de carrière.

 

Les trois quarts, des diplômés, en droit ou, en sciences exactes, sont en Cdi ou, fonctionnaires, contre 60 pour cent, en sciences humaines. Il y a 7 pour cent, de cadres, chez les diplômés, des Sts, 13 pour cent, pour ceux, des Iut, près, de 90 pour cent, chez les ingénieurs et, docteurs. Cela, concerne, un quart, des licenciés, plus, d’un tiers, des titulaires, de master 1, un cinquième, des diplômés, de Deug. 63 pour cent, des titulaires, de master 2, 57 pour cent, des diplômés, d’écoles, de commerce. En moyenne, les débutants gagnent, 1 200 euros mensuels. 2 000, pour les sortants, de Grande école ou, les titulaires, de masters 2 ou, de doctorats. 1 300 euros, pour un premier cycle, 1 450, pour un master 1. (Coslin, 2002, 2017)872. Les jeunes non diplômés débutent, au Smic, un peu plus, pour ceux, qui abandonnent, sans diplôme, au seuil, des études supérieures. Le chômage frappe, un junior sur sept, trois ans, après, la fin, de ses études. Cela, concerne, plus d’un tiers, pour les non-diplômés, contre, moins du dixième, pour les diplômés, des deux derniers cycles, d’université, comme, des Grandes écoles. (Coslin, 2007)873.

 

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« Travaillez, prenez, de la peine : c’est le fonds, qui manque, le moins. Un riche Laboureur, sentant, sa mort prochaine, Fit venir, ses enfants […]. Gardez-vous […], de vendre, l’héritage […]. Un trésor est caché, dedans. Je ne sais, l’endroit ; mais, un peu, de courage, Vous le fera, trouver, vous en viendrez, à bout ».

(J. de La Fontaine, poète, fabuliste, France, 1621-1695, Le Laboureur et ses enfants, fable 9, livre V, Fables, France, 1668).

 

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En France, les seize – vingt-cinq ans, ne sont guère plus, d’un, sur quatre, à être, en la vie, dite, active. Un, sur deux, dans les pays, de l’Ocde. C’est l’un, des taux, parmi, les plus bas, d’Europe, plus, encore, de l’Occident. Surtout, comparativement, à l’Amérique, du Nord, au Japon. Cela, est notamment, dû, au fait, que peu, de lycéens, d’étudiants français, travaillent, lors, des études. Parmi, les quinze – dix-neuf ans, en formation, un dixième travaille. Pour un quart, des vingt – vingt-quatre ans. L’alternance, les petits emplois, sont moins présents, qu’ailleurs. En Europe, du Nord, Allemagne, Amérique, du Nord, au Royaume-Uni, les jeunes actifs et, en études, sont plus, de deux fois, plus nombreux, qu’en France. En moyenne, les études sont plus longues, en notre pays, qu’ailleurs. Elles s’achèveront, le plus souvent, autour, des vingt-deux ans. Chez nous, comme, ailleurs, les moins, de vingt-cinq ans, sont plus, chômeurs, que les actifs adultes. Les juniors, plus précocement, actifs, que les autres, sont, généralement, peu, moins, diplômés, que la moyenne, des autres jeunes. Ce qui accentue, le chômage, des préadultes. Les quinze – vingt-quatre ans n’ont, qu’un niveau, de formation, comparable, à celui, des quadragénaires !

 

Jusqu’aux années 1990, la durée et, le niveau, des études, ont progressé. Globalement, les jeunes contemporains sont donc, notablement, plus diplômés, que les natifs, des années 1950. Le taux de chômage actuel, des actifs, de moins, de vingt-cinq ans, atteint, les 19 pour cent, en 2019. Ce qui est supérieur, à la moyenne occidentale. Quant à la part, de juniors chômeurs, au sein, de la population générale, elle est proche, de la moyenne européenne. Autour, de 10 pour cent, du fait, d’un taux d’activité, très bas. L’insertion professionnelle, des jeunes, reste, plus difficile, en France, que dans le reste, de l’Occident.

 

De 1975, à 1995, du fait, de la progression continue, des études, le taux, d’activité, des moins, de vingt-cinq ans, a décru. Depuis, 1995, la durée, des études est stable. Le taux d’activité, des moins, de vingt-cinq ans, a augmenté, un peu, car, la simultanéité, travail-formation, a progressé, chez eux. Actuellement, le taux de chômage, des actifs, sortis, des études, depuis, un, à quatre ans, est plus fort, que celui, des actifs, de plus, de dix ans, d’emploi. Le chômage juvénile est lié, à la conjoncture économique. Les débutants sont ceux, qui ont le plus, de mal, à entrer, en l’emploi. Ceux, qui peuvent, en être éjectés, le plus facilement. La grande priorité, étant donnée, aux aînés chevronnés, aux dépens, des cadets.

 

Car les emplois, des jeunes débutants, sont généralement, temporaires. Donc, pas toujours, reconduits, notamment, en cas, de difficultés économiques conjoncturelles. Globalement, les derniers entrés, dans l’entreprise, surtout, les adojuniors, sont les premiers, à partir, en cas, de compressions, des personnels. En période actuelle, de crise économique aiguë, le taux, de chômage, des jeunes actifs, augmente, deux à trois fois plus, que celui, des adultes aînés. Il est donc, d’un cinquième, chez le junior actif, de moins, de vingt-cinq ans, près, d’un dixième, pour la population générale. L’impact, du diplôme, sur le taux, de chômage juvénile, est majeur.

 

En 2008, 38 pour cent, des actifs récents, peu diplômés, sont au chômage. 17 pour cent, pour les diplômés, du second cycle, du secondaire. 6 pour cent, pour les diplômés, du supérieur. Pour les travailleurs, de plus, de dix ans, d’ancienneté, le niveau, de diplôme, influe beaucoup moins, sur le taux, de chômage. En 2008, les peu diplômés chevronnés, sont au chômage, à 9 pour cent, les diplômés, du supérieur, à 4 pour cent. En outre, en fort pénurie, d’emploi, les adojeunes surqualifiés, occupent, des postes sous-qualifiés. Ce qui prive, de travail, nombre, de juniors, moins, peu, diplômés. La jeunesse, de France, n’est pas prioritaire ! (Mercure et al., 2011)874.

 

Un quart, des seize – vingt-cinq ans, travaillent, en France, contre, un tiers, en moyenne, en Union Européenne. Le taux de chômage, des jeunes, en France, est plus, du double, de celui, des adultes. La part, des juniors, en emploi précaire, intérimaire ou, à durée déterminée est, en moyenne, plus, du double, de celle, des adultes actifs. En moyenne, la complète stabilisation pérenne, de l’emploi, des jeunes, intervient, une décennie, après, la fin, des études. À l’orée, de la trentaine. Ce qui est, bien plus tardif, que pour la plupart, des juniors occidentaux. L’emploi, des jeunes, est souvent, déclassé. La qualification est supérieure, au niveau, de poste occupé. Un tiers, des diplômés, seraient même, concernés. Notamment, les bacheliers technologiques et, professionnels. Des intervenants publics spécifiques, aident, ces adojeunes démunis, face, à l’emploi. Il s’agit, notamment, des Missions Locales, pour l’Insertion Professionnelle et Sociale des Jeunes, ex-Permanences, d’Accueil, d’Information et, d’Orientation, Paio. Avec surtout, le Contrat d’Insertion, dans la Vie Sociale, le Civis. Devenu, depuis 2016, le Parcours Contractualisé d’Accompagnement, vers l’Emploi et l’Autonomie, Pacea.

 

Ceci, est totalement, vain, faute, de croissance suffisante, significative, d’économie saine, comme, d’équilibres financiers et, d’emploi. (Sénat, France, 2009). Pôle Emploi intervient aussi, dans l’intégration socioprofessionnelle, du junior, en association, avec les Missions locales. L’Association, pour l’Emploi des Cadres, l’Apec, aide, les diplômés, de niveau master ou, troisième cycle universitaires et, des Grandes écoles, à trouver un emploi, de niveau lié. De même, pour l’ex-Afij, l’Association, pour Faciliter l’Insertion professionnelle, des Jeunes diplômés. Le Civis était conclu, pour un an, renouvelable, une fois. Avec, prolongation possible, pour tous les juniors, sans qualification, jusqu’à, stabilisation professionnelle ou, vingt-sixième anniversaire. Les jeunes, même diplômés, de l’enseignement supérieur, toutefois, en difficulté d’insertion, sont aussi, concernés. Un référent spécifique s’occupe alors, de tout junior impliqué. Avec, des actions, d’aide, adéquates, selon, chaque cas particulier. Les jeunes majeurs peuvent, en outre, bénéficier, d’une allocation spécifique, de soutien, si besoin est.

 

Les plates-formes, de vocation, de Pôle Emploi, repèrent, chez le junior concerné, toutes les capacités requises, par un poste. Dans les métiers, qui recrutent, le plus, ou, au contraire, peu accessibles. Le jeune est alors, mis en situation, de faire ses preuves. En cas, de réussite, aux tests, le junior est donc, susceptible, d’être recruté. Le Fonds, pour l’Insertion Professionnelle, des Jeunes, Fipj, finance, des actions complémentaires, à l’accompagnement personnalisé, renforcé. Pour les adojuniors, en grande difficulté, d’insertion professionnelle. Sous forme, de soutiens directs, comme, indirects, multiformes. Le Contrat d’Autonomie, est toujours, géré, par des intervenants privés. Ces derniers coachent, les jeunes, en difficulté, pour les faire accéder, plus assurément, à l’emploi.

 

Notamment, dans les quartiers gérés, par la Politique de la Ville. Cela, concerne, les seize – vingt-cinq ans, de ces zones, en Contrat Urbain, de Cohésion Sociale, ex-Cucs. (Devenu, en 2015, Quartier Prioritaire de la Politique de la Ville, Qpv). Avec, un référent personnel, pour chaque junior aidé. Pendant, un an et demi, au maximum. Des aides matérielles et, bourses sont possibles. L’objectif est l’emploi ou, la formation qualifiante ou, la création, d’entreprise. En réalité, la plupart, des jeunes, trouvent un travail, « par eux-mêmes », sans aides extérieures. Hors, Service Public de l’Emploi, Spe. Le système, d’activité, français, privilégie, de fait, la candidature spontanée et, les relations personnelles. Quatre juniors, sur dix, trouvent un emploi, par candidature spontanée. Il y a eu, démultiplications, des dispositifs d’aide, à l’emploi, des adojeunes, depuis, quarante ans. « À tort et, à travers et, en tous sens » !

 

Ils restent tous, peu efficaces. Nonobstant, l’exclusion, d’un nombre croissant, de juniors, de la vie active, en France, ne cesse, de s’étendre. Nous l’avons souligné, c’est la pérennisation, de l’emploi, des adultes, qui est privilégiée. Non, l’entrée, sur le marché, du travail, des jeunes. Il s’agit alors, de mieux renforcer, la coordination, entre l’école et, le Service Public de l’Emploi, développer, l’action, en réseau. Faire coopérer, le réseau, des Points d’Information Jeunesse et, celui, des Missions locales, ex-Paio. Diversifier, la composition, des conseils, d’administration, des Missions locales. Varier, les recrutements, des conseillers, de Pôle Emploi et, des Missions locales. Plus, personnaliser, le suivi, des juniors, sans activité, pour mieux valoriser, leurs pleins atouts. Évaluer, les intervenants publics et, privés, du Spe, en matière, de résultats tangibles, d’insertion professionnelle durable, des jeunes. Mettre, en adéquation, compétences et, emploi.

 

Développer, le recours, aux intervenants privés, de placements. De même, que les rencontres directes, entre entrepreneurs et, juniors, en quête, de travail. Intensifier, les dispositifs, en faveur, de la mobilité. Notamment, favoriser, l’obtention, du permis, de conduire, des adojeunes. Allouer, certaines aides financières. Les stages, en entreprises, sont les périodes, de formations, en milieu professionnel. Prévues, par les règlements, des établissements, d’enseignement, dans la scolarité. Cela, concerne, les lycéens et, étudiants, dont, la formation académique, doit être doublée, par un travail professionnel, de terrain. À cet effet, une convention doit être signée, par l’école, le stagiaire, l’entreprise concernés. Les activités, du stagiaire, liées, à sa formation, sont définies.

 

La période, du stage, est fixée, ainsi, que la présence maximale, hebdomadaire, du junior, en entreprise, prévue. Doivent être, aussi, précisés, le montant, de la rémunération, les modalités, de son versement. La liste, des facilités éventuelles, offertes, par l’entreprise. Le régime, de protection sociale, de maladies professionnelles, aussi, d’accident, du travail. Les conditions, d’encadrement, du stagiaire, par le référent, d’entreprise et, par celui, de l’école. Les conditions, d’attestation, d’évaluation, de validation, de stage. Les modalités, de suspension et, de résiliation, de stage. Les modalités, d’autorisations, d’absence légitimes, notamment, pour obligations scolaires. Les clauses, du règlement intérieur éventuel, de l’entreprise, concernant, le stagiaire. Le stage ne doit, en aucun cas, faire office, d’un autre type, d’emploi, quel, qu’il soit.

 

Tout stage, de toute durée, donne toujours, lieu, à gratification financière. Ce stage peut être requalifié, en vrai contrat, de travail. Il existe, une charte, des stages étudiants, en entreprises. L’étudiant réalise sa mission et, est disponible, pour les travaux confiés, respecte les règles, spécificités, de l’entreprise, la confidentialité requise. Il rédige, l’éventuel rapport ou, mémoire, de stage, dans les délais prévus. L’entreprise propose un stage, en lien direct, avec le projet pédagogique scolaire. Elle accueille, l’étudiant, lui offre, les moyens, de réussir, sa tâche. Elle désigne un ou, des référents tutoraux. Elle délivre, une attestation officielle, de stage, afférente, aux missions accomplies. L’établissement, d’enseignement supérieur, fixe, tous les objectifs, de travail et, s’assure, qu’il y correspond. Il aide, l’étudiant, à trouver, un stage, à y être préparé.

 

Un enseignant assure, le suivi, le succès, de ce stage. Des outils, d’évaluation, de ce dernier, sont donc, mis en œuvre. S’il y a, rapport ou, mémoire, de stage, l’enseignant référent guide, conseille, l’étudiant, organise, la soutenance. Le jury comporte, un représentant, de l’entreprise. L’entreprise, l’établissement, d’enseignement, communiquent et, coopèrent, quant au stage. L’étudiant doit s’exprimer, sur la qualité, de son stage, à son école. Il s’agit, de plus, généraliser, l’accomplissement, des stages obligatoires, pour tous les cursus, de l’enseignement supérieur. De même, de la troisième, au bac, pour une « meilleure orientation ». Les stages, hors études, seraient proscrits, pour les jeunes diplômés. Leur objectif est l’emploi, non, le stage.

 

Un junior diplômé, qualifié, pour les tâches confiées, ne pourrait plus, être stagiaire, mais, professionnel, à part entière. L’accès, aux stages, pourrait être, plus ouvert, égalitaire. Contre, tout népotisme, comme, favoritisme. Depuis, 2010, le Contrat Initiative-Emploi et, le Contrat Insertion-Revenu Minimum, d’Activité, le Contrat, d’Accompagnement, dans l’Emploi, comme, le Contrat, d’Avenir, ont disparu. Pour aider les adojeunes, en difficulté d’emploi, ils sont remplacés, par le Contrat Unique d’Insertion, Cui875. Il y a aussi, les structures d’Insertion, par l’Activité Économique, Iae. Elles s’adressent notamment, aux seuls, moins, de vingt-six ans. Juniors, en difficultés, sociales et, professionnelles. Le dispositif, en œuvre, leur permet alors, de travailler, tout en bénéficiant, d’aides, d’accompagnement, adaptées, spécifiques, pour accéder, à l’emploi conventionnel classique.

 

Il s’agit, pour l’État, de mieux sensibiliser, les entreprises privées, les employeurs publics, à l’urgence prioritaire, de la formation, de l’embauche, des jeunes. À l’échelle nationale, comme, locale. Des multinationales, au très petites entreprises, en passant, par les grandes sociétés et, les petites et, moyennes entreprises. En tous secteurs. De même, aussi, pour toutes les administrations, de l’État, comme, des collectivités territoriales, tous les hôpitaux publics. La meilleure façon, d’inciter, très fortement, les employeurs, à recruter, la jeunesse, n’est pas, de les subventionner, par des aides publiques. Cela, ne fonctionne jamais, ou, mal. Il s’agit, plutôt, de mieux former professionnellement, en amont, nos juniors. Pour qu’ils soient, plus opérationnels et, attractifs, en aval, à l’embauche876. La situation française aberrante, est la suivante : un très fort taux, de chômage juvénile, d’une part. Des employeurs, qui ne trouvent pas, à recruter, de l’autre, faute, de compétences ! En dramatique et dommageable inadéquation, formation-emploi. (Sénat, France, 2009).

 

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Les jeunes croient, en l’entreprise, mais, souhaitent, qu’elle évolue. Ils ont confiance, dans le système existant, mais, le veulent, bien plus juste. 77 pour cent, des juniors, pensent que la croissance, est fort compatible, avec l’écologie. 74 pour cent, estiment, que cette croissance économique profite, seulement, à une minorité. 71 pour cent, sont convaincus, que le système économique, les empêche, de progresser, socialement. 69 pour cent, croient, que la crise est liée, à une dérive, du système, mais, ne le remettent pas, en cause. 38 pour cent, des jeunes, sont partisans, que l’entreprise fasse participer, tous les salariés, aux résultats. 63 pour cent, suggèrent, que l’entreprise respecte, environnement et, salariés.

 

35 pour cent, réclament, une égalité, des rémunérations, par l’entreprise. Les juniors sont conscients, des « failles », du monde du travail, mais, aspirent, à y entrer. Seul, un jeune, sur deux, estime, qu’il faut, de la croissance économique, pour « mieux vivre ». Pour le junior, la grande entreprise représente, encore, « l’excès capitaliste », mais, lui semble, des plus attractives. L’entreprise rêvée, est un réseau social, mi-privé, mi- professionnel ! La jeunesse voudrait, une entreprise, « à son image », ce qui est utopique. Il y a donc, divorce, entre celle-ci et, les juniors. Ils en sont fort exclus et, rejettent, ses normes. (OpinionWay, France, 2010)877.

 

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Les diplômés, de l’enseignement supérieur, sont plus favorisés, que les autres, pour intégrer l’emploi. Ainsi, leur taux de chômage, en 2007, pour ceux, entrés, sur le marché, du travail, trois ans, plus tôt, est-il, de 7 pour cent. Contre, 32 pour cent, pour celui, des jeunes, sans diplômes, soit, plus, du quadruple. Le diplôme, notamment, d’enseignement supérieur, est une protection relative, contre, l’inemploi. En 2004, le taux de chômage, des diplômés, de nos seconds cycles universitaires, est près, de 12 pour cent. Celui, des titulaires, de licences professionnelles, est de 7 pour cent. Les sortants, de Bts, d’Iut, ont une meilleure insertion d’emploi, que ceux, d’université.

 

En 2004, l’intégration professionnelle, des troisièmes cycles universitaires, d’alors, est satisfaisante. Surtout, pour les filières « professionnalisées ». Hors, secteur, de santé, les doctorats ont un fort taux, de chômage, de plus, de 10 pour cent, en 2007. Les diplômés, des écoles, de commerce, surtout, d’ingénieurs, sont les plus favorisés. Ces derniers, ont un taux de chômage, de 3 pour cent, à la fin, de la décennie 2000. Le tout premier emploi, des juniors, diplômés, du supérieur, est, majoritairement, à durée déterminée. Plus, des deux tiers, ont un poste, à durée indéterminée ou, de fonctionnaire, trois ans après, la fin, des études, en 2007.

 

Les diplômés, des Grandes écoles, sont ceux, qui obtiennent, le plus, de postes stables, à leur sortie, d’études. En 2004, 71 pour cent, des jeunes diplômés, de troisième cycle universitaire, obtiennent, un emploi, de cadre, dans les trois ans, après, sortie, d’études. Il en va, de même, pour les neuf dixièmes, des juniors, d’écoles, d’ingénieurs. Contre, à peine, six sur dix, de ceux, diplômés, d’écoles, de commerce. La même année, 2004, moins, d’un jeune, issu, de deuxième cycle universitaire, sur trois, obtient, un emploi, de cadre. Cela, est plus rare encore, pour les sortants, d’études professionnelles courtes. Notamment, Bts, Iut. Dans les trois ans, suivant, la sortie, d’études, les postes, de cadres, sont surtout, réservés, à trois catégories, de diplômés. Ceux, des Grandes écoles, d’ingénieurs, commerciales, de doctorats, comme, de Masters 2. La rémunération moyenne, d’un diplômé, du supérieur, varie, en 2007, du simple, au double.

 

En fonction, du niveau, de formation et, de la filière ou, spécialité. Ainsi, trois ans, après, l’obtention, de son diplôme, le diplômé, d’un Bts tertiaire, perçoit-il, 1 200 euros nets, mensuels. Celui, d’une école, de management, 2 350. La dignité salariale suit celle, des cursus honorum. La même année 2007, les jeunes filles, issues, trois ans, auparavant, d’un bac, plus cinq, universitaire, ont, en moyenne, un salaire, de 15 pour cent, inférieur, aux garçons homologues. Précarité, comme, déclassement, touchent plus, les diplômés, du supérieur, issus, de l’immigration, des pays, « en développement ». Notamment, d’Afrique. Globalement, il y a, discriminations négatives, dues, aux disparités, de niveau scolaire, social, économique et, culturel. Malgré, la conjoncture, très difficile, la majorité étudiante pense, toujours, que sa formation, lui permettra, de trouver, un emploi, « plutôt, facilement ou, très facilement ». (Giret, 2009).

 

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À près, de 70 pour cent, en 2006, d’après, une étude, de l’Observatoire de la Vie Étudiante. L’optimisme varie, selon, les cursus. 98,4 pour cent, en santé. 91,6 pour cent, en Cpge. 86,3 pour cent, en Iut. 75,1 pour cent, en Sts. 72,2 pour cent, en droit et, en économie. 65,6 pour cent, en sciences. 51 pour cent, en lettres et, sciences humaines et sociales. Cette hiérarchie, très lucide, reflète bien, le niveau moyen, de débouchés professionnels, des filières d’études. Selon, la même enquête, 31,3 pour cent, des jeunes, souhaitent rejoindre, le secteur public. 19,7 pour cent, le secteur privé, comme salarié. 12,3 pour cent, le secteur privé, comme indépendant. 36,7 pour cent, n’ont pas de « préférence ». En 2006, l’étude, de l’Ove indique, que 39,6 pour cent, des étudiants, des deux premières années, des études supérieures, souhaitent aller, jusqu’au bac plus cinq. 23,1 pour cent, jusqu’au bac plus trois. 23 pour cent, au-delà, du bac plus cinq. 7,4 pour cent, jusqu’au bac plus deux. 6,3 pour cent, jusqu’au bac plus quatre. 0,2 pour cent, jusqu’au bac plus un. (Observatoire de la Vie Étudiante, France, 2006).

 

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Voyons, l’insertion professionnelle, des jeunes diplômés, d’Europe, après, leurs cinq premières années, d’emploi. Il y a, une différence, entre jeunes, d’Europe, du Nord et, du centre, d’un côté. Ceux, du Sud, de l’autre. Les premiers ont, en moyenne, une insertion, plus rapide, pour des postes, plus stables, qualifiés. Les seconds se stabilisent, plus lentement, mal et, difficilement. Les débuts, de carrière, y sont, plus incertains. La France est en une position médiane. En dépit, d’un taux, de chômage, cinq ans, après, la sortie finale, des études, plus élevé, pour les deux sexes, que la moyenne européenne. En Europe, la déqualification, des diplômés, après, cinq ans, d’emploi, est plutôt, limitée. Dans la majorité, des pays, près, des deux tiers, des diplômés, trouvent, un emploi professionnel, « à part entière ».

 

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Les jeunes, d’Espagne, sont les moins bien favorisés. La déqualification, des diplômés, semble limitée. Dans la majorité, des pays, d’Europe, sept jeunes sur dix, disent user, des savoirs, compétences, acquis, dans leurs études. Près, de six juniors sur dix, affirment, que leur formation, a été utile, pour débuter, en l’emploi. Ces avis sont plus élevés, en Europe, du Nord, que du Sud. La majorité, des jeunes, ne regrettent pas leur choix, de formation supérieure initiale et, la jugent adéquate, à leur emploi actuel. Toutes ces données sont issues, d’une enquête européenne Reflex, de 2005, auprès, des adojuniors diplômés, de l’enseignement supérieur. Cinq ans après, leur sortie d’études, en quinze pays, d’Europe. Quant à l’insertion professionnelle.

 

Les chiffres, pour les jeunes, de France, sont médians. Taux de chômage, 8 pour cent. Part, de professionnels, 68 pour cent. Part, de contrats temporaires, lors, du premier emploi, 48 pour cent. Part, de contrats temporaires, lors, de l’emploi actuel, 15 pour cent. Trois employeurs ou, plus, depuis, le diplôme, 28 pour cent. Aucune période, de chômage, depuis, le diplôme, 63 pour cent. Savoirs et, compétences utilisés, dans leur travail, 73 pour cent. Formation utile, pour commencer, à travailler, 59 pour cent. Formations « utiles », pour leurs tâches actuelles, 52 pour cent. Emplois non appropriés, au diplôme, d’enseignement supérieur, 3 pour cent. Choix, de la même formation, comme, aussi, du même établissement, d’études, si c’était, à refaire, à l’identique, 71 pour cent. (Reflex, France, 2005, Giret, 2009)878.

 

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Le dispositif, d’aide à l’emploi, des jeunes, parmi, les plus récents, mis en place, par le gouvernement Ayrault (2012-2014), fin 2012, est celui, des « Emplois d’Avenir ». Il consiste, à « réserver », un certain nombre, de postes, de travail, aux juniors, dans le secteur professionnel public, comme, associatif, surtout. Également, dans certaines entreprises privées ou, pour les boursiers, souhaitant, devenir enseignants. Le principe est le même, que celui, des « Emplois-Jeunes », de 1997-2002, sous, le gouvernement Jospin. Sauf, que, désormais, cela, concerne, non, les juniors plutôt, « formés », mais, les autres. Le nouveau protocole s’adresse, aux seize – vingt-cinq ans, peu ou, non qualifiés, des zones défavorisées. Cent cinquante mille contrats, au moins, sur cinq ans, ont été prévus. Chacun, des bénéficiaires, l’aura été, pour une durée, d’un, à trois ans, voire, plus encore. Le dispositif est abrogé, à compter, du premier janvier 2018. Les contrats, en cours, iront, à leur terme, mais, sans renouvellement possible.

 

 

Pérennisation, des plus aléatoires, du travail, des jeunes actifs

 

Le but n’est plus, l’argent, mais, la passion, de ce que l’on fait, quitte, à s’investir, plus, mieux, en temps, énergie. Le loisir, la vie privée, l’accomplissement personnel, regagnent nettement, en importance, au détriment, du seul travail. L’idéal adojuvénile est de faire, d’une passion, un métier. L’entreprise capitaliste commerciale, avec ses exigences économiques, de marché, rentabilité, productivité, performance et, compétence, rebute fort. Les juniors plébiscitent donc, les carrières, tournées, vers l’extérieur, au service, d’autrui, des plus défavorisés, pour le bien commun, liées, à la nouveauté, l’avenir.

 

Il s’agit, de vivre, de façon optimale, ses plaisirs, par un métier enrichissant, libre, créatif, épanouissant. L’antithèse nette, de l’emploi aliénant, qui leur revient, d’habitude. Les différents métiers, postes professionnels, occupés, par les jeunes, en France, reflètent, des choix, d’emploi, plus ou, moins, librement, consentis, par les juniors actifs. Ils sont, tout à la fois, spécifiques, à la nouvelle génération débutante, qui prise, les nouveaux métiers, d’avenir. Ainsi, que fort comparables, aux activités professionnelles, de tous ses aînés.

 

Le psychologue américain, J. L. Holland, a élaboré, une typologie, entre, la personnalité et, le choix, d’une profession. (États-Unis, 1966). Il distingue, « six genres, d’appétences ». Réaliste, investigateur, artiste, social, entreprenant, comme, conventionnel. Il s’agit, des manuels, des intellectuels, notamment, scientifiques et, des créatifs ou, de ceux, qui aiment, s’occuper, des autres. Des jeunes, qui veulent, s’engager, impulser, des partisans, de l’ordre, la méthode, la rigueur879. Il s’avère, que les lycéens technologiques, sont plutôt, réalistes, les scientifiques, investigateurs, les littéraires, artistes. Les lycéens, de la filière sociosanitaire, sociaux, ceux, du baccalauréat gestion, entreprenants et, conventionnels. Les attentes, du junior, face, à l’emploi, restent très grandes. Un travail utile, correctement, rémunéré, gratifiant, avec, suffisamment, de latitudes, d’initiative, de vraies responsabilités. Des possibilités, d’évolution, des formations continues, suffisamment, de temps libre, aussi. Plus, que d’argent, de pouvoir, le jeune rêve, de libertés, de plaisirs et, d’épanouissement personnel. Ce que, généralement, le monde, du travail, est bien peu capable, de lui permettre, véritablement !

 

Les adojuniors privilégient, l’ « emploi-vocation », sur l’ « emploi-corvée ». Ils souhaitent et, préfèrent occuper, des métiers, qui les intéressent, les motivent, quand, cela, leur est possible, plutôt, que des postes, purement, alimentaires. Ainsi, les secteurs, des nouvelles technologies, de l’écologie, du tourisme et, artistiques, culturels et, à objets humanitaires, sociaux, éducatifs et, d’aide, aux personnes. Également, des affaires, d’ingénieurs… Tout ceci, leur plait. En la réalité, nous l’avons vu, nombre, d’adojeunes, sont amenés, du moins, à leurs débuts, même, diplômés, à opter, pour la sécurité matérielle. Plutôt, que pour leurs passions et, par nécessité, plus, que par choix réels. Ils sont ainsi, majoritairement, ouvriers, employés ou, de professions intermédiaires. Seule, une minorité, de juniors, occupe donc, d’emblée, dès, les débuts, de leur carrière, des fonctions, de responsabilité, création, d’autonomie, de libre décision. Une bonne partie, des jeunes, commencent, leur vie active, « au bas, de l’échelle » socioprofessionnelle. En majorité, ils restent cantonnés, leur vie durant, à ces tâches ingrates et, sans passion.

 

Une minorité, ayant débuté, modestement, évolue progressivement, vers des fonctions, plus éminentes, d’encadrement. Le jeune actif réaliste, tient compte, des impératifs. Lesquels, au-delà, de ses seuls, goûts personnels, permettent, l’insertion, l’enracinement satisfaisant, sur le marché, de l’emploi. Il appréhende aussi, ses capacités réelles, les débouchés existants. Les pesanteurs hiérarchiques professionnelles, avec ses supérieurs, collègues ou, subordonnés éventuels. Les difficultés, des tâches, à accomplir, les efforts, à consentir. Pragmatique, il tente, de concilier, un maximum, de paramètres, pour s’épanouir, en son travail.

 

En une logique, de rigueur, compromis, d’équilibre, entre les avantages et, inconvénients, de chaque chose. Le junior investigateur, est à l’affût, des meilleures possibilités, d’entrée, dans la vie active et, de poursuite, de celle-ci, au mieux, de ses intérêts. Il n’hésite pas, à mettre en œuvre, le plus possible, de ses atouts, pour y parvenir. Désireux, d’apprendre, de découvrir, d’avancer, fort curieux, de nature, « habile, voire, fouineur ». Il mène, sa carrière, avec force brio, optimise, ses potentiels et, ceux, de son entreprise et, avec avantage. Le jeune, à profil artistique, met l’accent, sur sa vocation, ses passions, sa sensibilité personnelle profonde et, l’expression, de celle-ci. Son but premier, n’est pas matériel ni, carriériste, il se situe, au-delà, de tout confort.

 

Or, d’atteindre, un certain idéal, de réalisations, de soi, au travers, de son « art », quel, qu’il soit. L’objectif est de toujours, « se dépasser », en améliorant constamment, celui-ci. Ce type professionnel est créatif, imaginatif et, inventif. La sensibilité émotionnelle, guide ses pas. Le jeune professionnel, à caractéristique sociale, partage, avec le genre artiste, une fort grande sensibilité. Laquelle, n’est plus, au service, d’un « art », mais, d’autrui. Il s’agit, de donner, se donner, aux autres, dans le but et, la satisfaction, d’aider, son prochain, par ses compétences techniques et, sa personnalité. Générosité, ouverture d’esprit, président, à ce type vocationnel, idéaliste. La volonté, de contribuer, à un « monde meilleur », voire, de le changer, n’y est pas étrangère. Le junior entreprenant, ne vit, que par et, pour, l’action immédiate, rapide, concrète et, efficace. L’obligation, de moyens, ne lui suffit pas, puisqu’il se base, surtout, sur la culture, du résultat. Il lui arrive même, de penser, que « la fin, justifie, les moyens » ! À tout prix !

 

Dynamique, actif, volontaire, autonome, prenant, très volontiers, des risques, bien calculés, des initiatives, habile négociateur, redoutable manœuvrier. Sa réussite, qui vise, le plein défi et, le charisme, repose, sur une grande confiance, en lui, son succès, l’avenir. Puis, le jeune travailleur conventionnel, est à l’extrême opposé, du dynamique entreprenant. Il tend fort, à la prudence, la circonspection, au plein respect, de codes préétablis, qui le rassurent. Volontiers, routinier, il recherche la rigueur, l’ordre et, la méthode. Il préfère perdre, certains avantages, plutôt, que de se livrer, aux tourments, des risques imprévisibles, incertitudes lancinantes. Il se conforme, aux hiérarchies installées, aux obligations, inhérentes, à son emploi.

 

Classicisme, conformisme, attitudes, fort convenues, sont ses traits, les plus marquants. Ce type juvénile professionnel, ne recherche jamais, à s’imposer, être original, remarquable. Il se complaît, en la quiétude, de l’anonymat total et, du travail bien fait, du devoir accompli et, de la conscience tranquille. Réaliste, le jeune actif est très volontiers, présent, dans les métiers techniques, de l’ingénierie et, de la gestion. Investigateur, il opte plutôt, pour les métiers scientifiques, de la recherche, d’enquête. L’artiste s’adonne plus, aux activités, du domaine culturel, des sports, d’expressivité personnelle. Le type social, aux carrières, de l’aide humanitaire, sanitaire, des services, aux personnes. Soit, le soutien, de son prochain, en tous ses aspects multiformes.

 

Le genre entreprenant, sied, au monde, des affaires, métiers indépendants, de la politique. Le style conventionnel, aux métiers, du droit, de l’éducation, la banque. (Holland, 1966). L’on ne veut plus, tout sacrifier, à la carrière, mais, se passionner, progresser. Le junior veut répartir, son temps, en trois parts, quasi égales, équitablement, réparties. Travail, vie privée, vie sociale. Pour lui, le travail doit donc, avoir un sens, une utilité, que cela, lui soit, « pédagogiquement », démontré. Le travail ne saurait aliéner, mais, enrichir. Il peut développer, des apprentissages. L’autorité devient, respect réciproque. Elle ne s’impose plus, par la seule, hiérarchie, unilatérale verticale, mais, par la compétence établie, partagée. L’effort est consenti, s’il est reconnu, mis en valeur, récompensé, par le salaire, la promotion, les encouragements. Expérimentations et, plaisirs successifs l’emportent, sur la linéarité, des carrières toutes faites, tracées, d’antan.

 

Le but, des jeunes, n’est pas, de s’enraciner, en une entreprise, or, de chercher, en quasi- permanence, toujours, mieux, ailleurs. Trois années, en moyenne, au même poste ou, en la même « boîte », leur paraissent suffisantes, en acquis et, pour pouvoir prétendre, en changer. Même, au sein, d’un même emploi, il faut, qu’il y ait, du mouvement. L’homo juvenis déteste, la monotonie. Il veut « voir, du pays ». Le temps, des « managers », est fort révolu. Par sa culture individualiste, autonome, le junior veut des équipes « autogérées », sans chefs. La notion, de carrière, disparaît, au profit, de projets, compétences ponctuels, successifs, non linéaires, non plus, en une entreprise unique. L’adojeune rejette, les réunions, palabres, qui l’ennuient.

 

Il ne demande rien, car, il sait « tout ». Il estime, que la rémunération, est liée, au temps consacré, au travail et, non, à la performance. Se défie, des formations classiques internes, d’entreprise, car il pense, que l’Internet suffit. Il s’oppose, à la culture, d’entreprise, traditionnelle, car, il est viscéralement, attaché, au respect, par le groupe et, la hiérarchie, de ses propres valeurs. Sa personnalité, motivation, culture personnelle. L’individu junior actif, prime seul, désormais, sur l’organisation collective verticale, managériale. Les jeunes privilégient, les idées, la créativité, l’instantanéité, l’horizontalité. Ils ne recherchent pas, un emploi, mais, une expérience, de vie. Ils veulent, qu’on leur fasse confiance. Pour eux, la volonté compte plus, que les capacités.(Rollot, 2012)880.

 

Trop souvent, le jeune vit, sa vie professionnelle, difficilement. L’emploi n’est pas assez, gage, d’accomplissement, de l’individu. Les juniors, souvent, n’occupent pas, le type ou, le niveau, de poste, pour lequel, ils ont été formés, ils ne font pas le métier, qu’ils souhaiteraient exercer. Ils ont la détestable impression, d’être floués, grugés, de leurs efforts, d’être une « génération, au rabais ». L’orientation scolaire est empirique, aléatoire. Les filières générales sont réservées, à ceux, qui peuvent s’y « adapter ». Les autres, « optent », pour le cursus technoprofessionnel, souvent, sans vocation, par échec. Cela, est une aberration. L’orientation scolaire inadéquate, mène, à la mauvaise insertion professionnelle. Le diplômé, des filières générales, est, souvent, lui-même, très démotivé. L’emploi n’est pas, un vecteur, d’équilibre propre, mais, d’utilitarisme alimentaire. L’investissement y est minimal, comme, lors, des études antérieures. La vraie vie est « ailleurs », en la sphère affective et, le temps libre. Or, la réalisation personnelle passe, toujours, d’abord, par un réel projet, de vie, suffisamment, porteur. Il y a, nette antinomie, entre la culture, d’entreprise, et, celle, des jeunes. Lesquels, exigent, une « coopération participative ».

 

Le monde, du travail, est rigide, vertical, formaliste. Stress, tensions, pressions, compétitivité, sont courants. Les adojeunes privilégient, le mode consultatif, ludique, interactif et, convivial. Leur sociabilité est de type, pleinement, horizontal, souple, informel. Ils veulent être informés, associés, respectés. Ils rejettent, efforts, contraintes. Le divorce, avec l’entreprise, est très fort. Au préjudice, de tous les partenaires. La cohabitation, entre les juniors, l’entreprise, est chose malaisée. Contrairement, à leurs homologues étrangers, les jeunes français s’en méfient fort. Leur culture nationale, si « égalitariste », leur a enseigné, que le gain, d’argent, était malsain. La réussite professionnelle, douteuse. Les patrons, de « vils exploiteurs » illégitimes ! En France, l’économie, l’entreprise, le capitalisme, de marché, sont encore, très méconnus, vilipendés. Les employeurs se défient, généralement, d’une jeunesse active considérée, sauf, exceptions, comme, non préparée, inapte, à l’emploi881. L’emploi juvénile ne procure, plus tant, expérience, compétences, mobilité sociale, perspectives, de carrière. Cela, est, trop peu, souvent, le cas, puisque, la trilogie, exclusion-déclassement-précarité, reste, encore, des plus prégnantes !

 

Lot professionnel, de bien, des jeunes. Il s’agit, d’un nœud gordien insoluble, car, si le travail donne, un avenir socioéconomique, l’inactivité, l’emploi déqualifié, instable, mènent, tout droit, à l’inverse. L’échec personnel complet, durable. Le junior a plutôt, des préventions, à l’égard, du monde, du travail et, de son employeur, qu’il a tendance, à juger « oppressif ». Ce dernier nourrit, contre lui, des préjugés, plus tenaces, irréductibles, encore. Les relations, jugements, entre jeunes actifs, patrons, sont souvent, difficiles. Les moins, de vingt-cinq ans, ne sont pas, les bienvenus, dans l’entreprise, qui leur reste hostile et, s’en défie.

 

Au lieu, d’être considérés, comme, un atout, ils sont taxés, d’immaturité, d’inexpérience. Leur mentalité ou, celle, qu’on leur prête, est suspectée. Alors, la majorité prolonge, ses études, sans passion et, par raison. Le junior est très mal, considéré, bien peu, intégré, dans l’entreprise. Il y demeure, à l’écart, de l’essentiel. Sa psychologie spécifique est méconnue. La stabilisation professionnelle juvénile n’intervient, que vers la trentaine. Auparavant, l’emploi alterne, avec des phases, d’inactivité. On lui confie peu, de responsabilités. Il exécute bien plus, qu’il ne conçoit, malgré, des diplômes croissants. La recherche, d’un emploi, suit, pour les adojeunes, des modalités, fort prédéfinies.

 

De même, que le déroulement, du début, de carrière, d’un junior novice. Le panorama, des types, d’occupation, d’emploi, des formes, de l’organisation, du travail, des seize – vingt-quatre ans, est contrasté. Qu’ils soient, en activité professionnelle, exclusive ou, non, à temps plein ou, partiel. Les adojeunes, exclusivement actifs, sont minoritaires, la plupart, prolongeant leurs études. Parmi, ces derniers, de plus en plus, sont amenés, à travailler, « parallèlement », à leur formation initiale, les conditions socioéconomiques, s’étant fort dégradées. 56 pour cent, des étudiants, sont concernés. Nombre, d’entre eux, sont conduits, à l’échec, de leurs études, voire, à leur abandon, pur et simple. Car, leur emploi dépasse, parfois, très nettement, les 15 pour cent, de leur temps hebdomadaire. Limite, habituellement, reconnue, pour être compatible, avec des études réussies, un épanouissement, des loisirs et, un repos suffisants. Les contrats, de travail, des moins, de vingt-cinq ans, sont donc, de plus en plus, souvent, précaires, c’est-à-dire, à durée déterminée. Il y a, aussi, les nombreux juniors, en stages, condition, de plus en plus, préalable, à l’emploi véritable. Avec, des abus adultes, trop fréquents, d’où, la réglementation.

 

Souvent, les jeunes stagiaires, sont sous-rémunérés, mal employés. Les moins, de vingt-cinq ans, en postes, à responsabilités, sont, de plus en plus, raréfiés, malgré, des diplômes, de plus en plus, élevés. Il en va, de même, pour les métiers indépendants, non salariés, les créateurs, d’entreprise et, de leur emploi. Les postes employés, ouvriers, intermédiaires ou, de maîtrise, l’emportent nettement, sur ceux, de cadres. La jeunesse, des années 2020, n’a plus, le « culte, du travail », comme, cela, avait pu être, le cas, des générations antérieures. Elle privilégie, la vie personnelle. Loisirs, affectivité, accomplissement, de soi, liberté, autonomie, individualisme, hédonisme, anticonformisme, auto-organisation… Toutes valeurs divergentes, des impératifs, de la plupart, des métiers, tels, que conçus, encore, aujourd’hui. Ces derniers, pour la plupart, exigent, conformisme, rigueur, ponctualité, rythmes, horaires contraignants, efforts et, travail bien fait, résultats. Récompense, au mérite réel, soumission, à des hiérarchies, plus ou, moins, autoritaires et, autonomie, libres initiatives restreintes, comptes précis et, réguliers, à rendre.

 

Également, conformation, à de strictes normes préétablies, une certaine culture, d’entreprise, un sens, du collectif… Cette dernière, malgré, des évolutions récentes, reste verticale, rigide, conventionnelle. Alors, que celle, des jeunes, est horizontale, souple, anticonformiste. Malgré ou, du fait, de leurs longues années, d’études, les adojuniors ont l’habitude, de la négociabilité, alors, que l’entreprise impose, la normativité intangible. Les jeunes ont donc, de plus en plus, de difficultés, à s’intégrer, dans l’emploi, en supporter, les contraintes. D’autant plus, qu’ils y sont, généralement, une minorité, noyée, en la masse, peu compréhensive, voire, hostile, des aînés.

 

Cela, crée, des tensions. Les juniors rejettent totalement, les hiérarchies, inerties et, le fonctionnement habituel, de l’entreprise. Lesquels, leur paraissent absurdes, sans fondements valables et, obsolètes. Ils entendent être pleinement, pris en compte, en tant, que travailleurs, à part entière, or, aussi, plus encore, comme, jeunes ! Non, en élèves, comme, jadis, à l’école ni, tels, actifs, au travail. Ils veulent être convaincus, éclairés, sur le caractère adéquat, de ce qui est attendu, d’eux. À défaut, ils renâclent, font, de la « résistance passive ». Ils n’ont pas, la « culture, d’entreprise », de leurs aînés, s’y investissent peu. Ils se sentent peu concernés, par le monde, du travail. Les solidarités professionnelles, syndicales, leur échappent, totalement.

 

Comme, pour leurs études antérieures, le travail n’est généralement, pour eux, qu’une pure « obligation alimentaire », faute, de mieux, pour subsister. La « vraie vie », du jeune, n’est ni, à l’école ni, au bureau, mais, en un « au-delà », qui relève, de la sphère, de l’intime, l’indicible. Le junior ne se considère jamais, comme, élève ni, travailleur, or, comme, un humain et, un… jeune ! Les comportements nonchalants, désinvoltes, des cadets, apparaissent, à l’entreprise, comme, exaspérants, contre-productifs. Facteurs, de délétère désintégration, pour la bonne marche, de l’entreprise. Le monde, du travail, reste encore, globalement, plus proche, comme, l’école, du système, « caserne-prison-couvent ». Que, de la configuration mentale libertaire, hédoniste et, consumériste adojuvénile. À tort ou, raison, le recrutement, des moins, de vingt-cinq ans, est sujet, à caution. Ensuite, le temps probatoire, de mise à l’épreuve professionnelle, s’allonge, se durcit. Au-delà, la pleine suspicion, reste souvent, de mise, de part et, d’autre, des protagonistes. Le junior a tendance, à juger, son patron, « incompréhensif ». À juste titre ou, pas, l’opinion, des employeurs, à l’égard, des jeunes, est tout autant et, plus encore, négative.

 

« Ils veulent, les avantages, sans, les inconvénients. Ils se préoccupent plus, des réductions, du temps, de travail, des congés, que de leur labeur, lui-même. Ils n’en font, qu’à leur tête. L’on ne peut pas compter, sur eux. Tout, leur est dû, sans contrepartie, même, sans mérite, idée, qu’ils rejettent. Moins, ils en font, mieux, ils se portent… » ! Divorce, malentendus réciproques, entre jeunes et, monde, du travail, sont une caractéristique défavorable, de plus, de ce pays. L’on est bien loin, de la si formidable « valeur ajoutée », que constitue toujours, l’adojeunesse, outre-Atlantique ! Avant, même, l’achèvement total, de leurs études, de plus en plus, de juniors, travaillent donc, « crânement ».

 

Notamment, par nécessité économique, à l’occasion, de leur formation, de façon, autonome, volontaire. Aussi, comme, stagiaires, en convention, de stage, apprentis, en alternance. D’autres, entrent seulement, dans la vie active, après l’obtention, de leur diplôme terminal. Certains travaillent, à temps complet, de plus en plus, à temps partiel, par choix ou, faute, de possibilités, plus larges. Nous l’avons vu, une partie, des étudiants et, même, de plus en plus, de lycéens, ont un emploi. Les jeunes actifs ont, pour la plupart, un statut, de salariés, du secteur privé ou, de titulaires ou, d’agents privés, de la Fonction publique.

 

Cette dernière, les attire beaucoup, pour la stabilité professionnelle, la sécurité, de l’emploi, qu’elle permet, en temps, si incertains. Or, les postes pourvus, par concours, se raréfient, car les pouvoirs publics sont surendettés, veulent faire, des économies. Peu, de jeunes, ont eu, la volonté ou, possibilité, de créer, leur entreprise. Car, cela, fait peu partie, de la culture française, notamment, pour les juniors, de moins, de vingt-cinq ans. Les contrats, de travail, précaires, à durée déterminée, l’emportent donc, de plus en plus, sur les postes stables, dans le temps. De même, même, « bien diplômés », la plupart, des juniors, occupent des postes, sans ou, avec, très peu, de responsabilités hiérarchiques. Les fonctions, d’encadrement, étant, le plus souvent, dévolues, à leurs aînés, de plus, de vingt-cinq, surtout, trente ans. N’oublions pas, que la culture latine valorise, l’expérience, l’âge, l’ancienneté, au détriment, du dynamisme, de l’adojeunesse et, l’inventivité innovante. Comparer, l’activité professionnelle, des jeunes, en France, dans les pays, de l’Ocde, en Amérique, du Nord, apporte, des indications utiles, très éclairantes. Sur l’exclusion, de l’emploi, de nos adojuniors, par rapport, à leurs homologues néogénérationnels.

 

Qu’est-ce, qu’un jeune « autonome », qui s’ « accomplit » fort, en sa vie professionnelle ? Vocation et, appétences. Sérieux, capacités. Résultats et, débouchés, en sont, des conditions impérieuses882. Ce qui est considéré, ailleurs, telle, une « chance, de progrès », est, ici, perçu, comme, « risque ». En France, la jeunesse n’est pas, une priorité, en sa société, comme, pour les Pouvoirs publics. Les enfants, adultes, personnes âgées, le sont, bien plus. Ce qui est fort heureux, pour eux, mais, ne doit pas l’être, au détriment, de la néogénération cruciale, qui nous préoccupe. Entre, l’enfance et, l’adultisme accompli.

 

Alors, l’insertion professionnelle réelle, de ces jeunes, est fort chaotique, pour beaucoup, d’entre eux. Elle s’effectue globalement, moins bien, que dans la plupart, des pays occidentaux. Le taux de chômage, des juniors, de France, est parmi, les plus élevés, des pays homologues, excepté, ceux, d’Europe, du Sud. Nos jeunes sont parmi ceux, qui entrent, sur le marché, du travail, stabilisent, leur vie professionnelle, le plus tardivement. Ils sont parmi ceux, qui connaissent, le plus long moratoire, entre la fin, des études, le premier emploi et, ladite stabilisation, de carrière. Puisque, la priorité, va, aux aînés. Ce qui fait, que les juniors sont toujours, exclus et, révocables, du travail, « ad nutum ».

 

Ils sont, parmi ceux, qui vivent, le plus, de déclassement, précarité, d’emploi, en regard, de leurs qualifications, qui s’élèvent, pourtant. Par rapport, aux jeunes, d’ « outre-Gaule » occidentaux, ils sont, en moyenne, moins bien, préparés, à la vie active, intégrés, dans les entreprises. Leur mobilité sociale est plus limitée, on leur confie moins, de responsabilités, leur rémunération est moindre. Leurs épanouissement, au travail, motivation, gratifications, pleines satisfactions professionnelles, sont moins importants. Les juniors français travaillent, bien moins, que les autres. Ils sont aussi, plus longtemps, en moyenne, en études, petits postes, pseudo-emplois rebutants. Chômage, stages, formations professionnelles, souvent, peu pertinents. Pourtant, le travail est la toute première condition, de l’adultisme, plein et entier, de l’adojeunesse. Trois conditions, président, à la réussite professionnelle, d’un junior. Le travail occupé sera, un libre choix consenti, par vocation ou, au minimum, par appétence minimale, d’adhésion, non, par échec ou, hasard. Il s’agit, ensuite, de faire montre, de conscience professionnelle, d’aptitudes sûres, car l’incompétence, l’inconséquence, comme, la désinvolture, interdisent, toute carrière.

 

Nul emploi, n’est jamais, réalisable, sans débouchés concrets, disponibles et, suffisamment, rémunérateurs. Pour mieux, subsister, évoluer, valablement, durant, plus, de quatre longues décennies, de travail. Il requiert, également, les résultats minimums, aptes, à « pérenniser », toute occupation professionnelle. L’ensemble, de ces « conditions », sont rarement, réunies, en France, pour tous les jeunes actifs, de moins, de vingt-cinq ans883. Depuis, la fin, des Trente Glorieuses, (Occident, 1945-1975), quatre longues décennies, tout un arsenal, de dispositions, en faveur, de l’emploi juvénile, émerge, en France.

 

Du fait, des grandes mutations postindustrielles, du développement, de la « construction européenne », de bouleversements socioculturels, ces mesures évoluent. Notamment, depuis, les années 2000, or, avec, bien trop peu, de résultats, véritablement, décisifs. À l’origine, le « syndrome, de victimisation subie et, de subversion » provoquée, par l’adojeunesse, prévaut. Entre, 1975 et, 1977, s’applique, le premier Programme Interministériel, de Formation, en Alternance, des seize-vingt ans. La figure, des « jeunes, en difficulté », apparaît, alors. Entre, 1977 et, 1980, ce sont, les Pactes Nationaux, pour l’Emploi, des seize – vingt-cinq ans.

 

En 1981, paraît, le rapport, de l’universitaire, B. Schwartz, titré : « L’Insertion sociale et, professionnelle, des Jeunes ». (France). Se crée alors, la Délégation Interministérielle, à l’Insertion professionnelle et, sociale, des Jeunes, « en difficulté », Dij. Elle établit, à partir, de 1983, les Missions locales, pour l’Emploi des Jeunes, aussi, les Permanences d’Accueil, d’Information, d’Orientation, Paio. Il s’agit, d’accueillir, tous les seize – vingt-cinq ans, de relier, les différents intervenants, de l’insertion socioprofessionnelle, des juniors. En une visée, de vraie formation adéquate. L’objectif est notamment, de former, des adojeunes, de milieux défavorisés, sans qualifications. Puis, il y a, la prise de conscience, que la crise socioéconomique n’est pas, une tourmente, conjoncturelle et, provisoire, fort limitée. Or, une mutation structurelle, d’envergure, durable. L’évolution, des politiques publiques, en matière, d’emploi juvénile, a consisté, à partir, de la volonté, de réduire, un niveau, de chômage, excessif, des jeunes. Pour aboutir, à contrer, un niveau, d’emploi, des juniors, fort insuffisant. La première vision, celle, d’un « apprentissage- requalification », est antérieure, à 1995. Elle est alors, abandonnée, car caduque et, obsolète.

 

La seconde, celle, d’une « guidance-entrée, dans l’emploi », prévaut, depuis. En un premier temps, donc, l’État incite, l’entreprise, à embaucher, des jeunes, par des primes et, baisses, de charges. En outre, les juniors sont aidés, par des dispositifs socioéducatifs, pour favoriser, leurs aptitudes, à l’emploi. Mesures anti-échec scolaire, alternance accrue et, apprentissages rénovés. Il s’agit, de recevoir, les jeunes menacés, mieux, les former, les aiguiller, vers l’emploi, inventorier, des pistes professionnelles inédites. En inculquant, les habiletés adéquates, à cet effet, réduire, le coût, du travail.

 

Or, l’ « emploi aidé, des juniors », a trop concerné, un marché, du travail, artificiel, d’exception, instable, hors économie, de marché. Non, suffisamment, les pôles, de métiers, réguliers, ce qui vouait, l’ensemble, du dispositif, à ses propres limites. La Loi de Programmation, pour la Cohésion sociale, de 2005, fixe alors, l’ensemble, du système, d’aide, à l’emploi, des jeunes. En une appréhension, plus européenne. Le junior n’est plus considéré, comme, faisant, seulement, partie, d’une catégorie, à part, différente, du reste, de la société. Les mesures, en sa faveur, ne lui sont donc, plus « propres ». Elles ont trait, à tous ceux, qui, fragilisés, ont véritablement, besoin, d’aide spécifique adéquate, à l’insertion professionnelle.

 

Missions locales et, Paio sont liées, en 2005, sous le vocable, Union Nationale, des Missions Locales, Unml884. L’on observe, toutefois, pour les juniors notamment, des « Chartes d’Action Locale », pour l’intégration des jeunes. La dynamisation, des « guichets, d’accueil », des juniors accompagnés. Des moyens, d’action, en faveur, de l’insertion juvénile, des plus favorisés, aux plus déshérités. Contrat de travail : Contrat Nouvelle Embauche. Puis, contrat de travail aidé : Contrat Jeune, en Entreprise, Contrat de Professionnalisation, Contrat d’Apprentissage. Aussi, pour clore, tout le dispositif, accompagnement : « Programmes Pacte-Parcours » et, Contrat d’Insertion-Revenu Minimum d’Activité. Ce qui regroupe alors, les : Contrat d’Avenir, Contrat Initiative Emploi et, Contrat Emploi-Solidarité. Puis, enfin, Contrat d’Accompagnement, dans l’Emploi. Contrat d’Accès, à la Fonction publique, alternatifs, aux seuls concours. Contrat de Volontariat, pour l’Insertion. Contrat d’Insertion, dans la Vie Sociale. (Nicole-Drancourt et al., 2006)885.

 

Nous pouvons, également, citer, des dispositifs, plus récents. Antérieurs, à celui, dit, Emplois d’Avenir (2012-2017), déjà, évoqué, auparavant. Le Contrat d’Autonomie, pour les jeunes, des quartiers difficiles. Le Revenu de Solidarité Active, dit, le Rsa, depuis, 2008, pour les majeurs actifs, de moins, de vingt-cinq ans, ayant travaillé, deux ans, dans les trois dernières années. La possibilité, depuis, 2011, pour les mineurs, de seize, à dix-huit ans, de créer, une entreprise individuelle, en régime, dit, d’autoentrepreneur886. Grâce, au statut nouveau, de l’Entrepreneur Individuel, à Responsabilité Limitée, Eirl. Puis, le Contrat, pour la Mixité, des Emplois. Le Contrat Unique d’Insertion. L’École, dite, de Deuxième Chance. L’Établissement Public d’Insertion, de la Défense. La Formation Compétences Clés. Les Parcours d’Accès, aux Carrières, de la Fonction publique. Le Parrainage. La Période, en Milieu Professionnel. (Dispositifs, du Ministère du Travail, de l’Emploi et, de la Santé, France). Ces mesures, « pour l’Emploi des juniors », reposent, sur le triple principe national, de la solidarité, l’équité, la médiation887. Saluons, le fait que, depuis, 2011, il est possible, dès, seize ans, avec accord parental, de créer, gérer, diriger, une association.

 

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Les quinze – dix-neuf ans, ont un emploi actif, à 16,7 pour cent. Les vingt – vingt-quatre ans, à 60,3 pour cent. Les vingt-cinq – vingt-neuf ans, à 92,6 pour cent. Les quinze – vingt-neuf ans, à 56,5 pour cent. (Insee, France, 2007)888. Les 5,2 millions, de quinze – vingt-neuf ans actifs, représentent, 20 pour cent, des salariés français, tous secteurs confondus. 14,8 pour cent, des professionnels, de l’agriculture, la sylviculture et, la pêche. 17,4 pour cent, de ceux, de l’industrie. 20,2 pour cent, de ceux, du tertiaire. (Insee, France, 2007)889. La plupart, des jeunes actifs, sont des salariés. 5,3 pour cent, sont intérimaires. 7,1 pour cent, sont apprentis. 12,2 pour cent, ont un Cdd, dans le privé. 3,8 pour cent, sont stagiaires ou, en contrat aidé, dans le privé. 55,3 pour cent, ont d’autres contrats, dans le privé. 5,1 pour cent, ont un Cdd non aidé, dans le public. 1,4 pour cent, sont stagiaires ou, en contrat aidé, dans le public. 9,8 pour cent, bénéficient, d’autres types, de contrats publics. (Insee, France, 2007)890.

 

67,6 pour cent, des jeunes diplômés, du supérieur, ont un Cdi. 72,2 pour cent, des titulaires, de bac plus deux. 59,9 pour cent, des bacheliers ou, « équivalents ». 56 pour cent, des diplômés, de Cap ou, Bep. 40 pour cent, de ceux, du brevet des collèges. 42,7 pour cent, des non-diplômés ou, nantis, du seul, certificat primaire. Les cas sont donc, des plus « disparates ». 8,8 pour cent, des juniors diplômés, du supérieur, ont un seul emploi temporaire. 10,1 pour cent, des titulaires, de bac plus deux. 8,4 pour cent, des bacheliers ou, équivalents. 19,2 pour cent, des diplômés, de Cap ou, Bep. 12,2 pour cent, de ceux, du brevet des collèges. 7,7 pour cent, des non-diplômés ou, des nantis, du seul, certificat primaire.

 

13,9 pour cent, des jeunes diplômés, du supérieur, ont un emploi, tout en étant, au chômage ou, en inactivité, également. 10,3 pour cent, des titulaires, de bac plus deux. 21,2 pour cent, des bacheliers ou, équivalents. 20,8 pour cent, des diplômés, de Cap ou, Bep. 23,2 pour cent, de ceux, du brevet des collèges. 27,2 pour cent, des non-diplômés ou, des nantis, du seul, certificat primaire. 5,9 pour cent, des juniors diplômés, du supérieur, sont exclusivement, au chômage ou, inactifs. 3,3 pour cent, des titulaires, de bac plus deux. 6,5 pour cent, des bacheliers ou, équivalents. 8,7 pour cent, des diplômés, de Cap ou, Bep. 18,2 pour cent, de ceux, du brevet des collèges. 19,9 pour cent, des non-diplômés ou, des nantis, du seul, certificat primaire. (Insee, France, 2003)891.

 

31 pour cent, des adojeunes salariés, non qualifiés, ont un Cdi, 63 pour cent, un contrat précaire. Le « bon diplôme » protège encore ! 34 pour cent, des titulaires, de Cap ou, Bep, ont un Cdi, 59 pour cent, un contrat précaire. 31 pour cent, des diplômés, d’un bac professionnel ou, technologique, ont un Cdi, 54 pour cent, un contrat précaire. 32 pour cent, des bacs plus deux, ont un Cdi, 64 pour cent, seulement, un contrat précaire. 51 pour cent, des diplômés, de deuxième cycle, du supérieur, ont un Cdi, 44 pour cent, un contrat précaire. 56 pour cent, des diplômés, de troisième cycle, ont un Cdi, 40 pour cent, un contrat précaire. 36 pour cent, des jeunes salariés actifs, de quinze – vingt-neuf ans, toutes qualifications confondues, ont un Cdi et, 59 pour cent, un contrat précaire. (Céreq, France, 2001)892.

 

Les seize – vingt-neuf ans totalisent, un taux de chômage, de 14,5 pour cent. Les jeunes diplômés, du supérieur, de 8,7 pour cent. Les titulaires, d’un « bac plus deux », de 8,3 pour cent. Ceux, d’un bac ou, équivalent, de 11,6 pour cent. Ceux, qui ont un Cap, Bep ou, équivalent, ont un niveau, de chômage, de 15,3 pour cent. Ceux, qui possèdent, le brevet des collèges, chôment, à 21,1 pour cent. Ceux, qui n’ont aucun diplôme ou, le seul certificat, d’études primaires, sont chômeurs, à 31 pour cent. Tous ces chiffres sont bien supérieurs, aux taux de chômage, des adultes ! (Insee, France, 2007)893.

 

En 2020, les douze – vingt-cinq ans français, sont dix millions. La moitié, ont de douze, à dix-huit ans. L’autre moitié, dix-neuf – vingt-cinq. En 2009, 16 pour cent, des jeunes, sortent, d’une formation initiale, avec un bac professionnel ou, technologique. 15 pour cent, avec un bac plus deux. 17 pour cent, avec un Cap ou, Bep. 8 pour cent, avec le brevet. 8 pour cent, avec une licence. 8 pour cent, avec un bac général. 8 pour cent, avec un Dea, Dess ou, master 2. 3 pour cent, avec une maîtrise, un master 1. 6 pour cent, avec un diplôme, d’école d’ingénieur ou, de commerce. 2 pour cent, avec un Doctorat. 9 pour cent, des juniors, n’ont aucun diplôme. 41 pour cent, un diplôme, d’enseignement secondaire. 42 pour cent, du supérieur. (Insee, France, 2009). Par rapport, aux pays homologues, cela, est insuffisant. D’où, la volonté, en France, que la moitié, de toute classe d’âge, soit diplômée, du supérieur, si possible, niveau licence, minimum.

 

32 pour cent, des jeunes, non diplômés, sont sans emploi, au bout, de trois ans, de vie active. 51 pour cent, ont un emploi, de type « précaire ». Concernant, ceux, sortis, du système scolaire, en 2004. Contre, respectivement, 14 et, 33 pour cent, des juniors, quant à eux, diplômés, la même année. Le taux de chômage, des titulaires, de Bep ou, Cap, est de 17 pour cent. Plus, dans le secteur tertiaire, que celui, de l’industrie. Le taux de chômage, des bac plus deux, est de 7 pour cent, pour les diplômés, de 2004. Les diplômés, d’école, de commerce ou, d’ingénieurs, sont les plus favorisés. Ils ont un taux de chômage, de 4 pour cent et, neuf postes sur dix, les concernant, sont en Cdi.

 

Les adojeunes, sortis, de formation, en 2004, sont 7 pour cent, à reprendre, une formation, en alternance. À tout niveau, de diplôme, le taux de chômage, des apprentis est, en moyenne, deux fois moindre, que celui, des autres jeunes diplômés. 12 pour cent, des juniors, issus, de l’immigration nord-africaine, n’ont occupé, aucun emploi, lors, de leurs trois premières années, de vie active. Plus, leur diplôme, est élevé, plus, leur taux de chômage, baisse. Les jeunes, sans emploi, trois ans, après, leur sortie, des études, en 2004, sont 13 pour cent, à en avoir repris. 4 pour cent, sont inactifs, en formation. 3 pour cent, sont inactifs, chômeurs. 3 pour cent, sont en situations diverses. Les diplômés, de Grandes écoles, l’emportent.

 

En 2004, 16 pour cent, des diplômés, du supérieur, ont un emploi, non ou, peu qualifié. 40 pour cent, des sortants, de troisième cycle, débutent, en emploi temporaire. C’est le cas, pour 63 pour cent, des non-qualifiés. 36 pour cent, des premiers emplois, sont en Cdi. 59 pour cent, sont des Cdd, un contrat, de travail temporaire ou, un contrat aidé. 9 pour cent, des sortants d’études 2004, travaillent, à temps partiel, de façon contrainte. 18 pour cent, des jeunes, issus, de l’immigration maghrébine, sont en intérim, contre 7 pour cent, pour les autres juniors, sortis, d’études, en 2004. 65 pour cent, des jeunes, en intérim, sont ouvriers. 27 pour cent, qualifiés et, 38 pour cent, non qualifiés. 21 pour cent, sont cadres. 11 pour cent, des juniors, sont en intérim, pour leur premier emploi. En moyenne, après, la sortie, des études, les jeunes, de tous rangs, trouvent un emploi, en trois mois et demi. 26 pour cent, ont été « embauchés », immédiatement. 23 pour cent, au bout, d’un mois. 24 pour cent, après, deux à trois mois. 12 pour cent, après, quatre à six mois. 85 pour cent, donc, dans les six mois. 13 pour cent, après, plus de six mois.

 

Ces chiffres concernent, les jeunes, hors, « Zones Urbaines Sensibles », les Zus. (Devenues, en 2015, les Quartiers Prioritaires de la Politique de la Ville, Qpv). Les juniors, des Zus, trouvent moins vite, leur premier emploi, que les autres. 5,7 mois, en moyenne, au lieu, de 3,5 mois, pour les autres jeunes. 23 pour cent, sont « embauchés », plus de six mois, après, leur sortie d’études, contre, 13 pour cent, pour les autres juniors. 27 pour cent, des jeunes, hors Zus, ont eu des difficultés, dès, leur première recherche, d’emploi. 46 pour cent, d’entre eux, évoquent, leur manque, d’expérience professionnelle. 28 pour cent, disent, que leurs candidatures spontanées, n’ont débouché, sur aucun entretien. 15 pour cent, reconnaissent, qu’ils ne savaient pas, « comment », chercher un emploi.

 

14 pour cent, affirment, qu’il n’y avait pas, d’offres, en leur secteur. 9 pour cent, qu’ils n’avaient pas, de moyen, de transport, à disposition. 9 pour cent, qu’ils ne savaient pas du tout, à qui, s’adresser, faute, de réseau. 7 pour cent, que les conditions, de travail, qu’on leur proposait, ne leur convenaient pas. 7 pour cent, qu’ils étaient trop jeunes. 4 pour cent, qu’ils pensaient, avoir été discriminés. 4 pour cent, que leur profil ne correspondait pas, à ce que recherchaient, les entreprises. 2 pour cent, affichent, d’autres raisons. 2 pour cent, aucune. La localisation géographique sert, de « stigmate ou, de dopant ».

 

Près, des deux tiers, des juniors, en quête, d’emploi, soit, 65 pour cent, n’ont pas, de critères particuliers, de recherche. Ils souhaitent surtout, être financièrement autonomes. 67 pour cent, des jeunes, hors Zus, veulent un emploi, en adéquation, avec leur formation. 35 pour cent, à proximité, de leur domicile. 29 pour cent, un emploi, qui leur permette, « d’évoluer rapidement ». 26 pour cent, un travail non répétitif, diversifié. 23 pour cent, avec un salaire intéressant. 15 pour cent, rapidement, pour découvrir, le monde, du travail. Plus, des deux tiers, des jeunes, hors Zus, 68 pour cent, disent, que leur tout premier emploi, ne « correspondait » pas, à celui, qu’ils recherchaient. En pareil cas, 52 pour cent, des juniors, affirment, que leur poste, ne correspondait pas, à leur qualification. 50 pour cent, qu’il n’était pas, dans le secteur d’activité souhaité. 11 pour cent, que ce n’était pas le « type », de contrat recherché. 9 pour cent, qu’il n’était pas du tout qualifié. 8 pour cent, que la rémunération était moins bonne. 11 pour cent, avancent d’autres raisons. 2 pour cent, ne savent pas. 75 pour cent, des jeunes, hors Zus, ont plutôt, une bonne image, du travail temporaire. 20 pour cent, une image, qui est fort négative.

 

L’intérim, comme, premier emploi, est une bonne expérience professionnelle, pour 85 pour cent, des jeunes. Un moyen, pour s’insérer, dans l’emploi, pour 82 pour cent. Un bon moyen, pour trouver, un Cdi ou, un Cdd, dans l’entreprise d’accueil, pour 79 pour cent, des juniors. Concernant, les éléments, plus négatifs, 57 pour cent, des jeunes, l’assimilent, à une situation, ressentie, comme, subie. 43 pour cent, à une position, de « difficulté », dans le système, d’emploi. Parmi, les juniors, hors Zus, en intérim, 46 pour cent, recherchaient, au préalable, une mission d’intérim. 36 pour cent, un Cdi. 22 pour cent, un Cdd. 3 pour cent, un contrat en alternance.

 

2 pour cent, ne savent pas. Hors Zus, 68 pour cent, des jeunes, ont mis, moins, d’un mois, à trouver, une mission d’intérim, entre l’inscription, en agence d’emploi et, la mise au travail. 15 pour cent, de un mois, à moins, de trois mois. 10 pour cent, de trois mois, à moins, de six mois. 7 pour cent, ont mis six mois et, plus. 52 pour cent, des juniors, hors Zus, citent, comme, avantages, de l’emploi temporaire, que le salaire est plus élevé, en intérim, que pour d’autres contrats. 51 pour cent, disent, que cela, peut leur permettre, de trouver un emploi, en Cdd ou, Cdi, dans l’entreprise utilisatrice. L’intérim, des jeunes, n’est pas toujours, une impasse.

 

42 pour cent, pensent, que cela, permet, de découvrir et, tester un métier. 35 pour cent, que c’est un premier emploi, une première expérience valorisante, sur le marché, de l’emploi. 34 pour cent, prisent la liberté, du travail temporaire. 31 pour cent, apprécient fort, le changement d’environnement. 18 pour cent, trouvent que l’intérim permet, de concilier, travail et études. 1 pour cent, ne savent pas. Selon, les adojeunes, hors Zus, les contraintes, de l’intérim, sont la difficulté, de « construire », des projets, à long terme, pour 56 pour cent, d’entre eux. 40 pour cent, évoquent, l’instabilité perpétuelle. 29 pour cent, la frustration, de ne pas pouvoir, rester, dans l’entreprise. 17 pour cent, le sentiment, de ne pas s’intégrer, dans les équipes. 5 pour cent, les horaires, des missions, qui ne correspondent pas toujours, à l’emploi du temps scolaire. 2 pour cent, d’autres contraintes. 3 pour cent, aucunes contraintes. 2 pour cent, ne savent pas. La majorité, des juniors français, déplorent, la précarité, l’instabilité, la variabilité, du marché de l’emploi national. Particulièrement, pour les jeunes. Ce qu’ils jugent abusif.(Bva, France, 2009)894.

 

44 pour cent, des jeunes français, poursuivent leurs études, après, le bac. 29 pour cent, l’obtiennent. 25 pour cent, ont un bac +2, à 4. 17 pour cent, un bac +5. 14 pour cent, aucun diplôme. 13 pour cent, un Cap-Bep. 2 pour cent, un doctorat. 49 pour cent, des non-diplômés, sont chômeurs. 28 pour cent, avec un Cap-Bep. 19 pour cent, avec un bac. 13 pour cent, avec une licence / master 1. 12 pour cent, avec un bac +2, hors santé / social. 10 pour cent, avec un master 2 ou, un diplôme, de Grande école. 6 pour cent, avec un doctorat. 3 pour cent, avec un bac +2 santé / social. Tous jeunes, 20 pour cent. (Trois ans, après, sortie d’études). 46 pour cent, des jeunes, ont un emploi durable, dès, la sortie, d’études. 11 pour cent, peu à peu, sept mois après, la fin, d’études, en moyenne. 57 pour cent, ont un emploi stable, trois ans après, la sortie, d’études.

 

12 pour cent, demeurent, en instabilité d’emploi. 70 pour cent, ont un travail, trois ans après, la fin, d’études. 16 pour cent, sont chômeurs. Les autres, en formation, reprise, d’études ou, inactifs. 70 pour cent, des actifs, sont en Cdd. 39 pour cent, trois ans après, la fin, d’études. Dans les trois ans, suivant, la fin, d’études, les jeunes sont en emploi, en moyenne, seize mois. Douze, pour les non-diplômés. Seize, pour les bac +2. (Hors santé / social). Vingt-trois, pour les sortants, de Grande école. 52 pour cent, des jeunes, à deux parents cadres, ont bac +5. 6 pour cent, de ceux, à deux parents ouvriers.

(Étude Céreq, Quand l’école est finie, sur l’insertion professionnelle, des jeunes, en 2016, trois ans après, leur fin, d’études, en 2013. 23 000 juniors interrogés, sur 693 000 concernés. Céreq, France, 2017).

 

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« Remuez, votre champ […]. Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez, nulle place, Où, la main, ne passe et, repasse. Le père mort, les fils vous retournent, le champ, Deçà, delà, partout ; si bien, qu’au bout, de l’an, Il en rapporta, davantage. D’argent, point, de caché. Mais, le père fut sage, De leur montrer, avant, sa mort, Que le travail, est un trésor ».

(J. de La Fontaine, poète, France, 1621-1695, Le Laboureur et ses enfants, fable 9, livre V, premier recueil, œuvre littéraire, de morale allégorique, France, 1668). [Suite et, fin].

 

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Pour illustrer, la difficile insertion professionnelle, des jeunes diplômés, prenons, l’exemple concret, de Colin, vingt-cinq ans. Il est « labellisé », d’une bonne, école parisienne privée, dans le domaine, de la « 3 D » : le champ tridimensionnel. Compétence infographique, permettant, de maîtriser, les techniques visuelles, notamment, informatiques, pouvant servir, par exemple, à concevoir, des effets spéciaux. Pour les dessins animés ou, le cinéma… Malgré, son diplôme, ses talents créatifs, les besoins, en la matière, Colin n’y a pas trouvé, de travail. Il lui est fort reproché, son manque, d’expérience. Son école, pourtant, professionnalisée, ne se préoccupe pas, du « devenir », de ses diplômés. Il ne peut, même pas faire, de nouveaux stages, faute, de conventions, liées, à ses études, puisqu’il n’est plus étudiant. Son précédent stage était sous-payé, non formateur, de type « café-photocopies ». Colin doit rembourser, son prêt bancaire étudiant, vit, chez son père, du fait, du coût, des loyers895. Endettement, précarisation, donc.

 

Il occupe, en attendant mieux, un poste, de vendeur, de magasin, pour un salaire modeste, des horaires difficiles, deux jours, de congé, séparés, en pleine semaine. Que dire, des autres jeunes : les plus défavorisés, non qualifiés et, exclus, quand, même, ceux, qui sont « armés », pour réussir, échouent ? ! Ce pays a donc, choisi, de faire, de toute sa jeunesse, une « variable, d’ajustement », par l’emploi. Les adultes sont, encore et toujours, prioritaires, nonobstant, tous les « Plans Emploi Jeunes », depuis, quarante ans. La plupart, des diplômes, même, toujours, exigés, multipliés, à l’infini, sont « dévalués ». L’expérience compte, avant tout.

 

Les études ne servent plus, à qualifier ni, employer, mais, « trier, occuper », faire « patienter », de plus en plus, longtemps, une nouvelle génération « sacrifiée, mise en attente ». Dont, l’on ne voit plus, l’utilité, mais, l’ « encombrement ». Les places rares, chères, font, de l’emploi, du junior, non, un droit, mais, un « privilège », au prix, de sa dignité, son accomplissement896 ! Pour tenter, de mieux « insérer, tout jeune, en tout emploi », un dispositif existe, de 2013, à 2018. Le Contrat de Génération. Les Pme sont incitées, par des aides financières, à recruter, les moins, de vingt -six ans, en contrat, à durée indéterminée. Maintenir, les plus, de cinquante-sept ans, en activité.

 

En terme, d’emploi, comme, en d’autres, l’inégalité n’est pas seulement, intergénérationnelle. Également, tout autant, voire, plus encore, intranéogénérationnelle. Entre juniors et, adultes, quand, dans le passé, ces derniers étaient, eux-mêmes, jeunes, aussi, aujourd’hui, en leur âge mûr. Entre adojuniors contemporains, selon, qu’ils sont favorisés, titrés ou, non. Ce sont les jeunes, peu ou, non, qualifiés, diplômés, qui sont, les plus, exclus, de l’emploi, comme, de la vie sociale. Bien, au-delà, même si, ces juniors déshérités, sont les plus maltraités, c’est l’ensemble, de la jeunesse, notamment, active, qui est, très résolument, « défavorisée ». La conférence internationale du travail, du Bit, de juin 2012, émet, à ce sujet, en conclusion, de ses travaux, un terrible avertissement. « Si des mesures, drastiques et immédiates, ne sont pas prises, la communauté internationale, devra affronter, un désastre, celui, d’une génération perdue »897.

 

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Dans les années 1920 et, surtout, 1930, de l’Entre-deux-guerres, naît l’idée, d’une génération, « perdue ou, sacrifiée ». Nombre, de jeunes, ont été « décimés », à la Grande Guerre (1914-1918) ou, sont revenus, handicapés, psychiques ou, physiques, à vie. Quant aux autres, ils vivent une époque, très morose et, déprimée, qui ne leur est pas « favorable ». Les années 1920, dites « folles », ont été, pour une minorité privilégiée, l’occasion, d’oublier l’épreuve, en « profitant, de leur vie ». La décennie 1930 est celle, d’une crise économique inédite, de la montée, des totalitarismes et, de nouveaux combats.

 

Ceux, d’un Second Conflit mondial (1939-1945), bien pire encore, que le précédent, les terribles leçons, du premier, ayant été, tragiquement ignorées ! Les juniors en seront, une fois de plus, les premières victimes et, beaucoup, y laisseront leur vie. Prenons garde, à ce que ceux, des temps, à venir, ne vivent, le même sort funeste ! Quand, des déchirements éclatent, par l’incurie, l’impéritie adultes, les jeunes sont toujours, perdants ! Que la France fasse, un meilleur sort, à sa descendance. Contrairement, à ce junior hexagonal, de haut niveau, gratifié, outre-Atlantique, d’un type, de rémunération, d’intérêt, de l’emploi, de responsabilités, double. Par rapport, aux étiques conditions, lui étant proposées, en son pays. Méditons, là-dessus !

 

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D’un côté, j’ai le désir, de faire, des efforts. […]
De l’autre, je n’ai pas envie, de faire, grand-chose, je me laisse aller. […]
Un jour, je suis arrivée, à saturation, de tout

 

Émilie, seize ans898

 

 

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– Yves REMY, Dr

 

 

Coach de Vie AndroJeunoConseiller

Spécialiste AndroJeunesse-AndroÉducation

Consultant Institutionnel & Politique AdoJeunes

 

Docteur en Sciences Humaines et Sociales, Paris

(PsychoSociologie du Développement de l’AdoJuvénilité)

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8

 

LE TEMPS RÉCRÉATIF

 

Loisirs / Culture-s

de l'(andro) nouvelle génération

 

 

Être capable, d’occuper, intelligemment, ses loisirs
Tel est, l’ultime produit, de la civilisation

 

B. Russell

Philosophe, homme politique, Royaume-Uni, 1872-1970

 

La Conquête du bonheur

Œuvre philosophique, Royaume-Uni, 1930

 

 

Presque tout, ce qui caractérise, l’humanité
Se résume, par le mot, culture

 

F. Jacob

Biologiste, France, 1920-2013

 

Le Jeu des possibles

Essai scientifique philosophique, France, 1981

 

 

Que vivent, les adojeunes, au travers, de leurs loisirs ? Quel « sens », donner, aux pratiques récréatives, des adolescents et, juniors ? Il existe, également, des traits distinctifs, d’une vraie culture adojuvénile, très typée. Nous nous interrogerons, aussi, sur le pourquoi, d’une culture et, d’une culture, si spécifique, au temps, de l’adojeunesse. Seconde nature et, mode de vie !

 

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La jeunesse, occidentale et française, d’il y a, encore, un siècle, notamment, la plus favorisée, axe ses loisirs et, sa culture, sur d’autres « fondements », que celle, d’aujourd’hui. Cela, a quasi disparu, depuis, un demi-siècle. Cette néogénération, d’alors, est façonnée, par les humanités classiques, de l’Antiquité gréco-romaine, du christianisme, des auteurs, du Grand Siècle, de la philosophie des Lumières… Au sein, de « vieux lycées d’élite », fermés, héritiers, des anciens collèges et, lycées, royaux et impériaux. Ces habitus reposent alors, sur l’approfondissement, la permanence, l’exigence. Les jeunes actuels, même, les plus intellectualisés, des meilleures formations supérieures, étudient, par pur utilitarisme. Non, par réelle passion académique. La culture mercantile dominante, est superficielle, d’artifice, éphémère, vise la facilité. Basée, sur l’excitation multisensorielle immédiate. Il ne restera rien, de durable, significatif, à l’adultisme. Ni, dans l’histoire future et, à long terme, de l’humanité.

 

Une société « dopée, à la pleine vacuité culturelle, civilisationnelle, morale, du factice, ne brassera, que du… néant » ! Le contentement se suffit, de la facilité, du médiocre, quand, la réalisation, de soi, requiert, l’exigence, la plus élevée. Or, des « lueurs d’espérance » subsistent, malgré tout ! Ainsi, en 2011, cinquante jeunes s’engagent, pour cinq ans, autour, de W. Mouawad. (Homme, de théâtre, libano-canadien, contemporain). En un projet, nommé : Avoir vingt ans, en 2015. Avec, cinq groupes, de dix juniors, venant, de Mons, Montréal, Namur, Nantes, la Réunion. Vingt accompagnateurs. L’idée vient, d’Incendies. (Drame théâtral, W. Mouawad, Canada, France, 2003). Une aïeule y dit, à sa petite-fille : Si tu veux, t’en sortir, tu dois apprendre, à lire, écrire, compter, parler, penser. Chaque verbe correspond, à une année, un séjour, des jeunes. Lire, à Athènes, Écrire, à Lyon, Compter, à Auschwitz, Parler, en Afrique, Penser, en mer. L’objectif est culturel, humaniste, spirituel. Il sera, pleinement, atteint. En ardents partages, communion, découvertes juvéniles, de par, le vaste monde.

 

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Le sens, de la vie, est, de trouver, votre don
Le but, de l’existence, est, de le partager

 

W. Shakespeare

Poète, dramaturge, Royaume d’Angleterre, 1564-1616

 

 

LA « FOLLE PASSION LUDIQUE »

DES ADOLESCENTS, DU SIÈCLE

 

 

L’essentiel, des loisirs, goûts récréatifs, des adojeunes, n’est pas celui, des adultes. Car les « aspirations », des cadets, en la matière, comme, en tant d’autres, divergent fort. Les attentes adojuvéniles, pour le temps libre, sont très grandes. Les études, l’emploi sont, généralement, appréhendés, comme, corvée, non, accomplissement, de soi. De fortes déceptions, des loisirs, ne peuvent donc, manquer, de survenir, chez nos juniors. Ces derniers, se reconnaissent, le plus souvent, plus, comme, « consommateurs, de loisirs-passions », que d’ « études, de travail- pensums ». Les objectifs poursuivis et, bénéfices escomptés, par ces jeunes, en matière, de détente, sont tels, qu’ils s’y investissent volontiers, « corps et âmes ». Peut être plus, qu’en nul, autre domaine. D’autant, que ces délassements sont, prioritairement, partagés, avec les pairs, plus, que solitaires. Ce qui y ajoute, une motivation, de surcroît, aux plaisirs, du « temps, à soi ».

 

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J.-B. Grenouille naît, à Paris, en 1738. Il est passionné, par l’odorat, les odeurs, les parfums, la parfumerie. Il accomplit, dès l’adolescence, un apprentissage, en la matière. Puis, de dix-huit, à vingt-cinq ans, Grenouille vit, en reclus, pour peaufiner, son art, le conceptualiser. Il invente, un chef-d’œuvre olfactif, le Parfum des parfums. Le grand ouvrage, de sa vie, réalisé, Jean-Baptiste meurt, à Paris, en 1767, à vingt-huit ans. L’histoire pourrait s’intituler : « Une passion juvénile, au temps, du roi, Louis XV ». (France, 1710-1774). Ce jeune fait, de sa passion, un loisir et, de son loisir, un état. Par son odorat unique, surdéveloppé, il crée, un singulier parfum, inédit, à partir, des exhalations corporelles, de jeunes filles.

 

Qu’il doit, au préalable, assassiner, à cette fin. Un jeune mâle, « dérobe l’essence », de jeunes femelles. Symbolique, des plus fortes ! Telle est, l’intrigue littéraire, fort originale, du roman d’horreur, de mystère, de P. Süskind, Le Parfum. (Allemagne, 1985)899. Souvent, le loisir adojuvénile est bien plus, qu’un simple passe-temps. À l’âge, de toutes les passions, il s’agit, d’un investissement personnel humain, fort et prenant. Un total don, de soi. Une obsession et, un accaparement, de tous les instants. Jusqu’à, la « monomanie ». Tel, le « geek ou, le nolife », passionné exclusif dépendant et, fou, du Web. Qui n’emplira, ses journées, que de son « obsessionnelle folie », au détriment, de tout le reste !

 

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Distractions, spécifiquement, exclusivement, « juniors » ?

 

Loisir-s, est un terme, du douzième siècle, issu, du « latin, licere, être permis. Temps, de la vie, qui n’est affecté, ni au travail, ni au repos, ni au sommeil. Occupations, distractions, pendant le temps, de liberté ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)900.

 

Les loisirs, des adojeunes, sont les moments et, pratiques récréatifs, qui ont, pour objectif, leur délassement, épanouissement, et, plaisir. Le loisir est le « champ, de prédilection », des juniors et, même, l’attribut principal, du ministère de la Jeunesse. Elle est à un âge, où, ses appétences naturelles, la mènent, avant tout, en dehors, de chez elle, fort attirée, par des activités extérieures, avec les pairs. Pourtant, que de ratés, frustrations, en cela ! Comparativement, aux grands pays occidentaux, l’offre ludique est loin, d’être « négligeable », mais, comporte, de trop nettes insuffisances. Les équipements sont parfois, trop limités. Par exemple, en sports, pour la région Île-de-France. Dès 2005, un rapport, du Conseil Économique et Social Régional, de cette même collectivité, souligne, des « failles ». Surtout, un manque, de quatre-vingt-dix-mille mètres carrés, de surface d’eau, de piscine, pour les nageurs. Notamment, à Paris, comme, également, en Seine-Saint-Denis.

 

La région comporte quatre cents bassins, publics et privés, de natation. Il en faudrait, au moins, cinq cents, soit, un déficit minimum, de cent. Plus, d’une piscine, sur quatre, est vétuste, exige, des travaux, de rénovation. La région devrait accomplir, un effort, de subventions. Structures et, horaires, activités et, encadrement, ne sont pas assez ou, toujours, adaptés, aux attentes, des jeunes. Il y a ceux, qui manquent, de récréativité, ceux, qui en ont trop, ceux, qui ne savent, l’organiser ou, s’y épanouir. L’équilibre, en la matière, est très difficile ! La gestion, du temps, que l’on s’accorde, pour se faire plaisir, est malaisée. Ce temps est excessif ou, insignifiant, passe trop vite ou, trop lentement. L’on s’ennuie ferme ou, l’on est déçu, que tout soit déjà, fini. Les loisirs sont trop riches ou, trop pauvres. Généralement, ils laissent un goût, plutôt, amer, d’incomplétude, d’inachevé, de fadeurs diffuses, indéfinies. Qui se mue, en véritable malaise existentiel. Nous sommes, en présence, d’un paradoxe douloureux, pour toute la jeunesse901.

 

Jamais, en l’histoire, des hommes, elle n’a bénéficié, de possibilités, de loisirs, aussi vastes ! Jamais, elle n’aura, à tel point, éprouvé, le sentiment, de nullement ou, presque, y trouver, son « plein et, entier contentement ». Il y a, des retards, de notre pays, pour les loisirs adojuvéniles. Ceux, des enfants, sont incomparablement, plus étoffés, que ceux, qui sont proposés, aux seuls, quinze – vingt-quatre ans. Pourtant, les jeunes semblent vivre, le syndrome, de l’enfant. Tant, assommé, de jouets, jeux pléthoriques, qu’il ne sait, que choisir, n’en apprécie plus, aucun, se lasse, bien vite. Ainsi, un garçon étudiant, de vingt ans, se confie, à ce sujet, à l’auteur. « Nous faisons, généralement, semblant, de faire la fête, nous nous étourdissons, bien plus, que nous ne nous amusons, en réalité. Le cœur n’y est pas » ! La « fièvre, du samedi soir », n’est plus, pour cette jeunesse désorientée, ce qu’elle était, pour ses aînés, au même âge ! L’enjeu n’est que, de « donner, le change ». Les vraies priorités, pour la détente, du junior, sont à redéfinir902.

 

Les loisirs, des jeunes, concernent, surtout, trois domaines principaux. D’abord, les activités physiques et, sportives, individuelles ou, collectives, scolaires ou, extrascolaires, en amateur ou, de compétition, en club ou, non. Ensuite, les sorties, d’agrément : promenades, fréquentations, des cafés, bars, restaurants, boîtes, de nuit, fêtes, soirées informelles, privées ou, organisées, institutionnelles. Comme, les soirées étudiantes ou, les regroupements divers, entre amis, en extérieur ou, chez les uns, les autres. Les sorties, en parcs, de loisirs, fêtes foraines… Puis, les départs, de fins, de semaine, les vacances ou, voyages, en famille, avec, des amis ou, en solitaire.

 

Il n’est pas rare, que les activités physiques et, sportives adojuvéniles, soient loin, de sublimer, l’esprit, d’émulation. De rigueur, d’effort, de maturité, de dépassement, d’harmonie. Qu’elles exacerbent donc, plutôt, l’agressivité, les rivalités, la haine, de l’autre. Lequel, est alors, considéré, en ennemi, à abattre, par tous moyens, plutôt, qu’en compétiteur, à respecter. La socialisation avec, par autrui, est donc, trop souvent, remplacée, par le grégarisme, l’atavisme, les plus ravageurs, qui étiolent, enferment903. L’on s’amuse plus, « côte à côte, qu’ensemble ». Le loisir adojuvénile n’a plus, pour but, le délassement sain, la vraie réalisation, de soi, mais, l’ « étourdissement », pur et simple !

 

Les pleins bienfaits, du sport, de l’activité physique, ne sont plus, à démontrer, pour la santé physique, psychique, sociale, des humains. En particulier, des juniors. Même si, à l’instar, de l’ensemble, de la population, les jeunes font plus, de sport, que jadis, cela, reste insuffisant ! Comparativement, à ce qui se pratique, chez les adojuniors, des pays homologues. Les heures hebdomadaires obligatoires, d’éducation physique, sont encore, limitées, dans l’enseignement secondaire. Facultatives, dans la plupart, des établissements, d’enseignement supérieur. En lesquels, relativement peu, d’étudiants, s’inscrivent, au sein, des associations sportives. Pour le jeune, le sport n’est pas assez, un moyen, de préserver, sa santé, développer, son anatomie, s’épanouir, physiquement, comme, moralement. Dans la mobilité, du corps, la convivialité, en intégration sociale. Trop, le considèrent encore, comme, simple moyen, de défoulement rageur, sans, nul, profit, pour soi, au détriment, d’autrui. Érigé alors, en machine, de guerre, pour réduire, l’adversaire, il dégénère, en règlement de compte. Le vrai bénéfice sportif, en est alors, perdu.

 

Le mauvais exemple est donné, par les adultes, en personne, par le sport professionnel, qui livre, aux jeunes, une nocive image erronée. Les athlètes stars-modèles, n’ont pas toujours, eux-mêmes, les meilleurs, des comportements. La pitoyable attitude, de l’équipe, de France, de football, l’a encore, démontré, lors, de la coupe du monde, 2010, en Afrique du Sud. Le sport est gangrené, par le profit financier et, la triche, le dopage et, la vedettisation, le nationalisme outrancier, la violence. Cela, retentit, sur l’adolescent, qui reproduit parfois, le pire, par simple mimétisme. Il ne s’y retrouve pas, vraiment, s’y aigrit. La plupart, des adojeunes, pratiquant, un sport, le font, en amateur, non, à titre professionnel ou, de compétition.

 

Ils se répartissent aussi, entre les sports, individuels ou, collectifs, scolaires ou, universitaires et, hors études, en clubs ou, en associations ou, librement. Notamment, le cyclisme, la natation, la course à pied ou, le tennis, le football… Il y a, le sport, que l’on pratique, celui, auquel, l’on assiste, en spectateur, physiquement ou, par vidéos interposées. Les équipements sportifs scolaires, municipaux et, autres, restent encore, trop peu nombreux, mal répartis, à horaires inadaptés, vétustes, pour ne pas dire, obsolètes. De très gros efforts, restent, à accomplir, en la matière. Concernant, les sorties récréatives, les adojeunes aiment fort, à déambuler, flâner, comme, deviser, entre eux.

 

Surtout, dans les espaces publics extérieurs. Fréquenter, à deux, souvent, en groupe, cafés, bars, restaurants, boites, de nuit, clubs festifs, raves parties, tous, rassemblements récréatifs juvéniles. Plus ou, moins, improvisés, autorisés. Ils apprécient fort, de se retrouver, en soirées, entre amis, « teufs », c’est-à-dire, fêtes, en langage ado « verlan ». Chez les uns, les autres ou, en des lieux, plutôt, insolites, plus ou, moins, « squattés » ou, encore, en plein air, quand, la météorologie, le permet. Nous avons déjà, dit, à quel point, débordements, ennuis, frustrations, pouvaient gâcher, les sorties, de l’adojeunesse. Il n’en reste, pas moins, que celle-ci, en attend beaucoup, y aspire, trouve, un exutoire salvateur, compensatoire, à sa mise à l’écart sociale. Il s’agit, aussi, pour elle, du meilleur moyen, de partager, vibrer, communier, avec les pairs. De même, les départs, en week-end, vacances, voyages, « forment la jeunesse », comme, l’on dit. Ils lui permettent surtout, de s’évader avidement, du morne quotidien, d’une semaine, un trimestre, une année, de travail. Ces séjours peuvent être scolaires, familiaux ou, amicaux.

 

Ils rythment fortement, le temps, de vie, néogénérationnel, lui apportent aussi, une sorte, de « respiration, d’oxygène », cyclique. Toutefois, les attentes sont souvent, telles, que de fortes déceptions, s’ensuivent, immanquablement. Trop couramment, ces séquences, de non-labeur, ne sont pas occasion, de repos, détente, d’enrichissement. Plutôt, d’ennui, de vide, d’inactivité totale stérile. Trois types, de loisirs, trois degrés, de satisfaction récréative, existent, chez les adojeunes. « Gratifiants et satisfaisants », « neutres et anodins » « rébarbatifs et décevants ». Cette configuration a un impact considérable, sur le stade, d’épanouissement, plus ou, moins, avancé, des adolescents.

 

Les juniors sont avides, de délassements récréatifs, en attendent beaucoup. Cela, est nécessaire, à leur « construction psychosociale » propre. Différences et, rapprochements existent, selon, les sexes, âges, milieux, affinités, personnalités, parcours et, études, localisations géographiques concernées. Les jeunes sont souvent, bien plus sportifs, « fêtards », voyageurs, que leurs aînés, avec, tous les avantages et, les excès, que cela, peut alors, comporter. Les juniors sont « comblés », par leurs loisirs récréatifs, quand, ces derniers répondent, à leurs « attentes ». C’est-à-dire, quand, ils en tirent, un total sentiment, de plénitude, d’amusement et, de satiété. Cela, dépend, d’un ensemble, de critères réunis, précis.

 

Citons, l’exemple, de la « soirée fun, mégadélire, entre potes », chez, l’un, d’entre eux. Lycéen, de dix-sept ans. Ce qui peut, se traduire, par le fait, que la fête, s’est fort bien passée. Car, les « copains, copines indispensables, que l’on aime bien », étaient présents, l’ambiance, comme, la musique, étaient bonnes. Les boissons, notamment, alcoolisées, les mets, disponibles, en abondance, au goût, des juniors présents. Les rires, amusements, discussions, jeux, danses, divertissements, plaisanteries, activités conviviales, alors, proposées ou, drague, avec le sexe opposé…, sympathiques. Le tout, en un cadre, très agréable.

 

En résumé, un moment, entre soi, « cool », satisfaisant, pour les jeunes, car, conforme, aux canons établis, par leur génération, en la matière. Libertés et, plaisirs communs. Nuit, pairs, sensations. À l’opposé, un temps, de loisir, leur déplaît, foncièrement, s’ils n’en obtiennent pas, ce qu’ils en escomptaient. Ainsi, un rendez-vous, en un bar, n’est pas apprécié, s’il y a, des défections, dans le groupe. Si le lieu, son ambiance, paraissent mornes, guindés et, « ringards ». Si le bonheur, d’échanger, de rire, ensemble, est trop limité… Puis, entre le loisir, très satisfaisant, et, le délassement, fort décevant, figure, la récréativité, que l’on peut qualifier, de « mitigée ». Avec, toutes ses infinies nuances.

 

Le junior en retire, certaines pâles gratifications, mais, tout autant, des désappointements, plus forts encore. Souvent, ni les unes ni, les autres. L’on évoquera, la sortie, en boîte, de nuit, dont, l’on a apprécié, l’ambiance générale, mais, dont l’ « espoir », de nouvelles rencontres, aura été déçu. De même, la promenade, en forêt, certes, non désagréable, mais, qui ne laissera pas, un souvenir « impérissable ». Les jeunes considèrent, comme, loisirs, de façon, privilégiée, les sorties, entre pairs, le cinéma, la musique, les activités sportives. Ils citent aussi, comme, tels, les jeux électroniques, vidéo, comme, tous types, de jeux, Internet et, la télévision. Viennent, ensuite, la communication physique, téléphonique, informatique, la radio, le shopping. Puis, en une moindre mesure, les juniors appréhendent, comme, loisirs, la lecture, l’inaction totale, les activités artistiques, les sorties familiales. De façon, bien plus marginale, certains jeunes évoquent, les activités manuelles, le théâtre, la chasse et, pêche, les musées et, expositions. Entre treize et, vingt-quatre ans, il y a plus, de similitudes, de pratiques, de loisirs, entre âges, que d’irréductibles, différenciations majeures. Malgré, les variables, de maturités.

 

Il y a, une relative homogénéité, des loisirs adojuvéniles néogénérationnels. Même si, par rapport, à l’ado mineur, de l’enseignement secondaire, le jeune majeur, des cursus supérieurs ou, actif, a une récréativité, plus proche, de celle, des adultes. Plus intellectuelle, comme, plus « posée » et, sédentaire. Les dissemblances, entre les sexes, sont plus importantes. Filles et, garçons accordent, la même importance, à la télévision, au cinéma, à Internet, l’inaction, aux sorties familiales. Il y a, également, des activités, à tendances, bien plus masculines, d’autres, à connotations, plutôt, féminines. Les jeux électroniques, la chasse ou, la pêche et, les sports, sont l’ « apanage », des garçons. Le shopping, la communication, les pratiques artistiques, la radio et, les sorties, entre pairs, sont plutôt, le choix, des filles. De même que, de façon, plus minoritaire, le théâtre, la lecture, les activités manuelles, le musée. Le milieu social, du junior, n’a pas, d’impact majeur, sur ses loisirs. Même si, les pratiques « élitistes, rares », reviennent, surtout, aux jeunes, de parents, des catégories socioprofessionnelles supérieures. La « sortie, entre amis », est la pratique phare, la seule et, plus valorisée, par une majorité, de juniors904.

 

La sortie est, non seulement, l’activité juvénile préférée, mais, aussi, la toute première, à être appréhendée, en tant, que loisir, par excellence. Ensuite, l’activité physique et, sportive, est la deuxième activité préférée, des jeunes. Puis, les juniors aiment fort, les activités médiatiques. Télévision, radio, cinéma, jeux vidéo. Viennent, ensuite, aussi, le shopping, la communication, Internet, la lecture. Aujourd’hui, Internet vient en tête, de toutes pratiques, de communication. L’équipement, notamment, mobile, des jeunes, les réseaux, surtout, wifi sans fils, s’étant, fort considérablement, développés. Postérieurement, à l’enquête, ici, évoquée. Les autres activités, sont moins appréciées. L’inaction totale, les activités manuelles, artistiques. Théâtre, comme, musées, sont des pratiques anecdotiques, chez les collégiens, lycéens. Ils sont, un peu plus, en vogue, chez les étudiants. Les garçons préfèrent, les jeux, les sports. Les filles, plutôt, le shopping, la communication et, les sorties ou, la radio, la lecture, les activités artistiques, le théâtre. Les garçons préfèrent, le sport, puis, les sorties, entre amis, les jeux électroniques, la télévision, Internet. Malgré, le rapprochement, des sexes, le loisir juvénile reste monogenre.

 

Les filles adhèrent, aux sorties, entre amis, puis, en moindre mesure, au shopping, à la radio, la télévision, Internet. Concernant, les pratiques juvéniles effectives, de loisirs, telles que, vécues, au quotidien, le « tiercé gagnant », n’est pas inattendu. La télévision, la communication et, la radio, sont les trois activités, les plus couramment, mises en œuvre, chaque jour ou, presque. Puis, viennent, les sorties, entre amis, les sports. Médias, images ou, sons, en tout premier lieu. Puis, pairs, mobilité, convivialité. Puis, activités physiques et, sportives l’emportent, dans les loisirs exercés, par les jeunes, au quotidien ou, presque. Suivent, Internet, la lecture, les jeux électroniques, l’inaction, le shopping, le cinéma et, les activités manuelles et, artistiques.

 

Musées, théâtre, sont les activités, les plus rarement ou, jamais, exercées. La pratique, d’une activité, est d’autant, plus marquée, plus fréquente, notamment, quotidienne, que le junior la perçoit, comme, un vrai loisir. Notamment, les sports, les sorties amicales, la lecture, Internet et, l’inaction… Pour la plupart, des pratiques, de loisirs, il y a, fluctuations, à la baisse, ou, à la hausse, selon, l’âge, même, des adojeunes concernés. Les filles pratiquent, bien plus, la radio, la communication, outre, les activités manuelles, la lecture, le shopping ou, bien, encore, les pratiques artistiques, le théâtre. Les garçons usent plus, des jeux électroniques, des sports.

 

La télévision, Internet, le cinéma, l’inaction, les sorties amicales sont, quant à eux, unisexe. Plus, le milieu socioéconomique, culturel, est élevé, plus, les pratiques, de loisirs, des jeunes, sont choisies, élitistes. Notamment, en terme, de théâtre, musée, d’expositions, de lecture et, d’activités artistiques, ainsi, que de goûts musicaux classiques. De sports « rares », golf ou, équitation et, aviron, aviation, de loisirs, sortie sélecte… L’objectif, des juniors, en matière, de loisirs, est tout d’abord, le repos. Puis, très loin, derrière, les savoir-faire, comme, l’expérience extrascolaires, ensuite, passer le temps. Citons, aussi, la finalité, de se cultiver, développer, de solides connaissances générales, se réaliser, acquérir plus, d’autonomie, vivre, en mondes virtuels. Puis, l’amusement, la distraction, la liberté, de pleine convenance. Globalement, les jeunes cherchent plus, à simplement, « occuper », leur temps libre, qu’à se perfectionner ou, se dépasser. Plus, l’on vieillit, plus, l’accomplissement, de soi, devient, un but, des loisirs, ainsi, que la nécessité, de se reposer, détendre. Alors, que les plus jeunes, en sont, à faire, s’amuser.

 

Les filles envisagent plus, le loisir, comme, du repos, de la détente, du divertissement. Les garçons, comme, un mode, de vie, en un univers virtuel. La volonté, de perfectionnement, au travers, du loisir, est propre, aux deux sexes. Les jeunes, de milieux, très favorisés, cherchent, moins, que les autres, à user, des loisirs, pour juste, occuper, leur temps. Plus encore, que pour les juniors majeurs, étudiants et actifs, les collégiens et, les lycéens accordent, une place, très prépondérante, à leurs pairs, dans la vie, le loisir. Les activités récréatives, entre jeunes, ont leur faveur première et, tout d’abord, en groupe, puis, avec un ou, une amie.

 

Les loisirs, seul-e ou, en famille, sont très peu prisés. La fonction première, du loisir adjuvénile, est la rencontre ou, la retrouvaille, du semblable générationnel, des deux sexes ou, même, souvent, du même genre. En progressant, en âge, le junior s’éloigne, de sa famille, se rapproche, de ses pairs, pour pratiquer, ses loisirs. Pour la détente, la plupart, des jeunes, élisent, un lieu étranger, à leur habitat. Chez les congénères ou, ailleurs. Peu, aiment, à rester, chez eux. Le choix, des loisirs, incombe plus, aux juniors concernés, aussi, à leurs amis, qu’aux parents. Au fur et, à mesure, que le jeune avance, en âge, surtout, pour les majeurs. En plus grande appropriation. (Observatoire de l’Enfance [et de l’Adolescence], en France, 2004).

 

Plus encore, pour les garçons, que pour les filles. En matière, de loisirs, comme, en d’autres, le désir, de liberté, d’autonomie, de confidentialité, l’emporte, chez les juniors. Plus, d’un jeune, sur deux, estime, manquer, de temps libre. Une majorité, pense avoir, suffisamment, de moyens financiers, d’équipements sportifs, de lieux, de rencontres, de liberté parentale, pour l’exercice, de ses loisirs. Ce qui n’empêche pas, les juniors, de préférer, la fréquentation, des pairs, plutôt, que celle, des ascendants. De vouloir, s’affranchir, des influences familiales. Plus, l’adojeune mûrit, moins, il s’accommode, de ses loisirs, tant, en matière, d’argent, de temps, d’espaces physiques disponibles. Les garçons, collégiens et, lycéens, se disent plus comblés, en terme, d’argent, de libertés, des loisirs, que les filles. Sans nul doute, car ils en bénéficient plus, que leurs homologues, du sexe féminin. Globalement, plus, le junior appartient, à un milieu, « très favorisé », plus, il a tendance, à s’affirmer heureux, des moyens disponibles, pour ses loisirs905. À l’inverse, plus, le jeune est défavorisé, moins, il apprécie, la modestie, du loisir, qui lui échoie.

 

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À l’été 2010, sort, le thriller cinématographique britannique, de H. Nakata, Chatroom. Qui retrace l’histoire, de cinq adolescents, lesquels, se sont rencontrés, sur Internet. Ces jeunes se soutiennent fort, mutuellement, pour dépasser, leurs difficultés quotidiennes, de toutes natures. À l’origine, William, dix-sept ans, internaute passionné, très dépendant, crée alors, un forum de discussion, chat en direct, sur le Web. Pour ses pairs, de la même ville. Les ados échangent, se livrent, « se mettent à nu », sous la houlette, de leur « mentor », William. Ce dernier, très peu équilibré, lui-même, finit par devenir, le gourou charismatique, mais, abusif, néfaste, sectaire, de la bande, à sa merci.

 

Au détriment, de celle-ci, jusqu’à la pire violence. Ce film a l’intérêt, de montrer, à quel point, Internet a pris une importance, si capitale, dans le temps libre, le loisir, des adolescents et juniors. En volume horaire journalier et, hebdomadaire et, en emprise totale, sur les jeunes esprits. La fiction révèle, par l’absurde extrême, jusqu’où peut aller, cette domination, du loisir informatique, sur les juniors. Comment et, combien, certains, d’entre eux, si déboussolés, peuvent user, de façon négative, malintentionnée, de ce vecteur virtuel. Pour manipuler, influencer, téléguider, décerveler et, nuire, à d’autres adojeunes, en leur vie réelle !

 

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Le loisir informatique est privilégié, plébiscité, par les ados, car, il s’agit, pour eux, d’un outil multiforme. D’abord, un moyen, de communications, universel, interactif et, instantané, « tous azimuts ». Ensuite, un pôle, d’information, de culture et, loisirs démultipliés. Puis, un outil, de purs virtualité, imaginaire, à distance, sans limite. Tout, ce que sont et, aiment, les jeunes, y est. Internet les comble, de façon jouissive, tels, des enfants, en confiserie libre-service. Désir ardent, de communion intense, infinie, entre soi et, sur « tout et tous », semblables, des deux sexes. Vrai, « Coffre au trésor » culturel, gratuit, inépuisable, sans fond ni, fin, de type, quasi psychédélique et, d’excitation plurisensorielle. Sons, images, vidéos, écrits… Monde, si clos, irréel, abstrait et, magique, en lequel, tout semble possible, nimbé, d’un halo sensuel, physique et moral.

 

Qui brise, tous les tabous, abat, toutes les barrières. Raison, pour laquelle, surtout, pour les garçons, la Toile est illusion, catharsis initiatique, gai royaume irrésistible, du jeu, du merveilleux. Laquelle, permet alors, d’assouvir, tous les fantasmes, fantasmagories, fantaisies. Même, les plus inavouables, sexuels, érotiques, comme, les plus violents, déviants. Internet plait, aux adojeunes, car, cela, les met, « au pouvoir », ce qui leur est interdit, en la vraie vie. Répond, à leur « imagination » ludique et, romantique débridée. C’est, pour tous les ados, la quintessence, de la « jouissance absolue ». Du « tout, tout de suite, avec tous, quand et, ou, comme, je veux », à portée, d’écran906. Prenons garde, qu’à force, de cybervirtualité, le junior ne s’enferme, en une irréalité nocive, de toute puissance infantile, des plus illusoires !

 

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Un exemple, parmi mille, de l’inventivité, la créativité, des idées, initiatives étonnantes, formidables, que peuvent avoir, les adojeunes. En matière, de loisirs, comme, en bien d’autres. En janvier 2012, deux adolescents canadiens, de Toronto, envoient, vers l’espace, un petit personnage. Celui-ci est composé, de pièces en plastique, Lego, atteint l’altitude, de vingt-quatre kilomètres. Soit, le double, de ce à quoi, parvient habituellement, en moyenne, l’aviation commerciale. L’aventure est filmée, en continu, puis, diffusée, à la télévision et, sur l’Internet. Matthew et Asad, lycéens, de dix-sept ans, ont fixé, leur petit astronaute miniature, brandissant le drapeau, de leur pays, le Canada, à un ballon météorologique. Ce dernier, gonflé, à l’hélium, embarquant, également, quatre mini caméras vidéo et, un téléphone mobile. Le cosmonaute, en modèle réduit, était équipé, d’un petit parachute, en nylon, pour pouvoir, ensuite, revenir sur Terre, « sain et sauf ». Le vol aura duré, plus d’une heure et demie.

 

Les superbes images tournées, montrent la figurine spationaute, environnée, d’un tapis, de nuages blancs, comme, de ciel azur, puis, noir, dans les strates supérieures. Le ballon a explosé, à vingt-quatre kilomètres, de haut, l’espace commençant, quant à lui, à cent. Le petit aventurier de plastique a, ensuite, été récupéré, intact, grâce, au Gps, du téléphone cellulaire. À cent vingt kilomètres, d’écart, du lieu, de son envol907. Les adojeunes ne passent pas, tout leur temps libre, à s’ennuyer, « faire des bêtises ». S’adonner, à des occupations médiocres, illicites et, amorales ou, dangereuses. Ils sont fort capables, d’audace, d’originalité et, d’idées non communes.

 

Ils savent, « à fort bon escient », innover, dans leur récréativité, comme, en matière, d’actions, altruistes et généreuses. De défis sportifs, technologiques, culturels et, artistiques, littéraires et, spirituels, comme, d’idéaux, des plus résolus… Ainsi, en 2018, les juniors, du monde entier, se sont-ils illustrés, avec fort brio, en matière sportive. À l’occasion, des Jeux Olympiques d’été, de la Jeunesse, à Buenos Aires. Ces Jeux concernent, les quinze – dix-huit ans, tous les quatre ans. Les Jeux d’été suivants, ont lieu, à Dakar, en 2022. Les derniers Jeux d’hiver se déroulent, à Lausanne, en 2020. Les suivants, en la province du Gangwon, en Corée du Sud, en 2024.

 

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Divertissements néogénérationnels « mitigés, à double tranchant »

 

Nul, ne peut nier, qu’il existe, des tendances ou, préférences majeures, en matière, de loisirs, propres, à l’ensemble, de la néogénération. En tant, que telle. Improvisation, déstructuration, intensité extrême. L’on peut, également, isoler, des tendances particularistes et, distinctives, selon, les différents groupes, de jeunes. Les loisirs adojuvéniles sont souvent, improvisés, car, les juniors aiment bien, suivre, leur pulsion, intuition, du moment. Plutôt, que se contraindre, à organiser, à l’avance. Ils sont déstructurés, car, la fantaisie est plus, la nature, de l’adojeunesse, que le formalisme, ritualisé, rigide.

 

Le loisir, du jeune, se veut intense, car, cet âge est celui, des sensations fortes et, communions, les plus totales. Les garçons aiment plutôt, tous les loisirs, de groupe, souvent, entre eux, sans les filles, surtout, mobiles, comme, physiques. Ils sont, en moyenne, plus sportifs, que les homologues féminines, préfèrent, les sports, plus « violents ». Les sorties, notamment, nocturnes, en lieux insolites, alcoolisées, en bars, boîtes, de nuit… Ils partent plus, en week-ends, vacances ou, voyages, sans, leur famille, qui y consentent, plus volontiers, que pour les filles. Pour des raisons, de sécurité, surtout, concernant, les mineures.

 

Les filles apprécient, bien plus, que les garçons, les loisirs solitaires, à deux ou, en plus petit groupe. Elles sont moins, mobiles, physiques, que les garçons, moins, sportives, adeptes, de sports plus « doux ». Des sorties, loisirs, en intérieur, diurnes, en lieux, plus sécurisés, avec, moins, d’alcool… Les congés sont plus souvent, familiaux ou, accompagnés, surtout, avant, dix-huit ans. De même, les loisirs, des adojeunes, peuvent varier, selon, les maturités, les âges. Distinguons, schématiquement, deux catégories. Les adolescents, en études secondaires, de treize – dix-huit ans, résidant, chez leurs parents. Les juniors, en études supérieures ou, actifs, de dix-neuf – vingt-quatre ans, vivant, pour une bonne part, d’entre eux, en dehors, du domicile familial. Le premier groupe pratique plus, de sports, que ses aînés, plus fréquemment, plus intensément. Les plus vieux, ont plus, de loisirs, font notamment, plus, de sorties, en particulier, nocturnes, que leurs cadets. Car, ils bénéficient, de plus, de libertés et, de temps, que les plus jeunes, qui sont encore, mineurs, chez leurs parents, donc, plus et, mieux « surveillés ».

 

Dont, l’essentiel, du temps, est consacré, aux études, fort prenantes, au collège, lycée. De même, les plus âgés, partent plus souvent, en week-end, vacances, voyages, en outre, sans, leur famille, seuls ou, surtout, entre amis… Il y a, également, de nettes disparités, en matière, de loisirs, entre les jeunes, des milieux favorisés, classes supérieures et, moyennes, d’une part. Ceux, des couches, dites, « populaires », de l’autre. Les premiers feront ainsi, plus, de sports individuels, coûteux, élitistes, comme, le surf, des neiges, les sports aériens, tels, l’aviation, de tourisme ou, le planeur. Des activités nautiques, comme, les régates, en mer.

 

Les autres, des sports collectifs, plus « courants et, accessibles », comme, le football. De même, en matière, de sorties, celles, des juniors, des milieux plus modestes, ont tendance, à être extérieures, en milieu ouvert public et, accessible, à tous. Celles, des jeunes, bien plus favorisés, en un cadre intérieur fermé, sélectif, ouvert, aux seuls, initiés choisis. Les départs systématiques, de fins, de semaines, vacances, voyages, sont plus fréquents, de longue durée et, lointains. Pour des destinations, plus coûteuses, sélectes, moins courantes, pour les juniors aisés, que pour les autres. Qui « se contentent », de récréativité, plus modeste et, à proximités géographiques.

 

Il y a, similitude, entre les loisirs, des milieux socioéconomiques, culturels élevés et, ceux, des jeunes, ayant fait ou, accomplissant, de hautes études supérieures. Ressortissants, des zones, d’habitat, privilégiées et, ayant un parcours, d’élite. Les habitus, du temps libre, sont bien plus « choisis », que ceux, des adojuniors, plus modestes. Les affinités, comme, la personnalité, de chaque jeune, son éducation, jouent un rôle majeur, en ses choix, de loisirs. Ainsi, un solitaire timide introverti, préférera, un sport individuel, de détente, comme, la natation. Un extraverti, appréciant, le rapprochement humain, optera, pour une activité physique collective, très mobile, de contact, comme, le rugby. En matière, de sorties, un « rêveur intellectuel » appréciera, une conversation intimiste, en un bar, en tête-à-tête. Le « joyeux drille » adorera, une « virée », en compagnie très nombreuse, en discothèque. Il y a, aussi, les « casaniers », si peu adeptes, des départs, « au long cours », pour leurs vacances. Les « aventuriers », qui se lanceront, avec jubilation, en des équipées lointaines, plus ou, moins, sauvages et, organisées. Les politiques publiques, des loisirs adojuvéniles, notamment, sportives, sont certes, plutôt, dynamiques.

 

Elles « gagneraient », à l’être, bien plus, encore. Car, comparativement, à leurs homologues occidentaux, les jeunes français manquent trop, d’activité physique. Les organismes publics, privés, de loisirs, de la jeunesse, jouent, également, un rôle important, pour la récréation, des juniors. Comme, les auberges de jeunesse, les Maisons des Jeunes et, de la Culture, Mjc ou, l’Ucpa, Union nationale, des Centres sportifs, de Plein Air… Les loisirs, sainement, pratiqués, contribuent, au ressourcement, des juniors, quand, certains débordements, conduisent, à l’effet inverse. Le loisir juvénile a du mal, à combler, l’attente ludique, conviviale, de détente, mobilité physique. Il est, aussi, un mode, de socialisation, restrictif, réservé, au groupe, des pairs, phares, de ce temps, de vie, particulier. L’amitié, les loisirs partagés, contribuent, trop peu, à la construction et, l’épanouissement propres, de l’adolescent. Trop souvent, son loisir est vécu, égoïstement, pour lui-même, au détriment, du véritable rayonnement relationnel, avec, pour, autrui. Souvent, pauvre, convenu, le loisir, des jeunes, est, pour eux, décevant, ennuyeux et, aliénant même, parfois. Ils sont alors, bien loin, d’en retirer, tout le contentement, initialement, prévu, espéré.

 

La collectivité nationale, les intervenants privés, se préoccupent, des loisirs, de la jeunesse. En particulier, l’actuel, « ministère, des Juniors » : celui, de l’Éducation, en charge, des jeunes, développe, de fort bonnes initiatives, en la matière. Notamment, pour ce qui est, des séjours, de vacances, activités éducatives, culturelles, sportives, récréatives, associatives. Toutefois, l’envergure, l’impact, des dispositifs, mis en œuvre, les publics concernés, restent limités. Les initiatives privées, « prennent le relais », mais, leur coût, pour les familles, les adojeunes, ne permet pas, à un maximum, d’entre eux, d’en bénéficier. Autant, que de nécessaire besoin. Chaque année, nombre, d’adolescents, de jeunes, ne peuvent, ainsi, partir, en vacances, leurs loisirs restent bornés, notamment, en matière sportive. Quant aux lieux festifs commerciaux, leurs tarifs peuvent être dissuasifs, pour une partie, de l’adojeunesse. Les loisirs juvéniles se caractérisent donc, par leur nette tendance improvisée, déstructurée et, intense. Les juniors aiment agir, selon, leurs envies, du moment. L’organisation, la préparation, à l’avance, d’activités préétablies, ne sont pas, leur « nature première », même si, cela, peut, parfois, leur arriver908.

 

Souvent, le loisir, la sortie choisis, sont impromptus, selon, la conjoncture, les occasions et, possibilités immédiates. Envies, désirs et, plaisirs pulsionnels l’emportant, alors, ces temps sont plutôt, informels et, sans objectifs précis ni, prédéterminés. Ils suivent, des « méandres, pouvant paraître décousus, à tout non-initié », mais, qui ont toute leur raison d’être, en bonne logique adojeune. Cette récréativité a pour visée première, d’être intensément, vécue, par ses participants, qui recherchent donc, surtout, à se défouler. En un véritable, « bain de jouvence » libérateur, pour « oublier », le temps, de la fête, la si morne grisaille, du quotidien.

 

L’exemple extrême, en est, la « rave ou, free party » sauvages, non autorisées et, en un lieu insolite. Au cours, de laquelle, l’on entre, en transe psychédélique, alcoolique, musicale, le temps, d’un week-end entier. Avec, ses semblables, en collective communion, de masse. Les loisirs, de la jeunesse, ont des traits, d’originalité. Par exemple, la soirée, en une usine ou, une base militaire désaffectées. Ils peuvent leur être, des plus profitables, notamment, par leur commensalité, convivialité, force, d’humanité. Ils contribuent fort, à l’équilibre adojuvénile, par le partage, de rires, de paix, d’idées. Entre pairs, qui se comprennent et, se renforcent alors, mutuellement.

 

Ces loisirs peuvent aussi, bien appauvrir, en conformant et, conditionnant, à la « loi, du plus fort ». Des pratiques aliénantes, voire, dégradantes, dangereuses, illégales, aussi. Ils peuvent générer, de délétères débordements, de toutes sortes. Quand, le légitime désir, de récréativité réparatrice, se mue, en volonté, de s’ « oublier », en l’extrême, à risque, pour soi, autrui. La nuisance remplace alors, la détente, en une sorte, de fureur, jusqu’au-boutiste, fort destructrice et, dommageable. En Europe et, Amérique, du Nord, les loisirs, de la jeunesse, mondialisation, oblige, se sont uniformisés, depuis, cinquante ans. Les mêmes genres, d’activités, de sorties, pratiques sportives, vacances, prévalent, de San Francisco, à Zürich et, Sydney, Reykjavik, à Prague, Naples. Cette homogénéisation est encore, accentuée, par la diffusion mondiale, de standards uniformisés, comme, normatifs, de loisirs, via, les médias, Internet. Or, des clivages s’observent, entre Amérique et, Europe. Au sein, de cette dernière, aussi, entre sa partie nord et, ouest, d’une part, ses zones géographiques sud et, est, de l’autre909. Tout en nuances.

 

Ces disparités, entre les deux continents, les deux sphères socioculturelles, économiques européennes, ne sont pas « négligeables ». Elles sont, essentiellement, dues, à des raisons matérielles, de civilisation, éducatives. Pour tenter, d’échapper, à cette morosité, de plus en plus, de juniors, recourent, à l’euphorie illusoire, des toxiques, d’évasion, l’agressivité. Comme, le jeu, le dessin, de l’enfant, le loisir adolescent a pour vertu, de contribuer, à l’affirmation, de soi, la consolidation, des moi, ça, surmoi. En réalité, il déstructure, trop souvent, confine, à la solitude parfaite. La ville moderne offre peu, de vraies possibilités adéquates, de détente, aux jeunes. En la matière, l’enfant est mieux loti. La vie sociale récréative, adojuvénile, s’effectue, prioritairement, hors, de la famille verticale, d’origine. La plupart, des juniors, sortent, entre eux, s’invitent, mutuellement, organisent, des festivités, réjouissances, entre jeunes amis. L’amitié, entre pairs, prévaut. Une petite minorité, d’adojuniors, reste isolée, solitaire, séparée, de ses semblables. Par blocage, préférence, manque, d’envie, de sociabilité, de temps ou, restrictions parentales. Au fur et, à mesure, de la progression, en âge, les sorties, entre pairs, se multiplient.

 

Du fait, de plus, de libertés, latitudes, accordées, aux mineurs, par les parents, plus encore, aux lycéens, qu’aux collégiens. Plus encore, d’autonomie, d’occasions, de moyens, pour les jeunes majeurs, étudiants, actifs. La majorité, des juniors, disent avoir, beaucoup, d’amis. Ils apprécient, de s’épancher, auprès, de leurs pairs, de sorties. Même, nanties, d’autant, d’amis, de sorties, que les garçons, les filles ont tendance, à se sentir, plus solitaires. En dépit, du fait, qu’elles se livrent, bien plus, qu’eux, encore, à leurs semblables. Les étudiants sortent donc, beaucoup. Leur temps libre est déterminé, par leur milieu social, leur éducation, leur parcours, d’études.

 

Les amateurs, de théâtre, musée, d’expositions, opéra, de concerts classiques, sont plutôt, d’extraction « supérieure ». Bacheliers généraux, plus âgés, surtout, filles. Les sorties, plus « populaires », exhibitions sportives, soirées récréatives étudiantes, discothèques, bars, cafés…, concernent surtout, les garçons. Les plus jeunes, d’origines, bien plus, modestes, les bacheliers technologiques ou, professionnels. Les filles étudiantes optent, surtout, pour des sorties culturelles. Les sorties masculines sont plus, diverses et, variées, que celles, des filles. Les étudiants littéraires cultivent, plus souvent, des sorties culturelles classiques.

 

Comme, le théâtre, les musées, que les autres étudiants. Dans les cursus, majoritairement, féminins, les garçons ont des pratiques, de loisirs, qui se rapprochent, de celles, des filles. Dans les filières, à très forte dominante masculine, les filles ont des sorties similaires, à celles, des garçons. Il s’agit, d’une sorte, de net mimétisme, socioculturel et, néogénérationnel. Les filles préfèrent les sorties, au restaurant, les garçons, celles, au café. Les étudiants, en couple, ont moins, de sorties, de type adojuvénile, les différences, entre les sexes, en matière, de sorties, ont tendance, à s’estomper. Les activités physiques et, sportives, sont parmi, les pratiques, de loisirs, les plus prisées, des jeunes, surtout, les garçons. Une majorité, des treize – vingt-quatre ans, exercent un sport extrascolaire, en club ou, non, seul ou, à plusieurs. Le sport a la vertu éducative adojuvénile, de la liberté, de l’autonomie, de l’insertion groupale et, de l’inculcation, d’une éthique existentielle. Pour nombre, de juniors, le sport occupe même, quelques heures, par semaine. Les garçons y consentent, plus, de temps, que les filles, y sont, deux fois plus, nombreux, qu’elles, à s’y adonner. Souvent, le jeune accomplit, plus, d’une activité physique.

 

La pratique, notamment, en club, baisse, avec l’âge, concerne plus, le jeune mineur, que le junior majeur. Concernant, les activités sportives, les plus menées, chez les adojeunes, l’on peut citer, le football, la natation, le tennis. Aussi, le handball, le basket-ball, le volley-ball et, l’athlétisme ou, les sports, de combat, d’autodéfense… L’objectif sportif, des adojuniors, est le plaisir, la convivialité, de pairs, la santé. Pour les jeunes, plus âgés, les garçons veulent, se muscler et, les filles, maigrir. Une minorité, vise les compétitions, l’émulation, la victoire. Les juniors favorisés, en études générales, surtout, les garçons, font bien plus, de sports, que les autres.

 

De milieux populaires et, en formations professionnelles, notamment, les filles. Plus, le milieu d’origine, est modeste, plus, les différences, entre les sexes, croissent. Le sport juvénile est plus fréquent, en zone urbaine, que rurale. Les jeunes actifs physiquement, se ressentent, en meilleures santé et, estime, d’eux-mêmes, que les autres adojuniors. Ils ont, une meilleure prévention sanitaire, notamment, en terme, d’hygiène de vie alimentaire, de sommeil, tabagie. L’activité sportive n’a pas, de retentissements réels, sur les consommations alcoolisées, celles, psychédéliques. Cela, vaut, pour la pratique sportive régulière, modérée, comme, « normale ».

 

L’abus, l’excès, d’activité physique et, sportive, très intensive, peuvent causer, des problèmes, de santé, notamment, féminins. Des addictions alcooliques et, aux stupéfiants, des prises, de risques inconsidérés, violences et, déviances. Cela, est plus accentué et, fréquent, que chez les non-sportifs et, ceux, qui pratiquent, des sports, sans, nuls, excès. Naturellement, la pratique sportive, même, modérée, prudente, peut induire, des accidents, notamment, chez les filles. À la mesure, des usages, comme, des risques pris. Généralement, les pratiques sportives, des adojeunes, sont encadrées, balisées et, sécurisées. La règle, la discipline, l’ordre, y règnent. L’accident peut se produire, par non-respect, des codes ou, car l’activité, en elle-même, induit, la potentialité, de dérapages. Plus, que dans des sports, plus paisibles. Ainsi, le tennis, de table, comporte-t-il, moins, de dangers possibles, que les sports, de combat ou, de grandes vitesses motorisées. L’incident peut provenir, de la dureté, de l’environnement, alors, concerné, comme, en spéléologie ou, alpinisme. De sports physiques et, à protagonistes compétiteurs, engagés, pour gagner, éviter, la défaite, comme, en rugby ou, boxe. Avec, enjeu, de lutte, sans merci.

 

Dangers, de milieux, humains, se conjuguent, en certaines compétitions, d’endurance, entre concurrents, en milieu hostile. Comme, les courses, à la voile, autour, du monde, en solitaire. Il y a, le sport conventionnel, institutionnel, très encadré, « codifié », de socialisation, comme, d’émulation. Celui, extrême, solitaire, d’affranchissement, de révolte, comme, l’apnée, en haute mer et, grande profondeur. L’escalade, de façades, d’immeubles, à mains nues. Il y a, risque non calculé et, maîtrisé, mais, volontaire, provoqué, très élevé et, recherché, pour lui-même, essentiellement, par les garçons.

 

La logique impliquée est, ici, « subversive et, frondeuse », de défis, non, de réels accomplissements, de soi. Le risque, la transgression, l’excès, cultivés, l’emportent, sur le dépassement, de soi, humain, moral, éthique. Il s’agit, pour une jeunesse, très minoritaire, de s’affirmer, à sa façon, en un ritualisme, d’affirmation, de soi, et, d’insertion extrémistes paradoxales. La quasi-totalité, des jeunes français, comme, des occidentaux, de quinze – vingt-quatre ans, sont très équipés, en téléphonie mobile. Il s’agit, pour les adojuniors, d’aujourd’hui, d’un outil capital, de technologies, de pointe. De mobilité et, liberté, sécurité et, praticité, consumérisme, communication et, lien forts interpersonnels et, suivis, entre pairs.

 

Lequel, abolit, espace et, temporalité, met, à distance, tout en reliant, à sa tribu juvénile. Un objet personnalisable, comme, personnalisé. Ce « sacro-saint mobile, Gsm », est renouvelé, en moyenne, par les jeunes, une fois, par an, pour rester, à la pointe, d’une technologie, sans cesse, évolutive. Une nette majorité, de juniors, estiment l’outil, indispensable. Ils en maîtrisent mieux, l’essentiel, des fonctionnalités, que leurs aînés. L’usage, qu’ils en font, est des plus multiples, plurimédias. Téléphonie, visiophonie, télévision, radio, fonction baladeur, d’écoute musicale Mp3, Internet, messagerie audio, fonction photo, vidéo. Messages écrits, jeux et, répertoire, heure, date, réveil et, calculatrice. Stockage, de « souvenirs » et, transmission / réception, de données, de toutes sortes, téléchargements, discussions, en ligne… Les jeunes sont les seuls, à utiliser, simultanément, fort bien maîtriser, l’ensemble, de ces fonctionnalités. (Coslin, 2007)910.

 

Le téléphone mobile, est la « boite, à outils, multifonctions », du junior. Il sert aussi, à passer, le temps, en cas, d’ennui. Il est un vrai « marqueur, d’identité », psychosocial, de personnalité néogénérationnelle, très fort, prégnant, chez les jeunes, des deux sexes911. Le mobile est le vecteur principal, de la spécificité adojuvénile, par excellence. Il se doit, d’être en fonction, en permanence, jours et nuits, pour « donner sens, à sa vie », perdurer, aux yeux, des pairs. Il permet aussi, de maintenir, un lien, avec les parents, que cela, rassure et, avec les congénères, même, en restant, dans le giron familial. Les adojeunes ont besoin, de s’exprimer, notamment, entre eux.

 

Le mobile permet, d’abolir, la souffrance, de la solitude, de la séparation. Il a, une dimension affective, entre semblables. Il devient « nocif », quand, il sert, à s’enfermer, en une virtualité, sans contacts humains. À médiatiser, des violences, commises, par d’autres juniors. Visionner, des supports amoraux, anti-éducatifs-912. Prenons garde, à ce que l’adojeunesse, ne se replie jamais, sur elle-même, par le biais « obsessionnel », d’outils techniques, faussement, communicatifs. Si ce mouvement prend trop, d’ampleur, il est à craindre, que cela, finisse, par se faire, au détriment, de « vecteurs, d’enrichissement, supérieurs ». D’un point de vue, humain, moral, comme, intellectuel. Aux dépens, donc, d’un véritable « accomplissement, de soi » !

 

 

Appétence, bénéfices, des délassements, pour l’adolescence

 

L’offre, de loisirs, qui est faite, aux jeunes, est inadaptée, à leurs besoins, aspirations réels. L’organisation, de la vie urbaine, les décourage, trop souvent, en instaurant, des règles rigides, parfaitement, étrangères, aux mentalités adolescentes. Les nouveaux territoires symboliques, à investir, ont tous, disparu. Il en résulte, replis, sur soi, aigreurs. Les activités récréatives, des juniors, ne répondent pas vraiment, à leurs attentes réelles. Elles sont, trop souvent, sources, de frustrations et, déceptions, voire, déviances, violences, en tous genres.

 

Ils ne savent pas, non plus, toujours, les organiser, réussir. Loin, d’être apaisé, leur mal-être, s’en trouve accru, car, le sentiment, de gâchis, d’impuissance, est immense. Cette destruction, de soi, d’autrui, participe, du climat général dépressif, de notre société. L’adolescent en souffre. Le légitime besoin, des jeunes, de défoulements, libre expression, est mal canalisé, fréquemment, perverti. Faute, de structures, manifestations adéquates, répondant, à leurs réelles aspirations. Presque, tous les enfants, savent, follement, s’amuser, quand, tant, d’ados, de jeunes, s’ennuient, à périr !

 

De fait, leur attente, de réalisation, de soi, trouve, fort peu ou, mal, à se contenter, d’espaces, activités, non vraiment, pensés, conçus, pour, par, avec, eux-mêmes. Alors, prévaut, surtout, l’insatisfaction. Éthylisme, tabagisme, psychédélisme, sont en progression constante, chez les juniors. Les sorties, en bande, sont, pour beaucoup, l’occasion, de déprédations, d’excès. En une sorte, de défis rageurs, surenchères permanentes. L’adolescent s’ « éteint », ne sait pas, capitaliser, de façon, plus positive et, satisfaisante, son temps libre. Par absence, d’orientation et, d’objectifs, au préalable, clairement, définis, atteints, en pleine cohérence, pour s’épanouir, sainement. Les loisirs, des jeunes français, comme, la récréativité, des juniors, des autres pays, d’Occident, sont révélateurs. En moyenne, les possibilités et, les satisfactions, en matière, de détente, sont moindres, en l’Hexagone, qu’au sein, des pays tiers, comparables ! Qu’est-ce, qu’un jeune « comblé », en ses loisirs ? La finalité, la satisfaction premières, attendues, de ces récréativités juvéniles, surtout, constituées, de « sorties », est la relaxation psychocorporelle, la mobilité physique et, la convivialité, entre pairs. Comme, déjà, démontré, en l’espèce.

 

L’ennui est-il, une fatalité, dans le temps libre, de l’adolescent ? Une jeunesse gratifiée, en ses loisirs, se livre, à de saines occupations. En éprouve, contentement épanouissant. Cultive, des partages, élaborations constructifs, en l’optique, d’une récréation juvénile enrichissante913. En Amérique, du Nord, et, en Europe, la plus développée, les niveaux de vie sont élevés. Le culte, du corps, du sport, l’éducation très libérale, la large autonomie, laissée, au jeune et, le consumérisme, sont exacerbés. Cela, favorise, des loisirs, plus variés, fréquents, dispendieux, sophistiqués, plus, de départs, voyages planétaires. L’Europe méditerranéenne et, celle, des ex-démocraties populaires, sont moins nanties, au point de vue matériel, plus traditionnelles. D’éducation, plus stricte, octroyant, moins, de libertés, aux juniors, qui cohabitent aussi, plus longtemps, chez leurs parents. Comme, en Espagne ou, en Italie, ce qui limite également, plus, les possibilités, de loisirs juvéniles. Moyens financiers et, infrastructures, sont moindres.

 

L’on peut dire, que les jeunes français, se situent, sur une ligne « médiane », entre le premier et, le deuxième groupe, de pays, en matière, de loisirs. Ils sont plutôt, favorisés, mais, sans, la pléthore, qui caractérise, leurs pairs, des nations, « en pointe », en l’espèce, comme, les États-Unis ou, la Suède. Les finalités, d’une bonne pratique, pour les adojuniors, en matière, de loisirs, sont triples. Se détendre psychiquement et, physiquement. Bouger, se déplacer et, changer. Partager, une bonne intimité, avec ses semblables. Le loisir est recherché, par le jeune, pour la relaxation, qui en est escomptée, loin, de toute contrariété, comme, de « prise de tête ».

 

Avec, du plaisir, de la liberté et, du contentement gratifiant. C’est souvent, le cas, mais, nous avons dit, aussi, combien, cette attente, était fréquemment, déçue. Tant, il y avait, forte inadéquation, entre « l’espoir initial et, le résultat final ». Un loisir « statique » n’est habituellement, pas fait, hors, visionnage vidéo, pour plaire, aux adolescents, jeunes, surtout, garçons. Ils sont, à l’âge, du mouvement et, à tous les sens, du terme, il faut, que cela, « déménage » ! Ainsi, plutôt, que de passer, toute une soirée, à un seul et, même endroit, les juniors apprécient, la succession, de « micro passages ». En différents lieux et, ambiances, avec, de nouveaux participants et, activités, sujets et, types, de conversations… Mobilité, variations, échanges, richesse, comme, émotion, s’imposent donc, pour la juvénilité.

 

À l’image, des enfants, en bas âge, qui se lassent vite, d’un jouet, les jeunes éprouvent, le besoin constant, de mouvement. Changement, renouvellement, rapide et, tonique, de rythme, notamment, en leurs loisirs. D’où, encore, certaines grandes frustrations, face, à des inerties, monotonies ou, répétitions inévitables. La « convivialité », des loisirs adojuvéniles, qu’ils soient sportifs, en matière, de sorties, vacances, est, pour les intéressés, un impératif incontournable, d’adhésion, de réussite. Les conditions en sont, d’être entouré, des pairs, que l’on apprécie, en une ambiance, de bonne humeur, d’échanges fructueux. En un cadre « confortable », où, l’on se sent bien, adapté, aux besoins juvéniles, notamment, la possibilité, de « se laisser, un peu, aller ». Sans, encourir, les foudres, du voisinage adulte. Cela, fait beaucoup, de conditions. Même si, la « communion » recherchée, est bien souvent, atteinte, notamment, en occurrences festives, elle est, tout autant, fréquemment, « absente, du rendez-vous »914. En désir / manque.

 

C’est, qu’un temps libre, épanouissant, satisfaisant, réussi, pour les adojeunes, requiert, trois grandes conditions. S’occuper, sainement. Se sentir gratifié, par son loisir. Partager, faire, en un sens positif. Il s’agit, de ne pas s’égarer, en des entreprises pernicieuses, dommageables. Or, d’opter, pour une récréativité, qui élève, par son exigence personnelle, envers, soi-même et, autrui. La détente concernée ne peut convenir, que si elle apporte, au junior, une « satiété reposante ». Par l’harmonie, la profondeur, des choix opérés. Le loisir altruiste, « nourricier » est, par définition, non destructeur. Cela, signifie et, implique, pour le jeune, qu’il vise, à « se grandir », par l’ « accomplissement », de soi, même, s’il ne s’agit, « que », d’un repas, entre amis.

 

Non, de s’avilir, par des pratiques, fort destructrices, autodestructrices, comme, le vandalisme, après, alcoolisations excessives. L’objectif, très positif, est aussi, tout autant, de donner, aux autres, un peu, de ce « bonheur », même, fugace. Que « prendre, du bon temps », pour soi, à son seul, avantage915. Il est, hélas, de plus en plus, observé, que le loisir juniors ne sert, trop souvent, pas, à s’évader, se détendre ni, s’enrichir. Or, à donner, « libre cours », aux pulsions, les plus violentes, agressives, explosives. Tels, autant, de signes, de mal-être, sociétal et juvénile.

 

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Les Seigneurs de Dogtown, Lords of Dogtown, est un drame cinématographique germano-américain. (C. Hardwicke, 2005)916. La trame est également sportive, d’action, biographique. Le film retrace l’histoire, des Z-Boys, une équipe, de champions, de skateboard. Jeunes garçons skateurs, qui ont été, à l’origine, d’innovations marquantes et, de prouesses sportives, sans précédent, en la matière. En la deuxième moitié, des années 1970, temps, de leurs exploits, ces athlètes ados américains, vivent, à « Dogtown », un quartier, de Venice, à Los Angeles, en Californie. Leur appellation, de Z-Boys, vient du nom, du magasin de sport, où ils travaillent : Zephyr. Lequel, vend, planches de surf et, skate. Au début, le matériel est peu « fiable » et, la pratique, des plus risquées. Puis, les roues se perfectionnent, deviennent, en matière synthétique, antidérapante, les planches, en résines, plus solides. Les jeunes forment une équipe, s’entraînent et, gagnent des compétitions, de plus en plus, réputées. Lors, de la sécheresse, de l’été 1976, ils ont l’idée, de transmuer, les piscines vides, en terrains d’entraînements, notamment, les parois. Ce qui sera les « bowls », d’aujourd’hui !

 

Les principaux membres, de l’équipe, personnages, du film, sont J. Adams, (États-Unis, 1961-2014), quinze ans, en 1976. Lequel, est l’une, des « figures marquantes », du skateboard, de son temps, connaît, des dérives délinquantes. T. Alva, (États-Unis, 1957-), dix-neuf ans, en 1976, crée sa propre entreprise, à cet âge. Il deviendra, le premier champion mondial, de skateboard. Le premier, aussi, à réaliser, de très spectaculaires voltiges aériennes, en skate. S. Peralta, (États-Unis, 1957-), dix-neuf ans, en 1976, est l’un, des pionniers, en matière, de pratique, du skateboard, en rampe. Il crée sa compagnie et, son équipe, de skate.

 

Il devient même réalisateur et, produit, en 2001, le film documentaire sportif, Dogtown and Z-Boys, (États-Unis), retraçant ses débuts et, ceux, de ses coéquipiers917. Il écrit, aussi, le scénario, de l’adaptation cinématographique, de 2005, déjà, citée. Ces adojeunes témoignent, ainsi, à quel point, les membres, de leur génération, savent être passionnés et, faire, pleinement, de leurs centres d’intérêt, un accomplissement personnel. Y compris, en leurs loisirs. Motivés, ils savent donner, le meilleur, d’eux-mêmes, se dépasser, atteindre, un niveau, d’excellence et, de perfection. Avec effort, ténacité. En cela, réside, un certain génie créatif, de la jeunesse !

 

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UNE INTENSE, CULTURE NUMÉRIQUE, « PARTICULARISTE »

DU JEUNE

 

 

La culture, des juniors, ne peut, que leur appartenir. Puisqu’elle s’est, prioritairement, bâtie, en opposition, tant, avec celle, des successeurs enfants, que des prédécesseurs adultes. Cette « culture djeunz » n’en est donc, que plus homogène, transcendant, tous les clivages. Avec, toutefois, des nuances et, différences marquées. La « culture mainstream », populaire, pour tous, dominante, globalisée et, américanisée, est la culture favorite, de la jeunesse mondiale. Une minorité, plus élitiste, cultive, des goûts, pratiques, plus « recherchés »918. Les us culturels juvéniles sont donc, plutôt, « convenus, typés », peu, de juniors, s’en démarquant nettement.

 

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Un adolescent « hacker », D. Murphy, crée, propage, des virus informatiques. Il brise les codes, pénètre donc, les systèmes informatiques. Il est alors, interdit, de tous écrans, jusqu’à ses dix-huit ans. Ultérieurement, il se rend compte, qu’un virus très offensif, se prépare, à détruire, le réseau informatique général. Il s’essaye alors, à enrayer cette offensive, industrielle et virale, nouvelle « invasion barbare ». Tel est, l’enjeu, effréné, du drame-thriller cinématographique américain, Hackers. (I. Softley, 1995)919. La culture, de la jeunesse mondiale contemporaine, notamment, occidentale, est d’abord, fondamentalement, numérique, informatique. Tout ou, presque passe, désormais, pour les jeunes, par les écrans vidéo, de tous types. De façon permanente, comme, mobile, avec les « tablettes digitales tactiles » et, les boîtiers SmartPhones, iPhones. La virtualité Web, comme, vidéo, se fait réalité, de même, que le réel, devient virtuel. Les juniors sont, culturellement, une « e-jeunesse-cybergénération ».

 

Une « race mutante », pour qui l’humain, est moins « prégnant », que l’Internet ou, les réseaux sociaux. Irréalité, d’autant plus, frappante, que l’adojeune « surfeur » n’est déjà, souvent, plus, lui-même, sur la Toile, mais, un avatar. Double, projection, représentation, de soi, pseudonyme. Souvent, même, faux self, imaginaire grimé, forgé, de toutes pièces. Chimères, masques, travestissements. Besoin, de l’incertaine adolescence, de cacher, au mieux, son jeu. L’ado adule le Web, car il permet, l’extraversion, de l’expression, l’introversion, de la distance. Le cinéma, notamment, fantastique, de science-fiction, joue le même rôle fantasmagorique, d’évasion, pour la jeunesse. Toujours, avide, de sensations fortes, d’imaginaire, de rêveries. En quête, d’émotions, sous le primat, du cerveau limbique, qui en est le siège. Plus, que sous celui, du néocortex, cerveau, du raisonnement, d’usage plus adulte. Ainsi, le film, de cinéma, de science-fiction, Avatar, a-t-il eu grand succès, auprès, des jeunes, pour les mêmes raisons oniriques. (J. Cameron, États-Unis, 2009).

 

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Spécificités, références, des « prédilections culturelles », d’adoJeunesse

 

Culture, est un terme, du seizième siècle, du « latin, cultura. Développement, de certaines facultés, de l’esprit, par des exercices intellectuels, appropriés. Par extension, ensemble, des connaissances acquises, qui permettent, de développer, le sens critique, le goût, le jugement. Ensemble, des aspects intellectuels, propres, à une civilisation, une nation – un groupe humain, une population -. Ensemble, des formes acquises, de comportements, dans les sociétés humaines ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)920.

 

La culture, du jeune, est l’ensemble, des pratiques, des adhésions ou, modes, d’expression, qui lui sont spécifiques ou, non. Ayant trait, aux productions, de l’esprit, pour se divertir, apprendre, s’accomplir. L’écrit est, aujourd’hui, « remplacé », chez bien, des juniors, comme, chez nombre, d’adultes, par la « néocivilisation, de l’audiovisuel ». La culture, du « tout numérique ». Les ados sont tous, fascinés, par les sons, images, écrans multiples.

 

Cela, occupe, une part croissante, de leur emploi, du temps. Concerts, hi-fi, télévision, cinéma, ordinateurs portables miniaturisés, jeux vidéo, notamment, en réseaux : en ligne, sur le Web. En équipes, comme, World of Warcraft, WoW, surfs, sur Internet, à très haut débit, par fibre optique, création, de sites Web. Usage, des moteurs de recherche, comme, Google, courriels, échanges direct live, par chats et, communications Web audiovidéo Skype. Forums Internet, d’opinion, téléchargements, transmissions, de données numériques audio ou, vidéo, peer-to-peer, podcastings. Inscriptions, sur sites Web, de réseaux sociaux personnels, professionnels, applications Internet. Tels, Facebook, Twitter, Linkedin, Viadeo, Instagram, Snapchat, Periscope, Telegram, WhatsApp, à espaces personnels.

 

Supports audio, vidéo, photos, écrits. Cyberespace, virtualité de vie : Second Life, téléphonie, tablettes mobiles tactiles multifonctions, multimédia. Aussi, iPhones, SmartPhones, iPad et, Sms, « Short Message Service » : textes écrits, télétransmis, sur mobile, à langage elliptique. Mms, Mobile Message Service : fichiers audio et, vidéo, sur mobile, vidéo mobile, Web, sur mobile, Internet, par portables, comme, le iPhone. Télévision « géante » 3D et, sur mobiles, cartes mémoire et, clés usb multimédia ou, connectique, à distance, notamment, Wifi sans fil, informatique, tous azimuts, vidéos YouTube… Messageries instantanées, comme, Facebook Messenger. Casques, de réalité virtuelle

 

Citons, l’exemple formidable, de ces deux jeunes étudiants français, passionnés, de natation. Ils ont créé, dans les années 2000, un site Internet, www.nageurs.com, répertoriant, évaluant et, donnant, en détail, des informations « pratiques ». Réactualisées, en permanence, quant à l’ensemble, des piscines collectives, de Paris, des provinces et, de l’étranger, ce qui est, d’une très grande aide, pour tous les usagers. Avec, souvent, même, plus, d’indications, que les sites Internet municipaux officiels, concernés921. Toute cette « néotechnologie, d’info-com », éveille, le jeune, à des centres, d’intérêt, qui peuvent être enrichissants. Par exemple, pour des recherches intellectuelles, son travail scolaire ou, universitaire. Toutefois, il arrive, trop fréquemment, que cela, prenne une ampleur démesurée. Au détriment, d’autres, champs culturels « valables », constructeurs, pour les juniors. Là encore, l’offre culturelle exigeante, de qualité, à destination, de la jeunesse, est souvent, soit indigente, soit inadaptée, aux publics juvéniles. Le fréquent préjugé, en cours, est que ces adolescents, ne sont pas « dignes, du meilleur » et, aptes, à y adhérer ni, en profiter, pleinement.

 

Cela, est une erreur ! Quand, les adultes savent, leur proposer, des manifestations culturelles, haut de gamme, recevables, à leur âge, les juniors sont toujours, capables, de les apprécier. Tout dépend, de la présentation, qui en est faite. Pédagogie, psychologie, contenus adéquats, s’imposent. Nous pouvons, mieux faire. L’initiative, des pouvoirs publics, d’étendre, la gratuité, d’accès, aux musées et, monuments nationaux, en faveur, des jeunes, de dix-huit – vingt-cinq ans, est, à cet égard, à saluer. Cette gratuité était alors, avant, avril 2009, réservée, aux seuls, mineurs, de moins, de dix-huit ans922. La culture, des juniors, leur est spécifique, depuis, les années 1950, l’émergence, du rock. Elle contribue, à forger, leur pleine identité particulière. En apparence, cette culture, ces cultures juvéniles universelles, qui relient, les jeunes, du monde entier, entre eux, semblent très dominantes. Par rapport, à celle et, celles « ringardisées », des adultes. En réalité, la Culture savante établie demeure, celle, du classicisme académique, des siècles antérieurs. La culture avant-gardiste, des juniors, est certes, surmédiatisée. Toutefois, elle reste cantonnée, à son seul, « ghetto néo-monogénérationnel, marginal et éphémère »923. Depuis, six décennies.

 

Elle est très conjoncturelle, mouvante, n’a pas, pour elle, de pérennité historique enracinée, légitimée, par la fort longue patine, du temps. La culture, des jeunes, de 2020, est, parfaitement, étrangère, à celle, de leurs pairs, de 1990. Laquelle, l’était, tout autant, de celle, des juniors, de 1960. Les dissemblances l’emportent toujours, sur la continuité et, un certain « fil conducteur ». Cette culture juvénile, malgré, sa nette valeur et, son immense créativité, se périme très vite. Quand, la « Grande Culture », prend, à jamais, figure, d’éternité, d’universalité, d’intemporalité. Ainsi, aujourd’hui, en musique, Beethoven, (Compositeur allemand, 1770-1827), s’écoute-t-il, dans le monde entier, tel et, plus, qu’il y a, un siècle. Il n’en ira, peut-être, pas ainsi, des artistes, B. Dylan, (États-Unis, 1941-), Rolling Stones. (Royaume-Uni, 1962-). C. Harris, (Royaume-Uni, 1984-) ou, M. Garrix, (Pays-Bas, 1996-)… La culture, des adojuniors, est si rapidement, périssable, datée, dépréciée, par les aînés, puis, les jeunes suivants, avec une belle ironie grinçante. Elle n’en conserve, pas moins, toute sa richesse originale, inventive, innovante et, esthétique. Il y a, tout à la fois, une culture et, des cultures adojuvéniles, en Occident, comme, en France même924.

 

Cette culture est uniformisée, car, mondialisée, américanisée, parce qu’elle est propre, aux goûts, des jeunes, spécifique, à cette génération. Elle est également, multiple, en fonction, de certaines « caractéristiques » nationales. Au sein, même, des pays, comme, du nôtre, elle peut varier, en fonction, des modes éphémères, époques, différents groupes, types, de jeunes. Il y a, une culture, fort unifiée, de la jeunesse, en tant, qu’ensemble néogénérationnel. Des cultures dissemblables, des juniors, en tant, qu’individus différents, à aspirations, appétences, toujours, divergentes et, à de multiples, points de vue.

 

Cette culture est conformiste, en ce sens, où, la nouvelle génération s’y plie, à des critères préétablis, conformes, à ses attentes particulières. Elle est, tout autant, anticonformiste, car, elle s’inscrit, avant tout, en réaction opposée, aux standards, de la seule, culture adulte dominante. La culture néogénérationnelle se veut anti-intellectualiste, informelle, iconoclaste. Elle répudie, la culture savante, académique, installée, des aînés, pour cultiver, ses propres codes libertaires, déstructurés, déconstruits. La culture, des jeunes, est un ordonnancement original, qui n’appartient, qu’à eux. Elle est unique, propre, à chaque génération. Chacune, met un point d’honneur, à se « démarquer », des précédentes.

 

La culture juvénile est archétypée, non, en regard, des canons et, stéréotypes, de la culture adulte, mais, car elle suit, des critères rigides. Ceux-ci sont « propres », à la néogénération. Le mode en est conjoncturel, éphémère, informel, convivial et, ludique, violent, parfois, d’avant-garde, iconoclaste. L’adolescent est aussi, victime, de cette tyrannie, de conditionnement, de masse. Lequel, oblitère, les personnalités, les moins trempées, les esprits, les plus fragilisés. Par franche opposition, à la culture, de leurs aînés, la pratique culturelle, des jeunes, se conçoit, comme, anti-académique, anti-scolaire. La littérature, le cinéma, la musique classiques, sont très peu prisés, avant, l’âge, de vingt-cinq ans, de même, que le musée, le théâtre ou, l’opéra.

 

Bandes dessinées, films, romans, d’horreur, d’aventure, de science-fiction, musiques dance, rock, rap, techno, l’emportent. Surtout, avant, vingt ans, ce qui limite, les centres d’intérêt. La culture adolescente se veut parcellaire. Elle ignore, des pans entiers, des connaissances fondamentales. Cela, ne lui permet pas, d’appréhender, tous les arcanes complexes, de son temps. Exclusive, elle est parfois, gage, d’appauvrissement, non, de réalisation personnelle, d’ouverture. L’on flatte, les bas instincts primaires, les pulsions basiques, insurmontables, par des jeunes, très perturbés. Cela, n’élève, en rien, les esprits, mais, les conditionne, au médiocre.

 

Le Centre national d’Art et de Culture, Georges-Pompidou (1977), à Paris, organise, des ateliers récréatifs, pour les enfants, de deux, à douze ans et, pour les jeunes, de dix-huit – vingt-cinq. Depuis, 2010, les treize-seize ans, jusqu’alors, « oubliés », ont leur « Studio 13/16 ». De fort nombreux, ateliers tournants, existent, liés, aux expos. Lors, de tout stage, des artistes proposent, aux adojuniors, d’explorer, une thématique, au travers, de la danse ou, du moulage, de la beatbox ou, la vidéo interactive. Liberté, créativité, sont toujours, à l’honneur. Chacun, explore, sa voie, guidé, par les animateurs. Félix, quinze ans, résume bien, la philosophie, de ce nouveau concept culturel, pour ados : « J’aime bien, faire, des trucs. Là, c’est moi, qui fais l’art » ! Les jeunes ne sont même pas, « obligés », de participer, aux ateliers. Ils peuvent rester, au calme, seuls, à écouter, de la musique ou, regarder, des vidéos. Le tout, fonctionne, gratuitement, sans inscription, tous les mercredis, fins, de semaines, vacances scolaires, après-midi925. Heureuse initiative, à saluer !

 

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Les Rêves dansants – Sur les pas, de Pina Bausch, Tanzträume, est un film documentaire socioculturel allemand, de 2008. Réalisé, par A. Linsel, R. Hoffmann. Il « montre », les répétitions, d’une belle chorégraphie, de P. Bausch, (Danseuse, chorégraphe, Allemagne, 1940-2009), en 2008, en la compagnie de danse contemporaine, de la bonne ville germanique, de Wuppertal. Il s’agit, d’une œuvre initiale antérieure, de 1978, Kontakthof926. Ici, désormais, réalisée, non, avec des professionnels adultes, mais, de seuls, amateurs adolescents volontaires, de la ville, entre quatorze et, dix-huit ans. Ils dansent, en uniques personnages centraux, de leur remarquable prestation scénique et, du film.

 

Il s’agit, pour ces adojeunes, d’une véritable performance initiatique, corporelle, comme, psychologique, d’affirmation, de soi. Gestuelle et, maîtrise physiques, plaisirs, désirs, envies et, émotions, contenus et libérés, sublimés. Personnalités réelles et, personnages, de scène, se fondent et s’expriment, en une pétulante, comédie musicale-vidéo adolescente, touchante, irrésistible. Ce film démontre, que les adojuniors s’intéressent, aussi, à la culture, de qualité. Ils peuvent, s’y investir pleinement, pourvu, que les adultes, prennent la peine, de bien vouloir, les y initier, les motiver, à s’y adonner. En toute créativité et, inventivité, effort et, persévérance, comme, total dépassement, de soi927. L’affirmation, de soi, juvénile « fait merveille ».

 

Le spectacle, de grande qualité, est directement produit, par ces jeunes, si inexpérimentés. Sous la direction, de l’une, des meilleures, plus célèbres chorégraphes mondiales, de danse moderne, disparue, depuis lors. Leur résultat fulgurant atteste, de façon, des plus éclatantes, de leur « génie adolescent »928. Ceci, démontre que, quand, il est pleinement, fait confiance, aux juniors, ils s’en montrent, le plus souvent, dignes. Y compris, surtout, pour les entreprises, les plus ambitieuses, audacieuses, originales. Ce serait une erreur, que de croire, que ces jeunes, ne sont capables, que du pire ou, du médiocre. Leur âge et, ses qualités leur permettent, tout au contraire, de pouvoir prétendre, au meilleur, plus beau, plus fort, plus accompli ! L’Histoire démontre que, chaque fois, que les adultes, ont « aidé », leurs cadets, à se dépasser, tous, ont eu, à s’en louer. À l’inverse, quand, les aînés, ont douté, des ados, cela, a nuit, à toute la société !

 

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Juvénile monde intellectuel, très uniformisé, contrasté, également

 

La culture, du jeune, se veut anti-académique, par réflexe libertaire. « En réaction », contre, les pesanteurs, contraintes, obligations, inhérentes, à ses études scolaires. La sphère, de l’école, étant déjà, très connotée intellectuellement, la culture pratiquée, par les adojuniors, est plutôt, ludique, conviviale, humoristique et, légère. Visant plus, la détente, que la stricte élucubration mentale. La culture adolescente est aussi, anti-formaliste, car, la vie courante, des cadets, est, suffisamment, empreinte, à leurs yeux, de rigidités, rudesses.

 

Pour ne pas, avoir envie, d’ « en ajouter », en leurs pratiques culturelles. En outre, la « nature adojuvénile » porte, bien plus, à la riante « fantaisie », qu’à l’ « austérité » altière. La culture, des juniors, est anti-classique et, moderniste, car, le propre, de la jeunesse, est d’être, à l’avant-garde, d’inventer, des canons, bien à elle. De ne pas suivre, les voies, déjà, toutes tracées, faire, ses propres choix novateurs. En répudiation, de ceux, des aînés, jugés, dépassés. Impropres, à satisfaire, les aspirations, du présent et, futur, d’une jeunesse, tournée, avant tout, vers l’inédit, le mouvement, la rupture.

 

Il y a, incontestablement, une culture jeune, ce qui signifie, des pratiques, adhésions, goûts communs et, purement, néogénérationnels. Or, les variables, des différenciations humaines, entre juniors, nous font entrevoir, des divergences, dans les options culturelles juvéniles. Le premier vecteur, fort discriminant, est lié, à l’âge. À celui, du collège, les néoadolescents, de douze – quinze ans, ont plutôt, une approche culturelle, encore, relativement, reliée, à celle, de l’enfance. De leur famille aussi, avec des nuances. Ainsi, les aventures, de Harry Potter, (J. K. Rowling, suite romanesque fantasy, Royaume-Uni, 1997-2007), peuvent-elles être, tout autant, appréciées, par un enfant, de dix ans, que par un junior, de quinze. Au temps, du lycée, les adolescents, de seize – dix-huit ans ont, quant à eux, une culture spécifiquement, « ado », par excellence. Par exemple, les films d’action ou, la musique metal, sont fort prisés… Dans les études supérieures ou, la vie active, les adulescents, de dix-neuf – vingt-quatre ans, se rapprochent, de la culture, plus « classique », de leurs aînés. Sans, pour autant, renier ni, répudier, tout, ce qui « faisait, leurs délices », plus jeunes929.

 

Ainsi, les films, plus psychologiques, d’auteur ou, les expositions, d’art, peuvent les intéresser, plus, qu’aux âges antérieurs. Les préférences culturelles, des filles et, des garçons, se sont rapprochées. Il n’en demeure, pas moins, de vraies appétences, spécifiques, à chaque sexe. Les filles, plus, que les garçons, continuent, à priser, ce que l’on pourrait qualifier, de « culture savante ». Littérature, cinéma, d’art et, d’essai, musique classique, sorties culturelles : musée, théâtre, expositions, d’art… Elles sont, globalement, plus proches, de la « sphère culturelle », au sens strict et, académique, que leurs homologues masculins. Les garçons sont bien moins, lecteurs et, plus, d’écrits contemporains, apprécient fort, le cinéma, d’action, la musique, plus « hard ». Ils fréquentent peu, les lieux culturels, comme, les musées. Le milieu socioculturel, d’appartenance, l’éducation, les études, des adojeunes, ont toujours, un impact important, sur leurs goûts et, pratiques culturels. Un « substrat culturel adojuvénile », commun, à toute notre nouvelle génération, existe, nous l’avons vu. Façon, de « se positionner », en leur unicité !

 

Or, les juniors, les plus favorisés, ont accès, aux formes, de culture, les plus élitistes. Par des capacités économiques élevées, une origine sociale « privilégiée » et, une éducation, qui les a fort sensibilisés, à l’exigence, l’excellence culturelles. Des études brillantes, prédisposant, à la proximité, la familiarité, avec cette culture, qui y forment et, y sensibilisent. En revanche, les adojeunes moins gratifiés se portent, plus naturellement, vers des formes culturelles, bien plus « accessibles » et, dites, « populaires ». Non moins, intéressantes, formatrices, pour autant. Les jeunes ruraux, comme, urbains, outre, leurs goûts culturels juvéniles, communs, n’ont pas, le même accès, à la culture. Car, notamment, l’ « offre culturelle » est plus riche, plus facile, d’accès, dans les villes, surtout, importantes, que dans les campagnes et, les villes modestes.

 

Les réalités intimes et, propres, de chaque « individu adojunior », marquent fort, les approches culturelles, de chacun. Comptent, les âges, sexes, milieux, études, localisations géographiques, parcours individuels, personnalités, modes de vie, appétences et, préférences. Les envies et, humeurs, aussi. Tout cela, transcende, les clivages évoqués, selon, des canons adojuvéniles, structurels et, conjoncturels. Cette « culture jeune », a le grand avantage, de se renouveler, en profondeur, rester, par définition, « en avance, en l’air, du temps ». Jusqu’à, la suivante ! La culture juvénile est une, par les unifications et, les métissages, des appétences propres, des adojeunes. Multiple, selon, les « différenciations », des individus, eux-mêmes930. Les pratiques culturelles adojuvéniles sont, alors, « élitistes-supérieures », « intermédiaires-moyennes » ou, « populaires-accessibles ». Selon, les spécifiques, milieux sociaux originels, concernés931.

 

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À partir, d’études, sur la vie culturelle, de jeunes collégiens et, lycéens, le sociologue français contemporain, P. Mayol, décrit sept piliers, de la vie culturelle, des juniors.

 

1- « Sans musique, je meurs ». Credo, d’une écrasante majorité.

2- « La culture d’appartement ». En systèmes, d’écoutes musicales, 90 pour cent, des douze – vingt-cinq ans, en ont, outre, les téléviseurs, consoles, de jeux vidéo ou, les équipements informatiques.

3- « L’image ». Les adojeunes sont le tout premier public et, le plus assidu, aux écrans cinématographiques, en salle, bandes dessinées ou, autres magazines.

4- « Le voyage ». Que ce soit, dans le réel, les juniors voyagent beaucoup plus, que leurs parents, au même âge. Également, dans le tout virtuel, au travers, d’Internet, de la chanson, du récit imaginaire, fantasmagorique. L’attrait, pour les métiers, où l’on bouge.

5- « Les deux-roues ». De la mobylette, des années 1970, au scooter ou, à la moto, ils sont symbole, d’émancipation, vis-à-vis, de la famille.

6- « La curiosité intellectuelle ». Toutes les statistiques démontrent, que les adojeunes sont, tous, fort « assoiffés, de connaissances », de toutes sortes.

7- « Le refus, du travail imposé ».

 

(Institut National de la Recherche Pédagogique, Inrp, France, 2000)932.

 

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Même, obligés, les juniors cultivent, le rejet, de la trilogie infernale, « métro-boulot-dodo ». Ils pensent, que la liberté, de l’adojeunesse, doit « durer, au maximum », et, qu’il faut « savoir, en profiter ». La culture, des jeunes, est « plus », que leur culture. Elle leur permet, de s’exprimer, s’échapper et, se réaliser, se dépasser, se distraire, se cultiver et, s’enrichir. Au-delà, de ces réalités, de toutes les générations, de l’enfance, à la vieillesse, la culture adojuvénile est bien « plus », que cela. Elle est surtout, pour tout junior, une façon, « d’être et, d’avoir, de faire et, paraître ». Un vecteur, d’identité, par excellence. Est jeune, qui possède, viscéralement, au fond, de soi, la « culture junior », comme, seconde nature innée ! Il y a, un demi-siècle, la jeunesse moderne naît, par une culture propre, le rock et, plus, d’études ! Aujourd’hui, sa culture unique, particulière, à nulle autre, pareille, dans le temps et, l’espace, illustre fort, un vieil adage scolastique médiéval. « De gustibus et coloribus, non est disputandum. Des goûts et, des couleurs, l’on ne discute pas » !

 

 

Foisonnantes pratiques effectives, des « éruditions », d’adoJeunes

 

Cette culture, de l’adojeunesse, digitale, numérique, pour échanger, créer, plus encore, que pour s’informer, est plus, que jamais, celle, de l’image vidéo, du son. Les néotechnologies, de l’information-communication. Informatique, flux Rss, surfs, sur le Web, usages, de Web cams : mini-caméras, pour visiophonie Internet, sites Internet, blogs, notamment, le réseau Skyrock. Streaming, c’est-à-dire, visionnage, de vidéos, en direct, sur Internet, Cd, Dvd, Blu-ray, Dvd-roms, baladeurs iPod, audio-vidéo Mp3 et, plus…

 

Telles sont, les pratiques culturelles jeunes, par excellence. Avec, toutes les potentialités, richesses, d’information, d’apprentissages, de communication, formidables, que cela, permet, pour les juniors, entre eux. L’ère, de la virtualité Internet, bat son plein, pour ces jeunes. Avec, par exemple, la création, de leur propre avatar imaginaire, en trois dimensions, véritable, double numérique, d’eux-mêmes. En une existence parallèle : Second Life, Deuxième Vie. Les oreilles juvéniles sont, aussi, les mieux pourvues, d’écouteurs audio, de toute la planète. Or, l’audiovisuel fatigue et, excite, sensoriellement et, nerveusement, des adolescents, juniors, déjà, passablement, tant et, si bien, « désorientés ».

 

Ces jeunes passent, en moyenne, quatre heures, par jour, devant, un écran vidéo, quel, qu’il soit. Cela, se fait, notamment, au détriment, de leur bon travail scolaire. Génère, tout le danger, d’enfermement et, de perte, de contact, avec la réalité, de déréalisation, dépersonnalisation, solitude inquiétants. L’écrit est en nettes pertes, de vitesse, avec, les dommages, que l’on sait, concernant, les aptitudes, à l’expression écrite, comme, orale. La maîtrise, des apprentissages intellectuels fondamentaux, très approfondis. La superficialité, la facilité, l’illusoire, l’emportent. Toutefois, les juniors ne sont pas complètement, « fâchés », avec l’écrit, nombre, d’entre eux, apprécient grandement, de lire. Il existe même, un grand prix littéraire, qui fait autorité, attribué, chaque année, par des adolescents. Il s’agit, du Goncourt des Lycéens, créé, en 1988, par la Fnac, avec, le rectorat, de Rennes, l’appui, de l’Académie Goncourt. Une douzaine, de lycéens francophones, âgés, de quinze – dix-huit ans, de France, Suisse, Belgique, du Québec, font leur choix. Parmi, une douzaine, de livres, issus, de la sélection officielle, de l’Académie Goncourt.

 

Cette excellente initiative est à saluer, encourager, reproduire, en d’autres domaines culturels et, autres. Une littérature spécifique, pour le public adolescent, se développe, de plus en plus. Avec, des titres, collections littéraires, propres, à intéresser, le seul, lectorat adojuvénile. Il est important, pour nos juniors, qu’ils soient éduqués, à se « frotter », à toutes sortes, de cultures exigeantes, outre, la leur. Qu’une ambitieuse politique culturelle, de qualité, leur soit proposée. La culture médiocre, destinée, à la masse, des jeunes, est saturée, de violences, perversions. Ce genre mercantile est produit, à profusion, car, le marché concerné est porteur. L’accès, en est facile, tentant, la promotion faite, auprès, d’eux, réussit, car, elle les capte. Par un moindre coût et, un attrait prometteur fallacieux. L’adolescent ne se forge plus, d’opinion spécifique ni, de goûts propres, mais, est passivement, happé, corps et âme, par le « courant dominant ». L’accès, du jeune, à la culture, de qualité, est plus coûteux, exigeant, aride. Il requiert, de sa part, une démarche particulière malaisée, car, il est peu familier, du genre, plus classique, de ses modes, d’appropriation, si exclusivement, jalousement, réservés, aux seuls, « initiés » !

 

Trop peu, d’efforts, sont accomplis, pour inciter, tout adolescent, à en bénéficier, en dehors, du milieu restreint, fermé, d’une petite élite étudiante choisie. Celle-ci se coopte, monopolise, les « bons plans », en pleine autarcie. La familiarisation, de l’ensemble, de la nouvelle génération, avec, tous les modes culturels, notamment, classique, d’excellence, n’est pas chose faite. Trop, d’obstacles, s’y opposent. L’école et, les médias, pouvoirs publics et, familles, adojeunes et, diffuseurs culturels, n’y sont pas encore, assez sensibles. De grands efforts, restent encore, à accomplir, en la matière. La jeunesse est toujours, jugée digne, du quantitatif, beaucoup moins, du qualitatif.

 

Or, nos juniors peuvent être qualifiés, en matière, de consumérisme culturel, de « génération zapping ». Le superficiel rapide l’emporte, désormais, sur l’approfondissement, qui sait, « prendre son temps ». L’on passe, très vite, d’un champ, à un autre, comme, devant, un programme vidéo, avec, une télécommande, à distance. L’adojeune « zappe », sans cesse, dès, qu’il s’ennuie. La « sensitivité » l’emporte, sur l’effort. « La société, de masse, ne veut pas, la culture, mais, les loisirs ». (H. Arendt, philosophe américaine, 1906-1975, La Crise de la culture, livre, de théorie politique, États-Unis, 1961, France, 1972)933. L’on ne saurait, mieux dire, pour le junior et, ses aînés !

 

Le choix culturel adojuvénile, tend trop peu, à l’enrichissement personnel, l’ouverture, sur un champ nouveau. L’apprentissage, de savoirs extrascolaires, satisfaire, la curiosité, favoriser, les expérimentations. Il contribue mal, à développer, le libre-arbitre, la capacité, de jugement, la personnalité. Ses modes, d’évasion, de détente, coupent, bien trop, des réalités tangibles, de l’existence. Comme, avec, certains jeux, de rôle, très délétères, qui peuvent tuer. Les activités culturelles ne répondent pas, assez, aux attentes, des jeunes. L’offre, de la société adulte, est purement, mercantile, asservit, tous les esprits, à un régime, toujours plus, uniformisé, aliénant, décérébrant, médiocre.

 

Les adolescents n’ont pas été éduqués, à affiner, leurs choix culturels, par totale rupture, de transmissions. Privés, de toutes vigies sûres, de repérage, ils se laissent séduire, par les sirènes, du vil, « prêt à penser, consommer », des masses. La culture juvénile est plus basée, sur l’image et, le son, que sur l’écrit. Or, c’est celui-ci, qui est le mieux apte, à stimuler et, structurer, la réflexion, l’intelligence, le savoir. L’image est fugace, flatte les sens, l’hédonisme et, la passivité. Elle fait confondre, réalité et fiction, ce qui est nocif, au temps, de la fragilité, du caractère influençable, de la confusion et, de l’incertitude, de nos préadultes.

 

Elle perturbe, par sa violence, peut être reproduite, par « imitation-réflexe ». De même, que le son. Le rôle, de la culture, pour la nouvelle génération, est de lui permettre, de s’ « élever », en clairvoyance. S’ouvrir, à d’autres horizons. S’enrichir, par le dépassement, de soi. Les traits, pratiques culturels, des adojeunes français, ceux, de leurs pairs occidentaux, se rejoignent, sur certains points communs, de civilisation partagée. Ils se séparent, sur d’autres, qui fondent, les particularismes, des peuples, même, appartenant, au même monde. Qu’est-ce, qu’un adojunior cultivé ? Exigence intellectuelle, éclectisme, d’esthète, passion intérieure, peuvent l’emporter. Sous peine, de se perdre, dans la médiocrité, la vacuité, l’insignifiance934. La lecture était le loisir adojuvénile, par excellence, jusqu’aux années 1960. L’audiovisuel l’a supplantée, depuis, lors, avec accélération, depuis, la fin, du siècle dernier. Du fait, de l’ « explosion », du multimédia informatique et, électronique. Au lycée, un dixième, des filles, même, un tiers, des garçons, ne lisent jamais ! Ce qui marque, une certaine « déculturation », de la jeunesse, par rejet, de l’effort, alors, induit.

 

Les filles lisent plus, que les garçons, apprécient, romans, littérature. Alors, qu’une majorité, de jeunes mâles, préfèrent, très largement, les bandes dessinées. Les filles aiment, le roman psychologique, intimiste et, sentimental, les nouvelles, le théâtre, la poésie. Quand, les juniors garçons, s’intéressent, à l’aventure, l’action, la science-fiction, le fantastique, les ouvrages, de sciences et, techniques. Dans les études supérieures, les filles continuent, à plus lire, lire plus, de genres intellectuels écrits, divers, à posséder, bien plus, de livres, que les garçons. Cela, s’accentue, jusqu’à la fin, des cursus, d’études. Ceci, se vérifie, tout particulièrement, dans les filières scientifiques, techniques, à très large « dominante » masculine. Non, dans les études intellectuelles, plus abstraites, livresques et littéraires, de sciences humaines ou, menant, aux professions libérales, à majorité féminine. Là, la diversité, des lectures, est similaire, chez les deux sexes. Globalement, la nature, des lectures féminines, est plus riche, variée, que chez, les garçons. Chez, les étudiantes, les lectures académiques, propres, à leurs études, l’emportent, sur les lectures, de « pur divertissement », contrairement, aux garçons adojuniors.

 

Aujourd’hui, comme, hier, la lecture reste, pour les jeunes, un « vecteur », d’enrichissements, d’imaginaire, de ressourcement puissants. Ainsi que, d’expérimentation, de sociabilité et, de levier identificatoire, d’apprentissages humains, très forts, également. L’effort, d’abstraction, de conceptualisation intellectuelle, à effectuer, est plus actif, constructif, qu’avec, l’audiovisuel. Lequel, montre, alors, que l’écrit laisse, à concevoir, imaginer, comprendre, par soi-même. À la condition, de ne pas devenir, un refuge abstrait, absolu et, systématique, en la seule, pure, virtualité. De refus total, d’insertions, au sein, du « monde relationnel réel ».

 

Quant à la presse quotidienne, le lectorat adojuvénile est marginal. Même, parmi, les étudiants, dont, les études exigent, une connaissance minimale, de l’actualité. Les juniors préfèrent, les hebdomadaires, les mensuels. Plus, des trois quarts, ou, les quatre cinquièmes, des étudiants, notamment, les filles, lisent, au moins, un magazine, très régulièrement. Viennent, en tête, les programmes, de télévision, puis, tous les magazines sportifs, les revues scientifiques, techniques, pour les garçons. Les filles lisent, des publications, pour femmes ou, adolescentes. Les jeunes aiment fort aussi, les supports écrits, qui ont trait, à tous leurs centres, de prédilection, les plus favoris.

 

En rapport, avec leurs loisirs, les « espaces », qu’ils investissent. Les étudiants s’intéressent également, à des hebdomadaires, d’actualité, de sujets culturels, artistiques, scientifiques, de mode, intellectuels, sportifs, économiques… Un tiers, des jeunes, sont même, abonnés, à un magazine. Les trois quarts, lisent souvent, la presse, d’information, gratuite. Le facteur financier intervient donc, grandement, dans les dépenses ou, non, en matière, de presse écrite, chez les juniors. La plupart, d’entre eux, aiment la presse, ce qu’elle leur apporte, notamment, dans le domaine, des loisirs, ce qui les intéresse, en tout premier lieu. Les adolescents prisent la radio, leur média privilégié, qui le leur rend bien, l’écoutent, au quotidien. Notamment, du fait, de la multiplication, des radios jeunes périphériques, depuis, déjà, plus, de trente ans. Ce sont, ces médias, fédérateurs et, consensuels, d’identité, que nos juniors écoutent et, en toute priorité. Car, du fait, qu’ils leur sont consacrés, « exclusivement », ils s’y identifient, s’y reconnaissent, pleinement. Les thématiques abordées, les concernent directement. Ils y restent assidus et, fidèles, en élisant, une station, qui sera, leur préférée, sur la durée. En adhésion.

 

Ils y écoutent, d’autres adojeunes, ayant, les mêmes préoccupations individuelles, qu’eux. Ils peuvent même, intervenir, à l’antenne, en direct, pour exprimer, librement, leur propre histoire et, point de vue néogénérationnel. Partager, avec tous leurs semblables. Il s’agit, d’émissions interactives, quotidiennes nocturnes, avec, des animateurs, proches, d’eux, en âge, culture, d’expression. De socialisations communautaires. Ce sont, de fervents vecteurs, d’identité, de communication, partages, réelle, communion néogénérationnelle catégorielle. D’échanges, de toutes sortes, de confidences, tous azimuts, à programmation musicale, prisée, des juniors.

 

Avec, complicité et, langage, vision, habitus, communs. Les quinze – vingt-quatre ans, écoutent la radio, plus, de deux heures, par jour, en moyenne, sur des récepteurs numériques conventionnels. Par l’Internet, le câble, le satellite, les bouquets numériques télévisuels. Les adojeunes écoutent, surtout, chez eux, plutôt, le soir, après, vingt-et-une heures. Les radios jeunes, FM musicales nationales, sont les plus écoutées, trustant, jusqu’aux trois quarts, de part, d’audience. Nrj (1981), Fun Radio (1985), Skyrock (1986). Les autres stations, notamment, musicales, suivent, de loin. Les juniors écoutent, de plus en plus, d’autres « radios jeunes ».

 

Des Webradios, qui n’existent donc, que sur Internet. Leurs seules, musiques favorites, y sont exclusivement, diffusées. Rock, tubes, de variétés anglophones, d’actualité, dance, techno, rap, électro… Une majorité, de jeunes, écoutent, tous les jours, des musiques téléchargées, compilées, sur lecteurs Mp3 ou, aussi, en systèmes, d’écoute fixe. Les garçons s’investissent plus, dans l’écoute musicale approfondie, pour elle-même. Alors, que les filles se servent, du « vecteur musical », comme, fond sonore, agrémentant, certaines autres activités. Les filles préfèrent la radio, prêtent plus attention, aux textes et, paroles ou, instrumentalisation.

 

Elles goûtent plus, la musique classique, que les garçons. Concernant, la pratique télévisuelle, des juniors, ceux, de milieux favorisés, y sont, nettement moins, attachés, que d’autres. Bénéficiant, d’autres loisirs, plus variés, riches, élitistes. Aujourd’hui, la télévision, de masse, serait donc, devenue, un « loisir, du pauvre », par défaut, faute, de mieux. En particulier, de plus en plus, Internet la supplante, avec, des possibilités, de programmations, streaming, téléchargements. Infiniment, plus riches, souples, variés, à la carte et, à la demande, comme, l’on veut, quand, l’on veut, où, l’on veut. Sans, être prisonnier, de programmes préétablis rigides, à heures fixes.

 

Malgré, la démultiplication, des chaînes, de télévision, numériques, généralistes, spécialisées. Les juniors sont friands, de cette souplesse, de l’Internet, à volonté. En particulier, pour leurs séries télévisées jeunes, favorites, stockées, sur le Web mondial, à portée, de simple clic, de souris. Les quinze – vingt-quatre ans regardent donc, moins, la télévision, que leurs cadets ou, leurs aînés. Même si, en moyenne, ils lui accordent encore, chaque jour, une, à deux heures. Ils ont, bien d’autres sources, d’intérêt, en matière, de loisirs, comme, notamment, outre, Internet, la radio, l’écoute musicale. La télévision demeure, source de repos, comme, de divertissement adojuvéniles. Ils privilégient, les fictions, séries et, films, d’évasion. La traditionnelle télévision hertzienne, offre bien peu, de programmation spécifique, pour les adojeunes. Il n’en va pas, de même, des récentes chaînes, du câble, du satellite, des nouveaux bouquets numériques et, des Webtélés. Notamment, en matière, de musique, cinéma, sports, loisirs, susceptibles, de plaire, aux juniors. Les jeunes y adhèrent, car ils y retrouvent, des traits, qui leur parlent, leur ressemblent. Ils veulent toujours, pouvoir, s’y reconnaître ! En « mimétiques ressemblances ».

 

Identifications, avec des vecteurs, représentant, leur milieu social, intellectuel, psychoaffectif, d’appartenance. Les adojeunes attendent encore, de la télévision, de la distraction, du rêve et, de l’évasion, de l’ouverture, sur autrui, le monde. De l’enrichissement, la connaissance et, la passion, l’information, l’identification… Il semble, que la télévision, ne dissuade pas, les juniors, de se désintéresser, d’une culture, d’excellence, or, fait même, lire. Assure, une diffusion, plus attirante et, adaptée, de la littérature classique. Donne accès, à une culture, qui peut être, de qualité et, intéresser les jeunes, si elle leur parle. Une bonne partie, des étudiants, continuent, à regarder, la télévision. Cela, concerne plus, les étudiants, de milieu populaire, que les autres. La fréquence, d’usage, baisse, avec l’âge, notamment, après, vingt-quatre ans, surtout, chez les filles. Parallèlement, augmente nettement, le choix, de chaînes, plus intellectuelles, culturelles, qualitatives et, exigeantes, plutôt, que « grand public ». En particulier, par les filles étudiantes. Plus, les études, sont élitistes, intellectuelles, moins, l’usage télévisuel, est important. Plus, le choix se porte, sur les programmes culturels savants, plutôt, que de simple divertissement935.

 

La sortie cinéma est la plus pratiquée, par les quinze – vingt-quatre ans. Ce sont, les jeunes, de cette tranche d’âge, qui remplissent, le plus, le plus assidûment, les « salles obscures ». Plus encore, les adolescents, de quinze – dix-neuf ans. Cela, bien plus, que les enfants ou, les adultes. L’usage habituel, de la majorité, des juniors, est, en moyenne, au minimum, mensuel, très souvent, hebdomadaire. Le cinéma n’a pas, pour les adojeunes, le rôle premier, de faire réfléchir, d’interpeller, quant au réel. Or, de détendre, divertir, rêver, s’évader et, d’oublier, un quotidien, plus ou, moins, satisfaisant. Les filles privilégient, la scénographie, du lien humain, psychoaffectif, les garçons, l’action, l’aventure et, la comédie. Les adolescents s’intéressent, aux thématiques, les plus « porteuses », pour eux. Car, rejoignant, leurs préoccupations, de la liberté, de l’autonomie, l’identité, des sentiments et, de la sexualité. Sans compter, les films d’horreur et, les clips vidéos. Les garçons sont attirés, en outre, par les films pornographiques. Violences et, agressivités héroïques, plaisent, aux jeunes mâles. Car, elles éveillent, en eux, leurs pulsions viriles, guerrières, de conquête, domination, victoires sublimées et, fantasmées.

 

En une subversive logique, d’opposition, aux adultes, à leur prééminence, leurs conceptions, univers. Seule, une infime minorité, en tirera alors, prétexte, aux passages, à l’acte déviant et, délictueux, voire, criminel ou, suicidaire. Quant aux films X, il est évident, qu’ils sont très nocifs, pour les garçons, car ils induisent, une conception violente, pervertie, de la sexualité et, de la femme. Ils peuvent alors, intoxiquer, le propre vécu affectif, sexuel, de garçons immatures, à leur détriment, celui, de leur partenaire féminine. En une logique, de domination, de pouvoir, malsaine et, perverse. Aujourd’hui, la grande majorité, des foyers français, sont pourvus, d’un équipement informatique, connecté, à Internet.

 

Désormais, à haut débit, avec forfait, d’utilisation, illimité. Voire, très haut débit, à fibre optique. Les milieux, les plus « favorisés », sont quasi tous, concernés. La plupart, des jeunes, de quinze – vingt-quatre ans, ont un ordinateur, chez eux, fixe ou, portable. Une tablette multimédia et, un téléphone mobile, raccordés, à Internet. Ces derniers remplacent, de plus en plus, les Pc ou, les Mac, de bureau, chez tous les adojuniors. L’usage est, le plus souvent, pluriquotidien, en particulier, du fait, des utilisations, très intensives, de l’Internet. Notamment, des réseaux sociaux, comme, Facebook. 82 pour cent, des quinze – vingt-quatre ans français, y ont un compte personnel. Comme, du « surf, sur le cyberespace ».

 

Ces réseaux permettent, aux jeunes, de communiquer, entre eux. Ils remplacent, désormais, de plus en plus, les traditionnels courriers électroniques, en différé, dits, « emails ». Même, les réseaux d’échanges, en direct, comme, Skype ou, encore, les chats, de discussions, les forums d’Internet classiques. Les adojeunes utilisent, surtout, des logiciels, de jeux, puis, éducatifs ou, culturels. Tous les étudiants, étudiantes, de l’enseignement supérieur ou, presque, disposent, d’un ordinateur personnel, avec Internet. Quels, que soient, la filière ou, le niveau, des études. Tous les établissements, d’éducation, secondaire et supérieure, sont équipés, avec accès, à leurs élèves et, étudiants. Les juniors sont plus nombreux, sur l’Internet, que le poids réel, de leur seule, classe d’âge, dans la population. Tous les jeunes ou, presque utilisent, désormais, la Toile et, y ont accès, sont, de plus en plus, suréquipés, personnellement. Les garçons sont même, encore plus, adeptes, que les filles. Aujourd’hui, l’usage informatique, d’Internet, des juniors, s’effectue plus, chez eux ou, sur leur propre appareil mobile, téléphonique ou, tablette.

 

Plutôt, qu’au sein, des établissements, d’enseignement ou, des cybercafés. L’usage juvénile récréatif, d’Internet, est plutôt, masculin. Les adojeunes, de milieux favorisés, sont encore mieux, équipés et, utilisent plus, l’informatique, Internet, que les autres juniors. Le mot blog vient, de Web et, log, journal, de bord. Il s’agit, d’un site Internet limité, à libre expression régulière. Les internautes peuvent tous, très souvent, commenter. Les billets, textes, avec ou, sans éléments multimédia, exposent, les états d’âme, sentiments, pensée, propres, à leur auteur. Les blogs, de nos jeunes, de treize – vingt-quatre ans, pourraient constituer, jusqu’à près, de la moitié, des blogs, en fonction.

 

Ils sont l’œuvre, d’une majorité, de jeunes filles. Le blog, notamment, celui, de réseau social, surtout, sur Facebook, est un outil surprivilégié, de purs créativités, partages, d’échanges, de communication. De divulgation, des impressions, de dévoilement, de soi, des juniors et, entre eux. L’ensemble, autour, des mêmes, centres d’intérêt adojuvéniles. Le jeune s’adresse, avant tout, à ses « semblables », en tout premier lieu, à ceux, qu’il connaît, qui le connaissent. Cela, comble, le profond besoin, de reconnaissance, notamment, par les pairs, de la nouvelle génération, avec les réactions, avis, des « congénères »936. Toujours, si attendus.

 

Plus, des trois quarts, des garçons, de la moitié, des filles, affirment, jouer, aux jeux vidéo. Un tiers, des garçons, tous les jours, un tiers, plusieurs fois, par semaine, un tiers, d’une fois, par semaine, à une fois, par mois. Le jeu se pratique, sur ordinateur, en réseau, en ligne ou, non, avec, une console ou, via, d’autres supports, comme, les téléphones mobiles. Divertissement, le jeu peut aussi, développer, des compétences sociales, de socialisation, la coopération, en équipe. Des savoir-faire techniques, scolaires, analytiques, de dépassement, de difficultés, la confiance, en soi. L’identification, à des habiletés et, à ceux, qui les possèdent, les maîtrisent. Interactivité, ténacité, inventivité, stratégie, réflexion, anticipation, réactivité, organisation et, rigueur, apprentissages, aptitudes techniques, cognitives. Le jeu, de virtualité, apprend, à se confronter, aux aléas limitatifs, de la vie réelle. S’exprimer librement, donner libre cours, à son imaginaire propre. Si le jeu devient, excès et, addiction, il y a, grand danger, de dépendance, d’enfermement, de solitude. En monde fictionnel et, irréel, devenu alors, des plus débilitants.

 

Le jeu répétitif, systématiquement, ultraviolent, peut être cause, de névroses, d’angoisse. Le jeu de rôle, en ligne, à situations, identités, virtuelles fictives multiples, peut induire, une forte irréalité nocive. Croire, que la violence, est la solution, de vaincre, par élimination, d’autrui, est aussi, un danger, pour certains jeunes. Le jeu est fort délétère, quand, il devient, le seul, moyen imaginaire adolescent, d’affirmation, de soi, en lieu et place, de la vie réelle. Ce jeu est donc, particulièrement, toxique, quand, il remplace, à lui seul, tous ou, presque tous, les autres pôles, d’activités, d’adhésions, du junior, y compris, scolaire. Tout le temps et, l’énergie disponibles, seront quasi exclusivement, consacrés, au jeu. C’est, le phénomène, des « no life », les « sans vie », qui ne vivent plus, dans la réalité quotidienne, mais, uniquement, dans la virtualité. Avec tout le risque, de déréalisation, que cela, comporte. Le jeune ne maîtrise plus, le jeu, mais, est totalement, dominé, par ce dernier. Alors, une vraie désintoxication, s’impose. (Coslin, 2007)937.

 

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Les quinze – vingt-neuf ans vont au cinéma, à 80 pour cent. Au musée ou, encore, voir des expositions, à 32 pour cent. Au théâtre, à 16 pour cent. Au concert ou, au spectacle, à 46 pour cent. (Insee, France, 2006)938. Les douze – dix-sept ans disposent, d’un téléphone mobile personnel, à 76 pour cent. Les dix-huit – vingt-quatre ans, à 99 pour cent. 92 pour cent, des douze – dix-sept ans, ont un ordinateur. 89 pour cent, des dix-huit – vingt-quatre ans.

(Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de vie, Crédoc, France, 2008)939.

 

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Nous avons souligné, les vertus, de la culture juvénile occidentale, contemporaine. Toutefois, ces jeunes transcendent, d’autant plus, encore, leurs pratiques, en l’espèce, qu’ils s’ouvrent aussi, à d’autres. Celles, des adultes, tout d’abord. Aptes également, tout autant, à les enrichir. Également, celles, d’autres peuples, civilisations, que les leurs. La culture, du passé, du plus récent, au plus lointain, n’est pas davantage, à négliger. Que la jeunesse, qui reproche, parfois, à ses aînés, leur sectarisme et, leurs préjugés ou, étroitesse, d’esprit, ne puisse encourir, les mêmes reproches. Ne se repliant, que sur son seul, pré carré culturel, monogénérationnel. À l’exclusion, de tout autre. De même, les adultes se doivent, de ne pas nier, la culture jeune, s’y intéresser, y déceler, « le meilleur » ! Car, en dépit, de sa « volatilité », elle contient, certains ferments, de hautes qualité, créativité et, ingéniosité.

 

 

UNE ADOJUVÉNILE CIVILISATION, « PORTEUSE, DE SENS » ?

 

 

Le bagage culturel, de la plupart, des jeunes, n’est pas académique, scolaire, familial, mais, avant tout, personnel, générationnel, amical. Les politiques culturelles éducatives, publiques, l’offre, du secteur privé, marchand, influent, relativement peu, sur les pratiques juvéniles, en la matière. Ce sont plutôt, les juniors, qui se forgent, leur propre culture spécifique, suscitent, la production, de supports culturels, susceptibles, de leur plaire. D’une certaine façon même, les goûts, choix culturels « universels », mondialisés, des jeunes, finissent, par gagner, au moins, en partie, certaines strates, des publics adultes. Avant, le troisième âge. Les juniors se forgent, une culture, « bien à eux », or, cette culture contribue, tout autant, à les façonner. Influencer, leur façon, d’être, de vivre, penser, d’aimer, de rêver, s’évader, se dépasser… Radicalement !

 

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En 1949, un enseignant, de musique, C. Mathieu, est au chômage. Il se résout, à devenir, simple surveillant, en un pensionnat, de rééducation, pour « mineurs difficiles ». Les enfants et, adolescents réfractaires, y subissent, un carcéral régime répressif, anti-éducatif, peu propice, à leur épanouissement. Le lourd climat est à l’hostilité, la rébellion, des potaches. Leur nouveau pion entreprend alors, de leur inculquer, musique et, chant choral. Dureté, austérité, coercition, n’avaient eu, nul effet pédagogique, psychologique, humain, sur les jeunes. Or, la musique, l’humanité, de leur impromptu, chef de chœur, parviendront, à leur rendre, un peu, de bonheur, de paix. Le plus rétif, de tous, Pierre, deviendra même, de ce fait, un grand chef d’orchestre. L’humanisme culturel, de la musique, aura, pour un temps, vaincu, l’autoritarisme académique. L’on aura reconnu, l’histoire, du film, à fort succès : Les Choristes.

(Comédie dramatique, franco-germano-suisse, C. Barratier, 2004)940.

 

Ne nous y trompons pas ! Ce n’est pas, un « hasard anodin », si la jeunesse prise, à ce point, la musique, les musiques. Plus largement et, de façon, très significative, la culture, les cultures, au sens large, sous toutes leurs formes. En particulier, purement, adojuvéniles. Cela participe, de sa construction, sa plénitude, comme, de son accomplissement. Adoucit, son « malaisé exil », en un monde adulte et, juvénile, en lequel, il faut s’imposer. De plus en plus, dur, non épanouissant, en lequel, le jeune aspire, à l’évasion, au réconfort. La culture adojuvénile passe, aussi, par l’écrit. Les pouvoirs publics français, ne s’y sont pas trompés. Dès, 2009, tout junior, de dix-huit – vingt-quatre ans, peut ainsi, recevoir gratuitement, un quotidien, de son choix, un jour, par semaine, pendant, un an. Heureuse initiative, à saluer, pour inciter, nos cadets, à lire, s’informer, s’enrichir !

 

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« Acculturations singularisées », politiques culturelles, de la jeunesse

 

Culturalisme, est un terme masculin, du milieu, du vingtième siècle. Il s’agit, d’une récente « doctrine sociologique, qui considère, l’influence, du milieu culturel, comme, des formes acquises, de comportement, sur l’individu ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)941.

 

De fait, tout jeune, est très marqué, par son substrat culturel, au sens large, comme, plus étroit. Chaque vie façonne, totalement, ce qui attire ou, non. Ainsi, une personnalité solitaire, introvertie, apprécie, les longues lectures, les rêveries afférentes. Tel autre, extraverti et, sociable, recherche plus, un concert, de rock, avec, de fort nombreux amis… La culture est, encore, affaire, de moyens financiers, milieu social, d’éducation. S’il existe, bel et bien, une culture juvénile, « spécifique » et « commune », à la nouvelle génération, il n’en reste, pas moins, que tous les juniors, n’ont pas accès, à la même « culture ». Il existe donc, une culture d’élite, une autre, intermédiaire et, une culture populaire. Celle, d’exception, est de facture très classique, peu accessible, chère et, concerne, a priori, les catégories sociales, très favorisées. Généralement, les jeunes, qui y adhèrent, y ont été, précocement, familiarisés, formés, par leur milieu familial.

 

Ils sont, plutôt, en études secondaires et, supérieures générales sélectives. L’on peut citer, l’exemple, de la musique, dite, classique, lyrique, en pratique, d’écoute, de concert, d’exercice instrumental, en conservatoire ou, préceptorat particulier. La danse classique, le théâtre, les lectures, de littérature française et, étrangère, ancienne et, contemporaine, non scolaires. Les sorties culturelles académiques, exigeantes et, hors programme scolaire : musée, expositions, d’art et, conférences savantes… La culture intermédiaire concerne, globalement, les classes moyennes. Ainsi, les adojuniors impliqués, peuvent-ils apprécier, d’assister, à un concert, d’un grand groupe international, de musiques rock. La culture, du plus grand nombre, est la plus répandue, car, la plus accessible. Elle repose beaucoup, sur l’image, le son, au détriment, de l’écrit, des sorties culturelles académiques. Cinéma, télévision, jeux vidéo, Internet, peuvent être prisés, pour des genres, dits, « grand public ». Comme, le film thriller, de drame, romance, d’horreur, d’aventure, de guerre, science-fiction, catastrophe, comédie, d’action, fantastique…

 

Un jeune, de culture classique, peut, également, à l’occasion, apprécier, les jeux vidéo. Or, un junior, de culture, plus accessible, a peu, de chance, de se retrouver, en salle, de concert, devant, un quatuor, à cordes, de musique baroque. La démocratisation culturelle, « pour tous », n’est pas encore, une réalité. Un certain « cloisonnement » social, économique, éducatif, prévaut, encore trop, en la matière. Nous sommes entrés, en l’ « ère, du tout numérique », ce qui n’est, qu’un début. Nombre, de jeunes, apprécient donc, de lire, lisent, en sus, des lectures scolaires imposées, pas uniquement, de la bande dessinée. Y compris même, des livres électroniques, ebooks, sur support multimédia. Il y a même, certains gros lecteurs et, des juniors, « écrivains, en herbe ». Toutefois, il est indéniable, depuis, quelques décennies, que l’acte, de lire, est en perte, de vitesse. Dans l’ensemble, de la population, tout particulièrement, chez les quinze – vingt-quatre ans, en études ou, dans la vie active942. D’où, des lacunes culturelles, littéraires.

 

Il n’y a, qu’à constater, les très innombrables, fautes, d’orthographe, des plus grossières, qui émaillent, le moindre texte écrit, de nos jeunes. Y compris, parmi, les étudiants et, diplômés, du supérieur, chez nombre, de leurs aînés, aussi ! Un exemple caractéristique, pitoyable, très fréquent : un « r », en fin, de verbe, au lieu, d’un « é » et, réciproquement ! Cela, en dit long, sur le lectorat juvénile, car, une bonne maîtrise orthographique, vient, d’une très longue, assidue et, très bonne pratique, de l’écrit. L’habitude intensive, du langage elliptique Sms ou, d’Internet, ne fait, qu’aggraver, les choses. Il en est, de même, du vocabulaire employé, par les juniors, qui est, de moins en moins, riche, recherché ou, respectueux, de la langue.

 

L’on écrit, désormais, comme, l’on parle et, l’on parle même, comme, dans les vecteurs audiovisuels, c’est-à-dire, mal, en idiomes abscons, déstructurés943. Il s’agit, pour tout jeune, de prendre conscience, de deux fondamentaux, aussi essentiels, l’un, que l’autre. Toute langue, toute culture, ont besoin, pour perdurer, d’évoluer, de s’enrichir, d’apports successifs nouveaux : des plus récents et, même, des plus étrangers, à notre culture. Tout autant, il y a, nécessité et, pour la même raison, de soigneusement, conserver, les ferments essentiels, de la civilisation, sous peine, du pire ! L’on ne peut, « se contenter, d’une juvénilité, déconnectée, du réel ». Tout entière, sous casque vidéo, de réalité virtuelle. Privée, de toute culture idoine, de l’écrit, faute, de lire et, de « bien lire » !

 

 

Apport constitutif, universalité, de savoirs adolescents, globalisés

 

Même, les milieux favorisés, commencent, à être touchés, par le « syndrome, du parler, des cités », censé être, bien plus, « branché ». Les médias audiovisuels, informatiques, occupent, beaucoup, de temps, ont beaucoup, d’importance, chez la plupart, des adojeunes. Car, c’est, le vecteur culturel interactif, par excellence, pour la jeunesse. Images, sons, échanges, flattent, sa propension, à l’appétence, à l’excitation multisensorielle, la communication, tous azimuts. La culture adojuvénile est, avant tout, visuelle, sonore.

 

Les juniors y développent, toute leur créativité, inventivité. C’est la raison, pour laquelle, la musique pratiquée, écoutée, notamment, pour elle-même, sans autre activité concomitante, ne laisse indifférent, nul jeune ou, presque. Outre, les rêveries, solitaires ou, communes, qu’elle permet, de développer. Nombre, de juniors, pratiquent aussi, une activité, d’art plastique, notamment, au cours, des études secondaires, à l’école ou, en dehors. Peinture, dessin ou, sculpture… Il en va, de même, aux âges similaires, pour la pratique théâtrale et, de jeux, de rôles, surtout, en milieu scolaire, en divers ateliers.

 

Le jeu de rôle, qu’il soit virtuel ou, en milieu physique, plait, à certains jeunes. Car, loin, de tout académisme théâtral, classique, il permet, d’endosser, certaines personnalités factices et, masquées. En un temps, de vie, où, les identités personnelles, se cherchent, peineront, à se trouver, en stabilité. Le jeu est, en cela, bénéfique, à condition, de se garder, des dérapages malsains, violents. Qui arrivent parfois, quand, la fiction ludique est pervertie, par des réalités manipulatrices et, agressives. Le téléphone mobile est l’accessoire, indispensable, commun, à presque, tous les juniors, qui ne s’en séparent, quasiment, jamais, le laissent allumé, en quasi- permanence. Tel est, le moyen adojuvénile, par excellence, de rester, continûment, connecté, à sa tribu, d’amis, se sentir exister, si important, narcissiquement ! À un âge, de doutes, sur soi et, autrui, la vie et, sa vie. Si l’on me contacte, c’est alors, que « Je » compte, véritablement. Si j’échange, que l’on accepte, de me répondre, je suis « Quelqu’un ». En outre, le mobile ou, portable, surtout, avec les fonctions, de messages écrits, est un moyen, de communiquer, tout en se protégeant, de soi, comme, d’autrui. Par mise, à distance, liberté et, souplesse, d’usages.

 

Il plait, aux jeunes, en tant, qu’outil, de haute technologie, de contacts, « valorisation », aux yeux, des pairs, en terme, de mobilité. À des âges, où l’on bouge, tout le temps, il permet alors, l’indépendance, de ne pas dépendre, comme, jadis, des moyens, de communication, des parents. D’être autonome, hors, de leur contrôle. Il est le grand « ordonnateur », des loisirs juvéniles, dont, la caractéristique première est, bien souvent, l’improvisation totale. Le mobile permet, les « réglages, de dernière minute ». Les graffs et, les tags « fleurissent », en nos villes, sur les supports, les plus variés, inattendus. Ils consistent alors, à peindre, à la bombe, de véritables fresques multicolores ou, simplement, à laisser une marque, une signature, de son passage. En dehors, de l’expression, plus ou, moins, artistique, culturelle, inspirée. Il s’agit, d’apposer son sceau, d’occuper, de marquer, un territoire et, d’imposer sa « griffe », à d’autres juniors rivaux ou, aux adultes. Nous pouvons y voir, le signe, du malaise, d’une adojeunesse, qui n’a sa place, nulle part. En est réduite, pour clamer, son existence, se « rappeler, au bon souvenir », des aînés, de la société, à peinturlurer, les murailles et, moyens, de transport, de ses villes944.

 

Les jeunes savent, apprécier l’exigence, des meilleurs vecteurs culturels ! Pour peu, que les adultes, se donnent la peine, de les leur expliquer, les y conduire. Au-delà, les juniors aiment surtout, à adhérer, à une culture, en laquelle, ils puissent, se reconnaître et, s’identifier. Cette culture a, nous l’avons vu, une spécificité, d’une tonalité particulière et, apte, à « leur parler ». La culture juvénile est, avant tout, une culture, qui « épouse les contours », de la jeunesse. Ce qui ne signifie pas, par ce fait, que cette culture soit, ès qualité, médiocre. Elle plait, aux jeunes, répond, à leurs attentes, leur donne, un certain épanouissement, ce qui est déjà, beaucoup. Toutefois, nous avons déjà, fort insisté, sur les travers, dangers, également, induits. Comme, le mercantilisme, les violences, l’incitation, aux addictions, la déconnexion excessive, des réalités. Les « standardisations, de masse », une certaine facilité, limitation qualitative… En outre, le danger généré, par la modélisation médiatique réductrice, d’uniformisation et, normative, est la superficialité, de tout, l’approfondissement, de rien. En une sorte, de « zapping » permanent. Il s’agit, d’inculquer, à tout adojunior, le goût, « du beau, du grand, du fort », pour s’accomplir.

 

Ce qui fait, que si « la culture, est ce qui reste, quand, l’on a tout oublié », tel, le savoir, pour citer, une formule connue, en l’occurrence, il ne reste pas, grand-chose. Une fois, l’adultisme atteint ! Jeunesse et, excellences culturelles, n’étant pas incompatibles, il s’agit, de veiller, à ce qu’elles se rejoignent, par l’éducation familiale et, scolaire. Pour « former, le goût culturel », dès, le plus jeune âge. Il n’existe pas, à proprement parler, de politique nationale ni, territoriale culturelle globale, des juniors, de France. Comme, en politique générale, de la Jeunesse, les mesures et, actions culturelles publiques, à destination, des jeunes, sont éparses, parcellaires, réduites.

 

Il n’y a nul, projet holistique, d’envergure, pour l’enrichissement, l’éducation culturels adojuvéniles. L’essentiel, en la matière, se passe, dans le temps, des scolarités secondaires, supérieures, de façon, limitée, limitative. Au collège, cours, de musique, d’arts plastiques, sont obligatoires. Au lycée, les enseignements culturels sont facultatifs. Seules, quelques « sorties culturelles », notamment, au titre, des cours, de français et, d’histoire-géographie, ont lieu, au long, de l’année scolaire. Outre, les quelques trop rares, « séjours linguistiques », à l’étranger, à l’occasion, des enseignements, de langues. Les cursus supérieurs, ne font guère « mieux ».

 

Les jeunes fréquentent plus, les conservatoires, de musique, que par le passé, ainsi, que les cours et, activités, de beaux-arts. Or, les pourcentages, de juniors concernés, par rapport, aux autres, restent marginaux. Les programmes culturels privés, à destination, des adolescents, sont encore, relativement, rares. En un pays, où, la culture est, pourtant, une tradition nationale publique, étatique, territoriale. Nombre, d’ « événements » culturels ponctuels, sont organisés. Comme, pour le public et, le privé, il s’agit, de manifestations, bien trop temporaires. Jamais, de véritables politiques, de fond, inscrites, dans la durée. Nous voudrions insister, sur le fait, qu’il existe, bien entendu, des manifestations culturelles, pour les adojeunes, d’initiative, publique et privée.

 

Or, pas de volonté politique ni, d’entreprise : « holistique » délibérée, en la matière. L’organigramme d’action, du ministère, de la Culture, concerne les différents domaines, de son ressort, comme, la musique ou, le patrimoine. Jamais, des « publics cibles » spécifiques. Les régions, départements, villes, outre, les manifestations ponctuelles, évoquées, mettent surtout, l’accent, sur la gratuité et, les réductions tarifaires. À destination, de tous publics, d’adojuniors. Quant au mécénat culturel privé, notamment, pour les jeunes, il est peu, dans les traditions françaises, contrairement, aux pratiques nord-américaines945. Résumons, les habitus culturels, des jeunes français. Qui sont, dans la moyenne occidentale.

 

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Télévision, tous les jours, quinze – dix-neuf ans, 82 pour cent, vingt – vingt-quatre ans, 83 pour cent. Écoute, de radio, tous les jours, quinze – dix-neuf ans, 68 pour cent et, vingt – vingt-quatre ans, 73 pour cent. Écoutes musicales, Web, radio…, chaque jour, quinze – dix-neuf ans, 69 pour cent, vingt – vingt-quatre ans, 69 pour cent. Lecture, de livres, en lire, quinze – dix-neuf ans, 71 pour cent, vingt – vingt-quatre ans, 80 pour cent. Lecture, de presse et, de magazines, en lire, quinze – dix-neuf ans, 96 pour cent et, vingt – vingt-quatre ans, 93 pour cent. Sports, en faire, quinze – dix-neuf ans, 90 pour cent, vingt – vingt-quatre ans, 90 pour cent.

 

Pratiques artistiques amateur, en avoir une, quinze – dix-neuf ans, 49,5 pour cent, vingt – vingt-quatre ans, 45 pour cent. Fréquentations, des bibliothèques, y être allé, depuis, la rentrée / au cours, des douze derniers mois, quinze – dix-neuf ans, 38 pour cent, vingt – vingt-quatre ans, 32 pour cent. Ensuite, fréquentation, des cinémas, y être allé, depuis, la rentrée ou, au cours, des douze derniers mois, quinze – dix-neuf ans, 91 pour cent, puis, vingt – vingt-quatre ans, 85 pour cent. Fréquentations, de lieux, dits, de patrimoine et / ou, de lieux, de spectacles, y être allé, depuis, la rentrée / au cours, des douze derniers mois, quinze – dix-neuf ans, 70 pour cent. Vingt – vingt-quatre ans, 72 pour cent. (Insee, France, 2003)946.

 

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Aidons, incitons, nos adojeunes, à éviter, d’entamer, un processus, de déculturation, qui, si les adultes, n’y prenaient garde, pourrait, s’avérer irréversible. Pour le plus grand « dommage », de l’humanité. Il en va, de même, en culture, qu’en écologie. À force, d’épuiser, la planète, faune, flore, minéraux inclus, l’homme détruit, son propre berceau, souvent, irrémédiablement. Ainsi, de nombreuses espèces, animales et végétales, disparaissent-elles, régulièrement, à jamais, sans pouvoir, se renouveler. Le communisme soviétique (1917-1991) aura « tué, en Russie, la séculaire âme russe », pour longtemps. De même, le maoïsme (1949-1976), en Chine, a-t-il détruit, pendant, des décennies, l’ « immémorial esprit chinois ». La « spiritualité », en France, a mis près, d’un demi-siècle, à « se remettre », de la Terreur révolutionnaire (1792-1794), pour ne renaître, que sous, la Monarchie de Juillet (1830-1848) ! Désastreuses, dérives totalitaires, à méditer, encore et, toujours !

 

 

Ressourcement, appréciation, de l’adoJunior, en matière, de culture

 

L’exigence culturelle est, pour tous les juniors, une exigence, de l’esprit, pour dépasser, les contingences matérielles, utilitaires, du quotidien. Elle est un mode privilégié, d’ouverture, sur l’universel, l’intemporel, la différence. Elle ennoblit, par l’exigence, d’excellence, la domination, de soi, des apports, apprentissages, qui font sortir, de soi. Un jeune, qui ne se cultive pas, se laisse appauvrir, en jachère, demeure fort, en l’infantilisme, de l’ignorance et, la primitivité. Un junior cultivé se grandit, car il se décentre, de sa primarité, pour atteindre, le « merveilleux, de la transcendance ». Non pas, « mystique, mais, humaine supérieure ». Nous avons dit, à quel point, la culture adojuvénile occidentale, surtout, de plus en plus, mondiale, avait tendance, à se standardiser. Autour, de normes communes, souvent, fort peu exigeantes, consuméristes, voire, mercantiles. Partout, l’on observe, les mêmes types, de sorties et, pratiques culturelles.

 

La culture dominante anglophone, est fort symbolisée, par exemple, par ses grands groupes musicaux, d’obédience mondiale. Notamment, ceux, des années 1960, à 1990, tels, les Beatles. (Pop et rock, Royaume-Uni, 1960-1970). Genesis. (Rock et pop rock, Royaume-Uni, 1967-2007). Les Rolling Stones. (Rock, pop rock, Royaume-Uni, 1962-). Les Bee Gees. (Pop, disco, Royaume-Uni, Australie, 1958-2012). Les Pink Floyd. (Rock, Royaume-Uni, 1965-1994)… Il est possible, qu’elle pénètre plus encore, les juniors britanniques, nord-américains, australiens, germaniques et, nordiques, que leurs jeunes homologues latins, est-européens. Ceux-ci ont, peut-être, « préservé, des spécificités », toutes relatives.

 

Ainsi, le cinéma, la musique, comme, la littérature français ont su, malgré, la « déferlante culturelle » anglophone, maintenir, une certaine « qualité, originalité » culturelles. Une « french touch », tonalité nationale, auxquelles, nos adojuniors hexagonaux, ne sont pas totalement, insensibles. Ainsi, le concept français, de « Fête de la Musique », tous les 21 juin, a-t-il fini, par être adopté, par une centaine, de pays, dans le monde, soit, la moitié, des nations ! Au-delà, l’ensemble, de la jeunesse occidentale, éprouve, une forte et, irrésistible appétence, pour le « consumérisme culturel, de masse ». Avec, un vecteur commun, des plus prisés, qui leur permet, d’accéder, aux « produits », de la culture, en matière, d’écrit, de son, d’image947.

 

Il est possible, d’affirmer, que l’éducation culturelle, de la jeunesse, notamment, dans le cadre scolaire, a été négligée, que les priorités, sont bien ailleurs. Les trois critères principaux, qui fondent, l’acculturation, des jeunes, font souvent, défaut ou, sont fort insuffisamment, ancrés. L’exigence intellectuelle est, de plus en plus, raréfiée. Pourtant, c’est elle, qui pousse, à savoir, connaître, comprendre et, apprendre, être curieux, approfondir, chercher, réfléchir. Aller, au-delà, du minimum scolaire imparti. Le junior, toujours mû, par sa « pente naturelle », s’en tient, aux « rudiments », imposés, par sa société, sa formation, s’en contente, généralement. Tant, la valeur contemporaine première, n’est plus, aux « satisfactions, de l’esprit », mais, à celles, du corps, des sens et, plaisirs, de l’argent, comme, du pouvoir. L’éclectisme culturel humaniste, universaliste, imposant, du passé, s’est éteint, car, il s’agit, désormais, de faire vite et, d’aller, à ce qui est jugé, « essentiel ». De se limiter, au plus facile, visible, accessible, en quelques domaines habituels ordinaires, les plus médiatisés, promus, par la société marchande. Tout, doit pouvoir, se faire et, s’obtenir, « en l’instant », comme, d’un clic, de souris, d’ordinateur !

 

Alors, que l’adolescence est fort, l’âge, des envies, désirs, plaisirs, passions, les appétences culturelles adojuvéniles sont, souvent, distanciées. Assez peu, investies, émotionnellement, personnellement. Comme si, la « banalisation », la « pléthore », des possibilités culturelles, offertes, aux jeunes, les avaient blasés. Les capacités, d’adhésion, d’admiration, se sont fort émoussées. Tout, se périme, est indifférent, finit, vite, en incessant tourbillon, de « nouveautés culturelles » quotidiennes, qui se déprécient, à peine, sorties. Aussitôt, chassées, par d’autres et, d’autres, encore, à la mesure, des éphémères modes, si passagers, coups de cœur, fugaces, accélérations technologiques948. Les adojeunes n’en restent, pas moins, très attachés, à leurs préférences culturelles. À un âge, où, leur disponibilité, leurs goûts, les portent massivement, vers une surconsommation culturelle. Si cette dernière, n’est pas toujours, d’excellence, elle a le mérite, d’exister, de former, un peu, les esprits, malgré tout949. Malgré, des progrès, l’accès, de tout jeune, aux conservatoires, écoles, de diffusion culturelle, artistique, reste, à élargir. Il demeure encore, bien trop, « réservé », à une certaine « élite » socioculturelle, économique.

 

Les jeunes consultés, en cette enquête, sur leurs pratiques culturelles, de loisirs, sont des filles, à 55,63 pour cent. Les garçons sont 44,37 pour cent. Les quinze – vingt-et-un ans sont 63,4 pour cent, des juniors interrogés. Les quinze – dix-huit ans sont 54,70 pour cent. Les vingt-six – trente ans sont 5,79 pour cent, des sondés. Les collégiens et, lycéens représentent 58,47 pour cent, de ceux-ci. Les étudiants sont 21,16 pour cent. Les chômeurs sont 3,61 pour cent. Parmi, les jeunes « actifs », dominent, les employés, à 8,44 pour cent. 39,83 pour cent, des adojeunes « sollicités », ont, au plus, le brevet, des collèges. 25,42 pour cent, ont un bac général, un diplôme, d’enseignement supérieur. 6,09 pour cent, ont un bac technologique ou, professionnel. 16,05 pour cent, des sondés, n’ont aucun diplôme. 12,63 pour cent, ont un Cap ou, Bep. 0,23 pour cent, ont un bac plus huit. 76,12 pour cent, vivent, chez leurs parents. 11,05 pour cent, vivent seuls. 8,49 pour cent, vivent, en couple. 3,89 pour cent, en colocation. 2,99 pour cent, ont des enfants. 30,19 pour cent, vivent, en centre-ville. 24,66 pour cent, à la campagne. 23,89 pour cent, en lotissement. 19,98 pour cent, en cité.

 

La pratique récréative favorite, la plus importante, des adojuniors, est la soirée festive, entre amis. Celle, qui occupe, le plus, de temps, de loisirs, est bien, celle-ci, selon, 59,40 pour cent, des sondés. Puis, ils citent, le sport, à 33,84 pour cent. Les jeux vidéo, Internet, à 25,17 pour cent. La télévision, à 24,11 pour cent. La lecture, à 12,49 pour cent. Les activités artistiques, comme, manuelles, à 9,88 pour cent. Les concerts, à 7,87 pour cent. Les dix-neuf – vingt-et-un ans, sont les plus fans, des soirées, à 69,47 pour cent. Les garçons font beaucoup plus, de sport, que les filles. Les treize – quatorze ans sont en tête.

 

Avec 46,61 pour cent, des adeptes, citant, le sport, parmi, les deux pratiques majoritaires, dans leur temps, des loisirs. Les quinze – dix-huit ans l’évoquent, à 35,37 pour cent. Les dix-neuf – vingt-et-un ans, à 32,12 pour cent. Les vingt-deux – vingt-cinq ans, à 30,96 pour cent. Le sport est la pratique, la plus courante, à tous niveaux, d’études. Or, plus, le diplôme est élevé, moins, les adojeunes, font du sport. Sauf, les bac plus huit, qui sont 41,18 pour cent, à lui donner, le plus, de leur temps libre. 39,93 pour cent, des sans diplôme, font, du sport, majoritairement, contre, 29,33 pour cent, pour les bac, plus quatre ou, cinq. Les demandeurs, d’emploi, sont les moins pratiquants : 23,60 pour cent.

 

Contre, une moyenne adojuvénile, de 33,84 pour cent. Ils préfèrent, les soirées, à 61,36 pour cent et, la télévision, à 34,83 pour cent. Les garçons sont bien plus adeptes, des jeux vidéo et, de l’Internet, que les filles. Or, l’écart se resserre, avec l’âge. Les garçons diminuant fort, leur pratique, en mûrissant. Entre treize et, quatorze ans, les ados garçons sont concernés, comme, usage majoritaire récréatif, à 39,76 pour cent. Les filles, à 32,85 pour cent. Entre vingt-six et, trente ans, le taux, des garçons, est de 15,96 pour cent, celui, des filles, de 13,27 pour cent. À tous les âges, les filles regardent plus, la télévision, que les garçons.

 

Les treize-quatorze ans, sont ceux, qui pratiquent, le plus. 35,90 pour cent, des filles. 28,11 pour cent, des garçons. En tant, qu’activité importante, du temps, de loisirs. Les dix-neuf – vingt-et-un ans, sont les moins usagers, avec, 22,33 pour cent, d’adeptes. L’accès, à la télévision, est moindre, avec les débuts, des études supérieures ou, de la vie active, le départ, du foyer familial, cela, pour beaucoup. 41,75 pour cent, des jeunes, disent, trop regarder, la télévision. 35,40 pour cent, sont d’un avis inverse. Les treize-quatorze ans, suivis, des lycéens et, des filles, de tous âges, font partie, du premier groupe juvénile, bien plus, que les garçons. Que les chômeurs, à 29,39 pour cent.

 

Les employés, à 21,49 pour cent. Les ouvriers, à 22,48 pour cent. 20,62 pour cent, de tous les sondés, admettent, trop regarder, la télévision. 50,16 pour cent, des jeunes, reconnaissent, la télévision, comme, loisir, à part entière. 49,84 pour cent, sont d’un avis opposé. 30,14 pour cent, des juniors, de cité, voient la télévision, comme, loisir. 37 pour cent, des jeunes, de centre-ville, ne partagent pas, ce point de vue. En milieu urbain, ils ont tous « pléthore », de choix récréatifs et, culturels, ce qui limite fort, l’attractivité télévisuelle. Leur milieu social est, en moyenne, plus favorisé, que celui, des jeunes périurbains. La télévision est alors, pour eux, moins, valorisante, dévalorisée, par leur environnement, comme, entourage. Car, considérée, comme, un « sous-produit culturel » médiocre, populaire. Ceux, qui admettent, le plus, leur télévision, comme, vrai vecteur culturel, sont les chômeurs, à 26,82 pour cent. Les ouvriers, à 26,15 pour cent. Les collégiens et, les lycéens, à 24,30 pour cent. Les apprentis, à 22,89 pour cent. À l’inverse, les jeunes patrons, industriels et, commerciaux, rejettent, la télévision, comme, loisir personnel, à 56,25 pour cent. Les professions intermédiaires, à 48,98 pour cent.

 

Les cadres et, professions intellectuelles supérieures, à 33,64 pour cent. Ce dernier score, plus bas, s’explique, sans doute, par un usage télévisuel, encore, bien plus, rare, ultrasélectif, élitiste. Plus, la télévision est socialement, valorisée, par le milieu, d’origine, plus, on la regarde. C’est, plutôt, la situation, des familles modestes. Moins, elle l’est, moins, c’est le cas. Cela, est illustré, par les familles favorisées. Les concerts demeurent, une activité exceptionnelle. Les pratiques artistiques ou, manuelles, sont plutôt, le fait, des filles, surtout, chez, les plus jeunes. La lecture augmente, avec l’âge. 11,61 pour cent, des treize-quatorze ans, disent, beaucoup lire.

 

23,02 pour cent, chez les vingt-six – trente ans. Les plus diplômés, lisent le plus. Ainsi, les bac plus huit, sont les plus gros lecteurs, à 41,18 pour cent. Les moins titrés, lisent le moins. 61,35 pour cent, des juniors, estiment, qu’ils ont peu / pas assez, de temps, pour leurs loisirs. Emploi, études, prennent bien trop, de place, aux dépens, de ce temps libre. 30,72 pour cent, pensent, qu’ils ont peu, de temps. 23,73 pour cent, qu’ils n’en ont pas, assez. 38,65 pour cent, sont satisfaits, du temps disponible, pour leurs loisirs. 6,90 pour cent, disent, ne pas avoir, du tout, de temps, pour leurs loisirs. Les filles se déclarent, comme, étant, les plus « insatisfaites ».

 

34,61 pour cent, ont assez, de temps récréatif, selon elles. Contre, 43,73 pour cent, pour les garçons. 33,10 pour cent, des filles, disent, avoir un peu, de temps, pour le loisir. Contre, 27,83 pour cent, pour les garçons. 25,55 pour cent, des filles, pensent, ne pas avoir assez, de temps, de détente. 21,43 pour cent, des garçons. Le niveau, de diplôme, influe peu, sur le ressenti, du temps disponible, pour le loisir. Sauf, aux extrêmes. 49,07 pour cent, des jeunes, sans diplôme, sont convaincus, d’avoir assez, de temps, de loisirs. Contre, 17,65 pour cent, des juniors, à bac plus huit. 23,53 pour cent, de ces derniers, affirment, ne pas avoir, du tout, de temps, de loisirs. Contre, 8,05 pour cent, des sans diplômes. Les chercheurs, d’emploi, sont les plus satisfaits. 57,09 pour cent, disent, être pleinement heureux, des temps, de loisir, qui leur sont disponibles. Ceux, qui sont, les moins contents, du temps libéré, pour le loisir, faute, d’un volume suffisant, à leurs yeux, sont trois. Les professions intermédiaires, à 38 pour cent. Les étudiants, à 34,61 pour cent. Les agriculteurs, à 25 pour cent. La moyenne, des sondés, sont satisfaits, à 38,65 pour cent. Ce qui fonde, le constat, d’une jeunesse, récréativement, plus frustrée, que comblée.

 

Ceux, qui disent, le plus, ne pas avoir, du tout, de temps libre, pour les loisirs, sont les juniors, qui vivent, en cité, ont des enfants, à 21,13 pour cent. Les jeunes, qui ont, des enfants, à 15,45 pour cent. Les apprentis, à 13,46 pour cent. Les patrons, industriels et commerciaux, à 12,50 pour cent. Les ouvriers, à 12,12 pour cent. Les adojuniors, de cité, à 9,16 pour cent. Le taux moyen, des sondés, en la matière, est à 6,90. Le sport est le loisir adojuvénile, le plus fréquent, après, les soirées amicales. 23,38 pour cent, des jeunes, ne lui accordent, aucun temps, par semaine. Parmi, les adojuniors, qui disent, ne pas faire, du tout, de sport, les filles sont plus, nombreuses, que les garçons. 28,47 pour cent, contre, 17,08. Ce sont aussi, les demandeurs, d’emploi, qui accordent, le moins, de leur temps, aux sports. 39,92 pour cent, des chômeurs, ne pratiquent, aucun sport, par semaine. 31,56 pour cent, des jeunes, disent, qu’ils consacrent, aux sports, une, à deux heures hebdomadaires. Ensuite, 30,29 pour cent, évoquent, de trois, à sept heures. 14,77 pour cent, des adojuniors, lui réservent même, plus, de huit heures, par semaine.

 

34,64 pour cent, des jeunes, disent, regarder, la télévision, trois, à sept heures, par semaine. La moyenne nationale juvénile, par jour, serait, de quatre heures. Avec, les jeux vidéo, Internet, la télévision a le plus fort taux, d’adojuniors, affirmant, lui donner, de huit, à quatorze heures, par semaine. 15,62 pour cent, pour la télévision. 15,03 pour cent, pour les jeux vidéo et, l’Internet. Le pourcentage, de jeunes, passant, autant, de temps, au sport, est de 10 pour cent. Autour, de 5 pour cent, pour les autres pratiques. Les jeux vidéo, Internet, la télévision, ont les taux, les plus faibles, de sondés, qui n’y consacrent, aucune heure, par semaine. 11,10 pour cent, pour les jeux vidéos, Internet.

 

13 pour cent, pour la télévision. Le taux, pour le sport, est de 23,38 pour cent. 36,17 pour cent, pour la lecture. 53,36 pour cent, pour les activités artistiques, celles, manuelles. Il n’y a pas, de différence horaire, entre, garçons et, filles, dans les loisirs pratiqués. Seul, le taux, de juniors, qui ne regardent jamais, la télévision, est plus bas, chez, les filles, que chez, les garçons. 12,94 pour cent, contre, 15,32. Être très diplômé, ne semble pas réduire, les temps télévisuels. La fraction majeure, des filles, 29,54 pour cent, accorde, une, à deux heures, aux jeux vidéo et, à Internet, par semaine. La part, la plus importante, des garçons, 35,08 pour cent, lui donne, trois, à sept heures. Les garçons sont donc, les plus « joueurs et, Webophiles ».

 

La part, des filles, qui ne consentent, aucune heure, aux jeux vidéo, 12,22 pour cent, est plus importante, que celle, des garçons, 9,64 pour cent. Ces derniers sont donc, plus adeptes, que les filles, des loisirs multimédias. L’écart, entre les sexes, quant aux jeux vidéo, Internet, se marque plus, en temps consacrés, que par l’importance, que ces pratiques ont, en tous leurs loisirs. Le sexe compte moins, que l’âge. 8,57 pour cent, des garçons, de treize-quatorze ans, ne leur accordent, aucune heure. 21,66 pour cent, des vingt-six – trente ans, ne jouent jamais, aux jeux vidéo, lors, d’une semaine. 7,77 pour cent, des filles ados, de treize-quatorze ans, ne jouent jamais, aux jeux vidéo. Pour 27,80 pour cent, des filles, de vingt-six – trente ans. 39,92 pour cent, des chômeurs, ne font aucun sport hebdomadaire. La lecture est bien rare, chez les adojuniors. La majorité disent, qu’ils lisent, moins, d’une heure, par semaine, à 36,17 pour cent. Seulement, une, à deux heures, à 37,20 pour cent. Le différentiel, entre les sexes, est des plus marquants. 29,89 pour cent, des filles, affirment, ne lire, que moins, d’une heure, par semaine. Les garçons, qui ne lisent pas, sont 44,08 pour cent. La dominante est toujours, audiovisuelle.

 

Plus, de filles, que de garçons, lisent, au moins, de trois, à sept heures, par semaine. 22,02 pour cent, pour les filles, contre, 15,36 pour cent, pour les garçons. Lire, plus, de sept heures, par semaine, est très rare, pour tous. Les cadres et, professions intellectuelles supérieures disent, le moins souvent, ne pas consacrer, de temps, à la lecture hebdomadaire. À 13,89 pour cent, contre, une moyenne, de 36,06. Le diplôme n’a, pourtant, pas, d’impacts majeurs, sur le nombre, d’heures, de lecture, par semaine. Les pratiques artistiques, comme, manuelles, sont les moins courues, par les jeunes, notamment, par les garçons. 53,46 pour cent, des juniors, les ignorent totalement.

 

Sinon, le temps consacré, est très limité. 25,09 pour cent, leur réservent, de une, à deux heures. 13,45 pour cent, de trois, à quatre heures. Les adeptes, de quatre heures et, plus, chaque semaine, sont très rares. Les filles leur accordent, le plus, de temps. 28,44 pour cent, d’entre elles, donnent, une, à deux heures, aux activités artistiques et, manuelles, par semaine. 20,86 pour cent, des garçons. Cela, est le plus fréquent, chez, les filles ados, de treize-quatorze ans, à 37,32 pour cent, pour une, à deux heures hebdomadaires. Les jeunes, des professions intermédiaires, leur consentent, le moins souvent, aucune heure, de pratique, par semaine.

 

48 pour cent, affirment, ne donner, aucune heure, à ce genre, d’activité. Contre, 53,32 pour cent, pour l’ensemble, de tous les sondés. Les jeunes, des professions intermédiaires, sont les plus nombreux, à 10 pour cent, à leur accorder, huit, à quatorze heures, par semaine. La moyenne, de tous les sondés, est de 4,45 pour cent, pour ceux, qui observent bien, ce volume horaire. Les chômeurs, les agriculteurs, sont nombreux, à réserver, de trois, à sept heures, à la sphère artistique ou, manuelle. Respectivement, à 15,65 et, 25 pour cent. Pour une moyenne juvénile, de 13,45 pour cent.

 

Les cadres, comme, les professions intellectuelles supérieures, leur offrent rarement, plus, de une, à deux heures hebdomadaires. 32,08 pour cent, évoquent, ces laps, de temps. Les étudiants, à 26,02 pour cent et, les lycéens ou, les collégiens, à 25,94 pour cent, y passent surtout, une, à deux heures. 52,54 pour cent, des adojuniors, ne vont jamais, au musée, en une année. La différence, de sexe, intervient peu, sauf, entre vingt-six – trente ans. 37,14 pour cent, des filles, de cet âge, affirment, ne jamais, aller, au musée. Contre, 46,98 pour cent, des garçons. Visiter, un musée, plus, de six fois, par an, est fort rare, pour la plupart, des jeunes.

 

Plus, le niveau, de formation, est poussé, plus, les jeunes, vont, au musée. 24,49 pour cent, des juniors, de professions intermédiaires, 20,18 pour cent, de cadres, comme, de professions intellectuelles supérieures, ne fréquentent jamais, de musée. Contre, 63,14 pour cent, de non-diplômés. 16,73 pour cent, des bac plus quatre ou, cinq, n’y vont jamais. Une césure majeure existe, entre les bacheliers et, diplômés, du supérieur et, les autres jeunes. 21,21 pour cent, des bac plus trois et, 29,89 pour cent, des bac plus quatre ou, cinq ou, 23,53 pour cent, des bac plus huit, vont, trois, à cinq fois, au musée, par an.

 

Les taux, des diplômés, d’un niveau inférieur, au baccalauréat professionnel, sont tous, plus bas, que le pourcentage général, lequel, est de 11,10. 38,45 pour cent, des juniors, ne fréquentent jamais, de bibliothèques. Quand, ils y vont, il s’agit, d’une ou, deux fois annuelle-s, à 25,32 pour cent. 14,10 pour cent, s’y rendent, plus, de douze fois, par an. 68,46 pour cent, des ouvriers, 66,67 pour cent, des agriculteurs, s’abstiennent totalement. Les étudiants y sont, les plus assidus. 29,25 pour cent, disent, s’y astreindre, plus, de douze fois, par an. Soit, plus, d’une fois, par mois, en moyenne. Lorsqu’ils s’y rendent, cas, de la moitié, d’entre eux, les chômeurs ne le font, qu’une, à deux fois, par an.

 

À partir, du bac général, les marquages, selon, les diplômes, sont accrus. Les diplômés, d’un niveau inférieur, au bac général, sont 48,31 pour cent, à dire, ne jamais, aller, à la bibliothèque. Il s’agit, des sans diplôme, des diplômés, du brevet, des collèges, des titulaires, de Cap-Bep, de bac technologique ou, professionnel. Contre, 25,57 pour cent, d’abstention, pour les jeunes, de niveau supérieur, au bac général. Les étudiants et, diplômés, de l’enseignement supérieur, fréquentent, le plus, les bibliothèques. Usage, de la bibliothèque, égal ou, supérieur, à douze fois, par an, selon, les niveaux, de diplômes : sans diplôme, 6,56 pour cent.

 

Titulaire, du brevet, des collèges, 11,29 pour cent. Cap-Bep, 5,53 pour cent. Bac technologique, 8,49 pour cent. Bac professionnel, 7,83 pour cent. Bac général, 26 pour cent. Bac plus un ou, deux, 29,30 pour cent. Bac plus trois, 34,34 pour cent. Bac plus quatre ou, cinq, 28,83 pour cent. Bac plus huit, 35,29 pour cent. Total, 14,11 pour cent. Les adojuniors sortent souvent, en discothèque, sauf, ceux, de treize-quinze ans, ados, très nombreux, à ne jamais, y aller. Car, il y a, des impératifs, d’accompagnement adulte, pour tous, les moins, de seize ans. 87,24 pour cent, des garçons, 85,82 pour cent, des filles, de treize-quinze ans, ne vont jamais, en discothèque.

 

Les filles y vont, plus jeunes, que les garçons. Entre, dix-neuf – vingt-cinq ans, les adojuniors s’y rendent, le plus souvent. 59,60 pour cent, des garçons, de dix-neuf – vingt-et-un ans, y sont assidus, plus, de six fois, par an. 27,38 pour cent, affirment, l’être, plus, de douze fois, par an. Seule, tranche d’âge, où, les garçons sont plus adeptes, que les filles. 46,34 pour cent, des filles, de dix-neuf – vingt-et-un ans, s’y retrouvent, plus, de six fois, par an. Le ratio s’inverse, de vingt-deux, à vingt-cinq ans. Les jeunes filles restent, les plus grandes « fidèles ». Les professions intermédiaires, à 50 pour cent et, les cadres ou, les professions intellectuelles supérieures, à 44,95 pour cent, disent, le plus souvent, ne jamais, fréquenter, de discothèques. Sauf, pour les collégiens, les lycéens, qui ne peuvent, y aller, sans, accompagnateurs majeurs. Hormis, les sans diplômes, qui affirment souvent, ne pas se rendre, en discothèque, les divers niveaux, de diplômés, le font, de façons, plutôt, égales. Les divergences concernent, les fréquences, les plus importantes. Les titulaires, de Cap-Bep, bac techno, bac pro, sont les plus nombreux, à y aller, plus, de douze fois, par an. Leurs pratiques culturelles, étant moindres.

 

Respectivement, à 24,43, à 23,70 et, 25,32 pour cent. Le taux, « toutes catégories », de cette fréquence, est de 13,64 pour cent. 63,51 pour cent, des adojeunes, ne vont jamais, au théâtre. Lorsqu’ils le font, c’est rarement, plus, de deux fois, par an. Plus, de six fois, est exceptionnel, avec, des taux, quel, que soit, l’âge ou, le sexe, autour, de 2 pour cent. L’âge peut intervenir. 17,28 pour cent, des garçons, de treize-quatorze ans, vont, au théâtre, une, à deux fois, par an. Ceux, de vingt-deux – vingt-cinq ans, sont 28,35 pour cent. Pour les filles, le taux passe, de 24,69, à 29,55 pour cent, pour les mêmes âges et, les mêmes fréquences. Les ouvriers et, apprentis sont ceux, qui fréquentent, le moins souvent, le théâtre. 80,62 pour cent, des ouvriers, 79,90 pour cent, des apprentis, s’abstiennent totalement. Les cadres et, les professions intellectuelles supérieures, sont les plus assidus. 16,51 pour cent, affirment, y paraître, de trois, à cinq fois, par an. Toutes catégories, de juniors, confondues, seuls, 8,23 pour cent, adoptent, cette fréquence. 78,37 pour cent, des jeunes, sans bac général, ne vont jamais, au théâtre. Ce taux est de, 46,23 pour cent, pour ceux, qui l’ont obtenu. Ce loisir élitiste revient, aux diplômés.

 

Plus, le niveau, de diplôme, est haut, plus, les juniors, disent, profiter, fréquemment, du théâtre. Même, s’ils sont rares, à le faire, plus, de six fois, par an. Les ouvriers, apprentis, sont ceux, qui y vont, le moins souvent. Les jeunes ne vont pas, à l’opéra. 92,45 pour cent, disent, ne jamais, y aller, en une année. 13,76 pour cent, des cadres, professions intellectuelles supérieures, s’y rendent, une, à deux fois, par an. Pour tous les juniors, ce taux baisse, à 5,94 pour cent. 99,22 pour cent, des ouvriers, n’y vont jamais, sinon, seulement, une, à deux fois, par an. Jamais, plus. Seuls, 35,37 pour cent, des jeunes sondés, disent, ne jamais, aller, au concert.

 

Il semble, se démocratiser, avec l’âge. De treize, à quatorze ans, 59,26 pour cent, des ados garçons, 42,34 pour cent, des filles ados, ne vont jamais, au concert. De même, 29,63 pour cent, des garçons, de vingt-six – trente ans, 32,38 pour cent, des filles, du même âge. Les jeunes, qui y vont, plus, de six fois, par an, sont très rares. Les juniors se déplacent, majoritairement, une, à deux fois, par an, au concert, à 37,35 pour cent. Les collégiens, lycéens et, étudiants, y vont rarement, plus, de six fois, par an. Les étudiants s’y rendent toujours, plus souvent, que les lycéens, les collégiens. Seuls, 27,48 pour cent, parmi eux, jamais. Le concert plaît, à une minorité choisie.

 

Les professions intermédiaires, les cadres et, professions intellectuelles supérieures, y sont, les plus assidus. Ils ont, le taux, le plus bas, de jeunes, qui s’abstiennent. Respectivement, 12 et, 20,18 pour cent. Les chômeurs, à 43,82 pour cent, les apprentis, à 43,06 pour cent, comme, les ouvriers, à 41,98 pour cent, n’y paraissent même, jamais. La différence est forte, entre les titulaires, d’un diplôme supérieur, au bac général et, ceux, des niveaux inférieurs, notamment, quand, la fréquence augmente. Cela, est fort patent, pour une fréquence, de venue, au concert, comprise, entre, six et, douze fois, par an. Sans diplôme, 3,92 pour cent.

 

Brevet collégial, 5,77 pour cent. Cap-Bep, 3,57 pour cent. Bac technologique, 4,72 pour cent. Bac professionnel, 3,04 pour cent. Bac général, 7,26 pour cent. Bac plus un ou, deux, 10,74 pour cent. Puis, bac plus trois, 12,75 pour cent. Bac plus quatre ou, cinq, 13,52 pour cent. Bac plus huit, 23,53 pour cent. Moyenne globale, 6,25 pour cent. Les juniors vont tous ou, presque, au moins, une, à deux fois, dans l’année, au cinéma. Seuls, 6,02 pour cent, affirment, qu’ils ne vont jamais, au cinéma, au cours, d’une année. C’est l’activité, qu’ils prisent beaucoup et, le plus souvent, avec, 18,02 pour cent, concernés, plus, de douze fois, par an. Us culturels, loisir juvéniles universels.

 

La majeure partie s’y rend, de trois, à cinq fois, par an, à 30,41 pour cent. Les étudiants, les collégiens ou, lycéens, affirment, très rarement, ne jamais, aller, au cinéma. Toutes catégories confondues, nombre, d’adojeunes, sont fort assidus, de six, à douze fois, par an. Les écarts se marquent, à partir, d’une fréquence, de plus, de douze fois, par an. Seuls, 9,74 pour cent, des chômeurs, disent, alors, être « concernés ». Les professions intermédiaires affirment, le plus souvent, aller, plus, de douze fois, au cinéma, par an, à 28,57 pour cent. Les différences, selon, le niveau, de diplôme, influent peu, ici. 48,66 pour cent, des juniors, disent, qu’ « aller, au musée et, au théâtre ou, à l’opéra, les intéresserait ». 51,34 pour cent, pensent, l’inverse. Les jeunes totalement, indifférents, sont 36,90 pour cent. Le musée, le théâtre, l’opéra, ne passionnent guère, les juniors. Les jeunes vivant, en lotissement, à 37,93 pour cent, en cité, à 42,28 pour cent ou, à la campagne, à 43,87 pour cent, sont les moins, intéressés. L’intérêt grandit, avec, l’âge. 9,24 pour cent, des garçons, 9,90 pour cent, des filles ados, de treize-quatorze ans, sont intéressés. 36,32 pour cent, des garçons, 45,85 pour cent, des filles, de vingt-six – trente ans.

 

Les jeunes, en formation, sauf, étudiants, les agriculteurs, sont les moins, intéressés. Seuls, 14,70 pour cent, des collégiens, lycéens, 16,67 pour cent, des apprentis ou, 8,33 pour cent, des juniors agriculteurs, se disent intéressés, à aller, au musée, au théâtre ou, à l’opéra. Les ouvriers, à 42,97 pour cent, les collégiens et, les lycéens, à 44,03 pour cent, les apprentis, à 48,04 pour cent, les patrons, de l’industrie et, du commerce, à 50 pour cent, sont indifférents. Le différentiel d’intérêt est, aussi, patent, selon, le niveau, de diplôme. Avoir, le bac général ou, un niveau supérieur, est très marquant. Les taux, les plus importants, d’intérêt, sont ceux, des adojeunes, de niveaux bac ou, plus.

 

Les niveaux inférieurs, au bac général, sont alors, les plus indifférents. 55,83 pour cent, des sans diplômes. 39,42 pour cent, des diplômés, du brevet, des collèges. 50,84 pour cent, des ados, titulaires, de Cap-Bep. 38,28 pour cent, des sortants, de bac technologique. 45,61 pour cent, de ceux, de bac professionnel. L’effet, d’âge, est bien, la cause capitale, de ce net désintérêt, pour le musée, le théâtre, comme, l’opéra. Les autres facteurs comptent. Y aller, reste trop cher, pour bien, des juniors, à 53,24 pour cent. 30,91 pour cent, des jeunes, vivant, en cité, pensent, que ce type, de sortie, demeure, bien trop cher, pour eux.

 

C’est, le pourcentage, le plus élevé. Sinon, le type, d’habitat, ne conditionne jamais, vraiment, l’incidence, des coûts, de ce genre, de loisir. Les treize-quatorze ans, à 47,86 pour cent, des garçons, 36,52 pour cent, des filles, ne trouvent pas, que musée, théâtre, opéra, soient trop chers, pour eux. Ce taux baisse, ensuite. Chez les jeunes, de vingt-six – trente ans, il est de 25,35 pour cent, pour les garçons, comme, 13,66 pour cent, pour les filles. 57,28 pour cent, des garçons, 67,81 pour cent, des filles, de vingt-six – trente ans, pensent, que ces sorties, sont trop chères. Certaines, catégories sociales, estiment, plus, que d’autres, que musée, théâtre, opéra, sont bien « trop chers ». Les chômeurs, à 39,39 pour cent. Les professions intermédiaires, à 31,25 pour cent. Les ouvriers, à 28,68 pour cent. Puis, les employés, à 26,63 pour cent. Les patrons, de l’industrie et, du commerce, les agriculteurs, estiment généralement, que musée, théâtre, opéra, ne sont pas trop chers. Respectivement, 66,67 et, 43,75 pour cent. Les sans-diplômes et, les titulaires, d’un bac, plus quatre ou, cinq, ont le taux, le plus haut, de ceux, qui pensent, que ces sorties, demeurent trop chères. Respectivement, 20,92 et, 25,99 pour cent.

 

Le volume, de temps, à 54,20 pour cent et, l’intérêt, de l’activité, à 45,05 pour cent, le coût financier, 40,15 pour cent, orientent, les loisirs, des juniors. À tout âge, le temps disponible, est le facteur premier, des loisirs. Le coût financier acquiert, de l’importance, avec l’autonomie, des adojeunes. Cela, compte peu, pour les treize-quatorze ans, à 20,12 pour cent, des sondés. Le coût commence, à importer, pour les dix-neuf – vingt-et-un ans, à 49,86 pour cent. Les vingt-deux – vingt-cinq ans, lui accordent, le plus, d’importance, à 51,72 pour cent, des juniors. Pour ces derniers, le temps disponible l’emporte, à 56,74 pour cent.

 

Le coût financier est avancé, par 49,65 pour cent, des vingt-six – trente ans. Il n’y a pas, de nette différence, entre garçons et, filles, en l’espèce. Est toujours, considéré, comme, marquant : le temps disponible, l’intérêt, de la sortie, comme, le coût financier. Ce dernier, est plus fréquemment, cité, par les filles, que l’intérêt, de l’activité, mais, avec une faible différence. 42,39 pour cent, des filles, évoquent, le coût financier, pour 41,02 pour cent, l’intérêt, de l’activité. Les treize-quatorze ans, semblent plus, « grégaires », que leurs aînés. 35,59 pour cent, pensent, que le fait, que d’autres juniors, participent, au loisir, est capital. Cela, diminue, avec l’âge, mais, la jeunesse prise, la convivialité.

 

Selon, l’habitat, c’est toujours, le temps consacré, à l’activité, qui reste, le plus marquant. Les jeunes, de cités, évoquent, plus fréquemment, le coût financier, à 42,40 pour cent, d’entre eux, que l’intérêt, de l’activité, à 39,01 pour cent. Pour tous les chômeurs, le coût est bien, le plus prédominant. 59,26 pour cent, l’affirment. Les patrons, de l’industrie et, du commerce ou, les cadres et, professions intellectuelles supérieures, sont les plus nombreux, à pointer, le temps disponible. Comme, vecteur fondamental. Respectivement, 62,50 et, 67,89 pour cent. Plus, le diplôme, est élevé, plus, le « vecteur temps », est vital, en l’option, d’un loisir. 45,91 pour cent, des sans diplôme, le tiennent, pour un élément éminent. Contre, 62,54 pour cent, des bac plus quatre ou, cinq. Les trois grandes variables, restent, cependant, les mêmes. Temps, intérêt, de l’activité et, coûts financiers, fixent les loisirs, quels, que soient, les métiers ou, les études. Le coût financier est plus important, pour les adojuniors, des cités, que l’intérêt, du loisir, lui-même. Appréciation, de l’argent, dont, les jeunes disposent, pour leurs loisirs, selon, le sexe, l’âge. « As-tu, assez, d’argent, pour tes loisirs ? » Les différents types, de réponses, sont significatifs.

 

Garçons, de treize-quatorze ans, oui : 76,99 pour cent, non : 23,01 pour cent. De quinze – dix-huit ans, oui : 65,06 pour cent, non : 34,94 pour cent. De dix-neuf – vingt-et-un ans, oui : 58,24 pour cent, non : 41,76 pour cent. De vingt-deux – vingt-cinq ans, oui : 59,24 pour cent, non : 40,76 pour cent. De vingt-six – trente ans, oui : 62,68 pour cent, non : 37,32 pour cent. Total garçons, oui : 63,50 pour cent, non : 36,50 pour cent. Filles, de treize-quatorze ans, oui : 73,59 pour cent, non : 26,41 pour cent. De quinze – dix-huit ans, oui : 59,66 pour cent, non : 40,34 pour cent. De dix-neuf – vingt-et-un ans, oui : 48,04 pour cent, non : 51,96 pour cent. De vingt-deux – vingt-cinq ans, oui : 47,93 pour cent et, non : 52,07 pour cent. De vingt-six – trente ans, oui : 57,14 pour cent, non : 42,86 pour cent. Total filles, oui : 57,73 pour cent, non : 42,27 pour cent. « As-tu, assez, d’argent, pour tes loisirs ? » Réponses, selon, les situations personnelles. Collégiens et, lycéen, oui : 62,69 pour cent, non : 37,31 pour cent. Étudiants, oui : à 51,80 pour cent, non : 48,20 pour cent. En formation, d’apprentissage, oui : 73,20 pour cent, non : 26,80 pour cent.

 

Chômeurs, oui : 47,08 pour cent, non : 52,92 pour cent. Employés, oui : 63,04 pour cent, non : 36,96 pour cent. Ouvriers, oui : 68,25 pour cent, non : 31,75 pour cent. « Professions intermédiaires », oui : 44,68 pour cent, non : 55,32 pour cent. Agriculteurs, oui : 63,64 pour cent, non : 36,36 pour cent. Patrons, de l’industrie et, du commerce, oui : 56,25 pour cent, non : 43,75 pour cent. Cadres ou, professions intellectuelles supérieures, oui : 74,07 pour cent, non : 25,93 pour cent. Autres, oui : 60,98 pour cent, non : 39,02 pour cent. Total, oui : 60,24 pour cent, non : 39,76 pour cent. 60,28 pour cent, des jeunes, se disent satisfaits, de l’argent, dont ils disposent, pour leurs loisirs.

 

39,72 pour cent, estiment, qu’ils n’en ont pas assez. Ces chiffres cachent, des disparités. Ainsi, de treize, à dix-huit ans, les juniors sont, très majoritairement, satisfaits. Ceux, dont l’âge, est plus avancé, sont les plus critiques. Cela, est dû, au fait, que, les premiers, bénéficient souvent, de l’argent, de poche, offert, par leurs parents, jusqu’à, dix-huit ans. Qu’ensuite, les seconds, ne disposent, que de leurs revenus propres. Les chômeurs sont les plus insatisfaits, de l’argent, dont, ils bénéficient, pour leurs loisirs. Ils sont suivis, par les « professions intermédiaires » et, les étudiants. Catégories, les moins riches.

 

Les professions intermédiaires sont plus friandes, de « sorties culturelles, loisirs ». Le type, d’habitat, compte peu, même si, c’est, dans les cités et, à la campagne, que les pourcentages, de satisfaction, sont bien plus faibles. 59,75 pour cent, des jeunes, disent, qu’ils connaissent, les propositions culturelles, qui se déroulent, en leur ville. 18,29 pour cent, sont d’un avis inverse. Les juniors, des cités, affirment, ne pas connaître, les propositions culturelles, de leur ville, plus souvent, que d’autres, à 21,69 pour cent. Surtout, les apprentis, les ouvriers, estiment, ne pas connaître, les propositions culturelles, de leur ville. Respectivement, 25,50 et, 30,77 pour cent, d’entre eux.

 

Les différences, selon, le sexe et, l’âge, sont peu déterminantes. « J’ai facilement, accès, à ces événements » : 65,17 pour cent, des jeunes, considèrent, que c’est le cas. 14,21 pour cent, des juniors, sont d’un avis opposé. Surtout, les adojeunes, vivant, en cité ou, en un lotissement, sont les plus nombreux, à penser, qu’ils n’ont pas du tout, accès, aux événements, qui font vivre, la ville. 18,84 pour cent, des premiers, comme, 15,22 pour cent, des seconds. Les juniors, de centre-ville, semblent, les plus favorisés. Ils ne sont, que 11,14 pour cent, à estimer, qu’ils n’ont jamais, ni, complètement, accès, aux « événements culturels », de leur propre ville.

 

Les manifestations culturelles, de loisirs, sont encore, bien trop, concentrées, urbaines. Les banlieues n’en profitent pas, suffisamment. Les chômeurs, surtout, pensent, qu’ils n’ont jamais, accès, aux événements, de loisirs, de leur ville, pour 22,31 pour cent, d’entre eux. Les jeunes ne vivent, généralement, pas leurs loisirs seuls, à 72,85 pour cent, des sondés. Seulement, 10,85 pour cent, d’entre eux, le font. Qui sont donc, les adojuniors, qui pratiquent, leurs loisirs, en solitaires ? Les divers types, d’habitat, n’influent nullement. Pas plus, que les sexes. Or, l’âge, certainement. Les treize-quatorze ans sont, plus souvent, que d’autres, à dire, qu’ils passent, leurs loisirs, seuls. 19,83 pour cent, des garçons, 15,58 pour cent, des filles, de cet âge.

 

Pour l’ensemble, des adojeunes, ce taux n’atteint, que les 10,83 pour cent. La part majeure, du temps consacré, aux jeux vidéo, à Internet ou, à la télévision, à cet âge, explique, sans doute, cela. D’autant, qu’ils ne bénéficient pas, des mêmes latitudes, de sorties, que leurs aînés. Il n’y a pas, de nette différence, entre les diverses activités, des sondés. Seuls, les diplômés, de bac, plus quatre ou, cinq, s’illustrent. Confirmant, le lien, entre loisir culturel et, niveau, d’études. 25,90 pour cent, d’entre eux, affirment, mener plutôt, leurs loisirs, en solitaires. Seuls, 7,55 pour cent, le font, en groupe. Peut-être, la « maturité intellectuelle », mène-t-elle, à plus, d’autonomie, de souveraineté individuelle, solitaire. Comme, en matière culturelle, de loisirs. (Joc, Jeunesse Ouvrière Chrétienne, France, 2009)950.

 

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Fame est une comédie dramatique, musicale cinématographique américaine, d’A. Parker, de 1980. Elle démontre, à merveille, la passion artistique, culturelle, qui peut fort transcender, la jeunesse. Les élèves, d’une école, des arts, du spectacle, ont l’ambition, de la gloire et, la célébrité. Au prix, d’un très dur travail, acharné et incessant. Ils veulent tenter, le fort sélectif, concours d’entrée, de la brillantissime, Fiorello H. LaGuardia, High School of Music & Art and Performing Arts, de New York. Huit candidats sont « mis en avant ». Bruno, pour la musique. Leroy, Coco, Lisa, Hilary, pour la danse. Montgomery, Ralph et, Doris, pour la comédie. Le cursus exige, quatre dures années, à l’issue, desquelles, bien peu, parviendront, à occuper, le devant, de la scène951. Il est formidable, de voir, tous ces adojeunes, s’activer, autour, de leur professeur, afin, de donner, le meilleur, d’eux-mêmes, « se dépasser ». Exprimer, toute leur « fibre artistique », pour porter, tout leur talent, au firmament culturel, de l’excellence. Non, tous les adolescents, les juniors, ne « se contentent » pas, d’un « minimum culturel » médiocre, sans exigence et, purement commercial.

 

Oui, certains, même, minoritaires, aspirent, à tout prix, à une réalisation, de soi, culturelle, de très haute qualité et, sans concessions. Tout en acceptant, beaucoup, de sacrifices, pour cela ! Tel, L. de Rubempré. Jeune provincial français, débarqué, à Paris, sous la Restauration. (France, 1815-1830). Qui se bat, pour réussir, en littérature, en vain. (H. de Balzac, écrivain français, 1799-1850, Illusions perdues, étude, de mœurs, littéraire, France, 1837-1843). 82 pour cent, des jeunes, pensent, que la culture est importante, en leur vie. 93 pour cent, indispensable, à la société. 86 pour cent, qu’elle favorise, la tolérance. 57 pour cent, estiment, que leur génération est moins cultivée, que leurs aînés. Que la famille, à 75 pour cent, l’école, à 69 pour cent, favorisent, les transmissions culturelles. Puis, les médias. Internet, la télévision, sont considérés, tels, principaux vecteurs culturels. 91 pour cent, pensent, qu’Internet et, 71 pour cent, que la télévision, contribuent, le plus, à leur culture. La presse écrite, à 43 pour cent, la radio, à 37 pour cent.

(Étude d’opinion, OpinionWay, pour Agefos-Pme, Les jeunes et la culture, France, 2016).

 

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L’adolescence est un choc, l’on perd, l’innocence
L’on se retrouve, confronté, à des choses, qui peuvent dégoûter, de la vie. […]
J’aime, mêler, l’imaginaire, au réel, j’ai envie, d’être adulte, à âme d’enfant

 

Bruno, dix-sept ans952

 

 

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L’ÉTHIQUE, LA MORALE

 

Valeurs / Adhésions

des (andro)AdoJeunes

 

 

L’homme noble, est un créateur, de valeurs

 

F. W. Nietzsche

Philosophe, poète, Allemagne, 1844-1900

 

Généalogie de la morale

Œuvre philosophique, Allemagne, 1887

 

 

Toute existence, tire, sa valeur
De la qualité, de l’amour
Dis-moi, quel est, ton amour, je te dirai, qui tu es !

 

Jean-Paul II

Souverain pontife, Saint-Siège, 1920-2005

 

 

Existe-t-il, une « mystique juvénile transcendante », de valeurs propres ? Peut-on isoler, des adhésions idéologiques, de jeunes ? S’il y a, des « vacuités morales », à l’adolescence, il n’en est, pas moins, d’exigeantes quêtes, de valeurs, des plus sûres,chez nombre, d’adojuniors953.

 

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Tous les habitants adultes, de la petite localité américaine, de Hadleyville, se comportent fort lâchement. Dans le très célèbre, western américain, High Noon, Le Train sifflera trois fois. (F. Zinnemann, 1907-1997, 1952). Ils refusent, leur aide, au shérif, Kane, bien seul, pour affronter, une bande, de criminels. Hormis, sa propre épouse, seul, un jeune adolescent, de quatorze ans, se propose, crânement ! Trait frappant, du film, très finement, justement, vu. Les jeunes sont, souvent, bien plus courageux et, valeureux, dignes et, droits, que bien, des adultes ! Ils expriment, plus, que les aînés, de cœur, de générosité et, de justice, que de calcul, de raison, comme, d’intérêts954. Sachons, « donner », aux juniors, ils nous le « rendront, alors, au centuple », conformément, à la parabole biblique, dite, des Talents. (Matthieu, apôtre, Ier s., Évangile, XXV, 14-30, Nouveau Testament, La Bible, Moyen-Orient, Ier s.). Selon, les vertus théologales et, cardinales. Le jeune pourra, d’autant plus, être généreux, qu’il aura, fort bien reçu, de l’adulte !

 

Sous la Monarchie de Juillet, (France, 1830-1848), L. Leuwen, jeune polytechnicien français, est exclu, car républicain. Il saura sacrifier, tous ses intérêts, à ses idéaux ! (Stendhal, écrivain français, 1783-1842, Lucien Leuwen, œuvre, de littérature politique, d’apprentissage, France, 1834, parution, 1894). Autre, grand exemple, de fiction, démontrant, comme, en la réalité, également, que la jeunesse, sait être, « plus grande encore, qu’elle-même ». Bien au-delà, des très pâles contingences temporelles, spatiales, personnelles, factuelles et, matérielles. Ainsi, P. Claudel, (Poète, dramaturge, France, 1868-1955), s’ouvrant, à la spiritualité, à dix-huit ans, à Notre-Dame, de Paris, à la Noël 1886. « J’étais, moi-même, debout, dans la foule, près, du second pilier, à l’entrée, du chœur. […]. C’est alors, que se produisit, l’événement, qui domine, toute ma vie. En un instant, mon cœur fut touché et, je crus ». (P. Claudel, Ma conversion, Œuvres en prose, France, 1913). De même, le jeune Aron, treize ans, se sent appelé, à une foi nouvelle, en la Semaine sainte, 1940, en la cathédrale d’Orléans. Il deviendra cardinal, archevêque métropolitain, de Paris.

(J.-M. Lustiger, prélat, membre, de l’Académie française, France, 1926-2007).

 

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Réfléchissons, à ce qui possède, vraiment, une valeur
À ce qui donne, un sens, à notre vie
Ordonnons, nos priorités, en conséquence

 

T. Gyatso, Dalaï Lama

Actuel chef spirituel, du bouddhisme tibétain, Tibet, Inde

 

 

UN AVANT-GARDISTE

« SYNCRÉTISME JUVÉNILE, EXTRÊME » ?

 

 

« Génération caméléon », la jeunesse, d’aujourd’hui, ne croit plus, en rien, s’y refuse, aspire encore, à croire, en tout. En une absolue mystique, supérieure. Elle rechigne, à s’engager, s’y lance parfois, à corps perdu. Il n’y a nulle, néogénération, sans idéaux ardents, nulles, valeurs, sans la puissante, généreuse, rayonnante vitalité, des adojuniors. Loin, de tout « conformisme et, conditionnement » totalitaires, sectaires, d’asservissements. Les valeurs, des jeunes, leur sont propres. Les adultes ont, de même, les leurs. Depuis, trente ans, l’on observe, un grand rapprochement, des accords, autour, d’un substrat idéologique commun, transgénérationnel. A minima. Aujourd’hui, comme, hier, puis, demain, les juniors sont en quête, d’un puissant idéal, qui les transcende, comme, d’une plénitude ontologique, existentielle, forte. Ils sont soucieux, de la réussite, de leur vie, d’une trace, qui donne, tout son sens, à leur bref, passage terrestre.

 

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Bomont est une petite localité conservatrice, de l’Ouest, des États-Unis. Musiques et, danse, en sont bannies, pour raisons morales. Car, elles sont réputées, contraires, aux valeurs admises et, symboles maléfiques. Depuis, qu’a été occasionné, un accident, de la route, qui a tué, le fils, du pasteur, de la ville. Ren, jeune danseur, de Chicago, s’installe alors, à Bomont. Il se bat, avec ses amis, pour faire accepter, la danse, démontrer, qu’elle n’est pas vice, mais, réalisation, de soi, expression juvénile, très positive, bénéfique. Cette comédie dramatique cinématographique, musicale américaine, Footloose, (H. Ross, 1927-2001, 1984), reprend, des faits réels, de 1978. À Elmore City, bourgade rurale, de l’Ocklahoma955. La danse y est proscrite, à la fin, du dix-neuvième siècle.

 

Des lycéens ne l’ont pas entendu, de cette oreille, ont « renversé, l’ordre établi ». Ceci, est très significatif, sur le plan, des valeurs éthiques. Il est, ainsi, illustré, que la jeunesse, se veut, moins, héritière, qu’iconoclaste, initiatrice, prescriptrice, en matière, de morale-s, de vie. De tout temps, toutes contrées. Depuis, un demi-siècle, elle se contente, de moins en moins, de reproduire. Pour contester, de plus en plus, la loi convenue, imposer, ses propres normes. Non seulement, pour elle-même, mais, pour toute la société. Ainsi, souvent, la « dominante adojuvénile », devient-elle, celle, de tous ! Pour autant, il y a encore, un demi-siècle, le monde est, pour les jeunes, « Terre promise, non désirée. Aujourd’hui, il est devenu, contrée désirée, non promise ».

(F. de Closets, journaliste, écrivain contemporain, France).

 

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Croyances, doutes, conscience, représentations adolescents

 

Valeur, est un terme, de 1080, provenant, du « latin, valor. (Deuxième moitié, du XIXe s.), ce qui est vrai, beau, bien, selon, un jugement personnel, plus ou, moins, en accord, avec celui, de la société, de l’époque ; ce jugement. Échelle, des valeurs : l’ensemble, des valeurs, classées, de la plus haute, à la plus faible, en conscience et, servant, de référence, dans les jugements, la conduite ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)956. Les valeurs, du jeune, sont les adhésions, croyances ou, idéaux, qu’il cultive, « en conscience », en propre ou, non. L’adojeunesse a pu être qualifiée, de « génération morale ». De fait, elle prise plus, Vérité, Justice, Amour, Paix, que l’inverse.

 

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93 pour cent, des juniors, estiment, que l’environnement, peut être préservé, par des gestes simples. 90 pour cent, sont inquiets, quant aux évolutions actuelles, du monde. 85 pour cent, sont inquiets, quant aux évolutions, de la société française. 85 pour cent, croient, que le « système D », comme, le sens, de la « débrouille », permettent, de « s’en sortir », dans la vie. 85 pour cent, affirment, que les adojeunes, peuvent faire bouger, les choses. 82 pour cent, constatent, que l’argent est le « moteur, de la société ». Or, la qualité, de la vie, l’épanouissement personnel, passent avant, l’argent, pour ces juniors. 81 pour cent, affirment, qu’il est important, de consacrer, du temps, à des associations.

 

33 pour cent, croient, que tout le monde, a les « mêmes chances, de réussites ». 31 pour cent, considèrent, que la Justice défend chacun, équitablement. 26 pour cent, des adolescents, croient, en l’idée, de progrès. 6 pour cent, pensent, que « le monde, de demain, sera meilleur, que l’univers, d’aujourd’hui ». Des éléments, d’avenir personnel, capitaux, note moyenne, sur 10, sont isolés, par les adojeunes interrogés. Être, en bonne santé, 9,4. Avoir, un travail, qui m’intéresse, 9,3. Avoir, un travail, qui me rapporte, ce dont, j’ai vraiment besoin, 8,9. Avoir, une vie amoureuse épanouie, 8,9. Posséder, un travail stable, 8,7. Aider, les autres, 8,6. Avoir, une vie stable, 8,6. Éduquer, les enfants, 8,5. La jeunesse est consciente, des « priorités, de la vie » ! (Pfizer, France, 2006)957.

 

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Il est, un domaine crucial, en lequel, les adojeunes sont soumis, aux insondables profondeurs, de l’absence : les valeurs morales et, spirituelles. Que faire, quand, plus rien, ne signifie, balise, plus rien ? Qu’entreprendre, dès lors, que les aînés, chargés, de faire passer, leurs cadets, sur l’autre rive, celle, de l’adultisme, sont mutiques, absents ? Que l’on est, par son jeune âge, dépourvu, des leviers vitaux, dont, les adultes, ont l’exclusivité, le monopole ? Seuls, capables, qu’ils sont, d’assurer, un « transfert », sans encombre. Nos vies sont les reflets, de nos croyances. Si nous croyons mal, négativement, n’adhérons à rien, de consistant, tangible, sûr, nous « vivons mal ».

 

C’est, ce qui arrive, au junior, comme, à l’adulte, perdus, du fait, de ce dernier. Le relativisme assassin enseigne, au jeune, que : « Tout, vaut, car, rien, ne vaut et, que rien, ne vaut, parce que, tout, vaut ». Cela, constitue, une œuvre, de démoralisatrice démolition, qui ne donne pas, aux adolescents, l’envie, d’avoir envie, de vivre, or, de mourir. Défions-nous, d’un « formatage totalitaire, de la bonne pensée unique », chez nos jeunes. Ce qui aboutirait alors, au tyrannique nivellement, vers le pire, de la « rhinocérite » ou, du « meilleur, des mondes ».

(E. Ionesco, dramaturge français, 1909-1994, Rhinocéros, théâtre de l’absurde, France, 1959. A. Huxley, écrivain britannique, 1894-1963, Le Meilleur des mondes, roman, d’anticipation dystopique, Royaume-Uni, 1932)958.

 

L’on sait, que le désir, de mort, chez le junior, n’est pas, à proprement, parler, une volonté, de perdre, la vie. Or, fuir, les souffrances, de l’existence présente, pour « renaître, autrement », à une « réalité meilleure ». Ce qui « frappe », si fort, chez notre adojeunesse, est cette mortelle « morosité », selon, l’expression désabusée, même, d’un jeune, confiée, à l’auteur. Tout désir, toutes envies et, tout plaisir, se sont retirés, de cette génération. Elle porte le « deuil », de ses espérances ruinées. Au lieu, d’être, naturellement et, consubstantiellement, l’âge, de tous les appétits, elle est celui, de toutes les existentielles renonciations, résignées. À défaut, du seul, vrai renoncement moral. Cette infinie tristesse est résumée, en un typique mot adojuvénile : « Nous sommes dégoûtés » !

 

Pourtant, la « génération, des quinze – vingt-quatre ans », est, toujours, la plus « métaphysique », qui puisse être, parmi, toutes les autres. Cela, serait, une « tragique erreur », des plus réductrices, que de croire, que nos juniors, ne pensent, qu’à rire, s’amuser, jouir, « profiter, de la vie ». Trop, de malsaines, sinistres obsessions, si morbides, mortifères, l’accablent, déjà, tant et, plus ! « La jeunesse a des ailes, dont, les plumes sont faites, de poésie, les nerfs, d’illusions, des ailes, qui élèvent, les jeunes gens, au-delà, des nuages, d’où, ils écoutent, la vie, chanter, la Gloire et, la Magnificence. Or, ces ailes poétiques, ont tôt fait, d’être déchirées, dans la tourmente, de la vie et, de s’abattre, sur le monde, de la réalité ».

(G. K. Gibran, poète libanais, 1883-1931, Les Ailes brisées, œuvre littéraire, États-Unis, 1912).

 

Ce sont, les jeunes, de quinze – vingt-quatre ans, qui se posent encore, le plus, de récurrentes questions. En matière existentielle, philosophique, morale, spirituelle. D’où, viens-je, où, vais-je, qui, suis-je, que, faire, de ma vie ? Lui donner, un sens individuel ou, collectif, matériel ou, moral, intérieur ou, tourné, vers autrui… ? Les juniors sont, en « permanente quête », d’absolu ontologique. Nous, soi-disant adultes, sommes, si incapables, d’y apporter, vraies réponses, éclairages pertinents et, satisfaisants959 ! Cette jeunesse navrée, se perd, en ses conjectures tourmentées, sans fin. Ses credo, les plus fondamentaux, sont niés, éludés. Œuvrons, pour que la weltanschauung, des néogénérations, leur tangible « vision, de l’univers », ne soit pas, une weltschmerz, vraie « douleur, du monde ». Or, une weltglück, réel, « bonheur terrestre »960. À quoi, croit ou, non, l’adojeune ? Quelles, valeurs, peuvent-elles ou, pas, lui être spécifiques ?

 

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Les jeunes contemporains prennent, de plus en plus, conscience, des limites, des illusions, dangers, des matérialismes. Ils savent, les vertus, des valeurs morales. Même si, hédonismes, consumérismes, sont, de façon intemporelle, universelle, inclinations juvéniles, par essence. Ils n’ignorent, en rien, que : « Science, sans conscience, n’est que ruine, de l’âme ». (F. Rabelais, écrivain français, 1483 ou, 1494-1553, Pantagruel, œuvre littéraire, France, 1532). Idéalisme et idéaux, l’emportent donc, chez eux, malgré tout ! Les juniors pensent, que ce qui caractérise, le mieux, leur génération, est la consommation, 26 pour cent. La solidarité, 20 pour cent. La « responsabilité », 12 pour cent. L’enthousiasme, 11 pour cent. La révolte, 11 pour cent. L’individualisme, 9 pour cent. Le matérialisme, 8 pour cent. La résignation, 3 pour cent. Ils se sentent, encore, avant tout, français, 36 pour cent. Européens, 21 pour cent.

 

Citoyens, du monde, 21 pour cent. Habitants, de leur commune, 15 pour cent. De leur région, 5 pour cent. Puis, de leur département, 2 pour cent. Concernant, l’avenir, ils sont, malgré tout, plutôt, optimistes, 58 pour cent. Plutôt, pessimistes, 27 pour cent. Très optimistes, 10 pour cent. Très pessimistes, 5 pour cent. Total optimistes, 68 pour cent. Total pessimistes, 32 pour cent. Les jeunes pensent, que la société française, leur manque, de considération, 37 pour cent. Qu’elle est fort indifférente, à leur encontre, 29 pour cent. Qu’elle est solidaire, d’eux, 25 pour cent. Qu’elle les rejette, 8 pour cent. Ils estiment, qu’il faut réformer, la société française, sur certains points, tout en « conservant, l’essentiel », à 79 pour cent. Qu’il faut radicalement, changer, leur société, 11 pour cent. Qu’il faut conserver, la société française, en l’état, 10 pour cent. L’adojeune n’est donc, ni révolutionnaire ni, conservateur, mais, réformiste.

 

Il n’aspire, ni au « grand soir » ni, au « statu quo », mais, au « changement » évolutif, le plus favorable possible. Les adojuniors aiment beaucoup, écouter, de la musique, 83 pour cent. « Apprendre », des choses nouvelles, 79 pour cent. « Faire la fête », avec des amis, 78 pour cent. Être en famille, 63 pour cent. Voyager, 63 pour cent. Aller, au cinéma, 55 pour cent. Puis, faire du sport, 54 pour cent. Lire, 40 pour cent. Dépenser, de l’argent, 38 pour cent. Surfer, sur Internet, 22 pour cent. Le travail est, avant tout, pour eux, une source, de revenus, 48 pour cent. Ensuite, un « plaisir », 30 pour cent. Une source, de reconnaissance, 19 pour cent. Une contrainte, 3 pour cent. Réussir, sa vie, c’est, avant tout, fonder, une famille, 52 pour cent. Avoir, un métier, à responsabilité, 16 pour cent. Réussir, sa vie sentimentale, 14 pour cent. Défendre, une grande cause, 8 pour cent. Avoir, beaucoup, de temps libre, 6 pour cent.

 

Puis, gagner, beaucoup, d’argent, 4 pour cent. La politique, les intéresse : pas du tout, 43 pour cent. Peu, 34 pour cent. Assez, 18 pour cent. Beaucoup, 5 pour cent. Total rejets, 77 pour cent. Total adhésions, 23 pour cent. Les causes, d’engagement durable adojuvénile, sont la famille, 89 pour cent. La recherche, contre la maladie, du Sida, 78 pour cent. La pleine « défense, des droits, de l’Homme », 71 pour cent. La lutte, contre la violence, 71 pour cent. L’aide, aux handicapés, 63 pour cent. L’aide, aux adojeunes défavorisés, en France, 63 pour cent. La lutte, contre les misères, dans, le Tiers-Monde, 62 pour cent. Les luttes antipollution, 60 pour cent. La protection animalière, 52 pour cent. La parité, entre les sexes, 51 pour cent. La défense, de son pays, 50 pour cent. La création, d’associations sportives, 35 pour cent. La création, d’un groupement, de quartier, 31 pour cent. Militer, au sein, d’un parti politique, 6 pour cent. (Ifop, France, 2000)961.

 

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Les juniors aspirent tous, à un idéal positif, d’avenir, d’espoir, d’absolu. « Aller, de l’avant », est leur souhait, le plus cher, quand, le monde adulte, persiste, à les enfermer, en un fort stérile, désabusement mortifère ! La configuration imposée, est un très mutilant, « désert spirituel », déshumanisé, éloigné, de toute conscience, libre-arbitre. En un univers adulte, moralement, anémié, l’adolescent s’essaie, à puiser, au « tréfonds, de son âme », des valeurs, indûment, iniquement, cruellement, introuvables962. À ses dépens ! Aujourd’hui, comme, hier, le jeune est plus idéaliste, que cynique, mais, peine plus, à se réaliser. Les jeunes veulent croire, aux vérités, de l’intériorité, aux exigences morales, que le monde contemporain, méprise, élude. Ils sont, en cheminement éthique, humaniste. Cela, contredit, la négative réputation imaginaire, qui leur est faite, par préjugés. L’adulte ne transmet, aucune « clef, d’avenir ». L’adolescent est, en apparence, prisé, mais, les vrais modèles, d’identification, lui manquent.

 

Sa quête, d’acmé, de transcendance, tend pourtant, à l’ultime ascèse sublimatoire. Aucun junior n’est, véritablement, attendu ni, entendu, par ses aînés. Ceux-ci poursuivent, leurs « objectifs propres ». L’adojeune peut être « démoralisé », car, conditionné, à penser, que tout accomplissement, est pernicieuse, hérésie inimaginable. Ce « faux décalogue » ronge, le junior, qui ne veut être « ni, apostat ni, relaps ». L’adulte tue délibérément, tout espoir, obscurcit, l’avenir, nimbe, toute chose, d’une aura, de mort, plus, que de vie. Les vertus morales, ne peuvent être celles, empoisonnées, du consumérisme. Il manque, un axiologique magistère, d’espérances. Les attributs, des valeurs, cultivées, par le jeune, peuvent être, des plus « classiques », comme, le plein respect, d’autrui. « D’avant-garde », comme, l’égalité anti-discriminatoire universelle. « Iconoclastes », telle, la mise en cause, du devoir, d’être utile, à la collectivité, par son travail.

 

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L’ensemble, sera selon, divers critères, propres, à la jeunesse. Les réalités, qui comptent, le plus, pour les jeunes, sont la famille, 52 pour cent. Trouver, un métier intéressant, 38 pour cent. Les amis, 37 pour cent. L’amour, 32 pour cent. Le sport, 19 pour cent. Bien, « se développer », de façon, intellectuelle et, « se cultiver », 18 pour cent. La musique, 17 pour cent. La santé, 16 pour cent. L’argent, 13 pour cent. Chercher, à « créer », quelque chose, par soi-même, 11 pour cent. La liberté, 10 pour cent. Avoir, des responsabilités, comme, jouer, un rôle important, 10 pour cent. La paix, 9 pour cent. Les voyages, 7 pour cent. La religion, 5 pour cent. La sexualité, 3 pour cent. Ce qui rapproche, le plus, des amis, les études ensemble, 43 pour cent. Bien s’amuser ensemble, 41 pour cent. Le même âge et, la même nouvelle génération, 34 pour cent. La proximité, d’habitat, 31 pour cent. Les mêmes styles, goûts, 29 pour cent.

 

Partager, des choses fortes, des émotions, 29 pour cent. Les mêmes loisirs, 26 pour cent. Les mêmes idées politiques ou, intellectuelles et, les mêmes « valeurs », 19 pour cent. Aimer, les mêmes sports, 14 pour cent. Partager, les mêmes « rêves », les mêmes projets, d’avenir, 13 pour cent. 56 pour cent, des juniors, ne cultivent, aucun idéal, or, 44 pour cent, le font. Réussir, sa vie professionnelle, comme, ses études, 22 pour cent. Réussir, sa vie privée, amoureuse, 21 pour cent. Réussir, sa vie professionnelle, 12 pour cent. Fonder, une famille, à soi, se marier, avoir, des enfants, 12 pour cent. Réussir, socialement, 12 pour cent. Exercer, un métier, qui plait, pouvoir vivre, toute sa passion, 9 pour cent. Avoir, une bonne situation et, de l’argent, 6 pour cent. Être, socialement, reconnu, jouer, un rôle, dans la société, 5 pour cent. L’altruisme, la paix, 4 pour cent. Avoir, des amis, un bon entourage, 3 pour cent. Être heureux, 3 pour cent…

 

Selon, les jeunes, il est inadmissible ou, grave, de racketter, 100 pour cent. Vendre, de la drogue, 96 pour cent. D’insulter, l’un, de ses professeurs, 96 pour cent. De « prendre », de l’ecstasy, 95 pour cent. Manquer, de respect, à ses parents, 94 pour cent. D’insulter, de façon, raciste ou, encore, antisémite, 91 pour cent. Insulter, un policier, 91 pour cent. De rouler, à grande vitesse, sans respecter, les limitations, 91 pour cent. D’avoir, une sexualité non protégée, 89 pour cent. De ne pas se laver, assez, 86 pour cent. Tricher, lors, d’un examen, 84 pour cent. Boire, de l’alcool, de façon, excessive, 84 pour cent. Ne pas payer, les transports, en commun, 63 pour cent.

 

Fumer, du cannabis, 61 pour cent. D’arriver, en retard, aux rendez-vous, 55 pour cent. De ne pas éteindre, son téléphone mobile, en public, 48 pour cent. Travailler, au noir, 41 pour cent. Changer souvent, de partenaire affectif, 30 pour cent. Les jeunes ne se retrouvent pas, dans l’image publique, que les médias donnent, d’eux, à 80 pour cent. Seuls, 20 pour cent, sont d’un avis contraire. Plutôt pas, 44 pour cent. Pas du tout, 36 pour cent. Plutôt, 17 pour cent. Tout à fait, 3 pour cent. Hormis, leurs semblables, les juniors parlent, le plus facilement, de ce qui leur tient, à cœur, avec les trentenaires, 51 pour cent. La « génération, des parents », 40 pour cent. La « génération, des grands-parents », 5 pour cent. Aucuns, de ceux-là, 3 pour cent. (Tns-Sofres, France, 2003)963.

 

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Dix grandes valeurs, humaines et adojuvéniles, en leurs pleines réalités et, objectifs, ont été isolées et, mises, en évidence. L’ « universalisme, la bienveillance, la conformité, la tradition, la sécurité, le pouvoir, la réalisation, l’hédonisme, la stimulation, comme, aussi, l’autonomie ». Il s’agit, des notions, de bien, pour tous, droiture, à l’égard, d’autrui, du sens, des hiérarchies, du respect, des choses établies. Du souci, de protection, de la réussite sociale, des ambitions, aptitudes, appétences, attirances, pour les découvertes, les nouveautés. De la souveraineté, en toutes choses.

(J. Lecomte, psychologue, Donner un sens à sa vie, livre, de psychologie, France, 2007, d’après, S. Schwartz, psychologue social, Israël, 1994)964.

 

En 2000, un Institut des Valeurs, en Action, Values in Action, est créé, aux États-Unis. Son responsable, C. Peterson, (Professeur de psychologie américain, 1950-2012), en l’objectif, de distinguer, les principales « forces humaines, de caractère », isole, six vertus universelles. « Sagesse et, savoir. Courage. Humanité et, amour. Justice. Modération. Transcendance ». Toutes nobles qualités, notamment, indispensables, à la jeunesse, pour un adultisme accompli, équilibré965. Cette génération croit, plus, que jamais, en certains humanistes idéaux, intemporels, universels. Il lui est, toutefois, difficile, de se mettre, concrètement, sur-le-champ, au service, de causes, qui lui sont pourtant, chères. Elle en répudie, d’autres, à ses yeux, plus répulsives, qu’attractives.

 

« Entre dix-huit et, vingt ans, la vie est comme, un marché, où, l’on achète, des valeurs, non, pas, avec, de l’argent, mais, avec, des actes ». (A. Malraux, écrivain, France, 1901-1971)966. Les jeunes accordent beaucoup, d’importance, au travail, ont des « attentes », des plus élevées, à cet égard. Ils ne l’associent pas, pour autant, à l’accomplissement, de soi, minimisent, plus, que leurs aînés, les conséquences ressenties, de son absence. La majorité, des adojuniors, aspirent, à ce que l’emploi, domine moins, leur vie. La famille est encore, bien plus importante, pour ces jeunes, que le travail. Ils savent faire, la différence, entre, leur famille verticale héritée : parents / fratrie et, leur famille horizontale, de création : conjoint-e / descendants.

 

Concernant, la famille verticale, ils reconnaissent, le droit, des parents, à l’amour et, au respect, de leurs enfants. Ils estiment aussi, très majoritairement, que le devoir, des parents, est d’œuvrer, au maximum, en faveur, de leurs enfants. Quant à leur future, famille horizontale, la plupart, des juniors, pensent, que la pleine fidélité, conditionne, la pérennité, la félicité, de la vie, de couple et, familiale. Les jeunes ont peu, d’attentes, à l’égard, de l’institution, du mariage. Ils la considèrent, comme, dépassée, rigide, formelle et, convenue. Ils voient, leurs parents, divorcer, en masse, en souffrent. Or, ils croient encore, malgré tout, aux vertus conjugales. Même si, le marasme juvénile contemporain, est plus fort, que jamais, avivé, davantage, par d’affectives déshérences, accrues.

 

« Un sentiment, de malaise, inexprimable, commença, à fermenter, dans tous les cœurs jeunes », qui « se sentaient, au fond, de l’âme, une misère insupportable ». (La Confession d’un enfant du siècle, œuvre littéraire, d’A. de Musset, poète, dramaturge français, 1810-1857, France, 1836). Une fois, de plus, début 2018, la jeunesse, de France, manifeste. Contre, la réforme, du bac et, de l’accès, aux études universitaires. Comme, en 1986, 1990, 1994, 1998, 2002, 2006, 2010, 2014. Sans compter, les dates intermédiaires, comme, 2016. Nos juniors expriment, en cela, leurs inquiétude, mal-être, difficultés, en leur société ! Ils valorisent, la qualité, du lien bilatéral relationnel, au sein, du couple. Plutôt, que les réalités matérielles et, d’homogénéité sociale, idéologique, spirituelle et, conjugales. Leur mot d’ordre est donc, prioritairement, aux concessions réciproques, à la coopération équitable, entre les sexes, quant aux travaux domestiques.

 

Permettre, à toute femme, d’être, tout à la fois, mère, conjointe, travailleuse active, est une conception juvénile, des deux sexes et, féminin, surtout. Les jeunes femmes veulent, tout à la fois, travailler, pour être autonomes et, bien, se réaliser, élever, des enfants, pour s’épanouir. La valeur, de l’amitié, est bien, la plus prisée, au temps, de l’adojeunesse. Aujourd’hui, tout autant, que pour la néogénération romantique, de l’époque, de Chateaubriand. (Écrivain, France, 1768-1848). En la première moitié, du dix-neuvième siècle. En une optique, de socialisation, sociabilité, typiquement, juvéniles, notamment, à l’occasion, des études secondaires et, supérieures. Avant, l’entrée, en vie active et, couple stabilisé. C’est-à-dire, avant, les débuts, de la vie adulte, à proprement, parler. Les deux tiers, des jeunes, pensent, que les amis, tout comme, l’amitié, comptent beaucoup, en la / leur vie.

 

Presque tous, garçons et, filles, valorisent, le fait, à égalité, avec, le travail, après, la famille. Avant, les loisirs, surtout, la politique, tout comme, la religion. Bien plus, que leurs aînés. Cet attachement amical ne faiblit et, un peu, qu’en cas, de vie de couple. Le sentiment amoureux éclipsant alors, relativement, les liens amicaux. Une formation d’études, plus poussée, est à corréler, avec des adhésions plus fortes, aux amis. De même, que l’appartenance, aux milieux sociaux, plus favorisés, plutôt, que populaires, très urbanisés, plutôt, que ruraux. Cela, concerne surtout, les plus jeunes, à l’âge, du lycée, comme, des études supérieures.

 

La valorisation, de l’amitié, par les juniors, qui la cultivent, le plus, n’est pas, à relier, avec, une sociabilité générale, plus dense. Un meilleur contentement existentiel, un sentiment, de plus, de liberté ou, encore, de plénitude, que chez, d’autres jeunes. L’amour, de l’amitié, est donc, chez ces juniors, plus, conjoncturel et, lié, au mode, de vie, avec, les pairs et, à l’occasion, des études, que structurel. Mentalité adojuvénile type, qui inclinerait plus, que les adultes, vers une très forte interactivité, entre humains. Notamment, intragénérationnelle, entre adojeunes. La sociabilité, des juniors, en cadre religieux, est fort marginale, à la mesure, de leurs très faibles, pratiques spirituelles.

 

Or, leur sociabilité est toujours, supérieure, en fréquence, voire, en intensité vécue, à celle, de leurs aînés. Entre amis, collègues, de travail ou, d’études, de façon, extraprofessionnelle, extrascolaire, dans le contexte associatif et, récréatif. Au-delà, de l’activité, de vie, nos jeunes accordent plus, d’importance, que les adultes, au fait, qu’ils y font, quelque chose. Également, tout autant, qu’ils y côtoient, d’autres humains, notamment, des juniors, « comme, eux », leurs semblables. L’essentiel n’est donc, pas tant, pour ces adojeunes, de « faire », comme, c’est le cas, pour les enfants, que de « faire, ensemble ».

 

Surtout, de simplement, être, en compagnie, d’autrui, pour le pur, plaisir intense, que cela, représente, à l’âge, par excellence, de toutes, les passions terrestres. C’est, en cela, que les juniors, sont si attachants, touchants, d’humanité désintéressée, par et, pour, elle-même. Cette sociabilité juvénile est, d’autant plus, marquée, que le niveau, d’études, socioculturel, économique, est plus élevé. Ce qui prédispose, à des interactions sociales, plus denses. Sauf, en matière associative, en laquelle, les jeunes ruraux excellent, la sociabilité adojuvénile est toujours, incomparablement, plus développée, en milieu très urbain. Notamment, celui, des plus grandes villes, comme, de l’agglomération parisienne.

 

En outre, les juniors célibataires sont plus, en interactions sociales extérieures, que leurs pairs, en couple, notamment, avec enfants. De même, les plus jeunes, lycéens ou, étudiants, plus, que les juniors, plus avancés, en âge et, dans la vie active. Les filles valorisent autant, l’amitié, que les garçons, mais, ces derniers ont une fréquence, de sociabilité, avec autrui, plus élevée. Ce sont, les lycéens, les étudiants, qui valorisent, le plus, l’amitié et, ont la sociabilité, la plus intensive, fréquente. De façon, quotidienne et, surtout, hebdomadaire. La sociabilité juvénile est donc, avant tout, surtout, par essence, une sociabilité, de scolarisé. L’amitié est une part capitale, des études et, réciproquement. La socialisation juvénile, surtout, lycéenne, étudiante, s’effectue, d’abord, par le truchement, du groupe, des semblables, en âge, comme, en études. Il s’agit donc, en priorité, d’une socialisation et, d’une sociabilité amicales, de scolarisation. Avant, l’âge, de vingt-cinq, surtout, vingt ans, l’essentiel, des amis, des adojeunes, ont le même âge, qu’eux. L’amitié, des juniors, est donc, avant tout, intra et, monogénérationnelle. Il s’agit, d’une « endogamie », de complicité amicale, car, liée, à la proximité, d’âge, de goûts électifs.

 

L’on peut parler, d’une véritable, « homophilie amicale, de sociabilité néogénérationnelle ». Les condisciples constituent, l’essentiel, du tissu amical, des juniors, de quinze – vingt-quatre ans, notamment, pendant, leurs études. À un niveau moindre, pour les adojeunes, déjà, actifs. Ces amitiés sont les plus solides, durables, parfois, à vie. Les juniors, en études, prisent plus, encore, la sociabilité amicale, entre pairs, que les loisirs, eux-mêmes. Cela, démontre bien, que l’essentiel, pour les scolarisés, n’est pas tant, l’activité récréative, en elle-même, que le fait, de côtoyer autrui, notamment, congénère. Le loisir est important, pour tout jeune, mais, il reste, par définition et, essence, limité, pour des raisons, scolaires et familiales. La sociabilité amicale juvénile, de groupe, entre pairs, est capitale. Les études sont premières « pourvoyeuses », en l’espèce, puis, les loisirs. La relation, à autrui, notamment, amicale, demeure, une « variable » fondamentale, de l’adojeunesse. Elle est l’un, des fondements, de sa spécificité.

 

Les jeunes plébiscitent, le travail professionnel féminin, bien plus, encore, que leurs aînés. L’autonomie financière, par le travail, est encore plus, prônée, par les juniors, de sexe féminin, que par les femmes adultes. Les jeunes filles pensent, qu’elles doivent, tout comme, l’homme, assurer, l’intendance matérielle familiale. Que l’activité extérieure, est bien plus, épanouissante, encore, pour elles, que le statut, de la seule, conjointe et, mère. Elles croient, que les pères, ont toute compétence, pour s’occuper, des enfants. Que le travail féminin est compatible, avec le bien-être, des enfants, même, en bas âges. Les garçons rejettent, moins, que les filles, l’idée, de « femme, au foyer », mais, plus, malgré tout, que les hommes adultes. Les juniors, les plus diplômés, sont partisans, de l’autonomie féminine. Les jeunes, modestement, titrés, appuient plus, le fait, de la femme inactive. L’élévation, des niveaux, d’études, permet, d’accorder, plus, de valeur, à l’exercice professionnel, des deux sexes. Plus, de modernité, largesse, hauteur de vue. La place, des sexes, sera considérée, de façon différente, par les juniors, par rapport, aux aînés.

 

Nonobstant, chez les jeunes, comme, chez les adultes, de fortes disparités et, discriminations professionnelles, domestiques, perdurent. Aux détriments, des femmes et, en nette faveur, des hommes, de façon, fort peu égalitaire, en France, comparativement, aux pays occidentaux, du Nord. Amérique septentrionale, pays scandinaves, États germaniques. Généralement, les femmes, de notre pays, n’ont pas, très loin, s’en faut, les meilleurs postes, d’emploi professionnel. Travaillent plus, à la maison, aux tâches ménagères. Cela, est moins, marqué, chez les juniors mais, globalement, les filles restent, moins bien, loties, que les jeunes mâles. Si, elles ont moins, à faire, à la maison, que leurs aînées, c’est, bien souvent, car, elles vivent encore, chez leurs parents. Le service, d’entretien, est alors, assuré, par leur mère ou, du personnel. En outre, les occupations professionnelles et, domestiques sont encore, connotées, du point de vue, du genre sexué. Les filles sont plus, employées, les garçons, plus, cadres. Les garçons bricolent, les filles font le ménage, s’occupent, d’enfants.(Galland et al., 2002, 2012)967.

 

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Adolescence – Paroles d’ados / Avoir dix-sept ans, est un double documentaire sociologique français, d’É. Bitoun (2004). Dans le premier reportage, Paroles d’ados, les jeunes se disent et, dévoilent, ce qui les fait « rêver », révèlent leurs aspirations et, craintes. Ils s’expriment et, témoignent, de façon libre et, spontanée, drôle et, touchante, sur des sujets, qui les émeuvent, intéressent, interpellent fort et, leurs croyances et, valeurs de vie, propres. Dans le second court métrage, Avoir dix-sept ans, est dressé, le portrait, de cinq juniors, des deux sexes. Suivis, durant, leur terminale, de lycée, précédant, le baccalauréat. Ils racontent, leurs parcours, expériences existentiels, en les études, comme, en leur vie personnelle. Ils affirment, avec force et, passion, leurs idéaux et, projets, d’avenir. Ces beaux documentaires ont le mérite, de nous convaincre, que nos ados sont loin, d’être des « jouisseurs décérébrés », apathiques, sans idéal.

 

Les jeunes contemporains sont, tout autant, que leurs devanciers adojuvéniles, du passé, capables, de rêver, d’espérer, d’agir et, de se projeter. Cultiver, d’exigeantes, valeurs morales élevées, mais, tout aussi simples et, naturelles, que la vie, elle-même, leur vie ! Ils attendent toujours, beaucoup, d’eux-mêmes et, de leur existence, présente et future, comme, de leurs aînés adultes. Sachons, bien, répondre, à leurs désirs, quêtes, rêves, aspirations, tout en les aidant, à acquérir, leur propre autonomie. Veillons, à bien mieux respecter, leurs choix et, besoins, libertés, dignité, réalités, si singuliers968 ! La jeunesse aspire, à vivre intensément, tant, elle sait, que « ses vertes années, sont fort comptées ». Qu’elle n’oublie, pour autant, jamais, qu’ « En vérité, la soif, de confort, tue, l’ardeur, de l’âme et, suit alors, ses funérailles, en ricanant ». (G. K. Gibran, poète libanais, 1883-1931, The Prophet, Le Prophète, œuvre littéraire, poétique et, philosophique, États-Unis, 1923). Également, que : « Nul, ne peut atteindre, l’aube, sans passer, par le chemin, de la nuit ». (G. K. Gibran, op. cit.).

 

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Complémentaires adoptions, d’idéaux, entre, juniors / aînés adultes

 

Les adhésions idéologiques, des jeunes et, des adultes, se sont rapprochées. Les premiers, sont désormais, plus « réalistes », consentent, à plus, de concessions, que dans les décennies antérieures. Les seconds, sont devenus, moins « rigides », plus compréhensifs. Les juniors partagent, entre eux, un substrat, d’idéaux communs, mais, divergent, sur certains points. En fonction, des âges, sexes, milieux, personnalités, parcours, études, adhésions, localisations géographiques… Cela, dit, une distance est conservée, par rapport, aux valeurs, si dominantes, très communément, établies, par le monde adulte.

 

Depuis, surtout, un demi-siècle, les valeurs adojuvéniles demeurent, avant tout, libertaires-contestataires, consuméristes-individualistes, généreuses-idéalistes. Même si, par les aléas, toujours, plus difficiles, des temps actuels, l’on peut observer, chez ces jeunes, un certain conservatisme « frileux », prudent, attentiste. En matière, de valeurs, d’idéaux, un réflexe très marqué, de peur, bien plus, encore, que chez, les générations adojuvéniles antérieures. Pour autant, les juniors savent, encore fort, cultiver, les idées généreuses et, solidarités, les plus oblatives, désintéressées, entre eux et, avec autrui.

 

Ils peuvent, également, se montrer, fort jaloux, ombrageux, à l’image, des adultes. Quand, il s’agit, de défendre, le pré carré, de leurs intérêts propres, les plus catégoriels, particularistes. La jeunesse se cherche, dans l’incertitude, le questionnement. Les marques rassurantes, de l’enfance, sont encore, trop récentes. Cela, mène, au rejet, de la sphère adulte, sociale, en ce qu’elle implique, représente et, à une certaine volonté, de mort. La quête est aussi, au bonheur positif, aux moyens, de croire, progresser. L’adolescence est ambivalence, avec, ses failles, de morbidité, mais, aussi, de grands élans, vers l’avenir, ses promesses. Les jeunes sont issus, d’une génération aînée, qui a rompu, tout le fil, des transmissions éducatives, acquises, par les ancêtres. Ils ne peuvent donc, « renier », ce qu’ils n’ont jamais, reçu ! Le junior est désemparé et, démuni, face, à cette existentielle vacuité, culturelle, morale, spirituelle. Son préjudice, est d’être dépourvu, de toute norme, sociale et éthique. Faute, de solides référents, les cadets se sentent perdus, orphelins, d’un accomplissement, sans objet, rendu, impossible, introuvable.

 

Le sens, d’altérité, d’introspection, des valeurs, de l’humain, est un héritage, toujours, précieux, indépassable. Ces universaux sont déclassés, isolés, de toute référence historique, culturelle, philosophique. Toute pédagogie, de transmission, don, est rendue improbable. Sans bagage moral ni, legs, d’aucunes sortes, les jeunes sont déstabilisés, car, ils se retrouvent démunis, de tout véritable, fondement moral. Pour mieux, orienter, asseoir, profondément, durablement, de façon, pertinente, leurs choix essentiels. Le scepticisme, la contestation, comme, l’opposition, l’indifférence, sont le propre, de la jeunesse, qui se construit, en répudiant, les vieux modèles et, valeurs, de ses aînés. Cela, est aussi, tout autant, le temps, des adhésions, engagements, croyances, combats passionnés. Depuis, déjà, un demi-siècle, la « fermentation idéologique » juvénile, des années 1960 et, 1970, a marqué, tous les esprits. Les valeurs, de la néogénération, répondent, toujours, à une même logique, de créatrice « ébullition », d’expression vive969. Par la rigueur, des temps présents, maints désabusements et, « désidéologisations » ambiantes, s’ensuivent. Les héroïques ardeurs adojuvéniles se sont, alors, quelque peu « émoussées ».

 

Le « cœur n’y est plus, comme, aux beaux jours, d’antan ». En dépit, des manifestations, de rues, récurrentes. Tel, le mouvement, des jeunes « Indignés », (Monde, 2011), celui, de « Nuit Debout » et, anti-loi Travail. (France, 2016). Pourtant, ces adojuniors aspirent fort, encore, à adhérer, à des valeurs exigeantes et, nobles, qui les transcendent. Ils sont plus anxieux, que leurs semblables, des Trente Glorieuses, (Occident, 1945-1975), quant à l’avenir, contexte très difficile, oblige. Ils veulent encore, malgré tout, espérer, car, ils ont foi résolue, en leur génération. Conscients, des potentiels, si remarquables, qu’elle recèle.

 

Ils croient, bien plus, au renouveau, qu’implique, leur jeunesse, qu’au modèle terni, de leurs « aînés déchus ». Ils cultivent, à juste titre, nombre, d’interrogations et, réserves, sur les fondements, visées, du monde, en lequel, ils vivent. Sur lequel, ils n’ont, plus guère, d’illusions. Les jeunes ont, tout autant, des certitudes, quant à leurs formidables capacités, à « rebondir », vers un univers « meilleur ». Les canons, des valeurs adojuvéniles, ne sont pas monolithiques, mais, variables. En fonction, des individus, circonstances, domaines, de pensée, concernés. Ainsi, la plupart, des juniors, insistent, sur la notion, de considération, qu’ils se doivent, entre eux, et, de la part, des adultes.

 

Beaucoup, sont sensibles, à l’idée, d’acceptation, des différences, d’équité. Certains, affirment, qu’ils ne croient pas, que l’accomplissement, d’un rôle social, soit, pour eux, leur meilleure voie, de réalisation. D’épanouissement personnel, de valeur, en soi. Que d’autres cheminements, sont « préférables ». Nombre, de jeunes, « oscillent », ainsi, des valeurs, croyances, les plus traditionnelles, conservatrices ou, restrictives, aux adhésions, les plus souples, permissives et, libérales. Les juniors peuvent, tout à la fois, appeler, de leurs vœux, plus, d’encadrement, d’autorité, de la part, des adultes, notamment, à l’école. Également, plus, de libertés, de choix, en certains, autres domaines, comme, leurs loisirs. En 2020, cette adogénération occidentale, Y / Z, des treize – vingt-quatre ans, est née, entre 1996 et, 2007. Elle est, la première cohorte adojuvénile, du vingt-et-unième siècle, naissant. Celle, de la globalisation mondialisée « universaliste », la technologie interactive, du « tout numérique ». Elle ne se conçoit, que comme, « citoyenne, de l’univers », loin, de toute attache particulariste. Elle voyage et, la culture Internet mobile, de poche et, Wifi, la relie, à l’ensemble, de la communauté humaine, en permanence.

 

Ses valeurs sont les siennes, celles, de tous ses membres, au travers, de l’ensemble, de la planète. Ces jeunes peuvent naître, à Paris, étudier, à Montréal, vivre et, travailler, à Sydney. Cette jeunesse est mobile, flexible et, adaptable. Le globe est son terreau naturel. Les juniors sont plutôt, par nature, « bienveillants », car ils sont très ouverts, sur autrui, notamment, leurs pairs, sur le monde. Ils ont soif, d’échanges, de partages, communication. Leur construction, maturité, requièrent, les métissages multirelationnels, contacts, tous azimuts. Les adojeunes sont conformistes, non pas, tant, par rapport, aux modèles, attentes, des adultes. Que, vis-à-vis, de leurs pairs, des modes, de vie, et, d’être juvéniles, que la « junior attitude » implique. Être jeune c’est, avant tout, se plier, aux « canons préétablis », des codes, du « savoir-vivre junior ». Sous peine, d’exclusion, du monde, de la pleine civilité, des adojeunes, voire, de représailles, harcèlements. L’on n’est pas jeune, mais, le devient, par mimétique acculturation, d’habitus, de conditionnements, réflexes néogénérationnels. Malgré, leur jeunesse, les juniors apprécient, certains rites, fort traditionnels, et, s’y plient, bien volontiers970. De façon, pragmatique, lucide.

 

Cela, les rassure, par la stabilité induite, car, ils ont besoin, de structuration cyclique, scandant, leur évolution naturelle. La plupart, des « rites, de passage », ancestraux, vers, l’âge adulte, ont disparu. Alors, les adolescents s’en sont inventés, d’autres, à leur mesure et, convenance. En lieu et, place, du Service militaire disparu, premier emploi instable, insatisfaisant et, du mariage raréfié. Les jeunes aiment fort, à se retrouver, entre eux. Pour fêter, leur brevet, des collèges, baccalauréat, dès, la fin, de leur année, d’études, l’arrivée, des grandes vacances, d’été. Leurs traditions, « bien à eux », ne sont pas toujours, loin, s’en faut, celles, des adultes. Elles n’en existent, pas moins, en légitimité égale. Les valeurs, de fidélité, loyauté, confiance, sont, par exemple, respectées. La « sécurité » est très présente, à un jeune âge, qui prise, pourtant, tout autant, le risque, l’imprévu, l’impromptu, un certain « désordre »971. Un adolescent, de quinze ans, confiait, à l’auteur, qu’en voyage, avec ses parents, il lui arrivait, souvent, de s’inquiéter, auprès, d’eux. De savoir, où, et, comment, étaient prévus, le gîte et, le couvert, du soir même !

 

Globalement, le jeune apprécie, le « jeu, de la roulette russe », mais, tout autant, les garde-fous, qui tranquillisent, l’esprit. Les frissons, du « grand soir », du défi, de se faire peur, sont, certes, recherchés. L’assurance terminale, que l’on s’en sortira, malgré tout, n’est pas, pour autant, dédaignée. Autre, grande ambivalence, de la jeunesse, le « pouvoir », des adultes, des semblables, est tenu, en suspicion. Car, la liberté récente, chèrement, acquise, ne souffre pas, d’être écornée, par l’autorité, d’autrui. Toutefois, trop oublieux, en cela, de la loi, de réciprocité relationnelle humaine, nombre, de juniors, sont en mal, de reconnaissance, par les autres, de domination, sur autrui.

 

Ils ont alors, fort tendance, à « peser », sur leurs pairs, notamment, pour mieux asseoir, leurs pulsions autoritaristes. Ils leur infligent, ce qu’ils reprochent pourtant, aux adultes. Les navrants exemples fréquents, des bizutages, harcèlements et, rackets scolaires, en témoignent. Les relations adojuvéniles, entre filles, entre garçons et, entre les deux sexes, sont ainsi, empreintes, de jeux, de dominations-soumissions. En lesquels, les perversions, les plus malsaines, peuvent, s’exercer. L’adojeunesse incertaine, est un « enjeu, de pouvoir », pour s’affirmer et, se raffermir, à ses propres yeux, comme, ceux, des autres. En « réassurances ».

 

Dans les échanges bilatéraux et, de groupe, les relations, des jeunes, sont, le plus souvent, verticales, meneurs-menés. Plutôt, qu’horizontales, entre égaux parfaits. Par immaturité. En fonction, des caractères inhibés, agressifs, manipulateurs, plus rarement, bien affirmés, sans timidité ni, arrogance. Les valeurs, des juniors, de France, ne sont pas, ne sont plus, en rupture, avec, celles, de leurs aînés. Celles, de l’ensemble, de leur société. Les idéaux adojuvéniles ont largement, « rejoint », ceux, des adultes et, réciproquement. Citons, l’autorité, les mœurs, le sentiment national ou, religieux.

 

Désormais, la plupart, des adultes, sont plus « permissifs », tolérants, libéraux, que par le passé, c’est-à-dire, bien plus « progressistes ». Les jeunes sont, quant à eux, plus demandeurs, de structurations publiques, des relations privées. Pour limiter, les abus permissifs. Ils sont donc, plus « conservateurs ». Ce qui fait, que les générations, se sont idéologiquement, rapprochées. Cette relative, harmonisation intergénérationnelle, n’a été rendue possible, que du fait, d’un cloisonnement croissant, entre les âges. Chaque génération vivant, désormais, plus repliée, sur elle-même, que véritablement, en lien direct réel, avec les autres. Ainsi, l’ « intragénérationnel » l’emporte-t-il, nettement, sur l’ « intergénérationnel ».

 

Cela, étant, l’on observe aussi, un clivage, de valeurs, entre jeunes diplômés et, juniors peu formés. Non, pas, en matière, de mœurs, mentalités, comportements privés, mais, d’un point de vue sociétal, politique, idéologique public. La première jeunesse est toujours, plus ouverte et libertaire, la seconde, bien plus radicale et réactionnaire972. Dans la période, de contestation antisociétale adojuvénile, occidentale, de la décennie, 1965-1975, il y a, alors, pleines révoltes anticonformistes, de jeunes. Pas, l’un, d’entre eux, notamment, les garçons, alors, que la guerre du Vietnam (1955-1975) fait rage, n’aurait « misé », sur l’armée. En temps libertaire, des cheveux longs, psychédélismes, tenues déstructurées, « peace and love, flower power ». Celle-ci est alors, réputée, très liberticide, réactionnaire, rejetée, comme, instrument illégitime, oppressif, répulsif. Quelques décennies, plus tard, en un tout autre contexte pacifié, le Service national impératif est suspendu, en France, en 1996. Alors, l’armée devient ou, redevient, auprès, des jeunes français, l’une, des institutions, de sauvegarde, les plus appréciées. Pour la sécurité et, la stabilité ou, l’ordre, qu’elle représente, par excellence. (Galland et al., 2002, 2012).

 

En un monde, plus, que jamais, inconstant, troublé et, incertain, la jeunesse inquiète est, en quête, de « repères », comme, d’ancrage, de permanence. Elle a besoin, d’être profondément, rassurée, par une certaine « immanence ». Quatre décennies, plus tôt, elle souhaite, bien, au contraire, en période, plus « immuable », arracher, ses libertés. En une société, traditionnelle et autoritaire. Contrer, tout, ce qui lui semble aller, dans le sens, de la rigidité, la coercition et, l’injustice institutionnelles. Symbole, de cette époque, désormais, fort révolue, sort, en 1971, le drame historique cinématographique, franco-italien, Sacco e Vanzetti, Sacco et Vanzetti. Du réalisateur italien, G. Montaldo.

 

Sur une musique, du compositeur, E. Morricone, (Italie, 1928-2020), des paroles, de la chanteuse américaine, J. Baez (1941-). Cette dernière interprète alors, la bande son musicale originale, du film, Here’s to you / À vous. Il s’agit, d’un immense succès planétaire, hymne ultra emblématique, pour les droits civils et civiques, des années 1970. Il rend hommage, à deux « anarchistes » italiens immigrés, N. Sacco (1891-1927) et, B. Vanzetti (1888-1927). Alors, victimes, d’une tragique erreur judiciaire, en 1927, aux États-Unis. Sacco et, Vanzetti sont condamnés, à mort, sans, nulles, preuves formelles, puis, exécutés, pour braquages, avec, mort, d’hommes. Le 9 avril 1927, Vanzetti dira, au juge, de l’affaire, W. Thayer, (États-Unis, 1857-1933) :

 

« Si, cet événement, n’était pas arrivé, j’aurais alors, passé, ma vie, à parler, aux coins, des rues, à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir, en inconnu et, ignoré : raté. Tels sont, notre existence et, notre triomphe. Jamais, en notre vie, nous n’aurions pu, espérer accomplir, pour la tolérance, la justice et, la compréhension mutuelle, entre les hommes, ce que nous faisons, aujourd’hui, par hasard. Nos paroles, nos existences, nos souffrances, ne sont rien. Que l’on nous prenne, nos vies, celles, d’un bon cordonnier et, d’un pauvre vendeur, de poissons, cela, sera tout ! Ce dernier moment, est le nôtre. Cette agonie, est notre triomphe » !

 

Leur pleine innocence sera, enfin, établie. Un long demi-siècle, après, leur mort, ils sont, très officiellement, réhabilités. Leur condamnation, exécution, à tort, soulèvent, une forte indignation mondiale. Ils deviennent, les symptomatiques figures, de l’iniquité sociale, idéologique, d’État. De la lutte résolue, contre, le racisme, tous les préjugés, les intolérances. À la sortie, du film, de sa musique culte, la jeunesse mobilisée, pour ces idées, se reconnaît parfaitement, en ce généreux combat. Contre, tout « cannibale », dirimant, abus, de pouvoir, quel, qu’il puisse être, d’où, qu’il puisse venir ! Pour l’absolu respect, de la Vérité, la Justice, quoi, qu’il en coûte.

 

Les juniors, d’aujourd’hui, y restent, tout autant, que leurs antérieurs devanciers, des mêmes âges, très sensibles973 ! Cette terrible affaire est à rapprocher, d’une autre, qui souleva, elle aussi et, tout autant, aux débuts, des années 1950, l’émotion planétaire. Celle, des époux Rosenberg. J. Rosenberg (1918-1953) et, son épouse, E. Rosenberg (1915-1953), citoyens, des États-Unis, furent convaincus, d’espionnage. Au profit, de l’Union Soviétique (1922-1991), en pleine Guerre froide (1947-1991), maccarthysme (1950-1954), puis, exécutés, en 1953. Aujourd’hui, leur « culpabilité » serait plutôt, avérée. Non, à l’époque. Les conditions, assez iniques, de leur procès, poseraient encore, problème974.

 

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En 1942, à Paris, en pleine Seconde Guerre mondiale, (1939-1945), Occupation nazie, (France, 1940-1944), un jeune Algérien, Younes, est arrêté, par la Police française, pour « marché noir ». En échange, d’une libération, sans inculpation, il accepte, alors, d’espionner, le recteur, de la Grande Mosquée, de la capitale, (France, 1926), K. Benghabrit. (Algérie, France, 1868-1954). Ce dernier, est fort soupçonné, de fournir, de faux papiers, aux résistants, aux Juifs. Younes rencontre le chanteur, S. Halali, (Algérie, France, 1920-2005), Juif algérien, qui se dit musulman, pour échapper, aux rafles. Les deux jeunes gens deviennent amis. Interrogeant, sa conscience, en salutaire introspection, Younes abandonne son travail, de traître délateur, des siens, au profit, de la Police. En ascèse spirituelle, morale, il s’engage, pour la liberté, auprès, de la Résistance, à l’occupant, au fort péril, de sa vie975.

 

Telle est, la trame, du drame historique, de cinéma, français, d’I. Ferroukhi, Les Hommes libres, sorti, en 2011. Cette fiction historique nous rappelle, fort opportunément, que les jeunes savent, prendre les bonnes décisions, qui s’imposent. Face, aux choix moraux cruciaux, qui se présentent, à eux. Cultivant, les valeurs idoines élevées, se battant, pour les exigeants idéaux subséquents. En généreux sacrifices, des plus désintéressés, pour autrui. Authentique visage, d’une jeunesse, avant tout, pétrie, de noblesse, dignité, pour elle-même, ses frères humains ! Nouvelle génération, toujours, prompte, à s’enflammer, se dresser, pour les meilleures causes. Même si, en sagesse lucide, réaliste, pragmatique, elle sait, qu’ici-bas, « tout passe, tout lasse, tout casse ». L’optimisme fait crédit, à l’homme, car il croit, en sa vertu, de rédemption, transcendance, « rachat, de ses fautes ». Le pessimisme le débite, de sa déchéance, son indignité, avilissement. Le jeune espère !

 

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AdoJeunesse, en recherche, de « dépassement, réalisation, de soi »

 

La jeunesse est, aussi, le temps, des pleines « réalisations », de soi, pour soi, en l’objectif, de l’adultisme réussi. Il s’agit, de bien, s’accomplir, en menant, à bon terme, ses études, trouver, un bon travail, quitter, ses parents, s’installer, chez soi. Ancrer, sa vie affective, puis, fonder, une famille et, cultiver, des loisirs, des valeurs structurants, enrichissants… Au-delà, il s’agit, de se dépasser, en faisant ses preuves, par des acquis concrets, qui sont la marque, de la capacité, de réussite personnelle. Aux yeux, de soi, comme, d’autrui.

 

Cela, équivaut, au Chef-d’œuvre, (Dep., le Moyen Âge), des artisans Compagnons du Devoir et, de leur Tour de France. Pour être reconnu, intégré, par la communauté, du métier concerné. Tel, jeune « preux », chevalier médiéval, le junior est « adoubé », par, ce qu’il a su faire, avoir, paraître, tout autant, plus, encore, que par, ce qu’il est. L’ « hédonisme », recherche, des plaisirs, l’ « eudémonisme », quête, du bonheur, animent, la jeunesse. Car, elle se bâtit, sur la plénitude immédiate, de l’exaltation, des sens, l’espérance, d’être « heureux », en ce bas monde. Le renoncement spirituel, aux gratifications terrestres, en attente, de celles, plus fortes, d’un Au-Delà futur, n’est plus, depuis, la Renaissance. (Europe, XVIe s.).

 

Surtout, depuis, le dix-huitième siècle, des Lumières. Il s’agit, de jouir, ici-bas, du maximum, des possibles et, s’épanouir, à l’optimum, tant, qu’on le peut, en l’instant présent. Les jeunes sont particulièrement, adeptes, de cette philosophie, du « Carpe diem », bien profiter, de la vie temporelle actuelle. L’enfant rêvait, d’ « avoir, chacun, de ses dix doigts, plongé, en dix pots, de confitures, différents, d’en mettre, partout, avec délices ». L’adojeune entend bien, quant à lui, exiger, conquérir, obtenir, sa pleine part, de « félicité, au soleil ». Pour grandir, le junior a aussi, besoin, d’être « stimulé », en son intelligence, ses capacités. Cela, l’encourage, à poursuivre, ses efforts inlassables, pour atteindre, ses objectifs, de vie. Il s’agit, donc, pour l’adulte, ni de le démobiliser, en le stigmatisant, sans cesse, ni, d’exalter, son « supposé génie », en le portant, constamment, aux nues. Or, d’accompagner, ses difficultés et, progrès, vers l’amélioration, la réussite régulières. L’objectif, de l’adojeunesse, est l’ « autonomie », car, les dépendances, de l’enfance, sont, bel et bien, périmées, obsolètes, comme, répudiées. Cela, à tout jamais !

 

L’adojeune s’ « adultise », en s’opposant, gagnant, des libertés nouvelles, prenant, toute son indépendance. L’adojunior postenfant, préadulte, se définit, d’abord, par une forte volonté, de souveraineté ombrageuse, jalouse et, sourcilleuse. Il ne peut prétendre, être déjà, « grand », tout en étant encore, « petit ». Toute la difficulté consiste, pour lui, à se voir reconnaître, son nouveau statut, de « presque grand ». Gérer, au mieux, un état intermédiaire, provisoire, tant, instable, mouvant, à souhait, qui lui échappe, le plus souvent. Il n’est, de fait, pas confortable, d’être « moyen », car, plus vraiment, « petit », mais, pas encore, véritablement, « grand » ! La jeunesse cultive, avec soin, des « valeurs néogénérationnelles », qui lui sont propres, d’autres, sont communes, avec les adultes. Ses adhésions et, répulsions idéologiques fluctuent, aussi, en fonction, de certains paramètres. Dont, les sujets concernés, ne peuvent, totalement, faire abstraction. Concernant, les âges, reprenons, notre typologie classique. Les néoadolescents collégiens, de douze-quinze ans ou, adonaissants. Les adolescents lycéens, de seize – dix-huit ou, juniorados. Les jeunes étudiants ou, actifs adulescents, de dix-neuf – vingt-quatre ans.

 

Au-delà, des adhésions propres, à chaque jeune, l’on peut dire, que les adonaissants, ont peu, d’attaches partisanes, idéologiques. Ils se préoccupent, plutôt, de ce qui fait, tout leur quotidien immédiat, de proximité et, concret. École, famille, copains et, loisirs. Les valeurs, de loyauté, solidarité, entre pairs, ont du prix, à leurs yeux. Les adolescents, quant à eux, commencent, à s’intéresser, à la « marche, du monde », en débattent, entre eux. Les grands principes moraux, se mettent fort, à les toucher. Les adulescents s’interrogent, bien plus, que leurs cadets, quant au « plein sens », à donner, à l’existence et, la leur, en particulier. Puisque, l’heure, des choix capitaux, a alors, sonné, pour eux.

 

Concernant, les sexes, les filles ont plus, tendance, que les garçons, à s’impliquer, en matière, de culture, de certaines valeurs. Quasiment absentes, de « Mai-68 », elles ont pris, leur « revanche », sur l’Histoire. Elles s’expriment et, se mobilisent, bien plus, volontiers, pour défendre, certaines causes, que leurs homologues masculins. Elles sont plus sensibles, à l’écologie, aux injustices, droits humains… Alors, que les garçons, sont plus attentifs, à des luttes protestataires, politiques, revendicatives et, catégorielles tranchées. Le milieu socioculturel et, économique, d’appartenance, compte aussi, en matière, de valeurs.

 

Les classes supérieures adojuvéniles, étant privilégiées, « profiter, de la vie », l’emporte, sur toute autre « considération ». Les jeunes, des classes moyennes, sont plus inquiets, pour leur avenir, depuis, les années 1990. Ils prêtent plus, attention, aux « idéaux », susceptibles, d’influer, positivement, sur leur sort et, de leur redonner espoir. Les juniors, les plus défavorisés, sont en une incisive logique, d’adhésions, car, ils savent, qu’ils n’ « ont plus rien, à perdre ». Ce sont eux, qui ont le plus, à craindre, de leur environnement et, pour leur avenir personnel. Le risque, des pires extrêmes délétères, les guette, entre apathies résignées et, révoltes musclées.

 

Les personnalités, comme, les choix, de chaque jeune, mènent, à la « passion métaphysique ». La désaffection totale, pour toute « croyance », de quelque nature, qu’elle soit. Également, à des intérêts moraux, plus ou, moins, distanciés. Les parcours individuels, études, plus ou, moins, poussées, intellectualisées, conduisent, à intérioriser ou, non, certaines valeurs. L’éducation familiale, la culture, d’appartenance, façonnent, les inculcations éthiques ou, leur absence, dès, la « prime enfance ». L’habitat rural était, bien plus, « propice », à l’adhésion, à des valeurs, plus traditionnelles et, conservatrices, voire, parfois, « réactionnaires ». Que la résidence urbaine, plutôt, favorable, aux idées modernistes, progressistes et, libérales. Cela, a bien changé.

 

Quant à la périurbanité populaire, certaines difficultés, peuvent inciter, à un « radicalisme » idéologique ou, religieux marqué. Traditionnellement, depuis, toujours, l’adojeunesse s’affirme et, se positionne, en s’opposant, aux valeurs entretenues, par les aînés. Cultivant, les siennes propres, tentant, de les imposer, pour qu’elles remplacent, celles, qui ont « force, de loi ». En attendant que, plus tard, notre nouvelle génération fasse, de même, et, ainsi de suite, au cours, des âges. Le tournant idéologique « libéral », des années 1960, 1970, a, quelque peu, modifié, la donne. Les jeunes, de cette époque, de fortes, remises en cause, sont, à leur tour, devenus parents puis, grands-parents, d’adolescents. Les points de vue idéologiques se sont, alors, fort rapprochés. Ils ont, de moins en moins, donné lieu, à affrontements, controverses, en matière, d’idéaux, attitudes, de mœurs, mentalités. Il n’en reste, pas moins, que, quasi instinctivement, par nature, les adojuniors ne « prennent jamais, pour argent comptant », les modèles adultes préétablis. Ils se réservent, à leur égard, un « droit, d’inventaire », exigeant, « sous réserve ».

 

Ils sont très lucides, quant à l’état, peu reluisant, de la planète, légué, par leurs devanciers. Quant aux transmissions, très sujettes, à caution, qu’ils reçoivent. Aujourd’hui, comme, hier ou, demain, les chahuts, révoltes, charivaris, protestations, font partie intégrante, de la jeunesse. Par nature, en mal, de reconnaissance, libertés, d’intégration. Elle use, d’assagissements, dus, à une époque, plus rétive, aux idéologies, engagements, en crise morale, matérielle. Elle se replie, sur ses particularismes, est moins ouverte, sur le « champ, du collectif ». Toutefois, le junior est, plus, que jamais, autonomiste et, réfractaire, matérialiste et, hédoniste, altruiste et, utopiste. Il se veut, de plus en plus, « souverain », car, les chaînes, de l’enfance, sont caduques. Oppositionnel, car, les contraintes, entraves, imposées, par ses aînés, ne sont pas, toutes, à ses yeux, légitimes, fondées. Qu’il veut imprimer, à tout prix, sa propre marque. Le jeune est consumériste, égocentrique, car, sa nature est, d’être jouisseur, par le goût, d’expérimenter, de découvrir. D’assouvir, de sensualistes quêtes, d’absolu, à l’âge, des plaisirs, désirs, envies.

 

Car, ses aînés, souvent, issus, des Trente Glorieuses, (Occident, 1945-1975), l’y incitent, lui en donnent, l’exemple. En une société « postmoderne » avide et, toujours, plus marchande. Les juniors sont désintéressés, passionnés, car, ils ont conscience, des tares, égoïsmes, de leurs devanciers. Parce que, leur attirance première, pour le groupe, le collectif, des « semblables-pairs », les prédestine plus, au partage. À tenir compte, de l’autre, à l’interactivité humaine. L’adolescent veut, si désespérément, croire, en des « forces, d’absolu », qui le transcendent. Car, il perçoit alors, fort confusément, obscurément, que sa raison, d’être, est d’espérer, de rêver, croire et, d’adhérer, d’être transporté.

 

Sous peine, de déchéances, de désarrois extrêmes, même, au prix, des déceptions, les plus amères. Il s’agit, en outre, d’un « talisman », quasi magique, à l’encontre, de toute désillusion inévitable, de l’adolescence. « Vifs frimas », de peu clémentes conjonctures. Réalistes, idéalistes, désenchantés, ces jeunes ont des « raisons », de craindre, d’un avenir capricieux, insaisissable. Plus, que d’en espérer, d’improbables rédemptions. D’où, anxiétés, flottements, attentismes, face, au « temps, qui passe ». Les juniors se défient, des institutions et, des pouvoirs établis, mais, gardent, un intérêt, plus ou, moins, conjoncturel, pour la chose publique et, le bien commun976.

 

En matière, d’adhésion ou, non, des adojuniors, à des valeurs, normes idéologiques, l’on a pu établir, une sextuple, typologie morale juvénile. Le type I est celui, des jeunes traditionalistes. À tous, points de vue, ce sont eux, qui adhèrent, le plus, à toutes les formes, de normes, les plus traditionnelles. Les moins « progressistes », les plus délaissées, aujourd’hui. Ce groupe est féminin et, assez religieux, moyennement, diplômé, peu politisé. Le type II est traditionnel et, modéré. Conventionnel, en matière, de vie privée, ce type est, en une moyenne, d’exigence, quant à son intérêt propre. Du fait, d’une certaine permissivité morale, même, au prix, d’une certaine « immoralité ». Le type III est moralisateur, sur certains points, mais, très laxiste, sur d’autres, jusqu’à, l’illicite déviant. Il rejette, plus, que les autres, l’autorité, la contrainte. C’est le groupe, le moins religieux. Sa seule, exigence rigide exprimée, concerne, l’honnêteté fiscale et, financière et, quant aux obligations, à observer, à l’égard, de l’État. Le type IV est celui, des contestataires modérés. Il rejette plutôt, l’essentiel, des normes sociales classiques, sauf, en matière, de mœurs, pratiques, peu acceptées ou, réputées déviantes. Il préconise, l’autorité.

 

Il s’agit, de juniors, peu favorisés, peu diplômés. Pour compenser, un faible niveau social, ces jeunes, plutôt, conservateurs, sont fort adeptes, de l’ « habileté », même, illégale. Le type V est contestataire, par fortes adhésions, quasi systématiques, aux options, les plus libertaires et, opposition constante, à l’ordre établi. Il est plutôt, masculin, diplômé, peu religieux, politisé et, progressiste. Le type VI est à la fois conservateur et, libéral. Il est attaché, à la droiture morale et, au civisme. Tout autant, également, aux libertés, libres mœurs privées. En l’espèce, il est même, le groupe, le plus libertaire, tolérant.

 

Concernant, le domaine privé, les juniors sont, de plus en plus, permissifs, à l’image, de leur société globale. La liberté discrétionnaire, d’option personnelle, prime. Toutefois, la notion, de fidélité conjugale, retrouve, chez les jeunes, toute son aura ternie. Les juniors ont soif, de congruence, en matière affective, ce, comme, en d’autres. L’évolution inverse, à celle, du domaine privé, libertaire, prévaut, en terme, de champ public, rigoriste. En 1968 et, encore, 1981, l’adojeunesse rejette, en un bel ensemble « unanimiste », tradition, comme, autorité. Désormais, les deux tiers, des adojeunes, adhèrent, à l’idée, d’autorité. Les « valeurs civiques » sont aussi, en très nette hausse, au sein, de la nouvelle génération.

 

Les juniors exigent donc, tout à la fois, plus, de libertés privées et, plus, d’ordre public. Ils ne veulent pas, de libertarisme absolu ni, de rigidité extrême, dans les deux sphères, privée et, publique. La liberté est attendue, pour la vie personnelle, l’ordre, pour la matière collective. Le principe d’autorité transcende, les deux domaines, chez la majorité, des adojeunes. Les juniors restent attachés, à la « liberté », en tout domaine. Leur demande, d’autorité, ne concerne, que l’ordre public, en répression, à toutes les déviances, nuisant fort, à la tranquillité collective et, à l’ordonnancement social établi. Les jeunes veulent, tout à la fois, les attraits, de la liberté et, ceux, de l’ordre. Ils ne recherchent pas, la contrainte liberticide, mais, le réel, accomplissement personnel. En la garantie, de l’harmonie nationale, institutionnelle. (Galland et al., 2002, 2012)977.

 

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La jeunesse, par ses passions, élans propres, peut bien volontiers, incliner, vers les pires adhésions totalitaires. Nonobstant, elle rejette, le plus souvent, les dogmatismes, intolérances, absolutismes, de l’Histoire. Ainsi, en matière, de libertés propres, de consciences morales et, spirituelles, elle s’oppose, à tout conditionnement, déterminisme, idéologiques, axiologiques, préétablis imposés. Réfutant, ainsi, par avance, d’obsolètes principes, de temps révolus978. Tel, celui, du Grand Siècle, de Louis XIV, (Souverain régnant, France, 1638-1715) : « Cujus regio, ejus religio, Tel prince, telle religion ». Par lequel, le roi, de France, Très Chrétien, imposait, sa seule foi catholique, à l’ensemble, de ses sujets. Ce qui sera, notamment, à l’origine, des tragiques « dragonnades », anti-protestantes. (France, XVIIe-XVIIIe s.). En une visée, bien plus gallicane, qu’ultramontaine. D’un christianisme, plus national, qu’universel. D’obédience, plus royale, que pontificale. En objectifs, plus politiques et, temporels, que religieux et, spirituels.

 

Les jeunes savent, de surcroît, faire la différence, entre l’imperium, du « pouvoir formel captatif » et, l’auctoritas, du « charisme naturel oblatif ». Ce qui, généralement, leur permet, de ne pas être dupes, de l’abusive démagogie, de certains adultes, à leur encontre. Distinguer, ceux, qui les comprennent, les aiment ou, les servent, pour eux-mêmes et, sans arrière-pensées intéressées. L’exemplarité ne vient pas, que des adultes, mais, aussi, des jeunes. Ainsi, Télémaque, fils, de Pénélope et, d’Ulysse, les défend, avec héroïsme, par pur amour filial, en la mythologie grecque antique. Au-delà, des temps et, des lieux, la juvénilité demeure, pétrie d’idéal. Ainsi, de 2012 à 2016, les jeunes rebelles syriens, de Daraya, s’opposent-ils, à l’oppression, aux bombes, par le pouvoir, du savoir. Constituant, une bibliothèque secrète souterraine, avec des milliers, de livres, récupérés, par eux, sous les ruines.

(D. Minoui, reporter française, Les Passeurs de livres, de Daraya, récit, France, 2017).

 

 

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« Une vie réussie, est un rêve, d’adolescent
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Écrivain, France, 1797-1863

 

Cinq-Mars

Œuvre littéraire, France, 1826

 

 

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Yves REMY est Docteur des Universités. (PsychoSociologie adoJuvénile). Certifié Acec / Coaching personnel. (Ados / jeunes). Consultant institutionnel Éducation-Jeunesse, coach / conseiller de vie, du junior, uniquement, garçon. Andro-adoJeunologue®, concepteur et, théoricien-praticien, de l’Andro-AdoJeunologie®. En trois décennies, il a acquis, une maîtrise, de formation et d’exercice, d’excellence. En une double approche, théorique et pratique.

 

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