Réflexion de Vie d’Andro-AdoJeunoScience® – 4

 

 

                                  Mener, le Jeune Homme, à faire Sens, à sa Mission de Vie !

 

 

C O A C H – C O N S E I L   /   C O A C H I N G   D E   V I E

A D O L E S C E N T S   /   J E U N E S   M A S C U L I N S

L Y C É E N S   /   É T U D I A N T S   /   A C T I F S

 

 

– Yves REMY, Dr

 

 

Coach de Vie AndroJeunoConseiller

Spécialiste AndroJeunesse-AndroÉducation

Consultant Institutionnel & Politique AdoJeunes

 

Docteur en Sciences Humaines et Sociales, Paris

(PsychoSociologie du Développement de l’AdoJuvénilité)

Certifié Acec / Coaching Personnel (Ados / Jeunes), Paris

 

 

Mentoring Andro15-24

 

Booster, la Confiance

Des Jeunes XY  !

 

 

Cabinet

 

Andro-AdoJeunologie®

 

PARIS 16 / Foch

 

 

Andro-AdoJeunoConseil15-24.Org

 

 

> L’Expertise de la Masculinité AdoJuvénile

Confiance en Soi / Motivation / Stress

Coaching de Vie Cognitif / Émotionnel / Comportemental

 

 

L’Andro-AdoJeunoConseil® permet, à tout jeune homme, de 1524 ans, de croire, en soi, se motiver, s’apaiser

Accompagnement spécifique, en réalisation, de soi, andro-adoJuvénile, pour se dépasser, devenir meilleur, s’épanouir.

En programme andro-adoJeunologique méthodique, adapté : écrit, directif, interactif, structuré.

Par études de cas, exercices, entraînements pratiques. En apprentissages, d’andro-adoJeunoCoaching de vie : formatifs, consultatifs, décisionnaires.

 

 

YR/c – 7 rue Marbeau, 75116 Paris, Foch, France, UE

 

SecteurPl. de l’Étoile – Av. Foch

Neuilly-sur-Seine – Av. de la Grande-Armée

 

T. 33 1 45 65 96 22 – M. 33 6 64 94 13 29

– Contact Internet –

 

 

>> Mémento d’AndroJeunoCoaching de Vie

 

 

Préambule   AndroJeunologue®   AndroJeunologie®   Expertise   Évaluation

Travaux   AndroJeune   AndroJeunoScience®-4   AndroJeunoConseil®   Cabinet

 

 

> Jeunesse XY, Champ du Coaching de Vie d’AndroJeunologie

 

La jeunesse XY, en coaching de vie, est le domaine, de l’Andro-AdoJeunoScience®. Par les disciplines, de recherche, afférentes. Histoire, philosophie…

 

 

« Si belle, qu’ait été, une vie, il y a, toujours, un immense écart
Entre l’existence, qu’avait rêvée, l’adolescent
Et, celle, qu’a connue, l’homme »

 

A. Maurois

Écrivain, France, 1885-1967

 

Lettres à l’Inconnue

Œuvre littéraire, France, 1953, 1956

 

 

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– ANDRO-ADOJEUNOCOACHING DE VIE –

EN BREF

 

 

Yves REMY est Docteur des Universités. (PsychoSociologie adoJuvénile). Certifié Acec / Coaching personnel. (Ados / jeunes). Consultant institutionnel Éducation-Jeunesse, coach / conseiller de vie, du junior, uniquement, garçon. Andro-adoJeunologue®, concepteur et, théoricien-praticien, de l’Andro-AdoJeunologie®. En trois décennies, il a acquis, une maîtrise, de formation et d’exercice, d’excellence. En une double approche, théorique et pratique.

 

Andro-AdoJeunoScience®, étude, compréhension globales, transversales, pluridisciplinaires, de l’andro-adoJuvénilité. Andro-AdoJeunoConseil®, coaching / conseil de vie holistique, innovant, des adolescents / jeunes. Spécialement, du genre masculin. Expertise d’intervention, plus spécifique, du manque, d’estime, de confiance, d’affirmation, de soi, des jeunes hommes.

 

Yves REMY, Dr a créé, à Paris, l’unique cabinet privé, en France, de coaching / conseil de vie andro-adoJeunologique, personnel, intégral et, performant. Des 15-24 ans XY, à titre exclusif, spécialiste, des seules particulières problématiques et, questions adoJuvéniles masculines. Coaching de vie cognitif, émotionnel, comportemental, en réalisation, de soi, du junior mâle.

 

 

– ANDRO-ADOJEUNOCOACHING DE VIE –

L’ESSENTIEL

 

 

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Un coach de vie masculin, pour renforcer, les seuls jeunes XY

 

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Un coaching de vie androJeunologique complet / sur-mesure

 

 

– Yves REMY, Dr

 

 

DOCTEUR DES UNIVERSITÉS

 

Consultant Institutionnel & Politique Éducation-Jeunesse

Coach / Conseiller de Vie des Jeunes Hommes

Expert Confiance en Soi Andro-AdoJuvénile

 

Depuis, Vingt-Cinq Ans

 

 

ANDRO-ADOJEUNOCONSEIL®

 

 

C’est Bien

Vous Êtes Un Homme

Pour Les Garçons !

 

Formulation, de nombreux praticiens, de santé et autres, à l’égard, de l’expert andro-adoJeunologue®, Yves REMY, Dr. Lui adressant, en coaching de vie d’Andro-AdoJeunoConseil®, des jeunes hommes.

 

 

___________ N

 

NAPOLÉON – Croquis de l’épopéeLivre d’histoire, France, 20e s.

NAPOLÉON Ier, des FrançaisSouverain régnant, France, 18e/19e s.

NARCISSISME / NARCISSIQUE – Égocentrisme, égoïsme, égotisme / relevant, du narcissisme.

NARCISSISME NÉOGÉNÉRATIONNEL – Égocentrisme, égoïsme, égotisme, du jeune.

NATIONS UNIES, Organisation, des, ONUInstitution internationale, regroupant, la presque totalité, des États, États-Unis, monde.

NAZISME / NAZI-S – Idéologie politique / relevant, tenant, du nazisme, Allemagne, 20e s.

NÉGATIVISME / NÉGATIVISTE-S – Refus systématique, dénigrement, opposition / opposant.

NÉGATIVITÉ-S / NÉGATIF – Caractère pessimiste, défaitiste, défavorable, de ce qui est, non constructif, improductif & stérile, inutile / relevant, de la négativité.

NÉGLIGENCE-S ÉDUCATIVE-S – Carence, abandonnisme, déficience, d’éducation.

NE M’APPELEZ PLUS JAMAIS CRISE !Livre de sociologie, France, 21e s.

NÉOADOLESCENT-S / NÉOADOLESCENCE – Jeunes adolescents, débutants & collégiens / débuts, d’adolescence.

NÉOADOLESCENT-S PUBERTAIRE-S – Adonaissant : jeune adolescent, débutant collégien, de douze-quinze ans.

NÉOCORTEX / NÉOCORTICAL – Néopallium cérébraux : localisation, du cerveau humain, des fonctions cognitives évoluées : raisonnement, conscience, langage… / lié, au néocortex.

NÉOGOTHIQUE-S, Jeune-s – Adojeune « romantique, sombre » : adepte, d’une « certaine, contre-culture fantastique », typologie sociologique, France, 21e s.

NÉOHIPPIE-S, Jeune-s – Adojeune « libertaire » : non-violent, anticonsumériste, typologie sociologique, France, 21e s.

NÉOLOGISME-S / NÉOLOGIQUE – Mot & sens lexical nouveaux / relevant, du néologisme.

NÉOPAGANISME-S / NÉOPAGANISTE-S – Polythéismes, rites païens, hétéroclismes religieux & philosophiques nouveaux, actuels / relevant, tenant, du néopaganisme.

NÉOPHILIE-S / NÉOPHILE-S – Amour, attirance, curiosité, des nouveautés, de l’inconnu / lié, à la néophilie, adepte, des nouveautés.

NÉOPUNK-S, Jeune-s – Jeune subversif contestataire : nihiliste, anticonformiste & anti-autoritaire, individualiste & égalitaire, typologie sociologique, France, 21e s.

NERVOSITÉ-S / Caractère nerveux – Irritabilité, énervement, fébrilité.

NEUROBIOLOGIE / NEUROBIOLOGIQUE – Étude biologique, des mécanismes, du système nerveux humain / relevant, de la neurobiologie.

NEURODÉGÉNÉRESCENCE / NEURODÉGÉNÉRESCENT- Atteintes, des capacités cérébrales cognitives : mémoire, attention, langage, raisonnement… / relevant, de neurodégénérescences.

NEUROLEPTIQUE-S / Antipsychotique-s – Médicaments psychotropes, « tranquillisants » : anxiolytiques, antidélirants, restructurants mentaux.

NEUROLOGIE / NEUROLOGIQUE – Médecine, du « système nerveux central », cérébral & de l’ensemble périphérique, des nerfs / relevant, de la neurologie.

NEURONE-S / NEURONAL – Cellules nerveuses, notamment, cérébrales, liées, à l’information / relevant, des neurones.

NEUROSCIENCES / NEUROSCIENTIFIQUE – Disciplines scientifiques, d’étude, du système nerveux humain / relevant, des neurosciences.

NEUROTROPE-S / NEUROTROPIQUE – Éléments organiques, se fixant, sur le système nerveux / relevant, des neurotropes.

NEUTRONIQUE – De nature, relative, aux neutrons : particules élémentaires neutres, formant, avec les protons, les noyaux atomiques.

NÉVROSE-S / NÉVROTIQUE / NÉVROSANT / NÉVROSÉ-S – Troubles psychiques conscients, à « conflits » douloureux, obérant, la vie sociale / relevant, atteint, de la névrose.

NEWTON, I.Philosophe, scientifique, astronome, théologien, Royaume d’Angleterre & de Grande-Bretagne, 17e/18e s.

NEWTOWN, Tuerie deMassacre, de masse, par armes, à feu, États-Unis, 21e s.

NICOLE-DRANCOURT, C. – Sociologue, France, 20e/21e s.

NIHILISME-S / NIHILISTE-S – Négation, des valeurs, sens, buts, vérités, collectifs admis / relevant, adepte, du nihilisme.

NINETEEN NINETEEN : 1919 / L’An Premier, du siècleŒuvre littéraire, États-Unis, 20e s.

NIVEAU-X, DE VIE – Qualité & quantité, de biens, services, disponibles, par personne, groupe, population : confort matériel existentiel, individuel & collectif.

NIVELLEMENT-S / NIVELEUR / NIVELÉ – Alignement, égalisation, aplanissement / relevant, du nivellement.

NOBLESSE sociale / NOBLE-S – Milieu social aristocratique, privilégié : hiérarchisé, endogame, héréditaire / relevant, membre, de la noblesse.

NO LIMIT GENERATION / Génération, sans limite – Jeunesse transgressive, « perdue », sans balises morales, Occident, 21e s.

NORME-S / NORMATIF / NORMÉ – Règle, précepte, standard / relevant, de la norme.

NOS 18 ANSFilm cinématographique, de comédie, France, 21e s.

NOS ENFANTS NOUS HAÏRONTLivre de socioéconomie, France, 21e s.

NOTHOMB, A.Écrivaine littéraire, Belgique, France, 20e/21e s.

N’OUBLIONS PAS LES JEUNESLivre de réflexion sociale, philosophique, France, 21e s.

NOURIZADEH, N.Réalisateur, de cinéma, Royaume-Uni, 20e/21e s.

NOUVEAU MONDEAmérique, Océanie, par rapport, à l’Ancien Monde restant.

NOUVEAU MONDE, Symphonie, duNo 9, en mi-mineur, B 178, opus 95 : œuvre musicale orchestrale, États-Unis & Empire d’Autriche-Hongrie, actuelle, République tchèque, 19e s.

NOUVEAU TESTAMENT / NÉOTESTAMENTAIRE – Écritures bibliques, dites, canoniques, du christianisme : relatives, aux enseignements, du Christ, Moyen-Orient, 1er/2e s. / relevant, du Nouveau Testament.

NOUVELLE SOCIÉTÉProjet politique général, gouvernemental, « post-68 », France, 20e s.

NOUVELLE-S GÉNÉRATION-S / NÉOGÉNÉRATION-S / NÉOGÉNÉRATIONNEL – Cohorte d’âge récente, des adolescents & jeunes, de douze-vingt-quatre ans / relevant, de la néogénération.

NOUVELLES ADOLESCENTES, LesLivre de sociologie, France, 21e s.

NOZIÈRE, V.Jeune criminelle parricide, France, 20e s.

NRJStation radiophonique jeunes, France.

NSC, Noyau SupraChiasmatiqueStructure cérébrale neuronale, d’hypothalamus, régulant, les rythmes circadiens quotidiens.

NUGENT, R. – Économiste, États-Unis, 20e/21e s.

NUIT DEBOUTMouvement protestataire sociopolitique, manifestation sociale, contestation, de l’ordre établi, notamment, juvéniles, France, Europe, Canada, 21e s.

 

 

_____________ O

 

OBÉISSANCE-S / OBÉISSANT – Soumission, allégeance, obtempération / soumis.

OBÉSITÉ-S / OBÈSE-S – Excès, de poids, adipeux, de graisse / en surpoids important.

OBJECTIVITÉ / OBJECTIF – Neutralité, impartialité, exactitude / relevant, de l’objectivité.

OBLATIVITÉ / OBLATIF – Altruisme, générosité, abnégation & désintéressement / relevant, de l’oblativité.

OBLIGATION-S DE MOYEN-S – Devoir, de faire, le maximum, pour réaliser, l’objectif imparti.

OBLIGATION-S DE RÉSULTAT-S – Devoir, de parvenir, à un aboutissement précis.

OBSERVATOIRE DE L’ENFANCE, [L’Adolescence], EN FRANCE – Organisme, de recherche, d’études scientifiques, sur les jeunes, France.

OBSERVATOIRE DES INÉGALITÉSOrganisme, d’intérêt général, d’analyse, des disparités humaines, France.

OCCIDENT / OCCIDENTAL-AUX – Ouest, du monde, Europe & Amérique, du Nord & Australie, civilisation, issue, de la culture européenne antique, gréco-romaine classique, la foi chrétienne, des Lumières / relevant, ressortissant, de l’Occident.

OCCIDENTALISATION / OCCIDENTALISÉ-S – Influence occidentale, américano-européenne, sur le reste, du monde / relevant, tenant, de l’occidentalisation.

OCCIDENTALITÉ / OCCIDENTAL – Caractéristiques civilisationnelles : culturelles, spirituelles, économiques, scientifiques, intellectuelles, de l’Occident euro-américain / d’Occident.

OCDE, Organisation de Coopération & de Développement ÉconomiqueOrganisation internationale, d’États développés, démocratiques, à économie, de marché, chargée, d’études économiques, France.

ŒSTROGÈNE-S / ŒSTROGÉNIQUE – Hormone sexuelle féminine, primaire, d’ovulation / lié, aux œstrogènes.

OFAJ, Office Franco-Allemand, pour la JeunesseOrganisme, de coopération, binational, de la jeunesse germano-française, Allemagne, France.

OFQJ, Office Franco-Québécois, pour la JeunesseOrganisme, de coopération, binational, de la jeunesse québéco-française, France, Québec.

OIT, Organisation Internationale du TravailAgence, des Nations Unies, compétente, en matière, d’emploi & de protection, dialogue sociaux, Suisse, monde.

OJPJ, Observatoire de la Jeunesse & des Politiques de Jeunesse – Organisme public, de recherche, d’études scientifiques, sur les jeunes, France.

OLIGARCHIE-S / OLIGARCHIQUE – Pouvoir, autorité, d’une minorité, un petit nombre / relevant, de l’oligarchie.

OLIGO-ÉLÉMENT-S – Éléments chimiques minéraux, nutriments, nécessaires, à l’organisme humain.

OMS, Organisation Mondiale de la SantéOrganisme international, des Nations Unies, en charge, des questions, de santé publique mondiale, Suisse, monde.

ON ACHÈVE BIEN LES CHEVAUXŒuvre de littérature, États-Unis, 20e s.

ONDES / CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES – Particules photoniques, formant, de l’énergie, à rayonnement magnétoélectrique.

ON DIRAIT LE SUDAlbum artistique musical, incluant, la chanson, Le Sud, France, 20e s.

ONTOGÉNÉTIQUE & ONTOGENÈSE & ONTOGÉNIE / ONTOGÉNIQUE – Croissance holistique, développementale humaine, de nature psychophysique, de la conception, à la maturité adulte, voire, jusqu’à, la mort / relevant, de l’ontogénie.

ONTOLOGIE / ONTOLOGIQUE – Étude philosophique, métaphysique, morale, de l’être / qui relève, de l’ontologie.

OPIACÉ-S / OPIOÏDE-SSubstances psychotropes, dérivées, de l’opium / à effets similaires.

OPINION-S – Conviction, point de vue, avis.

OPINIONWAYInstitut, d’études d’opinion, sondages, de populations, de nature sociologique, France, 21e s.

OPIUM / OPIOMANE-S – Suc, de pavot, narcotique, drogue psychotrope / consommateur, d’opium.

OPPORTUNISME / OPPORTUNISTE-S – Conduite, selon, les circonstances conjoncturelles, les seuls, purs intérêts, personnels, non, d’abord, par éthique / relevant, tenant, de l’opportunisme.

OPPOSITION-S / OPPOSITIONNEL / OPPOSANT-S / OPPOSÉ – Dissension, antagonisme, refus / relevant, tenant, de l’opposition, réfractaire.

OPTIMISME-S / OPTIMISTE-S – Positivité, confiance, enthousiasme convaincus / relevant, tenant, de l’optimisme.

ORANGE MÉCANIQUE (L’)Œuvre de littérature, de science-fiction, Royaume-Uni, 20e s. & film cinématographique, d’anticipation, Royaume-Uni, 20e s.

ORDALIE-S / ORDALIQUE – Mise à l’épreuve, jugement, probation / relevant, de l’ordalie, de nature sacrée.

ORDRE SOCIALSystème, d’ordonnancement, de la société humaine.

ORIENTATION-S SCOLAIRE-S / UNIVERSITAIRE-S / PROFESSIONNELLE-S – « Aiguillage », proposition, indication, de voies, d’études & de métier, France.

ORIENTATION-S SEXUELLE-S – Attirances, préférences, goûts personnels : hétérosexuels, bisexuels, homosexuels, asexuels, sexuellement indéterminés.

ORPHÉE & EURYDICEPersonnages, de fiction mythologique, grecque antique.

OSTRACISME-S / OSTRACISANT / OSTRACISÉ-S – Bannissement, éviction, proscription / relevant, de l’ostracisme.

OUSSEKINE, M.Étudiant, tué, en marge, de manifestations étudiantes, France, 20e s.

OUTRAGE-S / OUTRAGEANT / OUTRAGEUR / OUTRAGEUX / OUTRAGÉ-S – Avanie : offense & affront, injure & insulte, atteinte & préjudice / relevant, de l’outrage.

OUTSIDER-S / Laissé-s, pour compte – Exclu, discriminé, défavorisé.

OUTSIDERS, The / Outsiders / Les InadaptésDrame cinématographique, États-Unis, 20e s.

OUVERTURE-S / OUVERT – Largesse, d’esprit, disponibilité, à l’égard, d’autrui, compréhension, du monde extérieur / relevant, de l’ouverture.

OVE, Observatoire national, de la Vie ÉtudianteOrganisme public, de recherche, d’études scientifiques, sur les réalités étudiantes, France.

OZON, F.Réalisateur, de cinéma, France, 20e/21e s.

 

 

___________ P

 

PACS, Pacte Civil de SolidaritéUnion civile légale, partenariat contractuel, d’organisation, de vie commune, entre, deux personnes majeures, France.

PAEJ, Points Accueil & Écoute Jeunes – Structures, d’orientation, de conseils, d’assistance, sociaux, psychologiques, sanitaires, pour la jeunesse, France.

PAILLETTES, Jeune-s – Jeune fêtard, aimant fort, l’apparence, l’amusement, les sorties festives récréatives, typologie sociologique, France, 21e s.

PAIO, Permanences d’Accueil, d’Information & d’Orientation –  Actuelles, Missions Locales, pour l’Insertion Professionnelle et, Sociale, des Jeunes, structures, d’insertion socioprofessionnelle, des juniors, en difficulté, France.

PAIR-S – Congénères, semblables, égaux.

PALAIS D’ÉTÉ, Prise, duDestruction, de palais impériaux chinois, par des troupes militaires étrangères, d’occupation, Chine, 19e s.

PALAIS D’HIVER, Prise, duOccupation, d’un palais impérial russe, prélude, à la Révolution bolchévique, d’Octobre, Russie, 20e s.

PARADIGME-S / PARADIGMATIQUE – Conception, du monde, modèle, courant, de pensée / relevant, du paradigme.

PARADIS PERDU, LePoème littéraire, Royaume d’Angleterre, 17e s.

PARAÎTRE-S – Apparence, artifice, superficialité.

PARALYSIE-S / Plégie-s / PARALYSÉ-S / PARALYSANT – Blocages neurologiques, physiques, métaboliques, de la motricité musculaire : paraplégies, tétraplégies, parésies… / relevant, de la paralysie, atteint, du handicap moteur.

PARENTÉ / PARENTÈLE – Ensemble familial : par descendance & filiation, alliance, adoption.

PARENT-S, de jeunes / PARENTAL – Ascendant-s biologique-s & adoptif-s : père & mère / relevant, de la parentalité, des parents.

PARETO, V.Économiste, sociologue, Italie, 19e/20e s.

PARIS DAUPHINE, UniversitéÉtablissement, d’enseignement supérieur public, France.

PÂRIS & HÉLÈNEPersonnages, de fiction mythologique, grecque antique.

PARJURE-S – Mensonge, reniement, allégations fausses / auteur, de parjure / relevant, du parjure.

PARKER, B.Jeune criminelle, États-Unis, 20e s.

PAROLE DE SOCRATEFable littéraire, France, 17e s.

PAROLE-S – Dire & langage, verbe & propos, expression orale humaine.

PAROLES D’ADOSLivre de témoignages sociologiques, France, 21e s.

PAROLES POUR ADOLESCENTS – Ou, le complexe du homardLivre de psychologie, France, 20e s.

PARTENAIRE-S / PARTENARIAT-S AFFECTIFS – Conjoint / lien sentimentaux.

PARVENU-S-DÉTENTEUR-S – Adulte tutélaire, possédant & dominant, influent & décideur, par rapport, aux jeunes, prétendants-demandeurs, subordonnés, dépendants, conditionnés.

PASCAL, B.Philosophe, théologien, scientifique, France, 17e s.

PASS, Permanences d’Accès, aux Soins de SantéStructures sanitaires, accessibles, aux personnes, en difficulté socioéconomique, France.

PASSE-MURAILLE – Personne quelconque, à laquelle, nul, ne prête attention.

PASSÉ-S – Écoulements temporels, temps révolus, époques antérieures.

PASSION-S / Caractère passionné / PASSIONNEL / PASSIONNANT – Engouement ardent, net penchant, fort centre d’intérêt / prédisposition afférente, affirmée / relevant, des passions.

PATER FAMILIAS / Père, de famille – Chef, de lignage masculin, ascendant, faisant autorité, en son foyer, titulaire, de la puissance paternelle, France, Antiquité-20e s.

PATERNITÉ-S / PATERNEL – État, de père, sentiment paternel, lien, de parenté, père-enfant, / relevant, du père, de la paternité.

PATHOLOGIE-S / PATHOLOGIQUE – Étude, des maladies, réalités, implications, des troubles & ensemble, des signes, d’une maladie / relevant, de la pathologie.

PATRIARCAT / PATRIARCAL – Système social, de prééminence sociétale, familiale, éducative, masculine & paternelle / relevant, du patriarcat.

PATRIMOINE-S, économique-s / PATRIMONIAL – Biens matériels & financiers possédés / relevant, du patrimoine.

PATRIMONIALITÉ DES OFFICES / Office-s patrimonial-aux – Vénalité et, hérédité, des charges, offices publics, sous l’Ancien Régime : monnayables & transmissibles, en famille, France, 16e-18e s.

PAUL de TARSE, saint PaulFigure majeure, du christianisme originel, Moyen-Orient, 1er s.

PAUPÉRISATION-S / PAUPÉRISÉ-S – Appauvrissement, matériel & financier, accru, continu, durable / relevant, de la paupérisation.

PAUVRE-S – Indigents, nécessiteux, défavorisés / relevant, de la pauvreté, l’indigence.

PAUVRETÉ-S – Dénuement, misère, indigence.

PAX AMERICANA / Paix américaine« Hégémonie mondiale », des États-Unis d’Amérique. / Ses effets internationaux.

PAYSANNERIE RURALE / PAYSAN-S – Monde / gens agricoles, des campagnes.

PEAU-X / CUTANÉ – Épiderme humain, revêtement dermatologique, tissus organiques / relevant, de la peau.

PÉCRESSE, V.Femme politique, France, 20e/21e s.

PÉDOPHILIE / PÉDOPHILE-S – Attirances sexuelles adultes, pour les jeunes mineurs sexuels, de moins, de quinze ans / relatif, à la pédophilie, atteint, de pédophilie.

PEI, I. M.Architecte, États-Unis, 20e/21e s.

PENN, A.Réalisateur, de cinéma, États-Unis, 20e/21e s.

PENSÉE / INTELLIGENCE OPÉRATOIRES FORMELLES – Stade psychique, de maturité, du raisonnement intellectuel, adojuvénile humain, de type adulte.

PENSÉE MORALE – Raisonnement axiologique humain.

PENSÉE MORALE ANTIQUE, GRÉCO-ROMAINEPhilosophie axiologique, issue, de l’Antiquité classique européenne, Europe, 6e s. av. J.-C.-4e s.

PENSÉE / SYSTÈME COMBINATOIRES – Stade psychologique, de maturité, du raisonnement intellectuel, adojuvénile humain, de type adulte.

PENSÉE-S / PENSANT / PENSIF – Intellect, raisonnement, réflexion / apte, à la pensée / pris, par ses pensées.

PENSÉE-S / RAISONNEMENT-S HYPOTHÉTICO-DÉDUCTIFSStade psychique, de maturité, du raisonnement intellectuel, adojuvénile humain, de type adulte.

PENSÉESŒuvre de philosophie et, spiritualité apologétiques, France, 17e s.

PENSÉES SUICIDAIRES – État cognitif, émotionnel, comportemental, négatif, de désarroi, de souffrance, menant, à des idées, de mort volontaire.

PENTAGRAMME de GINGERTypologie & classification psychosociologiques / des valeurs, France, 20e s.

PÉNURIE-S / PÉNURIQUE – Carence, manque, rareté / relevant, de la pénurie.

PERDITION-S / PERDU – En danger, détresse, péril : en risque, d’anéantissement / relevant, de la perdition : menacé, condamné, allant, à sa perte.

PÈRE GORIOT, LeŒuvre de littérature, France, 19e s.

PÈRE MANQUANT, FILS MANQUÉ – Que sont les hommes devenus ? – Livre de psychologie, Canada, 20e/21e s.

PÈRE-S / PATERNEL – Ascendant, géniteur, parent masculin / propre, au père.

PERFECTIONNISME / PERFECTIONNISTE-S – Préoccupation, de perfectibilité, d’excellence, sublimée / tenant, relevant, du perfectionnisme.

PÉRIER, F.Acteur, France, 20e/21e s.

PERMISSIVITÉ-S / PERMISSIF – Tolérance, libertarisme, acceptation / « libertaire ».

PERSÉVÉRANCE-TÉNACITÉ – Acharnement, constance, opiniâtreté.

PERSÉVÉRANT-S – Acharné, tenace, opiniâtre.

PERSONA-E NON GRATA-E – Personne indésirable, ostracisée, qui n’est pas la bienvenue.

PERSONNALISME / PERSONNALISTE-S – Mise, au « premier plan », de la personne humaine, de son respect, son épanouissement / tenant, relevant, du personnalisme.

PERSONNALITÉ-S / PERSONNEL – Tempérament, caractère, « individualité » psychique : cognitive, émotionnelle, comportementale, de façon, innée & acquise / lié, à la personne & sa personnalité.

PERTURBATION-S JUVÉNILE-S / PERTURBATIF / PERTURBATEUR / PERTURBANT / PERTURBÉ – Trouble, bouleversement, ébranlement existentiels, des jeunes / lié, à la perturbation.

PESSIMISME-S / PESSIMISTE-S – Défaitisme, négativité, alarmisme convaincus / relevant, tenant, du pessimisme.

PETER PAN, SyndromePeur, de grandir, désir, de rester enfant, immaturité tardive.

PETERSON, G. / LEIGH, G. – Psychologues, États-Unis, 20e/21e s.

PETIT BISCUITM. Benjelloun, jeune créateur, de musiques électroniques, France, 21e s.

PETIT JURISTE, LeRevue juridique étudiante, France.

PETIT-S-ENFANT-S – Descendants, des enfants, de leurs grands-parents.

PEUPLE ADOLESCENT, LeLivre de sociologie, France, 20e s.

PEYREFITTE, A.Homme politique, diplomate, écrivain, France, 20e s.

PHARISAÏSME / PHARISIEN-SHypocrisie religieuse & religiosité, affectation, simulation / lié, au pharisaïsme, tenant, du pharisaïsme.

PHÉNIX – Renaissance, génie, renouveau : métaphore.

PHILIA / Amitié – Camaraderie, affection, attachement amical.

PHILISTINS / PHILISTINISME – Peuple antique, égéen & moyen-oriental, 12e-2e s. av. J.-C. – métaphore : personnes, d’esprit obtus / nature, caractéristiques, des philistins.

PHILOSOPHIE DE LA JEUNESSE – Réflexion éthique, morale, sur les réalités, besoins, attentes, des adojeunes.

PHILOSOPHIE DE LA VIE & L’EXISTENCE / PHILOSOPHIQUE / PHILOSOPHE – « Principes fondamentaux existentiels », sagesse ontologique, du quotidien, axiologie, du vécu humain / relevant, tenant, de la philosophie.

PHILOSOPHIE DES ÂGES DE LA VIELivre de philosophie générationnelle, France, 21e s.

PHILOSOPHIE, LaLivre de philosophie, France, 21e s.

PHOBIE-S / PHOBIQUE-S – Peurs irrationnelles, obsessionnelles, instinctives, troubles invasifs anxieux, psychopathologie / relevant, des phobies, sujet, à phobie-s.

PHOBIE-S SOCIALE-S – Anxiété sociale, trouble anxieux : timidité cognitive, émotionnelle, comportementale, à évitements relationnels, mésestime, de soi.

PHOSPHOREMagazine, de presse écrite jeunesse, France.

PHYSIOLOGIE / PHYSIOLOGIQUE – Science, du fonctionnement physique, des êtres vivants, en tant, qu’organismes biologiques / relevant, de la physiologie.

PHYSIQUE-S – Anatomie & morphologie, plastique, corps, des humains / corporel & charnel, physiologique & biologique, somatique & organique.

PIAGET, J.Biologiste, psychologue, Suisse, 19e/20e s.

PIB, Produit Intérieur BrutIndicateur économique, évaluant, la production, de richesses nationales & productions annuelles, de biens, services, d’un pays.

PICCOLO, SAXO & COMPAGNIEConte musical pédagogique, France, 20e s.

PICOULT, J.Écrivaine littéraire, États-Unis, 20e/21e s.

PIE VIISouverain pontife, de l’Église catholique romaine, Saint-Siège, 18e/19e s.

PIERCING-S / Perçage-s corporel-s – Trou, dans la peau, pour fixer, un bijou décoratif.

PIERROT & COLOMBINEPersonnages, de fiction, de la commedia dell’arte, États italiens, 16e s.

PLAN SANTÉ, DES JEUNES – Dispositif public sanitaire, destiné, à la « sauvegarde », de la jeunesse, France, 21e s.

PLANNING FAMILIAL, Centres de / CPEF, Centres de Planification et, d’Éducation Familiale – Structures, de consultation, en matière, de sexualité, grossesse, natalité, couple, parentalité, famille, France.

PLAUTE, T. M.Écrivain, dramaturge, Rome, 3e/2e s. av. J.-C.

PLURIDISCIPLINARITÉ / PLURIDISCIPLINAIRE – Croisement, de divers, champs scientifiques disciplinaires, pour une meilleure approche / relevant, de la pluridisciplinarité.

PLURI/POLYTOXICOMANIE-S / PLURI/POLYTOXICOMANE-S – Usage, de plusieurs produits psychotropes, de façon, simultanée ou, non, pour en accroître, modifier, les effets / relevant, de la pluri/polytoxicomanie.

PLURITHÉRAPIE-S / PLURITHÉRAPEUTIQUE – Usage, de plusieurs approches & actes, de soins thérapeutiques, aux fins, de meilleure, efficacité sanitaire / relevant, de la plurithérapie.

PLUS ENCORELivre de sociologie, France, 21e s.

PMA, Procréation Médicalement Assistée / AMP, Assistance Médicale, à la ProcréationPratiques cliniques, biologiques, d’intervention médicale, dans la procréation.

POIDS / PONDÉRAL – Mesure, de la masse corporelle, ce que pèse, une personne / relevant, du poids.

PÔLE BIOPHYSIQUE & ANATOMIQUE, MATÉRIEL – Typologie psychosociologique & des valeurs morales : corps, biologique & physiologique, sauvegarde, vitale & physique, France, 20e s.

PÔLE COGNITIF & MENTAL, INTELLECTUEL & RATIONNEL – Typologie psychosociologique & des valeurs morales : pensées & raisonnement mentaux, réflexion & logique, France, 20e s.

PÔLE EMPLOI – Établissement public, d’insertion socioprofessionnelle, France.

PÔLE PSYCHOAFFECTIF & ÉMOTIONNEL, RELATIONNEL – Typologie psychosociologique & des valeurs morales : personnalité & affects, sentiments & liens psychiques, France, 20e s.

PÔLE SOCIAL, COMPORTEMENTAL & ORGANISATIONNEL – Typologie psychosociologique & des valeurs morales : relations, à autrui & sociabilité, conduites & gestion-mode de vie, France, 20e s.

PÔLE SPIRITUEL & MORAL, DES VALEURS & IDÉOLOGIQUE – Typologie psychosociologique & des valeurs morales : axiologie & adhésions, éthique & normes, France, 20e s.

POLIO/MYÉLITE / POLIOMYÉLITIQUE – Maladie virale infectieuse, générant, des paralysies / relevant, atteint, de la poliomyélite.

POLITIQUE-S DE – LA – JEUNESSE – Dispositifs, mesures, actions, des pouvoirs publics, en faveur, à destination, des jeunes, France.

POLITIQUE-S DE SANTÉ PUBLIQUE – Dispositifs, mesures, actions, des pouvoirs publics, en matière sanitaire, France.

POLONIUSPersonnage, de fiction théâtrale, historique dramatique, Royaume d’Angleterre, 17e s. : œuvre & Royaume de Danemark : intrigue.

POLYADDICTIONS / POLYADDICTIF – Pluridépendances, assuétudes, compulsions multiples, à des produits, comportements, personnes / relevant, des polyaddictions.

POMMEREAU, X.Médecin psychiatre, France, 20e/21e s.

POPP, A.Musicien : compositeur, arrangeur, chef d’orchestre, France, 20e s.

PORE-S CUTANÉ-S – micro-orifices, de la peau, de passage, de la sueur, du sébum.

PORNOGRAPHIE / PORNOGRAPHIQUE – Représentations sexuelles : artistiques, littéraires, de cinéma, Internet / relevant, de la pornographie.

PORTRAIT DE DORIAN GRAY, LeŒuvre, de littérature philosophique, États-Unis / Royaume- Uni, 19e s.

PORTRAIT DE LA MÈRE ANGÉLIQUE ARNAULDŒuvre picturale, d’art religieux, France, 17e s.

PORT-ROYAL DES CHAMPS, Abbaye, deAncienne abbaye, catholique cistercienne, foyer chrétien, de grande contestation, politique & religieuse, France, 13e-18e s.

POSITIVISME / POSITIVISTE-S – Doctrine philosophique, affirmant, le primat, de la connaissance, des faits, « validés scientifiquement », pour décrire, les réalités humaines / relevant, tenant, du positivisme, France, 19e s.

POSTADOLESCENCE-S / POSTADOLESCENT-S – Jeunesse / jeune préadultes.

POSTMODERNITÉ / POSTMODERNE – État actuel désabusé, désemparé, pragmatique, réel & supposé, du monde occidental / relevant, de la postmodernité.

POSTURE-S TRIBUNITIENNE-SAttitude, rôle, mission, de défense, de la plèbe, du peuple, des défavorisés. / Métaphore.

POUR NOS ADOS, SOYONS ADULTESLivre de psychologie, France, 21e s.

POUVOIR D’ACHAT – Capacités consuméristes, d’acquisitions, de biens matériels, services, par le revenu disponible, France.

PRACONTAL (de), M.Journaliste, France, 20e/21e s.

PRAGMATISME / PRAGMATIQUE-S – Réalisme pratique, empirisme, d’expérience, adaptation, par action concrète / relevant, tenant, du pragmatisme.

PRAXIS – Visée, d’influence, d’action, de changement, des réalités existantes, en optiques d’avancées.

PRÉADOLESCENCE-S / PRÉADOLESCENT-S – Postenfance, du néoadolescent / néoado.

PRÉADULTE-S – Adojeunes, de douze – vingt-quatre ans, entre enfance & maturité adulte.

PRÉCARITÉ-S / PRÉCARISATION-S SOCIOÉCONOMIQUES / PRÉCAIRE-S – Incertitudes, instabilités, insécurités, sociales & matérielles / relevant, victime, de la précarité.

PRÉFACE, F. MitterrandAu livre, de M. de Hennezel : La Mort Intime : réflexion introductive philosophique, spirituelle, morale, France, 20e s.

PRÉJUGÉ-S – A priori & parti pris, prévention, idée reçue & jugement préconçu.

PREMIER-ÈRE CONFLIT / GUERRE MONDIAL-E / GRANDE GUERRE / GUERRE, DE 1914-1918Combats militaires internationaux, d’ampleur inédite, monde, 20e s.

PREMIER FORUM ADOLESCENCES – Colloque, d’études, débats psychosociologiques, sur la jeunesse, France, 21e s.

PREMIER-S MINISTRE-S françaisChef, du gouvernement national, France.

PREMIUM, Jeune-s – Jeune meneur populaire, charismatique, recherché.

PRÉREQUIS – Préalable impératif, condition indispensable, nécessité incontournable.

PRESCRIPTEUR-S, D’ACHAT-S – Jeune influent, qui conseille, recommande, l’acquisition, de biens matériels & de services, à ses parents, aux adultes, aux pairs.

PRÉSENT-S – Temps actuel, contemporain, en cours.

PRÉSERVATIF-S – Capote, condom, protection sanitaire, contraceptive, hygiénique, masculine & féminine.

PRÉSIDENT-S DE LA RÉPUBLIQUE françaiseChef de l’État, de l’exécutif national élu, en exercice, France.

PRESSE ÉCRITE JEUNES – Journaux, magazines, publications, d’information papier, pour la jeunesse.

PRESSION-S – Influences, d’intimidation, menaces coercitives, contraintes morales.

PRÉTENDANT-S-DEMANDEUR-S – Jeune, en probation, subordonné & dominé, dépendant & conditionné, par rapport, aux adultes, parvenus-détenteurs, dominants, tutélaires, influents.

PRÉTEXTAT & LÉOPOLDINEPersonnages juvéniles, de fiction littéraire, France, 20e s.

PRÊT-S BANCAIRE-S AIDÉ-S, pour étudiant-s – Dispositif, de soutien public, par financement, des études supérieures, garanti, par l’État, France.

PRÉVENTION / PRÉVENTIF – Mesures, précautions, dispositions, pour empêcher, limiter, la survenue, de risques, de dangers, de réalités négatives / relevant, de la prévention.

PRÉVENTION SANITAIRE PRIMAIREDispositifs, de diminution, des risques, de survenue, de nouveaux cas pathologiques, typologie médicale, de santé.

PRÉVENTION SANITAIRE SECONDAIREDispositifs, de limitation, de l’évolution, de maladies débutantes & d’éradication, des facteurs, de risques, typologie médicale, de santé.

PRÉVENTION SANITAIRE TERTIAIREDispositifs, de limitation, des incapacités, récidives, complications, invalidités, rechutes pathologiques, typologie médicale, de santé.

PRÉVENTION SANITAIRE QUATERNAIREDispositifs, de soins palliatifs, pour les patients, en phase terminale et / ou, d’évitement, de prévention, des abus, d’acharnement thérapeutique, typologie médicale, de santé.

PRINCIPE RESPONSABILITÉ, LeOuvrage, de réflexion philosophique, Allemagne & États-Unis, 20e s.

PROBATION-S / PROBATOIRE – Temps, d’épreuve, évaluatif, test, de valeur : apprentissage, défi, essai / relevant, de la probation.

PROBLÈME-S SOCIAL-AUX – Difficultés socioéconomiques, de populations défavorisées.

PROCRASTINATION-S / PROCRASTINATOIRE – Report ultérieur, ajournement, atermoiement : tendance excessive, à la tergiversation / relevant, de la procrastination.

PRODIGALITÉ-S / PRODIGUE – Générosité excessive, gabegie, dilapidation / trop généreux.

PRODUCTIVISME / PRODUCTIVISTE – Obsession économique, de la production, de biens, services / relevant, du productivisme.

PROFANATION-S / PROFANATEUR / PROFANÉ – Sacrilège, outrage, vandalisme / relevant, de la profanation.

PROGÉNITURE – Descendance, rejetons, enfants, issus, d’une filiation & de leurs parents.

PROGESTÉRONE / PROGESTÉRONIQUE – Hormone sexuelle féminine / lié, à la progestérone.

PROJECT X / Projet XFilm cinématographique, de comédie, États-Unis, 21e s.

PROJECTION-S psychique-s / PROJECTIF – Mécanisme, de défense, attribuant, à autrui, un sentiment personnel, mais, que l’on récuse / relevant, de la projection.

PROJET-S / PROJETÉ – Dessein, objectif, intention / relevant, du projet.

PROLÉGOMÈNES – Préambule, introduction, avant-propos.

PROLÉTARIAT INDUSTRIEL / PROLÉTARIEN / PROLÉTAIRE-S – Travailleur, ouvrier, salarié modestes, d’entreprise, productrice, de biens matériels / relevant, membre, du prolétariat.

PROMOTEUR-S / PROMOTION-S – Pionnier, créateur, initiateur / création.

PROPHÈTE, LeŒuvre littéraire, de philosophie poétique mystique, États-Unis, 20e s.

PROPOS TÉLÉVISÉS, J.-M. LustigerCommunication médiatique, France, 20e s.

PROPRIO MOTU – De sa propre initiative, de son propre mouvement & chef, de soi-même.

PROSOPOPÉE-S / PROSOPOPIQUE – Procédé rhétorique, expression allégorique symbolique, personnification abstraite / relevant, de la prosopopée.

PROSPÉRITÉ-S / PROSPÈRE – Succès & réussite, bonheur & félicité, opulence, richesse / relevant, de la prospérité.

PROST, A.Historien, France, 20e/21e s.

PROSTITUTION-S / PROSTITUTIONNEL / PROSTITUÉ-S – Sexualité rémunérée / relevant, de la prostitution / la pratiquant.

PROTECTIONNISME-S / PROTECTIONNISTE-S – Fermeture, contrôle, préférence économiques interventionnistes, anticoncurrentiels : dispositifs commerciaux, défensifs-offensifs / relevant, tenant, du protectionnisme.

PROTÉE, Syndrome, deMaladie génétique, à lésions déformantes, des tissus conjonctifs, épidermiques, osseux.

PROTIDE-S / PROTIDIQUE – Protéines, acides aminés, éléments nutritionnels, d’origine animale & végétale / relevant, des protides.

PROTON-S / PROTONIQUE – Particules atomiques, à charge positive / relevant, des protons.

PROZAC NATION / Nation Prozac – Film cinématographique dramatique, Allemagne, États-Unis, 21e s.

PS, Parti Socialiste (français)Mouvement politique, de type social-démocrate, France.

PSYCHANALYSE / PSYCHANALYTIQUE – Technique psychothérapeutique, d’investigation introspective, freudienne, de l’inconscient existentiel, psychique / relevant, de la psychanalyse.

PSYCHÉDÉLISME / PSYCHÉDÉLIQUE – Perception sensorielle, état modifié, de conscience, rêve éveillé, induits, par stupéfiant hallucinogène, psychotrope / lié, au psychédélisme.

PSYCHISME / PSYCHIQUE – Ensemble, conscient & inconscient, intégral & partiel, des réalités, de l’esprit, l’intelligence, l’affectivité, constituant, la vie psychique / lié, au psychisme.

PSYCHOAFFECTIVITÉ / PSYCHOAFFECTIF – Ensemble, relevant, de la sphère psychologique, des sentiments humains / relatif, au psychisme, aux sentiments, affects.

PSYCHOÉTHOLOGIE humaine / PSYCHOÉTHOLOGIQUE – Étude, des mœurs, mentalités, attitudes, de l’être humain, de sa personnalité : cognitions, émotions, comportements / lié, à la psychoéthologie.

PSYCHOLOGIE ADOJUVÉNILEPersonnalité propre : tempérament, caractère, spécificités mentales : cognitives, émotionnelles, comportementales, réalités psychiques particulières : innées & acquises, des adojeunes.

PSYCHOLOGIE AFFIRMÉE – Personnalité, à forte auto-estime, confiante, assertive.

PSYCHOLOGIE AGRESSIVE – Personnalité brutale, malveillante, hostile.

PSYCHOLOGIE COGNITIVE – Étude scientifique, des réalités psychiques, intellectuelles, liées, aux connaissances & personnalité, de l’humain, comme, sujet pensant, sachant.

PSYCHOLOGIE COMPORTEMENTALE – Étude scientifique, du psychisme inactif, réactif, actif, proactif & personnalité, de l’humain, tel, sujet, d’action, de parole, d’abstention.

PSYCHOLOGIE DE L’ADOLESCENCE – Livre de psychologie, Canada, 21e s.

PSYCHOLOGIE DE L’ADOLESCENT – Livre-s de psychologie, France, 20e/21e s.

PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLEÉtude scientifique, des variations psychologiques, entre sujets, quant, à la variabilité interindividuelle, intra-individuelle, intergroupale.

PSYCHOLOGIE DU DÉVELOPPEMENTÉtude scientifique, des évolutions psychologiques humaines, durant, l’existence, notamment, à l’adojeunesse.

PSYCHOLOGIE ÉMOTIONNELLE – Étude scientifique, des réalités psychiques, liées, aux affects, sentiments, perceptions & personnalité, de l’humain, comme, sujet perceptif.

PSYCHOLOGIE INHIBÉE – Personnalité passive, en retrait, entravée.

PSYCHOLOGIE MANIPULATRICE – Personnalité manœuvrière, trompeuse, mensongère : toxique.

PSYCHOLOGIE / PSYCHOLOGIQUE – Étude scientifique & état, de la réalité mentale : cognitive, émotionnelle, comportementale & de la personnalité : tempérament, caractère & des spécificités psychiques : innées, acquises, des humains / relevant, de la psychologie.

PSYCHOLOGIE SOCIALEÉtude scientifique, de l’influence, des états cognitifs, émotionnels, comportementaux, sociaux individuels, sur les liens humains & réciproquement.

PSYCHOLOGIE SOCIOMORALE – Personnalité afférente, au lien social & aux valeurs.

PSYCHOMÉTRIE / PSYCHOMÉTRIQUE – Tests psychologiques, science des techniques, de mesure, pratiquées, en psychologie / relevant, de la psychométrie.

PSYCHOPATHOLOGIE / PSYCHOPATHOLOGIQUE – Étude scientifique, des troubles mentaux humains & ensemble, des signes, d’une maladie psychique / relevant, de la psychopathologie.

PSYCHOSE-S / PSYCHOTIQUE – Délire, démence, schizophrénie / relevant, de la psychose, atteint, de psychose.

PSYCHOSOCIOLOGIE / PSYCHOSOCIOLOGIQUE – Science, des interactions mutuelles, entre, les disciplines, psychologique & sociologique / relevant, de la psychosociologie.

PSYCHOTHÉRAPIE-S / PSYCHOTHÉRAPEUTIQUE – « Relation, d’aide », fondée, sur diverses approches psychologiques, curatives / relevant, de la psychothérapie.

PSYCHOTROPE-S / PSYCHOTROPIQUE – Substances chimiques, influant, sur le psychisme, le cerveau / relevant, de ces substances.

PUBERTÉ / PUBERTAIRE / PUBÈRE – Mutation physiologique, morphologique, psychologique, de l’adolescence, phase, du développement, entre enfance & adultisme / relevant, de la puberté.

PUBERTÉ SEXUELLE PRIMAIRE – Développement, d’attributs sexuels majeurs, les organes génitaux.

PUBERTÉ SEXUELLE SECONDAIRE – Développement, d’attributs sexuels mineurs, telle, la pilosité.

PUBLICATION-S AMORALE-S – Diffusions écrites, audiovisuelles, définies, comme, devant être prohibées, pour les jeunes mineurs, pour la sauvegarde, de ces derniers.

PUGNACITÉ-EFFORT – Combativité, mordant, ténacité-acharnement, mobilisation, volonté résolue.

PUISSANCE PATERNELLE – Pouvoir légal, du père, sur ses enfants mineurs, avant, l’entrée, en vigueur, de l’autorité parentale conjointe, des deux ascendants, France, Antiquité-20e s.

PUNK-S, Jeune-s – Adojeune contestataire, subversif : adepte, de certains types & modes idéologiques, culturels, libertaires, individualistes, nihilistes, Occident, 20e s.

PUPILLE-S DE L’ÉTATMineur, privé, de parents, confié, notamment, par décision, de Justice, au service, de l’Aide Sociale, à l’Enfance, France.

PURDY, J.Écrivain littéraire, États-Unis, 20e/21e s.

 

 

___________ Q

 

42e PARALLÈLEŒuvre de littérature, États-Unis, 20e s.

15-24 ANS, SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL, Les – Étude, de socioéconomie, France, 21e s.

QI, Quotient IntellectuelRésultat, de test psychométrique qui, outre, examen psychologique, peut être, une indication quantitative standard, d’intelligence abstraite.

QUALIFICATION-S, D’ÉTUDES / PROFESSIONNELLE-S / QUALIFIANT / QUALIFIÉ – Certification, compétence, aptitude, en matière, de formation académique, d’emploi / lié, à la qualification.

QUAND CES CHERS PETITS, DEVIENNENT D’AFFREUX ADOS – Livre de psychologie, États-Unis, 20e s.

QUARANTE HONTEUSES / PITEUSES – Quatre dernières décennies, de crise psychomorale, socioéconomique, culturelle, mondiale, occidentale, française, 20e/21e s.

QUARTIERS D’EXIL, LesLivre de sociologie, France, 20e s.

QUASAR-S – Astre galactique, de type stellaire, très brillant. / Métaphore.

QUATRIÈME FORUM ADOLESCENCES – Colloque d’études, débats psychosociologiques, sur la jeunesse, France, 21e s.

QUEL AVENIR, POUR LES JEUNES, EN EUROPE ? – Article sociologique, de presse quotidienne écrite, d’information, France, 21e s.

QUELLE NUIT SOMMES-NOUS ?Œuvre de littérature, France, 21e s.

QU’EST-CE QUE LE TIERS-ÉTAT ?Pamphlet politique, France, 18e s.

QUESTIONS DE SOCIOLOGIELivre d’entretiens & de conférences, de sociologie, France, 20e s.

 

 

___________ R

 

RACHIS – Colonne vertébrale, axe osseux vertébré, support, de la moelle épinière.

RACISME / RACISTE-S – Xénophobie : stigmatisation, discrimination, ségrégation : rejet, des allochtones, tels, prétendument, « inférieurs », aux autochtones / relevant, tenant, du racisme.

RACKET-S, entre jeunes / RACKETTEUR / RACKETTÉ – Extorsion matérielle, par intimidation, chantage, toutes violences / relevant, du racket.

RADIGUET, R.Écrivain littéraire, France, 20e s.

RADIO VLStation radiophonique Web, jeunes, devenue VL, France.

RADIOFRÉQUENCE-S / RADIOFRÉQUENTIEL – Émission, de fréquence radioélectrique, d’onde électromagnétique, d’onde radio / relevant, des radiofréquences.

RADIO-S JEUNES – Station radiophonique, émettant, des programmes médias audiodiffusés, spécifiques, pour la jeunesse.

RADIO-S / RADIOPHONIQUE – Radiophonie & radiodiffusion, programmes audiodiffusés, station radiophonique / relevant, de la radio.

RAFFARIN, J.-P.Homme d’État, France, 20e/21e s.

RAISINS DE LA COLÈRE, LesŒuvre de littérature, États-Unis, 20e s.

RAISON / RAISONNABLE – Discernement, logique, sagesse / apte, à la raison.

RAISONNEMENT-S / RAISONNEUR-S / RAISONNÉ – Argumentations & analyses, déductions & démonstrations, conclusions & jugements / tenant, relevant, du raisonnement.

RAMPNOUX, R.Philosophe, France, 20e/21e s.

RAMSAY, L.Réalisatrice, de cinéma, Royaume-Uni, 20e/21e s.

RAPPORT, DE L’ONU, SUR LA JEUNESSE, 2005/2007 – Étude sociologique, monde, 21e s.

RAPPORT D’INFORMATION, SUR LA POLITIQUE, EN FAVEUR DES JEUNESÉtude, d’analyse socioéconomique, parlementaire, France, 21e s.

RASKOLNIKOF, R.Personnage, de fiction littéraire, Russie, 19e s.

RASTA-S, Jeune-s – Adojeune baba cool : non violent, anticonformiste, révolté, typologie, de sociologie, France, 21e s.

RASTIGNAC (de), E.Personnage, de fiction littéraire, France, 19e s.

RATIONALISATION / RATIONALISÉ – Autojustifications défensives, favorables, a posteriori, de réalités, plus mitigées, sous couvert, de la raison logique / lié, à la rationalisation.

RATIONNEMENT-S ALIMENTAIRE-S / RATIONNÉ – Fermes restrictions, limitations, contrôles, en matière, de subsistance, ravitaillement, répartition, de nourriture / relevant, du rationnement.

RAVAILLACAncien journal lycéen, France.

RAY, S.Jeune lycéen, « prodige, des mathématiques », Inde, Allemagne, 20e/21e s.

RAYONNEMENT-ENTHOUSIASME – Charisme, influence, prestige – exaltation, allégresse, entrain.

RÉALISATION DE SOI – Accomplissement de soi, développement personnel, plénitude & épanouissement individuel.

RÉALITÉ-S INTERNATIONALE-S – État, des enjeux, contexte, conflits géopolitiques mondiaux.

RÉASSURANCE / RÉASSURÉ – Regain, de confiance, de sérénité, d’affermissement, de soi / relevant, de la réassurance.

REBELLE-S / RÉBELLION-S – Réfractaire, contestataire, frondeur / révolte, opposition, rejet.

RÉCAPITULATION DE L’ENFANCE – Rappel, répétition, inventaire, du passé enfantin, de ses acquis, réalités, à l’adolescence.

RECONNAISSANCE : des autres, par soi-même / RECONNU – Acceptation, respect, estime, à l’égard, d’autrui / relevant, de la reconnaissance.

RECONNAISSANCE : par autrui, de soi-même / RECONNU – Acceptation, respect, estime, des autres, à l’égard, de soi / relevant, de la reconnaissance.

RÉDEMPTION / RÉDEMPTEUR – Libération, salut, délivrance / relevant, de la rédemption.

REFOULEMENT-S / REFOULÉ – Rejet, de ses propres désirs, envies, sentiments inconscients / relevant, du refoulement.

RÉGIME-S ALIMENTAIRE-S – Changement restrictif, des modes, de nutrition, habituels, à des fins, d’amaigrissement pondéral.

RÈGLES physiologiques – Menstruations, menstrues, écoulements biologiques sanguins, menstruels féminins.

RÉGRESSION-S / RÉGRESSIF – Rétrogradation, d’une réalité psychique, comme, sociologique, nouvelle, postérieure, à un état préexistant, antérieur / relevant, de la régression.

RÉIFICATION-S / RÉIFICATEUR / RÉIFIÉ – Appréhension, de l’être humain, tels, une chose, un objet, un moyen, de pur, intérêt matériel, hédoniste, consumériste / relevant, de la réification.

RÉINSERTION-S / RÉINSÉRÉ – Réadaptation, réintégration, retour, en la société / réadmis.

REITMAN, J.Réalisateur, de cinéma, Canada, 20e/21e s.

REJET-S / REJETÉ – Éviction, exclusion, refus / relevant, victime, du rejet.

RELAPS – Hérétique récidiviste, déviant persistant, apostat convaincu.

RELATIVISATION-S / RELATIVISABLE / RELATIVISÉ – Valorisation comparative, nuancement, perte, de caractère absolu, par contextualisation / relevant, de la relativisation.

REMANIEMENT-S PSYCHIQUE-S – Changement, révision, remise, en question, psychiques : nouvelle configuration mentale.

REMY, J.Journaliste, écrivaine, France, 20e/21e s.

RENAUT, A.Philosophe, France, 20e/21e s.

RENCONTRES EUROPÉENNES, de TAIZÉRassemblements spirituels œcuméniques, annuels, de jeunes chrétiens, Europe, 20e/21e s.

RENFORCEMENT DE SOI – Affermissement, consolidation, fortification moraux intérieurs, de la personnalité psychique.

RENONCEMENT-S – Abnégation, ascèse, élévation morales.

REPÈRE-S MORAL-AUX – Référence, éclairage, balise, axiologiques, ontologiques, de valeurs.

RÉPUBLIQUE-S / RÉPUBLICAIN – Régime politique, d’États, dont, le chef, de l’exécutif, n’est pas héréditaire / relevant, de la république.

REQUIEM, en ré mineur, KV 626, Messe, deŒuvre, de musique lyrique sacrée, Saint-Empire, 18e s.

REQUIEM FOR A DREAM / Retour à BrooklynDrame, de cinéma / œuvre littéraire, États-Unis, 20e s.

RÉSEAU-X SOCIAL-AUX, en ligneSites Internet communautaires, de libres échanges, interactifs, multimédias informatiques, de toutes natures.

RÉSILIENCE-S / RÉSILIENT – Endurances, résistances, solidités psychiques, permettant, de surmonter, se reconstruire, se transcender, suite, à un traumatisme / relevant, de la résilience.

RESPONSABILITÉ-S / RESPONSABLE – Devoir, obligations, conscience moraux / « adulte ».

RESTAURANTS DU CŒUR, LesŒuvre sociale caritative, d’urgence, d’aide, à la personne, en matière, d’insertion socioéconomique, anti-pauvreté, d’utilité publique, France, 20e/21e s.

RESTAURANT-S UNIVERSITAIRE-SEspace, de restauration collective, en libre-service, à prix réduit, pour jeunes scolarisés, dans l’enseignement supérieur.

RETENTISSEMENT-S / RETENTISSANT – Effet, conséquence, impact / lié, au retentissement.

RETRAITE / RETRAITÉ-S – Cessation, de vie active, non-activité professionnelle, retrait définitif, de l’emploi, d’un métier / en retraite.

REVENU-S – Salaires, ressources, gains.

RÊVERIES DU PROMENEUR SOLITAIRE, LesAutobiographie littéraire, France, 18e s.

RÊVEUR-S / RÊVE-S / RÊVÉ – Contemplatif, idéaliste, méditatif / idéal, espérance / idéalisé.

REVIZOR, LePièce théâtrale, de comédie, Russie, 19e s.

RÉVOCATION DE L’ÉDIT DE NANTESPar l’Édit royal, de Fontainebleau : réglementation religieuse restrictive & répression, du protestantisme, France, 17e s.

RÉVOLUTION AMÉRICAINEMouvement politique, indépendance, naissance, des États-Unis, d’Amérique, États-Unis, 18e s.

RÉVOLUTION ANGLAISEMouvement politique, en deux temps, dits : Première Révolution puis, Seconde Révolution, établissant, une monarchie parlementaire, le renforcement, du Parlement, Royaume d’Angleterre, 17e s.

RÉVOLUTION FRANÇAISE / RÉVOLUTIONNAIRE-S – Mouvement politique, mettant un terme, à l’Ancien Régime, instaurant, une monarchie constitutionnelle, puis, une république, France, 18e s. / relevant, tenant, de la révolution & la Révolution.

REYNAUD, M.Médecin psychiatre, addictologue, France, 20e/21e s.

REYNIÉ, D.Universitaire, de sciences politiques, France, 20e/21e s.

RHÉTORIQUE / RHÉTORICIEN – Art oratoire, de persuasion, d’éloquence, Antiquité gréco-romaine classique, européenne / relevant, de la rhétorique.

RICHARD, P. – Entrepreneur, France, 20e/21e s.

RICHE-S / RICHESSE-S – Opulent, fortuné, florissant / opulence, fortune, prospérité.

RIDER-S, Jeune-s – Jeune itinérant, motard, adepte, des sports, de « glisse », de tout, ce qui roule, typologie sociologique, France, 21e s.

RIGAUD, H.Artiste peintre portraitiste, France, 17e/18e s.

RIGORISME-S / RIGORISTE-S – Austérité, exigence, ascèse morales, spirituelles, de vie / relevant, tenant, du rigorisme.

RIGUEUR / RIGOUREUX – Précision, soin & méticulosité, sérieux / relevant, de la rigueur.

RIMBAUD, A.Poète littéraire, France, 19e s.

RISQUE-S, Prise de & Conduite, à / RISQUEUR-S / RISQUÉ – Acceptation, de dangers, périls, aléas, par comportement excessif, inconsidéré, imprudent : menaçant, soi-même, autrui / tenant, relevant, du risque.

RITE-S DE PASSAGE / RITUEL – Rituel, marquant, la mutation, de statut social & sexuel, notamment, la puberté sociale, par cérémonies, épreuves / relevant, du rite.

RITE-S INITIATIQUE-S – Incorporation sélective, d’un sujet, en un ensemble social & religieux.

ROBERTS, B. W. / VIECHTBAUER, W. / WALTON, K. E. – Psychologues, États-Unis & Pays-Bas & États-Unis, 20e/21e s.

ROBIN, M.Mystique chrétienne catholique, France, 20e s.

ROCARD, M.Homme d’État, France, 20e/21e s.

ROCHÉ, S.Politologue et, sociologue, en criminologie, France, 20e/21e s.

ROCHEFORT, H.Journaliste, dramaturge, homme politique, France, 19e/20e s.

ROCKOLLECTIONChanson artistique, œuvre musicale, France, 20e s.

RODRIGUE & CHIMÈNEJeunes personnages, de fiction théâtrale tragi-comique, inspirés, de figures réelles, France, 17e s. : œuvre & Espagne, 11e s. : intrigue.

ROMÉOPersonnage fictif, de théâtre tragico-romantique, Angleterre, 16e s. : pièce & États italiens, 14e/15e s. : intrigue.

ROND D’ALEMBERT (Le), J.Mathématicien, philosophe, encyclopédiste, France, 18e s.

ROUDET, B. – Sociologue, France, 20e/21e s.

ROULLEAU-BERGER, L. – Sociologue, France, 20e/21e s.

ROUSSEAU, J.-J.Écrivain littéraire, philosophe, Suisse, France, 18e s.

RSA, Revenu de Solidarité ActiveAllocation publique, d’aides & d’insertions sociales, économiques, d’emploi, France.

RUFO, M.Médecin pédopsychiatre, France, 20e/21e s.

RUMEUR-S – On-dit, ouï-dire, racontar.

 

 

___________ S

 

SACRE DE NAPOLÉON, LeŒuvre picturale artistique historique, France, 19e s.

SACRIFIÉ-S, Jeune-s – Jeunesse abandonnée, victime, oubliée, France, 20e s.

SADISME-S / SADIQUE-S – Trouble psychopathologique, de jouissance, de la souffrance, d’autrui / tenant, relevant, du sadisme.

SADOMASOCHISME-S / SADOMASOCHISTE-S – Trouble psychopathologique, de jouissance, de la souffrance, d’autrui & de la sienne propre / tenant, relevant, du sadomasochisme.

SAGES PAROLES DU DALAÏ LAMA – Livre de spiritualité, France, 21e s.

SAGESSE / SAGE-S – Idéal, d’ « élévation morale », philosophique, spirituelle, discernement ontologique & éthique, circonspection & modération / empreint, de sagesse.

SAÏD, E.Universitaire, intellectuel, théoricien, Palestine & États-Unis, 20e/21e s.

SAINT-LAURENT, Y.Grand couturier, France, 20e/21e s.

SALAIRE-S / SALARIÉ-S – Rémunération, rétribution, paie, d’un emploi exercé / percevant, un salaire.

SALMON, É. – Formateur, en développement personnel, France, 20e/21e s.

SALOMON, R. – Auteur, France, 19e/20e s.

SALUT / SALUTAIRE – Rédemption, félicité, sauvegarde / relevant, du salut.

SANCTION-S : négative-s / SANCTIONNATEUR / SANCTIONNÉ négativement – Peine & punition, condamnation & répression, effet néfaste / relevant, de la sanction négative.

SANG CONTAMINÉ, Affaire duScandale, d’infections virales, du Sida & de l’hépatite C, par transfusions sanguines toxiques, France, 20e s.

SANGUINITÉ / Caractère sanguin – Personnalité impulsive, spontanée, emportée.

SANS RANCUNE !Comédie dramatique cinématographique, Belgique, France, 21e s.

SANS TOIT NI LOIFilm cinématographique dramatique, France, 20e s.

SANT (Van), G.Réalisateur, de cinéma, États-Unis, 20e/21e s.

SANTÉ DES ADOLESCENTS, La – Livre de santé & médecine, France, 20e s.

SANTÉ DES JEUNES, EN FRANCE, Sur la – Étude sociologique, France, 21e s.

SANTÉ psychosomatique, sociale / SANITAIRE – Constitution & état, équilibre, hygiène physiques, psychiques, sociaux / lié, à la santé.

SANTÉ SCOLAIRE / DES ÉLÈVES, en enseignements secondaires – Dispositifs, actes, de sauvegarde, préventive & curative, de la constitution, l’équilibre, l’hygiène physiques, psychiques, sociaux, du jeune scolarisé, France.

SANTONI, J.Réalisateur, de cinéma & télévision, France, 20e/21e s.

SARKOZY, N.Homme d’État, président de la République, France, 20e/21e s.

SARRASIN, N.Auteur, en développement personnel, Canada, 20e/21e s.

SATIRESŒuvre de poésie, Rome, 1er s.

SATISFAIT-S, Jeune-s – Jeunesse heureuse, de son sort, confiante, en son avenir, typologie sociologique, France, 21e s.

SAUVY, A.Économiste, démographe, sociologue, France, 19e/20e s.

SCANDALE-S / SCANDALEUX – Infamie, indignité, honte / relevant, du scandale.

SCAPINPersonnage, de fiction théâtrale, de comédie, France, 17e s.

SCARIFICATION-S / SCARIFIÉ – Incision, marquage, modification corporels cutanés / marqué.

SCHIZOPHRÉNIE / SCHIZOPHRÈNE-S – Troubles neuropsychopathologiques psychotiques, anosognosie, perte mentale, de contact, avec la réalité / relevant, atteint, de la schizophrénie.

SCHIZOPHRÉNIES FRANÇAISESOuvrage, d’analyse sociologique politique, États-Unis & France, 21e s.

SCHNEIDER, R.Actrice, Allemagne, France, 20e s.

SCIENCES DE LA JEUNESSE / L’ADOJEUNESSE – Étude théorique & pratique, transversale, pluridisciplinaire, holistique, de l’adojeunesse, des questions afférentes.

SCOLARISATION-S, secondaire-s & supérieure-s – Suivi d’études, en un établissement, d’enseignement, secondaire & supérieur, général, professionnel, technologique, France.

SCOLARISÉ-S, Élève-s – Jeune, suivant, des études, en un établissement, d’enseignement, secondaire & supérieur, général, professionnel, technologique, France.

SCOLARITÉ-S, secondaire-s & supérieure-s – Ensemble, du parcours, d’études, d’un élève, d’un étudiant, en cursus, d’enseignements, secondaires & supérieurs, France.

SCOLIOSE-S / SCOLIOTIQUE – Déviation sinueuse, de la colonne vertébrale / relevant, de la scoliose.

SÉBASTIENJeune, de vingt-et-un ans, victime, d’un assassinat familial, France, 21e s.

SÉBUM – Sécrétion grasse lipidique, des glandes sébacées, protégeant, la peau.

SECOND EMPIRE FRANÇAISRégime politique monarchique, constitutionnel, France, 19e s.

SECOND-E CONFLIT / GUERRE MONDIAL-E, 1939-1945Engagements militaires massifs, d’ampleur internationale, monde, 20e s.

SECOURS CATHOLIQUEOrganisme caritatif chrétien / étude sociologique, France.

SECRET STORYÉmission télévisée, de téléréalité, France, 21e s.

SECRETS DU CERVEAU DES ADOS, Les – Article scientifique, de magazine, de presse écrite, d’information, France, 21e s.

SECTARISME / SECTAIRE – Intolérance, fanatisme, fermeture / relevant, du sectarisme.

SECTE-S / SECTAIRE – Groupement idéologique communautaire, mené, par un chef moral, gourou / propre, aux sectes.

SÉCURITÉ SOCIALEDispositif, de protection sociale, garantissant, les besoins, ressources minimaux, à tout citoyen : famille, maladie, vieillesse, dépendance, France.

SÉCURITÉ SOCIALE ÉTUDIANTE – Dispositif, de protection sociale, garantissant, les besoins sanitaires, des étudiants, en cursus supérieurs, France. Remplacé, par le régime général, de Sécurité sociale, en 2019.

SÉDATIF-S – Calmant, relaxant, tranquillisant.

SEGALEN, M.Sociologue, ethnologue, France, 20e/21e s.

SÉGRÉGATION-S / SÉGRÉGATIF / SÉGRÉGUÉ – Discrimination, apartheid, exclusion / lié, à la ségrégation.

SELBY (Jr), H.Écrivain littéraire, États-Unis, 20e/21e s.

SÉNESCENCE-S / SÉNESCENT – Vieillissement, affaiblissement, fort déclin physiologiques, psychiques, sociaux humains / atteint, de sénescence.

SENNE (Le), R.Philosophe, psychologue, France, 19e/20e s.

SENS À SA VIE / EXISTENTIEL – Raison d’être & finalité, portée, valeur, accordées, à un parcours humain.

SENS / SENSÉ – Signification – raison d’être & finalité, portée, valeur / relevant, du bon sens.

SENTIMENTALITÉ / Caractère sentimental – Personnalité « sensible » : affective, spirituelle, « romantique ».

SENTIMENT-S / SENTIMENTAL – Affect, émotion, attachement / relevant, des sentiments.

SÉRÉNITÉ-S / SEREIN – Ataraxie, paix, quiétude / relevant, de la sérénité.

SÉROPOSITIVITÉ, HIV / VIH / SIDA / SÉROPOSITIF-S – Test sérologique positif, au virus, du Sida, Syndrome, de l’ImmunoDéficience humaine Acquise / atteint, de séropositivité.

SERVICE MILITAIRE / NATIONAL – Ex-temps légal obligatoire, de conscription, d’enrôlement militaires, pour la jeunesse masculine, France, 19e/20e s.

SÉSAME – Dispositif, d’allocation financière, aux étudiants, en difficulté, France.

SEUIL DE PAUVRETÉNiveau, de revenus, au-dessous, duquel, un ménage est, en vertu, de certains critères prédéfinis, considéré, comme, pauvre, c’est-à-dire, nécessiteux, indigent.

SEUREL, F. – Personnage, de fiction littéraire, France, 19e/20e s.

SÉVICE-S, sur mineurs – Violences physiques, coups & blessures, maltraitances, contre, un jeune mineur, France.

SEXE BIOPHYSIQUE – Sexe anatomique, corporel, de naissance.

SEXE PSYCHOAFFECTIF – Sexe appréhendé, désiré, intégré, par & pour, soi-même.

SEXE SOCIORELATIONNEL – Sexe perçu, par autrui, envers, soi, par, soi-même, à l’égard, des autres, au travers, du regard, de la collectivité : en sociabilité.

SEXE-S / SEXUÉ – Sexualité, pratiques sexuelles, activité sexuelle – organes sexuels – genre sexué / relevant, du genre masculin & féminin .

SEXUALITÉ-S / SEXUEL – Réalité sexuelle humaine, cognitive, émotionnelle, comportementale / relatif, à la sexualité.

SHAKESPEARE, W.Poète, dramaturge, écrivain littéraire, Royaume d’Angleterre, 16e/17e s.

SHAVER, P. – Psychologue, États-Unis, 20e/21e s.

SHELLY, M. – Médecin, de santé publique, France, 20e/21e s.

SHRIVER, L.Écrivaine littéraire, journaliste, États-Unis, 20e/21e s.

SHURE, M. – Psychologue, États-Unis, 20e/21e s.

SIDA, Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise / SIDÉEN-S – Symptômes, de la destruction, du système immunitaire, par le virus, d’immunodéficience humaine, dernier stade, de l’infection / relevant, atteint, du Sida.

SIEYÈS, E.-J., AbbéHomme d’Église, politique, auteur essayiste, France, 18e/19e s.
SINGLY (de), F.Sociologue, France, 20e/21e s.

SINISTROSE-S / SINISTRE – Pessimismes, négativités, défaitismes, accentués & permanents / inquiétant, sombre, lugubre.

SITUATION DES JEUNES, EN EUROPE, La – Étude sociologique, sondage d’opinion, France, Europe, 21e s.

SIX LIVRES DE LA RÉPUBLIQUE, LESEssai, de sciences politiques, France, 16e s.

SKINHEAD-S, Jeune-s / Crânes rasés – Jeunesse marginale, anticonformiste, extrémiste, Occident, 20e/21e s.

SKINS PARTIES / Soirées débridées – Fêtes adolescentes, dites, « sans limites », orgies, débordements.

SKJOLDBJAERG, E.Réalisateur, de cinéma, Norvège, 20e/21e s.

SKYROCKStation radiophonique jeunes, France.

SKYROCK.COMRéseau social, en ligne : espaces Internet multimédias, personnalisés, de libre expression, de communication, d’échanges, pour jeunes, France.

SMETANA, B.Compositeur, Bohême, Empire d’Autriche, puis, d’Autriche-Hongrie, actuelle, République tchèque, 19e s.

SMIC, Salaire Minimum Interprofessionnel, de Croissance.Salaire horaire, minimal légal, obligatoire, automatiquement, réévalué, France.

SOCIABILITÉ-S POLYMORPHE-S – Vie sociale, socialisation, liens collectifs évolutifs, variés, de plusieurs types.

SOCIABILITÉ-S / SOCIABILISÉ / SOCIABLE – Vécu, en société, socialisation collective & réseau social, de groupe, cohérent, aptitude, à cultiver, des liens harmonieux, à autrui, en société / relevant, de la sociabilité.

SOCIALISATION DE L’ADOLESCENT, LaLivre de psychosociologie, France, 21e s.

SOCIALISATION EXPÉRIMENTALE secondaire – Intégration sociale, par essais, tentatives, recherches pratiques, indépendants, de & par, soi-même : par l’adojeune.

SOCIALISATION IDENTIFICATOIRE primaire – Intégration sociale, par assimilation, transfert, projection mimétiques, d’élaboration, d’identité, de personnalité, via, autrui : par l’enfant.

SOCIALISATION-S / SOCIALISÉ – Insertion, en la société, apprentissage, de la vie collective, intériorisation, des habitus sociétaux & re/construction, d’identité sociale / intégré, assimilé.

SOCIÉTÉ ADOLESCENTE, La – Livre de sociologie, États-Unis, 20e s.

SOCIÉTÉ BLOQUÉE, LaLivre de sociologie, France, 20e s.

SOCIÉTÉ DÉPRESSIVE – Civilisation, de déclin, en marasme, tristesse, souffrance : déprimée, hypocondriaque, déprimante, Occident, 21e s.

SOCIÉTÉ-S / SOCIÉTAL – Collectivités, civilisations, communautés : vie, en groupes organisés, en partages, interactions, coopérations / relevant, de la société.

SOCIÉTÉS MUTUALISTES DES ÉTUDIANTSMutuelles régionales étudiantes, sanitaires & d’assurance, chargées, du régime étudiant, de Sécurité sociale, sur une zone territoriale, France. Depuis, 2019, en charge, du régime général, de Sécurité sociale, appliqué, aux étudiants.

SOCIOLOGIE DE LA FAMILLELivre de sociologie, France, 21e s.

SOCIOLOGIE DE LA JEUNESSELivre de sociologie, France, 20e/21e s.

SOCIOLOGIE / SOCIOLOGIQUE – Discipline, des sciences humaines & sociales, étudiant, les humains, en leur milieu social, les faits sociaux humains / relevant, de la sociologie.

SOCS – Personnages, de fiction cinématographique dramatique, États-Unis, 20e s.

SODASérie télévisée, de comédie / dossier, de presse, afférent, de présentation médiatique, France, 21e s.

SODIUM – Chlorure salin, sel marin, substance cristallisée, d’assaisonnement.

SŒUR-S / SORORAL – Fille, née, des mêmes parents, qu’une personne / lié, à la sœur.

SOIN-S, des jeunes & mineurs / SOIGNANT / SOIGNÉ – Traitement, médication, secours, sanitaires thérapeutiques, préventifs & curatifs : physiques, psychiques, sociaux, au junior / relevant, du soin.

SOLJENITSYNE, A.Écrivain littéraire, dissident, Union Soviétique, Russie, 20e/21e s.

SOLVANT-S – Produit chimique détourné, faisant office, de drogue, de substitution.

SOMME THÉOLOGIQUE, La / Summa theologicaŒuvre de théologie, philosophie, États italiens, 13e s.

SOMMEIL-S – Fait, de dormir, repos, perte, de conscience.

SOMNIFÈRE-S – Barbiturique, calmant & tranquillisant, sédatif : hypnotiques, narcotiques, soporifiques / provoquant, le sommeil.

SONDAGE-S JEUNESSE – Étude-s, d’opinion, sociologique-s, France, 21e s.

SOREL, J.Personnage, de fiction littéraire, France, 19e s.

SOS GÉNÉRATION – Jeunesse, en marasme, perdition, tourment, de la crise psychomorale, socioéconomique, des Quarante Piteuses, France, Occident, 20e/21e s.

SOUCHON, A.Artiste chanteur, France, 20e/21e s.

SOUFFRANCE-S / SOUFFRANT – Afflictions, tourments, douleurs, physiques & psychiques & moraux / affecté, de souffrance-s.

SOUFFRE-DOULEUR – Bouc-émissaire, tête de turc, victime ciblée.

SOUFISME / SOUFISTE-S – Courant philosophique islamique, sunnite & chiite : mystique, ascétique, ésotérique / relevant, tenant, du soufisme.

SPAM-S / POURRIEL-S – Messages électroniques, commerciaux & publicitaires, récurrents, indésirables, envoyés, en masse, non autorisés ni, sollicités.

SPECTACLE EST TERMINÉ, LeChanson artistique, œuvre musicale, France, 20e s.

SPIRITUALITÉ MÉDIÉVALE JUDÉO-CHRÉTIENNE – Mystique religieuse, du Moyen Âge, issue, du judaïsme & du christianisme, Europe, 5e-15e s.

SPIRITUALITÉ-S / SPIRITUEL – Foi, « mystique », esprit & champ théologiques, axiologiques, philosophiques / relevant, de la spiritualité.

SPLEEN / Morosité – Dégoût mélancolique, marasme hypocondriaque, ennui diffus, sans cause.

SPLENDIDTroupe, d’acteurs, de comédie, café-théâtre éponyme, France, 20e/21e s.

SPLENDIDE ISOLEMENTPar extension, analogie, éloignement, solitude, mise, à l’écart, de souveraineté, délibérés, volontaires.

STABILISATION-S / STABILISATEUR / STABILISÉ / STABLE – Équilibrage, consolidation, affermissement / relevant, de la stabilisation / fixe.

STABILITÉ ÉMOTIONNELLE – Équilibre, constance, solidité, cognitifs, comportementaux, des sentiments, affects, perceptions psychosomatiques.

STABILITÉ PROFESSIONNELLE – Équilibre, constance, solidité, en l’occupation, de postes, d’emploi, de métier, travail, au long, d’une carrière.

STADE-S, D’ÉVOLUTION – Degrés, phases, niveaux périodiques, développementaux, de la croissance, la transformation, progressifs humains : psychosomatiques, moraux.

STADES I A V, DE LA PUBERTÉ HUMAINE – Typologie anatomique biophysiologique, ado-pubertaire : phases périodiques, de croissance progressive.

STAGE-S, professionnel-s & étudiant-s / STAGIAIRE-S – Formation, perfectionnement, activité, d’emploi, temporaires pratiques, de finalisation, durant, un cursus, d’études, France / jeune, en stage.

STANDARDISATION / STANDARDISÉ – Conformation, à des normes, des critères, modèles uniques / relevant, de la standardisation.

STANFORD, UniversitéÉtablissement privé, d’enseignement supérieur, d’excellence, États-Unis.

STATUTS DE LA FONDATION, A. de GAULLERéglementation, charte, organisation, régissant, cette fondation humanitaire, pour handicapés, France.

STEINBECK, J.Écrivain littéraire, États-Unis, 20e s.

STEINBERG, L.Universitaire de psychologie, États-Unis, 20e/21e s.

STELLINGER, A. – Sociopolitiste, France, Suède, 20e/21e s.

STENDHALH. Beyle, écrivain littéraire, France, 18e/19e s.

STIGMATISATION-S / STIGMATE-S / STIGMATISÉ-SMarques supposées, des plaies, du Christ crucifié, chez, certains mystiques / sujet, à stigmatisation.

STREEP, M.Actrice, de cinéma, États-Unis, 20e/21e s.

STRESS / STRESSEUR-S / STRESSANT / STRESSÉ – État psychosomatique réactionnel, de l’organisme humain, confronté, à une attaque brutale : tension, choc, perturbation / relevant, du stress.

STRUCTURATION-S / STRUCTURANT / STRUCTURÉ – Agencement-s, ordonnancement-s, organisation / relevant, de la structuration.

STRUCTURE-S / STRUCTUREL – Agencement, organisation, « architecture » / relevant, de la structure.

SUBJECTIVITÉ / SUBJECTIF – Spécificité, particularisme, individualité, de la pensée, de la conscience, la réalité humaines / relevant, de la subjectivité.

SUBLIMATION / SUBLIMATOIRE / SUBLIMÉ – Idéalisation, élévation, ennoblissement, de valeurs, moraux, transcendants / relevant, de la sublimation.

SUBORDINATION / SUBORDONNÉ – Dépendance, servitude, assujettissement / relevant, de la subordination.

SUBVERSION-S / SUBVERSIF / SUBVERTI – Contestation, remise, en cause, soulèvement : agissements, de sape, nihilistes, séditieux, négativistes, contre, les valeurs, principes établis / relevant, de la subversion.

SUGAR DADDYSystème, de prostitution déguisée, consistant, à échanger, les faveurs, d’une jeune étudiante, dite, Sugar Baby, contre, des avantages matériels, « octroyés », par un senior fortuné, dit, Sugar Daddy.

SUICIDE RÉVÈLE LA SOUFFRANCE singulière, des jeunes homosexuels, LeArticle, de psychosociologie, de presse écrite, d’information, France, 21e s.

SUICIDE-S / SUICIDAIRE / SUICIDANT-S / SUICIDÉ-S – Autolyse, mort volontaire, autodestruction mortelle / relevant, du suicide, en risque, de suicide / en tentative, de suicide / mort, de suicide.

SUICIDOLOGIE / SUICIDOLOGIQUE – Étude scientifique, des conduites suicidaires, de leurs causes, prévention, en psychopathologie, sociologie, philosophie… / relevant, de la suicidologie.

SULEIMAN, E.Universitaire, de sciences politiques, États-Unis, 20e/21e s.

SUPERFICIALITÉ-S / SUPERFICIEL – Légèreté, de surface, sans profondeur / relevant, de la superficialité.

SUPERVISION-S / SUPERVISEUR / SUPERVISÉ – Contrôle, surveillance, inspection, vérificatifs, de révision, qualité / relevant, de la supervision.

SWINGING SIXTIES / Les pétillantes, années 1960 – Décennie culturelle, d’exception, au Royaume-Uni, 20e s.

SYMBIOSE-S / SYMBIOTIQUE – Union, harmonie, association étroites, fructueuses, mutuelles / relevant, de la symbiose.

SYMPATHIE-S / SYMPATHIQUE – Attraction, affinité, bienveillance / relevant, de la sympathie.

SYNAPSE-S / SYNAPTIQUE – Zone, de contact, entre neurones, de livraison, d’informations / relevant, des synapses.

SYNCRÉTISME / SYNCRÉTIQUE – Système philosophique, spirituel, culturel pluridoctrinal, pluriel / relevant, du syncrétisme.

SYNOPSIS / SYNOPTIQUE – Résumé, intrigue, trame écrits, d’un scénario cinématographique / relatif, à un aperçu général.

SYPHILIS / SYPHILITIQUE – Infection, sexuellement, transmissible, contagieuse, chronique / relevant, atteint, de la syphilis.

SYSTÈME COMBINATOIRE – Raisonnement « formel », permettant, d’envisager, toutes les configurations, d’une situation, les permutations possibles, en un ensemble.

SYSTÈME DES BEAUX-ARTSŒuvre de philosophie, France, 20e s.

 

 

___________ T

 

3096 JOURSLivre, de récit sociologique autobiographique, Autriche, 21e s.

TABAC / TABAGIE / TABAGISME, des jeunes & mineurs / TABAGIQUE – Produit nicotinique psychoactif, herbacé addictif / consommation tabagique / intoxication, par abus, de tabac, des jeunes / lié, au tabac, à la tabagie, au tabagisme.

TAG, Trouble Anxieux GénéraliséAffection psychiatrique, à manifestations physiques aiguës, inquiétudes permanentes irrépressibles, de façon, conjoncturelle & structurelle.

TAILLE-S – Gabarit, stature, dimension corporels humains, en longueur & hauteur.

TANGUY, SyndromeCohabitation familiale, intergénérationnelle, tardive, voire, abusive, de certains jeunes adultes, résidant, au domicile parental, Occident, 21e s.

TANNER, J. M.Médecin pédiatre, Royaume-Uni, 20e/21e s.

TARTAR-GODDET, É.Psychologue, psychosociologue, France, 20e/21e s.

TATOUAGE-S / TATOUÉ-S – Marquage indélébile, décoratif & symbolique, cutané, par colorants injectés / marqué, porteur, de tatouage-s.

TAVOILLOT, P.-H.Philosophe, France, 20e/21e s.

TAXINOMIE / Taxonomie / TAXINOMIQUE – « Sciences, de la classification », classements, représentations hiérarchiques, de concepts, sujets, domaines / lié, à la taxinomie.

TAYLORISME / TAYLORISTE – Organisation rationalisée, automatisée, scientifique, du travail, États-Unis, monde, 19e/20e s. / relevant, tenant, du taylorisme.

TCA, Troubles du Comportement AlimentaireDérèglement psychopathologique, de la nutrition.

TECHNOLOGISME / TECHNOLOGISTE – Primauté, invasion, excès technologiques, de la forte place, du rôle, des technologies, dans la vie, des humains / relevant, du technologisme.

TECHNOPHILIE / TECHNOPHILE-S – Appétence néophile, pour les technologies, avancées technologiques, notamment, de pointe, récentes / relevant, atteint, de la technophilie.

TECHNOSCIENCES / TECHNOSCIENTIFIQUE – Interactions mutuelles, entre les sciences & techniques / relevant, des technosciences.

TEEN / YOUTH MARKETING / Fidélisation mercantile, des juniors, de leurs attentes – Publicité, communication, promotion commerciales, consuméristes, hédonistes, matérialistes, pour les adojeunes.

TEEN MOVIE-S / Cinéma, avec / pour, les ados – Genre cinématographique, notamment, américain, traitant, de l’adolescence, avec des personnages, un public adolescents.

TEILHARD de CHARDIN, P.Religieux, scientifique, théologien, philosophe, France, 19e/20e s.

TEKNOÏDE-S, Jeune-s – Jeune technophile, à appétence néophile, pour les technologies, les avancées, de pointe, récentes, typologie sociologique, France, 21e s.

TÉLÉOLOGIE / TÉLÉOLOGIQUE – Science, de la finalité, doctrine, subordonnant, l’univers, à une finalité, finalisme ontologique / relevant, de la téléologie.

TÉLÉPHONE-S & TÉLÉPHONIE MOBILES & CELLULAIRES / TÉLÉPHONIQUE – Système, de télécommunications, par dispositif électronique numérique, sans fil, radiofréquences & ondes électromagnétiques / relevant, de la téléphonie.

TÉLÉTHONMarathon télévisuel annuel, de financement, de la recherche, sur les maladies génétiques rares, France, 21e s.

TÉLÉVISION-S JEUNES – Télédiffusion & société, de programmes audiovisuels, pour & par, la jeunesse.

TÉLÉVISION-S / TÉLÉVISUEL – Télédiffusion & société, de programmes audiovisuels / lié, à la télévision.

TEMPÉRAMENT-S – Idiosyncrasie, personnalité, constitution psychiques innées, conditionnant, la façon humaine, d’interagir, avec l’environnement.

TEMPORALITÉ / TEMPOREL – Ce qui est lié, au déroulement irréversible, du temps / relevant, du temps.

TEMPS LIBRE – Congés, loisirs, occupations « libres », du temps, en dehors, des obligations habituelles, notamment, scolaires, professionnelles.

TENTATIVE-S DE SUICIDE – Acte, d’auto-agression, non abouti, à objectif, de mort, sans décès, consécutif.

TERRE / TERRESTRE – Sol, couche terrestre, part solide, du globe planétaire – métaphore : corps humain / relevant, de la Terre.

TERRORISME / TERRORISTE-S – Usage, de violences, terreur, crimes, pour parvenir, à des fins idéologiques, de droit commun / relevant, acteur, du terrorisme.

TERTULLIEN, F.Écrivain littéraire, théologien, Carthage & Tunisie, 2e/3e s.

TESTOSTÉRONE / TESTOSTÉRONIQUE – Principale, hormone sexuelle masculine / relevant, de la testostérone.

TÉTANOS / TÉTANIQUE – Maladie infectieuse, à effets neurotoxiques & musculaires / relevant, du tétanos.

TÊTE DE TURC – Bouc émissaire, objet, de dérision, souffre-douleur.

TÊTE-S – Cerveau : intellect, esprit, mental : métaphore.

TÉTRAHYDROCANNABINOL / Delta 9 THC – Cannabinoïde psychoactif, principe actif, du cannabis, stupéfiant psychotrope.

TÉTRAPLÉGIE-S / TÉTRAPLÉGIQUE-S – Paralysies, des quatre membres, le plus souvent, par lésions, de la moelle épinière / relevant, atteint, de la tétraplégie.

THALAMUS humain / THALAMIQUE – Zone encéphalique, du cerveau humain / lié, au thalamus.

THALIDOMIDEMédicament sédatif & antinauséeux, cause, de malformations congénitales, monde, 20e s.

THAUMATURGIE-S / THAUMATURGIQUE – Don religieux, de guérison miraculeuse, dans la foi chrétienne / relevant, de la thaumaturgie.

THÉOJeune, victime, de graves déviances supposées, des forces de l’ordre, France, 21e s.

THEORIA / Méditation, introspectionContemplation, recueillement, oraison intérieurs, spirituels & mentaux.

THÉOSOPHIE / THÉOSOPHIQUE – Mysticisme, science, du divin, philosophie, de la « Vérité révélée » / relevant, de la théosophie.

THÉRAPIE-S (PSY) / THÉRAPEUTIQUE – « Relation, d’aide », traitement, d’un trouble, notamment, psychique, suivi curatif, de type, psychothérapeutique / relevant, de la thérapie.

THERMOPYLES, Bataille, desConflit militaire, Grèce, 5e s. av. J.-C.

THOMISME / THOMISTE – Doctrine théologique & philosophique, du christianisme, issue, de l’enseignement, de T. d’Aquin, monde, depuis, le 13e s. / relevant, du thomisme.

TIC, Technologies de l’Information et de la CommunicationCommunication électronique télématique : informatique, audiovisuel, multimédia, néotélécommunication, Web.

TIERS-ÉTATDéputés, de la bourgeoisie, aux États généraux, de l’Ancien Régime, France, 14e-18e s.

TIERS-MONDEPays, en développement & émergents, hors, Occident.

TIERS-PAYANT – Paiement direct, des soins médicaux, des médicaments, par le système, de santé, sans avance financière, du patient.

TIMIDITÉ-S / TIMIDE-S – Embarras, indécision, crainte / relevant, affecté, de la timidité.

TINCQ, H.Journaliste, vaticaniste, France, 20e/21e s.

TINTINPersonnage de fiction, de bande dessinée, de jeunesse, Belgique, 20e s.

TIROT, G. – Essayiste, France, 20e/21e s.

TITUS & BÉRÉNICEPersonnages historiques & personnages, de fictions théâtrales, Moyen-Orient & Rome, 1er s. / Œuvres, de Racine et Corneille, France, 17e s.

TOC, Troubles Obsessionnels CompulsifsTrouble mental, à pensées intrusives répétées & comportements récurrents ritualisés.

TOCQUEVILLE, A. (de)Homme politique, philosophe politique, historien, France, 19e s.

TONUS SOCIAL – Énergie, dynamisme, vitalité, des liens, à autrui.

TOTALITARISME / TOTALITAIRE – Monopole idéologique dictatorial : absolutiste, tyrannique, despotique / relevant, du totalitarisme.

TOUJOURS PLUS !Livre de socioéconomie, France, 20e s.

TOUR DE FRANCE CYCLISTECompétition sportive internationale, France, 20e/21e s.

TOURMENT-S / TOURMENTEUR / TOURMENTÉ – Douleur & souffrance, affliction & affres, peine & tracas / relevant, du tourment.

TOUT BAIGNE, Jeune-s – Jeune, satisfait, de son « sort », en situation générale favorable, typologie sociologique, France, 21e s.

TOUT CE QUI BRILLEFilm cinématographique, de comédie, France, 21e s.

TOUTE LA VIEŒuvre musicale vocale, chanson artistique, France, 21e s.

TOXICOMANIE-S / TOXICOMANE-S – Intoxication, dépendance, accoutumance, physiques & psychiques, à des produits psychotropes / relevant, adepte, de la toxicomanie.

TRAITÉ D’ADDICTOLOGIELivre de santé, France, 21e s.

TRAITÉ DE CARACTÉROLOGIELivre de psychologie, France, 20e s.

TRAITÉ / PACTE CONSTITUTIONNEL EUROPÉEN, 2005 – Nouvelle Constitution européenne, rejetée, par référendum, Europe, 21e s.

TRANQUILLISANT-S – Médicament psychotrope : sédatif, anxiolytique ou, neuroleptique.

TRANSCENDANCE / TRANSCENDANT – Métaphysique, dépassements, élévations spirituels, philosophiques, moraux / relevant, de la transcendance.

TRANSFERTS SOCIAUX – Prestations sociales indemnitaires, d’assistances, compensatoires financières publiques.

TRANSGRESSION-S / TRANSGRESSIF / TRANSGRESSEUR / TRANSGRESSÉ – Manquement, anticonformisme, violation / relevant, de la transgression.

TRANSITION-S / TRANSITIONNEL – Liaison graduelle, passage progressif, changement intermédiaire / relevant, de la transition.

TRANSMUTATION-S / TRANSMUTATIF – Métamorphose, transfiguration, ennoblissement / relevant, de la transmutation.

TRANSNATIONALITÉ / TRANSNATIONAL – Internationalisation, au-delà, des pays, des États, en une configuration mondialisée, globalisée / relevant, de la transnationalité.

TRANSSEXUALISME / TRANSIDENTITÉ / TRANSSEXUEL-S – Trouble, de l’identité sexuelle / transgenre.

TRANSSUBSTANTIATION-SMétaphore, mutation, de substance, en une autre.

TRANSVERSALITÉ / TRANSVERSAL – Horizontalité, approche plurithématique, communauté, de domaines & sujets / relevant, de la transversalité.

TRASH, Jeune-s / Jeune-s glauque-s – Jeunesse provocante, agressive, choquante, par saleté, médiocrité, vulgarité, Occident, 21e s.

TRAUMATISME-S / TRAUMATIQUE / TRAUMATISANT / TRAUMATISÉ – Trouble, ébranlement, choc, physiques, psychiques, moraux / relevant, du traumatisme.

TRAVAIL, SCOLAIRE & PROFESSIONNEL – Tâches, activités, occupations éducatives, de l’emploi, France.

TRENTE GLORIEUSESPériode « faste », de forte prospérité, croissance, consommation socioéconomique, des pays développés, monde, 20e s.

TRÈS GRANDE BOUCLE, LaTour du monde cycliste, juvénile, 21e s.

TREVES, F.Chirurgien, Royaume-Uni, 19e/20e s.

TRIANGLE DES BERMUDESZone géographique, supposée, être, le théâtre, de disparitions navales, aériennes, étranges, inexpliquées, Océan Atlantique.

TRILOGIE DE LA RÉSILIENCE, LaLivres de psychologie, France, 21e s.

TRISOMIE 21 / Ex-mongolisme / TRISOMIQUE – Anomalie chromosomique congénitale, par chromosome surnuméraire, de la vingt-et-unième paire, psychophysiopathologie / relevant, atteint, de la trisomie.

TRISTANPersonnage celte, de mythologie littéraire, Bretagne & France actuelle, Angleterre, Irlande, 5e/6e s. : existence & 12e s. : narrations littéraires.

TRISTESSE-S / TRISTE – Chagrin & mélancolie, affliction & désenchantement, accablement & amertume, en désespérance morale / affecté, de tristesse.

TRITHÉRAPIE-S / TRITHÉRAPEUTIQUE – Traitement antiviral, curatif, de la séropositivité & préventif, du Sida / relevant, de la trithérapie.

TROIS MONDES, UNE PLANÈTEArticle géopolitique, de presse écrite, d’information, France, 20e s.

TROISIÈME FORUM ADOLESCENCES – Colloque, d’études, débats psychosociologiques, sur la jeunesse, France, 21e s.

TROUBLE-S CARACTÉRIEL-S – Atteinte psychopathologique, de la mentalité, acquise.

TROUBLE-S DE LA PERSONNALITÉ – Atteintes psychopathologiques, du psychisme, inné & acquis.

TROUBLE-S DE L’AUDITION / ACOUPHÈNES / SURDITÉ-S – Baisses & pertes, des capacités auditives / bruits parasites, perçus, sans émissions, de sons / abolition totale, de l’ouïe.

TROUBLE-S DU COMPORTEMENT – Atteinte psychopathologique, des conduites.

TROUBLE-S PSYCHIQUE-S – Atteintes psychopathologiques psychoaffectives.

TSPT, Trouble de Stress Post-TraumatiqueTrouble anxieux, accru, suite, à occurrence, perçue, comme, traumatisante, à pensées macabres, invasives.

TUBERCULOSE / TUBERCULEUX – Maladie infectieuse contagieuse, notamment, pulmonaire / relevant, atteint, de la tuberculose.

TUERIE D’OSLOMassacre de masse, par armes à feu, Norvège, 21e s.

TUNIQUE DE NESSUSMétaphore, cadeau empoisonné, présent funeste, passion maléfique destructrice.

TURKANA BOY / « Garçon, de Turkana » – Squelette, de jeune hominidé, Homo ergaster & erectus, Afrique, Kenya, il y a, 1,5 million d’années.

TURKANA, LACLieu, d’origine géographique, du Garçon, de Turkana, Afrique, Kenya.

TUTORAT ANDRO-ADOJEUNOLOGIQUE / TUTORAL / TUTORÉ – Coaching / conseil de vie, théorique & pratique, du junior masculin, de quinze – vingt-quatre ans, relation d’aide spécialisée, enseignements, de réalisation, de soi / relevant, du tutorat.

TYPE-S AFFECTIF-S – Genre humain sentimental, émotionnel, d’attachements.

 

 

___________ U

 

UN AMOUR DE JEUNESSERomance dramatique, de cinéma, Allemagne, France, 21e s.

UN ENNEMI DU PEUPLEPièce de théâtre dramatique, Norvège, 19e s.

UNAF, Union Nationale des Associations FamilialesInstitution familiale, d’utilité publique, regroupant, des entités morales familiales, France.

UNEF, Union Nationale des Étudiants de FranceOrganisation étudiante, de type syndical, représentative, de défense, des intérêts, de la jeunesse étudiante, France.

UNESCO, Organisation des Nations Unies, pour l’Éducation, la Science & la CultureInstitution culturelle spécialisée, de l’Organisation des Nations Unies, France, monde.

UNICEF, Fonds des Nations Unies, pour l’Enfance / l’AdolescenceAgence, de l’ONU, de défense, de la condition, des jeunes mineurs, États-Unis, monde.

UNION EUROPÉENNEGroupement politique, économique continental, d’États, de l’Europe, à compétences communautaires.

UNION-S LIBRE-S – Union sentimentale, non légalisée ni, reconnue, civilement, religieusement.

UNIVERS SOCIAL DES ADOLESCENTS, L’ Livre de psychosociologie, Canada, 21e s.

UNIVERSAUXEn métaphysique, concepts globaux, communs, à l’humanité, tout entière, aux choses, aux occurrences particulières.

UNIVERSITÉ-S / UNIVERSITAIRE – Établissements, d’enseignements supérieurs : généraux, professionnels, technologiques / lié, à l’université, France.

UPIES, Unités Pédagogiques d’Intégration, pour l’Enseignement SecondaireStructures, de scolarisation secondaire, des jeunes handicapés, France.

URBANITÉ / URBAIN – Affabilité, courtoisie, politesse / relevant, de l’urbanité.

USEM, Union Nationale des Mutuelles Étudiantes RégionalesDésormais, « EmeVia », groupement, de mutuelles territoriales, de santé, gérant, la Sécurité sociale étudiante, France. Depuis, 2018, chargée, du régime général, de Sécurité sociale, appliqué, aux étudiants.

UTILITARISME / UTILITARISTE – Matérialismes, valorisations, de l’utile & de l’utilité, doctrine utilitariste / relevant, de l’utilitarisme.

UTOPIE-S / UTOPIQUE / UTOPISTE – Illusion, chimère, rêve idéalisés, de plénitude, perfection, d’harmonie / relevant, tenant, de l’utopie, l’utopisme.

 

 

___________ V

 

20 ANS D’ÉCARTFilm cinématographique, de comédie romantique, France, 21e s.

VACANCES / VACANCIER-S – Période, de congé, repos, d’interruption, d’activité / en vacances.

VACCINATION-S / VACCINAL / VACCINÉ-S – Immunisation, inoculation, prévention sanitaires infectieuses, protectrices, de la santé humaine / relevant, de la vaccination & des vaccins.

VAISMAN, A. – Journaliste, France, 20e/21e s.

VALENTIN, R. – Jeune résistant, de la Seconde Guerre mondiale, France, 20e s.

VALEUR-S / VALEUREUX / VALORISANT / VALORISÉ – Idéaux, principes, objectifs moraux, spirituels, culturels, motivant, les êtres humains, en éthique, guidance, ontologie, axiologiques existentielles / relevant, des valeurs.

VAMP-S – « Femme fatale », séductrice irrésistible, perverse, sans scrupules.

VANDALISME-S / VANDALE-S / VANDALISÉ-S – Dévastations, destructions, dégradations gratuites / relevant, du vandalisme.

VANDERSTEEN, S. – Journaliste, France, 20e/21e s.

VARDA, A.Réalisatrice, de cinéma, France, 20e/21e s.

VERDIER, É. – Psychologue, France, 20e/21e s.

VÉRITÉ RÉVÉLÉE / Révélation Connaissance religieuse monothéiste, liée, au Salut, réputée, de source divine.

VERNE, J.Écrivain littéraire, France, 19e/20e s.

VERS UNE CIVILISATION DU LOISIR ?Livre de sociologie, France, 20e s.

VERSINI, D.Défenseure des Enfants & ados mineurs, femme politique, France, 20e/21e s.

VERTICALITÉ-S RELATIONNELLE-S / VERTICAL – Liens humains hiérarchisés, autoritaires, rigides / relevant, de la verticalité.

VERTU-S THÉOLOGALE-SSelon, le Nouveau Testament biblique, du christianisme, valeur, devant mener, les hommes, en leur lien, à l’univers, Dieu : foi, espérance, charité.

VICTIME-S / VICTIMISÉ – Personne, qui subit, un aléa, de l’adversité existentielle humaine / considéré, reconnu, comme, victime.

VIE ACTIVE, PROFESSIONNELLE – Emploi, carrière, « parcours », de métier, de travail, de responsabilités rémunérées.

VIE-S / VIVANT-S / VITAL – Existence, destin & destinée, condition humains, terrestres, biologiques, de la naissance, au trépas / en vie / relevant, de la vie.

VILAINE LULU, LaLivre de bande dessinée, France, 20e s.

VILLEPIN (de), D.Homme d’État, France, 20e/21e s.

VIOLENCE-S / VIOLENT / VIOLENTÉ – Agressions & sévices, brutalités, abus physiques, psychiques, moraux / auteur & victime, de violence-s.

VIOLETTE NOZIÈREFilm cinématographique dramatique, biographique, Canada, France, 20e s.

VIOL-S / VIOLÉ-S / VIOLEUR-S – Agressions, outrages, sévices sexuels, criminels contraints, par violences / relevant, du viol.

VIRARD, M.-P. – Journaliste, France, 20e/21e s.

VITAMINE-S / VITAMINIQUE / VITAMINÉ – Substance organique azotée, nécessaire, à tout organisme humain / relevant, contenant, des vitamines.

VIVE LES 11-25Livre de sociologie, France, 21e s.

VŒUX AUX FRANÇAIS, F. Mitterrand, 31 décembre 1994 – Intervention politique télévisée, France, 20e s.

VOL-S / VOLEUR-S / VOLÉ-S – Infraction pénale, consistant, à dérober, spolier, soustraire, de façon, frauduleuse, le bien matériel, d’autrui, par appropriation indue / relevant, du vol.

VON ECONOMO-CRUCHET, Maladie, deEncéphalite léthargique virale.

VOTRE ADOLivre de santé et, psychologie, France, 21e s.

VOULZY, L.Artiste chanteur, France, 20e/21e s.

VUE – Sens de la vision, perception oculaire, faculté de voir, avec les yeux.

VULGATE / VULGATIQUE – Bible chrétienne latine & par extension, métaphore, écrit, faisant autorité, expression commune / relevant, de la vulgate.

 

 

___________ W

 

WARGNIER, R.Réalisateur, de cinéma, France, 20e/21e s.

WE NEED TO TALK, ABOUT KEVIN / Il faut qu’on parle de KevinFilm cinématographique dramatique, thriller, États-Unis, Royaume-Uni, 21e s.

WEB PORNOGRAPHIE / WEB PORNOGRAPHIQUE – Pornographie Internet, représentations sexuelles audiovisuelles, sur Internet / relevant, de la web pornographie.

WEBER, M.Sociologue, économiste, Allemagne, 19e/20e s.

WELTANSCHAUUNG / « Vision du monde » – Paradigme & conceptions métaphysiques, représentation, de l’univers, philosophie existentielle.

WEST EASTERN DIVAN Orchestra / Orchestre, du Divan occidental & orientalOrchestre symphonique israélo-arabe, de jeunes musiciens, pour la paix, Moyen-Orient, 21e s.

WESTINGHOUSE, G.Ingénieur, entrepreneur, inventeur, États-Unis, 19e/20e s.

WIERSMA, E. D.Médecin psychiatre, Pays-Bas, 19e/20e s.

WILDE, O.Écrivain littéraire, Irlande, 19e s.

WINAVER, D. – Médecin gynécologue, France, 20e/21e s.

WINNERS / Gagnants – Bien-nés, privilégiés, vainqueurs battants.

WORLD SOCIETY / Société mondialisée – Univers globalisé, d’échanges ouverts interactifs, d’information-communication continues.

WURTZEL, E.Journaliste, écrivaine, États-Unis, 20e/21e s.

WWW.CIUP.FRSite Internet institutionnel, éducatif, France.

WWW.DOCTISSIMO.FRSite Internet informatif, interactif sanitaire, France.

WWW.ENNEAGRAMME.COMSite Internet, de développement personnel, France.

WWW.FILSANTEJEUNES.COMSite Internet institutionnel, d’information sanitaire, pour la jeunesse, France.

WWW.FONDATION-ANNE-DE-GAULLE.ORGSite Internet institutionnel, caritatif, sanitaire, France.

WWW.ILEDEFRANCE.FRSite Internet institutionnel, régional, France.

WWW.JEUNESDUMONDE.COMSite Internet international, de jeunesse, monde.

WWW.JEUNES.GOUV.FRSite Internet institutionnel, national, de jeunesse, France.

WWW.LATRESGRANDEBOUCLE.TUMBLR.COMSite Internet sportif, de jeunesse, France.

WWW.LEPETITJURISTE.FRSite Internet juridique, de jeunesse, France.

WWW.MCETV.FRSite Internet, de Webmédia audiovisuel, de jeunesse, France.

WWW.PARIS.FRSite Internet institutionnel, municipal, de la capitale, France.

WWW.RADIOVL.FR / WWW.VL-MEDIA.FRSites Internet, de Webmédia audiovisuel, de jeunesse, France.

WWW.TASANTE.COMSite Internet sanitaire, de jeunesse, France.

WWW.UN.ORG/FRSite Internet institutionnel, d’organisme international, monde.

WWW.WEBADOS.FRSite, de média radio Internet, de jeunesse, France.

WWW.ZONE-ADO.COM – Site Internet informatif, d’échanges, de jeunesse, France.

 

 

___________ Y

 

YADE, R.Femme politique, France, 20e/21e s.

YALLA – En Avant, les Jeunes !Livre, de réflexions pédagogiques, morales, spirituelles, France, 20e s.

YÉYÉ-S, Jeune-s – Adojeunes, amateurs, de musique pop, prisant, les standards musicaux anglo-saxons, revisités, France, 20e s.

YOUNG MAN SHOW / Le Spectacle d’un jeune homme – Spectacle humoristique, France, 21e s.

YPRES, Première Bataille, d’Combats militaires, du Premier Conflit mondial, Belgique, 20e s.

 

 

___________ Z

 

ZAZOU-S, Jeune-s – Adojeune anticonformiste, excentrique, existentialiste, libertaire, France, 20e s.

ZAZZO, B.Psychologue, France, 20e/21e s.

ZOULOU-S, Jeune-s – Adojeunes marginaux, jeunesse périurbaine, adepte, de hip-hop, rap, jeunes voyous, lascars & zonards, Occident, 20e s.

ZUCKERBERG, M. E.Informaticien, entrepreneur, créateur pionnier, États-Unis, 20e/21e s.

 

 

TABLE DES MATIÈRES

 

 

(ANDRO)ADOJEUNOLOGIE®

 

Relever, le défi Jeunes !

 

 

SOMMAIRE

Tomes I & II

 

Sommaire Tome I / Volume I-1

Sommaire Tome I / Volume I-2

 

Sommaire Tome II / Volume II-1

Sommaire Tome II / Volume II-2

 

 

Tome I

 

« RÉALITÉS ADOLOGIQUES » CONTEMPORAINES

 

Réflexion de Vie, d’(Andro)AdoJeunoScience®

 

 

SOMMAIRE

Tome I – V. 1

 

 

PRÉAMBULE

 

« Tempête, sur nos juniors »

 

Faire, sa vie – Une adolescence incertaine

Avoir, reconnaissance – Des adoJeunes mésestimés

Être, soi – Une néogénération malmenée

 

 

Volume I-1

 

« La nature personnelle, l’identité commune »

De l’(andro)AdoJeunesse

 

 

1

L’INTÉGRITÉ PSYCHOSOMATIQUE

 

Physiologie / Santé, de l’(andro)Adolescent

 

 

L’adolescente « révolution, psychopubertaire »

 

Mécaniques ontogéniques, de la puberté, à l’adolescence

Anatomiques portées positives, délicates, pour l’adoJunior

Morphologie, sexualisation, organisme différentiels juvéniles

 

 

L’indice général, de santé, de la jeunesse française

 

Données, fluctuations, de la vitalité, de notre nouvelle génération

Perfectibles, conditions sanitaires, hygiène, de vie, de l’adoJeune

Aspects démographiques, items, d’équilibre, néogénérationnels

 

 

Les risques, préventions, soins sanitaires, des juniors

 

« Lourds désordres, dommageables », de la constitution, du jeune

Problèmes somatopsychiques, « du quotidien » adoJuvénile

Politiques, système, pratiques, de santé, de l’adoJeunesse

 

 

2

LA PERSONNALITÉ

 

Psychologie-s (andro)adolescente-s / Postulat, de « crise »

 

 

La néopsychologie cognitive-émotionnelle, à l’adolescence

 

Stades, grands traits, de la personnalité psychique, du jeunAdo

Pensée, intellect, raisonnement mental, émotions, de l’adoJunior

Typologie, classification, d’un psychisme néogénérationnel, « plastique »

 

 

La construction sociomorale-comportementale, des jeunes

 

Jugement, éthologie, paroles, attitudes, actes, abstentions juvéniles

Évaluations, neuronales maturations, « sui generis », des juniors

Progressives autonomies psychosociales, de la jeunesse, des années 2020

 

 

Le « trouble, d’adoJeunesse, un mythe anti-néogénérationnel »

 

Tourment, passage, cohérence catégoriels, des adolescents ?

Perfectionnements, de la configuration psychologique adoJeune

AdoJuvéniles inquiétudes, bonheurs psychoaffectifs, marqués

 

 

3

LES « ATTACHEMENTS »

 

Vie familiale / Affectivité (andro)adoJuvéniles

 

 

L’indispensable, « refuge lignager », des adoJuniors

 

Jeune occidental, « ataviquement, conditionné », par sa famille

Précieux rôles, des liens, de parenté, auprès, de la néogénération

Attributs, projections signifiants, de la filiation adolescente

 

 

Le « passionnel, investissement affectif », de la jeunesse

 

Affections néogénérationnelles, degrés, types, observés

Liens sentimentaux comparés, différenciés, des ados

JeunAdos, en situation, d’épanouissement relationnel ?

 

 

D’omniprésentes, amitiés, amours, sexualités juvéniles

 

Conceptions, moteurs, contextes, des vécus amicaux, du junior

Principes, diversités, variabilités amoureux, des adolescents

Dynamique, tempérament, inclinations sexuels, des adoJeunes

 

 

4

LA SOCIABILITÉ

 

Sociologie (andro)adoJeunologique / Juniors, « en difficulté »

 

 

Les intégrations, désinsertions sociales, des jeunes, d’aujourd’hui

 

AdoJuniors hexagonaux, « subordonnés », en leur société

AdoJuvéniles affiliations, compétences, anthropologiques

Adultisme dominant, adolescente « dés/adaptation sociétale »

 

 

Une hypothétique, socialisation néogénérationnelle, conditionnelle

 

Mise, à l’écart, d’une adolescence sociologique minoritaire, marginalisée

« Grégarisme » juvénile, « toujours, plus protestataire, qu’intégratif » ?

Image, de marque, modalités, dépendances, d’ « assimilation », du jeunAdo

 

 

La jeunesse « abîmée » – Maltraitée, handicapée, précaire, déviante

 

Dur sort, de la nouvelle génération, vulnérable, « blessée, de la vie »

AdoJeunes menacés, en danger, victimes, d’autrui / Ados invalides

AdoJeunesse, en faiblesse socioéconomique / Adolescent délinquant

 

 

5

L’ÉTAT ÉCONOMICO-ETHNIQUE

 

Niveau de vie / « Transnationalité », de l'(andro)Jeune

 

 

Les consommations, consumérismes, de la néogénération

 

JeunAdo, secondaire, mais, puissant, acteur économique

Nettes inégalités, préoccupations, matérielles adoJuvéniles

Septentrionale jeunesse, hédoniste, inactive, paupérisée

 

 

Les caractéristiques anthropoculturelles, des juniors

 

Autochtones adoJeunesses, « promues, citoyennes, du monde »

Génération nouvelle, de France, d’Europe, d’Occident

Mérites, de l’ « ouverture planétaire » accrue, des adoJeunes

 

 

Une croissante « globalisation » juvénile, généralisée

 

AdoJunior, de l’Ouest extra-européen, de « pays avancé, émergent »

« Néocohorte montante, plus universelle, globe-trotter »

Distinctives, comparaisons internationales, des adolescences

 

 

Notes

 

Lexique

 

Table des matières

 

 

Yves REMY, Dr

 

Andro-AdoJeunologue®

Docteur des Universités

 

 

(ANDRO)ADOJEUNOLOGIE®

 

Relever, le défi Jeunes !

 

 

Ce livre est une introduction, inédite et novatrice, aux sciences et, au coaching de vie / conseil personnel, de l’(andro)adoJeunesse et, andro-adoJeunologiques.

En une large vision optimale : globale, transversale et, pluridisciplinaire.

 

L’ouvrage présente, l’essentiel, des particularités, de l'(andro)Juvénilité. Les outils, de pointe, d’appréhension et, de mentorat, des jeunes hommes.

L’(Andro)AdoJeunologie®, étude et, assistance maximale, des 15-24 ans. Spécialement, garçons. Balisage, tutorat, coaching / conseil de vie en « réalisation, de soi », pour mener, le junior mâle, à « mieux diriger, son existence ».

 

Ce traité analyse, la néogénération, en ce qu’elle est. Il décrit, les meilleurs et, plus appropriés procédés, pour la soutenir, les issues, à ses aléas, attentes, réalités, besoins spécifiques.

 

En théorie abstraite réflexive : (Andro)AdoJeunoScience® et, pratique concrète, de terrain : Andro-AdoJeunoConseil®.

Protocoles in vitro et, in vivo, d’avant-garde. Plus particulièrement, concernant, l’adoJeunesse masculine.

 

 

En deux tomes doubles, soit, quatre volumes, d’Andro-AdoJeunologie®.

 

 

Tome I

Réflexion de Vie d'(Andro)AdoJeunoScience®

 

Données anthropologiques, d’ensemble, de recherche, sur la génération préadulte. Les adoJeunes, de 13-24 ans.

 

Tome II

Coaching de Vie d’Andro-AdoJeunoConseil®

 

Moyens, d’accomplissement, de soi, androJuvénile. Compréhension et, coaching / conseil de vie particuliers, du junior masculin.

 

 

Tome I / Volume I-1

« Essence » individuelle, du jeune

 

Santé, psychisme, affectivité, sociabilité, ethno-économie.

 

Tome I / Volume I-2

« Insertion » sociale, de la jeunesse

 

États philo-historiques, formation / emploi, récréativité, valeurs, droit-s.

 

 

Tome II / Volume II-1

« Solutions » andro-adoJeunologiques

 

Fondements, apport, réponse, nature, leviers, d’intervention.

 

Tome II / Volume II-2

« Effets », de l’Andro-AdoJeunoConseil®

 

Performance, adaptation, résultats, principes, plénitude, d’action.

 

 

Yves REMY, Dr est consultant institutionnel & politique, pour les questions d’Éducation et de Jeunesse.

Coach / conseiller de vie, en matière, de développement individuel, des garçons, de 15-24 ans. Expert, en Andro-AdoJeunologie® : problématiques et, thématiques adoJuvéniles masculines.

 

Docteur des Universités, en Sciences humaines et sociales. (PsychoSociologie adoJuvénile), Paris. Certifié Acec / Coaching personnel. (Adolescents / jeunes), Paris. Coach / conseiller de vie andro-adoJeunologue®.

Concepteur et, théoricien-praticien, de l’Andro-AdoJeunologie®, investigations et, relation d’aide holistiques, concernant, les juniors mâles.

 

Approche cognitive, émotionnelle, comportementale, des vécus et, difficultés sui generis, des garçons adoJeunes. Notamment, du déficit, de confiance, en soi.

Socialisation, gestion, du stress, motivation, affirmation, de soi, optimisation, de potentiels androJuvéniles…

 

Yves REMY, Dr a créé, à Paris, le premier et, unique cabinet privé, ad hoc, spécialisé, en France. De coaching / conseil de vie andro-adoJeunologique, personnel et intégral, des seuls 15-24 ans masculins, à titre exclusif. Comme, de consulting, institutionnel & politique, Éducation-Jeunesse.

 

 

Yves REMY, Dr

 

Andro-AdoJeunologue®

Docteur des Universités

 

 

(ANDRO)ADOJEUNOLOGIE®

 

Relever, le défi Jeunes !

 

 

Tome I

 

« RÉALITÉS ADOLOGIQUES » CONTEMPORAINES

 

Réflexion de Vie, d’(Andro)AdoJeunoScience®

 

 

Volume I-2

 

La réalisation, le « cheminement » existentiels

Des (andro)AdoJeunes

 

 

Yves REMY, Dr © 2019 

Protection copyright SGDLDépôt légal BNF

 

 

SOMMAIRE

 

 

(ANDRO)ADOJEUNOLOGIE®

 

Relever, le défi Jeunes !

 

 

Tome I

 

« RÉALITÉS ADOLOGIQUES » CONTEMPORAINES

 

Réflexion de Vie, d’(Andro)AdoJeunoScience®

 

 

SOMMAIRE

Tome I – V. 2

 

 

Volume I-2

 

La réalisation, le « cheminement » existentiels

Des (andro)AdoJeunes

 

 

6

L’EMPREINTE « MÉMORIELLE »

 

Histoire / Philosophie, de l'(andro)Néogénération

 

Le riche, parcours historique, des adoJeunes, adoJeunesses

Les savantes visions, doctrines, sur l’adolescence-jeunesse

Imaginer, un « marqueur philosophique, des nouvelles cohortes »

 

 

7

L’INSERTION PERSONNELLE

 

Formation / Emploi (andro)Juvéniles

 

Les fondements majeurs, de notre système éducatif, pour l’élève

Les conceptions pédagogiques, de la nation, pour la jeunesse

L’ « insaisissable, gageure » professionnelle, de nos juniors

 

 

8

LE TEMPS RÉCRÉATIF

 

Loisirs / Culture-s, de l'(andro) nouvelle génération

 

La « folle, passiandro-on ludique », des adolescents, du siècle

Une intense, culture numérique, « particulariste », du jeune

Une adoJuvénile civilisation, « porteuse, de sens » ?

 

 

9

L’ÉTHIQUE, LA MORALE

 

Valeurs / Adhésions, des (andro)AdoJeunes

 

Un avant-gardiste, « syncrétisme juvénile, extrême » ?

D’ « idéologiques élans », de jeunes, par / pour, eux ?

Les « indifférentismes, quêtes, d’absolu », des adolescents

 

 

10

L’ « ENCADREMENT »

 

Droit-s, du mineur / Politiques publiques, de l'(andro)Jeunesse

 

Le statut légal, régime civil, les facultés, libertés, du prémajeur

La loi pénale, extrapénale, de la minorité, le civisme adoJuvénile

Les réalités, des interventions étatiques, pour l’adoJeunesse

 

 

ÉPILOGUE

 

Postface

 

Sources / Bibliographie

 

Notes

 

Lexique

 

Table des matières

 

 

I-2

 

LA RÉALISATION

LE « CHEMINEMENT » EXISTENTIELS

DES (ANDRO)ADOJEUNES

 

 

Une civilisation se mesure
À la qualité, des objets, de colère
Qu’elle propose, à sa jeunesse

 

Abbé Pierre

Religieux, France, 1912-2007

 

 

Ah ! La jeunesse, l’immortelle poésie, du cœur !

 

L. Conan

Écrivaine, Canada, 1845-1924

 

La Sève immortelle

Œuvre littéraire historique, Canada, 1925

 

 

L’appréhension holistique et, des sciences humaines et, sociales, de la jeunesse, relève, de fondamentaux. Constitutifs et, d’approche anthropologique propre, de l’adolescence. Évolution historique et, conception philosophique, de l’adojeunesse. De l’univers social, « managérial », des juniors. Fluctuations éducatives et, réalités scolaires adojuvéniles. Il concerne, aussi, les défis professionnels, du jeune. En matière idéologique, d’encadrement adojuvéniles, l’on peut distinguer, les priorités ludiques, culturelles, fixées, par les cadets. Loisirs, culture, pratiqués, par les jeunes. Les conditionnements moraux, du junior. Croyances, comme, engagements. La réglementation juridique, de la minorité et, des mineurs. Les politiques nationales, de l’AdoJeunesse française.

 

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Octave, puis, Octavien (63 av.-14 ap. J.-C.), Caius Octavius Thurinus, est le petit-neveu et, fils adoptif, de J. César. (Homme d’État, Rome, 100-44 av. J.-C.). Il est, sous le nom d’Auguste, le premier empereur romain, de l’Histoire (27 av.-14 ap. J.-C.). Avec, lors, de son décès, la titulature, d’Imperator Caesar, Divi Filius Augustus, de Pontifex Maximus… L’homme d’État romain et, auteur latin, Cicéron (106-43 av. J.-C.), soutient alors, sa candidature, au consulat, en l’an 44 av. J.-C. En sa quatorzième Philippique, (Discours politique, Rome, 43 av. J.-C.), il livre, sa célèbre pensée : « La valeur n’attend pas, le nombre, des années » ! « Virtute superavit aetatem » !593. En 43 av. J.-C., âgé, de vingt ans, Octave fait partie, du Second Triumvirat (43- 32 av. J.-C.), devient, l’un des trois consuls, de Rome594.

 

De fait, l’Histoire, de l’humanité, a démontré, que les plus grandes réalisations et, les plus abouties ou, les plus marquantes aussi, ne sont pas toujours, celles, des hommes, de la maturité. Elles sont, aussi, celles, de l’adojeunesse et, des jeunes. Lesquels, ont, alors, pour eux, non, le fruit, de l’expérience, mais, celui, du dynamisme, de l’inébranlable foi résolue, des débuts, de la vie ! Ce qui compense fort, l’inexpérience. Alors, que l’âge mûr aguerri est, également, celui, des lassitudes. Ainsi, le jeune C. de Vignemont, (France, 1970-), crée, un logiciel, vendu, en 1984, par Apple, avec, le premier Macintosh, dès, treize ans. À quatorze, il interroge, à la télévision, le président Mitterrand. À quinze ans, il est conseiller, pour les nouvelles technologies, au ministère, du Plan. À dix-sept, il publie, un essai informatique. À dix-huit ans, il parle, au World Economic Forum, de Davos.

 

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6

 

L’EMPREINTE « MÉMORIELLE »

 

Histoire / Philosophie

de l'(andro)Néogénération

 

 

L’Histoire est un grand présent
Pas, seulement, un passé

 

É.-A. Chartier, dit, Alain

Philosophe, France, 1868-1951

 

Les Aventures du Cœur

Œuvre philosophique, France, 1945

 

 

La philosophie, est le microscope, de la pensée

 

V. Hugo

Écrivain, France, 1802-1885

 

Les Misérables

Œuvre littéraire, sociophilosophique historique, France, 1862

 

 

L’adolescence, la jeunesse, ont un passé individuel et, collectif commun, des plus riches. Il s’agit alors, d’interpréter, le plus justement, la nature, la destinée historiques, des « peuples juniors ». Il convient, de « repenser », l’adojeunesse philosophique, son destin. Mieux, savoir, comment, plus adéquatement, « transmuter », une adolescence, une jeunesse, pleinement, épanouies, en adultisme, authentiquement, heureux. Cela, prendra alors, toute son importance.

 

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Peter Pan, des temps modernes, les jeunes ont grand mal, à grandir, non pressés, d’entrer, en leur âge mûr. Tant, ce dernier, leur paraît très répulsif et, leur jeunesse, plus plaisante et, profitable, malgré, ses difficultés. Tout adojunior est concerné, sa génération étant plus unie, qu’hétérogène. Fille, symbole, en cela, par excellence, de la globalisation mondiale. L’adojeune actuel, garde toute l’ « aura » mystique et, passionnée, du Siegfried mythologique, scandinave et germanique. (Antiquité tardive, Haut Moyen Âge, narration XIIIe s.). De la « Tétralogie » musicale lyrique, wagnérienne, L’Anneau du Nibelung. (L’Or du Rhin, 1869, La Walkyrie, 1870, Siegfried, 1876, Le Crépuscule des dieux, 1876, opéras, États allemands / Allemagne, 1848-1874/1876). Le héros romantique est jeune, amoureux, idéaliste. L’adolescent est un convaincu, qui croit, en l’objet idéal, lequel, est, par essence, toujours, enthousiasmant.

 

Cette « ferveur » caractérise, adolescence et romantisme. (J. Kristeva, psychanalyste, auteure française contemporaine). Ce qui permet, à Siegfried, de « vaincre le dragon »595. Au-delà, des envolées exaltées, passionnées et, baroques, le jeune se doit, d’apprendre, le sens, de l’effort, la maturité, la responsabilité. La fougue ne trouve, toute sa vertu, que dans l’ascèse, l’élévation morale, l’abnégation. À défaut, elle n’est, qu’artificielle illusion, de surface, sans nul fondement. Le poème épique, germanique médiéval, La Chanson des Nibelungen, ayant inspiré, les opéras, de L’Anneau du Nibelung, en témoigne puissamment. Le génie adolescent n’est pas, un mythe. Ainsi, P. Picasso, (Artiste peintre, Espagne, 1881-1973), développe son talent, dès, treize ans. C. F. Gauss, (Mathématicien, États allemands, 1777-1855), achève, ses principaux travaux, base, des mathématiques modernes actuelles, à vingt-et-un-ans.

 

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L’essentiel, de la vie, n’est pas, de se demander
Ce que nous avons récolté
Mais, ce que nous avons semé

 

T. Carlyle

Écrivain, Royaume-Uni, 1795-1881

 

 

LE RICHE PARCOURS HISTORIQUE

DES ADOJEUNES, ADOJEUNESSES

 

 

L’histoire, de l’adojeunesse, du monde, fluctue, au gré, du temps, de l’espace, des humains, de leur action, de façon, des plus singulières. En Occident, la nouvelle génération connaît, une indifférenciation, par rapport, au groupe, des adultes, une intégration, à ce dernier, jusqu’à la fin, de l’ère moderne. (Fin XVIIIe – déb. XIXe s.). Puis, ce sera, une « différenciation », des adultes, sans insertion, en leur société, à partir, du dix-neuvième siècle. L’adojeunesse occidentale, de type actuel, en études prolongées, non, en responsabilités, naît, une décennie, après, le milieu, du vingtième siècle. Quand, l’économie requiert, des compétences, bien plus poussées, le travail, des juniors, n’est plus nécessaire, aux sociétés postindustrielles. Dans les pays émergents ou, en développement, la plupart, des adojeunes, continuent, à connaître, le statut, de leurs homologues occidentaux, de l’avant 1960, voire 1914.

 

L’adojunior français : européen, occidental, connaît, une « évolution historique » ancienne. Antique (510 av. J.-C.-476). Médiévale (477-1492). De Renaissance / d’Ancien Régime (1493-1589-1788). Notre adojeunesse, de l’Histoire contemporaine récente, est prémoderne (1789-1870). Moderne (1871-1960). Postmoderne (depuis, 1961)596. Notre jeunesse actuelle a donc, plus d’un demi-siècle.

 

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Il est hautement, symbolique, que l’une, des toutes premières scènes humaines, filmées, dans le monde, représente, un adojeune et, un adulte ! Il s’agit, du court-métrage cinématographique, de comédie, français, L’Arroseur arrosé, en 1895, de L. Lumière. (Ingénieur, industriel, France, 1864-1948). De fait, Le Jardinier et le Petit Espiègle597. Un jardinier arrose ses plantations et, un jeune bloque, du pied, l’eau, du tuyau, puis, le retire, le jardinier, qui en fixait alors, le bout, est mouillé. Il se fâche, attrape, corrige, le facétieux. L. Trotobas, vingt-deux ans, est le premier junior, de l’Histoire, figurant, en un scénario filmé et, donc, le premier jeune acteur, de cinéma. Puis, le rôle sera tenu, dans le même film, par un jeune adolescent, B. Duval. Déjà, le stéréotype est fixé, sur pellicule ! Le junior est « déviant ». L’adulte est « sérieux », il se doit, de châtier, une jeunesse, réputée, « mauvaise », en et, par, sa juvénilité même. Or, B. Fischer, (Joueur, d’échecs, États-Unis, 1943-2008), devient, champion d’échecs, de son pays, à quatorze ans. N. Comaneci, (Gymnaste, Roumanie, 1961-), est triple médaillée d’Or Olympique, à quatorze ans. M. Jackson, (Chanteur, États-Unis, 1958-2009), est en tête, du premier classement musical américain, à quatorze ans.

 

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Juvénile, « mutation spatio-temporelle », représentative, d’action, du passé

 

Histoire, est un mot latin, de 1361, vient, du « grec, historia. Connaissance, récit, des événements, du passé, des faits relatifs, à l’évolution, de l’humanité – d’un groupe social, d’une activité humaine -, qui sont dignes ou, jugés dignes, de mémoire ; les événements, les faits, ainsi, relatés ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)598.

 

L’histoire, de l’adojeunesse, retrace, dans le temps et, en l’espace, en regard, des personnes, réalités, les évolutions, des néogénérations. Elle permet, d’en retenir, des enseignements, éclairages utiles, pour les périodes et, jeunes, présents et, à venir. « Chaque génération, comporte, ses avantages et, ses inconvénients, il convient, alors, de s’en accommoder » ! Telle est, la réponse avisée, d’un lycéen, de quinze ans, à une question, de son enseignante, de français, proposée, en classe, de seconde. « Pensez-vous, que votre classe d’âge, implique, actuellement, plutôt, des aspects positifs ou, défavorables, par rapport, à celles, du passé, des parents et, grands-parents » ?

 

La longue histoire, des jeunes français, n’aura été, que celle, d’un enfermement précoce, en l’emploi ou, l’inaction, au cours, des siècles passés. En « enrégimentements » prolongés, dans les études, depuis, le vingtième siècle, surtout, depuis, un demi-siècle. La jeunesse, pas plus, hier, qu’aujourd’hui, n’aura été, n’est considérée, comme, « actrice active », mais, « réceptacle passif ». Elle n’a jamais, été perçue, comme, plein apport présent, au monde, or, tel, un stade préparatoire, à la société, du futur. Même, quand, l’on passait, quasiment, sans transitions, de l’enfance, à l’adultisme, hormis, dans les milieux bourgeois favorisés, en études ou, oisifs.

 

La place, des jeunes, restait insignifiante, minorée. L’adolescence, « pour tous », est une création, des Trente Glorieuses (1945-1975). Dès lors, que la prospérité, sophistication socioéconomiques, permettent, nécessitent, un temps, de formation, long. Entre, la sortie, de l’enfance, et, l’entrée, en la vie professionnelle adulte. L’on sort, au milieu, du siècle dernier, du statut universel, de travailleur juvénile, du plus grand nombre, de « sous-produit », de l’emploi salarié agricole, puis, industriel ou, tertiaire. Pour entrer, en celui, d’ « apprenant, du psittacisme scolaire », de « vecteur marchandisé » postindustriel, du consumérisme ultra et, des « loisirs, de masse ».

 

Au cours, de l’Histoire, les jeunes connaissent, une indifférenciation, par rapport, aux adultes et, une intégration précoce, à l’adultisme. Puis, une « différenciation », à l’égard, des mondes, de leurs aînés et, une insertion adulte différée. L’adolescent ordinaire est rarement, « personnage, de légende » historique. C’est pourtant, son adolescence, qui est la trame, la condition, de son ascension future. Ainsi, d’A. Anthelme, héros littéraire, qui est un adolescent, des plus modestes, de l’Entre-deux-guerres (1918-1939). Il atteint, par ses jeunes qualités propres, son apogée, de magnat, de la presse et, de la publicité, en la France gaullienne, des années 1960. Surnommé, l’Empereur, tel, W. Randolph Hearst. (Homme d’affaires, États-Unis, 1863-1951). Du Citizen Kane, (Drame, de cinéma, États-Unis, 1941), d’O. Welles. (Réalisateur, États-Unis, 1915-1985)599. Ainsi, le dépeint, le roman social éponyme, français, (L’Empereur, 1994), de J. Diwo. (Écrivain, France, 1914-2011). L’affairiste, B. Tapie, de « modeste extraction », parvient aussi, « à la force, du poignet », par son talent juvénile, à devenir, tôt, entrepreneur indépendant. Capitaine, d’industrie, patron sportif, parlementaire, ministre, acteur, homme, de médias, en France.

 

À la mesure, de l’Histoire, de France, ses sanglants soubresauts, l’histoire, de l’adojeunesse française, est « tragique ». En ce sens, qu’elle en « essuie, les contrecoups » violents, bien plus, qu’elle n’est maîtresse, d’elle-même, actrice influente. Certes, les instigateurs majeurs, de la Révolution (1789-1799), étaient, en la trentaine, mais, ils se seront tous, neutralisés. Finissant, pour la plupart, leur très courte carrière politique, sur l’échafaud. G. Couthon (1755-1794), M. de Robespierre (1758-1794), G. J. Danton (1759-1794), C. Desmoulins (1760-1794)… Une fulgurante exception, de cette époque, tant fondatrice, de notre Histoire : N. Bonaparte (1769-1821).

 

Artisan, stratège principal, de la victoire, du siège de Toulon, sur les Anglais, en décembre 1793, alors, capitaine, de vingt-quatre ans. Devenu, général, au même âge, à l’issue, du combat. Or, l’apport novateur, de la jeunesse, est essentiel, à la bonne marche, d’une société, une nation, de tout un pays, à toute époque600. Notre jeunesse est-elle « privée, de tout héritage, d’enseignements historiques » ? La question est légitime, puisque, l’on observe, depuis, notamment, un demi-siècle, une profonde rupture, des transmissions, de civilisation, éducatives, de socialisation, culturelles, comme, morales intergénérationnelles.

 

De la part, des aînés, aux dépens, des adolescents, des jeunes contemporains. La jeunesse historique, d’aujourd’hui, s’inscrit, en un processus, de différenciation, moratoire, d’incertitudes. Pour hier, comme, de nos jours, l’adolescence, la juvénilité, demandent, à être, préalablement, définies, en fonction, de certains paramètres. Des différentes disciplines, en jeu, et, des limites, fixées, par les historiens, spécialistes, des adojeunes, des époques601… Les notions, de cohorte, génération, classe d’âge, cycle de vie et, période, sont, à cet égard, des apports précieux602. L’adojeunesse, d’aujourd’hui, n’est pas « celle, d’hier ni, de demain ». Évidence criante, certes, mais, qui ne saurait, être « éludée ».

 

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Le film cinématographique, Nés en 68 (2008), une comédie dramatique française, d’O. Ducastel et, de J. Martineau, dépeint l’évolution, d’une certaine jeunesse. À la fois, pleine d’espérance et, déjà, désenchantée. Sur quatre décennies. 1968, des étudiants parisiens se lancent, dans l’expérience, de la vie communautaire rurale. Ils adhèrent encore, aux grandes vertus, d’un « nouveau monde et, d’un « homme meilleur ». 1989, leurs enfants revisitent, tout autrement, les vieilles utopies libertaires, de leurs ardents devanciers. En ce bicentenaire, de la « Grande Révolution française », les adojeunes veulent encore, pourtant, croire, en une « prometteuse aurore ». 2007, de nouveaux combats, bien différents, s’offrent, à la jeunesse contemporaine. Réaliste, lucide et, désabusée, sans illusions, elle ne souhaite plus, de façon, des plus idéalistes, altruistes, « refaire l’univers ». Or, plus prosaïquement, de façon, plus individualiste, s’y faire, une place. Tout en conservant, son plein enthousiasme, toute son énergie et, sa générosité, pour s’investir, non seulement, pour soi, mais, aussi, autrui. Malgré tout, ombre et lumière, la jeunesse est demeurée, « telle, qu’en elle-même »603 ! Un demi-siècle, après, « Mai-68 » !

 

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Jadis, sous, l’Ancien Régime français (1589-1789), encore, en partie, au dix-neuvième siècle, l’adojeunesse traditionnelle est « visible et, indifférenciée », du monde adulte. Comme, évoqué, plus haut. Depuis, le milieu, du vingtième siècle, la jeunesse moderne est « transparente et, très distinguée », de ses aînés604. Elle avait, un rôle significatif, à jouer, et, était, fort délibérément, parfaitement, « intégrée », à sa société. Elle est, désormais, dépourvue, de tout statut propre, isolée, des adultes. La jeunesse est bien « différenciée », en ce sens, qu’elle est, de nos jours, hermétiquement, close, sur elle-même, en sa seule, classe d’âge. Elle est enfermée, en un moratoire prolongé, qui ne lui donne accès, aux attributs, privilèges, de l’adultisme, que, de plus en plus, tardivement, la trentaine atteinte.

 

Les générations, des enfants, des parents, grands-parents, ont leurs spécificités propres. Les effets, d’âge, rejoignent, ceux, des périodes historiques concernées. La réalité adojuvénile, comme, toute donnée, variable humaine, fluctue, au gré, de l’espace, du temps, des acteurs, de leur action, des choses. Selon, les divers âges, sexes, le milieu, parcours, les études, l’habitat. Par exemple, en France, à l’époque contemporaine, les jeunes, de 1792, 1871 ou, 1944, ont pris part, à leur façon, à la marche, de l’Histoire. Les garçons ont toujours, bénéficié, par rapport, aux filles, d’un traitement, d’une considération, fort privilégiés, depuis, toujours. Même si, l’égalité progresse, avec la naissance, de l’adolescence actuelle, depuis, cinquante ans. Le passage, à l’adultisme, était marqué, par des rites codifiés, disparus, amoindris et, différents, aujourd’hui.

 

Depuis, le dix-neuvième siècle, de nombreux mouvements, de jeunesse, ont vu le jour, connu, maints bouleversements, jusqu’à, aujourd’hui. La jeunesse est cloîtrée, en dures incertitudes accrues. Du fait, de l’accélération, de la marche, des temps, ses mutations, la raréfaction, des débouchés accessibles. Puisque, avantages et, priorités, vont aux générations antérieures, à son détriment. Différentes, limites d’âge, sont proposées, en fonction, de certains « critères ». Cette jeunesse est définie, de façon, transversale, selon, les thèmes, qui la concernent et, de façon, pluridisciplinaire. En fonction, des matières, qui s’intéressent, à elle. Il existe, ainsi, par exemple, une sociologie, des rejetons, une psychologie, des élèves ou, une anthropologie, des jeunes travailleurs. Une ethnologie, des loisirs, cultures juvéniles, un droit, des mineurs, des sciences, de l’éducation, de l’enseignement secondaire. Une histoire, des adojeunes, sous la Monarchie de Juillet, (France, 1830-1848), une économie, des juniors, des classes moyennes, une médecine, de la puberté. Des études comparatives, des jeunesses, du monde, sur l’affectivité et, l’insertion sociale, les difficultés, « crises » vécues, des adolescents. Aussi, leur traitement sociétal605.

 

Également, la philosophie, de la jeunesse, les politiques, en faveur, de certaines catégories, de jeunes, l’étude, des valeurs, du junior… L’adojeunesse occidentale, de ces débuts, de vingt-et-unième siècle, est, sans doute, la première néogénération, à être dépossédée, de tout « bagage historique ». Faute, de réelles « transmissions, de civilisation », des générations précédentes. Comment, devenir adulte, s’épanouir, bien « progresser », en son existence, sans référents solides, de toutes sortes ? Reliés, au passé et, permettant, une guidance sûre, au long, de la vie. Comment, transmettre, à son tour, aux générations ultérieures, ce qui fait défaut, à soi-même ? Comment, aussi, perpétuer, des richesses, sans prix, qui risquent, d’être, définitivement, perdues ? Tel est, le « handicap » majeur, des jeunes, d’aujourd’hui. Toute chose, se périme, de plus en plus, vite, par accélération, de la marche, des temps. La société estime, alors, qu’il est inutile, désormais, de proposer, aux adolescents, des modèles existentiels préétablis. Que ceux-ci feront, à leur guise, leurs propres choix, le moment venu. Qu’importe, s’il y a, noyade, faute, d’apprentissage préalable, de la natation ! À adultes « faillis », jeunes « ruinés » !

 

N’ayant pas appris, l’essentiel, les adojuniors se perdront, en les méandres, de leur vie ou, se contenteront, d’être attentistes, par peur, de l’inconnu. Tel est, l’attentat majeur, perpétré, contre eux, par notre civilisation aveugle. Plus « barbare », que véritablement, humaniste… Depuis, les années 1930, les politiques, de la Jeunesse, ont, également, connu, inflexions, mutations, en France, comme, dans le reste, de la sphère occidentale. Les politiques adojeunologiques, de la Cinquième République française, comme, antérieurement, restent, des plus parcellaires, limitées. Du gouvernement Debré (1959-1962), au gouvernement Philippe, II (2017-2020) et, au-delà !

 

En Occident, depuis, plus, d’un demi-siècle, l’adolescence, la jeunesse actuelles, changent, de réalité. D’élitistes, oisives, de dilettantes, restreintes, plus courtes, elles deviennent, plus démocratisées, étroitement, liées, à des scolarisations poussées. Telle est, la « marque, de fabrique », de l’adojeunesse, de notre époque, universelle, étalée, dans le temps. Les jeunes, des années 2020, vivent une période difficile, tels, leurs devanciers, au même âge, nés, en début, de siècle dernier. Alors, que leurs parents, grands-parents ont, jeunes, connu, des temps, plus cléments. La jeunesse, de Gaule, de France, de l’Histoire ancienne, connaît donc, trois grandes périodes distinctes, successives.

 

Antique, en « liberté », jusqu’au, cinquième siècle. Médiévale, en « confinement », jusqu’à, la fin, du quinzième. De Renaissance / d’Ancien Régime, en « apprentissage », jusqu’à, la fin, dix-huitième siècle, à l’époque moderne. Depuis, la Révolution, la jeunesse française, de l’ère contemporaine, a connu, également, trois étapes historiques. « Prémoderne », avant, la guerre, de 1870. « Moderne », avant, les années 1960. « Postmoderne », depuis. Les finalités, de l’analyse historique, dans l’étude, de l’adojeunesse, son évolution, sont de retenir, les enseignements, du passé. Mieux, gérer, le présent. Puis, établir, une prospective, d’avenir. Pour mieux, accompagner, la nouvelle génération, vers l’adultisme accompli606. Le destin collectif passé, des jeunesses étrangères comparables, relativise, resitue, l’évolution historique, de leurs pairs français. Les historiens, de la jeunesse, nous livrent, aussi, leurs débats controversés et, complémentaires éclairants.

 

La société a toujours, eu tendance, à porter, un regard sévère, sur ses juniors. Ces derniers ont été considérés, comme, ferments subversifs, de risque, pour l’ordre établi. Assimilés, aux « classes pernicieuses », des chemineaux, pauvres, déviants ou, « déments », des milieux populaires « douteux et, de fort mauvais aloi ». Notamment, au dix-neuvième siècle, mais, aussi, au-delà. Encore, dans la première moitié, du vingtième. « Maisons, de correction », autres « centres, de redressement », ont perduré, avons-nous dit, au moins, jusqu’aux années 1930. Survivance, bien anachronique, du droit, de correction, d’internement, de la puissance paternelle. Après, les temps fastes, des Trente Glorieuses (1945-1975), nos jeunes ont été vus, comme, victimes, de la crise, dans le dernier quart, du vingtième siècle. Aujourd’hui, les adolescents sont plutôt, ressentis, comme, « un fardeau, une gêne », une population « improductive encombrante ». Dont, l’on ne sait trop, quoi faire, que l’on laisse, à l’abandon, livrée, à elle-même.

 

Comment, différencier, les jeunes, en l’Histoire ? La cohorte est constituée, de tous ceux, qui ont vécu, les mêmes choses, au cours, d’une même époque. La cohorte est, notamment, celle, de la date, de naissance. La génération est une cohorte, de naissance, homogène, différente, des générations antérieures / postérieures. Une génération est historique, car, concernant, une période donnée, de l’histoire, des hommes. Que ceux-ci, ont en partage, autour, d’événements vécus, en commun et, une conscience similaire. L’on évoque, la néogénération, des Poilus, de 1914, celle, des prisonniers, de 1940. Elle est « généalogique », en tant, que liée, à la relation parents-enfants. Il s’agit, des « différences », entre les ascendants et, leurs descendants, sous l’angle, de la filiation et, de la parentalité, des transmissions et, des acquisitions.

 

La génération sociologique désigne, des comportements, spécificités, propres, au groupe d’âge, des façons d’être et, de vivre : habitus. Ce particularisme n’implique jamais, en lui-même, une conscience individuelle. Cette dernière est, plutôt, issue, d’occurrences fortes, fédératrices, comme, une guerre, une révolution. Un « flux, de cohorte », concerne, des sujets, nés, à la même date. Un processus, de « vieillissement humain », les fait, successivement, changer, de cohorte, de la naissance, à la mort. Le flux, de cohorte, donne, des classes d’âge, ensembles, d’individus, de même âge. Le processus, de vieillissement, les fait évoluer, en ce continuum temporel. Dès, la naissance, le vieillissement est chronologique, biologique, social, psychologique. Il s’agit, de séparer, effets, d’âge, de vieillissement et, ceux, de cohorte et, de socialisation spécifique. Avoir, vingt ans, cinquante ou, quatre-vingts, implique, des différences majeures décisives !

 

Avoir, vingt ans, en 2020, diffère, du fait, d’atteindre, le même âge, en 1990 ou, 1960. L’effet, de période, la date, d’observation, comptent. (Galland, 2011)607. Prenons, le cas, de trois générations successives, actuellement, en vie. Les enfants, qui ont quinze ans, en 2020, nés, en 2005. Les parents, quarante-cinq ans, en 2020, nés, en 1975. Les grands-parents, soixante-dix ans, en 2020 et, nés, en 1950. Les enfants sont les « adojeunes, du vingt-et-unième siècle », lesquels, connaîtront, des temps nouveaux et, peut-être, plus prometteurs, qu’aujourd’hui. Les parents sont les « ressortissants, de la crise, du marasme ».

 

Nés, à la fin, des « Trente Glorieuses » (1945-1975), à l’ère, des utopies, des « Flower power, Peace and love et, Interdit d’interdire », issues, de Mai-68. Où, tout, semblait encore, « possible ». Les grands-parents, membres, de la génération, des « Baby-Boomers », sont nés, à la sortie, du conflit, le plus meurtrier, de l’Histoire. Ils ont, quant à eux, pleinement, bénéficié, des avantages, de la reconstruction, la prospérité mondiales. La génération, du premier cycle, fut ascendante, celle, du second, fort déclinante. La génération, du troisième, les adojeunes, d’aujourd’hui, pourrait véritablement, devenir, celle, de la « renaissance », fort allègre. Comme, de la « désespérance », la plus aggravée !

 

L’avenir, du prochain demi-siècle, le dira. En 1958, le général de Gaulle (1890-1970) souhaite instaurer, une « révolution historique majeure », pour la France, du vingtième siècle. Puis, en 1965, il est réélu, au suffrage universel direct. Ce mode, d’élection, du chef, de l’État, par le peuple, est inédit, en ce pays, depuis, le scrutin présidentiel, de 1848. Ce dernier ne concernant, que les électeurs masculins. En 1965, les Françaises désignent, pour la première fois, de leur histoire, le dirigeant suprême, du pays. Les jeunes majeurs participent, largement, au vote. En 1969, l’arrivée, au pouvoir, de G. Pompidou (1911-1974), se conçoit, comme, continuatrice, de l’œuvre majeure, alors, déjà, accomplie, par son prédécesseur. Avec, un objectif, de nette « modernisation économique ». En 1974, le mandat présidentiel, de V. Giscard d’Estaing (1926-), se veut, le vecteur, d’une « ère nouvelle ». En 1981, l’élection, de F. Mitterrand (1916-1996), a pour forte ambition, de « changer la vie ».

 

En 1988, sous les slogans « Génération Mitterrand – La France unie », le président sortant l’emporte, avec la pleine adhésion, de l’adojeunesse. Fédérant, en outre, autour, de lui, un large consensus intergénérationnel. En 1995, le septennat, de J. Chirac (1932-2019), s’ouvre, par la volonté proclamée, de « réduire, la fracture sociale ». En 2002, le président sortant est réélu, avec, 82,21 pour cent, des suffrages. Il s’agit, d’un résultat historique unique, dans les annales, du suffrage universel direct, présidentiel. Mieux, encore, que les 74,33 pour cent, du neveu, de l’empereur, Napoléon Ier (1769-1821), L.-N. Bonaparte (1808-1873), en 1848. Premier scrutin présidentiel, au suffrage universel direct.

 

En 2002, ce chiffre est dû, à la présence, au second tour, d’un compétiteur rejeté. La jeunesse se mobilise massivement, contre ce dernier. Elle contribue largement, à sa défaite. En 2007, le début, du quinquennat, de N. Sarkozy (1955-), se veut annonciateur, d’une politique, dite, de « rupture ». En 2012, la jeunesse soutient F. Hollande (1954-), qui l’emporte. Celui-ci, sur le slogan, du « changement », se dit, le « président, des jeunes ». Déclarés, « priorité nationale », avec la justice sociale. En 1958, les adojeunes, qui ont connu, enfants, le Second Conflit mondial (1939-1945), souhaitent tourner, la page, du dur Après-guerre (1945-1955). Profiter, des « fruits, de la prospérité », la croissance nouvelles, de leur temps. En 1981, ils aspirent, à un profond bouleversement politique, social.

 

En 2007, l’adojeunesse désenchantée espère, que le changement, de siècle, la gratifie, enfin, avec l’arrivée, aux affaires, d’une autre génération, en politique. En 2012, 2017, la désillusion, quasi-résignation, des jeunes, au pire, sont patentes. Les juniors attendent, de l’Histoire, qu’elle les rejoigne, leur permettant, de réaliser, leurs vrais rêves, désirs, besoins. S’ils ne « font pas, l’Histoire », ils tentent, d’ « agir, en l’Histoire », comme, en 1789, 1830, 1848, 1870-1871, 1914 et, 1945, 1968, 1981… L’adojeunesse moderne, telle, qu’elle émerge alors, en Occident, avec, la seconde moitié, de notre vingtième siècle, n’existe pas, à toutes les époques historiques.

 

Pas davantage, aujourd’hui, en tout point, du globe. Elle est permise, pour la plupart, des jeunes, en Amérique, du Nord, Europe, au Japon, en Australie, après, 1960. Par la prolongation, des études, le report, de l’entrée, dans la vie active, un enrichissement économique, dispensant, du travail, des juniors. Une culture, des mœurs adojuvéniles, très spécifiques, une conscience, d’identité générationnelle. Elle ne concerne, aujourd’hui, dans les pays « émergents », qu’une minorité privilégiée, comme, en Occident, avant, 1945. La plupart, des jeunes, n’y connaissent, alors, qu’une vie, de type adulte, au travail, dès, la fin, de l’enfance, voire, aussi, pendant.

 

Pour nombre, d’entre eux. En notre monde, dit, développé, comme, ailleurs, garçons et, filles, gardent, des rôles ségrégués. Malgré, des rapprochements accrus, en Occident. Âges, milieux, parcours, études, zones d’habitat, concourent, à l’existence, ou, non, de l’adolescence, si elle existe. Comme, à sa durée, plus ou, moins, longue, sa nature, richesse propre, son aisance, ses difficultés… Les anciens rites, de passage, vers l’adultisme, ont disparu. Comme, le Service militaire masculin, universel, obligatoire, tel, qu’il existait, depuis, le début, du vingtième siècle. Qui deviendra ensuite, national, puis, civil, à titre facultatif, puis, obligatoire, pour les deux sexes. Citons, aussi, le mariage. Le baccalauréat, le permis, de conduire, le premier emploi stable, n’ont, sans doute pas, le même poids ni, une signification, aussi forte. Tant, la société actuelle, s’est déstructurée, déformalisée. Les politiques, de la Jeunesse, tant, en France, surtout, qu’en Europe, Amérique, du Nord, ne considèrent pas assez, depuis, un siècle, les juniors, comme, une richesse, en soi. Plutôt, comme, fardeau, source, de problèmes, à régler. Avant, le Second Conflit mondial (1939-1945), le domaine « Jeunesse » est à peine, distingué, d’autres. Malgré, certains efforts.

 

Pendant, les Trente Glorieuses (1945-1975), les jeunes sont traités, en « danger » potentiel, subversif, pour tout le reste, du corps social. Avec, la crise socioéconomique, les adolescents sont appréhendés, comme, une génération fragilisée, vulnérable, sinistrée, même, à aider. En France, d’exception bourgeoise, l’adolescence devient, une réalité commune, pour quasi-tous, les juniors, avec les Trente Glorieuses, à leur zénith. Les jeunes, des milieux ruraux, ouvriers, employés, s’approprient, l’adolescence, des sphères, les plus privilégiées. Avec les disparités socioéconomiques, qui, si, elles se sont certes, atténuées, pendant, la prospérité, s’accroissent, sans cesse, de nouveau. Depuis, la crise, des quatre décennies passées. Pour l’adojeunesse, l’école a définitivement, supplanté, les champs, l’usine, le bureau, le magasin. L’oisiveté, des filles, à marier et, des garçons rentiers, d’antan. La jeunesse est d’abord, « éludée ». Antique « libre », médiévale « confinée », d’Ancien Régime, en « apprentissage ». Puis, elle se mue, en une adojeunesse moderne « admise », au cours, de ces deux derniers siècles écoulés.

 

L’Histoire ancienne, des jeunes gaulois, francs, puis, français, est d’abord, celle, de l’Antiquité. De la Gaule et, la République romaine, du sixième siècle, avant, notre ère, au tournant, de 476. Quand, le jeune, dernier empereur romain, d’Occident, R. Augustule, Flavius Romulus Augustus (461-511), est déposé. Par les invasions barbares, menées, par le roi, des Hérules, Odoacre (433-493). L’adojeunesse médiévale dure, de 477, jusqu’à, la fin, du quinzième siècle, vers 1492. Date, de la « découverte officielle », des Amériques, par C. Colomb. (Navigateur génois, 1451-1506). Les adojeunes, de la Renaissance, et, de l’Ancien Régime, vivent, sous la monarchie capétienne.

 

Aux seizième, dix-septième et, dix-huitième siècles, de 1493, à 1788. À l’époque contemporaine, il y a, la jeunesse « prémoderne » romantique, de la phase transitoire. De la Révolution (France, 1789-1799), à la fin, du Second Empire (France, 1852-1870), entre 1789 et, 1870. La jeunesse « moderne » revendicative, d’un certain, « entre-deux-mondes » médian. De l’instauration, de la Troisième République (France, 1870-1940), à l’apparition, de l’adolescence « universelle », d’aujourd’hui, entre 1871 et, 1960. Puis, la jeunesse « postmoderne » pragmatique, de notre temps, depuis, la mi-Trente Glorieuses (Occident, 1945-1975).

 

De la fin, de la reconstruction, post-Second Conflit mondial, à nos jours, entre 1961 et, 2020. En trois phases : « l’éveil, la conquête, l’installation ». Celles, de la jeunesse française, en sa société. Ce n’est, qu’en comprenant, le passé, des juniors, que l’on peut améliorer, leur ordinaire, d’aujourd’hui, mieux, les aider, à « gagner », leur devenir. Les grands courants, tendances, traits historiques néogénérationnels, en Occident, sont très significatifs, de l’état d’esprit, de l’adojeunesse. Comme, des réalités, de sa société, du moment. Ainsi, la « Beat Generation », révoltée, iconoclaste, des décennies 19501960, se démarque-t-elle, des suivantes. La « Bof Génération », repue et apathique, des années 19701980. La « Génération Sos », en détresse et, résignée, des décennies 1990200020102020. Le terme, de « Beat Generation », génération réputée « fatiguée, perdue », est forgé, aux États-Unis, en 1948, par l’écrivain et, poète américain, J. Kerouac (1922-1969)608. Dix ans, après, Mai-68, le magazine, d’information, Le Nouvel Observateur, l’institut, d’étude d’opinion, Sofres, mènent l’enquête. Auprès, des treize – dix-sept ans français. Ils les qualifient, de « Bof Génération ».

 

« On les croyait violents, drogués, punks ou, destroys, au minimum, révoltés. On se trompait : dix ans après, Mai-68, les petits frères, des enragés, apparaissent tranquilles, trop tranquilles, fort partisans, de l’ordre. Farouchement, individualistes, jouisseurs paisibles. Indifférents, à la politique, pas concernés, par l’utopie. […]. Ces ados semblent former, la première génération, sans rage et, sans tabous ».

(J. Daniel, écrivain, journaliste français, 1920-2020, Le Nouvel Observateur, dossier sociologique, France, 1978)609.

 

Les historiens, de cette adojeunesse, nous décrivent, des juniors, soumis, à des « rites » de passage et, d’affranchissement. Une très stricte conformation, sociale et éducative, puis, une extension, de préparation et, d’attente. Les jeunes subissent, un jugement négatif, de la part, de la société adulte. Car, ils contestent, remettent en cause, la « belle mécanique » instaurée, au seul bénéfice, des aînés, au détriment, des cadets. Ainsi, le pouvoir, des puissants, ne saurait-il, être partagé, aucune, de ses moindres parcelles, concédée ! Le « dominant gris » gouverne, encore et, toujours, le « dominé bleu ». Nous avons vu, en cette logique, l’image, peu glorieuse, que le monde adulte, s’est donnée, des juniors, depuis, le dix-neuvième siècle.

 

Tantôt, classe, jugée dangereuse, victime ou, importune, voire, les trois, à la fois, selon, les conjonctures et, conceptions. Il est tentant, pour adultes et, médias, de stigmatiser, les ados, plutôt, que d’avoir l’humilité, de reconnaître, leurs talents, contributions et, mérites ! Comme, juniors acteurs fondamentaux, décisifs, en l’espace et, le temps. Pour l’intérêt, bien compris, de l’ensemble, du pays et, de la nation ! L’on en est encore, hélas, bien loin610. Le contexte hexagonal demeure, plus, que jamais, défavorable, à la jeunesse. Le président français, E. Macron (1977-), élu, en 2017, l’a plus été, par « défaut résigné, que par réelle, adhésion convaincue ». En dépit, de son jeune âge, la majorité, des juniors, n’a pas voté, pour lui. (1er tour). L’élu s’intéresse peu, à eux. Il ne leur propose rien, de décisif, mais, encore et, toujours, « sang, labeur, larmes et, sueur » !

 

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Un exemple, parmi mille, de l’apport précieux, de la jeunesse, à l’humanité, tout entière : la découverte, par pur hasard, de la fabuleuse grotte préhistorique, de Lascaux (France). Le 12 septembre 1940, en pleines Occupation allemande (1940-1944) et, Seconde Guerre mondiale (1939-1945), par quatre jeunes adolescents, jouant, dans les bois, avec leur chien. G. Agniel, S. Coencas, J. Marsal et, M. Ravidat. Ces derniers ont, ainsi, contribué, à la connaissance, préservation, au profit, de tous les hommes, d’un inestimable, symbole culturel terrestre. La scène se situe, en France, dans le Périgord noir, à Montignac, en Dordogne, sur les hauteurs, de la vallée de la Vézère. Il s’agit, d’un lieu « paléolithique », parfaitement, conservé et, orné, de représentations artistiques pariétales, exceptionnelles. Les peintures et, gravures rupestres dateraient, environ, en moyenne, de dix-sept mille ans, avant, notre ère, par datations certifiées, au carbone 14. Elles représentent, essentiellement, un millier, de belles figures animalières, de la faune sauvage ou, domestique, représentatives, de l’époque.

 

En deux cents mètres, de galeries. Ce site majeur est classé, à l’inventaire, des monuments historiques, dès, 1940, ensuite, à celui, du patrimoine mondial, de l’Unesco, en 1979. La grotte originale est ouverte, au grand public, entre 1948 et, 1963. Puis, définitivement, fermée, pour restauration, sauvegarde. Du fait, de très graves dégradations, notamment, thermiques, hygrométriques, générées, par l’afflux, trop massif, d’un million, de visiteurs, en quinze ans. Malgré, toutes les actions protectrices, une température constante, maintenue, à une douzaine, de degrés, la grotte connaît, hélas, depuis, dix ans, de nouvelles atteintes. Du fait, de champignons parasites, de composition chimique, fort toxique. Depuis 1983, une reproduction, à l’identique, du site originel, extérieure, à celui-ci, permet, d’admirer, de nouveau, grandeur nature, ces « chefs-d’œuvre », si extraordinaires, de nos lointains ancêtres. Avec, deux cent cinquante mille visiteurs annuels611. Une exposition mondiale itinérante a eu lieu. Un nouvel espace, plus complet, reproduisant, l’intégralité exacte, de la grotte initiale, a été inauguré, fin 2016.

 

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Adolescents gallo-français, « indifférenciés / insérés », des temps anciens

 

Il semble, que l’écrivain romain, Plaute (254-184 av. J.-C.), use, de façon, fort inédite, du terme, d’adolescence, adulescentiam. En sa comédie théâtrale, Captivi, Les Captifs. (Rome, vers 193 av. J.-C.)612. La pièce utilise, aussi, les mots adulescens ou, adulescentulum : jeune homme, les jeunes gens étant qualifiés, de « juventutes ». Adolescere : grandir, donne le participe présent, adolescens : qui grandit, maintenant. Puis, le participe passé, adultus, donne adulte : déjà, grandi. Cicéron, (Homme d’État, écrivain, Rome, 106-43 av. J.-C.), écrit adulescentia, évoquant, la jeunesse613. L’adulescens romain est le jeune homme, de quinze, à trente ans. La majorité civile et, civique est fixée, à trente ans. La jeune femme, du même âge, est uxor, épouse. Cela, marque bien, les différences, entre les sexes. L’homme, dominant, est lié, à ses devoirs civils et, militaires et, la femme, dépendante, n’est qu’épouse, mère. En ancien français, adolescence date, du douzième siècle, adolescent, du quatorzième, adolescente, du quinzième.

 

Au Moyen Âge (476-1492), le jeune homme est un jouvenceau et, le jeune noble est qualifié, damoiseau. De même, la jeune fille est dite, jouvencelle ou, damoiselle. Le terme adolescence n’est officialisé, dans les dictionnaires français, qu’au dix-septième siècle. Il a trait, à la période, de vie, de quatorze, à vingt-cinq ans. Seuls, les garçons, sont concernés. Le mot adolescent reste, alors, réservé, au genre péjoratif et, satirique. Celui, d’adolescente, est ignoré. Jusqu’au milieu, du dix-neuvième siècle, les notions, d’adolescence et, d’adolescent, de jeune, comme, de jeunesse, restent dépréciées et, quasi péjoratives.

 

L’état d’esprit dominant, demeure, à la dérision, sous l’Ancien Régime français (1589-1789) et, au-delà, quant aux moins, de vingt-cinq ans. Âge alors, fixé, de la majorité civile et, civique, avant, la Révolution (1789-1799). La notion, d’adolescence, au sens admis, reconnu, d’aujourd’hui, ne se fait seulement, officiellement et, sémantiquement, jour, en France, qu’à partir, du Second Empire (1852-1870). Dans la décennie 1850. Sont concernés, tous les jeunes, de quatorze – vingt-cinq ans. Les termes adolescence, jeunesse, sont plus associés, que vraiment, distingués614. De même, aujourd’hui, l’adolescence se prolonge, en la jeunesse, « en aval » et, celle-ci mord, sur la première, « en amont ».

 

L’adolescence, des jeunes garçons, de l’Antiquité romaine (VIe s. av. J.-C.-IVe s.), débute, entre quinze et, seize ans. En un rituel passage, initiatique et fort, consistant, à revêtir, la toge virile, des hommes, réputés, être entrés, dans la maturité. Pour les filles, c’est le mariage, qui tient lieu, d’accès, à la maturité adojuvénile. Le jeune romain devient, véritablement, adulte, par les apprentissages, militaire et politique, tirocinium. Plus tard, en l’Histoire, il y a, Roland le preux. (Francie, 736-778). Lancelot du Lac. (Francie, VIe s.). Tristan de Cornouailles. (Bretagne, Angleterre, Irlande, VIe s.). A. Pendragon, le roi Arthur. (Bretagne, Angleterre, Irlande Ve-VIe s.).

 

Héros, de la légende, des Chevaliers, de la Table ronde et, de la quête, du Graal. (Wace, poète normand, XIIe s., le Roman de Brut, histoire légendaire, Angleterre, 1155). Il existe, une jeunesse médiévale « ordinaire ». Paysanne, populaire, ecclésiale ou, bourgeoise. Il n’en demeure, pas moins, que, de l’An Mil, à la fin, du Moyen Âge (1492), la chevalerie et, la « courtoisie » prédominent. Notamment, au travers, de la littérature, de la chanson, de geste. La guerre et, les sentiments amoureux. De fait, pour une certaine jeunesse évoquée, possédant le pouvoir. Masculine et, aristocratique. Les récits, du poète, C. de Troyes, (France, v. 1135-1185, romans courtois, XIIe s.), en sont l’illustration.

 

Les jeunes chevaliers, dits, preux, car, censés, être braves, intrépides et, hommes d’armes, s’opposent, alors, aux jeunes clercs, qui prient. Aux juniors paysans, qui œuvrent, produisent manuellement. Le rite, des passages, à la maturité, à l’officialisation, de la charge, des jeunes chevaliers, passe, par le solennel cérémonial, de l’adoubement. Avec, remise, des équipements et, insignes militaires, de la dignité chevaleresque. En moyenne, les jeunes adoubés ont, entre seize et, vingt-deux ans. Quant à la courtoisie, d’usage, ce sont, les qualités, de bienséance, d’urbanité et, l’amour courtois, l’art d’aimer. Que l’on qualifierait presque, de « marivaudage », en certains, de ses aspects « formels », pour reprendre, une expression, issue, du dix-huitième siècle615. Cela, concerne, au tout premier chef, les jeunes filles, jeunes femmes. Même si, les jeunes hommes y prennent, également, une part active, prépondérante et dominante. Poètes, troubadours, trouvères, s’en font l’écho, tout privilégié. Le jeune amoureux, est le redevable, de son aimée, lui prouve, la valeur, de ses sentiments, par sa bravoure guerrière616. – Le fait scolaire, éducatif adojuvénile, antérieur, à 1789, sera analysé, plus loin -.

 

Au seizième siècle, l’adolescence est considérée durer, entre quatorze et, vingt-et-un ans. Vingt-huit, selon, certains. Cela, reflète encore, la vision, de l’Antiquité gréco-romaine. (VIe s. av. J.-C.-IVe s.). La jeunesse reste mal définie, car c’est un âge moratoire, de conditionnement, de dépendance et, subordination. En un mot, de domination et, d’incertitude. L’adultisme survient, par la succession, du père, ce qui peut advenir, fort tardivement. Cela, concerne, notamment, la noblesse et, la bourgeoisie. La paysannerie n’est pas exclue. À l’époque contemporaine, la mère peut être, en cause, de façon centrale. À l’image dynastique, d’un prince, de Galles, le futur, Édouard VII (1841-1910).

 

Contraint, d’attendre, la fin, du fort long règne, de sa mère, la reine Victoria, du Royaume-Uni (1819-1901). Pour, enfin, ne régner, en 1901, qu’à l’âge, de soixante ans. De même, l’actuel, prince, de Galles, Charles d’Angleterre (1948-), qui attend, depuis, des décennies, de devenir roi, à son tour. Âgé, de soixante-et-onze ans, alors, que sa mère, la reine Élisabeth II (1926-), règne, depuis, soixante-sept ans ! À la Renaissance (XVIe s.) et, sous l’Ancien Régime français, de l’ère moderne (1589-1789), la notion, d’adojeune et, de jeunesse, reste fort dévaluée, dépréciée, péjorative. Tel, âge, d’inconséquence, d’inexpérience, d’immaturité.

 

La puissance paternelle est absolue, en vertu, de la patria potestas romaine. L’autorisation parentale, au mariage, des enfants, même majeurs, est impérative, en droit français, sous la monarchie absolue (XVIIe-XVIIIe s.). L’autorité paternelle prévaut, « envers et, contre tout ». La jeunesse se prolonge, en sa trentaine. Cela, concerne, les milieux très favorisés. Les jeunes populaires travaillent, dès, la fin, de leur enfance ou, leur début, d’adolescence, sous la férule paternelle ou, patronale. Sous, le Moyen Âge (476-1492), l’Ancien Régime (1589-1789), la jeunesse est un monopole aristocratique. Le fils aîné ne succède, au père, qu’après, la durée moyenne, de trois décennies. À l’ère médiévale, occupations militaires, sentiments et, plaisirs, chasses et, loisirs, comblent, cette longue phase, d’attente. Les cadets ne peuvent espérer, qu’un beau mariage. En attendant, cette union, les garçons, de hauts lignages, nobles, comme, bourgeois, ont une libre sexualité, d’aventures et, d’attente. Le contrôle et, la dépendance, de ces jeunes favorisés, sont économiques et, familiaux, plutôt, que moraux et, sociaux. Au Grand Siècle, de Louis XIV, (France, 1638-1715), la futilité, de la jeunesse, est dénoncée, non, sa subversion sociale.

 

Libertinage, vie mondaine. Le privilège nobiliaire, de l’inné, accorde peu de foi, à l’éducation et, la formation acquises. Le savoir-vivre se suffit, à lui-même, l’emporte donc, sur le savoir. À partir, du règne, de Louis XV, (France, 1710-1774), le principe, du mérite personnel, commence, à timidement, primer, sur celui, du sang, de la naissance, du titre. En théorie, assurément. Peu à peu, toutefois, l’éducation dépasse, alors, le seul, patronyme héréditaire. Sous, le roi, Louis XVI, (France, 1754-1793), l’effet, des Lumières et, des encyclopédistes, commence, à émerger. L’idée, du primat, d’une éducation, civile et nationale, pour former, des citoyens, bien plus utiles, pour eux-mêmes et, à la nation, se fait jour, peu à peu. Compétences effectives, besoins réels, du pays, sont, de façon, très nouvelle, liés.

 

L’égalité, entre citoyens, n’en est pas encore, reconnue, pour autant. Toutefois, la vertu, d’un individu n’est plus considérée, comme, lignagère, mais, plus liée, aux savoirs, connaissances, par l’étude617-1. Ces conceptions, de la jeunesse, l’éducation, sont, notamment, prônées, par le magistrat français, L.-R. de Caradeuc de La Chalotais (1701-1785)617-2. L’écrivain, philosophe genevois, J.-J. Rousseau. (France, 1712-1778)618. L’Encyclopédie, (France, 1751-1772), ne considère plus, d’office, la jeunesse, telle, ignorante et, superficielle et, la maturité, comme, sage et, judicieuse. Il est, de façon inédite, crédité, aux adojeunes, plus, de qualités, que de défauts et, aux aînés, plus, de vices, que de vertus. La jeunesse est décrétée plus vertueuse, que la vieillesse. La nouvelle génération n’est plus, « délétère inconséquence », mais, « progrès bénéfique ». Le futile temps stérile, de jeunesse perdue, devient, alors, occasion unique constructive, d’apprentissage fécond, de junior prometteur619. (Huerre et al., 2002).

 

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Pour les adojeunes, le Moyen Âge (476-1492) est le temps, des héros, de la chevalerie, comme, des conquérants. Celui, des rites initiatiques et, ordalies, du lien, entre pouvoir temporel et, spirituel et, des croisés et, martyrs. De la Renaissance, à la Révolution (1492-1789), ce sera l’époque, des maîtres, des savants, grands navigateurs, explorateurs, comme, des apprentissages. De l’opposition, entre pouvoir et, conscience, des génies et, bienfaiteurs, de l’humanité, en tous genres. (Dolto, 1988)620. Tout junior, a besoin, de se reconnaître, en des « figures, de proue », pour grandir !

 

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Jeunes, de France, « dissociés / désocialisés », dans la chronologie récente

 

Avec, la Révolution française, de 1789, le Service militaire universel devient, le rite de passage et, de socialisation, par excellence, de la jeunesse masculine. En 1804, le Code civil abaisse, l’âge, de la majorité, de vingt-cinq, à vingt-et-un ans. L’âge légal, du mariage, est fixé, à dix-huit ans, pour les garçons, quinze, pour les filles. Le consentement, du père, est nécessaire, jusqu’à vingt-cinq ans, pour les garçons, vingt-et-un, pour les filles. Une loi, de 1841, réglemente, le travail, des mineurs. Désormais, les jeunes, de douze, à seize ans, ne peuvent plus travailler, plus, de douze heures, par journée.

 

Le travail, de nuit, est légal, pour les plus, de treize ans. Le Code civil, de 1804, prévoit, que les mineurs, de seize ans, peuvent être détenus, à la demande, de leur propre père. Pour « sujets, de mécontentement, très grave », pendant, au plus, un mois renouvelable. Pour tout jeune mineur, de seize, à vingt-et-un ans, l’autorisation, de la Justice, est nécessaire. Une loi, de 1850, réserve, en chaque prison, un quartier spécifique, pour les adojeunes mineurs, pour les séparer, des majeurs. Les protéger, de « viles contaminations ».

 

Ce qui n’était jamais, le cas, auparavant. Le Code pénal, de 1810, fait bénéficier, les moins, de seize ans, d’une « excuse, dite, de minorité », pour actes, « sans discernements ». Alors, il y a, remise, aux parents, ou, à maison de correction, le temps, de la minorité, au maximum. S’il y a, discernement avéré, la peine, de prison, possible, est, alors, au maximum, la moitié, de celle, concernant, un adulte, pour délit similaire. Peu à peu, la répression, des mineurs, devient une préoccupation, d’amendement. Au dix-neuvième siècle, l’adojeunesse est reconnue, mais, très encadrée. La famille bourgeoise est promue, mais, la nouvelle génération dressée, contre ses aînés. Cette conception perdure, jusqu’à l’explosion, de Mai-68. Du fait, de sa contradiction, son vice originel majeurs, entre romantisme idéaliste et, matérialisme réaliste. De cette aporie insoluble, naît, l’adojeunesse postmoderne actuelle, de la troisième voie. Celle, de la crise, de l’après, Trente Glorieuses, depuis, le milieu, des années 1970. Du réalisme, sans illusions, ni, résignation. Du pragmatisme utilitaire prosaïque, comme, des valeurs idéalistes, d’espérance. Avant, 1914, libertarisme, individualisme, des jeunes, post-1789, cohabitent.

 

De fait, la Révolution (1789-1799) promeut, tout à la fois, la réussite individuelle et, l’égalité collective. Celle, de 1830, génère, favorise, bien, des « appétits » adojuvéniles. La jeunesse, notamment, en études, suscite, une agitation sociale, durant, le siècle. Les jeunes inactifs sont plus nombreux, du fait, de la prolongation, des études, pour les plus favorisés, au sein, de la bourgeoisie urbaine. Ainsi, la « figure nouvelle », de l’étudiant, apparaît. De même, que celle, du lycéen, toujours, prompt, à la sédition subversive. Ils sont, les « grandes illustrations », des révolutions, de 1830, 1848. Il est vrai, que la dure discipline scolaire, qui leur est imposée, est alors, draconienne et, quasi « concentrationnaire ». La prison scolaire existe, jusqu’au milieu, du Second Empire (1863). La punition écrite ou, pensum, empoisonne la vie, des jeunes, tout le siècle, durant. L’école est coercitive, alors, qu’elle dit forger, la liberté, individuelle et, collective. En la deuxième moitié, du siècle, science et, progrès adoucissent, la fièvre juvénile. Puis, vers la Belle Époque (1897-1914), désillusions, doutes, gagnent. Du Premier Empire, à la Troisième République (1804-1940), il est reproché, à la jeunesse, trois travers majeurs, réels ou, supposés.

 

Le matérialisme, l’indiscipline et, le dilettantisme. Ce qui dépeint, en négatif, trois types, de personnages adojuvéniles, très répulsifs et, stigmatisés. Le jeune cynique, le jeune révolté, le jeune oisif. Certains voient, dans les libertés adolescentes excessives, la mort annoncée, des familles et, des sociétés. Tout ceci, concerne les garçons. Les filles, créditées, de douceur, de soumission et, d’abnégation, demeurent vouées, à la pure, sphère privée domestique. Selon, une traditionnelle vision, l’éducation, des enfants, la tenue, du foyer familial, le ressourcement religieux. En vertu, du principe allemand, des trois K : Kinder, Küche, Kirche. Les enfants, la cuisine, l’église.

 

Cette formulation serait celle, de l’empereur, Guillaume II, (Allemagne, 1859-1941), synthétisant sa vision, de la femme allemande, ultra vertueuse, du dix-neuvième siècle. Bonne mère, épouse, maîtresse, de maison, croyante, citoyenne. Cela, est repris, par le régime nazi. (Allemagne, 1933-1945). Dans le même temps, l’homme seul, reste le chef, de famille, travailleur ou, le personnage principal, tourné, vers l’extérieur, comme, aussi, la défense, de la patrie. De façon, discriminatoire, l’adojeunesse populaire inquiète, bien plus, que celle, de la bourgeoisie. C’est donc, la première, qu’il s’agit, de mieux contrôler, socialiser, moraliser, en toute priorité.

 

Famille, école, sont alors, suppléées, par les mouvements, de jeunesse, adéquats. Chez les jeunes, du temps, intimité privée et, utilité publique, s’opposent, de façon, des plus malaisées. La promotion, de la famille, de ses valeurs, installe, la juvénilité, comme, une nouvelle entité sociale. Cela, aboutit, tout autant, à la contention sociale, morale et, éducative, de la même néogénération. La toute puissance, des pères, domine encore, plus strictement, que jamais. Les juniors défavorisés, sont sous le primat, du travail précoce, des organismes caritatifs religieux, puis, de l’école.

 

La jeunesse française, de la Troisième République (1870-1940), est plus reconnue, que sous l’Ancien Régime (1589-1789), mais, moins libre ! Puisqu’elle est devenue, l’objet, de contrôles et, normalisations sociaux. Il y a, cent ans, fin, d’une époque, elle est considérée, comme, le « fer de lance », avant-gardiste, de la société. En un idéal, de progrès, de défense patriotique, de toute une civilisation. La mobilisation générale militaire, de 1914, comme, celle, de 1939, à un degré moindre, sont l’aboutissement paroxystique, d’une vision utilitariste, de la jeunesse. À des fins, qui lui échappent. Ne sont pas les siennes ni, en sa faveur, mais, celles, d’adultes, servant, leurs intérêts propres. En « unilatéral contrat, de dupes, mystificateur »621.

 

La fin, si tragique, de pans entiers, de la nouvelle génération, « chair à canon », des tranchées, de la guerre, de 1914-1918, en est l’illustration, la plus terrible. Avec, pour figure emblématique, l’auteur célèbre, du Grand Meaulnes, (Roman, d’apprentissage, France, 1913), l’écrivain français, A.-Fournier (1886-1914). Mort, au combat, à l’âge, de vingt-sept ans, au tout début, du conflit, dont les restes sont retrouvés et, identifiés, en 1991. Contrairement, à l’œuvre littéraire initiale, le film éponyme, seconde, adaptation cinématographique dramatique, (J.-D. Verhaeghe, France, 2006), imagine, que Meaulnes, tout comme, son auteur, meurt, en soldat. Au tout début, de la Grande Guerre (1914-1918), aux côtés, de son ami, François Seurel, l’autre héros, du roman622. Au dix-neuvième siècle, surtout, en sa seconde moitié, l’intérêt, pour les adolescents et, les jeunes, l’adolescence et, la jeunesse, s’accroît donc. Tout autant aussi, les très fortes craintes, à leur égard. Le junior est, encore et, toujours, considéré, comme, fauteur, de troubles, de violences, désordres, envers, lui-même, autrui et, la société. Sa sexualité inquiète et, déplaît, hétéro ou, surtout, homosexuelle, notamment, en internat.

 

La jeunesse française participe, avec fougue, aux révolutions, de 1830 et, 1848. Elle anime, de nombreux mouvements, de révoltes, notamment, lycéens, jusqu’à la fin, du dix-neuvième siècle. Au tournant, du siècle, à la Belle Époque, (France, 1897-1914), certaines bandes, de jeunes, s’illustrent, par des violences. Comme, celle, dite, des Apaches, dans le Paris, de Belleville. La peur, le rejet, irraisonnés et, irrationnels, de la jeunesse, s’en trouvent, encore plus, amplifiés. L’on tente, d’annihiler, les tendances, réputées, si violentes, de cette juvénilité, ses penchants supposés, pour une sexualité « débridée, transgressive ». En instituant, la généralisation, de l’éducation physique, pour les juniors. À la fin, du Second Empire (1870), elle est obligatoire, en écoles primaires et, secondaires.

 

De même, le scoutisme « régulateur et, régénérant » se développe, en France, dès 1911. Puis, viennent, les mouvements, de Jeunesse chrétienne et, les patronages, colonies de vacances, auberges de jeunesse. Les mouvements politiques, idéologiques, pour jeunes. En 1851, le travail n’est plus autorisé, avant, douze ans, quatorze, en 1936. À la fin, du dix-neuvième siècle, les adojeunes, de treize, à seize ans, peuvent travailler, légalement, jusqu’à dix heures, par jour. En 1912, une loi crée les tribunaux pour enfants, la Justice des mineurs, la liberté surveillée. La jeunesse, du régime de Vichy (1940-1944), survit, comme, elle peut, entre délires zazous et, embrigadement, des Chantiers de jeunesse.

 

Après, la Grande Guerre (1914-1918), les espérances, des Années folles (1920) sont brèves. L’adojeunesse post-Occupation, de la Quatrième République, (France, 1946-1958), veut profiter, de la vie. Elle se scolarise plus, que sous la république antérieure. Quant à la délinquance, dite juvénile, la répression, des prisons, maisons, de correction, laisse, peu à peu, place, à l’idée positive, de « prévention et, traitement sociaux ». Nouvelle Justice des mineurs et, mesures éducatives, rééducation, éducation surveillée, sont régies, par une ordonnance, de 1945. Une ordonnance, de 1958, met l’accent, sur la prévention, des déviances adojuvéniles, notamment, la récidive. Le placement, en milieu social ouvert, est institué. Les Nations Unies votent, une Déclaration Universelle, des Droits, de l’Enfant (1959). L’adolescence persiste, toutefois, à être considérée, comme, « pathologie mentale ». Avec traitements sociomédico-psychologiques, à la clé. Parallèlement, liberté sexuelle et, contraception, profitent pleinement, aux adojeunes.

 

Les années 1960 voient l’émergence, d’une jeunesse occidentale universelle, postmoderne, massivement, scolarisée. Pour la toute première fois, de l’Histoire humaine. L’adojeunesse se constitue, en classe d’âge, à part entière, avec des modes, de vie, culturels, particuliers. Bien éloignés, de ceux, des adultes et, en opposition totale. Hédonisme, matérialisme, libertarisme, individualisme, en sont les grands fondements. La musique prisée en est, le rock’n roll, avec, en précurseur, le chanteur, E. Presley. (États-Unis, 1935-1977). Drogues et, psychédélisme se répandent. Outre, le goût, pour la provocation, la « rupture, de ban », la marginalité.

 

Avec, des mouvements, de beatniks désabusés, hippies libertaires, junkies toxicomanes… Les Beatles, (Groupe musical, Royaume-Uni, 1960-1970), triomphent. Au temps, de Woodstock, (États-Unis, 1969), ancêtre, des rave parties, rassemblements musicaux psychédéliques, les adojeunes existent enfin, pour, par, eux-mêmes. La « culture, de papa », est définitivement, morte. Dieu, lui-même, est « oublié ». La musique et, la culture pop prennent leur envol. La jeunesse vit, désormais, en elle-même et, se forme, en génération et, monde, à part et, part entière. Avec ses propres choix, traits mentaux, de vie et, culturels, ses émissions, de radio et, modes vestimentaires…

 

Une prospérité économique, sans précédent, les Trente Glorieuses (1945-1975), rendent, cette révolution juvénile, possible. Les jeunes, minoritaires, seconds, gagnent, en particularisme, au sein, de leur groupe d’âge, consumériste. Ce qu’ils perdent, en marginalisation, par rapport, au monde adulte, majoritaire et, dominant. La communauté, d’âge, générationnelle, l’emporte, chez le junior, sur l’appartenance socioculturelle. La jeunesse occidentale se singularise, des aînés et, s’uniformise. En 1966, paraît, le premier ouvrage scientifique français, de psychologie de l’adolescence623. L’explosion, de Mai-68, est due, au fossé grandissant, entre, d’une part, une jeunesse, de plus en plus, émancipée, mûrie, différenciée. De l’autre, des possibilités, de réalisation, de soi, et, d’action ou, d’indépendance, toujours, aussi réduites, comme, au siècle précédent, le dix-neuvième. 68 aura été l’apogée, de l’adojeunesse. Dès, la décennie 1970, surviennent, un effondrement démographique, une crise socioéconomique, sans précédent. Depuis, les années 1930, « pire encore », au début, du siècle suivant. La jeunesse en est, la première victime et, se replie, sur ses amertumes, déceptions, désespérances catégorielles.

 

Elle n’a plus, pour uniques horizons quotidiens, immédiats, que ses petits plaisirs, d’évasion, instantanés. Sexe, drogue, alcool, tabac, sports extrêmes, replis, sur soi et, sa tribu d’amis, voire, suicides, déviances ou, violences caractérisées. Même, l’espoir, un temps, mis, dans les études, comme, les diplômes, a tragiquement, « fait long feu ». Du fait, de la dévalorisation, de la plupart. La jeunesse n’a plus, les moyens, de devenir adulte, en temps et, heure, sur le fond, comme, la forme. Les adultes sont retombés, en adolescence, à moins, qu’ils y soient toujours, restés « enfermés », pour certains. Si, elle ne l’a jamais, été, l’adojeunesse n’est pas ou, plus prioritaire. Comme, au « temps béni », de la grande prospérité, les seuls, enjeux matériels, liés, aux mutations économiques, financières, technologiques, l’emportent, massivement. Sur les préoccupations socioéducatives et, le soin, de la juvénilité.

 

Les adultes ombrageux, au pouvoir, jaloux, de leurs prérogatives, avantages, font mine, de vouloir « confier » l’avenir, à la jeunesse. Pour s’octroyer, tout le présent, à ses dépens624. La terreur, des aînés, est d’être éjectés, par une descendance, d’ « avant-garde », par son jeune âge et, d’être, ainsi, fort prématurément, rendus « obsolescents ». L’enseignement, de masse, pour tous, les juniors, a ainsi, pour seuls, objectifs et, avantages, d’immobiliser, de « vitrifier », toute la nouvelle génération. Le plus longtemps, possible, pour éviter, le « partage, du pouvoir », pour, ensuite, ne lui accorder, que des « positions factices », sans intérêt ni, influence. Dont, aucun adulte confirmé, ne veut et, qui ne lui feront pas d’ombre. Au doux soleil, des monopoles, dont, la France cultive toujours, si bien, le détestable secret. (Huerre et al., 2002)625.

– Le fait scolaire adojuvénile contemporain, depuis, 1789, sera analysé, plus loin -.

 

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Au dix-neuvième siècle et, jusqu’à, 1960, la jeunesse est celle, des timoniers, des chefs, de guerre, des « combattants, de la liberté ». De la fin, des apprentissages, du primat enseignant, celle, aussi, des révolutionnaires. De 1960, à 1980, vient le temps, des « idoles », des jeunes stars, chefs, de bande, du libertarisme et, narcissisme, des esthètes et, prophètes. Depuis, trente ans, la jeunesse est celle, de la fin, des dieux, des pères, des idéologies. Elle est dominée, par le groupe, des pairs, les rassemblements, grandes causes, résignations et, désillusions, aussi. (Dolto, 1988).

 

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LES SAVANTES VISIONS, DOCTRINES

SUR L’ADOLESCENCE-JEUNESSE

 

 

La jeunesse demeure, encore, le « parent pauvre », de l’histoire politique, sociale, des mœurs et, mentalités. L’image de marque historique, des juniors, à l’instar, de celle, qu’en donnent, les médias actuels, est globalement, à tonalité négative, dépréciatrice. L’adojeunesse est dépeinte, sous l’aspect, d’une génération, des plus « difficiles, tourmentées, tumultueuses, en révolte, perturbatrices… » Tantôt, menace, victime, gêne, pour l’ensemble, du corps social. Pourtant, au cours, de cette même Histoire, les adojeunes et, jeunesses exceptionnels et, « bienfaiteurs, de l’humanité », ne font pas défaut. La néogénération actuelle ne manque, pas davantage, de talents, mérites. Elle est plus, une belle promesse, de présent et, d’avenir, qu’une malédiction, en devenir. Au passé, actuellement et, pour le futur, les adojuniors ont été, sont, seront, d’un apport positif, en l’histoire, des hommes.

 

Leur marque n’a, nullement, à rougir, rien, à envier, aux autres générations antérieures, d’aujourd’hui, d’après. Les analyses, théories historiques et, savantes, sur la jeunesse, nous renseignent, certes, sur celle-ci. Tout autant, aussi, sur les sociétés, mentalités et, actions, des temps, contrées, concernés. L’on distingue, d’une part, la doctrine adojeunologique, des précurseurs, en l’Antiquité (VIe s. av. J.-C.-Ve s.), au Moyen Âge (Ve-XVe s.). De l’autre, celle, des concepteurs, à la vision, bien plus « aboutie », de l’ère moderne (XVe-XVIIIe s.) et, contemporaine (XIXe-XXIe s.). Il y a, l’adolescence et, la jeunesse « ordinaires », objets habituels, des travaux, d’étude, sur la néogénération. Il existe donc, des adojuniors, hors normes, hors catégories, qui ont joué, un rôle historique particulier, de tout premier plan !

 

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Le Werther, (Roman, Saint-Empire, 1774), de Goethe (1749-1832), est l’archétype, du jeune romantique tourmenté. Thème universel, des amours juvéniles contrariées. Repris, par l’opéra éponyme, (France, 1892), de Massenet (1842-1912), le film, de Doillon, (France, 1993). Tels, Roméo et Juliette, (États italiens, XIVe s.), Tristan et Iseult, (Bretagne, Angleterre, Irlande, Ve-VIe s.), Werther et Charlotte, (Saint-Empire, XVIIIe s.), s’aiment. Or, celle-ci épouse Albert. Werther rencontre une autre femme. Il ne peut, pour autant, se résoudre, à renoncer, à un amour impossible, ne trouve, son salut, qu’en la mort volontaire626. Comme, de nombreux jeunes, d’aujourd’hui, à bout, de ressources. Terrassés, par les rigueurs, d’une vie, pourtant, à peine, entamée et, à ce titre, aussi dure, soit-elle, porteuse, de toutes les espérances, de l’aurore !

 

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« Théories spéculatives », sur le jeunAdo, de l’Antiquité, à l’ère moderne

 

Théorie, est un terme féminin, datant, de 1496. Il est issu, du « latin ecclésial, theoria, du vieux grec, theôrein, observer. Ensemble, d’idées, de concepts abstraits, plus ou, moins, organisés, appliqué, à un domaine particulier ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)627.

 

Les théories, qui sont afférentes, à l’adojeunesse, sont donc, des « élaborations intellectuelles », systématiques. Qui émettent, hypothèses, synthèses, concernant, la nature, les buts, du junior. Le philosophe grec, Platon (427-347 av. J.-C.), estime, que la personnalité, émerge précocement, selon, les modes, de vie. Ce qui donne, une grande importance, à l’éducation, de la jeunesse. Le développement, de l’enfance, à l’adultisme, est évolutif et, progressif. Corps et, âme sont distincts. L’âme est faite, de trois niveaux. Les désirs et, passions. Le courage et, la ténacité, la combativité. L’esprit, l’immortalité et, le surnaturel. Ces trois stades typologiques, sont successivement, atteints. Le dernier, à l’adolescence et, à l’adultisme, mais, pas, par tous628.

 

Aristote (384-322 av. J.-C.), philosophe grec, ne sépare pas, « le corps et, l’âme », mais, il les associe. Selon lui, la jeunesse va, de quinze, à vingt-et-un ans. Les stades, de développement, vont fort dépendre, de l’acquisition, des apprentissages antérieurs. L’adolescence correspond, à l’aptitude, à choisir, car les désirs et, émotions ont été affinés, lors, de l’enfance antérieure. Entre sept et, quatorze ans. La maturité adolescente évolue. Elle est celle, des passions, de l’impulsivité, l’instabilité et, du courage, de l’idéalisme, l’envie, de vaincre, l’optimisme629. Au Moyen Âge (476-1492), pendant, un millénaire, le jeune occidental, comme, tout être humain, est sous le primat, du religieux, de la théologie et, du christianisme. L’homme est œuvre divine, conditionné, par son seul, Créateur. Jeunes et, adultes sont donc, égaux, en valeur, dignité. L’adolescent est assimilé, à un adulte, en réduction. Il n’y a pas, de stades, de développement.

 

Comenius (1592-1670), philosophe et, pédagogue morave, divise la scolarité, en fonction, du développement infanto-adojuvénile, en quatre stades, de six ans, chacun. L’enseignement doit tenir, plein compte, des aptitudes, d’âge. Des maturités et, capacités intellectuelles et, cognitives, émotionnelles, comme, comportementales. Ainsi, que strictement, correspondantes. De même, que Platon, Comenius pense que, lors, de l’adolescence, entre, douze et, dix-huit ans, l’éducation doit être, au service, du « raisonnement ». Par l’apprentissage, de matières prédéfinies, telles, la rhétorique, l’éthique, les mathématiques. Concernant, les dix-huit – vingt-quatre ans, l’enseignement consolide, le contrôle, de soi, la pleine force mentale. Très spécifiquement, par le « passage », par l’université et, les voyages630. Contrairement, à Platon, le philosophe anglais, J. Locke (1632-1704), estime, qu’il n’y a jamais, d’idées innées. Les pensées sont sensitives ou, mentales, selon, l’expérimentation. En empirisme, le savoir vient, de la seule, expérience. L’adolescence est l’ère, du perfectionnement cognitif. Le milieu de vie est décisif, pour l’évolution juvénile. Locke privilégie la raison, pour spécifier l’humain631.

 

J.-J. Rousseau (1712-1778) insiste, sur la primauté, des émotions632. Il imagine, quatre stades universels, de développement. En particulier, la jeunesse, de douze, à quinze ans ou, l’ « âge, de la force », livre III. L’adolescence, de quinze, à vingt ou, « la puberté », livre IV. En son Émile ou De l’éducation, (France, 1762), Rousseau pense, que l’éducation rationnelle, doit débuter, à douze ans. Elle consiste, en un très minutieux « apprentissage », à l’autonomie, à l’expérimentation dynamiques, fort concrètes. Jamais, en transmissions préétablies et, rigides. Conscience et, morale progressent, de concert. Le mûrissement affectif autorise alors, la pleine réciprocité, des sentiments, authentiques et, profonds. L’humanisme vrai l’emporte, sur toute autre considération633. L’intérêt, de l’adulte, ne saurait écraser, celui, du jeune. Grande pensée ! Belle intuition, de précurseur, pour qui, l’adolescence, est une « deuxième naissance, à la vie ». (Cloutier et al., 2008, 2015).

 

« L’on ne connaît point, l’enfance : sur les fausses idées, que l’on en a, plus, l’on va, plus, l’on s’égare. Les plus sages, s’attachent, à ce qu’il importe, aux hommes, de savoir, sans considérer, ce que les enfants, sont en état, d’apprendre. Ils cherchent toujours, l’homme, en l’enfant, sans penser, à ce qu’il est, avant, que d’être homme. […]. Commencez, donc, par mieux étudier, vos élèves ; car, assurément, vous ne les connaissez point. Or, si vous lisez, ce livre, en cette vue, je ne le crois pas, sans utilité, pour vous ».

(J.-J. Rousseau, écrivain, philosophe genevois, Émile ou De l’éducation, traité philosophique pédagogique, France, 1762)634.

 

 

« Empiriques figurations », à propos, du junior, à l’époque contemporaine

 

Le psycho-philosophe américain, G. Stanley Hall (1844-1924), est l’instigateur, de la psychologie scientifique, de l’adolescence (1904). Selon lui, le développement humain dépend, de la génétique « patrimoniale », propre, à chacun. La maturation humaine reprend donc, toute l’évolution anthropologique, depuis, le premier homme. Il s’agit, de la doctrine « biogénétique récapitulative ». Stanley Hall rejoint, en cela, la théorie « bioévolutive » (1859), du naturaliste anglais, C. Darwin (1809-1882). Il isole, quatre stades développementaux, dont, le dernier, correspond, à l’adolescence, des treize – vingt-quatre ans.

 

Cette dernière, aurait trait, à l’homme tribal et, « sauvage », ère primitive, des plus mouvementées, dominée, par le paradoxe. Une cyclothymie, alternant, rage et euphorie, d’une part, et, placidité et apathie, de l’autre. Repli, sur soi, et générosité, solitude et sociabilité. L’adolescence est capitale, en ceci, qu’elle détermine, tout le restant, de l’existence humaine, jusqu’à la mort. En matière sociale et, de valeurs ou, relationnelle, comme, d’adéquats raisonnements construits.(Cloutier et al., 2008, 2015)635.

 

Le psychopédagogue français, P. Mendousse (1870-1933), est l’un, des premiers, en son pays, au premier tiers, du siècle dernier, à innover. Il traite et, appréhende, les adojuniors, leur univers, autrement (1909, 1928). De façon, très inédite, la vision « analytique » l’emporte, sur le jugement moralisateur. L’auteur s’essaie alors, à décrire, le plus « objectivement », les réalités adojuvéniles, aux travers, de ses aspects physiques, psychiques et, moraux. Il ne s’agit plus, de conformer, l’adojeunesse, à des normes adultes préétablies. Ni, de stigmatiser, déplorer, ses particularités. Il lui est reconnu, une personnalité psychique propre, ni enfantine ni, adulte. Pubertés et, sexualités en sont, les marqueurs dominants, à canaliser et, contenir. L’éducation, la confiance et, la participation, se doivent, de l’emporter, sur la coercition, la culpabilisation, l’autorité. Pour plus, de réalisme, d’efficacité ou, d’épanouissement. Liberté, observation et, menées « didactiques », s’imposent enfin. L’adolescent peut ainsi, toujours, se comporter, « à bon escient » et, bien se discipliner, lui-même.(Galland, 2011, 2017)636.

 

M. Debesse, éducateur français (1903-1998), invente la notion, de « crise d’originalité juvénile » (1936). Ce qui permet, aux jeunes, de s’affirmer, de façon propre, selon, leur spécificité psychique. Il y a, une période très critique, d’ « agressivité anticonformiste ». Un réel temps, de conscientisation, d’affirmation, de soi. Le junior s’oppose, résolument, à toute norme, structure, qui ne viennent pas, de lui, manie, forts contradictions, comme, paradoxes. Autodétermination, autovalorisation, se renforcent. Se sentant, des plus « vulnérables », selon, le « complexe du homard » (1988), de la pédiatre psychanalyste française, F. Dolto (1908-1988), le jeune se rebiffe. En vertu, de l’adage, selon, lequel, « la meilleure défense, est l’attaque ».

 

Contre, lui-même, d’autres juniors, les adultes. Alors, excès, provocations, se multiplient, de façon, très volontairement, subversive et iconoclaste. Menées « séditieuses » collectives ou, forts replis, sur soi, solitaires et contemplatifs, sont la marque juvénile, ultra privilégiée. Le tout, est à relier, aussi, à un certain « intellectualisme », une émotivité extrême et, une grande inventivité, des adolescents. La passion, de l’esthétique et, de la beauté, en tout, l’emporte. La quête artistique permet, de s’imposer, de façon, très individualisée, comme, différenciée. Cela, flatte, l’imaginaire, fantasmagorique et admiratif, comme, la volonté, d’absolu, du jeune. Peurs, fort paralysantes, espérances exubérantes, alternent. L’adojunior a, d’abord, besoin, des plus « solides » valeurs morales, pour « grandir ». (Wojnar, 2003)637.

 

Dans la lignée, de Stanley Hall (1844-1924), A. Gesell, pédiatre, psychologue américain (1880-1961), suggère, un modèle développemental, de l’évolution humaine. En tant, que stade maturatif crucial, important, l’adolescence prend, toute sa place, en ce schéma ontogénétique (1949). Le mécanisme, de changement, de maturité, est, selon, Gesell, la « morphogenèse »638. S. Freud, neurologue autrichien (1856-1939), distingue, cinq « stades, de développement » humain (1905). Le dernier, le stade génital, concerne, les adolescents, de douze – dix-huit ans. Il se définit, par la puissante pulsion sexuelle, de type adulte, « assouvie », notamment, par la masturbation. L’identification a pour objet, les pairs. Le choix psychoaffectif et, sexuel est, le plus souvent, hétérosexuel, se porte, sur les semblables639. Nous le savons, le père, de la psychanalyse, s’est, toutefois, plus centré, sur l’enfance, que la jeunesse !

 

L’adolescence est bien plus, centrale, chez A. Freud, psychanalyste austro-britannique (1895-1982), que chez son père, en terme, de théorie développementale, psychodynamique. La sexualisation pubertaire serait, un facteur, de déstabilisation, pour la pleine maîtrise, de soi, de l’adolescent. L’excès, pulsionnel sexuel juvénile, serait, aussi, potentielles sources, de tensions. Il s’avère, qu’il serait néfaste, pour un adojeune, d’être trop dominé, par ses pulsions ou, au contraire, qu’il les refoule. Cela, transparaîtrait, en nombre, d’attitudes primaires adolescentes, juvéniles binaires. Adhésion-rejet ou, solitude-sociabilité, comme, égoïsme-altruisme… Cela, se synthétiserait, en un conflit interne, visant, à balancer, contentement pulsionnel et, maîtrise, des appétences640. La fille, de Sigmund, envisage, l’adolescence, telle, « crise », deuil, d’enfance, bien plus, qu’espoir, d’adultisme !

 

P. Blos, psychanalyste américain (1904-1997), éclaire, toutes les contradictions juvéniles. Par une désacralisation-désidéalisation, des objets, d’investissement, d’attachement et, de la libido infantiles. Ainsi, les parents sont-ils « banalisés » et, éloignés, du fait, de leurs défauts, réels ou, supposés. Il y a, aussi, « désenchantement-désabusement », quant à soi-même, par « prise, de conscience », de ses propres travers. Cela, permet, de mieux choisir, pour soi, des « modèles », bien plus pertinents, de développement. Pour Blos (1962), l’adolescence est un bouleversement capital, fort malaisé, entre « retours, en arrière, et, avancées positives », pour s’imposer. La difficulté adolescente viendrait, du délicat développement, de cette phase, de vie, et, des mécanismes, de « renaissance », induits.

 

L’enfance serait alors, revisitée, en partie, réappropriée, avec tous ses aspects, les plus favorables, comme, négatifs. Blos distingue, une adolescence débutante, une adolescence pleine et, une adolescence finissante. La première adolescence est délicate, du fait, du grand « hiatus », entre maturité biologique et, avancée psychique. La bonne évolution dépend, alors, de la bonne maîtrise, de ces deux composantes, de la croissance, de l’adolescent. L’adolescence centrale réécrit, l’enfance, les attachements infantiles, du sujet, invente même, de nouveaux objets, d’adhésion. La dernière adolescence consiste, en un vrai « perfectionnement-renforcement ». Les mécanismes adultes définitifs, de personnalité, sont acquis, de façon, plus rigide, que souple641.

 

E. Homburger Erikson, psychanalyste américain (1902-1994), spécifie, huit « stades », de développement humain (1959). Chacun, connaît, des luttes, aléas oppositionnels, à dépasser, en répondant, aux impératifs environnementaux, sans se renier. L’évolution est favorable, si l’épreuve est vaincue, positivement. Cela, participe, alors, au renouvellement enrichissant, de la personne. Sinon, le sujet est retardé, en son évolution et, peut même souffrir, de très fortes anomalies, du développement. Le stade 5, celui, de la « crise, dite, d’identité », concerne, les adolescents, de douze, à dix-huit ans. Les tendances opposées sont, l’identité, la diffusion / confusion, dans les rôles. L’objectif psychosocial est de se fixer, des « limites personnelles », puis, d’opter, pour les « rôles adéquats ».

 

L’identité se forge, par la quête, l’expérimentation, l’introspection. Les vecteurs, des stades antérieurs, sont assimilés. Confiance, autonomie et, initiative, compétence, aptitudes présentes, désirs futurs. En cas, d’échecs, il y a, déréalisation et, aliénation, sinon, c’est la réalisation, de soi, l’épanouissement, qui dominent fort. Les pairs jouent un rôle positif, en l’espèce, dans le cadre amical, comme, affectif. Le stade 6, celui, de l’ « intimité », concerne, tous les jeunes adultes. Les traits « antinomiques » sont l’intimité, la solidarité-isolement. Le but psychosocial impliqué, est d’utiliser, son identité propre, pour être capable, de nouer, des liens, de proximité, réciprocité généreuse. Pour éviter, la solitude, la superficialité, l’artifice délétères, des relations formelles convenues642. « Sans chair ni, âme ».

 

J. C. Coleman, psychologue britannique actuel, réfute, le fait, que l’adolescence soit, en soi, une crise, d’identité. Comme, la théorie psychanalytique et, sociologique, le pense. Car, ces deux courants concernent, avant tout, l’adolescence pathologique, particulière, non normale et, habituelle. Coleman élabore, une théorie focale, du développement (1980), concept, de soi, des liens, aux parents, aux pairs. Les rapports adojuvéniles, aux ascendants, semblables et, à l’autre sexe, évoluent, de façon « plurifactorielle ». Selon, Coleman, le dépassement, d’une « difficulté », n’est pas la clé, la solution, d’une évolution ultérieure, car, la plupart, des jeunes, ont à traiter, plusieurs aléas.

 

De façon, non successive, mais, concomitante. Les évolutions conjoncturelles, des adojeunes, ne sont pas immuables, mais, marquées, par leur milieu, leur environnement socioculturels. Les juniors vivent, la plupart, avec brio, leur jeunesse. Car ils traitent, résolvent, chaque problématique unique, au fur et à mesure, qu’elle se présente, avant, de passer, à une autre et, ainsi de suite. L’ensemble, de la mécanique, de mutation juvénile, étant réparti, sur la durée. Ainsi, s’expliquerait, le fait, que la plupart, des adojeunes, réussissent, leur passage, de l’enfance, à l’adultisme. En dépit, des grands défis, en matière, de bouleversements fulgurants, capitaux, d’adaptation, imposés à, par, l’adojeunesse. Un succès relatif ! (Cloutier et al., 2008, 2015)643.

 

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Nous avons entrevu, les juniors, de France, en l’Histoire nationale. Également, ce que certains auteurs, « experts, du genre humain » et / ou, de l’adojeunesse, pensent, de la toute nouvelle génération. Nous citerons, quelques personnages historiques juvéniles, d’exception. Nos jeunes savent-ils, véritablement, ce qu’est, fondamentalement, l’Histoire, de leur nation ? En une époque où, depuis, maintes décennies, déjà, l’enseignement scolaire français, de l’Histoire, connaît, une profonde crise, il est permis, d’en fort douter. Comme, le « bêtisier », des lycéens, le démontre, à la fin, du sous-chapitre, sur l’école, ci-dessous. Nos juniors savent, par exemple, que leurs ancêtres sont les Gaulois, qu’ils vivent, sous une république, Cinquième, du nom. Ils ne maîtrisent, toutefois pas, les complexités, de leur Histoire, en ses « gloires », comme, ses infamies. Ainsi, combien, de jeunes et, d’adultes, également, savent-ils, qu’en 1793, au plus fort, de la Terreur, la nécropole royale, de Saint-Denis, a été violée, pillée, saccagée ? De façon, sordide.

 

Parmi, les pires vandalismes, barbares profanations, sacrilèges, de l’Histoire humaine. Les cénotaphes et, tombeaux détruits, démontés, fondus. Les cadavres, des souverains, princes, serviteurs, de l’État, exhumés, outragés, jetés, en fosse commune. En sinistres haines et, ignominie644. À l’encontre, d’une loi universelle et, sacrée, le respect absolu, dû, aux trépassés, quels, qu’ils soient, à leur dignité et, leur sépulture. Comme, en témoigne, un très beau « sujet », de baccalauréat littéraire A, de philosophie, de l’Académie, de Lille, en 1983. En quoi, le culte, des morts, est-il signe, d’humanité ? Même, les Bolchéviques révolutionnaires, de 1917, ont pleinement respecté, les sépulcres impériaux, de Saint-Pétersbourg !

 

Les Soviétiques ont rebâti, à l’identique, les palais détruits, par les troupes d’occupation allemandes. Alors, qu’en France, quand, des communards, de façon, criminelle, arbitraire, incendient, le palais des Tuileries, il n’est pas reconstruit, mais, rasé ! Alors, qu’il s’agit, d’un monument, d’exception, bien national historique majeur, appartenant, à tous les Français. De la République, comme, des monarchies antérieures. Ainsi, les plus grandes, des césures historiques, ne sont-elles pas exemptes, des plus viles bassesses. Hélas, l’Histoire de France, n’a pas été avare, de « déviances », qui ne font pas « honneur », au pays ni, à son peuple ! Tout comme, fort heureusement, de grandeur et, d’héroïsmes, qui les gratifient, tout autant !

 

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– Yves REMY, Dr –

 

 

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Spécialiste AndroJeunesse-AndroÉducation

Consultant Institutionnel & Politique AdoJeunes

 

Docteur en Sciences Humaines et Sociales, Paris

(PsychoSociologie du Développement de l’AdoJuvénilité)

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De l’antérieur, destin néogénérationnel, « hors norme », à l’ado futur

 

Des jeunes, des jeunesses « exceptionnels », ont influé, sur l’Histoire, de l’univers. L’un, des exemples, les plus marquants, demeure, celui, de Jésus de Nazareth, Juif galiléen, (Déb. Ier s.), l’initiateur, de l’une, des principales religions mondiales, depuis, deux millénaires. Délivrant, son formidable message, spirituel et, « révolutionnaire », dès, son enfance, son adolescence645. R. Radiguet (1903-1923), ami, de son compatriote poète, J. Cocteau (1889-1963), est un jeune écrivain français, fort prometteur, mort, à vingt ans. Il publie, sa plus célèbre œuvre littéraire, Le Diable au corps, (Roman, d’apprentissage, France, 1923), écrite, à l’âge, de dix-sept646.

 

W. A. Mozart, musicien autrichien, « de génie », est né, en 1756, mort, en 1791. Jeune adolescent, il retranscrit, de mémoire, à Rome, l’intégralité, du Miserere. (Œuvre musicale vocale, sacrée, Rome, 1638). Du compositeur romain, G. Allegri (1582-1652), dont, il est interdit alors, de recopier, la partition. En 1769, à treize ans, Mozart est konzertmeister, à la Cour, de Salzbourg, il exécute, sa Missa Brevis, n° 2, en ré mineur, K. 65/61a. En 1770, à quatorze ans, il crée, son bel opéra, Mitridate, re di Ponto, K. 87/74a. (Mithridate, roi du Pont). À dix-sept ans, Mozart devient, officiellement, premier violon647.

 

J.-M. Basquiat, novateur, artiste peintre américain, naît, en 1960, meurt, en 1988, à vingt-huit ans. Il est le premier graffeur new-yorkais et, néo-expressionniste, en vogue, proche, de son homologue et, compatriote, A. Warhol (1928-1987). Ses premières œuvres majeures sont, en 1981, à vingt-et-un ans, Cadillac Moon et, en 1983, Crown648. B. Magimel, acteur français, est né, en 1974. Il joue, avec brio, en son tout premier film, en 1987, le rôle, du jeune Maurice, en la comédie française, d’É. Chatiliez : La vie est un long fleuve tranquille. À l’âge, de treize ans. Puis, il poursuit, une carrière cinématographique, très accomplie649. E. Arantes do Nascimento, dit, Pelé, footballeur brésilien, hors pair, est né, en 1940. Il est encore, à ce jour, le seul, joueur professionnel, à être « triple champion, du monde, de football ». En 1958, à l’âge, de dix-sept ans. 1962, à vingt-et-un. En 1970, au sein, de l’équipe nationale brésilienne. Celui, qui est dit, « le roi Pelé », a marqué, toute une génération, de « mordus, du ballon rond ». Il aura été, un buteur exceptionnel, des championnats, du Brésil et, des États-Unis650.

 

É. Galois, mathématicien français précurseur, naît, en 1811 et, meurt, en 1832, âgé, de vingt-et-un ans. Il réussit, à résoudre, des « équations algébriques », à partir, des groupes, de permutations, de leurs racines. Ce qui fonde alors, le caractère structural, des mathématiques modernes. Il contribue ensuite, également, à élaborer, les corps finis, dits, « corps, de Galois », essentiels, notamment, en cryptographie651. Louis XIV, né, en 1638, est sacré, roi de France, en 1654, âgé, de seize ans. En 1661, à la mort, de son Premier ministre et, parrain, Mazarin (1602-1661), il supprime la fonction, jusqu’alors, occupée, par ce dernier. Il se saisit définitivement, des pleins pouvoirs politiques, commence, à exercer, sa charge exécutive, de souverain, de plein exercice. Tout à la fois, chef d’État et, de gouvernement, à l’âge de, seulement, vingt-trois ans ! Bien après, Charlemagne, (Homme d’État, Francie, Empire d’Occident, 742-814), avant, Napoléon Ier, (Homme d’État, France, 1769-1821), il devient, le grand monarque, que l’on sait. Jusqu’à, sa mort tardive, en 1715. Après, un long règne officiel, de soixante-douze ans. L’un, des plus durables et, des plus brillants, de l’Histoire, de l’humanité652.

 

L. Page et, S. Brin sont deux étudiants américains, nés, en 1973. Ils inventent, en 1998, à l’âge, de vingt-cinq ans, le formidable, plus important, moteur, de recherche, Internet mondial, Google. Puis, créent, leur entreprise florissante, du même nom. Ils trouvent, comment, déterminer, les pages Internet, les plus pertinentes, selon, les propres critères, de recherche, de l’internaute. Grâce, à l’invention, d’un algorithme mathématique, dit, PageRank, l’usage, d’un robot, le GoogleBot. À l’Université Stanford, de Californie, le premier, étudiait, à la faculté, des sciences mathématiques. Le second, à celle, des sciences, en informatique.

 

Très jeunes, ils deviennent, de richissimes hommes d’affaires653. Terminons, avec J. Dean (1931-1955), le célébrissime, acteur américain culte. Grand « porte-parole », des mal-être, révoltes, quêtes, d’absolu, de toute une « génération adojuvénile perdue ». « Fauché, en pleine gloire », à l’âge, de vingt-quatre ans654. N’oublions pas, pour autant, des juniors, plus « obscurs ». Dont, l’Histoire, a moins retenu, le nom. Or, tout aussi, valeureux. Ainsi, G. Tautin, lycéen libertaire, de dix-sept ans. Il meurt, de façon tragique, violente, dans le contexte, des événements, de « Mai-68 ». En défendant, ses idéaux. Payant, de sa vie même, ses forts engagements, pour autrui.

 

Ces jeunes sont remarquables, durablement, distingués, comme, tels, à l’échelle, de toutes les civilisations, cultures, époques. Ils démontrent donc, à l’envi, que « la valeur n’attend jamais, le nombre, d’années » ! L’âge ne compte pas, mais, seule, la « grandeur, de l’humanisme ». Il est également, en l’Histoire universelle, de « jeunes héros malheureux », au destin et, à la fin manqués, contrariés, tragiques. L’Aiglon est l’unique fils légitime, de l’empereur, Napoléon Ier, (France, 1769-1821), Roi, de Rome, Napoléon II, duc, de Reichstadt (1811-1832). Prématurément, il meurt, à l’âge, de vingt-et-un ans, de la tuberculose, fort solitaire et, exilé, à Vienne, suite, à l’abolition, du Premier Empire français (1804-1815). Il est apparenté, par sa mère, à Louis XVII (1785-1795), l’orphelin emprisonné, du Temple, fils, du roi, de France, Louis XVI (1754-1793) et, de Marie-Antoinette, (Souveraine régnante, France, Autriche, 1755-1793). Autre, jeune figure historique, tourmentée, décédée, à dix ans. L’Aiglon affirme, à la fin, de sa vie : « Ma naissance et, ma mort, voilà, toute mon histoire655 » !

 

Napoléon Eugène Louis, fils, de Napoléon III, (Souverain régnant, France, 1808-1873), Prince Impérial français (1856-1879), meurt, éloigné, de son pays et, sans jamais, régner. Par la dure défaite, de 1870, à Sedan et, l’avènement, de la Troisième République, (France, 1870-1940). Âgé, de vingt-trois ans, il est tué, par les Zoulous, en Afrique, du Sud, lors, d’une opération militaire, sous uniforme britannique656. Le grand-duc-tsarévitch, Alexis Nikolaïevitch, de Russie, A. Nikolaïevitch Romanov (1904-1918), est héritier dynastique, du Tsar Nicolas II. (Souverain régnant, Russie, 1868-1918). Hémophile, il est déporté, en Sibérie, par la révolution russe, de 1917. Puis, assassiné, à l’approche, de ses quatorze ans, avec l’ensemble, de la famille impériale russe, par les « Bolchéviques », à Ekaterinbourg, en Oural (Russie), en 1918. Il sera canonisé, par l’Église orthodoxe, de Russie, solennellement, réhabilité, en Justice, avec, tous ses proches657. Trois jeunes héritiers, d’empire, destinés, à régner, morts dramatiquement, fort précocement, déchus et, abattus, par un sort funeste, qui les dépassait.

 

De novembre 2004, à mars 2005, se tient, au domaine national, du château, de Compiègne, à l’occasion, du bicentenaire, du Premier Empire, une exposition. Intitulée : La pourpre et l’exil – L’Aiglon et le Prince impérial. Elle met en scène, nos deux jeunes personnages, de l’Histoire, de France, ci-dessus, déjà, évoqués. Disparus, « avant, l’heure », de la façon, la plus sombre. Le fils, de Napoléon Ier et, l’impératrice, Marie-Louise, d’Autriche (1791-1847), prénommé François, puis, Franz, est titré, prince, de Parme. Il meurt donc, très jeune, en exil, à Vienne. En 1815, âgé, de quatre ans, il doit fuir, la France, à la chute, du régime napoléonien. Il est immortalisé, par le drame théâtral, de l’auteur français, E. Rostand (1868-1918), L’Aiglon (1900). Célèbre surnom, donné, par V. Hugo, (Écrivain, France, 1802-1885), au roi, de Rome, en référence, à l’Aigle paternel. Joué, au début, du vingtième siècle, par S. Bernhardt, (Actrice, France, 1844-1923), dans le rôle principal.

 

Napoléon II est inhumé, en la crypte impériale, des Capucins, la nécropole dynastique, des Habsbourg, à Vienne. Sa dépouille mortelle est, symboliquement, rapatriée, au côté, de celle, de son père, Napoléon Ier. Aux Invalides, à Paris, le 15 décembre 1940, sous, l’Occupation allemande (1940-1944). Un siècle et, jour pour jour, après, le solennel retour, des cendres, de l’Empereur, de Sainte-Hélène. Le 15 décembre 1840, sous la Monarchie de Juillet (1830-1848). Louis, prince impérial, fils, de l’empereur, Napoléon III, l’impératrice Eugénie (1826-1920), est le petit cousin, de l’Aiglon. En 1870, jeune adolescent, il est contraint, à l’exil, en Angleterre, avec ses parents, après, la fin, du Second Empire français (1852-1870). L’instauration, de la Troisième République (1870-1940). Il meurt donc, en lointaine contrée. Il n’y aura alors, ni restauration impériale, ni Napoléon IV, ni Troisième Empire. « Sic transit, gloria mundi »…

 

Ces deux jeunes héritiers, de trônes, fils uniques, morts, très tôt, sans nuls, descendants, en rappellent, d’autres, tel, Louis XVII (France), nous l’avons vu. L’on peut également, évoquer, de nouveau, le tsarévitch, Alexis, de Russie, décédé, adolescent, tué, par la révolution russe, d’alors. Quel sens, véritablement, donner, à ces juvéniles destinées historiques, si brutalement et, rapidement, arrêtées ? Ces jeunes gens connaissent, sinon, l’existence « quotidienne », du moins, les attentes, de leurs semblables, du même âge : joies et, peines, espérances, doutes, déceptions. Comme, les autres juniors, ils veulent réussir, leur vie, être heureux, imprimer, leur pleine marque. Du fait, de leur rôle majeur « prédestiné », dès, l’enfance, leur avenir est tout tracé. Celui, de futurs, chefs d’État, successeurs, de parents souverains régnants, de royaume ou, d’empire. Leur jeunesse n’est alors, jamais, « commune ». Par les lourdes responsabilités officielles, qui leur incombent, ces jeunes futurs monarques, sont plus rapidement, mûris, que leurs pairs « ordinaires ». Ils ont conscience, de leur « état ».

 

Pénétrés, qu’ils sont, des devoirs, de leur charge. Tant, à leur égard, celui, de leurs ascendants, au pouvoir, leur peuple. Ils se conçoivent, avant tout, eux-mêmes, non, comme, sujets privés, mais, tels, porteurs, d’une très haute « symbolique », marquant, l’imaginaire collectif. En cas, de perte, de l’autorité, d’exil et, de possible disparition, avant terme, ces princes ressentent, plus nettement encore, la singularité terrible et, l’éminence, de leur mission. Ils n’y renoncent pas, espérant, un retournement, plus favorable. Ainsi, après, la mort, de son père, en 1873, le fils, de Napoléon III, avait-il établi, le projet constitutionnel, d’un nouvel Empire français. Se projetant, vers d’hypothétiques dignités, ultérieures. La double « dramaturgie » fatale, de la déchéance, politique et personnelle, la mort violente, d’un sort funèbre, nimbe, ces « héros malheureux », d’une romantique aura, de grandeur, d’inachevé, de désespoir. À l’image, de la messianique mystique impériale. Transfigurée, non pas, tant, par l’éclatant soleil, d’Austerlitz (1805), que les mornes fins, de Waterloo (1815) et, Sainte-Hélène (1821)658. Ce qui grandit encore, leur légende.

 

Un exemple historique, significatif et singulier, de la mise en avant collective, de la jeunesse : celui, des sinistres Gardes rouges. En la seconde moitié, des années 1960, en Chine, lors, de la Révolution culturelle (1966-1976). Afin, de recouvrer, d’affermir, ses pouvoirs, Mao Zedong, (Homme d’État, Chine, 1893-1976), lance, un vaste mouvement, de retour, aux « fondamentaux », du communisme chinois originel. Celui, de la « prise, du pouvoir », de 1949. Contre, les traditions millénaires, pour une régénération, idéologique et, révolutionnaire, d’avenir et, d’avant-garde. Le « fer de lance » en est, l’adojeunesse, de Chine, notamment, lycéenne, étudiante, enrôlée, par millions, comme, « Gardes rouges ».

 

Ils seront, les garants idéologiques, de ce mouvement, comme, du pays. « Lancés », contre, leurs aînés adultes. Au prix, de millions, de victimes, de destructions ou, de méfaits immenses, en une ravageuse guerre civile. Exemple historique unique, de « promotion », de masse, de l’adojuvénilité, au détriment, des adultes. Qui tourne court, aboutit, en réalité, à sa manipulation, par et, en faveur, des anciens. Lesquels, finissent, par « se retourner », contre elle, une fois, son juvénile office « purificateur », accompli. Même, « promus », les jeunes sont donc, encore et, toujours, leurrés ! « Dupés », par des devanciers, sans scrupules, qui s’en servent, sans vergogne, à leurs seules, fins, aux dépens, des cadets !

 

Alexandre le Grand, Alexandre III, de Macédoine (356-323 av. J.-C.), devient le roi, de la Grèce antique, en 336 av. J.-C., âgé, de vingt ans. Il le reste, jusqu’à sa mort. Élève, du philosophe, Aristote (Grèce, 384-322), il demeure, l’un, des plus grands personnages politiques, conquérants, de l’Histoire. Il parvient, à « se hisser », à la tête, de l’empire perse. Il relie, par ses conquêtes militaires, l’Orient et, l’Occident, en stratège, de génie. Il s’empare, « sans coup férir », de la Phénicie, l’Égypte, Babylone, la Perse et, va, jusqu’en Inde. Alexandre n’aura connu, que des victoires, de guerre, sans, nulles, défaites. Les hommes d’État, Hannibal, (Carthage, 247-183), César, (Rome, 100-44), Napoléon Ier, (France, 1769-1821), les empereurs, de Rome (27 av. J.-C.-395/476), l’ère médiévale (476-1492), s’en prévaudront. L’emplacement exact, de son tombeau, s’est perdu et, reste, à ce jour, introuvable.

 

Alexandre est, à tout jamais, l’ « archétype » planétaire même, du génie politique et, militaire suprême. Qui fera rêver, des générations entières, de successeurs, comme, de jeunes. Les humanités gréco-latines, de l’Antiquité classique (VIe s. av. J.-C.-IVe s.), seront, toujours, « privilégiées », jusqu’à la fin, de l’époque moderne (XVIIIe s.). Encore, au dix-neuvième siècle et, dans la première moitié, du vingtième. Alexandre sera, longtemps encore, proposé, dans les programmes scolaires, de l’enseignement secondaire, des collèges royaux, de France. Comme, des lycées, de notre république. En modèle, d’exemplarité, d’identification, à de multiples cohortes, d’élèves masculins adolescents659.

 

Cléopâtre VII (69-30 av. J.-C.) est reine, d’Égypte antique, (51 av. J.-C., jusqu’à sa mort). Elle règne, dès l’âge, de dix-huit ans. Elle appartient, à une dynastie macédonienne. Elle est proche, des hommes d’État, J. César, (Rome, 100-44 av. J.-C.), M. Antoine, (Rome, 83-30). Cléopâtre reste, à ce jour, la femme, la plus illustre, de toute l’Antiquité (VIe s. av. J.-C.-Ve s.). Elle n’est vaincue, que par, l’empereur Auguste, (Rome, 63 av. J.-C-14), meurt, prématurément, de façon violente. Comprenant, que l’Égypte pharaonique, avait vécu, besoin, d’alliances, elle se rapproche, de Rome. Avec les péripéties, que l’Histoire, a retenues. Cléopâtre est le dernier, grand souverain, de l’Égypte antique (3150-30 av. J.-C.) et, l’ultime monarque autonome, avec, son très jeune fils, Ptolémée XV (47-30). Ensuite, son pays n’est plus, qu’une province romaine. Jusqu’au Moyen Âge (476-1492), elle est, la figure historique féminine, de tout premier plan660.

 

Aliénor d’Aquitaine (1122-1204), épouse, du roi, Louis VII (1120-1180), devient reine, de France, en 1137, âgée, de quinze ans, jusqu’en 1152. Épouse, du roi, Henri II, d’Angleterre (1133-1189), elle est ensuite, souveraine, de ce dernier pays, de 1154 à 1189. Elle hérite, encore enfant, du duché d’Aquitaine. Elle participe activement, à la Deuxième Croisade (1147-1149). Aliénor agit, également, en un domaine, des plus importants, lequel, serait, aujourd’hui, qualifié, de « mécénat culturel, artistique et, patrimonial ». Elle connaît, des années, de captivité et, achève sa vie, à l’abbaye de Fontevraud. (France, 1101-1792). Cette reine est l’une, des toutes premières femmes, à jouer, un rôle politique, d’envergure, en France, comme, également, la souveraine, Blanche de Castille. (France, 1188-1252)661.

 

Jeanne d’Arc (1412-1431) est une « sommité » historique nationale, française, chef militaire. Béatifiée, en 1909 et, canonisée, en 1920, par le Saint-Siège. Depuis, 1922, l’une, des saintes « patronnes secondaires, de la France ». Le pays, du temps, de Jeanne, est en grande partie, occupé, par les Anglais. Subit, une guerre civile féroce, entre, les Armagnacs et, Bourguignons (1407-1435), n’a plus, de souverain légitime. Adolescente, Jeanne dira, s’être vue conférer, de « façon céleste », la mission, de libérer, tout le territoire, faire couronner, le dauphin. À la tête, des armées, de son pays, elle arrache la victoire, face, à l’ennemi anglais, assiégeant, Orléans (1429). Elle œuvre, au sacre, du roi, Charles VII, (France, 1403-1461), à Reims (1429), influe fort, sur l’issue, de la Guerre de Cent Ans. (France, 1337-1453).

 

Elle est arrêtée, par les Bourguignons, vendue, aux Anglais, jugée et, brûlée vive, pour « hérésie », âgée, de dix-neuf ans (1431). Ce procès est annulé, par la papauté, un quart, de siècle, plus tard. Puis, un autre, l’innocente, la réhabilite et, la déclare, « martyre, de la foi » (1456). Elle est révérée, comme, l’un, des premiers artisans, de l’unité et, la pleine souveraineté, de la nation française. En « mystique », à l’idéal, spirituel et patriotique, des plus nobles, plus hauts662. Jeanne démontre la capacité, de certains adojeunes, à l’élévation morale exceptionnelle. À l’instar, de l’une, des plus jeunes et, illustres saintes chrétiennes, de tous les temps : T. Martin, de l’Enfant-Jésus : Thérèse de Lisieux. (France, 1873-1897). Telle, Jeanne, « patronne secondaire, de la France ». Morte, à vingt-quatre ans663. Qui continue, plus, d’un siècle, après, sa disparition, à susciter, la vénération, des croyants, à travers, le monde.

 

Michel Ange, Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni (1475-1564), est l’artiste, de génie, de la Renaissance italienne. (Fin XIVe-déb. XVIe s.). Auteur, de chefs-d’œuvre uniques, inoubliables. Citons, La Pietà (1500), réalisée, à l’âge, de vingt-quatre ans, exposée, à la basilique Saint-Pierre, de Rome (1506-1626). Le David (1504) et, le tombeau (1503), du pape, Jules II (1443-1513), encore, le plafond, de la chapelle Sixtine (1512). Aussi, le Moïse (1515), le Jugement dernier (1541) et, la coupole, de Saint-Pierre, en partie (1564)… Proche, des Médicis, (Patriciens, Toscane, VIIIe-XVIIIe s.), qui l’appuient, en mécénat, il multiplie, dessins, peintures, sculptures, œuvres, d’architecture, poésies. Michel Ange commence, à donner, la pleine mesure, de son « talent multiple », dès, sa prime jeunesse. À la Renaissance, seuls, les peintres, L. de Vinci, (États italiens, 1452-1519), Raphaël, (États pontificaux, 1483-1520), peuvent lui être, valablement, « comparés », en tant, que géants culturels, de l’humanité. Michel Ange demeure encore, en son art, le maître, incontesté et, incontestable, de tous les temps. Admiré, par les « amateurs éclairés », du monde entier664.

 

Rembrandt H. Van Rijn (1606-1669), néerlandais, reste, l’un, de nos meilleurs peintres, de l’art baroque occidental et, de l’École hollandaise, du Grand Siècle (XVIIe s.). Il excelle alors, dans le portrait, les thèmes bibliques et, historiques, avec, des clairs-obscurs, très caractéristiques. La renommée, la grande valeur, des œuvres, de Rembrandt, sont reconnues, dès, ses débuts, de jeunesse. En 1625, à l’âge, de dix-neuf ans, Rembrandt peint, La Lapidation de saint Étienne. En 1626, à vingt ans, La Partie de musique. Puis, en 1629, à vingt-trois ans, L’Artiste en son atelier. En 1630, à vingt-quatre ans, La Résurrection de Lazare, ainsi, que, Jérémie pleurant la destruction de Jérusalem.

 

Aujourd’hui, les toiles, du maître, sont parmi, les plus recherchées, les plus chères, du monde, de l’art. Les plus importants musées, de la planète, les exposent. Rijksmuseum, d’Amsterdam, Louvre, à Paris, National Gallery, de Londres, Musée de Berlin, Metropolitan Museum of Art, de New York. National Gallery of Art, de Washington D.C. ou, Musée de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Rembrandt reste encore, à ce jour, admis, dans le monde entier, comme, l’un, des artistes, le plus remarquable, de son temps, comme, d’aujourd’hui665. En quintessence, de l’art, intemporel et, universel, de la beauté esthétique, élevée, à son acmé culturelle, de civilisation.

 

Louis II de Bourbon, prince de Condé, dit, le Grand Condé (1621-1686), est Premier prince du sang, pair de France, général, de la Guerre de Trente Ans, (Europe, 1618-1648). Instigateur, de la Fronde princière (1648-1653), contre, l’autorité monarchique, du jeune, Louis XIV, (France, 1638-1715), son grand-cousin. De la régente, Anne d’Autriche, (France, 1601-1666), du Premier ministre, le cardinal Mazarin, (France, 1602-1661). Il devient, le gouverneur, du duché de Bourgogne, dès, l’âge, de dix-sept ans. À vingt-deux ans, en 1643, il commande, toute l’armée, de Picardie et, remporte la victoire, à la bataille de Rocroi, (France), sur les Espagnols.

 

En 1645, âgé, de vingt-quatre ans, il bat, avec Turenne, (Maréchal de France, 1611-1675), les Allemands, à Nördlingen, (Bavière). En 1646, à vingt-cinq ans, il devient, à la suite, de son père, Prince de Condé. Après, l’échec, de la Fronde et, la défaite, des rebelles, Condé se réconcilie, avec le roi, Louis XIV. Il reprend alors, le commandement, d’armées royales. Il remporte, des victoires, fort importantes, notamment, contre, les Hollandais. Entouré, d’honneurs, il achève, son existence, en son château, de Chantilly, (France). Bossuet, (Prélat, écrivain, France, 1627-1704), prononce, un éloge funèbre, très appuyé. Condé aura, alors, été, l’un, des plus jeunes, valeureux, chefs, de guerre, français666.

 

B. Pascal (1623-1662) est scientifique, moraliste, philosophe et, théologien français. Très jeune, il commence, à s’intéresser, aux sciences naturelles. À seize ans, en 1639, il publie, un grand traité, de géométrie projective, dont, la quintessence première, reste, sous le nom, de Théorème, de Pascal. En 1642, à dix-neuf ans, il crée, la machine, à calcul, dite, Pascaline, la dédie, au chancelier Séguier. (France, 1588-1672). Ses travaux conduisent, au siècle suivant, au calcul, des probabilités, fort utiles, en économie et, sciences sociales. Proche, du jansénisme, de Port-Royal, (France, XVIIe s.), malade, ascète, il fait œuvre littéraire, métaphysique, religieuse. Citons, Les Provinciales, (Apologétique épistolaire, France, 1656-1657), les Pensées, (Apologétique, à titre posthume, France, 1670). Il récuse, la casuistique jésuite, le thomisme ou, le rationalisme, de Descartes, scientifique, philosophe français (1596-1650). Au profit, de l’augustinisme. De santé fragile, notamment, nerveuse, atteint, par des lésions cérébrales, Pascal meurt, à trente-neuf ans. Précurseur majeur, il aura été, l’un, des plus fins « esprits humanistes », de son temps. L’un, des plus grands savants, de l’ère moderne, dès, son adolescence667.

 

Gilbert du Motier, marquis, de La Fayette (1757-1834), est un général, homme d’État français et, américain. Il est un acteur majeur, de l’indépendance, des États-Unis, d’Amérique (1775-1783), figure de proue, de la Révolution française (1789-1799). Entre, la prise, de la Bastille (1789), la chute, de la monarchie (1792), l’instauration, de la Première République (1792-1804). Il s’engage, auprès, des « insurgés américains », à l’âge, de dix-neuf ans. Âgé, de vingt-trois, en 1780, La Fayette se voit confier, le commandement, des troupes, de Virginie. Par G. Washington, (Militaire, homme d’État, États-Unis, 1732-1799), avec qui, il entretient, des relations, des plus étroites.

 

À leur tête, il remporte, le combat, à la bataille de Yorktown, (États-Unis), en 1781, à vingt-quatre ans, contre, les armées anglaises. En renfort, aux troupes américaines, de Washington, le comte de Rochambeau, (Futur Maréchal, de France, 1725-1807), commande, l’expédition française. Avec, l’appui décisif, de la flotte royale, du vice-amiral de Grasse. (France, 1722-1788). La Fayette rentre, en France, la même année, devenant, maréchal, de camp. En 1789, Il est député, aux États généraux, commandant, en chef, de la Garde nationale. Il assure, la sauvegarde, de la famille royale et, l’escorte, jusqu’à Paris. Il termine, la Révolution, avec le grade, de général.

 

En 1792, il est déclaré, « traître, à la nation ». Emprisonné, à l’étranger, il est enfin, libéré, en 1797, rentre, en France, en 1800. Opposant farouche, à Napoléon (1769-1821) et, l’Empire (1804-1815), il se rallie alors, aux Bourbons, en 1814. Sous la Restauration (1815-1830), il redevient parlementaire. Il participe, à la révolution de Juillet 1830, favorisant, l’accession, au trône, du roi des Français, Louis-Philippe Ier (1773-1850). Il entérine, non, l’option républicaine, mais, celle, du remplacement, de la dynastie, de la branche aînée, des Bourbons, par celle, cadette, des Orléans (1830-1848). Il est parlementaire, d’opposition. Il est, quasi-opposant permanent, sous, tous les régimes politiques français, du roi, Louis XVI (1754-1793), à la Monarchie de Juillet (1830-1848). La Fayette reste, surtout, en l’Histoire, comme, un très jeune « artisan » éminent, de la Révolution française (1789-1799), l’Indépendance, des États-Unis d’Amérique (1776). Qualifié, de « héros des deux mondes », il est citoyen, d’honneur, de ce pays, depuis, 2002. Le drapeau américain flotte même, sur sa sépulture, à Paris668. La Fayette illustre, à tout jamais, la figure romantique ardente, du jeune passionné, se dévouant, à une noble cause, qui le dépasse.

 

G. Guynemer (1894-1917) est capitaine, dans l’armée, de l’air, française. Il est le pilote militaire national, le plus fameux, du Premier Conflit mondial (1914-1918). Il remporte, alors, des dizaines, de victoires, abat, tout autant, d’avions, en combats aériens, contre, l’ennemi. Il est décoré, de la croix, d’officier, de la Légion d’honneur. Guynemer est abattu, en 1917, âgé, de vingt-deux ans, en patriote héros, de guerre. Ni son avion, ni son corps, ni ses effets, ne seront jamais, retrouvés. Le lieu exact, de sa sépulture, si elle existe, n’est toujours, pas avéré, à ce jour. Guynemer est l’archétype même, du combattant intrépide et, valeureux, couvert, de gloire et, de lauriers. À l’image même, des preux chevaliers médiévaux (476-1492) ou, des grognards endurants, de la Grande Armée napoléonienne (1804-1815). Tout en courage, abnégation669.

 

C. Lindbergh (1902-1974) est un aviateur pionnier, américain. À vingt-cinq ans, en 1927, il est, le premier pilote, d’aéronef, à réussir, la traversée aérienne, de tout, l’Atlantique Nord, en complet solitaire, sans escales. Entre, New York et, Paris, en trente-trois heures et, trente minutes, à bord, de son Spirit of Saint Louis. Son avion est exposé, au National Air and Space Museum, de Washington D.C. En 1929, il est décoré, de la Medal of Honor. En 1932, son fils aîné, de vingt mois, est kidnappé, assassiné, en dépit, du paiement, d’une rançon. Ce sera, la célèbre, terrible affaire, dite, du bébé Lindbergh. Titulaire, du grade, de colonel, il est ensuite, conseiller civil, en matière, d’aviation militaire. Il s’oppose fermement, à l’entrée, en guerre, des États-Unis.

 

Or, la cautionne, après, l’attaque japonaise, de Pearl Harbor, (Hawaï), contre, son pays, en 1941. Il participe, à titre civil, au Second Conflit mondial (1939-1945). Après, la guerre, il travaille, pour l’aviation civile. Son autobiographie, relatant, son exploit aérien, de 1927, The Spirit of St. Louis, (États-Unis, 1953), lui vaut, en 1954, le prix Pulitzer. Il devient général. Il se passionne, pour les questions, d’écologie, d’environnement. À partir, de la fin, des années 1950, il termine sa vie, retiré, à Hawaï. Il demeure, dans les mémoires, tel, un jeune champion aérien, d’endurance, physique et morale, « d’exception », en solitaire. Comme, d’autres, sur les mers, tel, le Français, A. Bombard. (Biologiste et, navigateur, 1924-2005). Traversant, lui aussi, seul, le même, océan Atlantique, en canot pneumatique, en 1952670.

 

J. Cleveland Owens, dit, Jesse Owens (1913-1980), est un athlète américain, le premier grand, champion sportif noir, de niveau mondial. L’un, des meilleurs coureurs, de vitesse, de la première moitié, du vingtième siècle. Aux Jeux Olympiques, d’été, de 1936, à Berlin, à l’âge, de vingt-deux ans, il remporte, quatre médailles, d’Or, pour les États-Unis. Owens bat, dans les années 1930, les records mondiaux, du cent mètres, du deux cents mètres, comme, du saut, en longueur. Lequel saut, n’est dépassé, qu’en 1960. Il est dit, que le chancelier, du Reich allemand, A. Hitler (1889-1945), aurait, pour des raisons, idéologiques et raciales, ignoré Owens, aux Jeux, de Berlin. Pourtant, l’athlète, lui-même, dément le fait, affirmant, que le dictateur l’avait, bel et bien, salué. L’Amérique, d’alors, est très « ségrégationniste », prive, ses citoyens afro-américains, de tout droit civique, jusqu’à, la présidence (1963-1968), de L. Johnson, (États-Unis, 1908-1973), en 1965.

 

Le président, F. Roosevelt, (États-Unis, 1882-1945), ne reçoit, même pas, Owens, lors, de son retour triomphal, au pays, après, ses exploits olympiques. En 1936, l’Associated Press, (États-Unis), le désigne alors, « Athlète, de l’année » et, en 1950, « Meilleur athlète, des cinquante dernières années ». En 1976, le président, G. Ford, (États-Unis, 1913-2006), lui accorde, la médaille présidentielle de la Liberté. En 1990, à titre posthume, le président, G. H. Bush, (États-Unis, 1924-2018), lui décerne, la médaille d’Or, du Congrès. Jesse est, encore, aujourd’hui, admiré, reconnu, comme, un jeune champion, de tout premier ordre, qui aura fait honneur, à la jeunesse et, à l’humanité. Par son courage, sa ténacité et, son endurance, tout en appartenant, en son temps, à une communauté minoritaire, fort injustement, discriminée. Réalité, dont, il ne tirera jamais, prétexte, pour « abdiquer » !

 

Owens doit donc, attendre, 1965, l’âge, de cinquante-deux ans, pour connaître, l’égalité, des droits civiques, entre Noirs et, Blancs. Ce qui signifie que, pendant, son premier demi-siècle, de vie, il ne sera pas reconnu, comme, citoyen, à part entière, du seul fait, de sa couleur, de peau ! À qualités égales, il ne bénéficiera pas, en sa jeunesse, dans les années 1930, des mêmes avantages initiaux, que ses camarades, d’origine européenne. Pourtant, il ne se découragera pas, ne renoncera pas, en abnégation, persévérance. Il se battra, avec détermination, jusqu’au bout. À la force, de son seul, mérite humain. Magnifique leçon, d’humanisme adojuvénile671 !

 

E. Presley (1935-1977), dit, « The King », « Le Roi », est un chanteur, acteur américain. Il est l’un, des chanteurs, les plus influents, du siècle passé. Il aurait, à ce jour, vendu, un milliard, de disques. Seuls, les chanteurs, M. Jackson, (États-Unis, 1958-2009), les Beatles, (Royaume-Uni, 1960-1970), sont comparables, en audience planétaire. Il est « adulé », par les jeunes, de son temps, devient célèbre, à guère plus, de vingt ans. Il incarne, « pour toujours », le Rock and Roll. Les ados s’identifient, à sa personne, sa musique. Car, cette néoculture musicale, qui se veut anticulture, est le symbole même, des contestations, aspirations et, revendications, de la jeunesse. Elvis, son rock, marquent alors, façonnent, les débuts, de l’adolescence occidentale moderne, à partir, des années 1950. Pour la toute première fois, les adojuniors développent, véritablement, un univers culturel, de vie, de pratiques, mœurs, mentalités et, comportements, bien, à eux. Autre, que celui, des adultes, qui lui est opposé, en tout et, pour tout. Aujourd’hui, après, la fin prématurée, du King, la légende perdure, reste synonyme, d’audace, d’innovation, de talent et, de jeunesse iconoclaste672.

 

The Beatles, Les Beatles (1960-1970), sont un groupe musical britannique, né, à Liverpool. Il est alors, composé, de G. Harrison (1943-2001), J. Lennon (1940-1980), P. McCartney (1942-) et, R. Starr (1940-). Il est l’un, des plus grands groupes musicaux célèbres, de pop-rock mondiaux. Il symbolise, à lui seul, le courant musical dominant, des années 1960. En dix années, Les Beatles marquent, ainsi, toute une génération adojuvénile, autour, de leurs vingt ans. Ils continuent, à fort séduire, dans les décennies suivantes, en dépit, de la dissolution, du groupe, en 1970. Ils demeurent, comme, étant, les artistes, ayant vendu, le plus, de disques, au monde. Leur titre phare, Yesterday / Hier, (Royaume-Uni, 1965), reste, le « méga tube » mondial, par excellence. Les Beatles constituent alors, un véritable « phénomène, de société ». Ils créent, une prise de conscience socioculturelle, comme, idéologique, de la jeunesse, d’Occident. Cela, mène, aux mouvements hédonistes, libertaires, réfractaires, de la fin, des « sixties ». De nos jours encore, Les Beatles représentent, une véritable « révolution », musicale et sociétale. À jamais, d’avant-garde, inégalée, pour une juvénilité mondiale, comme, pour leurs aînés, d’hier, à aujourd’hui. (Deniau, 2003)673.

 

J.-F. Deniau (1928-2007), homme politique, écrivain français, éclaire, à merveille, la vie, l’œuvre, de tous ces jeunes. « Au sommet, de leur art », très tôt, en leur vie674. Quelle, pourrait être, l’adojeunesse française, occidentale, mondiale, de demain ? À court et, moyen termes, il est fort probable, que les tendances actuelles, à l’ « attente », se poursuivront, voire, s’accentueront. Prolongation néogénérationnelle, report, de l’entrée, en la vie active, l’adultisme, des juniors. À long terme, il est fort possible, qu’un « retournement » s’opère, avec des études, plus courtes et, opérationnelles, pour l’emploi. Il devient, aujourd’hui, nécessaire, en aval, de reculer, l’âge, de la retraite, pour pouvoir mieux, la financer. L’on pourrait, de même, en amont, concevoir, une entrée, plus précoce, en l’emploi, pour les mêmes raisons, tout en étant mieux, formé. Il est possible aussi, que cette jeunesse, finisse, par se lasser, d’un rôle, purement, scolaire et, récréatif. Veuille prendre part, aux affaires, beaucoup plus tôt, en travaillant, plus rapidement, qu’aujourd’hui ! Nous avons déjà, évoqué, les « trois cercles concentriques », caractérisant, les réalités adojuvéniles. Qui fondent, les plus grands enjeux, d’avenir, pour la jeune génération. Dont, le « bon usage », en conditionne, la plénitude.

 

Le « premier cercle », le plus proche, des juniors, constitue, l’essence même, de la jeunesse, ce qui lui donne, sa spécificité directe, intrinsèque. Par exemple, sa psychologie, ses modes relationnels et, aspirations. Le « deuxième cercle », de la « distance » médiane, est celui, du « monde, des jeunes ». Par exemple, le milieu scolaire, les pratiques culturelles, le rapport, au droit. Le « troisième cercle », le plus éloigné, est constitué, par l’environnement général. Les réalités planétaires et, sociales et, leur retentissement indirect, sur la nouvelle génération. Par exemple, le système politique, économique, social général, qui a un net impact, sur la vie, de l’adolescent, la régit, de façon, plus ou, moins, lointaine, mais, réelle. Un jeune « évolué », est utile et, sans états d’âme. Altruiste et, sans calcul. Participatif, sans retenue. Pour lui-même, autrui, sa communauté, d’appartenance. Il ne tire jamais, prétexte, de sa jeunesse, pour être improductif. Il est capable, de donner gratuitement, avec générosité, sans égoïsme ni, esprit, d’intéressement. Il participe, bien volontiers, aux affaires, du monde, qui sont, à sa portée675.

 

La jeunesse contemporaine s’est, bel et bien, définitivement, retirée, du reste, de la société, par ses nouveaux particularismes, les plus irréductibles. Quand, leurs chemins respectifs, ont, irrésistiblement et irrémédiablement, divergé. Il est intéressant, d’étudier, comment, pourquoi, en l’histoire, des hommes, certaines individualités, aussi, des collectifs adojuvéniles, ont pu, su, voulu, imprimer, leur marque, à l’humanité entière. À toutes époques, en tous domaines. Quelle, pourrait donc, être, la jeunesse, de demain, à la lumière, de celle, d’hier, d’aujourd’hui ? Nous tenterons, une prospective psychosociologique morale, juvénile, puis, verrons, les grands enjeux, de l’avenir, des nouvelles générations. En nos « développements philosophiques »676.

 

Un dernier exemple, de jeunesse, d’avant-garde, pour conclure. Celle, du jeune américain, M. Zuckerberg (1984-). Le génial co-inventeur, du plus important, « réseau social » mondial, Facebook. Trombinoscope, en français. En 2004, à l’âge, de vingt ans. Avec, trois condisciples étudiants, de Harvard, (États-Unis). Il en devient, le président. Facebook est le troisième site, le plus consulté, au monde, après, Google et YouTube. Mark détient, un quart, des parts, de sa société, qui a son siège, à Palo Alto, en Californie. Le chiffre d’affaires, annuel, dépasse, 40 milliards, de dollars (2017). Facebook totalise, plus, de 17 000 collaborateurs professionnels. Zuckerberg aura été, le plus jeune milliardaire mondial. 33 milliards, de dollars, en 2015. Il est jugé, comme, l’une, des personnalités internationales, parmi, les plus « influentes ».

 

Il a été, la « personnalité de l’année » 2010, selon, Time magazine, (États-Unis). Le plus jeune, à vingt-cinq ans, après et, au même âge, que l’aviateur, C. Lindbergh, (États-Unis, 1902-1974), en 1927. Toute personne ou, entreprise, peut avoir son profil, ses informations propres, sur Facebook, consultables, par tous ou, non, selon, les supports diffusés. À l’origine, seuls, les étudiants, de Harvard, puis, des autres universités américaines, étaient concernés. Ensuite, tout internaute, du monde. En 2017, la valeur, de Facebook, dépasse, les quatre cents milliards, de dollars. En France, il y a, trente-trois millions, d’utilisateurs actifs mensuels, la moitié, de la population, la moitié, des internautes, du pays, en 2018. Voulant intéresser, ses camarades étudiants, de Harvard, Mark a, ensuite, « rendu service », à toute la jeunesse, du globe ! Cela, continue, les jeunes, du monde, se servant, de Facebook, tels, blog, « boîte, à com et, à idées ».

 

Un tiers, des utilisateurs français, ont entre, dix-huit et, vingt-quatre ans. Les quinze – vingt-quatre ans, de France, sont 82 pour cent, à y avoir, leur « compte », soit, plus, de six millions, de juniors. Dans le monde, les utilisateurs mensuels actifs, sont 2,1 milliards, fin 2017, avec une centaine, de langues disponibles. La majorité, des inscrits, se trouve, aux Amériques, en Europe, Asie. La France est le neuvième pays usager, fin 2012. Un cinquième, des habitués mondiaux, du réseau, ont entre, treize et, dix-sept ans. Plus, d’un quart, ont entre, dix-huit et, vingt-cinq ans. Presque, la moitié, des adeptes, de Facebook, dans le monde, sont donc, des jeunes, de treize – vingt-cinq ans.

 

Facebook est ainsi, l’attribut culturel néogénérationnel, mondial, par excellence, créé, pour des jeunes, surtout, par des jeunes677. La saga, de M. Zuckerberg et, Facebook, donne ensuite, lieu, à une adaptation cinématographique réussie. Celle, de la biographie, écrite, par B. Mezrich : La Revanche, d’un solitaire. (États-Unis, 2010). Sous, le titre de : The Social Network, Le Réseau social. (Drame historique, D. Fincher, États-Unis, 2010). Le film, « reflet », de son temps, est primé, aux Academy Awards (Oscars), aux Golden Globe Awards, (États-Unis), comme, aux Césars, (France)678.

 

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Alexandre (356-323 av. J.-C.) mène, ses troupes armées macédoniennes, à la victoire, à dix-huit ans, règne, comme, roi, à vingt. J. d’Arc (1412-1431), chef de guerre, débarrasse, son pays, la France, des envahisseurs étrangers, à dix-huit ans. M. Polo (1254-1324), marchand et, explorateur, quitte sa Venise natale, pour l’Empire, du Milieu, à dix-sept. C. Colomb (1451-1506), navigateur génois, s’embarque, « au long cours », à quatorze ans. En vérité, de la plus haute Antiquité, à nos jours, « la valeur n’attend pas, le nombre, des ans ». Cela, illustre, à merveille, l’adage, selon, lequel : « Point, n’est besoin, d’espérer, pour entreprendre ni, de réussir, pour persévérer ». Célèbre parole, du duc, C. de Valois-Bourgogne, dit, le Téméraire. (Homme d’État, France, 1433-1477).

 

Reprise, par le stathouder, de Hollande, Guillaume Ier, d’Orange-Nassau, dit, le Taciturne (1533-1584). La force, de caractère, le courage, physique et moral et, les richesses, de personnalité, le sens, du destin personnel. Également, de l’intérêt général, l’ambition, la foi, en soi, en son pays, sa nation, le talent, l’audace et, l’originalité créative… Tout ceci, fait les « grands hommes et, femmes », de tous âges, toutes contrées, tous temps. Y compris, les plus jeunes679 ! « Les orages, de la jeunesse, sont environnés, de jours brillants ». (Vauvenargues, écrivain, moraliste, aphoriste français, 1715-1747). Il s’agit, de l’encourager, à donner, le meilleur, d’elle-même. « La jeunesse réclame, aujourd’hui, qu’on lui fasse confiance ».

(F. Hollande, homme d’État contemporain, France).

 

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IMAGINER, UN « MARQUEUR PHILOSOPHIQUE

DES NOUVELLES COHORTES »

 

 

L’adojeunesse a conscience, aujourd’hui, comme, hier, demain, d’une identité particulariste, individuelle, collective et, d’un sentiment moral supérieur, unique. De ce qui, la différencie, des autres générations, groupes humains. Les conceptions, qu’ont les adojeunes, de la vie, des autres, d’eux-mêmes, ne sont pas celles, des « non-jeunes ». Cela, légitime, la fondation, d’une véritable science, philosophie morale, de la jeunesse. L’objectif en serait, alors, de théoriser, ce qu’est véritablement, une nouvelle génération spécifique, en un contexte humain, matériel, d’action et, spatio-temporel, donné. Ce que cela, implique, aussi, d’un point de vue, éthique, ontologique et, ontogénique. Quant à l’adojeune seul ou, comparé, à ses pairs ou, aux adultes.

 

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Alain a vingt ans, mais, conserve encore, tous les traits, de l’adolescence. Il rêve sa vie, plus, qu’il ne vit réellement, ses rêves. Il quitte, sur un coup de tête, ses parents et, s’engage alors, comme, ouvrier, aux chantiers navals, de Saint-Nazaire. Nous sommes, aux tout débuts, des années 1960, à la « grande époque », des constructions maritimes, celle, du paquebot France (1960-1979). Puis, il fait connaissance, du monde, du travail et, des travailleurs. Il noue amitié, avec José, un ouvrier caréneur, qui le réconforte, l’aide. Il y rencontre Annie, jeune secrétaire, avec qui, il se lie, pour laquelle, il éprouve, des sentiments. Le père adoptif, de celle-ci, convainc, Alain, de poursuivre, ses études. Préalable, à l’avenir, l’union, avec sa fille. Ainsi, se déroule, l’intrigue, « tout en finesse », de l’œuvre cinématographique : Le Bonheur est pour demain.

(H. Fabiani, comédie dramatique, France, 1962)680.

 

Tous les « composants », ontologiques et philosophiques, de l’adojeunesse, y sont. La difficulté, à grandir, l’impulsivité, le défi, un certain courage et, la confrontation, à l’inédit et, l’inconnu, la très forte quête, de libertés et, d’indépendance. Également, l’amitié, le lien, à l’adulte et, l’amour, l’effort, l’attente, le compromis et, la volonté, de progresser, « s’en sortir » et, réussir. En un mot, le « rêve, d’être heureux », en soi et, avec autrui, de trouver, apaisement, plénitude, accomplissement, dépassement, de soi. Cela, était plus accessible, en 1960, qu’aujourd’hui. Cet idéal juvénile reste le même, au travers, des temps, espaces, gens, choses, entreprises. Sachons, donc, aider, nos jeunes, à y parvenir ! Pour grandir, ils ont grand besoin, de se conformer, à des aînés sûrs, adultes-référents. Qu’ils peuvent admirer, dont, ils peuvent s’inspirer, en modèles identificatoires, pleine exemplarité. Hélas, ces adultes se font, de plus en plus, rares, aux pires dépens, des cadets.

 

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Individuelle, collective, idiosyncrasies, sentiment moral, de la juvénilité

 

Philosophie, est un mot, de 1160, qui est issu, du « latin, philosophia et, du grec : – philo, j’aime et, sophia, sagesse -. Toute connaissance, par la raison. Ensemble, des études et, recherches, visant, à saisir, les causes premières, la réalité absolue, ainsi, que les fondements, des valeurs humaines, puis, envisageant, les problèmes, à leur plus haut degré, de généralité. Conception générale et, vision, plus ou, moins, méthodique, du monde, des problèmes, de la vie ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)681. La philosophie, de la jeunesse, est la réflexion, l’approche fondamentales, sur l’essence morale, de cette tranche d’âge, spécifique, de vie humaine. Essentiellement, en notre sphère, anthropologique, culturelle, occidentale. En France, l’intérêt, pour l’enfant, l’enfance, a connu, une extraordinaire fortune, au siècle précédent, notamment, en sa seconde moitié. Bien plus, que pour les jeunes. Spécialités disciplinaires, spécialistes enfantologues, ouvrages, colloques, organes, d’études, d’intervention, émissions médiatiques, se sont donc, multipliés.

 

Dans La Condition humaine, (Roman historique, France, 1933), l’écrivain, A. Malraux, (France, 1901-1976), écrit : « Il faut, soixante ans, pour faire, un homme et, après, il n’est bon, qu’à mourir »682. D’évidence, il faut, maintes décennies, de vie terrestre, maturité, dépassement, d’expériences, apprentissages, ascèse. De bonheurs, souffrances, aussi, de succès, comme, de revers, pour atteindre, la pleine « qualité, d’Homme ». Faut-il, pour autant, éluder, minorer et, mépriser, le temps, de jeunesse ? Pas, davantage, sans nul doute. Puisque, c’est l’état même, d’adojeune, qui prépare, fait, toute la dignité, la grandeur et, la plénitude ou, le néant, du restant, de toute l’existence terrestre ontogénétique !

 

En la décennie 1970, la pédiatre psychanalyste française, F. Dolto (1908-1988), met en avant, les premières années, de vie. Avec, sa fort célèbre émission, alors, radiodiffusée, sur France Inter, « Lorsque l’Enfant paraît » (1976-1978). Elle y répond, en direct, aux questions, des mères, de jeunes enfants, ce qui est « révolutionnaire », à l’époque. La version écrite paraît, en trois volumes, (France, 1977, 1978, 1979). Ce n’est, qu’à la fin, de sa vie, que F. Dolto, est amenée, à « s’intéresser », aux adolescents683. En pleine continuité, de son expertise, de l’enfance, l’adolescence étant état, bien plus, que passage.

 

Rien, d’aussi « pléthorique », dans les médias audiovisuels, pour les adojeunes, malgré, de nets progrès, relativement, récents. Il faut attendre, une décennie et demie, plus tard, au début, des années 1990, pour que l’émission, de Fun Radio, « Lovin’Fun », (France, 1992-1998 et, dep. 2013), mette « en exergue », les questions, de la jeunesse. Avec, le Doc, le médecin pédiatre, C. Spitz, l’animateur, Difool, (Années 1990), puis, Karel, (Années 2010-2020). Consistant, là aussi, à répondre, en direct, aux interrogations, cette fois, des adojeunes. Que cela, fasse un « tabac », chez eux, devienne, un véritable « phénomène, de société », salué, comme, tel684. Philosophie, sciences, de la jeunesse, restent, à être inventées. Enseignements universitaires, centres, de recherche, organismes, d’action, spécialistes, font encore, trop cruellement, défaut. De façon, traditionnelle, dépassée, enfants et, adojeunes sont encore, trop souvent, associés, ce qui est un non-sens humain, intellectuel, scientifique absolu685. Un « déni, de jeunesse ».

 

L’adojeunesse demeure, à jamais, la période, de l’existence, la plus « porteuse, de sens ». Celle, où, l’être humain, se penche et, se questionne, le plus, sur sa destinée et, ses passions terrestres. Au cœur même, des tourments, de l’âme pensante, des déchirements, doutes et, quêtes, élans et, tumultes, les plus intimes et, douloureux ! Ainsi, s’interroge, en ambivalentes introspections torturées, d’amour-haine, Roland. Le jeune étudiant, de la fort célèbre nouvelle littéraire, de l’écrivain, S. Zweig, (Autriche, 1881-1942), La Confusion des sentiments, (Allemagne, 1927).

 

« Aujourd’hui, encore, comme, le garçon incertain, d’alors, je sens, que je ne dois, davantage, à personne. Ni à père, à mère, avant lui ni, à femme et, enfants, après lui – je n’ai aimé personne, plus, que lui »686. L’essence ontologique, de notre adojuvénilité, est des plus complexes, car multiforme ! Historique et, biologique, psychologique et, sociologique, anthropologico-culturelle, morale et, juridique… C’est parce que la jeunesse, du monde, celle, du passé, comme, de notre temps, est foisonnante, qu’elle déroute, tant ! La nouvelle génération actuelle est, tout autant, qualifiée, d’adolescence, que de jeunesse. La première acception relève, de la psychologie, la seconde, de la sociologie.

 

L’adolescence concerne l’âge, du collège et, du lycée, la jeunesse, celui, des études supérieures, comme, des débuts, de la vie active. Nonobstant, l’adolescence déborde, sur la jeunesse et, réciproquement, par double allongement. Comme, déjà, entrevu. Les Nations Unies et, l’Union Européenne définissent, officiellement, la jeunesse, comme, la tranche d’âge, des quinze – vingt-quatre ans. C’est, celle-ci, que nous appelons, adojeunesse. L’adolescence se poursuit, dans la jeunesse et, celle-ci, est plus précoce. L’adojuvénilité est une postenfance, un préadultisme. Elle est un temps, de pleine préparation, à l’avenir, non, de commandement.

 

L’on peut y distinguer, les adolescents mineurs, de treize – dix-huit ans et, les jeunes, de dix-neuf – vingt-quatre. En 2020, nos dix millions, de douze – vingt-cinq ans français, sont nés, entre 1995 et, 2008687. En tournant, d’époques, temps, de grandes recompositions mondiales, fin, du bipolarisme, Est-Ouest. Cette néogénération Y / Z, est la toute première, de ce siècle et, de la communication tout numérique. Elle ne ressemble, en rien, à aucune autre ! En matière, d’adojeunesse, le vecteur humain, matériel, cognitif, émotionnel, comportemental, spatio-temporel, est capital. La génération Z, des moins, de vingt ans, vivra, encore plus, de mutations. À l’échelle historique, les juniors varient, naturellement, d’une ère, à une autre688.

 

D’un point de vue géographique, ce modèle est occidental. La plupart, des jeunes, de pays émergents, vivent, quasi, comme, leurs semblables occidentaux, d’avant 1960. Leur transition, de l’enfance, à l’adultisme, est directe, sans moratoire adojuvénile spécifique. Pour une raison économique689. Tous les « aspects juvéniles », peuvent être envisagés, globalement et, sans exceptions ni, exclusives. Pour parfaite, compréhension, meilleur traitement, de ce qui a trait, à la néogénération. Les sciences, de l’adojeunesse, concernent, également, de fort nombreuses matières intellectuelles et, de multiples domaines, thématiques.

 

L’adojuvénilité est biologique, médicale, psychologique, sociologique, éducative, historique, anthropologique, ethnologique, culturelle et, littéraire. Philosophique, morale, économique, juridique, politique, scientifique et, conceptuelle. L’adojeune relève, des sciences biomédicales, en tant, qu’être vivant. Il est donc, tributaire, de son évolution physiologique, état de santé, avec tous les accidents, qui peuvent caractériser, cet âge. L’adojunior est donc, lié, à une psychologie développementale cognitive, émotionnelle, comportementale. Laquelle, façonne, profondément, sa chair, comme, son esprit. Non seulement, au temps même, de la néogénération, or, aussi, après, toute l’existence durant.

 

Également, sociale, clinique, différentielle, extrêmement, particulière. L’intelligence, la pensée, la structuration mentale, intellectuelle, la personnalité, l’identité personnelle propre, la notion, de « crise », des adojeunes, de treize – vingt-quatre ans, en font, des être, des plus singuliers ! Ce tropisme n’appartient, qu’à eux seuls. Leur cerveau est en perpétuelle mutation, l’imagerie cérébrale adojuvénile le démontre. Les quinze – vingt-quatre ans constituent, une génération sociologique, née et, vivant, à une époque donnée. Tenant, un rang social et, sociétal, même, mineur, avec, des habitus originaux. Notre jeunesse a, en cohorte, un impact historique, par ses multiples talents.

 

De l’Ancien Régime, (France, 1589-1789), à Mai-68, de la Révolution, (France, 1789-1799), à la Libération, (France, 1944), de 1848, à 1914. Maints adojeunes, se sont grandement, illustrés, avant, trente ans. D’Alexandre, (Souverain régnant, Macédoine, 356-323 av. J.-C.), à Bonaparte, (Militaire, France, 1769-1821). De Jeanne d’Arc, (Chef de guerre, France, 1412-1431), à Michel-Ange, (Artiste, États italiens, 1475-1564). De Mozart, (Compositeur, Saint-Empire, 1756-1791), à J. Dean, (Acteur, États-Unis, 1931-1955). Les sciences, de l’éducation, rendent compte, de l’adojeunesse, notamment, scolaire, ce qu’elle est, doit être. Sa formation intellectuelle, morale, par son but premier : étudier et, s’élever.

 

La néogénération intéresse, les « sciences, de l’Homme », celles, des populations, du globe : l’anthropo-ethnologie. Les adojuniors sont occidentaux ou, du « Tiers-Monde », sur les cinq continents. Avec, des traits communs et, distinctifs. Les jeunes ont de très forts engouements culturels, agissent, dans la culture. Sont particulièrement, créatifs, inventifs, sujets / objets, de l’art, la littérature, du cinéma, Web. De Pascal, (Philosophe, France, 1623-1662), aux Beatles, (Groupe musical, Royaume-Uni, 1960-1970). Rembrandt, (Artiste peintre, Pays-Bas, 1606-1669), à Goethe, (Écrivain, Saint-Empire, États allemands, 1749-1832). D’Hugo, (Écrivain, France, 1802-1885), à E. Presley, (Chanteur, États-Unis, 1935-1977). Du Grand Meaulnes, (Roman, France, 1913), au Diable au corps, (Roman, France, 1923). La culture adojuvénile est unique ! La philosophie, de la jeunesse ou, jeunosophie, entrevoit, l’essence morale intrinsèque, même, des adojuniors, leurs valeurs, idéologies et, éthique.

 

Il s’agit, de l’âge « métaphysique » type, par excellence. La quête spirituelle, ontologique et, axiologique, de ces jeunes, est une « fièvre » inextinguible, d’absolu. Ils sont acteurs économiques, à us consuméristes intensifs, des plus particuliers, notamment, de récréativité. Ils sont aussi, prescripteurs d’achats, pour leurs aînés. Mineurs et, jeunes majeurs, à certains titres, sont également, porteurs, de droit-s et, de devoirs légaux, juridiquement codifiés, au pénal et, au civil, les concernant. Les juniors majeurs sont électeurs, éligibles, bénéficiaires, comme, tous les mineurs, de politiques publiques propres. L’étude, de l’adojuvénilité, est devenue thème, d’enseignements et, de travaux, de recherche.

 

De publications et, de théories. En fonction, des courants, de pensée, de Hall, (Universitaire psychologue, États-Unis, 1844-1924), à Erikson, (Psychanalyste, Allemagne, États-Unis, 1902-1994). Rousseau, (Philosophe genevois, 1712-1778), à Gesell, (Psychologue, États-Unis, 1880-1961). Blos, (Psychanalyste, Allemagne, États-Unis, 1904-1997), à Coleman, (Universitaire de psychologie, Royaume-Uni, 1940-). Les jeunes sont un « fertile terreau », multithématique. Corps, santé, niveau, mode et, hygiène de vie, consommations et, comparatifs, entre jeunesses, du monde.

 

Famille, affectivité amicale, amoureuse, sexuelle, différenciations sociologiques, entre adojeunes, compétences sociales, socialisations. Relations multipolaires, entre jeunes, comme, avec les adultes. Contestations, marginalisations sociales, juniors, en difficulté, maltraités, handicapés, précaires et, déviants. Personnalité psychique juvénile, relations et, structures d’aide, pour jeunes, école et, études, métiers, emploi et, place, en la société. Loisirs, croyances, idéaux et, adhésions, citoyenneté, religiosité et, engagements, capacité juridique et, responsabilité civile et, pénale. Protection et, libertés, droits fondamentaux, du mineur, comme, éducation civique690…

 

À tous points de vue, l’adojeunesse est terrain, de recherche scientifique, d’avenir : innovant et, passionnant, « polymorphe », intégratif. En l’intérêt, des nations, il devra prendre essor et, indépendance. Acquérir, toute sa « légitimité », en la nomenclature, des savoirs. Depuis, le dix-neuvième siècle, adolescence, jeunesse étaient, des plus différenciées, l’une, de l’autre. Les adolescents mineurs, en études secondaires, étaient réputés être, en crise interne. Instables, inconséquents, languides et, perturbateurs. Les jeunes majeurs, étudiants et, actifs, devaient être aptes, à se plier, aux exigences, de la vie et, de la société adultes. Les adojuniors étaient toujours, tenus, à l’écart. Considérés, telle, classe dangereuse ou, menaçante, subversive.

 

Ou, hâves victimes, de sorts contraires. Souvent, en fardeau, d’une société, ne sachant, qu’ « en faire ». Cette dernière étant, avant tout, faite par, avec et, pour, les seuls, adultes. Mai-68, ère, pourtant, encore, porteuse, aura été, le premier grand révélateur, de la « misère adojuvénile ». La « rigueur réaliste » veut, que l’on parle, pour l’Occident actuel, d’adojeunesse. Les treize – vingt-quatre ans, génération cohérente, plus homogène, que disparate. Il y a plus, de vecteurs, rapprochant, les sujets, de cette classe d’âge, que de facteurs, qui les séparent. Apprenons, à aimer, nos juniors, tels, qu’ils sont, sans vouloir, les manipuler ni, les conformer, à l’ego adulte ! Le jeune, même mineur, ne s’appartient, qu’à lui-même et, n’est la « propriété », de personne.

 

Quelles, que puissent être, les variables différentielles, venant discriminer, ces juniors, entre eux. Âges, sexes, identités, personnalités, adhésions, parcours, éducations, études. Milieux socioculturels, ethniques, géographiques, économiques, ainsi, qu’appétences, capacités… La « rhétorique » dépassée, de P. Bourdieu, (Sociologue, France, 1930-2002), « La jeunesse n’est qu’un mot » (1978/1984), est donc, inexacte ! La vraie césure est plus, entre jeunes et, adultes, qu’entre jeunes ! La variable d’âge l’emporte, sur toute autre : socioéconomique, culturelle et, nationale… Inversons, la « charge accusatoire ». Si c’étaient, le mûrissement, l’expérience, de l’adultisme, qui le desservaient, en ses « pseudo-certitudes, toutes faites » ? !

 

Au contraire, le regard neuf, de l’adojeunesse, qui faisait, toute la valeur, scellait, le bien-fondé, la pertinence, de la néogénération ? Non encore, empêtrée, très lourdement, parasitée, par les si pesantes, strates successives, conformistes, immobilistes, craintives, de vie adulte. En réalité, comme, le dit, si bien, le sociologue français, M. Fize, les « embûches », des jeunes, ne sont pas tant, endogènes, biopsychiques et, personnelles. Qu’exogènes, socioéconomiques et, morales. Le pire « désenchantement » n’est pas dû, aux traumas psychiques individuels, de l’adolescent occidental. Plutôt, à la souffrance sociale collective, de la jeunesse française, telle, génération.

 

Notre vieille, société nationale latine, lui est hostile ! Nos juniors connaissent plus, de mal-être, qu’ailleurs, en Occident. Ce qui, invariablement, les amène, à manifester, en masse, leur mal de vivre. Tous les registres, de leur existence, sont abîmés. Familial, scolaire, d’emploi, relationnel, culturel, récréatif, des valeurs et, idéaux, juridique, politique et, économique, social et, sanitaire… En tous ses paramètres, tous champs, l’horizon, de notre jeunesse, lui semble, inexorablement, improbable. Tant et, tant, qu’elle désespère fort, d’elle-même, d’autrui, de la vie. Accidents, suicides, addictions, chômages, déviances, échecs scolaires et, dépressions. Troubles, de santé, paupérisations, marginalisations, déclassements, asocialités… Tout cela, frappe plus, nos jeunes, que ceux, de nations homologues691. Pourquoi, cet « adojeunocide » ? Une seule, explication, à la « jeunophobie », un abyssal défaut, d’espérance morale. Ce pays, sa société, n’ont de cesse, de se prévaloir, de 1789, la République, la démocratie, des droits, de l’Homme, de la liberté, l’égalité, la fraternité. Telles, autant, d’incantations, en « légitimité ».

 

Idéaux et, valeurs, des plus précieux, estimables et, respectables, toujours, affirmés, mais, bien moins, appliqués ! Notre nation est-elle, si peu sûre, de ses « fondamentaux » historiques, de civilisation ? Ce ne sont, en réalité, que « pauvres faux-semblants et, vaine vacuité », ne servant, qu’à toujours, celer, les pires turpitudes, obérant, le territoire, son peuple. Quand, dans le même temps, ils vouent, leur jeunesse, « aux gémonies ». Laquelle, à raison, « hurle », à la scélérate imposture, la tragique farce ! Ce « lugubre monde national », n’a strictement, rien, à proposer, aux juniors, aucun, réel destin commun ni, insertion, nul, bonheur.

 

Tout, ce qui leur est « réservé », est petit, médiocre, dévalué, telle, « soue fangeuse, aux pourceaux » ! Voyons, aussi, à quel point, notre sombre système éducatif, est obsolète, « en faillite et, inefficace, sinistre et, anti-jeune même » ! L’adojunior a soif, de noblesse, d’acmé morale, de mystique et, d’infini. L’adulte l’en prive, indûment, par son manque, d’amour, sa propre inconduite, non-éducation, son faux exemple déchu, indigne et, pernicieux, sa toxique incurie. Ne faisons pas mine, en « vils tartuffes », de nous « formaliser » alors, que nos cadets, se réfugient, tels, fols desperados kamikazes, en de « funestes logiques, de mort ». Plutôt, que de vie, navrés, de nos pires « apostasies ». Sans, solides bases morales, point, de salut !

 

Ces terribles vilenies, morbides et macabres, ont été perpétrées, contre eux ! « Il pleure, dans mon cœur, Comme, il pleut, sur la ville – Quelle est, cette langueur, Qui pénètre, mon cœur » ? (P. Verlaine, poète, 1844-1896, Il pleure, dans mon cœur, poème, France, 1874)692. L’adojeunesse est une « décennie magique, magnifique promesse », Te Deum éclatant. Non, Requiem, à la funèbre affliction, de morne De Profundis. Comme, tant, d’adultes, veulent, fallacieusement, le lui faire penser. Tout junior, doit assouvir, ses impératifs humains vitaux, définis, par A. Maslow, (Psychologue, États-Unis, 1908-1970), en 1943.

 

Il en établit, cinq principaux, chacun, « conditionnant », l’accès, au suivant, en commençant, par le premier, jusqu’au dernier. Ce sont, les besoins physiologiques -matériels. De sécurité-sérénité. Puis, d’appartenance-socialisation. D’estime-reconnaissance. D’accomplissement-dépassement, de soi693. Pour vivre, s’épanouir, apprendre, devenir adulte, tout jeune, se doit, d’être en bonne santé psychosomatique. De bénéficier, d’un niveau, de vie, socioéconomique, minimal. Car, sans survie biomatérielle, « l’esprit trépasse ». Il se doit, de pouvoir, subsister, en environnement, des plus stables, familiers, rassurants, comme favorables.

 

Sans menace, aucune, contre, sa sûreté physique, psychique, morale, sociale… Le junior a, aussi, la forte nécessité, d’être intégré, à divers groupes sociaux, pour grandir, se réaliser, au plein contact, d’autrui. Famille, amis, partenaire affectif, école, condisciples, entreprise, collègues, associations, mouvements, centres de loisirs, bandes, quartier et, ville… Pour être équilibré, il requiert, l’adhésion, l’encouragement, l’approbation, la bienveillance, des autres, en tout, ce qu’il est, veut être, réalise. Que ce soient, les adultes, parents, enseignants, responsables… Surtout, ses pairs juvéniles. Le suprême idéal transcendant, que tous les humains, jeunes ou, non, ne sont pas en mesure, d’atteindre, en leur vie, même, à son « couchant ». Il s’agit, de la pleine réalisation morale, ontogénique, de soi. Nous sommes, en cela, dans l’ordre, de l’infini philosophique, spirituel, du « sacré », d’une certaine sagesse, quasi supraterrestre. L’ataraxie, l’équanimité, félicité ultime, disparition, de toute crainte, tout désir. Rêve, d’un Au-Delà, quasi extatique, rare et, hors, de portée réelle, de la plupart, des mortels, si emportés, par leurs folles passions, d’ici-bas. Lequel, pour autant, peut demeurer, quête existentielle, des plus ardentes !

 

Il appartient, à chaque ado, de faire, de son mieux, pour réussir, sa vie ! Nous avons vu, que le sociologue français, de la jeunesse, O. Galland, établit, cinq critères, objectifs, d’adultisme, pour les jeunes. L’achèvement, de ses études. L’entrée, en l’emploi. La fin, de la cohabitation parentale, familiale verticale et, l’installation, en habitat personnel. La stabilisation affective. La fondation, d’une famille propre horizontale. (O. Galland, Sociologie, de la jeunesse, essai sociologique, France, 2017)694. Auparavant, ces cinq étapes se suivaient, dans le temps, l’espace. Cela, n’est plus, le cas, aujourd’hui, par une ingrate conjoncture. Pour nombre, de jeunes, ces initiatiques et, rituelles séquences, de passage adulte, deviennent donc, plutôt, asynchrones. Avec, allers-retours, arrêts, reprises… Il n’y a, jamais, d’adultisme, sans, un minimum, de vraie formation qualifiante, utile et, « exploitable ». De responsabilités professionnelles, pour être indépendant, s’assumer, réaliser, sa mission humaine, pour soi, la collectivité. La fin, du « lien privilégié », avec, parents, fratrie, une résidence, « à soi ». La capacité, à aimer et, être aimé, de façon, exclusive, constante, oblative et, jamais, captative. Le don partagé, fait vivre, l’humanité.

 

L’aptitude, à donner, à son tour, la vie, élever, des enfants, transmettre, à sa descendance, en bon parent nourricier, jamais, toxique. Malgré, la meilleure volonté, des adojeunes, ce schéma parfait est mis à mal, par la démonétisation, des diplômes, le chômage, la crise, du logement, et, économique. La trop grande cherté, de la vie, l’incertitude amoureuse, entre les sexes, les séparations, des couples, les risques, à créer, entretenir, une famille… La nouvelle génération le sait et, en pâtit fort. Quoi, qu’il en soit, la finalité, légitime et naturelle, de tout jeune, « qui se respecte », est l’épanouissement ou, eudémonisme, non, le « malheur-entropie »695. L’humain normal, n’est pas masochiste, cherche plutôt, le plaisir, fuit, la douleur.

 

La plupart, des auteurs, s’accordent, sur certains renforcements. La souveraineté, le civisme, la civilité sociale et, un solide système, de valeurs, ou, la distanciation, d’avec, ses semblables adojuniors. Une identité personnelle aboutie, une acceptation, de soi, son corps, sa psyché et, de bonnes relations, à autrui, de l’autonomie. Une maîtrise, de son destin, son environnement, impartir, un sens, à sa vie, se développer, en tout, pour tout. Savoir, relativiser, fixer, sa vocation existentielle, avoir, une utilité sociale. À ce prix exigeant, tout adojeune, peut affirmer, en conscience, que la vie, sa vie, « vaut la peine, d’être vécue » ! En tant, que junior, lors, de sa jeunesse, puis, comme, adulte, tout le restant, de son séjour terrestre, quel, qu’il puisse être, en ses demi-teintes696 !

 

Le moral, l’état d’esprit, des jeunes français, fluctuent, au gré, des conjonctures, sondages, d’opinion. Entre, l’éternelle insouciance adojuvénile, de « tous les possibles » et, une certaine désespérance lucide. Quant aux misères, du temps, et, de la condition malaisée, de junior, en notre pays. Il en va, de même, dans les autres États occidentaux, avec des nuances, illustrant, les difficultés accrues, des adojeunes, de France, à s’épanouir, se faire entendre. La réflexion morale, sur l’ « âme adojuvénile », reste trop empirique et, demande, à être étendue. Le sens « métaphysique », de l’état, d’adojeune, au passé, présent, futur, également, en une sorte, de prospective philosophique, de cet âge, de vie, gagnerait, à être éclairé. Comment, la jeunesse, peut-elle être, considérée, en regard, des autres temps existentiels, du sien et, à l’étranger ? Comme, une « chance », une « malédiction » ? Les deux ? Ni l’une ni, l’autre ? Autre chose ?

 

Historiquement, l’adolescence ne naît, véritablement, qu’à l’époque contemporaine, dans les sociétés occidentales. Au moment, où, elle devient, quasi universelle. Par la prolongation, alors, généralisée, des temps, de formation. Le report, dans le temps, de l’insertion sociale et, adulte. L’émergence, d’une véritable culture jeunes. Le principe historique évoque, l’adolescence, en tant, que phase, de marginalisation, d’assujettissement. Ce processus est issu, d’un système socioéconomique, qui repose, sur le profit, la puissance, de minorités favorisées, l’adultisme tutélaire, tout puissant. Le principe biosanitaire explique, aussi, l’adolescence, en tant, que stade naturel, universel, du développement humain. Elle repose, sur une occurrence physiologique accomplie, la puberté. Celle-ci marque donc, le passage, de l’enfance, à l’adolescence, par un ensemble, de modifications anatomiques, s’accompagnant, de mutations psychiques. Qui font, du sujet, un être alors, apte, à procréer. L’adolescence est de type psychologique, du fait, que l’individu, par remaniements successifs, s’y construit, une personnalité, si particulière, au sujet psychique, à la génération. Nous avons déjà, évoqué, cette richesse juvénile pluriconstitutive.

 

L’adolescent est un être socioéconomique, qui s’inscrit, en une société donnée, avec son vécu propre, s’y façonne, par divers « vecteurs » matériels et, de socialisation. L’adolescence est un fait ethno-anthropologique, culturel, car elle n’existe pas, en sociétés, dites, primitives ni, en pays, en développement. Sauf, pour quelques minorités, très privilégiées. Les individus y passent, sans transition, de l’enfance, au monde adulte, avec une mise, au travail, précoce, une intégration rapide, à l’adultisme. Comme, entité humaine, si unique, comparable, à aucune autre, l’adolescence s’inscrit, en une « irréductibilité morale ». Qui implique, une conscience générationnelle éducative, intellectuelle, mentale, spirituelle, philosophique, éthique, de valeurs, une récréativité. L’adolescent est, également, concerné, par le droit et, la loi, qui lui confèrent, le statut, de mineur, puis, des attributs, de jeune majeur. Par opposition, aux majeurs, le mineur est « le sujet, qui n’a pas atteint, l’âge légal, de la majorité », fixé, à dix-huit ans, en France697. En 1974, au lieu, de vingt-et-un, suite, à l’engagement « programmatique », du futur président, V. Giscard d’Estaing.(Mandat présidentiel, France, 1974-1981).

 

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Les adojuniors français disent, avoir beaucoup d’amis, à 96 pour cent. Ils estiment, pouvoir facilement parler, avec leurs parents, à 79 pour cent. Ils se sentent bien, à l’école, à 78 pour cent. Ils sont le plus souvent, satisfaits, de ce qui leur arrive, à 71 pour cent. Ils se perçoivent souvent, sous pression, à 42 pour cent. Ils sont souvent, mal dans leur peau, à 18 pour cent. Ils ont des difficultés, à aller, vers les autres, à 17 pour cent. (Pfizer, France, 2008)698.

 

75 pour cent, des adojeunes interrogés, croient, être socialement favorisés. Ce qui compte, le plus, à leurs yeux et, constitue, également, des problèmes potentiels, très redoutés, pour l’avenir : la famille, à 90 pour cent. Les amis, à 78 pour cent. L’amour, à 57 pour cent. La santé, à 38 pour cent. Les résultats scolaires, à 37 pour cent. La musique, à 20 pour cent. Le sport, à 20 pour cent. L’argent, à 20 pour cent. Les loisirs, à 18 pour cent. La vie, à l’école, à 11 pour cent. La religion, à 9 pour cent. 92 pour cent, sont convaincus, que l’éducation inculquée, par leurs parents, constitue la clé, tout essentielle, de leur réussite. 77 pour cent, concernant, leurs enseignements scolaires. 86 pour cent, affirment, que la morale, c’est important. 64 pour cent, se disent confiants, pour leur propre avenir personnel. 95 pour cent, pensent à leur vie future.

 

90 pour cent, s’assignent personnellement, des objectifs, pour leur avenir. 81 pour cent, parlent, avec leurs amis, de leurs projets, du futur. 74 pour cent, évoquent, avec leurs parents, leurs projets d’avenir. 72 pour cent, planifient, des projets futurs. 55 pour cent, expriment, leurs projets d’avenir, dans le cadre scolaire. Les problèmes, les plus redoutés, pour le futur, sont la santé, la maladie, à 79 pour cent. Les problèmes familiaux, à 58 pour cent. Financiers, à 57 pour cent. Sentimentaux, à 37 pour cent. Scolaires, à 29 pour cent. Addictifs, à 20 pour cent. Psychologiques, à 17 pour cent. 64 pour cent, se disent « confiants », face, à leur avenir. 20 pour cent, face, à l’évolution, du monde, 14 pour cent, face, à l’évolution même, de leur société. Encourageantes « sagesses » ! (Pfizer, France, 2006)699.

 

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« Sur la plage abandonnée […], [On] déplore, la perte, de l’été, Qui, depuis, s’en est allé, On a rangé, les vacances. […]. Et, c’est triste, quand, on pense, à la saison, Du soleil et, des chansons. […]. Le mistral va s’habituer, À courir, sans les voiliers. […]. Le train m’emmènera, vers l’automne, Retrouver, la ville, sous la pluie, Mon chagrin ne sera, pour personne, Je le garderai, comme, un ami. […] ». (Paroles, de La Madrague, œuvre musicale vocale, interprétée, par B. Bardot, actrice, chanteuse contemporaine, France, 1963). Tout comme, l’été, la jeunesse est fort courte et, éphémère. Or, à l’inverse, de ce dernier, elle est unique, en une vie d’homme, ne revient jamais. Que les juniors sachent, l’ennoblir, pour éviter, d’éternels cuisants regrets !

 

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Le Dernier Empereur, The Last Emperor (1987), est un magistral film, de cinéma, historique, italo-britannique, de B. Bertolucci, (Italie, 1941-2018)700. Il retrace, la vie, du dernier souverain chinois, Pu Yi (1906-1967). L’ultime monarque, de la dynastie Qing (1644-1912) naît, en 1906 et, monte, sur le trône, enfant, en 1908, la régence étant alors, assurée, par son père. Il abdique, en 1912, à la proclamation, de la République de Chine (1912-1949). Ayant conservé, ses titres et, privilèges royaux, en ses palais, il doit quitter, la Cité Interdite, résidence impériale, de Pékin (1420-1912), en 1924. Il est le terminal représentant suprême, d’une dynastie quadrimillénaire. Le film est particulièrement, intéressant, pour ce qui est, de la conception, que se fait, de son adolescence et, de ses responsabilités, quasi adultes, un jeune. Placé, en des circonstances exceptionnelles et, un « destin hors norme », dépassant, le sujet concerné, lui-même.

 

Le film dépeint, très bien, mêlant, fictions et, vérités historiques, la volonté, de pleine maîtrise, de son destin, de Pu Yi, adolescent, décuplée, par son statut, comme, les événements. Ainsi, sa rage, d’apprendre, notamment, l’anglais, de « s’ouvrir », à d’autres cultures, sous la direction, d’un précepteur occidental écossais, Sir R. Johnston, (Royaume-Uni, 1874-1938). Pu Yi décide même, de s’adjoindre, un prénom dynastique britannique, Henry, de couper sa natte, geste hautement, symbolique. S’habiller, à l’occidentale, d’utiliser, une bicyclette, des lunettes, de vue, essaie, de sortir, en vain, de sa résidence surveillée. Il prend en main, la gestion matérielle, de sa Maison, réprime, des abus, chasse, les eunuques, provoque, certains dignitaires, de la Cour. Allant, jusqu’à obliger, l’un d’eux, à boire, de l’encre, pour « démontrer », qu’il reste, malgré, la fin, de l’Empire, le maître… En vérité, un jeune, d’exception, à part, du fait, de son statut, hors norme. Or, se comportant, comme, bien, des adolescents « ordinaires », de son âge. À part entière701 !

 

Le Nom de la rose (1980), est un célèbre roman philosophique, de l’écrivain italien, U. Eco (1932-2016)702. Le remarquable film thriller médiéval, franco-italo-ouest-allemand, éponyme et subséquent (1986), est du réalisateur français, J.-J. Annaud (1943-)703. Tout l’intérêt, de l’œuvre littéraire, comme, de la fiction cinématographique afférente, est de mêler, intrigue et, réflexion morale, intellectuelle. Y apparaît, un jeune personnage, nullement, dénué, d’intérêt, Adso, le narrateur. En 1327, en une abbaye bénédictine italienne, du Nord, plusieurs moines sont assassinés. L’enquête est menée, par un Franciscain, G. de Baskerville, aidé, par son novice, bénédictin, A. de Melk. Tout pénétré, qu’il puisse être, des devoirs, de sa charge et, son état religieux, Adso n’en demeure, pas moins, un tout jeune homme.

 

Fort habité, des préoccupations, de sa génération, y compris, les plus « temporelles » ! Ainsi, malgré, sa vocation conventuelle, il n’en succombe, pas moins, dans le film, aux charmes, d’une jeune fille, de son âge. Fort « troublé », il interroge, son maître, à mots couverts, sur l’ambivalence métaphysique, terrestre, de l’amour spirituel désintéressé. Surtout, de l’appétence amoureuse. Le jeune Adso semble plus, en proie, à ses « émois adolescents », que préoccupé, par les faits tragiques, qui secouent alors, fort, le monastère et, l’enquête criminelle, en cours. La dialectique-controverse doctrinale, menée, par les légats pontificaux, au sujet, du nécessaire dénuement, de l’Église. De la légitimité, de son « opulence », à l’image ou, non, de l’exemplarité, du Christ, (Messie, du christianisme, Moyen-Orient, Ier s.), lors, de son parcours humain.

 

Le questionnement philosophique, suscité, par ces deux jeunes personnages préadultes, l’un, réel, Pu Yi, l’autre, fictionnel, Adso, est simple. Un adolescent, placé, en des occurrences et, fonctions, très inhabituelles, pour son âge, d’un type, plus adulte, qu’adojuvénile, devient-il, en cela, d’office, un adulte, de fait ? Sa condition intrinsèque, d’adojeune, l’emporte-t-elle, malgré tout, sur des devoirs, bien extrinsèques, de maturité, plus ou, moins, choisis, comme, acceptés ou, imposés ? Les jeunes sont capables, de gravité, maturité, sens, du devoir, du sacrifice et, des responsabilités. Aussi élevés et, si lourds, soient-ils. Ils n’en demeurent, pas moins, pour autant, des juniors. Avec, tout, ce que cela, implique, de « légèreté néogénérationnelle ». Pu Yi a l’ambition, farouche, déterminée, de gouverner, son pays, comme, souverain. En dépit et, du fait même, des aléas politiques incertains, contraires, de sa nation, dynastie, son temps. Tout en s’intéressant, aux folles passions, plus prosaïques, de son âge. A. de Melk succombe, certes, aux sirènes féminines, les plus charnelles. Il n’en seconde, pas moins, judicieusement, consciencieusement, son maître, en sa tâche, d’enquête. Avec, efficacité, intelligence, succès.

 

Il poursuit, de façon, accomplie, son noviciat, deviendra religieux régulier, comme, son mentor. Qu’est-ce, donc, fondamentalement, que l’adolescence, des treize – dix-huit ans, la jeunesse, des dix-neuf – vingt-quatre ? C’est-à-dire, l’ « adojuvénilité », des treize – vingt-quatre ans ? Il s’agit, d’un état transitoire, or, à part entière, de l’existence humaine, entre l’enfance, fort dépendante et, le plein adultisme libre. Les critères, de début et, de fin, de l’adojeunesse, sont biologiques, psychiques, cognitifs, émotionnels, comportementaux, juridiques, sociaux, moraux, culturels, historiques… L’adolescence, des treize – dix-huit ans, commence, avec les débuts, de la puberté. Les premiers raisonnements abstraits.

 

Une nouvelle affirmation, de son intimité, ses décisions, préférences, la préservation, de secrets. La possibilité, de rester seul-e, à la maison, quelques heures, sans, que les parents, ne soient coupables, de négligences, délaissement ou, d’abandon. Une coopération, plus autonome et, responsable, aux tâches, de la communauté, l’élaboration, d’un tissu social propre, hors, de la famille. L’adolescence finit, par l’aptitude, à procréer. Le développement, de la pensée formelle, selon, Piaget. (Psychologue, Suisse, 1896-1980). La conscience, l’acceptation, l’affirmation, de soi, comme, entité souveraine, de son identité, ses options propres. Délicat compromis, équilibre.

 

L’atteinte, de la majorité civile, civique. L’aptitude, au contrôle, de soi, avec les attributs, de la puissance individuelle, maturité, autonomie, responsabilité, envers soi et, autrui. La jeunesse, des dix-neuf – vingt-quatre ans, débute, avec l’aisance, d’une anatomie, pleinement, adulte, à la croissance achevée. Le perfectionnement accru, de la pensée formelle, telle, que donc, définie, par Piaget. Le fait, de commencer, à bien et, mieux, s’imposer, en société. Une pleine capacité juridique, en tous domaines, dès l’âge, de ses dix-huit ans. Vingt-quatre, pour être éligible, au mandat sénatorial, en France. Une meilleure intégration aboutie, dans la société, notamment, par l’accès, aux études supérieures, à l’emploi. L’adojeunesse, au sens étroit, du terme, est celle, des quinze – vingt-quatre ans, selon, la définition, des Nations Unies, de l’Union Européenne.

 

Elle s’achève, par l’âge où, certains, commencent déjà, à procréer. C’est-à-dire, mettre, en application, effective, toute, leur faculté biologique procréatrice. Une bonne maîtrise achevée, du jugement moral conventionnel, selon, Kohlberg, (Psychologue, États-Unis, 1927-1987)704, au stade 4, la loi, l’ordre social. Pour une part, des jeunes, un début, d’aptitude, au jugement postconventionnel. Une fierté, de ce que l’on est, sans se préoccuper, davantage, de l’image, de soi, projetée et, de l’opinion, d’autrui, sur soi. Plus, de droits politiques, notamment, par la possibilité, de devenir électeur et, éligible, à tout mandat citoyen, électif public. La réussite, de l’insertion sociale, la stabilisation adulte, en matière professionnelle, de logement, affective705.

 

L’impératrice, Eugénie – de Montijo – (1826-1920), épouse, de l’empereur, Napoléon III (1808-1873), est la dernière souveraine, de France et, des Français (1853-1870). En 1870, après, la défaite, de Sedan, la disparition, de l’Empire (1852-1870), elle s’adresse, au roi, de Prusse, futur empereur allemand, Guillaume Ier (1797-1888). Pour le dissuader, d’annexer, l’Alsace-Moselle. Ce dernier refuse, arguant, du fait, que cette prise territoriale, n’a pas été dictée, par la volonté prussienne, d’agrandir, son propre territoire. Par des espaces, qui seraient plus, considérés, tels, germaniques, que français. Or, d’établir, une « zone tampon » militarisée et, purement, défensive, contre, la France. Après, le Premier Conflit mondial (1914-1918), fin, 1918, les Alliés, États-Unis, en tête, considèrent, derechef, l’Alsace-Moselle, comme, seule, contrée allemande. Non, a priori et, de façon inconditionnelle, restituable, à la France. L’ex-impératrice révèle, alors, l’existence, de la missive, du vieux monarque prussien, antérieure, d’un demi-siècle. Elle la communique, au chef, du gouvernement français, au pouvoir, G. Clemenceau (1841-1929).

 

Cette lettre atteste donc, bel et bien, que les territoires annexés l’étaient, pour des raisons, purement, militaires. Non, d’appartenance nationale, à l’Allemagne. Cela, conduit, lors, du traité de Versailles, en 1919, à ce que la province perdue, en 1871, revienne, de droit, à la France. Extraordinaire rapprochement, cinquante ans, après, la fin, de l’Empire français (1852-1870) et, l’instauration, de la Troisième République (1870-1940). Que cet échange, intervenu alors, entre, notre dernière souveraine française, catholique et, l’un, des plus grands, chefs républicains, de gouvernement et, de guerre, antimonarchiste et, incroyant ! Quel formidable « retournement », pour Eugénie, dont la défaite militaire, du régime impérial, avait tant, provoqué, en 1870, une perte territoriale française ! Elle qui, à l’époque, régente, encore, au pouvoir, sera, bien plus tard, en partie, à l’origine, de la restitution, à la France, de ce même territoire, en l’an 1919. En une sorte, de spectaculaire et, symbolique, « geste réparateur et, consolatoire » !

 

L’éclatante victoire, de 1918, sur l’Allemagne, étant, quelque peu, une revanche française, sur la cinglante défaite, de 1870706. Que retenir, de cette formidable leçon, d’Histoire, aujourd’hui, encore, si peu connue, des Français ? Tant étrangère, en apparence, à notre propos, sur les jeunes. Que nous devons toujours, enseigner, à notre jeunesse, trop souvent, si prompte, à se décourager, qu’absolument rien, sur Terre, n’est jamais, irrémédiable. Inexorable, inéluctable ni, définitif. Que le temps, qui passe, l’opiniâtreté, des hommes, peuvent changer, toutes donnes, du tout au tout. « Faire merveille et, accomplir des miracles » !

 

Rien ou, presque n’est, alors, irréversible, sinon, la mort. Hormis, notamment, celle, de Lazare, si l’on en croit, les Écritures. Eugénie pouvait-elle concevoir, en 1870, qu’une province, de son pays, perdue, par la défaite, des armées, de son époux, Napoléon III (1808-1873), serait recouvrée, un demi siècle, plus tard, en 1919 ? En partie, grâce, à son intervention, d’ex-souveraine, d’une époque, pourtant, déjà, si lointaine, révolue ? Certainement pas. Apprenons, à nos jeunes, à toujours, s’acharner, en persévérance, ténacité, effort, espérance ! En tout et, pour tout, les effets, comme, bénéfices, obtenus, n’en seront, que plus fructueux, inespérés, prometteurs. Le meilleur et, non, le pire !

 

Autre « leçon », du même ordre, illustrant, les extraordinaires fluctuations, de l’Histoire et, la vie humaine. À l’été 1855, la reine Victoria, du Royaume-Uni (1819-1901), souhaite, se recueillir, devant, la dépouille mortelle, de l’ex-ennemi terrible, de son pays. L’Empereur, des Français, Napoléon Ier (1769-1821), aux Invalides. Lors, de sa « visite officielle », à Paris, à l’occasion, de l’Exposition universelle. Elle demande même, à son fils, le prince, de Galles, futur roi, Édouard VII, (Royaume-Uni, 1841-1910), alors, tout jeune adolescent, de s’agenouiller. S’incliner, devant celui, que la souveraine, qualifie même, de « Grand Napoléon »707. Afin, de s’épanouir, en sagesse, plénitude, la jeunesse requiert, désespérément, quatre métavaleurs fondamentales. L’Amour, la Vérité, la Paix et, la Justice. Elle ne peut grandir, en une société « pervertie », qui ne lui assène, que la haine ou, l’indifférence, le mensonge ou, la demi-réalité, le tourment ou, la vindicte, l’injustice ou, le déni. Les adojeunes ne peuvent s’élever, en pleins idéal, noblesse, d’âme, que s’ils sont reconnus, en acceptation, authenticité, équité. « Si le grain, ne meurt, il reste seul, mais, s’il meurt, il porte beaucoup, de fruit ».

(Jean, apôtre, Ier s., Nouveau Testament biblique, Évangile, XII-24, Moyen-Orient, Ier s.).

 

 

AdoJunior, « prétendant / demandeur », face, à la vie, son âge, existence

 

Les jeunes, de notre pays, sont partagés, entre l’enthousiasme, l’insouciance, l’espérance, propres, à leur génération, celle, de tous les possibles. Un désillusionnement profond, dû, à la prise de conscience, des nouveaux obstacles accrus, qui s’imposent, à eux. Par rapport, aux jeunes générations précédentes et, comparativement, à leurs homologues occidentaux, plus favorisés. Cela, est démontré, par les études comparatives, avec, d’autres sociétés similaires. Le continuum adojuvénile humain, spatial, temporel et, comportemental : de sujets, d’espace, d’époque, d’action, est capital.

 

Pour mieux pénétrer, les arcanes intimes, de cette génération. Les juniors ont à relever, un triple défi, pour s’accomplir, aguerrir, leur force mentale. Exister, pour soi et, autrui, grandir, en sagesse, s’intégrer socialement. En les décennies, qui suivent, le Second Conflit mondial (1939-1945), grandir, signifie, s’accomplir. Avec, les années 1980, cela, implique, avant tout, « souffrir ». Le dur contexte, socioéconomique, moral, actuel, n’est plus, à la promotion, de la juvénilité. Or, à la validation, des acquis, de ses aînés, à ses dépens.

 

Les jeunes sont maintenus, à l’écart, du glacis surprivilégié, des adultes. Ils sont les grands perdants, avant, la trentaine, d’une véritable et, féroce, « guerre intergénérationnelle larvée ». De porteuse, d’allégresse et, de renouveau, la jeunesse est devenue importune, « maudite ». Les juniors se sentent déchirés, entre leur envie, de « fuir, au plus vite », un temps, de vie, si sinistré, infortuné et, un désir, de le prolonger. Tant, il offre, paradoxalement, aussi, quelques menus avantages compensatoires, protecteurs. Par rapport, à un « adultisme hostile », qui les malmène, ne veut pas, d’eux. La jeunesse est, tout à la fois, « refuge » rassurant et, « enfer » inhospitalier. L’un, des meilleurs exemples, de démocratie directe participative, juvénile, sont les forums Internet, réservés, aux juniors, qu’ils prisent fort. Ces espaces privilégiés, permettent, aux adolescents, des échanges, en ligne, libres, ouverts, sans tabous, entre jeunes, sur tous les sujets, qui les intéressent. À distance, sous couvert, d’anonymat. Ils doivent maintenir, ce qu’ils sont, envers et, contre tout, puis, se forger, une personnalité aiguisée, à force, de coups, s’imposer, « à la force, du poignet ». Les jeunes ont massivement, investi, l’Internet mondial.

 

Il s’agit, pour eux, d’un moyen, de communication, d’information, de détente, loisir socioculturel phare, sans précédent, équivalent. Il correspond, à leurs attentes adolescentes, d’universalité, de liberté totale, d’instantanéité, anonymat, accès, à la demande, comme, support multimédia intégral. Communauté adojuvénile, par excellence, modernité, vitesse, hédonisme, des sens, et, communications, tous azimuts. Enrichissements culturels, rencontres, ainsi, que possibilités infinies, d’expression personnelle, de mise en scène, de soi-même… Le Web mondial permet, à tous les jeunes, d’assouvir, toutes leurs fantasmagories, de juniors. Cela, explique, la véritable frénésie « webomaniaque », qui s’est emparée, de toute la jeunesse mondiale, avec le vingt- et-unième siècle, commençant. Les adojeunes adulent, les échanges, en ligne, car, ils aiment tant, l’infini, non, les limites. Seule, la Toile mondiale, le leur permet. En particulier, nous avons vu, à quel point, les libres forums, d’expressions adolescentes, en ligne, avaient les faveurs, des juniors. Pour la première fois, en l’histoire, de notre jeunesse, celle-ci, se voit pleinement, réserver, des espaces, de parole. Qui lui sont propres, de façon libre, quasi illimitée. En dehors, du contrôle, des adultes, dans les seules limites, du respect, de la loi, de soi et, des autres.

 

C’est, pour elle, une formidable révolution, qui lui permet, de faire l’apprentissage, de sa libre expression. Ce qui consolide, ses personnalité, affirmation, d’elle-même, maturité, aptitude, à argumenter, proposer, construire, adhérer, s’enthousiasmer, s’entraider. Non plus, seulement, détruire, s’opposer, critiquer, bouder, s’assombrir, nuire, aux autres. Les forums, en ligne, pour juniors, sont, pour eux-mêmes, une véritable soupape, de « respiration psychique » salutaire. En un monde réel, où, l’expression adulte hégémonique a, encore, seule, « droit, de cité ». Les critères juvéniles différentiels, quant au rapport philosophique, à la vie, concernent, les sexes, âges, milieux socioéconomiques, parcours, personnalités, éducations et, habitats, des juniors. L’influence, de ces critères, sur la conception morale adolescente, de l’existence, l’univers, est grande. Quel regard, les adojeunes, portent-ils, sur eux-mêmes, leur âge, celui, de leurs pairs, l’idée même, de jeunesse ? Cette vision nous est fort utile, pour mieux, les aider, à se réaliser. La psychologie humaniste, a défini, six fondamentaux, propres, à maximiser, le développement personnel humain. En particulier, pour le junior, sur le chemin, de l’adultisme. Nous l’avons vu.

 

Les inclinations, indifférences, aversions, de l’ado, sont-elles spécifiques, intangibles ? Il y a, des appétences, goûts, attirances. Détachements, désintérêts, insensibilités. Inappétences, dégoûts, répulsions. Qui sont forts, modérés ou, faibles. Chez une adojeunesse, « telle, qu’en elle-même ». Ce sont, les fantastiques révélateurs, de ce que sont, réellement, les juniors, ce qu’ils attendent, de leur vie. L’influence, des « marqueurs sociaux », sur la conception morale adolescente, de l’existence et, l’univers, est immense. De fait, l’acculturation, qui imprègne, le jeune, en son environnement, d’origine, de vie, nourrit, directement, la vision adojuvénile, de la condition humaine. Ainsi, un junior, de classe sociale supérieure, pourra-t-il, se considérer, en « conquérant ». Il verra donc, le monde, comme, un « terreau », susceptible, de lui offrir, toutes les « occasions », qu’il en attend.

 

À l’opposé, un jeune, de milieu modeste, aura tendance, à être, bien moins, ambitieux, exigeant. Ayant conscience, que ses prétentions, seront, à la mesure, des possibilités, de réalisation, plus limitées, qui sont les siennes. Entre, les deux positions, un adolescent, jeune, des classes moyennes, cherchera, à concilier, au mieux, les vrais ressorts et, possibilités réelles, mais, raisonnables, à sa portée. En ambitions, tempérées, de réalisme. Il a été constaté, par tous les chercheurs, en sciences sociales, que les souhaits, d’orientation scolaire, des élèves, sont d’autant mieux, pris en compte, qu’ils émanent, de familles favorisées. Que les milieux modestes, sont moins, exigeants et, ambitieux. Même, en cas, de bon niveau, d’études, les classes, plus déshéritées, renoncent. Les classes favorisées restent, bien plus, audacieuses, même, quand, les résultats, du jeune, sont limités…

 

L’adojeunesse est le temps, de la « métaphysique ». Elle connaît, une grande mutation, du lien, à soi. Le junior est, désormais, le créateur, acteur, de son existence, tout son parcours, projet, de vie. Il bouleverse, sa « relation, à l’univers ». En se dissociant, de la Règle, il devient lucide, quant aux aléas, du monde, s’approprie, ce dernier. Le truchement, de l’aréopage, des pairs, va permettre, à l’adojuvénilité, de s’affranchir, de certains codes sociaux, d’en adopter, d’autres. Pour passer, de l’enfance, à l’adultisme. L’adolescent modifie, son rapport, aux autres. La maturité naissante, lui permet, l’instauration, de confrontations, bien plus abouties, paritaires, distanciées, avec ses semblables et, les adultes. Il existe, libre, en la limite, d’autrui.

 

Affectivité, intimité, sociabilité « légaliste » et, morale juvéniles, en forment, les corollaires. L’adojeunesse occidentale contemporaine, se prolonge, en moyenne, jusqu’à l’âge, de vingt-cinq, voire, trente ans, pour certains. Cela aboutit, à une jeunesse, qui serait quasi « exclue », car, « mise à l’écart », par la construction sociale adulte. Également, à une nouvelle génération « prolongée », que l’accès, à l’adultisme, rebuterait. Qui entendrait, bénéficier, au maximum, de tous avantages, de l’irresponsabilité et, de la vie récréative « adulescentes ». Puis, à une jeunesse postadolescente, de « préparation », à l’entrée, en adultisme.

 

Par expérimentations actives et, non plus, identifications, plus ou, moins, subies, comme, par le passé. (Galland, 2017). L’adojuvénilité est un temps, de maturations et, d’autonomie, par l’acquisition progressive, de l’expérience, la responsabilité, l’authenticité. Cela, à partir, de la réflexion, l’expérimentation, l’égocentrisme, le conformisme adojuvéniles. L’inexpérience, réelle ou, supposée, du jeune, est illusion, indétermination, dispersion. Elle deviendra expérience, par les progrès, du réalisme, du pragmatisme, de la relativisation-distanciation. Sous l’égide puissante, de la pratique et, de l’entraînement, libertés et, réflexions, vont, du statut, de concepts, à ceux, de réalités vécues.

 

Devenir adulte signifie, aussi, pour le jeune, de passer, d’une certaine limitation, d’esprit, à une hauteur, de vue, universelle. Par capacité élargie, de pensée propre originale. Pour vaincre, la tentation « égotiste », l’altruisme est la seule, voie prometteuse, or, si exigeante, hors, de la portée même, de bien, des adultes. L’universalisme moral ou, l’universalité éthique, sont donc, en vérité, très peu compris, comme, pratiqués, avant, les vingt-cinq ans. Car, ils requièrent, un dépassement, de soi, une ascèse, de la maturité adulte accomplie. Le temps, de l’adojeunesse, est encore, celui, du relativisme, de l’indifférentisme, de l’attachement, d’objet, concret. De fait, à l’image, de sa société, le jeune est conformiste, car, il se veut, certes, la seule mesure, de lui-même, de l’univers. Or, il se contente, de suivre, la « pensée collective prédéfinie », surtout, celle, de ses congénères, ce qui le rassure, par facilité. Le dispense, de raisonner, de façon, aboutie, mûrie, personnelle et, sensée. L’adulte, en sa fréquente impéritie éducative, est bien incapable, d’élever, la jeunesse, à l’accomplissement moral, qui devrait, pourtant, lui revenir708 !

 

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En son édition, datée, du 23 novembre 2011, le journal français, Le Monde, publie une enquête, des plus révélatrices. Quant à la façon, dont les adultes, évaluent, les adojeunes et, dont ces derniers, se jaugent, eux-mêmes709. Les aînés comprennent, reconnaissent, les difficultés, de la jeunesse, de France, mais, jugent, cette dernière, très négativement. 81 pour cent, des sondés, pensent, qu’il est « difficile, d’être un jeune, aujourd’hui, en France ». 71 pour cent, estiment, que la réalité juvénile vécue, s’est dégradée, comparativement, à celle, des générations antérieures. 92 pour cent, pensent, que cela, est avéré, pour l’emploi. 89 pour cent, pour le logement.

 

84 pour cent, quant au pouvoir, d’achat. Seuls, les loisirs ou, les liens sentimentaux, notamment, sont perçus, comme, bien plus aisés, que par le passé. 83 pour cent, des sondés, estiment, les jeunes actuels, différents ou, très différents, de ce qu’ils étaient, eux-mêmes, en leur propre jeunesse. Les juniors actuels, sont considérés, tels, égoïstes, à 63 pour cent. Paresseux, à 53 pour cent. Intolérants, à 53 pour cent. Sombre constat, pour une réalité, non moins, funeste. Les moins, de trente ans, se jugent, eux-mêmes, tels, égoïstes, à 70 pour cent. Paresseux, à 65 pour cent. Intolérants, à 51 pour cent. Les adultes ne comprennent pas, leur nouvelle génération. La craignent et, la perçoivent, comme, révoltée, à 70 pour cent. (Ipsos, France, 2011).

 

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Un cinquième, des mineurs, selon, l’Insee, est en pauvreté financière, contre, un dixième, de retraités ! La majorité, des pauvres, se retrouve, chez les moins, de trente ans. La priorité, va toujours, aux aînés, notamment, « mûrs ». « Monopolisant », l’essentiel, des protections et, des avantages socioprofessionnels, matériels, financiers. Au détriment, des cadets. Les Français n’estiment pas assez, leur adojeunesse, ne la reconnaissent pas, la « nient », parfois. Le plus grave, est que les jeunes, eux-mêmes, ont « assimilé », ce rejet massif, de leur propre société. Intoxiqués, manipulés, par ce syndrome jeunophobe, ils se jugent, encore plus, durement.

 

Comme, s’ils avaient intégré, entériné, le verdict hostile et, contraire, qui les condamne, sans appel. Comme, s’ils étaient, par avance, des plus résignés, à leur triste sort. Comme, si, leur relégation sociétale illégitime, les convainquaient, de leur déchéance, indignité, supposées ! En véritable escroquerie morale, inique et, déshonnête, à leur pleine encontre. La juvénilité reflète, parfaitement, la réalité et, la pensée, de sa société aînée, en sa « déroute ». Ainsi, une génération nouvelle, déjà, « moralement cachectique », s’accable, encore plus, du dur désaveu, de ses aînés, à son égard. Pourtant, responsables, ès qualité, de son marasme !

 

Une passionnante enquête, auprès, de collégiens, lycéens, nous éclaire, sur la vision, de la vie, des juniors adolescents. Comme, personnalité-s, à ressusciter, pour l’interroger, les filles choisiraient Cléopâtre, (Souveraine régnante, Égypte, v. 69-30 av. J.-C.), à 57 pour cent. Les garçons, Einstein, (Physicien, Allemagne, États-Unis, 1879-1955), à 35 pour cent, contre, 18 pour cent, pour les filles, 27 pour cent, pour les deux sexes. Cléopâtre l’emporte donc, pour les deux sexes, à 42 pour cent et, à 27 pour cent, chez les garçons. À l’adolescence, les filles choisissent donc, plutôt, des modèles féminins, les garçons, des idoles masculines. Cléopâtre est l’archétype, de la réussite féminine, au pouvoir, Einstein, de l’aura, intellectuelle et, scientifique.

 

Napoléon Ier, (Souverain régnant, France, 1769-1821) et, Mozart, (Compositeur, Saint-Empire, 1756-1791), ont moins, de succès. L’idéal militaire et, la musique classique, font peu recette, chez les jeunes. Surtout, Napoléon, chez les filles, Mozart, pour les garçons. S’ils pouvaient voyager, dans le temps, les garçons choisiraient, leur époque, à 50 pour cent. 42 pour cent, des filles. Soit, 46 pour cent, pour les deux sexes. Les garçons choisissent, l’an 2300, à 26 pour cent, les filles, l’ère pharaonique, à 19 pour cent. Le temps, des Pharaons, (Souverains régnants, Égypte, 3150-30 av. J.-C.), du Moyen Âge (476-1492), de Louis XIV, (Souverain régnant, France, 1638-1661-1715) ou, l’an 2300, plaisent moins.

 

Passé et, futur, les attirent donc, bien moins, que leur propre temps, celui, des débuts, du vingt-et-unième siècle. De façon, réaliste et, pragmatique, ce qui n’interdit nullement, le rêve, pas, davantage, que la nostalgie ou, l’utopie. S’ils ou, elles possédaient, un territoire, de dix mille kilomètres carrés, à réserver, à un usage, en priorité, que feraient, les jeunes ? Les filles plébiscitent, à 49 pour cent, la réserve naturelle, pour les espèces, en voie, de disparition. Les garçons, à 47 pour cent. L’ensemble, des adojeunes, à 48 pour cent. Les garçons opteraient, pour le parc, de loisirs, à 22 pour cent, les filles, pour l’asile, de réfugiés, à 24 pour cent. Parc d’attraction, terre d’accueil, pour réfugiés, territoire réservé, aux amis, amis, d’amis, conviennent moins. L’écologie, l’environnement, la cause animale, préoccupent les jeunes, en priorité. Les adojuniors donnent, leur préférence, aux animaux, plutôt, qu’aux humains, notamment, réfugiés. Non, par pur égoïsme et, indifférence, à leurs semblables Terriens. Peut-être, par réalisme et, déception, quant aux travers « humains », des humains. Les animaux étant, alors, crédités, de bien plus, de mérite, plus, d’ « humanité ».

 

Concernant, les supports, de communication, les garçons préfèrent toujours, le film, de cinéma. À 44 pour cent. Les filles, à 42 pour cent. Les garçons choisissent Internet, à 33 pour cent, les filles, à 26 pour cent. Internet, livres, bande dessinée, viennent après. Aujourd’hui, quinze ans après, Internet, avec ses infinies possibilités vidéo, est en tête, chez les juniors. Les livres et, l’écrit sont dépréciés, notamment, chez les garçons, au plein profit, de l’image, comme, du son. Imaginant, « le monde, dans cent ans », le scénario, le plus probable, pour les adojeunes, est le clonage humain. Certainement, à 41 pour cent, probablement, à 40 pour cent.

 

La plupart, des travaux pénibles, seront exécutés, par des robots : probablement, à 41 pour cent, c’est le plus séduisant, à 37 pour cent. L’on passerait, bien plus, de temps, dans les mondes virtuels, que dans la réalité : probablement, à 35 pour cent, certainement, à 30 pour cent. L’on pourrait, se téléporter, instantanément, de France, en Australie, est décrété, comme, le plus séduisant, à 47 pour cent, certainement pas, à 38 pour cent. L’on pourra même, changer, de sexe, à volonté, être, alternativement, autant, homme, qu’également, femme : non, certainement pas, à 54 pour cent, probablement pas, à 27 pour cent710.

 

L’on pourra aussi, vendre ou, acheter, un être humain, complet ou, en pièces détachées : non, certainement pas, à 63 pour cent. C’est le plus inquiétant, à 46 pour cent. La « téléportation » est plébiscitée, par les ados, car ils détestent attendre et, sont les adeptes forcenés, du « tout, tout de suite » ! La « marchandisation », du corps humain, est rejetée, comme, inquiétante. De même, que le « clonage humain », jugé, comme, le plus inquiétant, à 30 pour cent. En cas, de disparition, les inventions, qui manqueraient, le plus, sont la voiture, à 34 pour cent, pour les garçons, 31 pour cent, pour les filles. L’ordinateur, pour 29 pour cent, des garçons. Le téléphone mobile, pour 29 pour cent, des filles. La télévision est appréciée, pour 27 pour cent, des filles, 24 pour cent, des garçons. La voiture est adulée, car, le permis, de conduire, signifie, autonomie, libres sorties, entre pairs, hors, giron parental. Les filles apprécient, la libre parole, sur mobile. Les garçons, le jeu vidéo, sur ordinateur. Quinze ans, après, cette étude, le mobile vient toujours, en tête, car, smartphones, iphones, tablettes, groupent tout. Télévision, Internet, jeux vidéo, téléphonie, messages écrits, audio, vidéo, multimédia.

 

Le plus beau rêve, pour l’humanité, est de supprimer, les guerres, pour 68 pour cent, des filles et, 60 pour cent, des garçons. Soit, 64 pour cent, des deux sexes. Vaincre, la faim, dans le monde, à 23 pour cent, des juniors interrogés. Habiter, des planètes, fort lointaines, dévoiler, les mystères, du cerveau, recueillent, nettement moins, de suffrages. Les adojeunes s’attachent donc, prioritairement, de façon, pragmatique, à l’éradication, de tous, fléaux mondiaux actuels : conflits armés et, malnutrition. Plutôt, qu’à des idéaux « passionnants », mais, secondaires. La priorité, pour réussir, sa vie professionnelle, est de travailler dur, à 46 pour cent. D’être honnête, à 23 pour cent. Les juniors enseigneront, en priorité, à leurs enfants, à être honnête, à 59 pour cent, à travailler dur, à 32 pour cent. Avoir, des relations et, connaître, des gens, savoir ruser, manipuler ou, savoir se vendre, séduisent, bien moins, les jeunes. La raison et, le respect, de valeurs saines, intangibles, la morale, l’emportent donc, fort, chez les adojuniors, en matière, de travail. Non, les moyens détournés, d’arriver, coûte que coûte, à ses fins, de façon, perverse et, masquée. Ce qui est très rassurant, invalide, le préjugé, d’une jeunesse, sans foi ni, loi !

 

Pour les jeunes, réussir sa vie, c’est, avant tout, fonder, une famille, à 53 pour cent, pour les filles, 50 pour cent, pour les garçons. 52 pour cent, ensemble. Exercer, un métier intéressant, à 31 pour cent, pour les garçons, 30 pour cent, pour les filles. Vivre une vie, pleine d’aventure, gagner, beaucoup d’argent, être très célèbre, attirent, fort peu, comparativement. Malgré, ses vicissitudes actuelles, de dissensions, la famille demeure, plus que jamais, la valeur montante sûre, des adolescents. Seul, refuge-repère tangible, en un monde, « en furie ». Le métier, aussi passionnant, soit-il, vient fort loin, en deuxième position, même, pour les garçons.

 

Sur ces deux valeurs, famille et, métier, les deux sexes, ont le même avis, au même niveau. Signe, d’un net rapprochement, plus marqué et, égalitaire, entre les sexes. Pour les adojuniors, le plus grand symbole, de la « pleine réussite », est la détention, d’un prix Nobel, de science, à 45 pour cent. Remporter, une médaille, d’Or, aux Jeux Olympiques, à 18 pour cent. Faire partie, des cent plus grandes fortunes, du monde, gagner, un Oscar, à Hollywood, être élu, chef d’État, ne viennent, qu’après. Ni argent ou, star-system ni, politique, ne passionnent plus guère, notre adojeunesse contemporaine. Contrairement, à l’image négative, qui la marque, telle, « tunique, de Nessus ».

 

Si, une bonne fée, leur proposait, d’exaucer, un seul, des vœux suivants, les jeunes choisiraient, d’avoir, une mention, Très Bien, au bac. À 47 pour cent, des filles, 36 pour cent, des garçons, 41 pour cent, ensemble. Les garçons opteraient, pour cent mille euros, au Loto, à 42 pour cent, les filles, à 26 pour cent, soit, 34 pour cent, pour les deux sexes. Rendre amoureux, de soi, la fille ou, le garçon, que l’on souhaite, séduire, être sélectionné, à la Star Academy, (France, 2001-2008 et, dep., 2012), changer, une partie, de son corps. Autant, de vœux, bien moins, attractifs, chez, les ados. Là encore, la raison l’emporte, sur la passion. La réussite scolaire passe, pour les adojeunes interrogés, avant, l’argent. L’aisance financière, avant, le « marivaudage ». En réel pragmatisme, tout adojuvénile !

(Science & Vie Junior, publication jeunesse, étude, France, 2003)711.

 

L’essayiste, G. Tirot, dresse, un tableau clinique explicatif, accablant, du net rejet, de la jeunesse, par notre société française. (France anti-jeune, essai sociologique, France, 2008). Avec, en couverture, de son ouvrage, le buste, d’une Marianne, fort âgée, en symbole, d’une République, décidément, bien sénescente. Cela, est très symptomatique, d’une mentalité nationale, plutôt, « frileuse ». Plus encline, aux statu quo ante, conservateurs, de gauche, comme, de droite, qu’à l’ouverture, de « hardis changements ». Les vieux Anciens continuent, à « l’emporter », chez nous, sur les jeunes Modernes. Quand, le reste, de l’Occident, « bouge », à toute allure et, nous laisse, si loin, sur le côté, de la route, en notre trop prudent attentisme. L’auteur stigmatise, la « fracture » générationnelle, l’exclusion, de l’emploi et, l’obsolescence, du « modèle » social français, qui institutionnalise, l’injustice intergénérationnelle. Aux dépens, des jeunes démunis. Il pointe aussi, une société bloquée, le mal-être catégoriel, d’une nouvelle génération, laissée, pour compte, qui s’ignore, l’écrasant poids « tyrannique », de la génération 1968. Aussi, une iniquité intergénérationnelle, sans nom. Au profit, des seuls, aînés nantis.

 

Pour conclure, est souhaité, un nouveau contrat social, plus équitable, entre les générations712. Auparavant, en un brillant essai, le sociologue français, L. Chauvel, avait déjà, établi, le même triste constat. (Le destin, des générations, essai sociologique, France, 1998, 2014). Des seniors actuels, mieux lotis, que les jeunes et, plus favorisés, lors, de leur propre jeunesse713. Les juniors sont « défavorisés », par rapport, aux adultes et, entre eux : « titrés ou, sans grade ». En sa célèbre comédie théâtrale, L’Avare, (France, 1668), Molière, (Dramaturge, France, 1622-1673), nous dépeint, à merveille, les rapports intergénérationnels, des jeunes et, adultes, parents et, grands enfants. La jeunesse, du Grand Siècle (France, XVIIe s.), de Louis XIV, (Souverain régnant, France, 1638-1715), est éloignée, de celle, actuelle. À y regarder, de plus près, certains, traits intemporels, subsistent, plus, que jamais, trois siècles et, demi, après ! Que l’on en juge ! Harpagon est le père, de deux jeunes gens, Cléante et, Élise. Le fils, de la maison, se plaint, fort amèrement, des attitudes coercitives, limitatives, arbitraires, à son encontre, de son ascendant. Des adultes, à l’égard, des jeunes. Réprobatrices tirades, des Modernes, aux Anciens, d’hier, d’aujourd’hui, comme, de demain !

 

Acte I – Scène II

Cléante, à sa sœur, Élise

 

« […]. Je sais, que je dépends, d’un père et, que le nom, de fils, me soumet, à ses volontés ; que, nous ne devons point, engager, notre foi, sans, le consentement, de ceux, dont nous tenons, le jour ; que le Ciel, les a fait, les maîtres, de nos vœux, qu’il nous est enjoint, de n’en disposer, que par leur conduite ; que n’étant prévenus, d’aucune, folle ardeur, ils sont, en état, de se tromper, bien moins, que nous, voir beaucoup mieux, ce qui nous est propre ; qu’il en faut, plutôt, croire, les lumières, de leur prudence, que l’aveuglement, de notre passion ; que l’emportement, de la jeunesse, nous entraîne, le plus souvent, en des précipices fâcheux. […] ».

 

Acte I – Scène II

Cléante, à Élise

 

« […]. Car, enfin, peut-on, rien voir, de plus cruel, que cette rigoureuse épargne, que l’on exerce, sur nous, que cette sécheresse étrange, où, l’on nous fait languir ? Que nous servira, d’avoir, du bien, s’il ne nous vient, que dans le temps, que nous ne serons plus, dans le bel âge, d’en jouir ? Si, pour m’entretenir, même, il faut que, maintenant, je m’engage, de tous côtés ? Si je suis réduit, avec vous, à chercher, tous les jours, le secours, des marchands, pour avoir moyen, de porter, des habits raisonnables ? […] ».

 

Acte II – Scène I

Cléante, au valet, La Flèche

 

– À propos, de son père, usurier, à son égard – : « Que la peste l’étouffe, avec sa discrétion, le traître, le bourreau, qu’il est ! A-t-on jamais, parlé, d’une usure, semblable ? ! N’est-il pas content, du furieux intérêt, qu’il exige, sans vouloir encore, m’obliger, à prendre, pour trois mille livres, les vieux rogatons, qu’il ramasse ? Je n’aurai pas, deux cents écus, de tout cela. Cependant, il faudra bien, me résoudre, à consentir, à ce qu’il veut, car, il est en état, de me faire, tout accepter, il me tient, le scélérat, le poignard, sur la gorge ».

 

(Molière, comédien, dramaturge français, 1622-1673, L’Avare, comédie théâtrale, France, 1668).

 

Désormais, comme, jadis, plus, que jamais, en ces temps, de difficultés, de toutes sortes, les adojeunes sont étroitement, dépendants, de leurs parents et, des adultes. En dépit, de certaines libertés juvéniles, accrues, notamment, en la sphère privée et, des loisirs, le « bon vouloir » préalable, des aînés, demeure. Les adultes sont, toujours, censés être, en tout et, pour tout, infaillibles ou, presque et, les juniors, au contraire, indignes, de confiance. Les ascendants et, les anciens, sont réputés, mieux savoir, que les jeunes, eux-mêmes, ce qui est bon ou, pas, pour ces derniers. La nouvelle génération ne se gouverne, donc, pas tant, elle-même, qu’elle n’est plutôt, conditionnée, menée, par ses aînés. L’adulte est pressenti, comme, sage, clairvoyant, en tant, que tel, quand, le jeune l’est, comme, « tête brûlée », inconscient, inconséquent. Les cadets ne pourraient, ainsi, qu’aller, à leur perte et, leurs prédécesseurs, à leur plénitude. En une sorte, de « prime, à la maturité », de « malus, aux jeunes années ». Loin, de l’image, de parents et, d’adultes actuels, « prodigues », en gratifications matérielles, affectives, de toutes sortes. Ascendants et, aînés sont, en réalité, « avares », de l’essentiel, pour leurs rejetons !

 

Réelles ouvertures, d’esprit, transmissions morales, vraie compréhension, de l’adojeunesse, font défaut, de nos jours, comme, dans les temps passés. En réalité, surtout, en notre culture latine, les plus jeunes restent, « tenus, en suspicion ». La prévention, sans cesse, érigée, à leur rencontre, les maintient, en état subordonné, de véritable désert axiologique. L’adojeunesse est l’âge, le plus propice, pour jouir, pleinement, du « meilleur, de la vie ». Or, même, si elle y parvient jamais, ce n’est, fort généralement, qu’au mitan, de la vie, le quasi premier demi-siècle, d’existence terrestre, déjà, atteint. Quand, il n’est, déjà, presque plus, temps, d’être, en mesure, d’en retirer, les pleins bénéfices, mérités !

 

D’où, l’amertume, l’aigreur, la frustration, la rage, de toute une génération, avant, la trentaine, voire, la quarantaine. Les études, d’opinion, démontrent même, à l’unisson, que ce sont, les sexagénaires, qui se disent, les plus épanouis, satisfaits, de l’existence ! Fallait-il attendre, de parvenir, au vingt-et-unième siècle, pour en être, encore, là ? ! Notamment, en matière socioéconomique, de plus en plus, de jeunes, en sont réduits, à ne pouvoir poursuivre, leurs études supérieures. Dépendre, tardivement, du soutien matériel, de leurs parents, de leur toit. Être reclus, en solitude subie et, maudite, plus, que recherchée.

 

Misérablement, vivoter, d’expédients désespérants, prolongés. De plus en plus, les adultes installés, dans la vie, dits, « insiders », imposent, à leurs descendants, exclus, de l’essentiel, les « outsiders », des conditions, trop abusives, d’entrée, en la vie active. Aujourd’hui, il faut, à la nouvelle génération, « donner », de plus en plus, pour « recevoir », de moins en moins. D’où, sentiment très douloureux, des jeunes, de se faire constamment, « avoir », par leurs aînés. Ce qui génère, chez eux, la forte tentation, des pires replis, révoltes, rejets, non-coopérations et, sabotages. Tels sont, les fruits empoisonnés, du mépris, de l’indifférence et, de l’abandon !

 

Le monde adulte exploite, d’autant plus, de façon éhontée, sa jeunesse, qu’il sait, pouvoir, le faire, sans vergogne. De fait, les plus jeunes, n’ont pas le choix, s’ils veulent encore, espérer, s’en sortir. Ils ont pleinement, conscience, d’être sous le joug, à la merci, du bon vouloir, de leurs devanciers. Ils devront donc, en passer, par tous les caprices et, les intérêts propres, de leurs prédécesseurs. Bien contents encore, si leurs sacrifices, finissent, par être payés, de retour. Car, de plus en plus, même, en franchissant, les fourches caudines imposées, de l’adultisme, la jeunesse peut être bernée et, trahie. Se retrouver, durablement, « sans rien ou, presque » !

 

Voire, définitivement, exclue, vouée, aux dénuements matériels et, moraux, les plus complets. N’obtenir, en échange, de ses plus gros efforts, que vils, « queues, de cerise et, châteaux, en Espagne ». Comme, autant, d’illusions piétinées, à tout jamais. Au jeu morbide, si tragiquement, réactualisé, de « la bourse ou, la vie » ! Le tout, sous surveillances constantes, fort étroites, libertés conditionnelles, des plus ténues. Ainsi, le Cléante, de Molière (1622-1673), dupé, par son Harpagon, de père, (L’Avare, comédie théâtrale, France, 1668), parviendra-t-il, certes, peut-être, à ses fins. Toutefois, au prix, de bien, des tourments, inutiles et excessifs. Par le fait même, d’un père, si abusif et, ingrat, ne voyant, que ses intérêts propres, avant, même, ceux, de ses enfants714. Pour l’adojeunesse, le monde a-t-il, depuis, l’Ancien Régime, (France, 1589-1789), autant changé, qu’on le croit ? Il est permis, d’en fort douter, tant, à la lumière, de l’art littéraire théâtral français, de J.-B. Poquelin, que des sinistres réalités adojuvéniles, contemporaines !… Plus, que jamais, les aînés restent, l’ « Alpha et, l’Omega », de toutes choses. Quand, les cadets, en sont réduits, à la part mineure, de l’humanité, dite, pourtant, pensante !

 

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Into the Wild, Vers l’Inconnu, (S. Penn, 2007), est un drame cinématographique américain. Issu, du récit, au titre éponyme, Voyage, au bout de la solitude, en français. (États-Unis, 1996)715. Il s’agit, d’un fort bel ouvrage, de J. Krakauer, qui retrace, les pérégrinations, d’un jeune Américain, C. McCandless (1968-1992). En 1990, âgé, de vingt-deux ans, tout juste diplômé, de l’université, Christopher part sillonner, l’Amérique du Nord. Deux ans, plus tard, en 1992, il meurt, à vingt-quatre ans, en solitaire, en Alaska, d’épuisement, de malnutrition, d’empoisonnement alimentaire, peut-être. Le jeune homme quitte tout, « du jour, au lendemain », sans prévenir, sa famille. Il ne la contactera ni, ne la reverra, jamais, plus. Il s’agit, d’une rupture de ban, totale, pour fuir, un milieu familial étouffant, un père tyrannique, maltraitant. Atteindre, un absolu, de félicité, au travers, de la liberté, la vérité, la solitude. Par le rejet, d’une civilisation humaine, de pouvoir, d’argent et, d’hédonisme, perçue, comme, fort perverse et, nocive. Au profit, d’une morale élevée, un retour, à l’ « état de nature » rousseauiste, en espaces sauvages, jugés, plus sains, purs. L’objectif est l’Alaska, vu, comme ultime « Terre Promise, Paradis Perdu », ici-bas.

 

Christopher y vit et, meurt, en un vieux bus abandonné. Il éprouve, alors, une certaine paix morale, un bonheur, jamais atteints. Lui, qui avait souffert, d’une histoire familiale tourmentée. Il s’enrichit, en cours de route, de rencontres humaines, très denses et stimulantes. Prenant alors, conscience, que la « félicité » vient de soi et, également, d’autrui, il écrit : « Le bonheur n’est authentique, que lorsqu’il est partagé ». Idéaliste, panthéiste, il relate son expérience, de voyage spirituel, en un journal. Il est marqué, par les écrits, de ses compatriotes écrivains, H. D. Thoreau (1817-1862), R. Waldo Emerson (1803-1882), M. Twain (1835-1910), J. London (1876-1916). De l’auteur russe, L. Tolstoï (1828-1910). Ses parents font apposer, une plaque commémorative, à même, le bus, qui sera son « cénotaphe ».

 

« Chris, notre fils et, frère, bien aimé, est mort, ici, pendant, son périple, en quête, d’idéal, de vie meilleure, par la grâce, de Dieu. Par son ultime message : J’ai eu une vie heureuse et, j’en remercie le Seigneur. Adieu, que Dieu vous bénisse tous !, nous remettons, son âme, à l’Univers ». Magnifique exemple, de générosité, soif éperdue, d’absolu, jamais, étanchée, d’une jeunesse, plus proche, du spirituel, que ses aînés ! Qui a compris, que la réalisation, de soi, terrestre, est toujours, axiologique, jamais, matérielle. Quoi, qu’il arrive, la juvénilité se doit, de vivre, intensément, ses vertes années. Pour prévenir, tout amer regret, aux rigueurs, de la maturité, des vieux jours venus. « Il n’est pire douleur, que le souvenir, du bonheur, au temps, de l’infortune ».

(D. Alighieri, poète florentin, 1265-1321, Divine Comédie, poème, États italiens, 14e s.).

 

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Julien Sorel est un jeune garçon, de la province, à l’époque, de la Restauration, (France, 1815-1830), de grandes qualités humaines. Toutefois, de modeste extraction sociale, rejeté, par sa famille. Il s’élève socialement, par ses capacités intellectuelles et, aspire, à la pourpre militaire ou, à l’ébène ecclésiastique. Admirateur, du grand Napoléon, (Souverain régnant, France, 1769-1821), Julien gagne la capitale et, fait son entrée, dans le beau monde. Il devient officier, est anobli. Il meurt, sur l’échafaud, pour tentative, de meurtre. Sorel est l’archétype, du juvénile héros romantique, sans peurs ni, reproches. Qui se hisse, à la force, de sa jeunesse, partant, de rien, pour perdre, sa mise, en funeste défi suicidaire. (Stendhal, 1783-1842, Le Rouge et le Noir, roman, d’apprentissage, France, 1830)716. À l’aune, d’un Lucien de Rubempré.

(H. de Balzac, 1799-1850, La Comédie humaine, étude, de mœurs, France, 1830-1856)717.

 

Hernani. (V. Hugo, 1802-1885, Hernani ou l’Honneur castillan, drame théâtral, France, 1830)718. Ruy Blas. (V. Hugo, Ruy Blas, drame théâtral, France, 1838)719. Eugène de Rastignac quitte, sa province natale, pour étudier, à Paris. Il veut « parvenir », à tout prix. À l’instar, d’un A. Thiers, (France, 1797-1877), chef, du gouvernement (1836, 1840, 1848), sous, la Monarchie de Juillet (1830-1848). Premier, chef de l’État (1871-1873), de la Troisième République (1870-1940). Eugène finit ministre, comte, pair, de France, dans les années 1830 et, 1840. Exemple, d’une jeunesse hardie, qui renverse, transcende tout, sur son passage. Avide, de profiter, de l’existence, brisant, obstacles et, conventions.

(H. de Balzac, La Comédie humaine, étude, de mœurs, France, 1830-1856)720.

 

Le tout jeune, Fabrice del Dongo, quitte, son Italie d’origine, pour la France. Apprenant, que Napoléon a fui, l’île d’Elbe et, repris, le plein pouvoir (1815), il décide, de fait, de « servir », son héros. Âgé, de dix-sept ans, il débarque, à la bataille de Waterloo (1815), y assiste, de loin, en simple observateur néophyte. Après, maintes péripéties, il termine, sa vie, en religieux reclus. (Stendhal, La Chartreuse de Parme, roman, d’action, France, 1839)721. Ces jeunes héros littéraires, de l’époque romantique, (Première moitié, du XIXe s.), se ressemblent fort. Vivant, entre deux empires napoléoniens, dont, le Premier, mythifié (France, 1804-1815/1852-1870), ils veulent, ennoblir, leur destin. Dépasser, leur juvénile condition initiale, plus ou, moins, modeste. Se servir, de leur jeunesse, pour mieux réaliser, leur vie, d’homme. Au-delà, des tabous. Éternel, défi adolescent, de toujours et, partout. Plus, que jamais, d’actualité, en des temps, tout aussi, « fermés », aux juniors !

 

 

Science, essence, adoJeunologiques – Habitus, réussite, « acmé, de soi »

 

L’école tient compte, des critères, de milieu, car elle estime, que les catégories supérieures, ont bien plus, les moyens, de « s’en sortir », quoi, qu’il arrive. Alors, que les autres, n’auront pas, cette chance. Une profonde introspection, servirait, notre société, pour re/définir, positivement, les jeunes, en ce qu’ils sont, véritablement. Non plus, seulement, négativement, pour ce qu’ils ne sont pas. Déjà, plus réellement, des enfants et, pas encore, assurément, adultes. En leur « purgatoire » néogénérationnel, si incertain, hésitant, flottant, invisible et, « indéterminé ».

 

Un « Centre National, d’AdoJeunologie », Cna, serait utile, aux recherches, sur les treize – vingt-quatre ans. Pour proposer, des avancées, en leur faveur, en tous domaines. Cet organisme serait, tout particulièrement, chargé, de conseiller, les pouvoirs publics. Notamment, le futur, éventuel, ministère, des Jeunes et, des Droits, de l’Adolescent, en matière, de politiques, de la Jeunesse. Pour cela, il établirait, en très étroite concertation, avec les intéressés, les réalités, besoins et, attentes juvéniles, les plus importants, prioritaires. Pour mieux agir, en leur faveur.

 

Il s’agit, en ce cadre, de créer, une nouvelle discipline : les « sciences, de l’adojeunesse » : AdoJeunologie®. Ce néologisme, forgé, par l’auteur (2003), signifie, en son sens premier, étude, des adolescents et, jeunes, de treize – vingt-quatre ans. Cette nouvelle discipline scientifique, sera transversale et, pluridisciplinaire, étudiera, tous les domaines, au travers, de toutes les disciplines, qui ont trait, à la jeunesse. Elle sera alors, enseignée, dans le supérieur, donnera lieu, à des recherches validées. Actuellement, en France, aucun cursus, d’études supérieures, complet, ni, diplôme, n’existent, en psychologie, exclusivement, de l’adolescent, du jeune. En sociologie, sciences, de la jeunesse et, droit général, des mineurs ou, droits, de l’adolescent. Quelles leçons, philosophiques et morales, sont-elles, les plus aptes, à aider, la jeunesse, à se dépasser ? Transmettre, au junior, le sens moral, de son existence terrestre. Le respect, des valeurs humaines fondamentales. La culture, de sa plénitude personnelle, en toutes choses. Telles, semblent être, les minimales bases fondamentales, pour optimiser, toute éducation, des adojuniors, à l’adultisme, digne, de ce nom. « Trace, transcendance, réussite adojuvéniles ».

 

Qu’est-ce, qu’en réalité, une jeunesse « réussie » ? Nous pouvons, nous poser, cette grande question axiologique. À l’instar, de l’interrogation, qui sert, de fondement, au livre, du philosophe français, L. Ferry, sur la « plénitude humaine ». (Qu’est-ce, qu’une vie réussie ? Essai philosophique, France, 2002). Trois éléments fondamentaux, pourraient, selon nous, y contribuer. Une solide et, rigoureuse, « discipline personnelle, de l’existence ». Un authentique dialogue actif, fructueux, inter et, intragénérationnel. De multiples apprentissages persévérants, pertinents, aptes, à éclairer, le passé, guider, durablement, le présent et, l’avenir, de chaque jeune722.

 

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Les adolescents pensent, à 47 pour cent, que l’adolescence est une étape, « comme », une autre. À 39 pour cent, que c’est le meilleur moment, de la vie. À 12 pour cent, qu’il s’agit, de la pire période. Les adultes estiment, que l’adolescence est une période, comme, une autre, à 48 pour cent. La pire période, à 25 pour cent. Le meilleur moment, de la vie, à 24 pour cent. (Pfizer, France, 2007)723.

 

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Les adolescents s’aiment, ne s’aiment pas, eux-mêmes, apprécient, rejettent, tout à la fois, leurs pairs néogénérationnels, goûtent, leur jeunesse et, s’en dégoûtent, aussi. Ils sont soumis, à l’ambivalence, de leur âge-Janus, plénitude conquérante et, marasme limitatif. L’adojeune est le « grand, de l’enfant », mais, demeure, le « petit, de l’adulte ». Ses capacités, désirs, sont fort accrus, mais, les possibilités, de les réaliser, même, élargies, restent, des plus restreintes. Les frustrations l’emportent, sur les contentements724. La psychologie humaniste propose, une typologie passionnante, de six « principes capitaux ». Seuls, aptes, à permettre, de réaliser, le plein épanouissement, de l’être humain, tout particulièrement, en sa composante juvénile.

 

Il s’agit, de l’ « acceptation, de soi. L’harmonie relationnelle, avec autrui. La libre détermination, de soi. La maîtrise, de son environnement. La conscience, d’un objectif, d’une signification, donnés, à son existence. D’un développement personnel optimal ». (Dans, J. Lecomte, psychologue, Donner un sens, à sa vie, livre, de psychologie, France, 2007. Selon, une classification, de C. D. Ryff, universitaire, de psychologie, États-Unis, 1989)725. Il est fort bon que, non seulement, l’adulte inculque cela, au jeune, mais, l’aide, aussi, à le réaliser, toute son existence ! Comme, le dit, le titre, des mémoires, d’un ancien président français (1995-2007) : « Chaque pas, doit être un but ». (Chirac, 2009). Trop souvent, l’aîné ne transmet « rien ou, le pire », à son cadet, au lieu, du « meilleur ». Mutons !

 

« Dis-moi, ce que tu aimes, ce qui te rend indifférent, ce que tu détestes, je te dirai, qui tu es ! » Cette maxime, de bon sens, s’applique, particulièrement, à l’adolescence, âge, de toutes les passions dévorantes, tous les rejets radicaux. Le préadultisme est marqué, par des choix, d’adhésion pleine, de fort détachement, répulsion passionnée, passionnelle. Envies, plaisirs, désirs, comme, insensibilités, refus, cassures, sont la norme, de cette génération, sur tous les modes. Indifférences, « agueusies morales », apathies excessives, d’amorphes, doivent, nous alerter, en cas, de persistances coutumières, marquent, une souffrance, d’alerte. Il y a, manque total, de réflexion globale intellectuelle, morale, scientifique, sur la place et, le destin, de cette néogénération. D’une réelle, unité centrale, de recherche, proposition, d’action, en sa faveur, l’intérêt, du pays. Cela, se fait, cruellement, sentir, constitue, un handicap, face, à l’étranger.

 

D’où, l’intérêt capital, pour nos jeunes, notre nation, de créer, le grand centre, de réflexion, d’action, en AdoJeunologie®, que nous avons déjà, évoqué. « Faire émerger », une nouvelle discipline universitaire, menant, au doctorat, en « Sciences, de la Jeunesse ». Au confluent, de disciplines, déjà, existantes, mais, centrée, sur le thème, unique, des treize – vingt-quatre ans. Symboliquement, une chaire, de « Sciences, de la Jeunesse », pourrait être créée, au Collège de France. Les enseignements philosophiques, moraux, tendent, à transmettre, aux juniors, le sens, de l’essentiel. Le respect, des lois humaines. La culture, du bonheur. Ils sont, les seuls, à pouvoir, les aider, à sortir, du marasme, de civilisation, que leur terre, d’Occident, connaît.

 

Faute, d’ancrages moraux et, spirituels, plus rayonnants. Nous avons parlé, de trace, transcendance et, réussite. Les jeunes souhaitent, laisser une « marque », de leur vie terrestre, avant, que de quitter, « ce bas monde », pour que cette dernière, n’ait pas été vaine. Ils aspirent beaucoup, à une certaine « rédemption », car, ils savent, qu’à défaut, leur existence aura fort manqué, de la densité, qui sépare, la plénitude, du désespoir moral. Ils savent faire, toute la différence, entre la « réussite, dans la vie » et, la « réussite, de sa propre vie ». Au-delà, du succès matériel et, social, ils attendent, le bonheur, affectif et spirituel. En quoi, peut-on dire, que l’on a, fort « bien, vécu », sa jeunesse, « réussi », sans encombre, le passage, à l’adultisme ? Bien « mené, sa barque, vers l’autre rive, tiré, son épingle, du jeu » préadulte ?

 

Une bonne rigueur et, hygiène, de vie. De fructueux, échanges ininterrompus, avec soi-même, comme, autrui. Des enseignements, entraînements, du quotidien, instructifs, prometteurs, riches, de leçons, de vie, au présent, pour l’avenir. Tels sont, les grands « prolégomènes », du bonheur adojuvénile726. Il y a, un fort constat philosophique, moral, définitif, à retenir, pour appréhender, ce qu’est, l’adojeunesse. Ce que sont, les juniors, de treize – vingt-quatre ans. C’est, qu’ils ont, un talent remarquable, des dons spécifiques et, une aura, toute particulière. En un mot, qu’ils sont capables et, aptes, au meilleur, y compris, d’héroïsme, comme, nous l’avons vu.

 

Qui sait, qu’en 2010, le plus jeune pensionnaire, de la Comédie française, y est entré, par son mérite reconnu, à l’âge, de vingt-et-un ans727 ? Il s’agit, d’un jeune acteur, de théâtre et, cinéma, fort talentueux, des plus prometteurs : P. Niney, (France, 1989-). N’oublions pas, davantage, le terrible « sacrifice », d’un P. Bayle (France, 1783-1794), tout jeune patriote, engagé, dans les armées républicaines. Tombé, à près, de douze ans, au champ, d’honneur, plus jeune militaire, étant « mort, pour la France ». Celui, de son homologue, J. Viala (France, 1780-1793). Mort, à l’approche, de ses treize ans, en combattant, parmi, les troupes, de la Révolution française (1789-1799). Lors, d’une action personnelle, de fort courage !

 

La pyramide de Kheops, à Gizeh. (Égypte, 2560 av. J.-C.). Les jardins suspendus, de Babylone. (Mésopotamie / Irak, VIe s. av. J.-C.). La statue chryséléphantine, du dieu Zeus, à Olympie. (Grèce, v. 436 av. J.-C.). Le mausolée d’Halicarnasse, en Asie mineure. (Empire perse / Turquie, 350 av. J.-C.). Le temple d’Artémis, à Éphèse. (Cité grecque, d’Asie mineure / Turquie, 560 av. J.-C.). Le colosse de Rhodes. (Grèce, 292 av. J.-C.). Le phare d’Alexandrie. (Égypte, v. 290 av. J.-C.). Autant, de « chefs-d’œuvre classiques », de l’art et, de l’architecture antiques, quasi tous, disparus, aujourd’hui. Alors, considérés, comme, prodiges indépassables. En réalité, l’humain, lui-même, n’est-il pas, la seule et, unique « merveille » terrestre ? Bien plus, que ses si éphémères productions, si remarquables, soient-elles ? Particulièrement, les plus jeunes, des Terriens, seuls, espérance, avenir, renouvellement, dynamique, de notre espèce mortelle, d’ici-bas728. Les « universaux » sont, les cinq grands vecteurs, qui régissent, les façons, dont, un prédicat, pourrait, se rattacher, par un lien, à une thématique ou, un sujet.

 

Il s’agit, du genre, de l’espèce, de la différence, du propre, de l’accident. Cela, signifie donc : spécificité, nature, distinction, unicité, phénomène. Cela, s’applique parfaitement, aux juniors. La jeunesse est d’essence particulière, n’est réductible, à nulle autre, population humaine. Sa réalité se suffit, à elle-même, car, elle a, sa propre légitimité intrinsèque. Elle s’illustre, par une éthologie, des comportements, à part. Elle est incomparable, car, d’une puissante originalité, non transposable, d’un point de vue, personnel, temporel, spatial, d’action. Elle est intangible, inaltérable, en tant, qu’état-passage avéré, de toute existence humaine. L’Ancien Testament mettait, en exergue, un Dieu-Jupiter omnipotent, tonnant, vengeur et, punitif. Le Nouveau, un Dieu-amour compassionnel, de pardon, rédempteur, miséricordieux. De même, cessons, de promouvoir, une jeunesse-malédiction, considérée, comme, pire anathème, malchance, calamité maléfique. Envisageons, une néogénération-potentiel, unique, entreprenante, bienfaisante, pour tous. Régénératrice, d’une société moribonde déchue. Annonciatrice, d’une « aube nouvelle ».

 

Par essence, les juniors sont très incertains, d’eux-mêmes, en un temps, de vie, préparatoire, moratoire et, instable. Aujourd’hui, cet état naturel, consubstantiel, à la jeunesse, est aggravé, par la déstabilisation, des adultes, eux-mêmes. En une conjoncture mouvante, fort difficile, le naturel doute, des adojeunes, entre, douloureusement, en résonance, avec, celui, anormal, des adultes. Le jeune ne peut, véritablement, grandir, si desservi, par les faiblesses, de ses aînés. Les parents, eux-mêmes, sont, de plus en plus, confrontés, aux affres, d’un emploi précarisé, des seniors. Des ruptures affectives, de la maturité, d’un avenir introuvable, pour tous. Cela, insécurise d’autant, les quinze – vingt-quatre ans, déjà, en pleines interrogations existentielles. De fait, nombre, d’adultes, se retrouvent, donc, en position, situation, de pseudo-jeunesse. Les jeunes, eux-mêmes, sont contraints, de demeurer ou, régresser, au « stade, de l’enfance ». Ce « télescopage transgénérationnel », toxique, pour tous, brouille, les rapports, entre les âges.

 

Il ne grandit pas, les individus, les rend malheureux. Les juniors exigent, de leurs devanciers, qu’ils éclairent, le chemin. Non, qu’ils l’obscurcissent, encore, un peu plus, chaque jour. Telle est, la principale cause, du tourment, du désarroi, des cadets. Génération abandonnée, sans vigies ni, balises, « apatride transie, en son infortune, d’orpheline pauvre déshéritée ». Alors, retrouvons, l’assurance, de nos valeurs, d’expérience, de sagesse. Éduquons, élevons, vers l’exigence, notre adojeunesse. En fermeté et, clarté, sans, pour autant, asséner ni, contraindre, moralement, mutiler, nos successeurs. Car, sans transmissions sûres, il n’y aura, nul, héritage pertinent, dont, puissent alors, pleinement, profiter, « ceux, d’après ». Ce « malheur éducatif », reproduit, à l’infini, faute, de salutaires, remises en cause, perdurera, à tout jamais. Pour le plus grand dommage, de l’espèce humaine. Du fait, de l’incurie, l’impéritie, de « ceux, d’avant »729.

 

Le banga est le refuge, très prisé, des adolescents mahorais. À Mayotte, il s’agit, d’une case, pour juniors, issue, de la vieille tradition bantoue, propre, à l’archipel, des Comores. Cet espace juvénile marque, la rupture-passage symbolique, entre, l’enfance et, l’adultisme. Il permet, aux jeunes, de grandir, en eux-mêmes, en solitude. Il est constitué, d’une maisonnette provisoire, d’une pièce, en pisé, bâtie, à l’écart, du foyer familial. Souvent, ces bangas sont réunis, hors, des villages, à l’écart. Les adojeunes y développent ainsi, entre eux, une véritable, sociabilité néogénérationnelle. À l’image, des campus anglo-américains, sous la « supervision » adulte, contrairement, aux bangas. La chambre, de l’ado, au domicile parental, joue ce rôle, d’évasion personnelle. À un moindre degré, car, au sein, de la famille. Le studio étudiant, s’en approche plus. Le banga contribue, à l’autonomie, du junior, sous sécurité parentale.

 

La décoration, l’équipement et, les plantations alentours, sont laissés, à la libre initiative, du jeune. Sans se couper, du monde extérieur adulte, ce dernier vit, ainsi, un temps privilégié, à lui, pour « se construire ». Les anthropologues notent, que les juniors concernés, sont plus épanouis, que d’autres. Ils deviennent, des adultes, plus accomplis730. Depuis, un demi-siècle, beaucoup, a été fait, pour l’enfance. Les structures, de toutes sortes, pour les moins, de douze ans, se sont fort multipliées. En revanche, pour les quinze – vingt-quatre ans, équipements, espaces adaptés, spécifiques, font encore, bien trop, défaut, en France. Les jeunes ne savent, « que faire ni, où aller ». Notre société occidentale se doit, de « ménager », à sa jeunesse, une dimension spatiotemporelle propre, de réalisation, de soi. Pour l’aider, à mieux mûrir et, s’accomplir.

 

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L’accès, à l’emploi, est le sujet, qui « inquiète », le plus, les juniors, surtout, les dix-huit – vingt-quatre ans, à 64 pour cent, pour ces derniers. La latitude, de trouver, conserver, un poste stable, devient, un défi majeur, quasiment, introuvable, pour beaucoup. La peur, de ne pas y arriver est, d’autant plus, forte, que pour la jeunesse, l’autonomie, l’indépendance matérielles, sont capitales, pour l’accomplissement, de soi. Sans travail, cette souveraineté devient « vaine ». Cette angoisse, vis-à-vis, de l’insertion, par le métier exercé, se double alors, de pressantes interrogations, à l’égard, du pouvoir, d’achat, à 47 pour cent. De la crise économique, financière, à 36 pour cent.

 

Le pouvoir d’achat inquiète, le plus, les jeunes vingtenaires, à 51 pour cent. À un âge où, une part plus importante, d’entre eux, existe, dans le monde, du travail. Raison, pour laquelle, l’accès, à l’emploi, les stresse, bien moins, que les plus jeunes. Le travail n’empêche pas, une partie, d’entre eux, de rester financièrement, « démunis ». Après, l’emploi, les impôts et, les taxes, à 31 pour cent, comme, les inégalités sociales, à 22 pour cent, sont les vecteurs majeurs, de craintes. Face, à ce contexte économique, jugé critique, qui les perturbe, pour leur avenir, les juniors sont moins, préoccupés, par d’autres thèmes. Comme, l’environnement, à 15 pour cent et, l’état, des banlieues, à 5 pour cent, l’avenir, de l’énergie nucléaire, à 3 pour cent.

 

Comme, tous les Français, les jeunes se soucient fort, de l’emploi, du pouvoir d’achat, comme, de la crise économique. Le terrible marasme conjoncturel, les rapproche, des aînés. Étant, les plus menacés, ils ont le même pragmatisme, désabusé et inquiet, que les autres, y compris, leurs parents. En période, d’incertitude, notamment, matérielle et financière, les juniors se font prudents. 82 pour cent, affirment tenter, le plus possible, de faire des économies, d’épargner, un peu d’argent. La génération Y, bien plus, « cigale, que fourmi », ultraconsumériste, est devenue, des plus « raisonnables », réalités obligent. Ce mouvement d’épargne est important, chez les moins, de vingt-cinq ans, à 79 pour cent. D’autant plus, qu’ils ne pensent pas tous, que leur situation financière, sera « meilleure », à l’avenir, à seulement, 60 pour cent. Alors, que les attentes positives, d’un futur accès, au travail ou, d’évolution salariale, devraient être la « marque », de leur jeune âge. L’espoir, d’amélioration, des revenus, notamment, du travail, est le plus souvent, des plus faibles. En un pays, qui ne sait pas rémunérer, l’apport, de tous.

 

L’entrée, en la vie active, suscite même, de bien plus fortes, vulnérabilités financières. Les dépenses liées, à l’autonomie : loyers, courses et, impôts…, rendent malaisée, l’indépendance, car cette dernière, les fragilise financièrement. 45 pour cent, des dix-huit – vingt-quatre ans, disent, avoir des difficultés, à faire face, à leurs « charges ». Ces réalités ne suscitent pas, pour autant, un sentiment généralisé, de paupérisation. Même si, 42 pour cent, des jeunes, disent, se sentir, souvent, en position, de précarité. Les solidarités familiales, notamment, parentales, restent très décisives. Cette aide intergénérationnelle a, également, ses limites. Notamment, pour l’accession, à la propriété. Alors, presque un junior, sur deux, pense, que sa vie peut basculer, à tout instant, dans la précarité, à 49 pour cent. Ce tourment existentiel retentit, sur l’ensemble, de leurs perceptions, mentalités, comportements, en tous les domaines, de la vie. Sans nulles exceptions. Notamment, dans l’emploi. Les adojeunes ont l’impression, d’une certaine incapacité et, que leur vie, leur échappe. Plus, de quatre, sur dix, sont convaincus, qu’ils n’ont, que peu, de pouvoir, sur ce qui leur arrive, à 43 pour cent. Délétère sentiment, d’impuissance.

 

Pour autant, les réalités, de précarités avérées, restent plutôt, rares. Même si, un jeune, sur dix, reconnaît avoir, souvent, des difficultés, à se procurer, une alimentation saine, équilibrée, à 14 pour cent. Payer son loyer ou, les charges, de son logement, à 11 pour cent. Certains actes médicaux, à 8 pour cent. Ils sont beaucoup plus nombreux, à rencontrer, souvent ou, quelquefois, de grandes impécuniosités, pour pouvoir assumer, ces dépenses. 47 pour cent, pour se fournir une alimentation, saine et équilibrée. 40 pour cent, pour assurer les dépenses, de loyers ou, de charges, du logement. 39 pour cent, pour payer, certains actes médicaux.

 

La récurrence, de ces difficultés, justifie, pour beaucoup, leur ressenti, de très dure incertitude, face à l’avenir. Cette génération n’est pas, en partie, démobilisée, à l’égard, de la valeur travail. La quasi-totalité, des moins, de trente ans, considère, qu’avoir un travail, que l’on apprécie, est une condition essentielle, pour être heureux, à 96 pour cent. Affirme, avoir le goût, du travail, à 92 pour cent. Que « réussir », sa vie professionnelle, est un objectif essentiel, pour eux, à 92 pour cent. Chez ces jeunes, le travail est donc, une valeur capitale. Accéder, à un poste, de métier, parler, de son emploi, est un grand vecteur, de reconnaissance, auprès, de ses congénères.

 

Car l’accession, à un travail rémunéré, est une étape, un passage, en leur vie. Souvent, le symbole, d’un début, de souveraineté financière, donc, d’une vie perçue, comme, plus libre. En outre, en contexte, spécifiquement, hostile, pour les jeunes, ils sont particulièrement, fiers, de leur emploi. De fait, un junior actif, sur quatre, reste, au chômage, en France. Obtenir un travail, est un tel « défi », que près, de sept adojeunes, sur dix, disent que, s’ils trouvaient, un emploi stable, ils seraient prêts, à le conserver. Même, s’ils ne s’y épanouissaient pas. Même si, le chômage et, les « aléas », de parcours professionnels, sont inévitables. La récurrence, du syndrome, de précarité et, d’instabilité, des adojuniors, se manifeste, tout particulièrement, en matière, de travail. Nombre, d’entre eux, n’ont jamais, travaillé et, sont, encore, en études. La majorité, des dix-huit – vingt-quatre ans, considèrent, qu’ils tâteront, de plusieurs phases, de chômage, au cours, de leur carrière, à 65 pour cent. Les jeunes pensent aussi, très majoritairement, qu’ils changeront, plusieurs fois, de métier, en leur vie professionnelle, à 70 pour cent.

 

Le lien, qu’ils entretiennent, avec le diplôme, n’est plus le même, que pour leurs parents. Les juniors sont fort convaincus, qu’il y a, une « condition impérative », qui prédétermine l’emploi. Ils croient, très majoritairement, que l’absence, de diplôme, est fort « rédhibitoire ». Que même, si l’on est motivé, l’on ne peut pas trouver, d’emploi intéressant, sans diplôme, à 38 pour cent. De même, seuls, 35 pour cent, pensent, que le diplôme, « ne sert à rien », pour trouver, un emploi. En revanche, ils minorent fort, son importance, notamment, car eux-mêmes, ne sont que peu convaincus, que leurs études, les ont bien préparés, à l’emploi, à 58 pour cent.

 

Lorsque l’on demande, aux jeunes, ce qui est majeur, pour réussir, leur vie professionnelle, ils citent, d’abord, les relations, à 48 pour cent. Non, au sens, de passe-droit, mais, de « réseau ». Ils ont grandi, au gré, de Facebook, LinkedIn, Viadeo ou, Twitter. Les réseaux sociaux leur sont ainsi, devenus incontournables, en de nombreux aspects, de la vie. Trouver un emploi et, retrouver ou, rester en contact, avec des amis, sortir, rencontrer l’âme sœur… Ils évoquent, ensuite, le goût, du travail, à 41 pour cent. Le fait, d’avoir des diplômes, à 37 pour cent. Puis, le courage, à 36 pour cent. En un monde, de très fortes incertitudes, très changeant, la chance est aussi, une nécessité salvatrice, d’espoir, pour beaucoup, à 30 pour cent.

 

Le mérite, le travail seuls, ne suffisent plus. Être né, en milieu privilégié, est perçu, comme, bien plus important, pour réussir, sa vie professionnelle, que d’avoir l’esprit, de compétition, à 14 pour cent. D’être créatif, à 8 pour cent. Les jeunes ont intégré, un certain nombre, des griefs, qui leur sont faits. Ils estiment, que leur principal « défaut », est le manque, d’expérience professionnelle, à 71 pour cent. Ils mettent, en exergue, leur grand manque, de préparation, aux réalités, du monde, du travail, à 46 pour cent. Ils critiquent, le manque, de confiance, des chefs d’entreprise, envers, les juniors, à 59 pour cent. Ils pensent aussi, que le coût, des charges, à l’embauche, pour les entreprises, est bien trop élevé, constitue, un frein, à 30 pour cent. Les jeunes expliquent, beaucoup plus rarement, leurs difficultés, à intégrer l’emploi, par d’éventuelles discriminations. Leur origine socioéconomique ou, culturelle, à 19 pour cent. Le fait d’être issu, d’un quartier, qui a une mauvaise image, à 13 pour cent. La couleur, de peau, à 9 pour cent. Si les juniors redoutent fort, d’être au chômage, ils ne se montrent cependant, pas enclins, à la création d’entreprise. Les très dures difficultés, alors, rencontrées, par les entrepreneurs, leur peur, de possible précarité induite, les rendent, des plus réticents.

 

Ils pensent, qu’il ne s’agit pas, d’un moyen, véritablement, « probant », de parvenir, à l’autonomie et, indépendance. 45 pour cent, d’entre eux, se disent, plutôt « intéressés ». En réalité, seulement, un jeune sur dix, clame, qu’il songe, véritablement, à l’affaire, à 13 pour cent. Les adojeunes pensent, aussi, que l’entrepreneuriat junior, est insuffisamment aidé, en France, à 84 pour cent. Malgré, les dérives, des prix, de l’immobilier, devenir propriétaire reste un rêve, auquel, les juniors aspirent. 93 pour cent, d’entre eux, disent, qu’ils aimeraient beaucoup, pouvoir posséder, leur logement, un jour. Seulement, trois jeunes, sur dix, reconnaissent, avoir renoncé, à 29 pour cent. Ce ne sont pas l’état ni, aussi, le prix, de leur logement, qui les font souhaiter, devenir propriétaire. Puisqu’ils en sont, généralement, satisfaits, à 83 pour cent. Qu’ils le perçoivent, comme, « adapté », à leurs ressources financières, à 69 pour cent. En revanche, ils pensent, très majoritairement, que c’est une « assurance », contre la précarité, à 71 pour cent. L’aide parentale demeure impérative, pour louer, un logement, à 77 pour cent. Avec le mécanisme, de caution ou, des aides financières. À défaut, la location juvénile semble, aujourd’hui, quasi impossible.

 

Toute cette « solidarité », a ses limites. Moins, d’un jeune sur deux, pense, que ses parents, pourront l’aider financièrement, s’il voulait devenir, un jour, propriétaire, de son logement. Un adojeune, de dix-huit – vingt-quatre ans, sur deux, seulement, le croit, à 48 pour cent. Une partie, d’entre eux, a, déjà, fort sollicité, cette aide parentale, sans doute, en vain. Cette néogénération ne démontre ni, un optimisme débordant, marque pourtant, adojuvénile ni, un pessimisme intégral. En dépit, du net marasme, auquel, elle est, particulièrement, confrontée. Les juniors sont très « pessimistes », à l’égard, de l’avenir, de la société française, à 78 pour cent.

 

Ils ne comptent pas, sur les rouages, de solidarités, existants, pour les soutenir ! Ils ont assisté, à l’effondrement, du « modèle social français » et, semblent avoir, totalement, intégré, cette nouvelle donne. Leur « vision » est celle, d’une société, de moins en moins, apte et prête, à inverser les inégalités. Qui ne permet plus, vraiment, l’ascension sociale, de la majorité. Elle transparaît, au long, de l’enquête. Ils reprochent, d’abord, à leur société française, d’être inégalitaire, à 54 pour cent. Les jeunes considèrent, qu’il y a, bien trop, de malhonnêtetés, corruptions, à 50 pour cent. Que l’argent y tient, une trop grande place, à 40 pour cent.

 

La critique est, tout d’abord, avant tout, sociale. Ce n’est pas tant, l’attitude, de la société, à l’égard, de l’adojeunesse, qui les choque, le plus, mais, bien, les inégalités, qui se creusent. La critique est d’autant plus, acérée, qu’elle est très globale. La réduction, des écarts, entre les riches et, pauvres, semble une attente importante. Ils font grief, à la société française, d’être bien trop individualiste, à 35 pour cent. Le fort manque, de place, accordée, aux jeunes, est stigmatisé, à 32 pour cent. Tout comme, les critiques, concernant, le fonctionnement démocratique ou, le manque d’ordre. En conjonctures économiques très mornes et, face, à une « crise interminable », les juniors ont une confiance très faible, dans le personnel politique. Seulement, 13 pour cent, pensent, qu’il se préoccupe, de leur génération. Cette tendance est stable, quel, que soit l’âge, des adojeunes sondés. La population française, en son ensemble, se défie également et, très majoritairement, des ténors politiques. Il ne s’agit pas, d’une spécificité juvénile, mais, d’un « trait d’union », entre générations. Comme, leurs aînés, les adojuniors sont favorables, au mariage universel, à 72 pour cent et, en proportions, plus importantes encore.

 

Quant aux drogues, notamment, la dépénalisation, du cannabis, les jeunes sont plutôt, en l’espèce, conservateurs. Ils y sont, aujourd’hui, très majoritairement, opposés, à 60 pour cent. En revanche, ils sont logiquement, farouchement, opposés, à la loi Hadopi, à 76 pour cent. Sans doute, perçue, comme, restriction, de la liberté, d’utilisation, d’Internet. La génération Y est sensible, à l’urgence environnementale. Notamment, grâce, à l’information reçue, durant, le parcours d’études. Les jeunes affirment, en majorité, avoir peur, des conséquences, de la détérioration, de l’environnement. Sur leur santé et, celle, de leurs enfants, à 77 pour cent. Ils estiment, que les catastrophes météorologiques, sont la pire conséquence, du réchauffement climatique, à 76 pour cent. La majorité, disent inciter l’entourage, à faire davantage « attention », à l’environnement, à 72 pour cent. Ils disent ressentir, en leur quotidien, les effets, de la mise à mal, de l’environnement, à 56 pour cent. Le taux de conviction écologique, des juniors, reste, des plus relatifs. Ils sont plus sensibles, à la sauvegarde, de la planète, que follement convaincus.

 

Moins, d’un junior, sur deux, pense être, pour partie, personnellement responsable, de la dégradation, des milieux naturels, à 47 pour cent. Près, de quatre jeunes, sur dix, estiment même, que l’on « exagère » fort, l’importance, de l’environnement, à 38 pour cent. Par leurs pratiques, de consommations courantes, les juniors semblent moins engagés, que leurs aînés, en faveur, du développement durable. Critères, de fabrication, durabilité, des produits, comme, engagement environnemental ou, équitable, des marques… Les adojeunes ne semblent pas sensibles, à ces arguments, à l’inverse, des adultes. L’écologie n’est pas, un critère déterminant, lors, de leurs achats. Outre, leurs habitus, de consommation, du quotidien, ils semblent assez rétifs, à se restreindre ou, se contraindre, pour réduire, leurs excès environnementaux. Ainsi, ils sont fort peu portés, à pratiquer, les « éco-gestes ». Tri, des déchets, douche, plutôt, que bain, achat, de produits, de saison, limitation attentive, des consommations d’énergie, notamment, électrique… Les jeunes sont réceptifs, aux préceptes généreux, positifs. Encore, faut-il, qu’ils y soient adéquatement, sensibilisés, aidés, à les mettre, en œuvre ! (Ipsos, France, 2012)731.

 

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Florence, 1537. Le patricien, L. de Médicis, dix-neuf ans, épris, des choses, de l’esprit, comme, de l’héroïsme antique, gréco-romain, se bat, pour restaurer, la République. Or, le garçon, (Homme politique, écrivain, États italiens, 1514-1548), est l’archétype même, de l’ambivalence juvénile. Lorenzino, héros romantique idéaliste, intrépide, poétique. Lorenzaccio, triste sire, avili, pervers, couard. La vie, du jeune Laurent, est la destinée contradictoire, car, partisane, autant, que désintéressée, d’un combattant incompris. Face, à la société adulte, veule, pusillanime, fate. « Le mal existe, mais, pas, sans le bien, comme, l’ombre existe, mais, non, sans la lumière ». (III, 3). Ainsi, va, l’adojeunesse, en ses cimes et, abysses axiologiques. Tels sont, les enseignements, d’une célèbre œuvre littéraire.

(Lorenzaccio, drame romantique théâtral, d’A. de Musset, poète et, dramaturge français, 1810-1857, France, 1834. Inspiré, d’une chronique, de la Renaissance, sur la vie, de Florence, au XVIe s., Storia fiorentina, Histoire florentine, de B. Varchi, historien, poète florentin, États italiens, 1502-1565, Florence, XVIe s.).

 

Octave, jeune homme, de dix-neuf ans, est lâché, par son aimée. Amer, désillusionné, il se laisse aller, aux pires cyniques turpitudes. Il fait une nouvelle rencontre. Or, ses blessures, son désabusement, l’ont rendu inapte, à l’amour. Devenu, nihiliste, vindicatif, destructeur, il s’en prend, à sa dulcinée, détruit, fort méthodiquement, leur relation. La jeune femme perd alors, tout sentiment et, s’éprend, d’un autre. Sur le point, de la tuer, Octave recouvre ses esprits, renonce, à son amour brisé. Cette fiction littéraire illustre, les affres, de la jeunesse romantique, sous la Monarchie de Juillet. (France, 1830-1848). Orpheline, des gloires, de l’Empire napoléonien (France, 1804-1815).

 

Privée, des ressources, de la foi, écornées, par les Lumières, du siècle précédent. Ce récit dépeint, les désespérances juvéniles, des désenchantements, de toute existence humaine, en mûrissement. Une juvénilité rejetant alors, le passé, maudissant, le présent et, doutant, du futur. À destin contrarié, de nature mauvaise. « Tout ce qui était, n’est plus. Tout ce qui sera, n’est pas encore. Ne cherchez pas ailleurs, le secret, de nos maux ». Nos cadets actuels se dessèchent, d’un quotidien, tout autant, aride. Au-delà, des époques, contrées, la déréliction néogénérationnelle est universelle, intemporelle.

(La Confession d’un enfant du siècle, œuvre littéraire, d’A. de Musset, France, 1836).

 

Altaïr, Bételgeuse, Proxima du Centaure… Autant, d’appellations, quasi « poétiques », désignant, des étoiles, en leurs multiples galaxies, constellations, en l’univers. Ces corps célestes ne font que passer, dans le temps et, l’espace. Ils naissent, existent et, meurent, ayant épuisé, leur ressource énergétique propre. De même, l’éphémère adojeunesse, est appelée, à disparaître. Elle est le temps, des espérances, des rêves, des élans, envolées, les plus baroques et, plus fous ! Quand, l’adultisme, puis, la sénescence sont, trop souvent, encore, l’étique ère, des amertumes, des désillusions, aigreurs, renonciations, les plus cruelles. Car la vie humaine s’acharne, presque, à sadique plaisir, à « fracasser », les aspirations, même, les plus prudentes, raisonnables. L’homme a fort oublié que, seule, la sagesse, du renoncement, de l’équanimité, de l’ataraxie, est gage, d’espoir, de paix intérieure et, d’oubli, de soi. Aidons donc, nos jeunes, à cultiver et, mettre en œuvre, leurs idéaux, à leur âge. À persister, à l’adultisme.

 

À « tenir bon », en fin de vie. Afin, de faire mentir, une très pessimiste vision ontologique, qui sonne, comme, le glas, d’une triste complainte, d’un sourd regret. Synthétisée, en ce fort célèbre adage : « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait » ! (H. Estienne, humaniste, 1528-1598, Les Prémices, essai, de philologie, France, 1594)732. En l’existence terrestre, que l’on pourrait qualifier, de « Comédie humaine », à l’instar, de l’œuvre littéraire, (France, 1830-1856), de Balzac (1799-1850)733. Immense, extraordinaire fresque, de l’âme anthropologique, comme, autant, de peintures, de mœurs, des milieux sociologiques, de son temps. En leurs « grandeurs et, misères ». Regroupant, nombre, d’écrits, de l’auteur, de la Monarchie de Juillet (France, 1830-1848), à la Deuxième République (France, 1848-1852).

 

Évoquons, en un tout autre registre, La Comédie ou, Divine Comédie, (États italiens, 1307-1321), chef d’œuvre poétique, médiéval, de Dante, (Penseur, États italiens, 1265-1321), « phare », de la littérature mondiale intemporelle, universelle734. En ses Enfer, Purgatoire et, Paradis. Mettant en scène, les tourments, passions, errements, de l’âme humaine. Sa transcendance, rédemption, ses espérances, tout autant ! Que les adultes prennent la peine, d’instruire, la jeunesse, pour la mener, à son accomplissement. Qu’ils se gardent, de l’agonir, à tort et, à travers, d’acrimonieuses récriminations. « Un peu trop forts, en gueule et, fort impertinents : se mêlant, sur tout, de dire, leur avis ».

(Molière, acteur, dramaturge français, 1622-1673, Le Tartuffe ou l’Imposteur, comédie théâtrale, acte I, scène 1, France, 1669).

 

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Quand, l’on est ado, l’on s’interroge, sur sa place, dans la société
L’on est en quête, d’identité. L’on cherche, des modèles référents

 

François, quinze ans735

 

 

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L’INSERTION PERSONNELLE

 

Formation / Emploi

(andro)Juvéniles

 

 

La nature donne, le génie ; la société, l’esprit
Les études, le goût

 

C.-A. Sainte-Beuve

Critique littéraire, écrivain, France, 1804-1869

 

 

Mon cœur trouvait, sa joie, dans mon travail
C’est, le fruit, que j’en ai retiré

 

Ecclésiaste, II, 10

La Bible, Livre sacré, Moyen-Orient, IIIe s. av. J.-C.

 

 

La France a fait, le choix délibéré, de certaines tendances majeures, en la scolarisation, de ses adojeunes. Ses conceptions, de l’encadrement éducatif, des juniors élèves, étudiants. Le « sort » réservé, à la nouvelle génération. Les aménagements académiques, fort perfectibles, pour les adojuniors, en études. La recherche, d’un emploi, est devenue, extrêmement aléatoire, pour notre jeunesse. L’obtention, d’un vrai travail, « ne va plus, de soi », pour tous ces jeunes. La pérennisation professionnelle se fait donc, des plus délicates, pour toute la néogénération, en son ensemble.

 

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Pour autant, la locution latine : « Labor omnia vincit improbus », « Un travail acharné, vient à bout, de tout736 », est, plus que jamais, un impératif, comme, une « sauvegarde ». Ceux, d’une bonne insertion adulte, par l’effort, la persévérance, la ténacité, scolaires et, professionnels, de tout adojeune. De son épanouissement, tout autant. Quels sont, le contexte, la philosophie, de ces vers, du poète latin, Virgile (70-19 av. J.-C.), en ses Géorgiques, (Rome, 36-29 av. J.-C.) ? Le poème promeut, les milieux agrestes, le travail terrien, les valeurs rurales. Sous, l’Empereur Auguste (63 av. J.-C.-14), le peuple romain est fort lassé, de décennies, de guerres civiles, veut, la paix. Les campagnes deviennent, alors, symboles, de quiétude et, de labeur reconstructeur. Thème, de l’État français, dit, de Vichy (1940-1944) : La terre ne ment pas !

 

Au-delà, aujourd’hui, la jeunesse, sous la guidance, des adultes, se doit, de revenir, à des valeurs, plus authentiques et, saines. Moins hédonistes, matérialistes et, consuméristes. Plus éthiques, spirituelles, humanistes. Telle est, la clé, de la pleine « réalisation, de soi ». Le reste, n’est qu’illusoire, que trompeur, décevant. Tout cela, passe, par la meilleure éducation idoine, possible. De fait, les années d’études, marquent, les jeunes, à vie. Ainsi, un ex-scolarisé, devenu adulte, revient, à son ancien collège. Il se désole, de constater, que les bâtiments sont, désormais, à l’abandon, ouverts, à tous les vents. Tout est resté, en l’état, avant, démolition, l’établissement étant reconstruit, ailleurs. Les divers matériaux, de cours, sont encore là. L’ancien collégien parcourt, les lieux lugubres, avec nostalgie. Les figures, du passé, resurgissent, devant lui, in situ. Il comprend, alors, que les années, de formation, sont les plus fortes !

 

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Nous gagnons, notre vie, avec, ce que nous recevons
Or, nous lui donnons, un sens, avec, ce que nous offrons

 

W. Churchill

Homme d’État, Royaume-Uni, 1874-1965

 

 

LES FONDEMENTS MAJEURS, DE NOTRE SYSTÈME ÉDUCATIF

POUR L’ÉLÈVE

 

 

L’école française, de la Renaissance / d’Ancien Régime (1492-1589-1789). De l’Instruction Publique (1789-1932). De l’Éducation Nationale (1932-). Toutes, ont bâti, pour la France, ses jeunes, un système éducatif cohérent. Avec, ses forces et, ses faiblesses. Certains, de ses fondements même, étant issus, de l’éducation antique (510 av. J.-C.-476), médiévale (476-1492). Le scolarisé, d’aujourd’hui, connaît, un parcours, d’études, une structuration, d’enseignements, particuliers, à « racines » profondes, anciennes. Cela, retentit, également, sur la bonne gestion, de l’école, les types, de transmissions voulus, l’accès, aux formations, c’est-à-dire, « l’égalité, des chances scolaires ».

 

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La belle série télévisée dramatique, française, de France 2, Madame, le Proviseur, devenue, Madame, la Proviseure, est diffusée, de 1994 à 2006. En onze saisons et, vingt-six épisodes. (Dernier réalisateur : P. Bérenger). Elle dépeint bien, les jours ordinaires et, tumultueux, d’un grand lycée parisien, favorisé et fictif, le lycée, Eugène Belgrand, dans le seizième arrondissement. Puis, à Sceaux. Le tournage a lieu, aux lycées Molière, Jean-Baptiste-Say (Paris 16) et, Marie-Curie (Sceaux). Cette série s’inspire, de l’essai sociologique éponyme, de M. Gentzbittel, (France, 1988), célèbre proviseure, du lycée parisien, Fénelon, dans les années 1980 et, 1990737. Elle donne, une bonne idée, certes, fictionnelle, or, plutôt, réaliste, de l’existence quotidienne, académique, extrascolaire, des lycéens, d’aujourd’hui. Joies, peines, échecs, réussites, des adojeunes, entre études, famille et, copains, amours, loisirs et, passions, du vécu adolescent conventionnel, comme, atypique. En autant, de « parcours » personnels, d’élèves. Or, il est à regretter, que notre école, soit moins faite, pour « former tous, que promouvoir certains ».

 

« Un élève, ce n’est pas uniquement, un cerveau, une moyenne trimestrielle. C’est, un corps, comme, des vêtements, c’est, de l’os et, de la tripe, c’est, du pittoresque et, de l’intrigant. C’est, de la réussite et, du déshonneur, c’est, du mensonge et, de la solitude, c’est, du rire. C’est, de l’absence, de la paresse, de la vie et, quelquefois, de la mort. […] ». « Un lycée ressemble, aujourd’hui, au désert, de Gobi. Pour que les uns survivent et, atteignent leur but, étanchent leur soif, il faut, que d’autres, périssent, s’épuisent et, désespèrent ».

(M. Gentzbittel, cheffe d’établissement, d’enseignement secondaire & supérieur, française, 1935-2016, La Cause, des élèves, essai sociologique et, éducatif, France, 1991)738.

 

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Éducation nationale, scolarisés – Analyse, perspectives évolutives

 

Formation, est un terme, de 1160, issu, du « latin, formatio, de formare, former. (XXe s.) Éducation intellectuelle et, morale, d’un être humain ; moyens, par lesquels, on la dirige, l’acquiert ; les résultats, ainsi, obtenus. Ensemble, des connaissances, théoriques et, pratiques, en une technique, un métier ; leur acquisition ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)739.

 

La formation, des jeunes, est le processus global, qui leur permet, de faire des études. Pour acquérir, connaissances, savoirs, humanisme, comme, se préparer, à l’emploi professionnel, la vie adulte. L’école n’est, légalement, pas obligatoire, en France, c’est l’instruction, qui l’est, de trois, à seize ans. Cela, signifie, que les parents, qui le souhaitent, peuvent faire instruire, leurs enfants, eux-mêmes, à leur maison ou, aussi, par des précepteurs privés, de leur choix. L’État s’assurant, de l’effectivité, de la qualité et, des résultats « satisfaisants », de cet enseignement, par des inspections, très régulières. Ce type, de formation, reste marginal, en France. L’école devrait ouvrir, les esprits et, former, enrichir, libérer, épanouir.

 

Elle a peut-être, en partie, atteint, ces objectifs humanistes, avant, les massifications, de ses publics, antérieurement, au Second Conflit mondial (1939-1945). Les scolarisés, peu nombreux, de milieux homogènes, favorisés et, motivés, « parlaient, le même langage », que leur école, partageaient, les mêmes « objectifs ». Les études, de lycée, comme, supérieures, menaient, peu ou, prou, des jeunes, déjà, cultivés, nantis, gratifiés, vers des positions socioprofessionnelles enviables. Les études n’étaient, qu’une simple confirmation, de positions familiales supérieures, déjà, solidement, préétablies. Le milieu, d’origine, non, l’école, d’alors, déterminait, les destinées, de tous740. Dès, les années 1930, le système mute. Il est confié, à la seule, école, la tâche, de sélectionner, les meilleurs. Ceux, dont, la nouvelle société, a besoin, pour en faire, ses « fers de lance », les plus dynamiques. Promouvoir, valider, l’emporte, définitivement, sur former et, éduquer. Schématiquement, quatre « phases historiques », successives, récentes, de l’école française, peuvent être, très clairement, isolées741. Il n’est pas certain, hélas, que l’intérêt, des jeunes, soit toujours, plus et, mieux, assuré, aujourd’hui, qu’auparavant !

 

Sous, l’Ancien Régime (France, 1589-1789), à l’ère moderne, les hautes classes, de la société, n’ont nul, besoin, de l’école, pour « parvenir ». Leur appartenance, de caste, se suffit, à elle-même, pour occuper déjà, au préalable, les sommets. Même, si cela, commence, à changer, vers, la fin, du régime monarchique. L’école chrétienne, pour l’essentiel, tente, d’inculquer, des rudiments, au plus grand nombre possible. De la Révolution (France, 1789-1799), aux Années folles (France, 1920-1929), « âge, d’or, de la scolarisation », l’enseignement s’universalise, peu à peu, tout d’abord, pour l’enfance. L’objectif, est de former, la jeunesse, pour en faire, des adultes accomplis, la préparer, à la vie, en société, former, aux métiers. Faire acquérir, un bagage suffisant, propre, à bien servir, toute l’existence, durant, un viatique, sûr et durable, en des temps, de relative stabilité. Tout mute, avec, les années 1930. Les études secondaires, puis, supérieures, finissent fort, alors, par se généraliser, pour les adolescents et, les jeunes, de tous milieux, filles, comprises. Le certificat d’études primaires est, de plus en plus, éclipsé, par le brevet des collèges, puis, par le baccalauréat. Enfin, par les diplômes, de l’enseignement supérieur. Simplement, former, ne suffit plus !

 

Il s’agit, maintenant, de distinguer, une « élite », en tous domaines, par le mérite, non plus, le seul, milieu social, d’origine. Or, dès, les années 1970, ce fort bel ordonnancement, se dérègle. La démocratisation s’étiole. Le système atteint, ses limites. Le milieu, d’origine, reprend, toute son importance, lequel, avait été, un peu, limité, par la « méritocratie », des quatre décennies, antérieures. En outre, les jeunes nord-américains et, germaniques ou, scandinaves, sont bien plus épanouis, autonomes et, mûrs, que nos adojeunes français. Car, ils vivent plus, entre eux, en campus, au lieu, de demeurer, si interminablement, « confinés », chez leurs parents.

 

Ils font plus, d’études supérieures, qu’en notre pays. En France, il n’y a, que des lieux, d’enseignement et, des résidences, d’étudiants. Il convient, de créer, de véritables « campus », comme, dans le monde anglo-américain. Pour que nos juniors, puissent, s’y épanouir, entre eux, au lieu, de se languir, en solitude742. La massification, des effectifs, « engorge » fort, désormais, tout l’édifice scolaire. L’on sera passé, au cours, de la seconde moitié, du vingtième siècle et, au début, du vingt-et-unième, d’un enseignement, quasi « ésotérique », à une éducation « exotérique ». De savoirs réservés, à un très petit nombre, d’adojeunes, à des connaissances, diffusées, à tous.

 

Les conditions, d’éducation, se font, bien plus, difficiles. Violences, échecs, se multiplient. La sélectivité élitiste, si renforcée, par la prégnance, de l’origine sociale, s’accroît. L’hétérogénéité, des publics scolarisés, leur inadaptation, aux règles intellectualistes, de l’école, disqualifient, de très nombreux jeunes, incapables, de s’adapter. Tout ceci, fait, désormais, de l’éducation, une mission, devenue, quasiment, impossible. Entre, exclusion, des « mauvais », gardiennage, des « moyens », promotion, des seuls, « meilleurs ». Le « langage », des enseignés, et, celui, des enseignants, de l’institution scolaire, ont tellement, divergé, que la « faillite », du système, est patente. Seuls, les mieux armés, préparés, intellectuellement, psychiquement, culturellement et, socialement, bénéficient, pleinement, de la sélectivité scolaire. L’école religieuse chrétienne, médiévale, d’abord, puis, d’Ancien Régime, avait, pour tâche essentielle, de former, surtout, des clercs et, savants. L’école républicaine, du dix-neuvième siècle, des intellectuels. Puis, l’école postmoderne, d’aujourd’hui, des travailleurs, d’entreprises. Les deux premiers enseignements, avaient, des publics « choisis », aptes, aux vocations prédestinées, en position, d’y parvenir.

 

Les potaches actuels, innombrables, ne pourront, tous, prétendre, aux seules, fonctions, de l’encadrement, de l’économie postcapitaliste, de marché. Ils sont, pour beaucoup, d’entre eux, dépourvus, des outils indispensables, d’appréhension adéquate, du raisonnement intellectuel abouti. Tel, qu’il est exigé, par les études secondaires, comme, supérieures. De larges pans, de scolarisés, « se noient », peu à peu, sans jamais, parvenir, à émerger. Concernant, la plupart, des établissements éducatifs « ordinaires », le collège se primarise, le lycée se collégiarise, le supérieur se « secondarise ». Nombre, d’élèves, parviennent, aux échelons supérieurs, sans, pour autant, en avoir jamais, le niveau.

 

En aval, les employeurs se plaignent, de la mauvaise formation, des candidats, à l’embauche. Il commence même, à se murmurer, que le Brevet, des collèges, est du niveau, de l’ancien Certificat d’études, du primaire. Le baccalauréat, de celui, du brevet, du passé. La licence universitaire, de la qualité, du baccalauréat, d’avant, 1960… Le problème reste entier. Malgré, sa massification, notre enseignement supérieur reste fermé, à l’adojeunesse. Quatre-vingts pour cent, d’une classe d’âge, suivent, des études supérieures, en Suède. À peine, 55 pour cent, en France, selon, l’Unesco. Retard, qui nuit fort, au pays !

 

Plus, que jamais, l’Éducation nationale, « monstre difforme, impuissant », est l’Enseignement national. Ex- « Instruction publique », appellation officielle, jusqu’au début, des années 1930. Cette institution est un véritable, « Grand Corps malade », pour paraphraser, le pseudonyme, d’un artiste français. Elle est celle, des transmissions académiques, mais, non, des adojeunes, eux-mêmes, qui ne s’y reconnaissent pas. Pourquoi ? Parce qu’elle refuse, de les considérer, ès qualité, en tant, que juniors. N’accepte alors, de ne les traiter, que comme, élèves, usagers administratifs anonymes, indifférenciés, de formations.

 

En cela, réside, l’origine, de la « faillite », du système743. L’enseignement doit être éducation. Il a vocation, à s’emplir, d’humanisme et, d’ouverture, de liberté, d’audace, d’originalité. Ainsi, avec le personnage, du professeur, J. Keating, incarné, par l’acteur, R. Williams, (États-Unis, 1951-2014), enseignant fort atypique, de littérature. En un élitiste internat américain, ultrarigide, de fin, des années 1950, en la comédie dramatique cinématographique, Le Cercle des poètes disparus. (P. Weir, États-Unis, 1989). Cet enseignant, hors pair, marque, ses élèves et, les jeunes spectateurs, leur inculquant, le refus total, des conventions, du « prêt-à-penser intellectuel ». La forte nécessité, d’être eux-mêmes, de s’affirmer, à leur façon744.

 

Les évolutions historiques, du fait scolaire, de la scolarisation, des adojeunes français, nous rapportent, des tendances clefs. Sur la place, des juniors, en notre pays, le dessein, que forme, pour eux, notre société. Distinguons, l’enseignement secondaire et, supérieur, du junior français, de l’Antiquité « humaniste » (Gaule, 510 av. J.-C.-476). Du Moyen Âge « spiritualiste » (Francie, France, 476-1492). De l’ère moderne, monarchique capétienne « intellectualiste » (France, 1492-1789). Cette école est fort rare, réservée, à une catégorie limitée, choisie, de juniors. Depuis, le gouvernement royal, jusqu’à, nos jours, il s’agit, d’une « longue marche » progressive, qui marque, le souci, d’éduquer, de former, d’intégrer, les plus jeunes. C’est une mission, d’Église, pour un relatif, petit nombre, de privilégiés, avant, 1789 et, jusqu’au début, de la Troisième République (France, 1870-1940). L’Éducation est nationale, universelle, Service public, d’État, par étapes, à partir, de la fin, du dix-neuvième siècle. Peu à peu, l’Église, de Rome, ne régit plus, que le seul, enseignement, dit, privé, non plus, toute l’éducation.

 

Avec, les années 19501960, tout jeune, notamment, mineur, devient, avant tout, un élève. Depuis, la Révolution française (1789-1799), notre école contemporaine républicaine passe, de l’ « exception », jusqu’aux réformes, de J. Ferry, (Homme d’État, France, 1832-1893), un siècle, plus tard, à la « normalisation ». De la fin, du dix-neuvième siècle, aux années 1960. Puis, à l’ « universalité », des scolarisations, sous, la Cinquième République (France, 1990-)745. L’explosion, la plus remarquable, des effectifs, alors, scolarisés, comme, du nombre total, des jeunes diplômés, notamment, des enseignements supérieurs, intervient, depuis, les débuts, des années 1990. L’allongement généralisé, des études, pour la plupart, des juniors, est un fait patent. En France, depuis, vingt-cinq ans, le « culte, du parchemin », atteint, son paroxysme. En des temps où, plus, que jamais, s’il n’est plus suffisant, le diplôme est devenu absolument, indispensable, à l’acquisition, d’un emploi. Même, peu, voire, « non qualifié ».

 

L’école ancienne secondaire, supérieure, de l’Antiquité, du Moyen Âge, a donc, pour vocation première, de former, de « purs lettrés », puis, des clercs. Soit, de « beaux esprits ». L’école moderne, de l’Ancien Régime, concerne, avant tout, les classes moyennes, de la bourgeoisie. L’aristocratie se forme, en son milieu clos, le peuple n’a pas ou, peu, accès, aux études. Elles sont fort nécessaires, à l’université, pour conduire, à certains métiers réglementés. Comme, surtout, les professions théologiques, juridiques, médicales. L’école secondaire et, supérieure contemporaine, post-Révolution (1789-2020), connaît donc, trois phases successives.

 

De 1789, à J. Ferry (1879-1883), soit, presque, un siècle, plus tard, la scolarisation se développe, or, n’est pas encore, vraiment, universelle, démocratisée. Seul, le Certificat, d’études primaires élémentaires (1882-1989), deviendra le diplôme, « du plus grand nombre »746. De la fin, du dix-neuvième siècle, à 1960, le mouvement perdure. L’enseignement devient obligatoire, jusqu’à douze, quatorze, puis, seize ans. Après, le primaire, le secondaire se répand. L’enseignement supérieur reste, des plus limités. L’université forme, alors, surtout, de futurs « intellectuels ». Le Diplôme national, du brevet, (Dep., 1947/1988), est le niveau, le plus courant, avant, 1980747. C’est-à-dire, une formation, de base, de premier cycle complet, de l’enseignement secondaire.

 

Avec, la Cinquième République (1958-), la formation théorique et, pratique poussée, avant, l’emploi, devient la règle, pour tous les adojeunes. L’enseignement supérieur progresse, à son tour. Il s’agit, désormais, de former surtout, de futurs professionnels et, cadres, d’entreprise748. À partir, du début, des années 1990, les études, de lycée, d’université, connaissent, un « boom », d’ampleur inédite. Le baccalauréat, (Dep., le XIIIe s./1808), puis, les diplômes, de l’enseignement supérieur, deviennent, l’objectif premier. Tant, pour les adojeunes, que des familles. Telle est, la forte « massification », des effectifs scolarisés. D’un strict point de vue, de la démocratisation, rappelons, que son apogée se situe, entre 1930 et, 1970. Après, les bouleversements, du « pic » scolaire, des années 1960-1970, une progression, plus spectaculaire, encore, intervient, avec, les décennies 1990, 2000 et, 2010.

 

En un seul tiers, de siècle, entre, le milieu, des années 1980 et, la fin, des années 2010, le nombre, de bacheliers, triple, presque. Il « frôle », alors, les sept cent mille récipiendaires. Les étudiants sont, désormais, deux millions sept cent mille, aujourd’hui. L’ensemble, de la nouvelle génération, fréquente, le collège, puis, de plus en plus, le lycée. En 2018, 79,9 pour cent, d’une génération, obtient, son baccalauréat, l’université s’ouvre, à quasi, tous les milieux, de juniors. Les études se sont prolongées, de façon, phénoménale, pour l’ensemble, de l’adojeunesse. L’âge moyen, de l’arrêt, de la scolarité, s’établit, à vingt-deux ans, soit, six années, après, la fin, de l’obligation scolaire, à seize ans. Cela, équivaut, dans l’absolu, à un niveau, bac plus quatre années, d’études supérieures, un master 1 universitaire. (Depuis, 2003).

 

Également, au diplôme, d’une « école, d’enseignement supérieur », dont, les études, durent quatre années749. L’essor aussi fulgurant, exponentiel, des organismes, de soutien scolaire, en atteste. L’école demeure, fabuleusement, surinvestie, en l’espérance, des familles, des jeunes, pour l’emploi, la mobilité sociale. Pour autant, depuis, les années 2000, « le cœur n’y est plus ». Chacun, mesure fort, combien, le temps, de la « patrimonialité, des offices », (vénalité / hérédité), d’Ancien Régime français (1589-1789), redevient, d’actualité750. Que, ce qui avait été présenté, comme, une « chance, pour tous », ne l’est, en réalité, que pour certains élus ! Le coût croissant, d’une année, d’études, le moindre « rendement », des certifications, sont, des plus dissuasifs.

 

Outre, le diplôme, le milieu socioculturel, ethnique, d’origine, le tissu relationnel, tout le poids matériel, financier ou, patrimonial, des familles, l’emportent, de plus en plus. En une sorte, de « rétrogradation historique régressive », à des contextes antérieurs, que l’on croyait, révolus, à tout jamais. Certes, les jeunes français sont plus nombreux, à être scolarisés, diplômés, le sont, plus longtemps, mieux. Les filles, qui ont longtemps, été sous-éduquées, par rapport, aux garçons, ont « rattrapé leur retard ». Elles ont même, dépassé, leurs camarades masculins, en certains points, domaines. Toutefois, les filières, les plus prisées, demeurent, l’apanage, des garçons. Ainsi, si les jeunes filles l’emportent, désormais, en études, de médecine, c’est que, le métier est devenu, moins « attractif ». Les garçons s’en détournent plus, mais, les hommes continuent, à détenir, les meilleurs, des postes « hiérarchiques ». En l’activité professionnelle médicale, comme, plus généralement, au sein, des secteurs, d’emploi, les plus recherchés. Les adojuniors savent, qu’ils doivent, toujours et, encore, en passer, par les « fourches caudines », de la réussite ou, de l’échec. D’une sélection, de plus en plus, draconienne, ce qui ne va pas, sans anxiétés accrues.

 

Trop, de jeunes, sortent, chaque année, du champ scolaire, sans qualification aucune. Avec, des certifications, fort insuffisantes, peu ou, non « monnayables », sur le marché, de l’emploi. Globalement, les filles travaillent, plus et mieux, que les garçons, font désormais, plus d’études, qu’eux. Sont plus nombreuses, à étudier et, y réussissent, bien mieux, que leurs homologues masculins. Elles sont meilleures, en leurs capacités, de verbalisation, comme, d’abstractions intellectuelles. Les garçons, quant à eux, en intelligence mathématique, spatiale. Le mal-être psychosocial, notamment, des étudiants, grandit. Avec le gigantisme, de ce nouveau système éducatif, la non-reconnaissance, faite, aux juniors, l’avenir incertain, qu’il assure. Se multiplient, dépressions, surmenage, stress, violences, retards, absentéismes, exclusions et, mauvaises conditions, de travail, dépersonnalisation. Non-travail, efforts, ténacité insuffisants, tricheries, indiscipline, blocages, rejets, phobies scolaires, redoublements, déqualifications. En outre, la France accuse encore, un coupable net retard, en matière, d’accès, de démocratisation, des enseignements supérieurs. Notamment, ceux, parmi, les plus « exigeants, d’excellence »751.

 

55 pour cent, de la néogénération française, accomplit, des études supérieures. Les deux tiers, aux États-Unis, les trois quarts, en Europe, du Nord ou, même, 80 pour cent, en Suède. S’accentuent, à tous les niveaux, baisse, d’exigences, comme, inadaptations, du système, de certains jeunes, au moule scolaire français. Très mauvaises relations, avec les enseignants, l’administration, abandon, des études, avant, leur achèvement, échecs… Avec, notamment, un réel marasme collégien, comme, étudiant. L’école française est rigide, verticale, autoritaire, impersonnelle, trop peu, humaine, ouverte et, trop austère.

 

Cela fait, qu’elle est, l’une, des plus dysfonctionnelles, inhospitalières, inefficaces, d’Occident. Nos juniors y souffrent, s’ennuient, au lieu, de s’y épanouir. Ils n’y sont pas assez, compris, pris en compte, aimés. Tout le système éducatif, s’en défie, les traite, de façon hostile, en ennemis. Il n’est tenu compte ni, de leurs besoins et, attentes ni, de leurs réalités adojuvéniles. L’école multiplie, alors, les maladresses coupables, à l’égard, de tous ses publics, ne sait susciter, que leur compréhensible hostilité. L’Éducation française rate, ses objectifs éducatifs, car, elle n’est pas conçue, pour ses publics, mais, pour elle-même ! Un comble ! Imagine-t-on, une entreprise, indifférente, à ses clients ?

 

Alors, ce paradoxe : les jeunes sont, de plus en plus, consommateurs, d’études, attestations diplômantes. Ils adhérent, de moins en moins, à l’institution scolaire, ses rites, ses valeurs, contraintes. La conception ultraconsumériste et, utilitariste prévaut. L’on étudie plus, pour être labellisé, estampillé et, validé, que pour s’enrichir, se former ou, apprendre. Ce pragmatisme néoréaliste s’explique, en partie, par la conjoncture économique, si défavorable et, l’esprit, du temps. D’autant plus, que les élèves, de tous niveaux, voient bien, qu’ils ne sont, en leurs études, le système éducatif français, que « quantité, très négligeable ». La grande charte éducative, de 1989, plaçant, l’élève, « au centre, du système éducatif », a, à cet égard, « fait très long feu ». L’école nationale, secondaire, comme, supérieure, n’arrive pas, à « donner, leur pleine chance éducative et, d’épanouissement », à tous ses usagers. Massifiée, « aveugle, sourde, muette, indifférente », à beaucoup, elle exclut, tous ceux, qui ne sont pas, jugés « conformes ». Elle convient bien, à l’élève moyen, « formaté », pour le système et, son « logiciel pré-installé »752.

 

Les éléments, les plus brillants et, plus encore, ceux, qui sont, en difficulté, sont marginalisés, incompris, délaissés, exclus. L’école, de ce pays, attend, de l’élève, capacités mnémoniques, pensée convenue, automatismes, de pure commande. Autonomie, originalité, liberté d’esprit, affirmation, de personnalités fortes, « iconoclastes », sont fort combattues. Par un système éducatif rigide, autoritaire et, conformiste. Il s’agit, de façonner, de pâles exécutants, non, des meneurs charismatiques, à l’image, d’une société, trop « figée, passéiste, sans imagination ». Pour tout dire, en « marasme inquiétant ».

 

Pour la majorité, des jeunes, le temps, des études, n’est plus, depuis, quarante ans, celui, de la joie, des apprentissages, mais, de la très morne résignation. De plus en plus, d’étudiants, connaissent, des conditions, de vie économique, fort difficiles. Le défaut académique remplace, l’adhésion éducative. Quoi, qu’il en soit, il vaut bien mieux, être étudiant. Avec ou, sans emploi, de complément, les quelques avantages, que cela, comporte, en terme, de « statut social », d’importance relative. Que chômeur, en « déchéance absolue » ou, même, salarié déclassé. Seuls, les ressortissants, ultraminoritaires, des filières, d’élite, « surnagent », vraiment. L’encadrement pédagogique, de l’école, est aléatoire, en ses résultats effectifs, pour l’élève. Un système, de soutien scolaire, insuffisant, tente, d’y remédier.

 

Notre pays est l’un, de ceux, qui, en Occident, connaît, le plus, de « déperdition ». Entre, le nombre total, des scolarisés et, celui, des diplômés, qui est bien moindre. Nous scolarisons moins, d’adojeunes, en l’enseignement supérieur, que certains pays, en Amérique, du Nord, Scandinavie. Les moyens financiers, qui lui sont alloués, sont inférieurs, chez nous et, l’échec scolaire, à tous niveaux, bien plus élevé. Car, nos adojeunes sont, moins bien, préparés, notre enseignement, plus normatif, lourd, qu’ailleurs. Notre école, de masse, impersonnelle, rigide, anonyme, secrète et, amplifie, chez nombre, de juniors, la démotivation, le mal-être. La fatigue excessive, l’anxiété, l’inadaptation, la solitude, la démobilisation, les forts découragements et, saturations. L’incapacité totale, de travailler, la révolte, les désespoirs, dégoûts et, angoisses scolaires, les mauvaises orientations, en cascade, abandons, d’études. Il y a, surcharge, des tâches et, des espaces, délabrement, de locaux inadaptés, manque, de moyens, mauvaises ambiance ou, normes, de travail. Relations difficiles, avec les enseignants ou, l’administration.

 

Un certain nombre, d’adojeunes, ne peuvent se faire, à la dure, rigueur scolaire habituelle. Ils nécessitent, un traitement différent adéquat, hélas, souvent, inexistant ou, même, défaillant, lui aussi ! Les enseignants sont également, touchés, par les conditions, souvent, désastreuses, de leur métier. Le suicide, en milieu étudiant, est préoccupant. Les juniors ne voient pas assez, les finalités, de leurs études. Le monde, la jeunesse, ont, bien plus, changé, que l’école, elle-même. Le public rare, sélectionné, cultivé, motivé, antérieur, aux années 1960, a laissé place, au « tout-venant ». Qui, souvent, ne fait, d’études, que, car, cela, est devenu, un impératif, pour l’emploi ou, par défaut, « faute, de mieux », en attendant. Les codes scolaires ne peuvent, être assimilés, par des publics, trop pléthoriques, hétérogènes, trop étrangers, à leur sens. Depuis, trente ans, cela, s’aggrave. Une bonne partie, de la jeunesse, y compris, dans l’enseignement supérieur, ne suit plus, aucun cours, pour s’instruire, s’enrichir ou, se former. Or, pour le seul, diplôme, promu, au rang, de « Saint Graal », sans, avoir nullement, les aptitudes requises. La « quantité » a tué, la « qualité », aussi sûrement, que la mauvaise monnaie, chasse, la bonne.

 

Sous, la Rome antique (509 av. J.-C.-395), entre, les douze et, dix-sept ans, environ, les jeunes hommes aristocrates, fréquentent, l’enseignement, du grammairien. Cette fort solide, éducation secondaire, repose alors, essentiellement, sur la culture et, la langue helléniques du temps et, la grammaire. Les très grands poètes grecs, tel, Homère (fin VIIIe s. av. J.-C.) et, latins, comme, Virgile (70-19 av. J.-C.), sont surtout, étudiés. Puis, vient, l’enseignement, du rhéteur. Axé, sur des éléments, du droit, la rhétorique, l’art oratoire, de l’éloquence, du bien parler, de convaincre. Par la bonne capacité, à défendre, exposer, avec fortes convictions, crédibilité et, pertinence, des idées, des causes, des débats contradictoires. Ces études concernent, la descendance, des grandes familles patriciennes et, la destinent, aux carrières publiques et, politiques. Les jeunes filles favorisées, quant à elles, étudient, avec des précepteurs particuliers ou, en des écoles privées. Elles apprennent, les auteurs, latins et grecs, le chant et, des instruments, de musique, cithare, lyre753. À la fin, de l’empire romain d’Occident (476), l’Église assure seule, la gestion, de l’éducation, surtout, pour les futurs clercs. Littérature, religion, y sont enseignées.

 

Au cours, du haut Moyen Âge européen, du cinquième, au dixième siècle, nombre, d’écoles monastiques, épiscopales / cathédrales et, paroissiales, se développent, alors. Scriptoriums, bibliothèques conventuels, se multiplient. Les écoles abbatiales arrivent, à leur apogée maximale, à l’époque carolingienne, jusqu’au, onzième siècle. Les plus « célèbres », sont celles, du Bec-Hellouin, en Normandie (1045), de Cluny, en Bourgogne (Xe s.), aussi, de Saint-Victor et, Sainte-Geneviève (XIe s.), à Paris. À partir, du douzième siècle, les écoles « épiscopales-cathédrales » urbaines, finissent, par l’emporter, en prestige et, en attraction, sur les autres.

 

Au Moyen Âge tardif, du onzième, au quinzième siècle, les écoles épiscopales constituent, le réseau éducatif, le plus important et, recherché. Elles sont gérées, par les chanoines, des chapitres, des cathédrales, d’où, la dénomination, également, d’écoles capitulaires. L’enseignement est inculqué, par des maîtres, les magister. Il s’agit alors, de clercs diplômés, d’une « licence, d’enseigner », Licentia Docendi, délivrée, par le chancelier, de la cathédrale, autorité suprême, de l’école épiscopale. Globalement, la gratuité, des cours, prévaut. Les écoles épiscopales, de Paris et, de Chartres figurent, en leur temps, parmi, les plus fameuses, de la seconde partie, de notre ère médiévale.

 

À partir, de la fin, du douzième siècle, se créent, ce qui sera appelé, des collèges. À l’origine, il s’agit, de fondations caritatives, de mécénat, destinées, à l’hébergement, la restauration, au soutien scolaire, d’étudiants défavorisés. À qui, il est octroyé, une bourse, d’études. Ces jeunes suivent leurs cours, à l’université, comme, les autres. Les fondateurs sont des gouvernants ou, des dignitaires religieux puissants. À la fin, de l’ère médiévale, les collèges sont, peu à peu, devenus, des lieux, d’enseignement, à part entière, en sus, des cursus, de l’université. Les plus célèbres sont, à Paris, les collèges d’Harcourt (1280), de Sorbonne (1253), de Navarre (1304). Cependant, contrairement, aux universités, les collèges, d’enseignement, médiévaux, ne sont habilités, à conférer, ni, grades ni, diplômes universitaires. À partir, du douzième siècle, pour s’affranchir, de l’obédience, des écoles épiscopales dominantes, les clercs se regroupent, en corporations savantes : Universitates Studiorum. Avec, pour objectifs affichés, la recherche, l’enseignement, en toute indépendance. Les universités se voient accorder, par la papauté, des bulles, fondant, leur liberté, à l’égard, de tout pouvoir extérieur, temporel, comme, spirituel.

 

Il s’agit, des Libertas Academica, l’autonomie intellectuelle. L’Université de Paris (1150), avec celles, de Bologne (1088), d’Oxford (1096), de Cambridge (1209), est l’une, des premières, à voir, le jour. Approuvée, par le roi de France, Philippe Auguste (1165-1223), en 1200 et, par le pape, Innocent III (1160-1216), en 1215. Enseignants, comme, étudiants clercs, bénéficient, d’un statut, juridique et judiciaire, hors, du « droit commun », d’une justice propre. Les charges militaires et, en partie, d’impositions, leur sont épargnées. En 1215, statuts, comme, discipline, ainsi, que programmes, sont établis.

 

À partir, de 1231, l’université parisienne ne relève, que de l’autorité et, la protection, de la papauté. L’université est constituée, d’une faculté, de formation, générale et préparatoire, la faculté des Arts, mais, aussi, de trois facultés spécialisées, Droit, Médecine, Théologie. Le baccalauréat (XIIIe s.) sanctionne, la fin, des études, des Arts. La licence (XIIe s.), comme, le doctorat (XIIIe s.) sont, ensuite, les deux grades délivrés, par les facultés spécialisées. L’enseignement universitaire concerne, alors, tout d’abord, les arts libéraux. Enseignement généraliste, délivré, dans les écoles et, universités, avec, deux grands cycles pédagogiques. Le premier cycle, à dominante littéraire et, philosophique, concerne, le Trivium : rhétorique et, dialectique, comme, aussi, grammaire.

 

Le second cycle, dit, Quadrivium, est consacré, aux seules, sciences, dispense, un cursus, d’arithmétique, de géométrie, d’astronomie et, de musique. Les fondements savants reposent, sur les textes sacrés, bibliques, ecclésiaux. En faculté des Arts, les cours débutent, par des lectures, analyses, de textes, Lectio. Ensuite, la thèse, des auteurs, est disséquée, critiquée, en disputatio. Puis, l’enseignant donne, son avis final, en determinatio. La seule langue, des études, au Moyen Âge (476-1492), comme, à l’époque moderne (1492-1789), reste, le latin. Les fondements, pédagogiques et intellectuels, demeurent, ceux, de l’Antiquité classique, gréco-romaine (509 av.J.-C.-395). Les enseignants européens, les plus brillants, du Moyen Âge, sont fort célèbres. Gerbert d’Aurillac (945-1003), Fulbert de Chartres (960-1028), Bérenger de Tours (998-1088), Anselme de Cantorbéry (1033-1109). P. Abélard (1079-1142) et, P. Lombard (1100-1160), T. d’Aquin (1224-1274), Siger de Brabant (1240-1284)754… En autant, de forts esprits. Qui auront marqué, leur temps, par leur fulgurance, tant, académique, que spirituelle et, au-delà.

 

À partir, du seizième siècle, de la Renaissance, l’école française, de notre ère moderne, se répand. Elle est alors, très stimulée, par l’essor, de l’imprimerie, l’émulation, entre la Réforme protestante, (Dès XVe s.) et, celle, de l’Église romaine (XVIe s.). Elle détient, un « quasi-monopole » légal, en matière, d’enseignement, d’éducation, académiques officiels. Cela, s’accentue fort, au Grand Siècle (XVIIe s.), surtout, à celui, des Lumières (XVIIIe s.), sous l’égide, quasi exclusive, de l’Église. Même, s’il n’y a pas, encore, de réel, « système éducatif ». Lequel, ne commence, à se construire, très progressivement, qu’à partir, du seul, dix-neuvième siècle. Ce mode éducatif classique, dure trois siècles, sous l’Ancien Régime monarchique, jusqu’aux bouleversements révolutionnaires (XVIe au XVIIIe s.). Le « collège royal » voit le jour, pour tous les adolescents masculins, de l’enseignement secondaire. La discipline est très rigoureuse. Désormais, pour la toute première fois, les élèves sont enseignés, séparément, par niveaux, d’études et, âges homogènes correspondants. Enseignés, comme, enseignants, se voient assigner, un net statut hiérarchique, dissemblable et, subordonné, pour les premiers et, supérieur, pour les seconds.

 

Au seizième siècle, le collège recrute, ses élèves, essentiellement, dans la bourgeoisie. À partir, du dix-septième, y viennent, peu à peu, les jeunes aristocrates. Puis, au dernier siècle, de la monarchie, dite absolue, les adolescents, les plus méritants, de milieux, plus modestes, peuvent, à l’occasion, y être scolarisés. Toutefois, seuls, les rejetons, de la très haute société, ont accès, aux collèges parisiens et, des grandes villes, les plus sélectifs et, prestigieux. Tout particulièrement, ceux, majoritaires, fondés, gérés, par l’ordre, des Jésuites (XVIe s.). Tels, ceux, de Billom (1558), du Prytanée de La Flèche (1604) ou, de Clermont (1563), l’actuel, lycée parisien, Louis-le-Grand (1682/1873-).

 

Par les Oratoriens, notamment, au collège de Juilly (1638-2012). Les pensionnats se développent, car l’isolement et, l’enfermement, de l’adojeunesse savante, sont réputés, avoir, une très grande vertu, éducative et morale. Par coupure totale, d’avec, le monde extérieur temporel. Le collège forme, les élites savantes, de l’Ancien Régime (France, 1589-1789), une partie, de celles, de la Révolution (France, 1789-1799). Les enseignements ont, pour seuls, fondements, l’humanisme antique gréco-romain, chrétien. Les langues anciennes, grec et latin, la morale antique, chrétienne, les humanités, la rhétorique classiques, les enseignements religieux.

 

L’Histoire ancienne, la philosophie scolastique… Peu, de langues modernes, de disciplines scientifiques. Notre système, d’enseignement secondaire, des collèges et, lycées actuels, est aujourd’hui, encore, marqué, par la pédagogie, de la Ratio Studiorum, des Pères Jésuites. Avec les notions, toujours, en cours, de programmes, d’emploi, du temps, de passage, de classe, en classe. D’évaluations trimestrielles, semestrielles, annuelles… Cet enseignement, spirituel et classique, forme le « bon chrétien », les élites religieuses, littéraires, médicales et, juridiques, d’un État monarchique et, chrétien. Les filles sont peu scolarisées, pour la plupart. Les jeunes filles favorisées, sont instruites, à domicile et, par leur préceptorat privé ou, en des institutions, purement religieuses, comme, les couvents féminins. Elles n’ont jamais, accès, aux humanités gréco-romaines, des garçons, et, leur enseignement est, généralement, bien plus sommaire, d’ordre pratique et, domestique. Il existe, également, des écoles secondaires, d’enseignement professionnel, fondées, gérées, par les Frères des Écoles chrétiennes, (France, XVIIe s.). Celles, créées, par le pédagogue français, J.-B. de La Salle (1651-1719). Pour les juniors, plus modestes, que ceux, des collèges.

 

Le corps enseignant, du secondaire et, supérieur est, essentiellement, constitué, de religieux, réguliers et, séculiers. Les universités, dynamiques, attractives, ouvertes, à l’international, au Moyen Âge (XIIe-XIVe s.), ne sont plus, que l’ombre, d’elles-mêmes, à l’époque moderne (XVIe-XVIIIe s.). Elles ont perdu, de leur brio intellectuel et, attirent fort peu, de jeunes, notamment, de la meilleure société. Leur « pré carré » se replie, sur la théologie. L’essentiel, de l’enseignement supérieur, a cours, en dehors, d’elle. Les écoles spécialisées, post-collège, commencent, à se créer. Beaucoup, ne relèvent pas, de l’Église, contrairement, aux collèges, mais, alors, du seul, gouvernement royal. Dès, la fin, de l’Ancien Régime français (XVIIIe s.), l’idée, d’une « Éducation nationale », relevant, de l’État, non plus, de l’Église, commence, à occuper, les esprits. Avec, l’expulsion, de France, des Jésuites, en 1764, les idéaux, des encyclopédistes, ainsi, que des Lumières et, l’influence grandissante, des Parlements, du gallicanisme755. L’on commence, à considérer, l’enseignement, non, comme, un privilège, de caste, or, tel, un droit, pour la plupart. Exigible, par tout citoyen, en tant, que tel, non, comme, privilège, de classe, réservé, à l’élite.

 

La période révolutionnaire supprime, les congrégations religieuses, notamment, enseignantes. Les collèges royaux et, les universités sont abolis. En 1795, les collèges sont remplacés, par les écoles centrales. Le latin est, désormais, devancé, par les disciplines scientifiques et, les « sciences morales et, politiques ». En 1794, sont créés, le Conservatoire National, des Arts et Métiers, Cnam, l’École Polytechnique, des Écoles de Santé. En 1795, naissent aussi, ce qui deviendra, plus tard, l’École du Louvre, aussi, l’École des Langues Orientales. Le Collège de France, succède, au « Collège royal de France ». Prise, par d’autres « urgences », la nouvelle Première République (1792-1804) ne peut, véritablement pas, remplacer, l’architecture scolaire, d’Ancien Régime (France, 1589-1789), disparue. Par une nouvelle, à part entière. Ce sera l’affaire, du siècle suivant, le dix-neuvième et, surtout, du vingtième. Pour la première fois, l’enseignement français, est un enseignement national, d’État. L’Église en perd, le monopole, de fait756.

 

Durant, tout, le dix-neuvième siècle, l’enseignement secondaire, plus, encore, le supérieur, restent très élitistes et, sélectifs. Ils demeurent, le quasi-monopole, de fait, des jeunes, de sexe masculin et, des milieux favorisés. Du Premier Empire, au milieu, de la Troisième République (France, 1804-1905), moins, de 5 pour cent, de la classe d’âge masculine, adojuvénile, accède, aux études secondaires. Moins, encore, aux cursus supérieurs. Les cours sont payants, très chers. Le système éducatif post-primaire, est des plus malthusiens, car, avant tout, conçu, pour la seule, promotion et, la perpétuation, des élites existantes. Non, pour l’avancement, de l’ensemble, de la jeunesse.

 

Le milieu socioculturel, d’une minorité, l’emporte, sur le mérite personnel, de tous. Après, l’échec, des écoles centrales, sous, la Révolution, les collèges royaux, d’Ancien Régime (France, 1589-1789), sont remis, à l’honneur, sous le Premier Empire (France, 1804-1815), dès, 1805. En tant, que lycées impériaux ou, collèges communaux. Le « lycée » est créé, dès, le Consulat (France, 1799-1804), en 1802. Il redevient collège royal, sous la Restauration, la Monarchie de Juillet, entre 1815 et, 1848. Jusqu’aux tout débuts, du siècle dernier, sous, la Troisième République (France, 1870-1940), les lycées se limitent, à quelques dizaines. Tous les chefs lieux, de préfectures, n’en ont pas. Avant, 1900, seuls, quatre lycées, comptent, à Paris. De fait, à l’époque, obtenir, le baccalauréat, équivaut, à l’admission, en Grande école, aujourd’hui.

 

Citons, donc, à Paris, le lycée Charlemagne (1802), Condorcet (1803), Henri-IV (1796), Louis-le-Grand (1563). Le lycée public est alors, géré, par l’État. Les enseignants sont formés, par l’École normale, l’agrégation. Les collèges sont plus nombreux et, installés, dans des villes secondaires. Leurs maîtres sont moins formés. L’État y exerce son contrôle. Les municipalités en ont la charge, financière et, matérielle. Certains, deviendront lycées. Dès, l’Empire (1804), avec l’autorisation, de l’État et, contre imposition financière spécifique, il y a, des établissements, d’enseignement secondaire, privés.

 

Ils sont ouverts, par les seules, congrégations enseignantes, en externat ou, internat. Ils connaissent grand succès, de même, que les petits séminaires, à partir, de la Restauration (1815). Ces derniers, ont un enseignement secondaire généraliste, de qualité, ne préparant pas, qu’à la prêtrise. Ils concurrencent fort, les collèges royaux, d’avant, la Deuxième République (France, 1848-1852). La loi Falloux, de 1850, instaure, la pleine « liberté, de l’enseignement secondaire ». Toutes les congrégations éducatives, y compris, celle, des Jésuites, bannis, en 1764, réadmis, en 1814, peuvent, désormais, enseigner. Sans autorisation, de l’État.

 

Les conditions, d’ouverture, d’établissements, sont, des plus minimales. L’enseignement privé confessionnel est, des plus prépondérants. Au dix-neuvième siècle, comme, avant, la Révolution, l’enseignement secondaire privé, religieux, fait florès. Car, son modèle, d’humanités classiques, est toujours, très prisé, de tous les notables, du temps. Latin, internat, continuent, à séduire, la bourgeoisie. En outre, les belles carrières professionnelles, ne sont accessibles, que via, les meilleures écoles secondaires, le baccalauréat. Puis, les universités, écoles, d’enseignement supérieur. Concernant, ces études supérieures, leur premier rôle, est de former, essentiellement, au droit, comme, à la médecine.

 

Le droit permet, l’accès, aux professions juridiques, de magistrat, mais, aussi, surtout, d’avocat. Le barreau peut, en outre, être prélude, à carrière politique. Ainsi, jusqu’au Premier Conflit mondial (1914-1918) et, au Second (1939-1945), en France, nombre, de chefs d’État, de gouvernement ou, de ministres, sont d’anciens avocats. De nos jours, encore, l’ex-président, de la République, N. Sarkozy (France, 2007-2012) et, aussi, son prédécesseur, F. Mitterrand (France, 1916-1996, mandats 1981-1995), ont été, d’anciens avocats. Avant, que de « se fixer », en politique. Dans la seconde moitié, du dix-neuvième siècle, la médecine devient, une carrière recherchée, prestigieuse.

 

Ainsi, un fort grand président, du Conseil (1906-1909/1917-1920), G. Clemenceau, (France, 1841-1929), a-t-il été médecin. En outre, sont issues, de l’ancienne faculté, des Arts, la faculté, des lettres, comme, celle, des sciences. Elles demeurent marginales, jusqu’aux débuts, de la Troisième République (France, 1870-1940). Quant aux Grandes écoles, les plus anciennes, datent, de l’Ancien Régime (France, 1589-1789), telle, l’École des Ponts et Chaussées (1747), de la Révolution (France, 1789-1799), telle, l’École Polytechnique (1794). Elles connaissent, également, un fort attrait. Citons, aussi, l’École militaire, de Saint-Cyr (1802) et, l’École Normale Supérieure (1794), avec ses deux filières, littéraire et, scientifique.

 

Les disciplines scientifiques, du secondaire, des « classes préparatoires », sont revalorisées. Car, elles seules, permettent, de réussir, les concours d’entrée, aux Grandes écoles scientifiques. Le programme, le système, des collèges royaux, d’Ancien Régime (France, 1589-1789), commencent, à être rétablis, dès, le Consulat, en 1802. Surtout, avec la Restauration (France, 1815-1830). Le latin et, le grec, avaient déjà, bien « décliné », depuis, la fin, du règne, du roi Louis XIV (France, 1715), ainsi, que les humanités, littéraires et, rhétoriques ou, philosophiques. Ils l’emportent, de nouveau, sur les sciences, comme, sur les langues modernes.

 

P. Albertini, (historien français contemporain), note, qu’à la fin, du Second Empire (France, 1852-1870), l’enseignement classique se compare, à ce qu’il était, au Grand Siècle, sous le roi Louis XIV (France, 1638-1715) ! Au long, du dix-neuvième siècle, prévaut, un esprit, à l’opposé, des idéaux, des Lumières, de la Révolution (France, 1789-1799), antireligieux. Les élites sont en quête, de stabilité, tradition, spiritualité. Elles estiment, que la valeur éducative, humaniste, de civilisation, sur le modèle jésuitique, ne peut reposer, que sur la distanciation, d’avec, les aléas contemporains. Cela, impose, un enseignement intemporel, éternel, mystique, éthéré.

 

Dont, le fondement repose, sur la seule, philosophie, la sagesse, d’une Antiquité gréco-romaine, idéalisée, formatée, revisitée et, la piété chrétienne. Antiquité profane et, foi chrétienne, sont mêlées, en un seul fondement, une seule finalité morale. Seuls, jugés aptes, à une éducation convenable, de la jeunesse, d’élite. Seul, le latin, est estimé, mener, à la maîtrise, du français. Le thème latin, traduire, du français, en latin, est privilégié, non, la version latine, transposer, du latin, en français. L’enseignement secondaire classique, est pétri, d’humanités traditionnelles757. L’idéal éducatif reste, celui, de l’académisme, l’humanisme antiques, du Grand Siècle (France, XVIIe s.).

 

Histoire, géographie, langues vivantes, sciences mathématiques et, physiques, restent très minorées. Le professeur, de lettres, est, donc, le « deus ex machina » suprême, des lycées. Concernant, l’enseignement supérieur, la Révolution (France, 1789-1799) avait aboli, les grades universitaires. Le Consulat, l’Empire (France, 1799-1815), les rétablissent et, unifient, un système universitaire, d’État, fort homogène. Le droit et, la médecine demeurent, les cursus, des élites. Le droit est basé, sur le droit romain, le Code civil et, la procédure. La jurisprudence concrète est privilégiée.

 

Le droit constitutionnel apparaît, sous la Monarchie de Juillet (France, 1830-1848), l’économie politique, sous le Second Empire (France, 1852-1870). Outre, les facultés, de médecine, formant, les seuls, médecins, des écoles, de médecine, préparent, des officiers, de santé. Les étudiants, en médecine, sont peu nombreux. Les facultés, de lettres : philosophie, histoire / géographie, littérature ancienne et, littérature française, littérature étrangère et, celles, de sciences, sont, des plus insignifiantes. Elles servent, à attribuer, le baccalauréat. Il n’y a, nuls, étudiants propres, or, enseignements, pour tous. Comme, aujourd’hui, l’essentiel, de la recherche scientifique, existe, hors université.

 

En quelques organismes extérieurs, de grand prestige, tels, le Muséum d’Histoire naturelle (1635), le Collège de France (1530), l’École Pratique, des Hautes Études (1868). Il y a aussi, les écoles, du gouvernement, telles, Polytechnique, Saint-Cyr ou, Navale (1830), pour les officiers militaires. L’École des Ponts (1747), celle, des Mines (1783), l’École Centrale (1829), forment, les ingénieurs. L’École Normale Supérieure mène, à l’agrégation, aux carrières, d’enseignement, de recherche, littéraires et, scientifiques, du secondaire et, supérieur. À partir, du Consulat (France, 1799-1804), l’Église n’a plus, la mainmise, sur les écoles secondaires, comme, sous l’Ancien Régime (France, 1589-1789), sur les collèges royaux.

 

Désormais, l’enseignement public, est un monopole, d’État. L’Église ne gère plus, que ses propres, institutions scolaires privées, les petits séminaires. Toutefois, ces derniers, ne doivent former, que de futurs clercs. Jusqu’à, la Deuxième République (1848-1852), la règle est largement, ignorée. Nombre, de jeunes, fréquentent, cet enseignement, sans viser, la seule, vocation religieuse. Leur famille, ne voulant pas, les confier, aux établissements, d’enseignement secondaire public. La grande loi Falloux, de 1850, instaure, donc, la liberté, de l’enseignement secondaire. Ce qui implique, un immense bouleversement éducatif, inédit.

 

Désormais, toutes les congrégations, même, non autorisées, peuvent librement, enseigner, sans, aucun contrôle, sauf, en matière, d’hygiène, de moralité. Ce qui fait, qu’aux débuts, de la Troisième République (France, 1870-1940), l’enseignement secondaire privé, scolarise, plus de jeunes, que son homologue public. Les ecclésiastiques peuvent même, enseigner, dans l’enseignement secondaire et, supérieur public. En 1875, c’est la liberté, de l’enseignement supérieur, qui est proclamée. Des établissements privés, d’enseignement supérieur, se créent donc.

 

Jusqu’à, la toute fin, du Second Empire (France, 1852-1870), l’enseignement secondaire, des filles, est quasiment, le « monopole », des congrégations religieuses féminines. En 1867, à l’instigation, du ministre, de l’Instruction, V. Duruy, (France, 1811-1894), se créent, des « cours secondaires » publics, de jeunes filles. L’on y enseigne, les lettres, les sciences, les langues vivantes, l’histoire, le dessin. C’est l’échec, car, l’Église s’y oppose fort, voulant conserver, tout son « monopole », de l’enseignement féminin. À partir, des années 1880, au lycée, le discours français l’emporte, sur le discours latin, au baccalauréat, comme, au concours général. La version, l’analyse, des auteurs, dépassent, le thème et, la rédaction.

 

La « rhétorique latine » disparaît, au début, du vingtième siècle. Le latin demeure obligatoire, dans le secondaire classique. En 1882, se crée, un baccalauréat, de l’enseignement spécial, qui devient, enseignement secondaire moderne, en 1891. Il mène, à l’enseignement supérieur, de sciences et, médecine. La réforme, de 1902, assure une égalité, entre lettres et, sciences, dans le secondaire. Quatre voies s’ouvrent, aux lycéens. Les baccalauréats A, latin-grec. B, latin-langues. C, latin-sciences. D, langues-sciences. Ce système perdure, jusqu’à, la réforme, de 1965. Le bac C, est le plus recherché, le D, déprécié et, le A, décline. Dans l’Entre-deux- guerres (1918-1939), la section A, latin-grec, se renforce, peu à peu. En 1939, les bacheliers A constituent, presque un tiers, des lauréats, de fin, des études secondaires et, restent, les élites, d’excellence. Après guerre, se crée, une section, d’élites minoritaires, A’, latin-grec-sciences. Des débuts, de la Troisième République, à ceux, de la Cinquième (France, 1870-1970), l’enseignement secondaire reste, ce qu’il avait été, depuis, l’Ancien Régime (France, 1589-1789). Élitiste, humaniste et, intellectualisé, abstrait, littéraire, plus, que scientifique, de culture générale, réservé, à l’élite758.

 

Le public enseigné est bourgeois, plus masculin, que féminin, les enseignants, bien formés, peu nombreux et, aussi, souvent, agrégés. Les effectifs, d’élèves, restent très stables, limités, jusqu’aux, années 1930. À partir, de la gratuité, de tout l’enseignement secondaire, en 1930, les lycéens commencent, à être plus nombreux. Il faut encore, attendre, les années 1950 et, surtout, 1960, pour qu’ils commencent, à croître, de façon, bien plus substantielle. Les lycées restent peu nombreux et, urbains, en moyenne, jusqu’à la fin, de la Quatrième République (France, 1946-1958). Un lycée, de garçons, un, de jeunes filles, par préfecture, des collèges, dans les sous-préfectures.

 

Alors, les conditions, d’études, sont excellentes. Il n’y a, encore, que dix mille bacheliers, en 1920, vingt mille, en 1937 et, trente mille, en 1947. L’enseignement secondaire reste alors, appréhendé, comme, d’excellence, d’élite et, non encore, de masse. Les familles modestes considèrent, le lycée, comme, inaccessible, à trop long terme et, peu propice, à des professions disponibles. L’État estime que, « trop », de bacheliers, impliquerait, trop, de laissés pour compte, faute, de vrais débouchés, assez suffisants. Les langues, anciennes et vivantes, restent, des plus privilégiées, ainsi, que l’exercice traducteur, de la version, notamment, latine.

 

De même, « versions » anglaise, allemande, l’emportent, sur l’entraînement réel, à la langue vernaculaire parlée. Composition française et, explication, de texte, continuent, à prédominer. Avec, une fort nette prééminence, de la langue, de la littérature classiques, des dix-septième, dix-huitième, dix-neuvième siècles. Puis, la dissertation littéraire et, morale ou, philosophique, remplace, peu à peu, la classique rhétorique, d’antan. La philosophie, des classes, de terminale, se veut encore, essentiellement, « anti-scientiste ». En opposition, anachronique et dépassée, au scientisme, des philosophes français, Taine (1828-1893), Renan (1823-1892), en seconde moitié, du dix-neuvième siècle. Avant, 1950, en enseignements secondaires généraux, les disciplines scientifiques demeurent, fort marginales et, insuffisantes. Comme, aussi, l’éducation physique et, sportive. Les enseignements littéraires continuent, à dominer. Trop peu, d’ingénieurs, de scientifiques, sont formés. La loi, C. Sée (1847-1919), de 1880, crée, pour la première fois, en France, un véritable, enseignement secondaire féminin. Même, s’il est encore, différent, de moindre exigence, séparé, de celui, des garçons, qui seul, reste encore, principal et, premier.

 

Cet enseignement privilégie, les humanités, dites, « modernes », langues vivantes, français. Le concret, l’oral, le dynamique vivant, en sont, la « marque, de fabrique », bien plus, que pour les garçons. Les langues anciennes sont absentes et, les sciences, laissées, à la « portion congrue ». Cet enseignement, contrairement, à celui, des garçons, n’est pas sanctionné, par le baccalauréat. Pour être, malgré tout, bachelières, les filles se doivent, alors, de préparer, leur l’examen, individuellement et, en dehors, de leur cursus, d’études. Émerge donc, logiquement, une nouvelle catégorie, d’enseignants, les enseignantes, du secondaire.

 

En 1924, les études secondaires, des filles et, celles, des garçons, deviennent enfin, identiques, uniques. Tant, en matière, de durée, programmes, comme, d’objectifs pédagogiques. Les humanités classiques deviennent, alors, le moule unique, de tout l’enseignement, secondaire général. La spécificité « moderniste », du secondaire féminin, ayant disparu. En 1960, en un monde, de plus en plus, multipolaire, concurrentiel, rationnel, la France présente, un très grand retard, en matière, de niveau scientifique. Notamment, du fait, d’un enseignement secondaire, qui fait encore, la part bien « trop belle », aux seules, disciplines littéraires, au détriment, des matières scientifiques.

 

L’enseignement supérieur se développe, peu à peu, après, 1880, mais, reste embryonnaire. Notamment, du fait, de la faiblesse, des effectifs lycéens, bacheliers. Du début, à la fin, de la Troisième République (France, 1870-1940), la capitale « concentre », encore et toujours, la moitié, des effectifs étudiants, du pays. De 1880, à 1940, de grands « efforts », de l’État, en infrastructures universitaires, sont accomplis. Comme, la reconstruction, des locaux même, de la Sorbonne. Qui constituent, encore, de nos jours, l’essentiel, de la configuration immobilière existante, au Quartier latin. Seule, la Cinquième République (France, 1958-), fera mieux. Le niveau scientifique, des études, de médecine, est fort relevé. Le nombre, des spécialisations médicales, augmente, très notablement. Le droit évolue peu, même si, le droit public, attire plus, désormais, que le droit privé, par l’attrait, des concours, de la Fonction publique. Les étudiants, en droit, restent, de très loin, les plus nombreux. Facultés, de sciences, comme, écoles, d’ingénieurs, se multiplient. Les sciences expérimentales progressent. Les facultés, de lettres, continuent, à ne former, essentiellement, que des enseignants, du secondaire. Latin et, grec, sont séparés.

 

La géographie prend plus, d’autonomie, par rapport, à l’histoire. De nouvelles disciplines, comme, la sociologie ou, la psychologie, apparaissent. L’érudition l’emporte, sur la rhétorique. Le positivisme gagne, du terrain. Jusqu’aux, années 1960, les effectifs étudiants sont limités, insuffisants, faute, d’un nombre, de bacheliers, élevé. En l’immédiat, Après-guerre (1945-1955), il y a, encore, trop peu, de licenciés, de docteurs. Les chercheurs sont insuffisamment, formés. Dans, l’Entre-deux-guerres (1918-1939), le budget, de l’enseignement supérieur, reste, des plus maigres. Les travaux universitaires sont sans rigueur.

 

Les enseignants sont mieux formés, que les chercheurs. La théorie convenue domine, encore, au détriment, de la pratique opérationnelle. L’innovation est fort rejetée. Tant, en matière intellectuelle littéraire, que scientifique, la France accuse, en 1945, un fort grand retard, en terme, d’enseignements supérieurs, de recherche. L’ouverture, la coopération internationales, en l’espèce, sont encore, des plus embryonnaires. À partir, de la Libération (France, 1944), surtout, du milieu, des années 1950, le nombre, des étudiants, commence, à progresser, de façon, très significative, pour la toute première fois. L’Université moderne est née.

 

Il double, entre 1931 et, 1956, puis, entre 1956 et, 1964. Cela est, essentiellement, dû, au fort « gonflement » parallèle, des effectifs, des lycéens et, bacheliers. La recherche fondamentale universitaire française, étant insuffisante et, distancée, par l’étranger, il est créé, en 1939, Un Centre National, de la Recherche Scientifique, Cnrs. À l’image, d’autres équivalents, dans le monde. Désormais, l’enseignement supérieur et, la recherche, sont distincts. Cette nouvelle institution améliore, le niveau intellectuel et, scientifique, du pays, après, 1950. La scolarisation secondaire, supérieure, de masse, est imposée, à partir, des années 1950, par la prospérité, des « Trente Glorieuses », (Monde développé, 1945-1975). Le développement, du tertiaire, aux dépens, du secteur agricole et, industriel. Les travailleurs qualifiés font encore, souvent, défaut. L’émergence, de la Communauté Économique Européenne, la primauté, de l’Amérique du Nord, les avancées soviétiques, rendent le « changement, d’échelle scolaire », inéluctable. Il s’agit, notamment, de développer, les enseignements professionnels, supérieurs, si en retard. En 1959, l’obligation scolaire passe, de quatorze ans, âge fixé, sous le Front populaire (France, 1936-1938), à seize ans759.

 

Dès, la Libération (France, 1944-1945), l’objectif affiché, est l’égalité, des chances, de tous, les jeunes, de France, face, à l’éducation scolaire. Les travaux, de la commission, Langevin, (Physicien, France, 1872-1946) – Wallon, (Psychologue, France, 1879-1962), datent, des débuts, de la Quatrième République (France, 1946). Ils stipulent, que l’enseignement secondaire, doit être accessible, à tous. En 1959, les collèges, d’enseignement général, Ceg, sont créés, ainsi, qu’en 1963, les collèges, d’enseignement secondaire, Ces. La loi Haby, (Homme politique, France, 1919-2003), de 1975, dite, du collège unique, fond, les deux types, de collèges précédents, en un seul.

 

Désormais, tous les juniors, font, des études secondaires, générales ou, spécialisées : technologiques ou, professionnelles. D’abord, dans le premier cycle, des collèges, dans les décennies, 1950 à 1970. Puis, de plus en plus, à partir, des années 1980, dans tous les seconds cycles, des lycées généraux, technologiques, professionnels. La finalité politique gouvernementale, d’alors, est, « 80 pour cent, d’une classe d’âge, au niveau, du baccalauréat ». Ce qui devient réalité, avec, 85 pour cent, en 2012. Un immense effort, budgétaire et, immobilier, est accompli, pour « faire face », à l’afflux massif, des élèves et, étudiants. Entre 1954 et, 1967, le nombre, de bacheliers, se multiplie, par 3,6.

 

Les effectifs, des étudiants, doublent, entre 1959 et, 1966, puis, de nouveau, avant, 1975. Les constructions, de locaux universitaires, se développent, parallèlement. Collégiens, lycéens, étudiants, étaient, surtout, issus, des classes socioculturelles élevées. Ils sont, désormais, de plus en plus, les enfants, des classes moyennes, puis, populaires. Toutefois, les filières, les plus sélectives, prestigieuses, socialement rentables, restent, encore, le seul monopole, de fait, des élites. La nouvelle adojeunesse, en études, aspire, au diplôme, alors, que ce dernier, commence déjà, à se déprécier. Aux scolarisés, fort rares, triés, sur le volet, en osmose, avec l’école, les adultes, succèdent, des juniors ultracontestataires, politisés, révoltés et, anticonformistes.

 

En rupture totale, avec l’institution scolaire, le monde, des aînés, qui leur sont fort étrangers, en lesquels, ils ne sont pas, en phase ni, intégrés. Notamment, par leur éloignement même, de la « culture savante », qui n’est pas inhérente, à leur milieu, d’origine. L’heure, de « Mai-68 », avait sonné ! Dans les années 1960, il y a, le baccalauréat général (1808) et, le bac, de technicien (1968). Pour le premier, la « summa divisio » n’est plus, en fonction, des langues anciennes et, modernes, mais, des mathématiques. Lesquelles, deviennent, l’Alpha et l’Omega, des études.

 

Le baccalauréat général, A (1968), L (1995), à options littéraires (2021), est littéraire. Le B (1968), Es (1995), à options économiques et sociales (2021), est économique et, social. Le C (1968), S (1995), mathématique, à options scientifiques (2021), avec le D et, E, est élitiste, car scientifique. Le D (1968-1994), concerne les sciences. Le E (1968-1994), associe mathématiques et, techniques. Le bac technologique F (1968), Sti2d, Sciences et Technologies de l’Industrie et du Développement Durable (2013), est industriel. Le bac G (1968), Stmg, Sciences et Technologies du Management et de la Gestion (2013), est tertiaire.

 

Le bac St2s (2013), Sciences et Technologies de la Santé et du Social, ex-F (1971), est médicosocial. Le bac Stl (2013), Sciences et Technologies de Laboratoire, ex-F (1968), concerne les « biotechnologies » et, « sciences physiques et chimiques, en laboratoire ». Le supérieur a des filières longues : droit, médecine, lettres et, Grandes écoles, conduit, aux carrières supérieures. Les études littéraires, scientifiques, comprennent, un premier cycle, de deux ans : diplôme d’études universitaires générales (1973-2012). Un deuxième, de deux ans, licence (XIIe s., 1808 et, 2002), maîtrise (1966-2006).

 

Un troisième, d’un, à quatre ans ou, plus, diplôme d’études approfondies (1964/1974-2006), diplôme d’études supérieures spécialisées (1974-2006), puis, doctorat (XIIIe s., 1808, 2002, 2016). Les études supérieures, ont des filières courtes : brevets de techniciens supérieurs, Bts (1959). Diplômes universitaires de technologie, Dut (1966). Avant, 1960, seul, le « milieu » social, d’appartenance, fixe le destin scolaire, professionnel, du jeune. Puis, il y a orientation scolaire, selon, les préférences, surtout, les résultats, niveaux, de capacités. Ce qui est, une orientation d’échec, déterminée, selon, les « seuils maximaux, d’incompétences ».

 

C’est-à-dire, aller, jusqu’au maximum ultime, de ses capacités, jamais, au-delà. Les conseillers d’orientation apparaissent, ainsi, que l’ « Onisep » (1970) : l’Office National, d’Information, sur les Enseignements et, Professions. L’école s’est démocratisée, depuis, 1930, jusqu’en 1970. Depuis, elle n’a fait, que se massifier. Tous les établissements, d’enseignement secondaire et, supérieur et, tous les diplômes, même, nationaux, n’ont pas, la même « valeur ». La sociologie géographique, d’un lieu donné, est en étroite corrélation, avec la qualité, des établissements, d’enseignement, qui y sont situés. La carte scolaire, de 1963, impose, l’école, du quartier, de résidence, du junior. L’objectif est, de bien répartir, les flux, des adojeunes, entre, les différentes unités, d’enseignement, anciennes et, nouvelles. Dans la réalité, des faits, cela, assoit fort, les inégalités, scolaires et sociales. Puisque, les jeunes, de milieux, très modestes et, des quartiers, les plus populaires, vont, dans les établissements locaux, non réputés. Ceux, privilégiés, des « beaux quartiers », fréquentent, les écoles, de prestige, qui y sont implantées. Les familles favorisées savent, contourner, la carte scolaire, par toutes sortes, de « stratégies, d’artifice ».

 

Options rares, fort élitistes, domiciliations, de complaisance… Hors, d’atteintes, des milieux modestes. Elles optent, pour l’enseignement privé payant, non régi, par la sectorisation. En 1990, le lycée d’élite s’est finalement, fort peu, ouvert. Il ne prépare pas, au baccalauréat, mais, aux cursus supérieurs, les plus sélectifs. Au sein même, des collèges et lycées, les filières et, options disciplinaires, les plus exigeantes, sont choisies, par les milieux favorisés, pour mieux, préparer l’avenir. Comme, le latin, le grec ancien, l’allemand première langue ou, le japonais. Le baccalauréat général C, scientifique, mathématiques, devenu S, en 1995, reste encore, le plus prisé.

 

Les filières technologiques et, professionnelles sont « dévaluées, répulsives » ou, rarement choisies, pour elles-mêmes. Elles ne sont, généralement, qu’un refuge, contraint et, forcé. Sans réelles adhésion, vocation, par « orientation », de jeunes, n’ayant pas accès, aux filières générales ou, qui y ont déjà, échoué. Notre pays sait fabriquer, des élites, d’excellence. Il « néglige », la plupart, des adojuniors, ceux, qui ne peuvent prétendre, à des « carrières, de commandement ». La France présente, donc, un immense retard dommageable, en matière, d’enseignements professionnalisés. Contrairement, à bien d’autres nations, plus avancées.

 

Ainsi, l’économie allemande bénéficie, de ses formations, professionnelles et, techniques. Quand, la nôtre, pâtit, de ses « pires défaillances », en la matière. La création, du baccalauréat professionnel, en 1985, est un progrès, certes, mais, insuffisant. Dans les filières générales, il y a, la sélectivité intellectuelle et, celle, qui est financière. Les familles aisées, n’ayant alors, pas le loisir, d’opter, pour la première, peuvent toujours, choisir, la seconde. Avec, notamment, les écoles d’ingénieurs, comme, de commerce, payantes et, fort onéreuses. Les formations ultra sélectives, aujourd’hui, comme, autrefois, demeurent attractives et, malthusiennes. Meilleures classes préparatoires, très Grandes écoles, études médicales, de pointe, comme, universités étrangères, les plus sélectives, de prestige mondial… Monopoles, d’élites, socioéconomiques et culturelles. En médecine, un « numerus clausus », apparu, en 1971, pour le passage, en deuxième année, accentue, la sélection. Comme, également, pour la pharmacie, depuis, 1981. L’enseignement privé, notamment, catholique, participe aussi, d’un « élitisme académique, à la française ». En tous ses établissements, secondaires, comme, supérieurs, « d’excellence ».

 

En 1951, les lois Marie, (Homme d’État, France, 1897-1974) et, Barangé, (Homme politique, France, 1897-1985) étendent, à tout élève, des écoles privées, l’octroi, de bourses, d’études. À ces établissements, des subventions étatiques. En 1959, la loi Debré, (Homme d’État, France, 1912-1996) instaure, un contrat d’association, qui permet, aux enseignants, de certaines écoles privées, d’être rémunérés, par l’État. En 1977, la loi, dite, Guermeur, (Homme politique, France, 1930-), impose, aux enseignants, du privé, le respect, du « caractère propre », de leur établissement. Elle accroît, la souveraineté, les prérogatives, de leurs dirigeants. En 1984, le projet, d’assimiler, l’enseignement privé, au système public, est abandonné, faute, d’adhésion. Cet enseignement privé, payant, pour l’essentiel, confessionnel, dépendant, de l’Église, de France, demeure, très prisé, par la population. Il permet, un certain élitisme, est reconnu, comme, exigeant et, plus efficace. Il assure, de meilleures conditions, de travail, en effectifs plus légers, garant, d’ordre, de valeurs, tradition. Il autorise, de passer outre, la carte scolaire, les décisions, d’orientation, du secteur éducatif public, « de masse ». Il rend aussi, possible, plus, d’homogénéité sociale760.

 

Dans les années 1960, il apparaît, de façon, fort illusoire, que les mathématiques modernes, sont bien moins, corrélées, au niveau socioculturel, des jeunes, que les disciplines littéraires. Les matières scientifiques seraient plus objectives et, adaptées, à la massification éducative. À la fin, de la décennie, comme, ultérieurement, les bacheliers scientifiques, C, sont fort peu nombreux. Car, les mathématiques sont devenues, un vecteur, des plus sélectifs, exactement, comme, le latin, le grec ancien, de jadis. Le niveau, d’aptitude, exigé, en mathématiques, des classes scientifiques, des lycées, ne cesse, de s’élever. À la mesure même, de celui, des classes préparatoires, de mathématiques.

 

Seuls, les meilleurs élèves, fréquentent, ces filières, d’élites. La majorité, des cursus, d’excellence, augmentent, leur sélectivité, sur des critères disciplinaires, mathématiques et, scientifiques. Médecine, Grandes écoles, de commerce, d’ingénieurs. En réalité, l’ « habileté » mathématique et, scientifique est, tout autant, reliée, à la réussite sociale, que les aptitudes littéraires. Il est grotesque, totalitaire, de ne fixer, qu’un critère académique, de suprématie unique, exclusif, axé, sur les seules, mathématiques. Il s’agit, d’une « imbécillité nationale » exemplaire, qui n’existe, nulle part, ailleurs et, à un tel niveau, aussi, « délirant » ! Le nouveau baccalauréat, à options scientifiques (2021), n’y changera, strictement, rien.

 

Cet « égarement mental culturel », condamne, la majorité, des jeunes, de ce pays, de façon, fort arbitraire, injuste. Alors, qu’ils pourraient parfaitement, réussir, avec d’autres capacités et, talents, tout aussi respectables, valables. Cette logique, très déraisonnable, de sélection, trop drastique, aboutit même, à une pénurie, de scientifiques formés, opérationnels. En outre, les disciplines littéraires, sont très déconsidérées. Elles sont totalement, étrangères, à un public adojuvénile, « non cultivé », qui les rejettent. Leurs méthodes, de transmissions magistrales, aux dépens, de la participation, de l’expression, des élèves adolescents, sont, également, fort remises, en cause. Les langues anciennes sont, de moins en moins, enseignées, au lycée et, très peu, d’élèves, sont concernés. La littérature française est « en crise ». Le baccalauréat, de français, en fin, de première, ayant été maintenu, les textes littéraires continuent, à être étudiés. Avec, la rhétorique, des plus classiques, de la dissertation et, du commentaire. Seul, le résumé-discussion, est ajouté. De même, histoire et, philosophie connaissent, quelques soubresauts. Elles finissent, en réalité, par perdurer, étant toujours, au programme actuel, du baccalauréat.

 

Le collège actuel connaît, une situation critique. Il est le théâtre, fort privilégié, des tourments pubertaires. Notamment, des garçons, de quatorze-quinze ans, en classes, de quatrième et, troisième. Dans ces conditions et, faute, d’encadrement, de surveillance, suffisant et, adéquat, les violences, de toutes sortes, des plus forts, se déchaînent. Au détriment, des plus faibles. Attaques, verbales et, physiques, harcèlements, extorsions, menaces, chantages, pressions, rétorsions et, humiliations. Dégradations, d’équipements scolaires, chahuts, perturbations, en tous genres, absentéisme, échec scolaire, refus, de travailler, indiscipline…

 

Entre jeunes et, aussi, contre, les enseignants, personnels adultes. Le niveau moyen, d’un adolescent, en fin, d’études collégiales, est d’une catastrophique indigence. Le passage, de classe, en classe, est, quasi toujours, assuré, pour tous ou, presque. L’ensemble, d’une génération, passe, désormais, par le collège. Ces publics, souvent, très populaires, d’origine modeste, voire, immigrée, sont pléthoriques, hétérogènes, inadaptés, non préparés et, non motivés. Présents physiquement, par contrainte, obligation scolaire, jusqu’à l’âge, de seize ans, non intellectualisés. Ils ont, les pires difficultés, à se contrôler, maîtriser, une « chose scolaire », qui les dépasse, exaspère.

 

Rigueur, effort, ténacité, sont hors, de leur portée. Ce « malheur collégien », a été préparé, en amont, par une école primaire, elle-même, « en déroute », quant aux objectifs, méthodes, contenus, effets, d’enseignement. Le lycée général connaît moins, de turbulence. Cependant, là aussi, niveaux intellectuels, exigences académiques, ont fort baissé, depuis, vingt-cinq ans. La massification, des effectifs, d’élèves, au collège, a fini, par gagner, le lycée, depuis, 1990. La résorption, de ces flux massifs inédits, de jeunes, s’est faite, par le biais, d’un abaissement, des prérequis imposés. Tant, dans les classes scientifiques, que littéraires, tous les programmes et, épreuves, ont été simplifiés. Partout, le niveau baisse, de façon, affligeante. L’objectif n’est plus, de former, avec rigueur, mais, de diplômer, au rabais, le maximum, de juniors, de façon, hypocrite et démagogique. Quitte, à fabriquer, des générations entières, d’aigris, de chômeurs, déclassés. Réalité, déjà, présente. Ce qui explique, les taux, d’échecs, d’abandons, élevés, dans l’enseignement supérieur. De bacheliers, non et, mal préparés, académiquement, faibles.

 

Dans le même temps, les jeunes minoritaires et, les plus favorisés, continuent, à conserver, leur niveau, d’excellence. Grâce, à des formations secondaires et, supérieures, d’élites, fermées, rares, dont, ils ont quasiment, seuls, le monopole, de fait. Les études sont devenues utilitaristes et, purement scolaires. L’élève moyen exige, des « recettes miracle, toutes faites, rabâchées. Du tout cuit prémâché, prédigéré, prêt, à être bien recraché, aux examens ». Il ne s’agit alors, plus, d’éducation didactique, mais, de « psittacisme pédagogique », des plus navrants ! Il y a, une crise, des sciences et, une désaffection, pour tous, les cursus universitaires scientifiques, hors, la seule, santé.

 

Un manque, très préoccupant, d’enseignants, en la matière. Depuis, cinq décennies, la démocratisation, des études, est « en panne ». Aujourd’hui, 80 pour cent, de jeunes, d’une génération, obtiennent, le baccalauréat. Il y a, 88,3 pour cent, de reçus, parmi, les candidats, six cent soixante-quinze mille, sur sept cent soixante-cinq mille, en 2018. Cela, mène, trop souvent, à l’échec, dans les études supérieures ou, à l’obtention, de diplômes ultérieurs dévalués et, sans débouchés. Les effectifs étudiants atteignent, désormais, les quelque, deux millions sept cent mille jeunes. Quand, il en « faudrait », plutôt, au minimum, quatre millions761 ! Pour atteindre, le niveau satisfaisant, dont, a besoin, le développement, du pays, la moyenne, des États occidentaux, qui font mieux, que nous.

 

Depuis, vingt ans, le lycée a très largement, accueilli, la plupart, des juniors, ce qui est, très positif, en soi. Toutefois, cela, s’est accompli, au prix, d’un exil, des milieux défavorisés, dans les cursus, les plus « déshérités ». Les meilleures études générales, du secondaire, restent l’apanage, des milieux moyens et, supérieurs, comme, les « classes européennes ». Les tout nouveaux « lycées-ghetto », des banlieues difficiles, ne regroupent, que « les plus mal lotis ». Déjà, en 1991, quand, commence, à émerger, le « lycée, de masse », le sociologue français, F. Dubet, dépeint, fort bien, le phénomène, de la « hiérarchisation » lycéenne. Entre, « établissements d’élite », du centre, des grandes villes. « Lycées, dans la norme », des villes moyennes. « Institutions déshéritées », des périphéries urbaines « difficiles ». Cette typologie peut concerner, tous types, de filières. Le premier genre est, encore et, toujours, sur représenté, dans les cursus, de l’enseignement secondaire, dit, « général ». Le deuxième, dans les études technologiques. Le dernier, pour ce qui est, des études, dites, professionnelles762.

 

Les Zones d’Éducation Prioritaire, Zep, sont créées, en 1981, les Zones Urbaines Sensibles, Zus, naissent, en 1996. Elles visent, à aider, les collèges et, collégiens, les lycées et, lycéens, défavorisés. Remplacées, par les Quartiers Prioritaires, de la Politique de la Ville, Qpv, en 2015. Elles n’ont pas suffi, à inverser la donne, mais, à les isoler, stigmatiser, encore, un peu plus, en un « fort repoussoir ». Un peu, comme, les différents « plans emplois Jeunes », gouvernementaux, pour les juniors, les moins titrés. D’aucuns, évoquent même, une véritable « relégation sociale », à l’image, du si lourd, bannissement pénal, d’antan.

 

Les ségrégations socioculturelles, économiques, comme, géographiques, ne cessent, de s’étendre. Les milieux populaires, notamment, issus, de l’immigration, sont perçus, comme, hautement, « répulsifs ». Ils sont, de plus en plus, séparés, des classes moyennes et, supérieures. Égalité, des chances, et, mixité sociale sont, désormais, plus, que jamais, plus, de l’ordre, de la théorie utopique, que de la réalité, de fait. Aux « ghettos, des bien nés », font face, ceux, des « malchanceux, de la vie ». Aux stratégies éducatives, de l’élite, du collège, à la fin, des études supérieures, répond, une certaine impuissance-fatalité, des plus démunis, face, aux savoirs et, à la connaissance.

 

En ce contexte, l’enseignement privé, notamment, catholique, est totalement, pris d’assaut. Car, il représente, à lui seul, la voie, de « salut » et, d’excellence socioéducative, majeure. Quel retournement, par rapport, à la situation, prévalant, sous la Première République (France, 1792-1804) et, la Troisième (France, 1870-1940) ! Paris est une illustration, fort extrême, de la « course, aux dignités » académiques. Plus, que jamais, depuis, 1945, notre capitale concentre, tous les établissements, d’enseignements secondaires et, supérieurs, les plus prisés. Grands lycées, comme, Henri-IV (1796) ou, Stanislas (1804).

 

Meilleures classes préparatoires, comme, Louis-le-Grand (1563/ 1682/1873) ou, Saint-Louis (1280/1820). Puis, plus Grandes écoles, comme, les Mines ou, l’École Normale Supérieure. Les effectifs lycéens, bacheliers, ont beaucoup crû, or, ceux, d’étudiants, n’ont pas suivi. Quelque, 55 pour cent, d’une classe d’âge, accèdent, aux études supérieures. La moyenne, de l’Ocde, dépasse, la moitié, 65 pour cent, aux États-Unis et, 80 pour cent, en Australie, dans les pays scandinaves. Beaucoup, d’étudiants, se perdent, à l’université, ne s’y épanouissent pas, y sont livrés, à eux-mêmes, sans encadrement. Ils y échouent, notamment, les jeunes, qui sont parmi, les plus défavorisés.

 

Trop souvent, les études secondaires, préparent très mal, aux exigences, du supérieur. Les étudiants, n’ont nulle, méthode, de travail, adéquate. Le très grand « scandale », le gâchis, si inacceptable, agréé, par le pays, à ses dépens, comme, celui, de sa jeunesse, est l’abandon, d’une part, d’entre elle. Lors, du premier cycle universitaire, de trois ans, menant, à la licence. Nombre, de ceux, qui y parviennent, sont ensuite, handicapés, pour réussir, les deux années suivantes, du deuxième cycle, de master. Depuis, plus, de trois décennies, la démocratisation sociale, des Grandes écoles, est « bloquée net ». Rappelons, les plus importantes.

 

École des Hautes Études Commerciales de Paris, Hec (1881), École Nationale d’Administration, Ena (1945), devenue, possiblement, École d’Administration Publique, Eap, (Projet, 2020), École Normale Supérieure, Ens ou, École Polytechnique, X… Les juniors, des milieux populaires, y représentent, moins, d’un dixième, des effectifs, alors, qu’ils sont, les deux tiers, de la jeunesse nationale ! La pure « reproduction sociale, à la française », perdure, encore et toujours, et, s’aggrave763 ! Elle avait déjà, pourtant, été, haut et fort, dénoncée, en notre pays, dès, 1964 et, 1970, par les sociologues français, P. Bourdieu (1930-2002) et, J.-C. Passeron (1930-).

 

Les professions, les états, socialement, les plus prestigieux, rémunérés, rentables, restent réservés, aux « élites », du pays. Même, les élèves, étudiants, diplômés, les plus brillants, des classes modestes, réussissent, bien « moins bien », que les sujets, les moins compétents, des catégories supérieures. Ils ne bénéficient, nullement, des mêmes appuis et, leviers, ont des ambitions, prétentions, bien moindres et, ils renoncent, plus aisément. Environ, la moitié, des bacheliers, le sont, en filières générales, un tiers, en cursus technologiques, un cinquième, en sections professionnelles. Le baccalauréat moderne actuel, dit, « général », date, de 1808, le baccalauréat technologique, de 1968, le bac professionnel, de 1985. Le « bac pro » est une heureuse initiative et, un très grand succès. De plus en plus, d’adojeunes, l’obtiennent. Cela, revalorise les formations, directement, liées, aux métiers, sert fort, notre économie. L’insertion, dans l’emploi, de ses « récipiendaires », reste meilleure, que celle, d’un bac général, seul. D’un diplôme, de premier cycle terminal, de simple licence universitaire, non professionnalisante.

 

De même, aussi, dans l’enseignement supérieur, les formations, les plus spécialisées, plus professionnalisées, attirent et, ont, de bons débouchés. Brevets de technicien supérieur, Bts (1959), diplômes universitaires de technologie, dut (1966), magistères (1985), mastères spécialisés (1986) ou, maîtrise en administration des affaires / master of business administration, Mba, (1908, États-Unis, 1957, France), licences et, masters (2002). Quant à l’apprentissage ou, formation, par alternance, qui réussit toujours, si bien, à l’Allemagne, il recule. La France est bien, le deuxième pays européen, en nombre, d’apprentis, après, l’Allemagne. Or, elle n’atteint, en 2019, que les quatre cent soixante mille, de ces apprentis, un tiers, des juniors, en formation professionnelle. Les ambitions gouvernementales sont, de cinq cent mille jeunes.

 

En Allemagne, les apprentis sont, un million six cent mille, 70 pour cent, des juniors, en formation professionnelle. Il y a eu, jadis, l’échec et, le rejet retentissant, par les jeunes, du projet de réforme universitaire, Devaquet, (Homme politique, France, 1942-2018), fin 1986, comme, de toutes celles, d’après. Depuis lors, notre enseignement supérieur français, notamment, universitaire, est totalement, bloqué, figé764. La loi, de 2007, relative, aux libertés et, responsabilités, des universités, Lru, est dite, « loi Pécresse ». Du nom, de la ministre, des Enseignements Supérieurs et, de la Recherche, d’alors. Elle assoit, l’autonomie budgétaire et, de gestion, des ressources humaines, comme, immobilière, des universités. Le « Plan Campus », en 2008, vise, à créer, douze « pôles universitaires français, d’excellence ».

 

De niveau mondial, avec de gros budgets spéciaux, regroupant, les meilleures universités, Grandes écoles. Tout ceci, est très positif, va, dans le bon sens et, constitue, un progrès. Le jugement se fera, aux seuls, « résultats » ultérieurs. Il est fort peu probable, que cela, suffise, à réformer, en profondeur, un système, inefficace et sclérosé, dépassé et, à bout de souffle. En croissante, perte de vitesse internationale. Au seuil, des années 2000, un début, de relative harmonisation, des diplômes universitaires européens, est intervenu, le système Lmd / 3-5-8. Premier cycle, d’études supérieures, de licence, en trois ans.

 

Deuxième cycle, de master 1 et, 2, en deux années supplémentaires, professionnel ou, de recherche. Puis, troisième cycle, de doctorat, en trois années, en sus ou, plus. Soit, au total, huit années d’études, minimum. P. Albertini, (Historien français contemporain, op. cit.), établit, une comparaison éclairante, entre notre enseignement supérieur et, celui, du Royaume-Uni. Entre 1940 et, 2005, nos voisins obtiennent, cinq fois plus, de prix Nobel, que la France. Selon, le classement 2018, de Shanghai, Harvard est la première université mondiale, puis, Stanford, Cambridge, Mit, Berkeley, Princeton, Oxford, Columbia, Caltech, Chicago, Ucla.

 

La première université française, La Sorbonne, n’est que trente-sixième. La France ne compte, que trois établissements, parmi, les « cent premiers mondiaux » et, les trente-cinq premiers européens. Contre, huit britanniques, parmi, les cent tout premiers mondiaux, incluant, les deux meilleurs, en Europe. Prestige, moyens, richesse séculaires, des meilleures universités, aux États-Unis, comme, au Royaume-Uni, sont inconnus, en France. En particulier, l’indigence, de nos bibliothèques universitaires, est fort pathétique. Nos « Grandes écoles » monopolisent, les meilleurs étudiants, vidant ainsi, les universités, de leur substance vive. Ces écoles n’ont pas, la taille suffisante ni, la vitalité, le très net rayonnement mondial, des plus grandes universités, anglo-américaines. En 2018, le classement, de Shanghai, place, l’École Normale Supérieure, au soixante-quatrième rang mondial, l’École Polytechnique, après, le quatre-centième ! En outre, la recherche scientifique, l’aura intellectuelle françaises, sont en crise et, déclin accentués.

 

Il y a, un manque, de postes disponibles, de débouchés, perspectives, de carrière, de moyens, de rémunérations, abyssal. Ce qui accentue, la « fuite, des cerveaux », à l’étranger, notamment, en Amérique du Nord. Les étudiants occidentaux, sont moins nombreux, qu’avant, en France. Les meilleurs étudiants, du monde, les plus nombreux, vont, aux États-Unis et, au Royaume-Uni. De même, notre « vieux, modèle intellectuel français », encore, vivace, dans le monde, jusqu’en 1980, s’est périmé et, éteint. Le déclin français repose, en grande partie, sur le délitement, de son école. Cette école « dépassée », est monopolisée, en son meilleur, par une petite caste oligarchique, immuable. Qui interdit, toute évolution d’envergure, favorable. Ce pays n’évoluera positivement, que lorsqu’il sera, en mesure, de refonder, du tout au tout, de fond en comble, son système éducatif, d’intelligence. Compétition mondiale, oblige ! (Albertini, 2006, 2014)765.

 

Pour conclure, cet historique, tableau scolaire français, évoquons, un anachronisme, à faire disparaître. Comme, au Moyen Âge, le baccalauréat est le premier grade, de l’enseignement supérieur. La licence, étant le deuxième, le master, le troisième, puis, le doctorat. Cela, valait, quand, le bac ne concernait, qu’une minorité, de jeunes, avait, sa pleine valeur intellectuelle, culturelle, académique. C’est-à-dire, jusqu’au début, des années 1980, quand, il n’est encore, obtenu, que par un gros quart, d’une génération. À partir, des années 1990, du fait, notamment, du nouveau bac professionnel, plus, de la moitié, d’une génération, la plupart, des candidats, réussissent l’épreuve. Aujourd’hui, 80 pour cent, d’une génération, a le bac. Ce diplôme ne préjuge donc, plus, en rien, de l’aptitude, à réussir, des études supérieures. On le mesure, au si terrible taux, d’échec, lors, des trois premières années, du supérieur, notamment, à l’université.

 

Depuis, plus, de vingt ans, les conditions, d’obtention, sont très assouplies. Dans les faits, le baccalauréat n’est donc, plus, qu’un simple « certificat, de fin, d’études secondaires ». Il s’agit, donc, désormais, qu’il ne soit plus « reconnu », que comme, tel. Ainsi, la licence deviendrait, le premier grade universitaire, le master 2, le deuxième, le doctorat, diplôme national, de docteur, serait, le troisième, toujours, « plus haut grade, de l’enseignement supérieur ». Cette nouvelle architecture universitaire, serait bien plus réaliste. Il y aurait, également, une bien meilleure orientation, des lycéens. Une sélection, sur dossier, épreuves, entretien, motivation, profil, de chaque junior, à toutes entrées, en université. Comme, c’est, déjà, le cas, pour les – Grandes – écoles. Cela, éviterait, un gâchis éducatif, en l’intérêt, des jeunes, du pays766.

 

(Voir : M. Fize, sociologue français contemporain, L’école à la ramasse – L’éducation nationale en faillite, ouvrage socioéducatif, France, 2019).

 

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La fiction dramatique cinématographique, française, de L. Malle, (Cinéaste, France, 1932-1995), Au Revoir les enfants, date, de 1987. Elle décrit, le quotidien, de jeunes adolescents collégiens, scolarisés, en un internat privé catholique, à Avon, près, de Fontainebleau. Le Petit Collège des Carmes. En fin, d’Occupation allemande, (France, 1940-1944), à l’hiver 1944. L’établissement accueille alors, clandestinement, trois jeunes adolescents Juifs. Julien, le jeune personnage principal, se lie, d’amitié, avec, l’un d’eux, Jean. Julien finit par comprendre, « qui » est, son ami. Par une dénonciation, la Gestapo arrête, le directeur, du collège, le Père Jean, entré, en résistance et, les trois adolescents cachés.

 

Ils sont, tous les quatre, déportés. Ce film terrible, est bouleversant d’amitié, entre adolescents, sur fond, de scolarité secondaire et, de drame historique, en contexte, de guerre, comme, d’occupation. Il est d’abord, autobiographique, puisque, le réalisateur, L. Malle, a personnellement, vécu, les faits, au tout début, de son adolescence. Cette amitié, brisée net, par la séparation brutale, la mort, est, avant tout, fictionnelle. Nonobstant, l’histoire le marquera profondément et, influera fort, sur son existence, son œuvre. Il n’est jamais, véritablement, « entré, en l’intimité, de Jean ».

 

Il en conçoit, comme, un sourd regret, un grand chagrin, une éternelle blessure secrète. Le film est, en partie, un « devoir, de mémoire ». Une réécriture, de la tristesse, de n’avoir pu ni, su ou, voulu, mieux connaître et, soutenir, un autre jeune, si menacé. Bien moins favorisé, par le sort, que lui. Emporté, par une funeste tourmente, dont, les dramatiques enjeux, dépassaient, largement, l’entendement, de jeunes adolescents. Le vrai Jean, H.-H. Michel, (Allemagne, 1930-1944), mourra, en arrivant, en camp, de concentration, sitôt, après, son arrestation, à l’âge, de treize ans. Le directeur, de l’internat, le Père Jean, de son vrai nom, le Père Jacques de Jésus, (L. L. Bunel, religieux, France, 1900-1945), disparaît, lui aussi. Peu après, la libération, de son camp. Il est, désormais, honoré, comme, Juste et, Vénérable et, l’instruction, de sa cause, en béatification, est en cours, au Saint-Siège767. Ce magnifique film, si poignant, mélancolique et, tragique, montre, de façon, magistrale, l’éthique juvénile. Combien, les adojeunes, au cours et, à l’occasion, de leurs études, peuvent être, autant, amenés, à vivre, intensément, leur temps, de formation. En et, au-delà, la chose académique. Ils y ont, une « fondamentale aura, propre », des plus transcendantes et marquantes-768 !

 

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En 2018, il est décidé, de réformer, les classes et, le baccalauréat, de lycée général, à partir, de la rentrée scolaire, de 2019, en première. Celle, de 2020, en terminale. Les séries, le bac, ES, L, S, sont remplacés, par des spécialités : économiques, littéraires, scientifiques. Le baccalauréat est simplifié. En plus, des notes, de l’examen, pour 60 pour cent, celles, de première et, terminale, à 40 pour cent, sont prises en compte, en contrôle continu. Le nouveau bac est délivré, à partir, de l’année 2021.

 

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Vie académique, des adoJuniors, organisation, des enseignements

 

Souvent, le diplômé, de tout rang, ne détient pas, la « culture », qui devrait être attachée, à sa certification. Les meilleures Grandes écoles, n’échappent pas, à la règle. En amont, comme, en aval, ce pays est devenu « incapable, de faire la différence, entre le bon grain et, l’ivraie ». L’ouverture, « à tous les vents », plus sûrement, encore, le népotisme et, les passe-droits ou, privilèges, l’emportent, partout ! Les élèves attendent beaucoup, du diplôme, décrété sésame suprême, de tout emploi, en France.

 

Ils n’attendent rien, de l’école, des études, devenues, marchandises, de consommation courante, comme, tant d’autres, encore. Avec ses palmarès, comme, les hôtels, restaurants, ont leurs étoiles. Nombre, d’adojeunes, prétendent même, aux meilleurs métiers, sans, pour autant, se donner le mal, du moindre, travail scolaire adéquat. L’école convient, aux élèves, mentalement, structurés, pour parfaitement, « se plier », à ce qui est attendu, d’eux, qu’ils soient brillants ou, non. En l’occurrence ici, il s’agit, bien plus, d’adaptabilité, que de capacités particulières, innées ou, acquises, à proprement parler. Même si, les deux réalités, existent769.

 

Les apprenants, les plus rétifs, car « surdimensionnés ou, sous dimensionnés », par rapport, au système scolaire, sont très impitoyablement, tarabustés. Ignorés, puis, enfin, éjectés, sans ménagement, du « temple sacré ». En trois étapes successives et, selon, la réactivité, du sujet concerné, par la difficulté, à « suivre ». L’élève « adapté » est encouragé, les autres, sont trop malmenés, livrés, à eux-mêmes et, leur souffrance. L’école, par facilité, lâcheté, croit ou, fait « mine », de croire, que l’élève souffre, psychiquement, parce qu’il est scolairement, mauvais. Alors, qu’il est retardataire ou, « défaillant », en ses études, car, il est moralement, à la peine. Quant aux intelligences exceptionnelles et, aux personnalités hors pair, elles sont, tout autant, incomprises, « noyées, en l’océan », des conformismes scolaires. L’on est « sommé », de se soumettre, aux normes préétablies, communément, admises, quitte, à en « mourir, d’ennui », échouer. Se démettre, en « déguerpissant », vers les cieux, bien plus cléments, des trop rares, établissements spécialisés, adéquats. Même, l’ « élève standard » moyen, subit, la « grisaille », d’une institution qui, irrémédiablement, détruit tant, toute passion, d’apprendre et, de s’enrichir.

 

Par la corvée, du laborieux rabâchage, de la pensée unique, si convenue. Il existe un tutorat, assuré, par les enseignants, eux-mêmes, au sein même, des établissements, d’enseignements, secondaires / supérieurs, publics / privés. Les parents aident aussi, eux-mêmes, directement, leurs enfants, à travailler, quand, ils le peuvent. Ils font, également, appel, à des répétiteurs, professeurs individuels particuliers ou, des organismes, de soutien scolaire, privés. Lesquels, prospèrent, en un marché, de plus en plus, important. Tant, l’angoisse, face, à un avenir, des plus incertains, est grande, les diplômes, la réussite scolaire, survalorisés, en notre pays.

 

Les activités extrascolaires sont pauvres, les jeunes, peu impliqués, investis, intégrés, se sentent non concernés, par leur vie lycéenne, universitaire. Ils sont « ailleurs », se définissent, comme, « jeunes », non, comme, « élèves ». Cela, diffère et, Ô combien, des réalités « intégratives », habituellement, vécues, par les autres scolarisés occidentaux, notamment, anglo-américains. Maisons, des lycéens, foyers socioéducatifs, associations, d’étudiants et, groupes éducatifs, d’activités diverses, existent. Ils ne suffisent pas, à combler, un fort terrible « vide existentiel, scolaire, comme, extrascolaire ». L’école ne peut remédier, au malaise, des adojuniors, du pays.

 

Le statut scolaire « désintégratif », des jeunes français, est l’une, des clés majeures, de leur actuel marasme. Les moyens matériels, d’éducation, mis en œuvre, pour les juniors scolarisés, sont pourtant, très importants. Le budget, de l’Éducation nationale, l’Enseignement Supérieur, la Recherche, est le premier, de l’État. La contribution financière, des collectivités locales, est « marquante », pour les collèges, de la part, des départements. Pour les lycées, venant, des régions. L’État finançant, seul, les salaires, des enseignants fonctionnaires, les établissements publics, d’enseignement supérieur, notamment, universitaires. Pour autant, les infrastructures et, équipements scolaires, dont bénéficient, les jeunes scolarisés français, sont parmi, les plus indigents, d’Occident. Hormis, ceux, de quelques établissements publics, d’élite, surtout, privés, notamment, d’enseignement supérieur. Sauf, exceptions, la vie scolaire, des juniors, est plutôt, limitée, sans relief et, l’encadrement pédagogique, relâché, peu optimisé. Nous avons vu, en ces conditions, à quel point, la suppléance, du soutien scolaire, public, privé, s’imposait. Pour aider, les adojeunes, à combler, leurs lacunes et, celles, d’un système éducatif « traditionnel ».

 

Notons, la massification, des effectifs scolarisés, le gigantisme, de nombre, d’établissements. Le manque, de moyens, d’équipements, l’individualisme culturel français. Cela, s’oppose, à l’organisation, d’activités extrascolaires, au sein, de l’école, contrairement, aux réalités, d’autres pays, notamment, anglo-américains. Seules, les Grandes écoles ou, une partie, d’entre elles, permettent cela, car, leur organisation est à l’opposé, de ce qui vient, d’être décrit. L’essentiel, du système éducatif, étant, non intégratif, les scolarisés s’y impliquent, le moins possible. Ils préfèrent « fuir », des lieux, plus inhospitaliers, qu’accueillants, dès, qu’ils le peuvent, sitôt, la fin, des cours, sans s’attarder. Les jeunes se sentent peu intégrés, concernés, en leur existence et, leur rôle, d’élèves. Ils refusent, d’être, exclusivement, assimilés, à cet état, car, ils le jugent dévalué, abaissant. Cela, est dû, à un statut, fort peu valorisé, en France, déconsidéré, même. L’élève n’est appréhendé, que tel, simple « appendice apprenant », passif, subalterne, qui n’a pas, d’existence propre, en tant, que jeune. L’erreur majeure, de notre école, est qu’elle oublie, qu’avant, d’être un scolarisé, le junior ne se considère, avant tout, « que » comme, un jeune.

 

Tant, il sait, qu’en son pays, de la maternelle, à la fin, de ses études, son « label, d’élève », est réducteur, réduit, dévalué. À tout niveau, de formation, l’apprenant est usager transparent, de son cursus, non, un acteur majeur, à part entière. Les élèves ne sont, que des apprentis, pas, des bâtisseurs, d’avenir, en leurs études, réalités connexes, d’enrichissement. À aucun point, de leur carrière studieuse, ils ne sont pris en compte ni, ne peuvent réellement, agir, s’exprimer. L’on comprend mieux, pourquoi, à l’instar, de leurs aînés, il ne leur reste, parfois, plus, que la rue, pour se faire entendre.

 

En un pays, qui ne cesse jamais, de manifester, défiler, protester, s’opposer, faute, de moyens, d’influences, plus évolués, à sa « portée ». Paradoxe, aussi, de l’école française, le budget, de l’enseignement, comme, de la recherche, est le tout premier, de notre nation. Quelque, soixante-douze milliards, d’euros, en 2019 ! Pour autant, les véritables performances académiques, les conditions matérielles, d’enseignement, sont « indignes », d’un grand pays développé. Bien inférieures, à celles, réservées, aux jeunes scolarisés, des pays homologues. Intellectuellement et, culturellement, la France est en « perte, de vitesse », dans le monde. Le parc immobilier, dévolu, à l’éducation, est bien trop limité, exigu et, vétuste.

 

Les équipements utilisés sont, généralement, obsolètes, hors normes, de confort, d’hygiène et, de sécurité, attendues, au vingt-et-unième siècle. En un pays, de ce niveau. La plupart, des cantines scolaires, sont déplorables, de même, que les bibliothèques, équipements sportifs, culturels, les matériels pédagogiques usuels utilisés. Les installations sanitaires, techniques, laboratoires, ateliers, salles de cours, travaux pratiques, dirigés, amphithéâtres et, mobiliers… Les espaces verts, extérieurs, de plein air, détente, comme, les foyers, cafétérias, bars, lieux décents, de restauration, repos, font, très cruellement, défaut. Aucune, université française, ne dispose, de campus étudiant véritable !

 

Ceux, des Grandes écoles, privées et, publiques, ne soutiennent, nullement, la comparaison, avec l’étranger occidental. Sans même, évoquer, les universités anglo-américaines ou, nordiques. Constructions, reconstructions, modernisations, agrandissements, remises aux normes, accroissement, du confort et, de l’attrait, des locaux scolaires, de tous niveaux… Ceci s’impose, d’extrême urgence. Nos jeunes, les enseignants, les personnels administratifs, techniques, ouvriers, sociaux et, de santé, n’y travaillent pas, en conditions minimales décentes. Ni, en terme, d’agrément, de sécurité et, d’efficacité.

 

Cette misère matérielle, éducative, bien française, contribue, au dysfonctionnement général, du système scolaire, de ce pays. Au mal-être, de notre jeunesse, qui ne s’y plait pas, y végète, tristement ! C’est pourquoi, nos écoles sont des lieux, de désocialisation, non, de socialisation, comme, à l’étranger. Nos adojuniors s’empressent, de fuir, des lieux, aussi tristes, inadaptés, inhospitaliers. Certains, évitent même, de s’y rendre et, préfèrent travailler, chez eux. En ces conditions, échecs personnels, abandons, d’études, rébellions, mal-être, notamment, chez les étudiants universitaires, marasmes, atteignent un niveau, par trop, élevé. Par rapport, à ce qui s’observe, ailleurs. L’enseignement est général ou, professionnalisé, long ou, court. Le cursus secondaire se répartit, en premier degré, celui, du collège, en second, celui, du lycée. Outre, l’apprentissage, il est général, technologique ou, professionnel. Dans le supérieur, coexistent, classes préparatoires aux grandes écoles, sections de techniciens supérieurs, instituts universitaires de technologie, écoles « petites, moyennes et, grandes ». L’université, quant à elle, accueille toujours, une bonne part, des étudiants, de France. Même si, c’est à échelle moindre, que par le passé.

 

Elle dispose, de trois cycles, le premier, en trois ans, mène, à la licence. Le deuxième, en deux ans, au master un et, deux, ex-recherche ou, professionnel. Le troisième, en trois ans ou, plus, au doctorat. En formations classiques ou, professionnalisées. Il s’agit, donc, du système, d’enseignement supérieur européen, harmonisé, dit, aussi, Lmd, en trois, cinq ou, huit ans. Une ségrégation persistante réserve, encore, les meilleures Grandes écoles, à l’aristocratie élitiste, des étudiants. Le reste, du supérieur, notamment, à l’université, à la masse, des étudiants, de « second ordre ». L’État est responsable, des formations académiques, du secondaire et, du supérieur, de la gestion matérielle, des universités.

 

Les départements assurent l’entretien, des collèges. Les régions, celui, des lycées. Les politiques, le système éducatifs français, tendent, à promouvoir, une « formation, de qualité », pour le plus grand nombre, d’adojeunes. Avec, les réussites, ratés, que l’on sait. Universalisation, des accès, aux études, limitation et, retard, des insertions professionnelles, inadaptations profondes, entre le diplôme et, l’emploi. Rapport, fort insuffisant, entre le nombre, de scolarisés et, celui, des diplômés, très nette déperdition, entre toutes les formations suivies et, les compétences réelles acquises. Massification, des effectifs, cursus, diplômes, relativisation, « démonétisation », de la valeur, des formations, certifications.

 

L’école française présente, une triple caractéristique. Elle est « éliminatoire », « rigide », « en panne »770. Les modes même, de la transmission, des savoirs, sont obsolètes. Ils demeurent trop « académiques », en un monde, en si perpétuels mouvements. Verticaux, en une société horizontale. Non interactifs, en un contexte, de « participation multipolaire ». Inadaptés, à de jeunes publics, théoriques ou, non professionnalisés… Depuis, déjà, les années 1950, l’objectif, des politiques, du système éducatifs, du pays, consiste, à faire en sorte, que tous les jeunes, poussent leurs études, aussi loin, que possible. Jusqu’à, leur plein « seuil, d’incompétence ». Afin, d’acquérir, un bagage adéquat et, propre, à leur permettre, de s’insérer, au mieux, sur le marché, du travail771. L’on se souvient, du but affiché, au milieu, des années 1980, de 80 pour cent, d’une nouvelle génération française, « au niveau, du baccalauréat », pour l’année 2000.

 

Ce qui aura été, un plein succès, puisqu’une décennie, plus tard (2012), 85 pour cent, de notre néogénération, atteint ce stade. Pour 80 pour cent, de détenteurs, du diplôme, premier grade, de l’enseignement supérieur. Pour cela, des moyens importants, ont été alloués, au budget, de l’Éducation nationale. Le tout premier, par rapport, à ceux, des autres domaines budgétaires régaliens, de l’État, depuis, une vingtaine d’années. La « volonté publique » est également, de combattre, l’échec scolaire et, d’aider les jeunes, les plus « vulnérables », en difficulté. Ni le problème, dudit échec scolaire ni, celui, de l’exclusion, des juniors, de l’emploi, leur précarité, déclassement, n’ont été, à ce jour, résolus. Malgré, ces bonnes intentions et, mises en œuvre louables, Ainsi, le Royaume-Uni, a-t-il autant, d’étudiants, dans l’enseignement supérieur, que la France, mais, plus, de diplômés, de ce « rang », chaque année. Il y a, une « inadéquation », entre le nombre, des scolarisés, et, celui, des diplômés. Trop, d’adojeunes, sortent, du système éducatif, sans aucune qualification ou, avec des certifications, bien insuffisantes. Nos diplômes sont souvent, des plus « inutilisables », dans le monde, de l’entreprise, comme, à l’étranger772.

 

Malgré, toutes les sommes englouties, notre système éducatif est à bout, de souffle. Il souffre, d’obsolescence matérielle, technique, humaine inquiétante. Cette école est éliminatoire, car, son rôle premier devient, désormais, non, la « promotion », de tous ses ressortissants, mais, la sélection, des seuls, meilleurs. Le bannissement, des jeunes, jugés, « non conformes ». Elle est rigide, car, elle ne promeut, que les normes préétablies, de la pensée, réussite, du savoir-faire, uniques, non, de la diversité, d’excellence773. L’école française est « en panne », car, elle ne répond plus, aux besoins réels, des juniors, de la société et, du monde contemporain.

 

Elle en vient alors, à « fabriquer », elle-même, plus d’échecs et, d’exclusions, que de réussites et, d’intégrations, sociales et, économiques, culturelles ou, morales774. L’organisation juridique et, administrative nationale, régionale et, départementale, de notre école, est trop verticale, lourde, complexe, centralisée, dépassée. Déconcentration, décentralisation et, autonomie scolaires accrues, s’imposent ! Les collectivités locales doivent s’investir, bien plus, les établissements, gagner, en libertés. Notons, qu’en 2019, l’instruction, qui était obligatoire, en France, de six, à seize ans, l’est, désormais, de trois, à seize. Il conviendrait, d’aller, jusqu’à dix-huit ans, âge, de la majorité, civile et civique. Ce qui serait, plus réaliste et, pertinent, au regard, des exigences actuelles, de l’emploi.

 

Transmettre, implique, de posséder, la matière intellectuelle concernée, d’être capable, de la diffuser, avec efficacité, pédagogie. De l’aimer, faire partager, cette passion, aux scolarisés, d’apprécier enseigner, par vocation, de considérer, connaître, son public. S’adapter, à lui, en fonction, de ce qu’il est, sans jamais, renoncer, à l’exigence, de qualité, rigueur, requise, avec tact, psychologie, comme, fermeté. Toutes ces conditions, sont rarement, remplies, en totalité, perfection. La formation, des enseignants, reste lacunaire, à ce point de vue, notamment, en matière psychopédagogique. Les relations, enseignants / enseignés, peuvent être empreintes, de plus, de respect, considération, d’harmonie mutuels. L’ordre, la discipline, la vraie droiture morale et, le travail, sont des impératifs incontournables, pour tout jeune, mineur et majeur, en études. Aucun manquement ou, tricherie, ne sont tolérables. En tout début, de chaque année scolaire, tout élève, doit se voir remettre, le règlement intérieur, de l’établissement, l’énoncé, de ses « droits et, devoirs éducatifs ». Il s’engagera, à les respecter, sans exceptions, au long, de l’année, sous un triple seing. Le sien, celui, de ses parents, de l’administration scolaire775.

 

Les adojeunes, du secondaire, sont plus, de six millions, les étudiants, deux millions sept cent mille. Globalement, les filles apprécient, bien plus, les études, que les garçons. En France, le système éducatif est peu aimé, des juniors. L’enseignement demeure, socialement, ségrégué. Les études, les plus longues, généralistes et scientifiques, vont plutôt, aux milieux favorisés, les formations courtes, techniques et, professionnalisées, aux strates populaires. Les classes moyennes occupent, une position médiane, en la matière. L’orientation est, le plus souvent, le fait, des parents, non, du junior, lui-même. Ils choisissent plutôt, la voie littéraire ou, artistique, pour les filles et, scientifique ou, technique, pour les garçons. De plus en plus, de perturbations, minent la vie, des établissements scolaires secondaires, voire, désormais, ceux, des premiers cycles universitaires.

 

Le grand fossé, entre les règles académiques et, les normes juvéniles, ne cesse, de « se creuser ». Ce qui aboutit, à des déviances néogénérationnelles, asociales, grandissantes. L’école est ainsi, de plus en plus, délégitimée. En fort « désordre ». Dès lors, qu’elle est, bien moins, considérée, comme, vecteur, de réussite, il y a, malaise social. Il y a, trente ans, les trois quarts, des lycéens, associent diplômes et, « réussite, dans la vie ». Guère, plus, d’un dixième, aujourd’hui ! La « démobilisation » gagne, d’autant plus, que le contexte socioéconomique, des années 2020, est des plus déplorables. Peurs, phobies, comme, ennuis scolaires, sont légion. Plus, des trois quarts, des enfants, de cadres supérieurs et, professions libérales, obtiennent leur baccalauréat, contre, le quart, des enfants, d’ouvriers. (Coslin, 2013)776.

 

Le système éducatif français est moins efficace, plus inégalitaire, plus coûteux, que celui, de la majorité, des pays, d’Occident. Pourquoi, comment et, jusqu’où ? Le tout premier problème, concerne notre baccalauréat. Sept cent soixante-cinq mille candidats, six cent soixante-quinze mille reçus, en 2018. 95 pour cent, des élèves, de terminale, finissent, par l’obtenir. 88 pour cent, de taux, de réussite, annuel, pour les trois bacs, 91 pour cent, pour la filière générale. Donc, le bac, pour tous les juniors, d’aujourd’hui ou, presque. Il est vrai, que les élèves y sont, grandement, aidés. Le soutien scolaire privé, est en croissance exponentielle. À lui seul, le premier, du marché, Acadomia, dispense, cinquante mille heures, de cours, en 1990-1991. Un million, en 2000-2001. Deux millions et demi, en 2006-2007. Bien plus, encore, aujourd’hui. Soit, un « marché », d’un milliard, d’euros, à l’époque, toutes filières privées, confondues.

 

Puisque, le baccalauréat est, quasi universel, cela, signifie, qu’il ne renseigne plus, nullement, sur les vraies aptitudes, ainsi, validées. Les connaissances fondamentales acquises, ne sont pas réellement, vérifiées ni, les pleins moyens, mis en œuvre, pour les acquérir. Selon, certaines évaluations, les trois quarts, des élèves, du secondaire, ne maîtriseraient pas, les programmes enseignés, près, d’un cinquième, seraient, en « grande difficulté ». Selon, l’Ocde, en 2007, le nombre, de publications scientifiques, par million, d’habitants, est de 69, pour le Danemark, 58, pour la Suède, 50, pour les États-Unis, 12, pour la France ! Notre école est devenue incapable, de « garantir », à la majorité, des élèves, du secondaire, une façon, bien précise, de s’exprimer. Également, une structuration grammaticale, la plus correcte et, une capacité, d’argumentation cohérente, pour définir une pensée, conforme, à ses idées. Appréhender, celle, d’autrui, avec le plus, de clairvoyance et, d’esprit, d’à-propos777.

 

Les sept années, de collège et, de lycée, ne garantissent plus, en rien, ces apprentissages fondamentaux. Les enseignants, des premiers cycles universitaires, le constatent. Ils évaluent, avec effarement, l’indigence, des connaissances et savoirs, de leurs étudiants. L’indispensable contrôle continu, en classe terminale, comptant, pour moitié, avec les notes, du bac, fait encore, (Avant, 2021), défaut. Le coût annuel, du bac, dépasse, les deux cents millions, d’euros. Soit, cinq mille euros, pour un élève recalé. C’est-à-dire, à peine moins, que la dépense annuelle, pour un étudiant, d’université, 6 700 euros, en 2007 – 10 500, en 2012 -.

 

Il y a, un fossé abyssal, entre, d’une part, les moyens financiers engagés, pour l’école et, de l’autre, toutes les performances effectives, du système. Les premiers, sont parmi, les plus importants, du monde occidental. Les secondes, parmi, les plus piètres ! Jusqu’à, ces dernières années, dans tout le secondaire, le nombre, d’enseignants, augmentait, tandis, que celui, des élèves, diminuait ! Globalement, les enseignants ne manquent pas, de moyens, mais, leur carrière est mal gérée. La rémunération, au mérite, est inexistante, la progression salariale, beaucoup, plus lente, en France, que dans la majeure partie, des nations homologues. Inspections, contrôles, sont rares.

 

80 pour cent, d’une génération, obtiennent le bac. Sur 750 000 adojeunes quittant, chaque année, le système éducatif, 100 000 n’ont ni diplôme ni, certification, du secondaire. 40 pour cent, d’entre eux, trois ans, après, leur « expulsion », du système, sont encore, chômeurs. La moitié, des jeunes, sortis, de l’école, à dix-sept ans, sans aucun diplôme, font partie, du cinquième, des familles, les plus démunies. L’école française ne réduit ni, ne maintient, les inégalités. Elle les creuse ! À l’entrée, en sixième, 94 pour cent, des enfants, de cadres, sont « à l’heure » ou, « en avance », par rapport, à leur année, de naissance. Contre, 67 pour cent, seulement, pour les enfants, d’ouvriers. À l’entrée, en seconde, les déterminismes sociaux sont, encore, bien plus, puissants. Avec, une note moyenne, de 9, à 12, au contrôle continu, en troisième, quasi, tous les enfants, de cadres, optent, pour la seconde générale. Or, seulement, deux tiers, des enfants, d’ouvriers. Les enseignants vérifient surtout, que les desiderata, des familles, concordent, avec les résultats, des élèves. Ce qui avantage, les milieux favorisés, mais, dessert fort, les autres778.

 

Les enfants, d’ouvriers, sont trois fois, plus nombreux, que les enfants, de cadres, en sixième. Ils sont deux fois, moins nombreux, en terminale scientifique. Un adulte contemporain rapporte, ainsi, bien se souvenir, d’un excellent camarade, de collège, en sixième, issu, de l’immigration italienne, de milieu modeste. Dans les années 1970, ce dernier arrête, ses études générales, en fin, de cinquième. Il se destinera, finalement, via, l’apprentissage, à une profession manuelle, comme, son père. Alors, que son condisciple, socialement, bien plus favorisé, poursuivra, avec grand succès, de longues études sélectives. Jusqu’aux plus hauts grades, de l’enseignement supérieur. Depuis, cette époque, la situation s’est fort « améliorée », mais, n’a guère connu, de bouleversements « drastiques », en matière, de « démocratisation », du secondaire, comme, du supérieur. Bien, au contraire, certaines régressions, s’observent même. Rappelons, ici, que cette démocratisation a surtout, été marquante, des années 1930, à 1960, incluses. Que, dès l’orée, des années 1970, elle était arrêtée, pour l’essentiel. Malgré, un consumérisme scolaire, très massif, depuis, le début, des années 1990. Qui « marque le pas », aujourd’hui.

 

Depuis, vingt ans, de fait, avons-nous, déjà, relevé, il y a plus, « démographisation scolaire », que « démocratisation académique », très réelle. Entre 1976 et, 2007, la proportion, d’enfants, d’ouvriers, titulaires, du bac scientifique, s’est réduite, de 11, à 5 pour cent. Ces adojeunes sont moins présents, en Grandes écoles, notamment, d’ingénieurs, qu’un demi-siècle, plus tôt ! La France manque, cruellement, de scientifiques. Or, la section scientifique, S, ne sert pas, à en former, mais, à surtout, faire, de la sélection sociale ! Depuis, trente ans, les Zones d’Éducation Prioritaires, devenues, en 2014, Réseaux d’Éducation Prioritaire, ont failli, indubitablement, en leur objectif, de pleine et réelle démocratisation.

 

Elles n’ont fait, qu’accentuer, encore, un peu plus, la ghettoïsation et, stigmatisation, des établissements concernés. Ces derniers, concentrent l’essentiel, des jeunes étrangers, issus, de l’immigration, de milieux défavorisés, en retard. Cristallisation socioculturelle, économique, qui ne fait, que compromettre, encore, un peu plus, les chances, de réussite, de tous ces juniors. Cette vraie, « catastrophe éducative nationale », du secondaire, influe, tout naturellement, négativement, dans le supérieur. En 2018, seules, trois « malheureuses » universités françaises, figurent donc, parmi, les cent premières mondiales. États-Unis et, Grande-Bretagne, continuent, à « truster », l’essentiel, en la matière.

 

En fin, d’années 2000, la France arrive, en terme, de nombre, de publications scientifiques, par million, d’habitants, en quinzième position, au sein, des pays, de l’Ocde. Alors, même, que la filière scientifique académique, est le « fer de lance », de toute notre ségrégation sociale ! Deux systèmes, d’enseignement supérieur, cohabitent. Celui, des très Grandes écoles, sélectives, malthusiennes, à forte valeur sociale ajoutée. Celui, des universités, pléthoriques, ouvertes, à tout bachelier, même technologique et, professionnel, à promotions sociales, quasi nulles. En 2007, 41 pour cent, des étudiants, quittent l’université, sans diplôme, contre, 17 pour cent, au Royaume-Uni, 6 pour cent, au Japon.

 

Un étudiant, d’université, sur deux, connaît l’échec, en premier cycle universitaire. Les droits, d’inscription, sont fort dérisoires, mais, les conditions, de travail, des plus indignes. L’État consacre, trente, à cinquante mille euros, pour un élève, de l’École Normale Supérieure. Quinze fois moins, pour un étudiant, de la Sorbonne. J.-R. Pitte, ex-président, de l’université, Paris Sorbonne, établit un comparatif, des plus affligeants779. L’étudiant sorbonnard dispose, en moyenne, de 2,6 mètres carrés, quand, la réglementation impose, pour tout poulet de Bresse, un minimum, de dix mètres carrés. Afin, de bénéficier, de l’appellation, d’origine contrôlée ! Notre université « se meurt », agissons780 !

 

En 2007, le capital, de l’université Harvard, (États-Unis, 1636), est de 29 milliards, de dollars, soit, autant, que l’ensemble, du budget, des enseignements supérieurs français. La même année, l’université Pierre-et-Marie-Curie (1971), à Paris, regroupe 27 000 étudiants. Son budget annuel, est de 90 millions, d’euros. Elle ne possède pas, « en propre », ses locaux, ne dispose, alors, d’aucuns capitaux spécifiques. Ses moyens sont donc, dérisoires. La nouvelle autonomie, toute relative, des universités françaises, ne change rien, à la mauvaise donne actuelle. Puisque, tous les établissements, continuent, à n’opérer, nulle, sélection, à l’entrée ni, à pouvoir fixer, eux-mêmes, leurs droits, d’inscription. L’État s’en charge, pour tous, de façon globale, uniforme, à un niveau, qui reste, d’indigence. Seuls, quelques établissements, de prestige, d’excellence, professionnalisés, font exception, à la non-sélection, aux frais bas, telle, la faculté, de gestion (1968), Paris Dauphine. Or, fin 2017, il est décidé, que les bacheliers, candidats, à l’université, jugés, trop faibles, seront « remis, à niveau », condition, de leur inscription. (Marseille, 2007).

 

Selon, l’Ocde, en 2006, la dépense moyenne annuelle, par étudiant, en milliers, de dollars, est de 11, pour la France, 16, pour la Suède, 24, pour les États-Unis. Sans contributions accrues, des usagers, d’enseignement, eux-mêmes, comme, le font, tous les plus grands pays, notre université restera, sans moyens. Délabrée, incommode et, sous-équipée, peu performante et, peu compétitive, à l’échelle occidentale et, mondiale. En 2007, avec, 7 200 euros, la dépense annuelle, par étudiant, d’université publique, est inférieure, à celle, d’un collégien, 7 400 euros, d’un lycéen, 10 170 euros. Les grandes nations dépensent, logiquement, plus, pour les étudiants universitaires, que pour les simples élèves, du secondaire. Seule, la France, faisait exception, avant, de si récents progrès rectificatifs, inversant, la donne ! Or, l’innovation n’appartient, qu’aux États, qui dépensent, le plus, pour leurs étudiants. Alors, notre très précaire place, de sixième puissance mondiale, risque, fort, d’être bientôt, révoquée. Dès lors, que le triple A français, des grandes agences mondiales, de notation, n’est déjà plus, que double, voire, simple, un jour.

 

La Sorbonne, prestigieuse université médiévale, l’une, des plus anciennes, du globe, et, de réputation mondiale, depuis, des siècles, est pourtant, sinistrée. En 2006, elle accueille 26 000 étudiants, a un budget, de 32 millions, d’euros, plus 54 millions, d’euros, de salaires payés, par l’État. Avec, des locaux, à rénover, de 60 000 mètres carrés, sur quatorze sites. Un étudiant y coûte donc, 3 300 euros annuels, soit, moitié moins, encore, qu’un étudiant moyen français. Moins, qu’un enfant, de maternelle, et, trois fois moins, qu’un lycéen ou, moins, qu’un étudiant mexicain. Princeton (1746/1896), aux États-Unis, a un budget annuel, en 2006, de 730 millions, d’euros, pour 6 677 étudiants.

 

Avec 736 000 mètres carrés, de surface, soit, 110 mètres carrés, par étudiant. Il est dépensé, pour chaque étudiant et, par an, 110 000 euros. Trente-trois fois plus, que pour un pauvre étudiant, de la Sorbonne781 ! En France, les bibliothèques universitaires offrent une place, pour dix-huit étudiants, en Allemagne, Grande-Bretagne, une, pour cinq ! En Amérique, du Nord, toutes les bibliothèques sont ouvertes, de huit, à vingt-trois heures, fins de semaines, comprises. En France, l’ouverture est, en moyenne hebdomadaire, seulement, de cinquante heures, la moitié, dimanches exclus. Pour mettre, l’université française, aux normes européennes, d’Occident, il manque, au moins, dix milliards, d’euros, annuels. (Pitte, 2006).

 

En moyenne, les frais, d’inscriptions universitaires, annuels, ne dépassent pas, les trois cents euros, par étudiant. Ils n’atteindraient, la moyenne occidentale, qu’en les multipliant, par dix, vingt ou, trente, au minimum ! Alors, que plus, des deux tiers, des étudiants américains, payent leurs études, à crédit, s’endettent, pour se former. Même, le président, des États-Unis, (2009-2017), B. Obama, diplômé, de Harvard. Notre archaïque, hypocrite, enseignement supérieur, ne fait, que reproduire, les vieux ordres, d’Ancien Régime (1589-1789). Selon, une image, de J. Marseille.(Historien français, 1945-2010).

 

La noblesse figure, les très Grandes écoles, d’ingénieurs ou, de commerce, l’École Normale Supérieure, L’Ena… Une rente, de situation, à vie, à moins, de vingt-cinq ans, pour moins, de cent cinquante mille étudiants, par année. Sur 2,7 millions ! Conditions, d’études, débouchés socioprofessionnels, y sont excellents, à tous points, de vue. La sélection, depuis, la maternelle ou, presque, des plus « féroces ». La dépense annuelle, par élève, en classe préparatoire, est de 15 000 euros, plus, en moyenne, que pour un étudiant, d’université, 10 900 euros (2014). « Tribut » payé, par tout contribuable, alors, que la part, des enfants, des milieux, les plus défavorisés, ne cesse, de s’y fort réduire782.

 

La part, des élèves, d’origine modeste, en nos quatre, plus grandes écoles, Polytechnique, Ena, Hec, Normale Sup, décroît. De 29 pour cent, au début, des années 1950, à 9 pour cent, au milieu, des années 1990. Soit, une baisse, en moins, d’un demi-siècle, de plus, des deux tiers ! Employés et, ouvriers, qui représentent, 60 pour cent, de la population active, n’envoient, que 6 pour cent, de leurs enfants, à l’Ena. Soit, le dixième, de leur poids social total ! Moins, de 1 pour cent, à Polytechnique, 3,4 pour cent, dans les écoles, de commerce, 6,1 pour cent, en écoles, d’ingénieurs. Les enfants, de cadres et, professions intellectuelles supérieures, trustent, 85 pour cent, des institutions, les plus prestigieuses, constituent, 62 pour cent, de l’ensemble, des élèves, des Grandes écoles. Seuls, 10 pour cent, à peine, de la société, fournissent, au pays, ses élites supérieures. Comme si, la nation, ne comptait, que le dixième, de sa population totale ! En moyenne, une scolarité, dans les meilleures écoles, de management, privées, coûte 10 000 euros annuels. Soit, trente-trois fois plus, qu’à l’université ! Ce n’est pas, ce chiffre, qui est anormalement, élevé, au vu, des fort excellents, débouchés professionnels avérés, offerts.

 

Plutôt, celui, de l’université, dramatiquement, dérisoire. De fait, cinq ans, après, la fin, de leurs études, 70 pour cent, des étudiants, des Grandes écoles, sont cadres, du public ou, du privé. Contre, 33 pour cent, des diplômés, d’une licence universitaire. Guère plus, de 50 pour cent, pour les diplômés, de masters 2, d’universités. Concernant, ces derniers, un tiers, au moins, ne sont, qu’employés. Le clergé est les établissements, à statuts spécifiques, comme, les instituts, d’études politiques ou, les écoles, d’ingénieurs ou, de commerce, de second ordre. La sélection est réelle, les débouchés restent, cependant, fort appréciables.

 

Le tiers état rassemble, dans les universités, notamment, littéraires, plus, de la moitié, soit donc, la majorité, des étudiants, 1,7 million, sur 2,7. La marque, de fabrique, en est, le manque, d’exigences, en terme financier, de sélection, de travail. Donc, la dépréciation, des diplômes, peu exigeants, pléthoriques et, les manques, de débouchés, notamment, à haute teneur socioprofessionnelle et, financière. Tout ceci, provoque, le grand déclassement social, des enfants, des classes moyennes. Dont, les impôts renforcent, les rentes, de situation, la « patrimonialité, des offices, tels, les quartiers nobiliaires, de la caste, d’en haut ». L’allongement, des scolarités, accroît fort, ce syndrome.

 

Notre université, à l’instar, de ses homologues anglo-américaines, a besoin, de sources, de financements, décuplées, diversifiées, notamment, d’origines privées. Le plein rôle, de l’État et, ses moyens, en faillite, sont dépassés. En première année, d’études, les frais, de scolarité et, d’hébergement, à Harvard, atteignent, les soixante-cinq mille dollars ! Tous les « meilleurs », établissements universitaires mondiaux, ne sont pas américains, par hasard. Leur si insolente santé financière, provient surtout, du mécénat, de la possession, d’actifs personnels fonciers, immobiliers et, monétaires propres, démesurés. Fructifiés, en permanence, démultipliés, par des experts financiers, de « tout premier plan ».

 

Ainsi, en 2007, la toute première université, américaine et, mondiale, Harvard, a donc, un patrimoine, de 29 milliards, de dollars. Quand, la première université française, quant à elle, n’a, à son actif, que 12 malheureux millions, soit, plus, de deux mille fois, moins ! Améliorons aussi, l’orientation, des étudiants. Plus, de la moitié, estiment, ne pas avoir été, suffisamment, informés, en la matière. Un sur cinq, dit même, que sa formation, ne répond pas, à ses attentes. Un sur deux, est en situation, de stress, très marqué. Plus, de 40 pour cent, des étudiants, délaissent, leurs études, sans diplôme. 5 pour cent, des jeunes défavorisés, accèdent, aux Grandes écoles, un quart, en 1950 ! L’objectif n’est plus, « 80 pour cent, d’une génération, au niveau bac », car ce stade est, désormais, fort dépassé. Plutôt, 50 pour cent, d’une classe d’âge, diplômée, de l’enseignement supérieur783.

 

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Selon, l’Ocde, la proportion, d’adultes, de vingt-cinq – soixante-quatre ans, ayant accompli, des études supérieures, en 2001, est variable. 29 pour cent, aux États-Unis, 20,1 pour cent, au Japon, 18,6 pour cent, au Royaume-Uni, 15,6, en Finlande. Hélas, seulement, 12,4 pour cent, en France, l’un des taux, les plus bas, d’Occident. Les dépenses annuelles, par étudiant, en dollars américains, sont aussi, très fluctuantes. 22 234, aux États-Unis, 20 230, en Suisse, 15 188, en Suède, 12 688, en Australie, 10 003, en Irlande, 8 837, en France. Notre pays, a l’un, des plus faibles niveaux, de dépenses, par étudiant, en Occident, pour le pire, des résultats académiques ! En dépit, de progrès récents. (Marseille, 2007).

 

En 2005, l’institut GlobeScan demande, aux ressortissants, de vingt nations, si le système, de la « libre entreprise », de l’économie, de marché, est le meilleur ou, non, pour l’avenir. 74 pour cent, des Chinois, sont d’accord, de même que, 71 pour cent, des Américains et, 67 pour cent, des Britanniques. 65 pour cent, des Allemands, 59 pour cent, des Italiens, 43 pour cent, des Russes. 36 pour cent, des Français. 20 pour cent, des Chinois, ne sont pas d’accord, 32 pour cent, des Allemands, 38 pour cent, des Mexicains. Pour 50 pour cent, des Français. (GlobeScan, Royaume-Uni, États-Unis, Canada, 2005).

 

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Sur vingt peuples occidentaux et, « émergents », les Français sont les moins nombreux, à adhérer, à la libre entreprise et, l’économie de marché. Les plus nombreux, à les rejeter. Pathétique image, d’une société française, qui ne « rêve », que d’illusoires, pseudo-protections étatiques, bureaucratiques, « à la soviétique ». Qui ne se rend, même pas compte que, depuis, toujours ou, presque, cette fixité rigide, en soi, fait son pire malheur ! Est-ce donc, le vrai visage, de la Liberté, l’Égalité et, la Fraternité ? Il est permis, d’en très fortement douter. Cette véritable, « sclérose mentale » massacrante, ne sera vaincue, que par une fort drastique révolution, des mentalités. À défaut, le pays continuera, à s’enfoncer, chaque jour, un peu plus, en ses pires marasmes, démons. En un concert, des nations qui, inexorablement, de plus en plus, progresse, à ses pires dépens !

 

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Gestion, transmission, égalité, des « chances scolaires », des adolescents

 

Les jeunes n’ont pas appris, à travailler, optimiser et, rentabiliser, leurs tâches scolaires, en saisir, la pleine finalité. Acquérir, une solide méthode académique, fait défaut. L’organisation, la gestion, des obligations, d’études, sont aléatoires, empiriques, non finalisées, rationalisées, pour un résultat maximal. Les disciplines enseignées sont, de moins en moins bien, adaptées, à notre temps, la vie, que devront affronter, les juniors. Les programmes sont trop indigestes, surchargés et, s’empilent, les uns, sur les autres, à mesure, des années, en ajouts successifs. Sans élagages, remises à plat ni, refonte.

 

Cohérences, pertinences, pluri, interdisciplinarités, transversalités intellectuelles, manquent encore. Les savoirs restent encore, trop cloisonnés, parcellaires. Le vingt-et-unième siècle n’a pas encore, franchi, les murs, de notre école. Alors, qu’il faut bien réussir, gagner sa vie ! Pédagogie, psychologie, font trop souvent, défaut. Les transmissions peinent. La plupart, des jeunes élèves, sont « mal ou, insuffisamment, formés ». Capacités, d’analyse, esprit critique, d’initiative, points, de repères, d’ancrages, sont trop peu, développés et, sollicités. De même, que l’éveil, des consciences, curiosités et, intelligences.

 

Il manque, cruellement, une solide propédeutique méthodologique, au travail scolaire. Avant, d’enseigner, toute discipline, il s’agit, d’inculquer, aux élèves, la meilleure façon, d’apprendre. Cela, n’est pas, le cas, aujourd’hui, mais, reste, à faire. Les relations, entre les enseignés, leurs enseignants, ne sont pas « simples », en France. Les premiers, ont l’habitude, de l’horizontalité, interactive et participative. Les autres, ont été formés, à la verticalité unilatérale, de l’ « oracle » émis, de celui ou, celle, « qui sait », à ceux, « qui ne savent pas ». Travail, discipline, sanction, de l’élève, répondent, à de strictes normes préétablies, mais, nécessaires. À condition, qu’elles soient justes, aient préalablement, été fort clairement, notifiées, aux élèves. Lesquels, doivent « préventivement », être pleinement, conscients, des règles, à observer, risques encourus, en cas, d’infraction. Les tâches académiques adojuvéniles, à l’école et, chez soi, manquent trop, de rigueur, de méthode, comme, d’organisation, correctement, planifiée. Que transmettre784 ?

 

Traditionnellement, les études classiques antiques (VIe s. av. J.-C.-IVe s.), médiévales (Ve-XVe s.), comportent, sept arts libéraux, en opposition, aux arts, dits, mécaniques. Il s’agit, du « noble » savoir, gratuit, non productif, non productiviste. Le Trivium regroupe, la rhétorique scolastique, la grammaire, la dialectique. Puis, le Quadrivium, la géométrie, l’arithmétique, la musique et, l’astronomie. Les matières transmises, de nos jours, manquent, de structuration, de finalités, clairement, établies. Les programmes sont trop pléthoriques, inadaptés. Éduquer, consiste, à respecter, la spécificité, de chaque jeune, d’une part, faire passer, des règles, valeurs, savoirs, de l’autre. Notre école ne sait, ne peut, veut, faire correctement ni, l’un ni, l’autre, de ses devoirs. Il manque, un bon « équilibre », entre culture générale et, matières littéraires, notamment, les langues étrangères, en premier, l’anglais, les sciences, les arts. L’abstraction l’emporte, sur l’expérimentation. L’intellect, sur le manuel, l’éducation physique et, sportive ou, artistique. La théorie, sur la pratique. Le monde, de l’entreprise, de la recherche, technologique et, culturel, est encore, bien trop ignoré785.

 

Dans le secondaire, a fini, la prédominance séculaire, des humanités classiques, gréco-latines, littéraires, philosophiques, historiques, morales. Elles ont été remplacées, depuis, la décennie 1960, par une primauté réductrice et, plus écrasante encore, celle, des matières scientifiques. Essentiellement, mathématiques. Dans le supérieur, les filières, d’ingénierie et, commerciales l’emportent. Les études, les plus prisées, et, « porteuses », ne sélectionnent plus, que par les seules, mathématiques. Les cursus généraux « écrasent », les autres. En leur sein, la seule, section scientifique, S, règne, à outrance. Or, cela, déséquilibre fort, asservit, tout notre système éducatif, au seul profit, abusif et limitatif, d’une discipline, purement, technique, abstraite. Dont, l’excès ne contribue, en rien, en soi, à l’ouverture et, l’enrichissement, des esprits, mais, à leur parfait « abrutissement ». Il a été démontré, que cette matière n’est jamais, plus « objective », pour évaluer, les élèves, que d’autres. Il est absurde, extrêmement, dommageable, pour notre jeunesse, notre pays, de privilégier, un seul type, de formation, d’intelligence, au détriment, de tous les autres. Aucune, autre nation, ne le fait786 ! Cette « passion nationale, est pure folie » !

 

Cela, nous appauvrit, affaiblit fort, par une « normativité unique, écrasant, les individus ». En fidélité, en cela, à un certain « totalitarisme national, si kafkaïen », des plus dangereux. Des pans entiers, de notre jeunesse, nos intelligences, sont ainsi, arbitrairement, éliminés, d’office. Cette « sotte arrogante prétention, à l’universalisme totalitaire », nous a déjà, conduits, à bien des désastres historiques. Notamment, sous la Révolution (France, 1789-1799) et, l’Empire (France, 1804-1815). Citons, certaines tragédies sanglantes, aveugles, de 1792-1795, tel, le « massacre vendéen ». L’épopée débute, en fanfare, à Valmy (1792), au pont d’Arcole (1796). Finit, en catastrophe, au 18 Brumaire (1799), à Waterloo (1815) ! Cet abus, des mathématiques, est pire encore, que les « excès » antérieurs, du latin et, grec ancien, de la rhétorique classique. Qui avaient, à leur avantage, un fondement humaniste, culturel, moral, comme, spirituel, indiscutable ! Les pures mathématiques abstraites, simple outil technique, n’ont que peu, de valeur philosophique, au sens strict, en elles-mêmes.

 

Aucune utilité, d’application intrinsèque, pour guider, valablement, ontologiquement, une vie humaine. Elles ne font, que « gâcher », en vain, l’existence, de très nombreux jeunes. Elles sont fort discriminatoires, car elles requièrent, le plus souvent, des soutiens complémentaires, dont, tous les juniors, ne peuvent bénéficier. Elles n’épanouissent nullement, n’apportent, aucun vrai « sens axiologique », ne délivrent, aucun message. Elles ne fournissent, nulle, « explication pertinente, de notre monde ». Elles sont fort, à l’image, de notre malheureuse société, technicienne, utilitariste et, médiocre. Si cette discipline avait tant, les vertus, d’excellence, d’efficacité, que l’on prétend, la France serait, en bien meilleure posture, dans le concert, des nations. Or, ce pays ne cesse, d’y reculer. Le niveau, en mathématiques, de nos jeunes, n’est pas même brillant, comparativement, à celui, de leurs pairs occidentaux787.

 

Quels sont, les actuels publics scolarisés ? L’école française a connu, une démocratisation, sans précédent, pendant, quatre décennies, du début, des années 1930, à la fin, des années 1960. Depuis, surtout, les années 1990, le mouvement s’est, très considérablement, ralenti. L’on retrouve, des clivages ségrégatifs traditionnels. Entre, les âges, sexes, comme, milieux, d’appartenance, personnalités, parcours, goûts, capacités, localisations géographiques. Il est démontré, que l’école maintient, aggrave, les clivages sociaux, plus, qu’elle ne les réduit. Les connaissances, savoirs, se suffisent trop, à eux-mêmes, au détriment, des savoir-faire et, faire savoir. La seule, mémoire mécanique, est trop sollicitée, à l’encontre, du raisonnement et, de l’intelligence vive. Nous avons oublié, l’exercice, si salutaire, de la « disputatio » ou, discussion, antique et, médiévale.

 

Consistant, à opposer, arguments, contre-arguments, sous l’autorité, du maître. Un exemple, parmi, mille autres, d’une théorisation excessive, inutilisable, vaine : notre enseignement, des langues étrangères. Abandonnons, un jeune, en contrée allogène, quels, que soient, l’idiome, la langue indigènes, qu’il sera supposé, avoir appris, des années, durant. Il sera incapable, d’appréhender, la société visitée, se faire comprendre, par les autochtones. Il sera, en la position, des « Persans », du philosophe français, Montesquieu (1689-1755), Usbek et, Rica, en visite, en France. (Lettres persanes, roman épistolaire, France, 1721). S’esbaudissant fort, des biens curieuses mœurs, façons, des Parisiens, du dix-huitième siècle788. L’école est « ouverte », à tous ou, presque, c’est entendu. Les publics scolarisés « choisis, élus », de l’Avant-guerre, (Décennie 1930), et, même, encore, des années 1950, sont, désormais, ceux, de la « masse ».

 

Or, ils ne fréquentent pas, les mêmes établissements, ne suivent pas, les mêmes cursus. Ils ne connaissent pas, les mêmes, pleines réussites propres ni, les mêmes destinées, de l’avenir socioprofessionnel. Les jeunes, les plus âgés, sont mieux armés, plus mûrs, font mieux face, aux difficultés, que leurs cadets. Les garçons continuent, à « truster », fort monopoliser, les meilleures trajectoires scolaires. Alors, même, que les filles, bien plus studieuses, réussissent globalement, mieux, leurs études, que les homologues masculins. Les milieux socioculturels, économiques, les jeunes français, de souche, ou, d’origine ouest et, nord européenne, les plus favorisés, auront plus, de facilités, que les autres.

 

Les personnalités, les mieux trempées, plus assurées, solides, les plus motivées, épanouies, ont plus, de chances, de réussite. Un passé et, un parcours paisibles, sans heurts, prédisposent, à un destin scolaire meilleur ou, plus aisé. Les appétences, capacités réelles et, niveaux, de performance, atteints, difficultés ou, facilités connues, augurent, d’une ambition scolaire. Plus ou, moins, raisonnable ou, ambitieuse. L’on distingue ainsi, les élèves, étudiants, faibles, moyens, forts. Face, aux études, les citoyens ne sont pas égaux. Beaucoup, déplorent, ne pas avoir étudié plus. Premier regret, des Français !

 

Il semble, qu’il y ait, des régions, de plus forte réussite scolaire, que d’autres. Ainsi, le taux, de réussite, au baccalauréat, est généralement, meilleur, en Bretagne, plutôt, qu’en Île-de-France. La réussite, la prolongation, des études, sont moindres, en milieu rural, périurbain, qu’en zone urbaine. Pour des raisons, de composition sociologique, plus favorisée, dans les très grandes villes, notamment789. Notre école a donc, ses types, d’ « offices patrimoniaux ». La primauté, des élites supérieures couronnées et, des meilleurs lycées Henri-IV, Louis-le-Grand… Grandes écoles : Polytechnique et, École Nationale d’Administration, École CentraleSupélec et, École Normale Supérieure.

 

École des Hautes Études Commerciales de Paris, École des Mines, École des Ponts et Chaussées790… L’ordinaire, du tout-venant moyen, des lycées honorables, de centre-ville, universités professionnalisées. Telle, l’université, Paris Panthéon / Assas (1970), pour le droit, l’économie, Paris Dauphine (1968), pour la gestion. Comme, Paris Descartes (1971), pour la médecine791, devenue, en 2020, l’université de Paris. Vient, aussi, la subalternité, des déclassés défavorisés, des lycées, les moins « cotés », notamment, non généraux et, périurbains. Des universités, non professionnalisées, des études secondaires et, supérieures courtes, comme, de type technique792.

 

Le système, d’orientation scolaire, français, est terriblement, lacunaire. Nulle, « rationalité », n’y préside, or, une improvisation, quasi totale, qui ne laisse place, qu’au hasard, comme, à la « débrouille », l’aiguillage, par l’échec. La massification ou, « démographisation », des effectifs scolarisés, l’emporte, sur leur réelle « démocratisation »793. Ainsi, concernant, l’enseignement supérieur, le seul, à permettre, de « faire carrière », après, un minimum, de cinq années, d’études. L’aggravation, de la crise socioéconomique, financière, induit, beaucoup moins, de possibilités, d’effectuer et, de prolonger, des études postbac. Hors, jeunes favorisés. Ceux, des milieux, les plus modestes sont, ainsi, moins nombreux, que seulement, quelques décennies, plus tôt, dans les meilleures, très Grandes écoles, comme, Polytechnique. Ils ont, de moins en moins, accès, aux cursus, d’excellence, les plus prestigieux, crise, oblige !

 

Ils constituent, la majorité, des effectifs, des filières professionnalisées courtes. Telles, les Sts, sections, de techniciens supérieurs, les Iut, instituts universitaires, de technologie, certaines, écoles privées, de second ordre. Également, les cursus universitaires généraux, non sélectifs longs, des études littéraires, de sciences humaines. À fort peu, de débouchés professionnels, généralement, peu gratifiants, rémunérateurs. Quant aux jeunes, des milieux très favorisés, ils occupent, fort massivement, les formations sélectives, à aboutissements professionnels réels, valorisants794. Il s’agit, des classes préparatoires, des meilleures Grandes écoles, des filières universitaires professionnalisées, d’élite, parmi, les plus sélectives. Médecine, droit, gestion, établissements internationaux renommés, à l’étranger795. Les filles sont bien plus nombreuses, désormais, que les garçons, dans les filières supérieures. Or, ces derniers, auront toujours, le « monopole », des cursus, les plus « rentables », en matière, de pouvoir, prestige, revenus796.

 

Officiellement, l’école de la République, est une. De même, que cette dernière, est indivisible, selon, la Constitution. En réalité, elle est multiple. Les disparités, en matière, d’élèves, d’études et, d’écoles, sont plus grandes, que jamais, comme, déjà, évoqué. Pour le secondaire, comme, pour le supérieur, il y a donc, une minorité, d’établissements élitistes fermés, d’ « excellence », pour les plus favorisés. Ultra sélectionnés, depuis, les classes, de maternelle et, menant, aux meilleures carrières. L’archétype en est, le lycée général parisien, de prestige national, la très Grande école, de renom international797. Viennent, ensuite, une part, d’institutions, quasiment, « en faillite », concentrant, les élèves, les plus, « en difficulté, défavorisés ».

 

Conduisant, aux avenirs professionnels, les plus modestes. L’on peut citer, surtout, le lycée professionnel, de banlieue déshéritée. L’école supérieure, des filières professionnelles courtes, acceptant, les non-bacheliers, non reconnue, par l’État. La majorité, des écoles, sont, en une moyenne, fort « quelconque ». Elles rassemblent, la plupart, des juniors, ceux, de l’immense « marais », des classes intermédiaires ou, moyennes. En un système éducatif, qui demeure, très « ségrégatif, discriminatoire, socialement, cloisonné ». Pour des métiers, de niveau, plutôt, moyen. Exemple : le lycée technologique ou, l’université « lambda »798.

 

Avec, la réforme Haby, dite, du collège unique, en 1975, les jeunes prolongent, tous, leurs études secondaires. En particulier, depuis, vingt-cinq ans, l’orientation, en fin, de cinquième, est remplacée, par celle, de fin, de troisième. La plupart, des adolescents, suivent donc, l’ensemble, du cursus, du premier degré, de l’enseignement secondaire collégial, soit, de la sixième, à la troisième. Essentiellement, entre douze et, quinze ans. De plus en plus, de jeunes, de même, fréquentent, le lycée, pour beaucoup, jusqu’au baccalauréat, obtenu, par 80 pour cent, d’une génération actuelle. Désormais, les inégalités sociales éducatives, se situent, non plus, tant, au collège, que pour l’orientation lycéenne, du second degré. Soit, générale ou, technologique, d’une part, soit, professionnelle, de l’autre. Les élèves, de milieux socioculturels favorisés, ont plus souvent, accès, au premier type, de cursus et, les autres jeunes, au second. D’autant plus, que le jeu, des langues rares et, options spéciales, accentue, les inégalités, au profit, de ceux, qui sont déjà, très avantagés, par le sort. Les autres, devant se contenter, des « restes ».

 

Ces stratégies, élitistes et élitaires, visent, surtout, à obtenir, les « meilleures classes », les établissements, d’excellence. Or, tout ceci, a une influence majeure décisive, sur l’ensemble, des études, de lycée, comme, supérieures. La plupart, des juniors, de parents cadres, notamment, supérieurs et, enseignants, font des cursus secondaires longs. Contre, moins, de la moitié, des élèves, de milieux ouvriers et, employés. Les milieux plus favorisés sont, généralement, plus ambitieux, tenaces, exigeants, quant à leurs souhaits, d’orientation. Même, en cas, de résultats scolaires « limités ». Alors, que les autres familles ont, bien plus, tendance, à « minorer », leurs prétentions. Les conseils, de classe, prennent en considération, ces desiderata, des uns et, des autres. Ce qui accentue, les discriminations sociales, car, le niveau socioculturel élevé, des élèves favorisés, joue, en leur pleine faveur, alors, que celui, des autres adojeunes, les dessert fort. Le standard socioéconomique supérieur, étant réputé, plus bénéfique, pour le soutien, l’aptitude, à mieux réussir, des études, plus exigeantes et, sélectives. Il en va, de même, de l’approche, des conseillers, d’orientation. Les critères socioculturels l’emportent fort, sur le niveau scolaire.

 

Une nette majorité, des descendants, de cadres supérieurs, vont, en terminale générale ou, technologique, sans redoubler. Contre, un tiers, seulement, d’enfants, d’ouvriers, d’employés. Ces derniers, sont sur-représentés, en terminale professionnelle, moins valorisée, par rapport, aux autres terminales. Les enfants, de cadres supérieurs, obtiennent, surtout, un baccalauréat général et, tout d’abord, le plus sélectif, le S, scientifique. Nettement, moins souvent, un bac technologique, très rarement, un baccalauréat professionnel. Les jeunes favorisés accèdent plus, à une seconde générale, avec un niveau, bien plus fort, des options, plus rares.

 

Le tout, prédisposant mieux, à la première générale, S, scientifique. Parcours scolaires, d’excellence, réussites académiques, ne vont pas étroitement, de pair. Puisque, la variable socioculturelle discriminante, y joue, un rôle majeur. De façon, générale, les filles réussissent, bien mieux, que les garçons, en leurs études secondaires. Or, elles sont « ultramajoritaires », en terminale L, majoritaires, en ES, minoritaires, en S. Les filles sont aussi, très majoritaires, en baccalauréat technologique tertiaire. Alors, que les garçons ont, encore et toujours, le quasi-monopole, des sections technologiques industrielles. Nombre, d’études, restent sexuellement, ségréguées !

 

Toutefois, pour l’obtention, du baccalauréat, le milieu social, a plus, de poids, que le sexe, des impétrants. Or, ce sont, les garçons, qui trustent, le bac S, tout milieu social confondu, sauf, les filles, de cadres. Plus, de quatre cinquièmes, des rejetons, de cadres, comme, d’enseignants, sont diplômés, de cursus, d’enseignement supérieur. Contre, le tiers, des enfants, d’ouvriers, d’employés. Les enfants, de cadres, d’enseignants, dépassent même, le tiers, des effectifs, du premier cycle universitaire. Ils atteignent, plus, de la moitié, de ceux, de classe préparatoire, aux Grandes écoles. La plupart, des élèves, des – très – Grandes écoles parisiennes, sont issus, des classes sociales, les plus favorisées et, du genre masculin. Ainsi, les garçons, de la haute société, sont très majoritaires, dans les meilleures Grandes écoles, notamment, d’ingénieurs. D’autant plus, que ces jeunes, appartiennent déjà, aux milieux professionnels, auxquels, mènent ces écoles. En une sorte, d’autocooptation, reproductrice. Ces études sont risquées, longues et, difficiles, coûteuses et, à enjeux, obstacles successifs, différés. Comme, la médecine et, de recrutement très bourgeois. Seul, le bac S, permet, de faire, cet exigeant type, de formations.

 

Le fils, d’ouvrier, bachelier scientifique, fait des choix, plus accessibles. Or, les formations, les plus socialement, économiquement, gratifiantes, sont aussi, toujours, les plus aléatoires, hasardeuses. La potentialité dissuasive, d’échec, l’emporte donc, chez les filles, surtout, les jeunes modestes, sur la rentabilité attendue. Pour renoncer et, réajuster ses prétentions, à la baisse, alors, que c’est l’inverse, chez les garçons, surtout, les adojuniors, fort favorisés. Qui optent plus, pour le risque, le défi, la persévérance et, la non-renonciation, dans l’ambition. Le milieu social, d’origine, reste, donc, très prédictif, des études choisies, réussies et, du destin socioculturel, économique, ultérieur et, terminal.

 

En outre, la toute meilleure information, sur les stratégies, les filières, les plus économiquement rentables, du moment, profite, toujours, tout prioritairement, aux plus favorisés, socialement. Après, le bac, il n’y a plus tant, inégalités, de réussite académique, qu’inégalités, de latitudes, de choix, comme, d’attitudes, d’orientation, décisives, pour l’avenir. Plus, l’on progresse, monte, dans la hiérarchie suprême, des cursus, d’études, notamment, les plus élitistes, plus, la part, des jeunes, de milieux favorisés, croît. Plus, celle, des adojuniors, moins « titrés », diminue799. La « démocratie scolaire » reste théorique.

 

À l’inverse, plus, le niveau, la sélectivité, des études, sont bas, plus, les adojuniors, de milieux modestes, l’emportent, en nombre, en ces filières. Plus, ceux, de la haute société, s’y raréfient. En cela, l’école, dite, « méritocratique », de la République, a fort échoué. Puisqu’il y a plus eu, démocratisation quantitative ou, démographisation scolaires, que démocratisation, éducative et qualitative. C’est-à-dire, accès, réussite, de tous – élèves et, étudiants – à tout – le système, d’offre académique, du plus modeste, au plus excellent. En outre, nous le verrons, également, ce qui prévaut, en terme, d’études, de diplômes, se vérifie, en matière, d’emploi subséquent. Il y a, généralement, concordance prédominante, entre, milieu socioculturel, de départ, et, niveau, de formation et, de diplôme « terminal ». Cela, s’observe, également, le plus souvent, entre, niveau et, type, de diplômes et, classe, genre, d’emploi, exercé, de façon liée, ultérieure. Ce qui accroît, en aval, les inégalités socioacadémiques, antérieures. (Duru-Bellat et al., 2012, 2018)-800.

 

 

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Yves REMY est Docteur des Universités. (PsychoSociologie adoJuvénile). Certifié Acec / Coaching personnel. (Ados / jeunes). Consultant institutionnel Éducation-Jeunesse, coach / conseiller de vie, du junior, uniquement, garçon. Andro-adoJeunologue®, concepteur et, théoricien-praticien, de l’Andro-AdoJeunologie®. En trois décennies, il a acquis, une maîtrise, de formation et d’exercice, d’excellence. En une double approche, théorique et pratique.

 

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