Réflexion de Vie d’Andro-AdoJeunoScience® – 2

 

 

                                  Mener, le Jeune Homme, à faire Sens, à sa Mission de Vie !

 

 

C O A C H – C O N S E I L   /   C O A C H I N G   D E   V I E

A D O L E S C E N T S   /   J E U N E S   M A S C U L I N S

L Y C É E N S   /   É T U D I A N T S   /   A C T I F S

 

 

– Yves REMY, Dr

 

 

Coach de Vie AndroJeunoConseiller

Spécialiste AndroJeunesse-AndroÉducation

Consultant Institutionnel & Politique AdoJeunes

 

Docteur en Sciences Humaines et Sociales, Paris

(PsychoSociologie du Développement de l’AdoJuvénilité)

Certifié Acec / Coaching Personnel (Ados / Jeunes), Paris

 

 

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Travaux   AndroJeune   AndroJeunoScience®-2   AndroJeunoConseil®   Cabinet

 

 

> 15-24 Ans Adolescents XY, Objet du Coaching de Vie Andro-AdoJuvénile

 

Les 15-24 ans XY, en coaching de vie, sont le sujet plurisectoriel, de l’Andro-AdoJeunoScience®. Famille, affectivité, socialisation, jeunes en difficulté

 

 

« Si belle, qu’ait été, une vie, il y a, toujours, un immense écart
Entre l’existence, qu’avait rêvée, l’adolescent
Et, celle, qu’a connue, l’homme »

 

A. Maurois

Écrivain, France, 1885-1967

 

Lettres à l’Inconnue

Œuvre littéraire, France, 1953, 1956

 

 

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– ANDRO-ADOJEUNOCOACHING DE VIE –

EN BREF

 

 

Yves REMY est Docteur des Universités. (PsychoSociologie adoJuvénile). Certifié Acec / Coaching personnel. (Ados / jeunes). Consultant institutionnel Éducation-Jeunesse, coach / conseiller de vie, du junior, uniquement, garçon. Andro-adoJeunologue®, concepteur et, théoricien-praticien, de l’Andro-AdoJeunologie®. En trois décennies, il a acquis, une maîtrise, de formation et d’exercice, d’excellence. En une double approche, théorique et pratique.

 

Andro-AdoJeunoScience®, étude, compréhension globales, transversales, pluridisciplinaires, de l’andro-adoJuvénilité. Andro-AdoJeunoConseil®, coaching / conseil de vie holistique, innovant, des adolescents / jeunes. Spécialement, du genre masculin. Expertise d’intervention, plus spécifique, du manque, d’estime, de confiance, d’affirmation, de soi, des jeunes hommes.

 

Yves REMY, Dr a créé, à Paris, l’unique cabinet privé, en France, de coaching / conseil de vie andro-adoJeunologique, personnel, intégral et, performant. Des 15-24 ans XY, à titre exclusif, spécialiste, des seules particulières problématiques et, questions adoJuvéniles masculines. Coaching de vie cognitif, émotionnel, comportemental, en réalisation, de soi, du junior mâle.

 

 

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– Yves REMY, Dr

 

 

DOCTEUR DES UNIVERSITÉS

 

Consultant Institutionnel & Politique Éducation-Jeunesse

Coach / Conseiller de Vie des Jeunes Hommes

Expert Confiance en Soi Andro-AdoJuvénile

 

Depuis, Vingt-Cinq Ans

 

 

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3

 

LES « ATTACHEMENTS »

 

Vie familiale / Affectivité

(andro)adoJuvéniles

 

 

La famille est plus importante
Que les individus, qui la constituent

 

M. Isegawa

Écrivain, Ouganda, Pays-Bas, 1963-

 

Chroniques abyssiniennes

Saga littéraire ethnologique, Pays-Bas, 1998

 

 

Une affection, est une conviction

 

V. Hugo

Écrivain, France, 1802-1885

 

Les Misérables

Œuvre littéraire, sociophilosophique historique, France, 1862

 

 

Existe-t-il, une famille « renouvelée », pour les jeunes ? Les missions, de l’institution familiale, auprès, de l’adolescent, restent intangibles, bien, qu’exercées, fort autrement, que par le passé. Nous nous interrogerons, également, sur le « destin familial », des adojuniors. Seront, aussi, successivement, abordées, l’affectivité globale adolescente, puis, ses trois composantes, que sont l’amitié, l’amour et, la sexualité juvéniles. Le lien social sera étudié, dans la sociologie.

 

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En la seconde moitié, du dix-huitième siècle, une jeune fille, Suzanne, est contrainte, par ses parents, d’entrer au couvent et, d’y prononcer, des vœux religieux. Étant, une enfant naturelle illégitime, sa mère souhaite, laver sa propre faute passée. Suzanne veut rompre ses vœux, intente, à cet effet, un procès, à la communauté conventuelle. Elle subit, en rétorsion, les pires avanies et, perd son procès. Elle est transférée, en un autre monastère, dont elle s’enfuit. Elle vit fugitive, dans la peur, espérant l’aide, d’un protecteur. Telle est, l’intrigue, de La Religieuse, (France, 1796), le roman-mémoires littéraire, de l’écrivain et, philosophe français, D. Diderot (1713-1784)286. Son enseignement reste actuel. Tout jeune, a droit, à sa liberté et, son libre arbitre, sa pleine latitude, de conscience et, de décider, à sa guise, de son sort. Les parents ne peuvent imposer, mais, doivent « éclairer » ! Leurs enfants sont souverains maîtres, de leur corps, leur esprit et, âme.

 

L’adojeunesse, même mineure, ne s’appartient, qu’à elle-même, n’en déplaise, aux adultes ! Les parents ont le droit et, le devoir, d’inculquer, à leurs enfants, des valeurs, en une optique éducative, morale. Il revient, aux jeunes, de les faire leurs ou, pas, au plus profond, de leur « for interne ». Outre, la famille, les juniors plébiscitent aussi, l’amitié, valeur cardinale, à son zénith, à leur âge. Au temps, de « Mai-68 », quatre jeunes, Christian, Gérard, Michel, Thierry, font connaissance et, deviennent amis, au lycée Pasteur, de Neuilly-sur-Seine. Ils mettront, à profit, leurs solide amitié et, talents, pour devenir, depuis quatre décennies, les acteurs de comédie, parmi, les plus populaires, de ce pays. Créant, avec d’autres, la célèbre troupe, du Splendid, café-théâtre, créé, en 1974. L’on aura reconnu, C. Clavier, G. Jugnot, M. Blanc, T. Lhermitte. Ainsi, la jeunesse sait transcender, sublimer, les liens amicaux, pour en livrer, le meilleur, durablement. Comme, l’exceptionnel destin, de la « bande, du Splendid », en témoigne !

 

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Ce qui importe, n’est pas tant, le fait, que nous ayons vécu
C’est, la différence, que nous avons faite, dans la vie, des autres
Qui déterminera, le sens, de l’existence, que nous avons menée

 

N. Mandela

Homme d’État, Afrique, du Sud, 1918-2013

 

 

L’INDISPENSABLE « REFUGE LIGNAGER », DES ADOJUNIORS

 

 

Entre, les Trente Glorieuses prospères (1945-1975) et, les Quarante Piteuses impécunieuses (1975-2020), les jeunes sont passés, de « famille, je te hais », à « famille, je t’adore ». Face, à la crise économique, une éducation moins autoritaire, plus respectueuse, il est plus intéressant, pour les adojuniors, de « s’éterniser, à la maison ». Avec leur famille verticale. Plutôt, que de « courir l’aventure, risquer l’inconnu, tirer le diable, par la queue », avec tous les dangers, que cela représente. La prospérité rend hardi et, favorise toujours, l’indépendance. Le marasme paralyse, renforce, les dépendances, avec les aînés, bien mieux lotis ! Le rôle familial, auprès, des adojeunes, est affectif, éducatif, de socialisation, économique. Les jeunes s’identifient fort, à leur famille, projettent, pour la plupart, d’en fonder une, à leur tour. Pour la néogénération, l’on est passé, d’une fort pesante famille « fardeau », à une libérale famille « réassurance ».

 

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Laurent a dix-sept ans. Il est interne, en une institution scolaire, en Belgique. Nous sommes, en 1955. Son père a disparu, pendant un raid aérien, lors, du fort récent, Second Conflit mondial (1939-1945). Le professeur de français, de l’adolescent, est original, fascinant, énigmatique. Il donne alors, à Laurent, l’envie d’écrire. Ce dernier se demande même, si son père, qu’il croyait « perdu, à tout jamais » et, son enseignant, si intrigant, ne sont pas, une seule et même personne. Avec un camarade, le jeune garçon mène des investigations, pour vérifier Son Hypothèse. Il cherche, à faire éclater la vérité et, « avouer », par son « père », la filiation soupçonnée. Telle est, l’intrigue, du film, Sans Rancune ! (Y. Hanchar, comédie dramatique franco-belge, 2009)287. La trame est intéressante, puisqu’elle met l’accent, sur le lien au père, des garçons adolescents.

 

Le besoin, d’identification paternelle masculine, adulte. Le vide, manque, du père, absent. De plus en plus, de jeunes mâles, de treize, à vingt-quatre ans, souffrent, de la carence paternelle. Par décès, abandon, départ ou, même, présence, mais, alors, mutilante, par excès de dureté ou, au contraire, d’inconsistance. En tous ces cas, l’adojeune souffre alors, de manque d’amour et, de reconnaissance. Il cherche, à tout prix, des « modes, de compensation et, de substitution ». De même, entre filles et mères. Moins, entre enfants et, parents, de sexes opposés. Or, la jeunesse est, avant tout, « épiphyte ». Telles, les espèces végétales éponymes, croissant, grâce au support, d’autres plantes. De même, le jeune requiert, un soutien moral adulte, notamment, familial, sans faille, pour bien grandir.

 

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Jeune occidental, « ataviquement, conditionné », par sa famille

 

Famille, est un terme, qui date, de 1337, qui vient, du « latin, familia, de famulus, serviteur. – Sens restreint – les personnes apparentées, vivant, « sous le même toit » et, spécialement, le père, la mère, les enfants. – Sens large – l’ensemble, des personnes, liées, entre elles, par le mariage, par la filiation ou, exceptionnellement, par l’adoption ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)288.

 

L’on peut, aujourd’hui, en France, ajouter, l’union libre, le Pacs, Pacte Civil de Solidarité (1999), le mariage, de couples monosexe (2013), l’homoparentalité. La famille, des jeunes, est, avant tout, au sens nucléaire, le tout « premier cercle », de leurs proches et, d’eux-mêmes. Unis, par les liens, de la conjugalité, la parentalité, du sang, de l’ascendance-descendance. Depuis, quarante ans, une dépression sociale, économique, politique, comme, morale, frappe, l’Occident. Il y a, un net « assouplissement », des exigences éducatives parentales. L’on est alors, passé, chez tous les adojeunes, de la famille « repoussoir », à la famille « refuge ». Les avantages, de pure « sauvegarde », l’emportent, sur les inconvénients « dirigistes », réels ou, supposés.

 

Lors, des trois décennies prospères (1945-1975), suivant, le Second Conflit mondial (1939-1945), il y a, des rigidités structurelles familiales. Possibilités, de prendre autonomie, plus facilement, précocement. Cela, mène, la jeunesse, à se « libérer » et, plus vite, d’un milieu familial, perçu, comme, plutôt, « normatif et, oppressif »289. Pour chaque jeune, le passé historique familial, était plus strict, autoritaire. Sa famille verticale est, globalement, aujourd’hui, à tendance « libérale » et, « protectrice », en situation, de « distanciation ». Ce qui a, des conséquences, fort importantes, pour son devenir. Pour l’adolescent, les rôles paternels, tout comme, maternels, demeurent, très différenciés. Certains rapprochements s’observent, les prérogatives maternelles progressent, au détriment, de celles, des pères290. La famille est libérale, car, la dominante éducative actuelle, est moins, de contrôler, que de tenir compte, des désirs, de ses enfants. En accordant, de larges libertés et, compréhensions. L’affect l’emporte, sur la norme. La famille est protectrice car, en monde incertain, elle est le dernier rempart. Qui permet, le plus souvent, de préserver, les jeunes, du pire, en société, plus inégalitaire et, dure.

 

Entre ces derniers et, les aléas agressifs, du monde extérieur. La famille s’éloigne, de ses membres, car la vie moderne est bien moins, à l’agrégation, du groupe, qu’à la totale liberté, de mouvement, individualiste, de tout sujet. Il arrive, que les adojeunes, ne fassent pas, grande différence, entre leurs parents, en leur « lien quotidien », avec eux. Généralement, toutefois, la mère conserve, son poids psychoaffectif, éducatif, scolaire, de gestion, d’intendance journalière. Le père est perçu, comme, plus lointain, détenteur, de l’autorité, assurant, l’ordre, la discipline. Voire, le néant. Sanctionnant, à l’occasion, toutes les dérives, en charge, des « choses graves, capitales ». Nonobstant, les deux types, de prérogatives, se sont très rapprochées. Du fait, du travail professionnel, des femmes, de l’égalité, des sexes, des luttes, du féminisme. Les pères ont perdu, leur monopole, financier et, matériel, sont parfois, affaiblis, par le chômage. Il arrive aussi, qu’ils soient « plus affectifs, que coercitifs », que leur conjointe soit considérée, comme, plus autoritaire. Ils participent, un peu plus, aux tâches ménagères, quand, leur compagne, se livre, au bricolage et, jardinage. L’ « ordre ancien » est aussi, entamé, par la monoparentalité.

 

La plupart, des mineurs, de parents séparés, vivant, avec leur mère. Il l’est, également, en cas, de biparentalité. Par un réel effacement, désengagement affectifs, éducatifs, de socialisation, voire, économiques, des pères. Ceux-ci conservant, toutefois, généralement, leur plein rôle, de soutien matériel et, financier. Tels sont, les effets, d’une certaine « crise, de la masculinité, la paternité », en Occident. Le modèle patriarcal perdure, mais, le système matriarcal gagne, du terrain. En 1979, sort un drame cinématographique américain, de R. Benton, Kramer vs. Kramer, Kramer contre Kramer291. Avec, comme, acteurs principaux, D. Hoffman, M. Streep. D’après, le roman psychosociologique éponyme, de l’écrivain américain, A. Corman. (États-Unis, 1977). Il évoque, essentiellement, de façon, assez nouvelle, l’atomisation, de la cellule familiale et, les souffrances, qu’elle occasionne, notamment, pour les jeunes. Le contexte est un divorce, un petit garçon, Billy, la « garde », de l’enfant, confié, à son père, Ted. Une mère, Joanna, qui se bat, pour le reprendre.

 

Cette fiction lucide, réaliste, prémonitoire, annonce, les très dures et, nouvelles réalités « éclatées », de nombreuses familles occidentales, des quatre décennies ultérieures292. Les jeunes adhèrent, massivement, à l’institution familiale, car, elle leur assure, aujourd’hui, confort matériel, gratifications affectives. Sans trop, limiter, pour autant, leurs libertés propres. Les avantages dépassent fort, les inconvénients. Les contreparties exigées, des parents, en échange, de leurs « bons offices », demeurent, généralement, acceptables, pour les rejetons293. L’on s’attarde volontiers, plus tardivement, au cocon parental, en syndrome Tanguy. Vingt-huit ans, encore, au foyer familial et, qui prolonge, ses études. Bien plus, qu’en phénomène Marc, plutôt, antérieur, à la crise, des Quarante Piteuses. Qui quitte, ses parents, à l’âge, de dix-sept ans, pour s’engager, dans la marine marchande. En la comédie cinématographique française, d’É. Chatiliez, Tanguy (2001)294. Contrairement, à l’enfance, la « vraie vie », du junior, se passe, pour l’essentiel, ailleurs. Parents, fratrie, sont « détrônés », par une vie sociale, propre et, autonome. Au profit, des pairs monogénérationnels, amis, comme, amants.

 

La réalité familiale nucléaire, des parents et, enfants, n’est plus aussi, monolithique, linéaire, que dans un passé, pas si lointain. Unions, désunions et, réunions parentales et, familiales se banalisent. Influent, en avatars, le plus souvent, des plus malheureux, sur les jeunes concernés. Ententes et, mésententes, entre les parents, ont une influence psychoaffective capitale, sur les juniors. De plus en plus, de ces adojeunes, vivent, au sein, de familles monoparentales, le plus souvent, avec leur mère. Ce qui n’est pas toujours, très loin, s’en faut, des plus faciles, à vivre. Généralement, la mère travaille, par nécessité matérielle, le jeune est chez lui, assez seul. De plus en plus, d’adolescents, ont aussi, des parents non mariés, en union libre.

 

Le lien parents- enfants peut être biologique ou, adoptif. Cela, n’est jamais, indifférent, pour les protagonistes concernés. Les parents, des jeunes, pères et, mères, peuvent être, en activité professionnelle active, en recherche, d’emploi ou, inactifs et, au foyer. Notamment, concernant, les mères ou, déjà, préretraités ou, retraités. Cela, a des incidences induites, sur les jeunes et, leur vie. Les relations familiales intergénérationnelles, sont plus apaisées. La compréhension, parfois, trop complaisante, à l’égard, de l’adojunior, l’emporte, sur la « stigmatisation moralisatrice », d’antan. Or, ni le « terrorisme éducatif » ni, le « laxisme didactique », ne servent, la jeunesse, mais, lui nuisent.

 

Quand, l’on vit, plus, « côte à côte », que véritablement, ensemble, il est plus facile, de bien s’entendre. Les classiques conflits, de jadis, parents-enfants, plus ou, moins, aigus, n’en ont pas tous disparu, pour autant. Ainsi, l’on « se heurte », tout d’abord, fort méchamment, quant aux résultats, des études. Aussi, pour les sorties, l’usage informatique et, téléphonique mobile. Plus, que pour les autres domaines, de la vie, du jeune et, de la famille ou, sur tout autre sujet. L’institution, du mariage, est « quasi déclinante », révoquée et, révocable, à tout moment. De plus en plus, remplacée, par le Pacs, Pacte Civil, de Solidarité (1999), l’union libre.

 

De même, la famille nucléaire classique, qui regroupe, exclusivement, les deux parents unis et, les enfants, depuis, le dix-huitième siècle, est « atomisée ». Recompositions familiales, homoparentalité, progressent. Certes, elle demeure, un refuge affectif, très sécurisant, plébiscité, comme, tel. En réalité, il ne s’agit, déjà, plus, que d’une « presque coquille, vidée, de sa substance », à impact surtout, utilitariste. « Outil, quasi jetable », la famille se fait, défait, refait, de plus en plus, vite, « à tort et, à travers ». Elle n’est plus, en mesure, d’aider, véritablement, l’adolescent, le jeune, à se re/structurer, car elle est autant, déstructurée, déstructurante et, à « géométrie variable », que lui-même !

 

Il appartient, aux parents adoptifs, d’aider, le jeune, à « bien s’épanouir », dans le contexte, de l’adoption. En la vérité, des choses, sans s’opposer, à d’éventuels liens, avec le pays, d’origine et, les parents biologiques. Si cela, est possible et, si le junior adopté, le souhaite. Il incombe, aux parents, de ne jamais, oublier, l’intérêt, de leurs enfants, en privilégiant toujours, trop, avant tout, leurs préoccupations, de couple. Aux dépens, de leurs rejetons. Il serait fort judicieux, de développer, les structures, de médiation familiale, parentale, conjugale, éducative, affective, propres, à résoudre, les conflits, crises domestiques. Comme, le fait, par exemple, l’École des Parents. Il s’agit, d’apprendre, aux couples, à faire plus, de concessions mutuelles. Ne plus, se déchirer, au moindre différend. Mieux, prendre en compte, l’intérêt, de la progéniture. Des parents, qui s’aiment et, s’entendent, manifestement, sécurisent l’adolescent, l’encouragent, en sa vie affective. Les parents, en conflit, perturbent fort, le jeune, en « cassant », sa quiétude affectivo-familiale. Leur séparation peut être, potentiel négatif, pour l’adojeune295.

 

Même si, le conflit parental, étant devenu insupportable, il peut alors, éprouver, un sentiment temporaire, de soulagement, que la rupture, y mette fin. Le fait, que le père travaille et, soit très satisfait, fier, de son métier, permet, à tous ses enfants, notamment, ses garçons, une certaine structuration identificatoire. De projection, vers leur propre, future vie adulte et, professionnelle potentielle. Si cet emploi paternel, prend une part excessive, cela, peut nuire, aux descendants, par sentiment, d’absence, abandon et, indifférence. Le travail, de la mère, permet, tout autant, surtout, pour ses filles, d’opérer, le même processus, de consolidation, réassurance mentale. S’il épanouit leur mère, cela, aura aussi, des effets bénéfiques, sur les juniors. S’il prend trop, de place, les adolescents souffriront, d’un manque excessif, de présence affective maternelle. Si la profession parentale, préoccupe négativement, les ascendants, s’ils la vivent mal, les enfants en souffriront, aussi, par capillarité, bien compréhensible. Le chômage ou, la mise, à la retraite, précoce, prématurée ou, l’inactivité, du père, au foyer, fragilisent, les descendants. Surtout, si les parents le ressentent, eux-mêmes, difficilement et, comme, une inique exclusion.

 

Cela, peut générer, des craintes, notamment, d’un point de vue financier, matériel. Les fils, en particulier, souffrent, d’une image paternelle amoindrie, par son inactivité. En une société, où, l’homme est évalué, prioritairement, à l’aune, de sa position socioprofessionnelle. Cette exemplarité contre-productive, peut les décourager, à se battre, pour bien réussir, eux-mêmes. L’inactivité, de la mère, peut aussi, retentir, de la même façon, sur ses filles. À une époque, où, l’émancipation, l’épanouissement, des femmes, passent, bien plus, par leur accomplissement professionnel, que leur réussite affective. Trop, de présence parentale, à la maison, peut être ressentie, par le jeune, comme, une surveillance. Une intrusion, un étouffement accrus, dans son existence et, ses libertés juvéniles. En revanche, l’inactivité, des parents, peut aussi, être perçue, par les juniors, comme, une disponibilité relationnelle et, d’aide accrue, en leur faveur. Les liens familiaux, sont souvent, réduits, au minimum nécessaire, même, les repas, sont, de moins en moins, pris en commun. La « vraie vie », des jeunes, comme, des parents, se passe ailleurs et, autrement. L’essentiel, ne s’y dit pas, les relations restent formelles, convenues296.

 

Cela, permet, d’éviter, les conflits aigus, qui ont pu, à ce prix, se raréfier, diminuer, d’intensité. Quand, les sujets, de « discorde », sont abordés, la confrontation frontale réapparaît. Ils sont généralement, esquivés, pour « avoir la paix ». La tranquillité, d’évitement, prévaut alors, au détriment, de la sincérité et, l’authenticité. Les rapports familiaux sont faussés, « intéressés ». Les relations pères-fils sont, bien trop souvent, « ratées ». Elles sont basées, sur la dureté, l’incompréhension, l’absence, l’indifférence, alors, le fils est affaibli. Soit, sur la complaisance, le laxisme ou, une fausse complicité, de très mauvais aloi. Ce qui donne, des fils immatures et, suffisants. Nos jeunes hommes sont, bien trop peu, confrontés, à l’autorité masculine adulte. Notamment, paternelle, indispensable, dont, ils ont tant, besoin, pour se structurer. De plus en plus, ils vivent, sans leur père ou, avec un père lointain. Les enseignants, juges et, personnels soignants, médecins, psys… sont, de plus en plus, de sexe féminin. Ainsi, seront fabriquées, des générations entières, de « garçons perdus », qui ne pourront jamais, devenir des hommes, pleinement, accomplis, faute, d’idoine renfort. Le lien mère-fille n’est, souvent, guère, meilleur.

 

Il va, de la rivalité-jalousie, avec des filles survoltées, à une proximité possessive excessive, tout aussi destructrice. Pour des filles, peu autonomes et, étouffées ou, vaniteuses. La dualité père-fille est, trop souvent, vécue, sur le mode, de la sévérité et, la « mise, sous tutelle ». En méfiance, notamment, des possibilités, d’approche, par l’autre sexe, avec des filles inhibées. Soit, sur celui, d’une « cajolerie séductrice », hors de propos, pour filles se comportant, comme, des « vamps ». Quant au vécu, mère-fils, il s’égare, bien trop souvent, encore. Soit, dans la manipulation autoritaire, de pouvoir, de la première, sur le second, qui devient inconsistant ou, révolté.

 

Soit, dans l’effacement « servile », au bénéfice abusif, d’un fils, « tyranneau intriguant caractériel ». Âges, milieux, parcours, personnalités, études, géographie résidentielle, influent, sur le pôle familial. L’équilibre relationnel, parents-jeunes, est bien plus rare. Quand, l’on n’a rien, à se dire ou, presque, l’on se fuit. Pater et, mater familias n’ont plus, fondamentalement, de rôle, assez clairement identifié et, défini. La famille est devenue, un « pauvre mille-feuille » disparate et, dispensateur, de gratifications matérielles. Le vrai partage oblatif est, désormais et, souvent, remplacé, par la satisfaction, des seuls, catégoriels intérêts, individuels, captatifs.

 

La famille n’est, souvent plus, un groupe uni, mais, un « agrégat », de volontés personnelles, aveugles et, divergentes. Elle peut être qualifiée, de « firme », terme employé, pour la famille régnante britannique. Il s’agit donc, de recréer, de vraies, « solidarités morales » familiales. En encourageant, le dialogue, entre parents et, entre parents et, enfants297. Que ce soit, vis-à-vis, de leur enfant, du même sexe ou, du sexe opposé. Individuellement ou, par rapport, à l’ensemble, de la fratrie, des rejetons. Il importe, que les liens soient mieux équilibrés, sans favoritismes ni, défavoritismes, trop, de distanciations ou, pas assez. À l’adolescence, la fratrie conserve une importance, un enjeu, utiles, au mûrissement, même si, l’impact, est très minoré, par rapport, à l’enfance298. Que chacun, puisse être, à sa juste place, que la famille, retrouve son âme. Après, l’enfance, les relations fraternelles, sont plutôt, éclipsées, par celles, des pairs, peuvent être conflictuelles ou, indifférentes, inexistantes. Elles peuvent aussi, être, des plus harmonieuses, enrichissantes. Elles sont complémentaires, d’autres types relationnels, notamment, amicaux.

 

Il est bon, qu’elles perdurent, en bonne intelligence, pour l’équilibre, de tous299. De même, les relations familiales « élargies », extérieures, au cercle limité, des parents, frères et sœurs, perdent, de leur intensité. Elles ont, toutefois, un « certain prix », aux yeux, des adojuniors, en particulier, concernant, les grands-parents. Comptent aussi, malgré, les éloignements, de la vie moderne, les oncles, tantes, cousins, cousines, neveux et, nièces, parents, des amis et, amis, des parents… Souvent, ces liens sont assez distendus, par la distance géographique. Or, ils peuvent appuyer, compléter, positivement, ceux, qui seront entretenus, avec les parents et, la fratrie.

 

En particulier, les cousins, en sus, des amis, du même âge, surtout, donc, les grands-parents. Lesquels, peuvent être, une autorité morale, affective, qui éclaire. Certains membres, de la famille extranucléaire, peuvent aussi, utilement, jouer le rôle, de médiateurs, conseillers extérieurs neutres. En circonstances difficiles, pour les juniors300. Les beaux-parents, parfois, prédominent, aux dépens, de l’un, des parents, du sang. Du fait, des recompositions familiales. Il s’agit, pour eux, de trouver, un plus juste, très délicat, équilibre, entre l’intrusion abusive et, l’indifférence ou, l’hostilité marquées. En présence discrète, mais, attentive, en fonction aussi, des attentes, souhaits, des jeunes concernés, à l’égard, des nouveaux conjoints, des parents.

 

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La comédie dramatique et, série de télévision française, de Tf1, Une Famille formidable, (J. Santoni, réalisateur, France, 1943-2018), existe, de 1992, à 2018. Elle dépeint, l’histoire mouvementée, les péripéties, de la famille, en partie « recomposée », Beaumont. Parents et enfants, puis, petits-enfants. Les acteurs, notamment, principaux, sont « épatants » de naturel, comme, de pétulance. En particulier, A. Duperey, B. Le Coq, qui jouent, les rôles centraux, des parents, puis, grands-parents, fort attachants. Jacques et Catherine Beaumont. Respectivement, spécialiste gastronomique, restaurateur et, médecin pédiatre, puis, « quasi retraités ».

 

Au total, leurs enfants sont six. En particulier, toute leur période tumultueuse et, changeante, d’adolescence et, de jeunesse, y est fort bien illustrée. En plus, d’un quart de siècle, de télédiffusion, toutes les évolutions, des adultes, comme, celles, des jeunes, sont disséquées. Scolaires, comme, professionnelles, psychoaffectives, domestiques, matérielles, comme, des loisirs, valeurs. De façon fictionnelle, certes, toutefois, crédible, réaliste. Tout l’aspect foisonnant, aléatoire, remanié et, difficile, mais, aussi, chaleureux, réconfortant, pétillant, de la plupart, des familles occidentales contemporaines, pour les adojuniors, est démontré. Avec grands brio et, sensibilité. Ce qui n’est pas, toujours, le cas, des productions télévisuelles !

 

Au travers, des joies et des peines, des réussites et revers, des conflits et solidarités, des ruptures et continuités. La fiction illustre très bien, à quel point, la famille demeure encore, malgré, ses vicissitudes contemporaines, un havre de paix, de refuge et, soutien irremplaçable. Tout particulièrement, pour les jeunes, de treize – vingt-cinq ans. Auquel, aspirent tant, que plébiscitent, la plupart, d’entre eux, de toutes cultures et, tous milieux301. Le slogan adojuvénile vengeur, des années 1960 : « Famille, je te rejette » !, devient alors, dans la décennie 2020 : « Famille, je t’aime » !

 

Il y a, un demi-siècle, en un monde stable et rassurant, la famille est perçue, par les jeunes, comme, un affreux carcan insupportable. Qui brime leur liberté, leur originalité propre et, leur nature même. Aujourd’hui, en un univers très mouvant et, fort inquiétant, délétère, même, la famille est aimée, du jeune, comme, seul repère, réconfort inconditionnel. En un temps où, plus rien ni, personne, n’apparaît, « sûr et, digne de confiance ou, d’adhésion ». Aux adultes, qui ont tant failli, à faire en sorte, que les juniors, puissent plus croire et, espérer ! De fait, le devoir premier, le plus noble et sacré, de l’humanité, est, depuis, son origine, de veiller, à l’élévation et, l’accomplissement axiologiques, de sa descendance.

 

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Précieux rôles, des liens, de parenté, auprès, de la néogénération

 

Les parents contemporains accordent, une « préférence » marquée, à leur rôle affectif et, économique. Au détriment, de leur mission éducative et, de socialisation. Face, à un nouveau monde extérieur, hostile et âpre, la famille est un cocon affectif, fort prisé, par les jeunes, mais, incertain. La concurrence, avec les partenaires sentimentaux, d’élection, le groupe, des pairs, est des plus vives. La conception, de l’amour parental, par l’adulte, est souvent, égocentrique et, narcissique. Quoi, qu’il arrive, la complaisance, pour l’adolescent, est trop systématique, par pure vanité, des géniteurs. Ce qui est, tout particulièrement, des plus nocifs et, antiéducatifs.

 

L’amour parental est souvent, déstabilisant, car il est perverti. Son caractère, inconditionnel et, irrévocable, est trop méconnu. Les parents ont peur, de perdre, toute l’affection, de leur enfant, en s’opposant, à lui ou, en ne lui donnant pas, gain de cause. Ils renoncent, ainsi, à leur pleine autorité naturelle, pour subir, le caprice illégitime, de l’adojeune. Ils en deviennent alors, les « esclaves soumis », se perdant, en processus sans fin ni, issue, de perpétuels, vains, marchandages-tractations.

 

En ce contexte, les jeunes savent fort bien, user, du chantage affectif, sur leurs parents. Le comportement irresponsable et, inconstant, de nombre, d’adultes, les y incite, puisque, tout est négociable, en permanence. L’adolescent n’est pas toujours, aimé, pour lui-même. L’affection est modulée, monnayée, en fonction, des seules, attentes et, intérêts propres égoïstes, des parents. Lesquels, veulent trop « conformer, leur descendance, à leur image ». Par pur orgueil personnel. La famille, des années 2020, se replie, surtout, sur sa seule, « fonction affective ». Pourtant, elle est plus souvent, pathogène, pour les adojeunes, que réellement, épanouissante. Ainsi, bien, des parents, croient, en toute bonne foi, faire le bien, le bonheur, servir, au mieux, l’intérêt, de leurs enfants, en aimant, « à distance ».

 

Le plus fréquemment, en écrasant complètement, le jeune, de leur « dévouement » excessif. Ce dernier est instrumentalisé, en devenant, le « remède » affectif, aux manques, vides, de ses parents. Qui le surgratifient, pour avoir, un « retour narcissique ». Combler, son enfant, est favoriser, sa « chose », sa « créature ». C’est, se gratifier, soi-même, en égocentriques orgueils capricieux. De façon, des plus illusoires et, dommageables ! Sans priver, d’amour ni, « gaver », de sollicitude, il convient, d’aimer, en mesure, le junior. Pour lui-même, non, pour soi ni, son ego parental. Pour ce qu’il est, non, ce qu’il représente, en tant, qu’humain. Non, pour ce qu’il « pèse », en tant, que rejeton. Nos enfants ados ne sont pas, les simples prolongements, de nous-mêmes, parents, mais, ont leur essence propre.

 

« Vos enfants, ne sont pas, vos enfants ! Ils sont, les fils et, les filles, de l’appel, de la Vie, à elle-même ! Ils viennent, à travers vous, mais, non, de vous. Bien, qu’ils soient, avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez, leur donner, votre amour, mais, non point, vos pensées. Car, ils ont, leurs pensées propres. Vous pouvez, accueillir, leurs corps, mais, pas, leurs âmes. Car, leurs âmes habitent, la demeure, de demain, que vous ne pouvez, visiter, pas même, en vos rêves. Vous pouvez, vous efforcer, d’être, comme eux, mais, ne tentez pas, de les faire, comme vous. Car, la vie, ne va pas, en arrière ni, ne s’attarde, avec hier ! Vous êtes, les arcs, par qui, vos enfants, comme, flèches vivantes, sont projetés ! L’Archer voit le but, sur le chemin, de l’infini et, Il vous tend, de Sa puissance, pour que Ses traits, puissent voler, vite et loin. Lorsque, Sa main, vous ploie, que ce soit alors, pour la plus grande joie. Car, de même, qu’Il aime la flèche, qui vole, Il aime l’arc, qui ne tremble pas ».

(G. K. Gibran, poète libanais, 1883-1931, The Prophet, Le Prophète, œuvre littéraire, poétique et, philosophique, États-Unis, 1923)302.

 

Magnifique évocation familiale, qui replace chacun, à sa juste place. L’affectivité, des parents, pour le jeune, ne saurait nullement, être narcissique ni, égocentrique, mais, fort désintéressée, oblative. Il ne s’agit pas, de dresser et, conformer, à leur seule, image. Ni d’atteindre, un objectif, propre, à l’adulte, au travers, de la personne, de l’adolescent. Celui-ci, a sa « pleine existence » autonome, particulière. Le but n’est pas, de lui complaire, mais, de lui proposer, un vrai cadre équilibrant, épanouissant, pour bien mûrir. Cet objectif se doit, d’être prioritaire. Le jeune aimé, ès qualité, de façon, équilibrée, en famille, est bien plus serein, épanoui. La tempérance, la constance affectives, l’aident, à se construire. Tout en prenant conscience, de la relativité, de son moi, par rapport, à autrui. Prenant, toute confiance, en lui et, à l’aise, avec son entourage, l’adolescent entre, en pleine phase, d’ouverture, de coopération. Cela, lui évite, replis, blocages, oppositions, des plus dommageables, en occurrence, de désamour captatif. Il convient, d’aimer l’adojeune, « pour lui-même », en sa spécificité, sans la nier ni, l’exalter, outre mesure.

 

Il s’agit, de bien comprendre, ses besoins, attentes, d’y répondre, sans sollicitude excessive ni, fatale raideur. Un bon équilibre, peut être observé, entre, la coupable indulgence et, l’hostilité manifeste. Les parents ne peuvent pas osciller, entre des extrêmes. Il est fort important, qu’ils sachent garder, une ligne de conduite affective, impavide, stable, juste. La sinuosité éducative est à proscrire. Divers types, d’éducation, existent, du plus autoritaire, coercitif, au plus libéral et, libertaire. L’on peut, en citer, trois principaux : « rigide », « souple » ou, « adaptatif ». Plus finement, encore, quatre grands styles éducatifs, parentaux, émergent. Autocratique, contrôle parental actif, sensibilité, soutien faibles, à l’égard, du jeune. Désengagé, sensibilité, soutien faibles, faible contrôle. Permissif, attention apportée, aux besoins, du junior, avec une autorité parentale, peu appuyée. Démocratique, contrôle actif, grande sensibilité, soutien. Ce dernier modèle équilibré, est le plus favorable, au bon épanouissement, du jeune. Souvent, l’éducation familiale est fonction, de chacun, des deux parents, des circonstances, domaines concernés. Du caractère, des comportements, résultats, du junior, lui-même et, de ses caractéristiques.

 

Alors, un subtil mélange, une succession, des quatre types éducatifs familiaux, s’observent, de façon, conjoncturelle et, structurelle. Même si, aujourd’hui, le seul, mode libéral, l’emporte, très largement. Le milieu culturel, le niveau de vie socioéconomique, influent toujours, sur le mode éducatif parental. Le raisonnement, l’horizontalité participative, l’autonomie, la liberté, l’emportent plutôt, en milieux favorisés. La sanction et, la verticalité autoritaire, la coercition et, l’obéissance sont, plutôt, les marques, des familles, les moins « gratifiées ». D’un point de vue, socioéconomique, comme, culturel.

 

Le type éducatif parental autoritaire, exige, l’obéissance, attend beaucoup, du jeune, en éludant, ses attentes. Discipline, coercition, sanction, prévalent. En limitations, supervisions, vérifications. Le pouvoir vient, d’en haut, très discrétionnairement, sans contredit possible. Le junior n’est pas mené, à l’autonomie ni, la responsabilité, n’étant, qu’exécutant passif. Tout, est balisé. Le type négligent nie, l’adojeune, puisqu’il le laisse livré, à lui-même. La parentalité est abdiquée. Le jeune est dépourvu, de balises sûres, puisque, privé, de toute « ligne, de conduite », à tenir. Il demeure alors, pour le restant, de son existence, des plus immatures et, incertains303.

 

Le type indulgent privilégie, les besoins, de l’adolescent, aux dépens, de l’autorité parentale. Le junior est laissé libre, sans limites. La licence l’emporte, sur la discipline. Le jeune risque, d’être « socialement, invertébré ». Le type libéral associe, tout à la fois, exigence et, souplesse éducatives. Les règles, à observer, sont alors, édictées, explicitement, et, le junior, accompagné. Autonomie, responsabilité, comme, épanouissement, sont à la clé, pour les jeunes. Ce genre, d’éducation, est le plus équilibrant304. Le type éducatif parental consensuel, devient la norme, plutôt, que le genre, trop « inquisitorial », de jadis. Des différences persistent encore, selon, les milieux, socioéconomiques et culturels, l’âge ou, le sexe, des juniors. La famille « oublie », trop souvent, d’inculquer, les valeurs, éducatives et morales, qui sont les siennes. Qu’elle estime primordiales, pour la formation, l’avenir, des adojeunes. Le rôle, d’éducateur, est difficile. Par facilité, les parents s’en désinvestissent souvent, pour privilégier, l’affectif. (Cloutier et al., 2008, 2015).

 

Ils se défaussent, sur l’école, dont, la mission, est autre. Ils se centrent plus, sur eux-mêmes, que sur l’adolescent. La parole médiatique l’emporte, sur la voix parentale, qui perd, toute son aura. L’autorité, des pères, s’effrite, par absence ou, démission. Cela, est nocif, pour les jeunes, en particulier, les garçons, car, c’est le père, qui « dit, la loi ». La mère, ne peut, y pourvoir, seule, a un autre rôle, plus affectif. En un monde, très incertain, les assurances pédagogiques sont mortes. En désarroi, eux-mêmes, les parents ne savent donc, plus vraiment, quoi transmettre ni, comment. L’accélération, de la vie, périme, obère, tout précepte préétabli.

 

La pleine vacuité éducative domine. L’éducation est ultra minimaliste : santé, diplôme et, emploi. Elle n’est plus inculcations, mais, libérations, des intuitions instinctives. Ce qui est aberrant, pour l’adolescent inachevé. L’éducatif se fait attentiste. L’éducateur parental devient alors, simple géniteur, qui assure, le seul, quotidien vital essentiel, en « kit survie, de base ». Les adojeunes sont livrés, à l’ « abandon », n’existent pas, par, pour, eux-mêmes. Les parents veulent, les astreindre, à leur propre schéma préétabli. Soit, ce qui n’est pas, plus bénéfique, souscrire, à tort, à leur moindre caprice. Cela, tue, tout échange éducatif, pertinent et, profitable. Au plus grand dam, du jeune !

 

Les notions, du permis, de l’interdit, sont mal transmises, par les parents, mal assimilées, par les adojuniors. L’interdit, non seulement, ne leur est pas, préjudiciable, mais, est nécessaire, indispensable, bénéfique. L’on ne peut confondre, interdit légitime, tempéré et, autoritarisme mutilant et, coercitif illégitime. Pour grandir, l’adolescent a besoin, de « trouver, le mur ». Il est malheureux, tant, qu’il ne s’y heurte pas, durement. Le laisser donner, libre cours, à ses pulsions, est un véritable déni éducatif, menant, tout droit, aux infantilismes, à vie305. En genre éducatif rigide, les seuls principes, de guidance, des parents, priment, sur les attentes, du jeune. Dans le modèle souple, la volonté, des juniors, l’emporte, sur les principes éducatifs parentaux. Le type éducatif adapté est un bon compromis, entre les strictes règles, de discipline et, les aspirations adojuvéniles. La dureté, de l’autoritarisme excessif, abîme fort, la personnalité, des jeunes, les inhibe. La permissivité, sans frein, rend, les juniors, agressifs, arrogants, immatures, inachevés.

 

Fermetés, compréhensions équilibrées, rendent, l’adojeune, serein, autonome, bien affirmé. L’éducation parentale peut, également, être « neutre », « de soutien » ou, « désintégrative ». Le premier groupe éducatif neutre, est devenu, le plus fréquent. Il signifie, un certain équilibre, entre, le soutien familial, la libre autodétermination, du junior, seul. Le deuxième groupe est de soutien. La famille s’attache, avant tout, à aider puissamment, le jeune, pour l’essentiel, de sa vie. Le dernier groupe est désintégratif. En ce sens, que la configuration familiale n’est pas ou, plus apte, pour divers motifs, à faire harmonieusement, bien grandir, l’adojunior.

 

Elle tend, tout au contraire, à l’exclure, du fait, de ses dysfonctionnements. Ce modèle gagne, du terrain, du fait, notamment, des familles éclatées. L’éducation véritable ne saurait donc, être, ni tyrannie ni, absence. Pourtant, c’est le travers, de nombreux parents. Elle va, de la plus stricte, à la plus relâchée. Ce dernier modèle prévaut, quand, ce n’est, l’inexistence, de tout « gouvernement ». Il s’agit donc, d’allier, fermeté, transmissions, compréhension, dialogue. L’éducation authentique ne saurait être, un asservissement tyrannique, pas plus, qu’une transaction permanente, entre partenaires-négociateurs, « pseudo égaux ». Ce qui ne serait, qu’illusoire duperie, pour tous. La relation jeunes-adultes est, souvent, « faussée », faute, de vraie compréhension mutuelle.

 

Le bon parent sait trancher, à bon escient, en toute souveraineté, tout en étant capable, de dialogue, concertation. Le parent adulte sait toujours, résolument, transmettre, de façon claire, l’ensemble, des vraies valeurs, règles, de conduite. Qu’il estime essentielles, pour l’avenir et, l’accomplissement juvéniles. Les parents et, en particulier, le père, ont le devoir, d’ « édicter la règle », l’expliquer, sans la faire ni, l’asséner. Il s’agit, de tracer, un chemin, l’éclairer, par des vigies stables et, facilement identifiables. Ni gardes-chiourme ni, démissionnaires, les parents acceptables sont présents, attentifs, guides. L’éducation authentique se doit, de strictement, tenir compte, de la personnalité, de chaque adojunior. L’uniformité aveugle est, en la matière, toujours inopérante et, pernicieuse. Les parents ne peuvent, s’en tenir, au minimum éducatif. Seule, la pédagogie, la transmission équilibrées, complètes, donnent, à l’adolescent, la pleine mesure, des choses. Il aura ainsi, la volonté, les certitudes nécessaires, pour réaliser, tout son destin, aller, au bout, de ses objectifs, défis, de l’existence. Il saura mieux, tenir compte, des obstacles, échecs et, déceptions, inhérents, aux aléas humains, quels, qu’ils puissent être.

 

Sans trop, de frustrations excessives, toute la vie, durant. Le jeune attend, des adultes, certes, liberté et, compréhension, mais, tout autant, pertinents principes, prescriptions, exemplarité, structurations, éclairages. Car, il sait parfaitement, qu’il en a toujours, besoin, pour s’épanouir, apprendre, comprendre. Devenir adulte, se forger, sa propre conception, de l’existence. Il ne peut, se nourrir, que de l’existant, non, du vide. À défaut, l’on risque, le syndrome, de l’ « enfant sauvage » ou, « enfant-loup », qui ne peut avoir, les pratiques, du langage oral ni, de la civilité sociale. L’homme accompli ne se construit, valablement, qu’avec, des limites306 !

 

Les parents ont pour tâche, de faire, de leurs enfants, des adultes. En les « introduisant » socialement, au monde, de la maturité. En les entretenant matériellement, ce, tout le temps, de leur formation. L’objectif, des jeunes, est ainsi, l’autonomie, pouvoir « quitter », leurs parents. Cela, ne va pas, sans difficulté. La famille n’est plus, le premier agent, de socialisation, des juniors. Elle est, de plus en plus, remplacée, par la civilisation, des médias, du multimédia, des réseaux sociaux, loisirs et, pairs générationnels. Le dialogue intrafamilial est devenu, bien plus « ouvert », mais, reste, trop souvent, convenu et, formel.

 

L’on vit, « côte à côte », plus, qu’ensemble. Le consensus, à tout prix, pour conserver, l’amour, de l’autre, s’obtient, au détriment, d’une vraie richesse, de communications interrelationnelles. Entre adolescents, jeunes et, aînés. Socialiser, consiste, à apprendre, à affronter, les aléas, de l’existence, s’ouvrir, à autrui. Or, bien souvent, l’inverse dommageable prévaut. L’adolescent est soigneusement, protégé, contre, toute frustration, opposition. Le sens, de l’altérité, l’effort, la persévérance, ne lui est pas donné. Il devient un adulte immature, inadapté. D’éducateurs, les parents deviennent « quasi-pairs ». Sans balises, hiérarchies ni, limites, le junior ne peut, véritablement, grandir, se perd, en vain. Le rôle, des parents, est de socialiser, leurs rejetons. C’est-à-dire, de les introduire, au monde réel, de la vie, la communauté. En leur en apprenant, les lois et, règles, pour en faire, des membres responsables, intégrés, pleinement, autonomes. Ayant été capables, de « quitter », leurs ascendants, pour « s’installer », en leur propre vie. Non, des marginaux, repliés, sur eux-mêmes, asservis, à leurs seuls, caprices égocentriques. Assistés, immatures, passifs, comme, irresponsables, à un âge, pourtant, déjà, bien avancé.

 

Trop souvent, encore, il est trop laissé, libre cours, aux instincts, pulsions, désirs, du jeune. Au détriment, de son sens, du devoir, pour lui-même, autrui. Le « gazon entretenu », convient mieux, en éducation, comme, en botanique, que l’ « herbe, la plus folle ». La morale positiviste, du philosophe français, A. Comte (1798-1857), peut fort prévaloir. « L’Amour, pour principe, l’Ordre, pour base, le Progrès, pour but ». (A. Comte, Le Catéchisme positiviste, essai philosophique, France, 1852)307. Une vision rigide, de la socialisation, peut mener, au « conditionnement, de masse ». À l’asservissement, à des idéologies totalitaires.

 

L’inverse, au « repli, sur soi ». Une socialisation adéquate se doit, de garantir, à chacun, sa juste, entière place, en collectivité. En fonction, des talents, mérites, de la légitime ambition. La famille ne peut s’effacer, devant, les loisirs et, les pairs. Elle peut s’ouvrir, au débat, conflit, quels, qu’ils soient, pour que l’essentiel, puisse, s’y dire, librement. Pour socialiser, l’adojeune, la famille a, à lui transmettre, sans faille aucune, les codes, principes fondateurs, de toute vie, en société. Les parents ont le devoir, d’inculquer, au jeune, l’ensemble, des règles et, usages intangibles. De respect, de la personne, d’autrui, ses biens, intérêts, sa vie même. De même, quant à l’intérêt général, au bien public.

 

À défaut, toute l’existence sociale, de l’individu, est durablement, irrémédiablement, aliénée, compromise. La famille ne joue pas toujours, au mieux, auprès, des jeunes, son rôle matériel, d’assurer, leur pleine subsistance, jusqu’à, leur totale indépendance. Son aide économique, les cohabitations résidentielles familiales, se prolongent, pour les juniors. Du fait, des difficultés socioéconomiques existantes et, de leur grand souci, de confort. Ainsi, les adolescents sont-ils, majoritairement, encore, logés, nourris, blanchis, éclairés et, chauffés, chez leurs parents. Généralement, de façon, très satisfaisante. La plupart, y bénéficient, d’un espace personnel, sous la forme, d’une chambre, voire, d’un studio, entièrement, équipé, autonome. Il s’agit, de leur « domaine privé », en lequel, ils sont assez libres, quant à l’agencement et, l’usage, des lieux. Ils y reçoivent leurs amis, partenaire affectif éventuel qui, souvent, peuvent, y passer la nuit. Ce « cocon juvénile » prend, toute son importance, à un âge, d’individuation-séparation, à l’égard, des adultes. Les jeunes y vivent, travaillent, dorment, accueillent, développent, leur imaginaire spécial. Il s’agit, de l’ « enveloppe matérialisée, de leur intimité », ils y tiennent fort.

 

« Gratifiés », très généreusement, beaucoup, d’adojeunes, ne prennent pas, toujours, assez conscience, de la valeur, de l’argent, du confort matériel. Du fait, que toute chose, se mérite, par l’effort. Leur liberté, autonomie, maturation, en sont grandement, durablement, limitées. La charge financière, matérielle, qui en résulte, pour les familles, ne cesse, de s’alourdir. Du fait, d’accès, de plus en plus, tardifs, malaisés, à l’emploi, pour une majorité, de jeunes. Ce qui ne va pas, sans poser, de très rudes difficultés, de subsistance, à nombre, de familles modestes. Notamment, quand, les parents, eux-mêmes, ont des problèmes, de travail308. Tant, qu’ils sont, en études, les juniors ont fort besoin, de l’aide matérielle, totale ou, partielle, de leurs parents, selon, les moyens, de ces derniers. Ils résident, plus longtemps, tardivement, que par le passé, chez leurs ascendants. Certains parents, refusent indûment, cette aide, la plupart, l’accordent, certains, avec excès. Ni l’abandon ni, la pléthore matériels, ne conviennent. Il s’agit, de donner, au jeune, les moyens, de subsistance, adéquats. En fonction, de ses besoins raisonnables, son âge, sa situation, ses études, mérites, travail et, progressions effectifs. « Ni plus ni, moins » !

 

Pour assurer, son avenir, tout jeune, a droit, à l’assistance économique, de ses parents309. En la mesure, de leurs moyens. Il ne saurait, pour autant, être bercé, par le sentiment fallacieux, du confort facile, factice, sans efforts ni, limites. Garanti, du nécessaire, il convient, de prendre conscience, de la grande supériorité, de l’être, sur l’avoir, le faire, paraître. Cela, lui permettra, d’apprendre, la relativité, de chaque chose, le détachement minimal, face, aux contingences ardues, de l’existence310. Nous avons dit, à quel point, l’entretien familial financier, des juniors, devenait coûteux, pour leurs parents. Avec la prolongation, des études, la cherté, de la vie, la « crise économique endémique » et, les excès consuméristes. Les fortes difficultés, d’emploi, des jeunes, comme, de nombreux parents, eux-mêmes311… En particulier, avec la progression, des monoparentalités, de plus en plus, de mères seules, assurent, souvent, la majeure part, de la subsistance, des adojuniors. Sans revenu paternel, avec des pensions alimentaires limitées et, des salaires féminins, généralement, moindres, en France, que leurs équivalents masculins. Ces familles peinent alors, fort, à faire face, aux lourdes charges matérielles, du quotidien312.

 

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De façon générale, la notion, de famille, évolue, sans cesse. Avec, notamment, en France, en 2013, l’ouverture, au mariage, à l’adoption, d’enfants, aux personnes homosexuelles, des deux sexes. Voire, ultérieurement, peut-être, pour toute famille homoparentale, à la « procréation médicalement assistée ». La comédie cinématographique française, La Fête des pères, (J. Fleury, 1990), illustre, cette réalité, des couples, de même sexe. Ainsi, que des homoparentalités et, des modes, de procréation, « atypiques ». Stéphane et Thomas s’aiment et, désirent un enfant. Ils partent, à la Martinique, pour « adopter ». Plus précisément, « obtenir », un bébé, contre rémunération, mais, cela, n’aboutit pas. Ils rencontrent alors, une femme, qui accepte d’être, pour eux, « mère porteuse ». Ils finiront même, par former un couple, à trois, couronné, par la naissance, de jumeaux. Telle est, la famille contemporaine, sans cesse, évolutive, de moins en moins, normative, classique313. À force, d’être fluctuante, remaniée, éclatée, inconsistante, parfois, nombre, de jeunes, trouvent, trop souvent, en certains foyers, bien peu, « leur compte ».

 

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Attributs, projections signifiants, de la filiation adolescente

 

La famille est la première valeur, des jeunes. Globalement, l’entente, entre parents et, juniors est bonne et, les liens affectifs, forts. Les graves conflits sont rares. Différends et, discordes sont donc, plutôt, d’intensité limitée. Ils portent, généralement, sur les choses, du quotidien. Les adojuniors exigent, leur pleine souveraineté, pour ce qui a trait, à leur personne, leurs loisirs, fréquentations, vie privée. Parents et, jeunes s’accordent plus, sur certaines valeurs morales, communément, admises. Globalement et, majoritairement, les adolescents, des deux sexes, sont plus liés, à leur mère, qu’à leur père.

 

Les sujets personnels, le travail scolaire, sont plus considérés, par les juniors, comme, étant, du ressort, des mères. Les dissensions, avec les mères, sont donc, par conséquent, plus fréquentes. Le lien, au père, n’en demeure, pas moins, fort valorisé, apprécié. Les pères sont désormais, bien plus engagés, auprès, des jeunes. Les mères continuent, toutefois, à occuper, un rôle domestique, éducatif, affectif, de soins, prédominant, pour les adojeunes. Le lien mère-fille est, surtout, fait, d’intimité, de complicité. Le lien mère-fils reste empreint, de fort grande proximité, plus encore, qu’avec le père, par la plus grande implication familiale, des mères.

 

Le lien père-fils est un lien, de soutien et, de partages. Le lien père-fille est distancié, car il implique le parent, généralement, le moins engagé, en famille, avec un jeune, de sexe opposé. Tout ceci, est une modélisation, très générale, des nuances s’observent, selon, les familles. Certains auteurs ont établi, une typologie, des relations, entre frères et, sœurs. Dans la fratrie harmonieuse ou, consensuelle, il y a, une proximité, fort élevée, une hostilité faible. La fratrie conflictuelle comporte une hostilité ou, un conflit aigus, une proximité ou, une chaleur limitées. La fratrie intense ou, contrastée, connaît une proximité et, chaleur élevées et, une hostilité ou, un conflit aigus. Dans la fratrie non engagée ou, tranquille, il y a, proximité et, chaleur basses, hostilité et, conflit faibles. Il y a, autant, d’adojeunes, en tous les « cas, de figure ». La position, dans la fratrie, le sexe, l’âge, le lien parental, jouent un grand rôle. Les cadets peuvent être soutenus, par les aînés. Le lien, entre sœurs, est le plus intime, le plus harmonieux314.

 

Le lien, entre frères, est le plus lointain. Plus, la relation parents-enfants est bonne, meilleur, est le lien, au sein même, de la fratrie. De plus en plus, de couples parentaux, se séparent. En moyenne, une union sur deux, « se brise », en France. La majorité, des jeunes, connaissent, toutefois, une famille biparentale unie : 70 pour cent. Regroupant, les parents biologiques et, les enfants, issus, de leur union. Il y a, aussi, les familles monoparentales : 20 pour cent, très majoritairement, matricentriques. Les familles recomposées : à 10 pour cent. Ces dernières peuvent être matricentriques : mère, enfants et, beau-père. Patricentriques : père, enfants et, belle-mère.

 

Complexe ou, mixte, avec, des adojeunes, issus, des unions propres, de chaque partenaire ou, d’un seul, des deux. Ainsi, que de tous les juniors, issus, de la nouvelle union commune. Séparations et, recompositions familiales ne perturbent pas, par ce fait, les jeunes concernés. Les trois quarts, d’entre eux, s’adaptent, ne se différencieront, en rien, des autres juniors. Toutefois, jusqu’à, un quart, des rejetons, des familles séparées et / ou, recomposées, auraient des difficultés. Psychiques personnelles, relationnelles, scolaires, professionnelles, en leur jeunesse, puis, devenus adultes. Contre, un dixième, pour tous, les autres jeunes.

 

Au-delà, la famille unie, n’est pas plus gage, en soi, d’adaptation psychosociale, que la famille séparée et, recomposée. D’inadaptation, conjoncturelle et, structurelle. Garçons et, filles sont, autant, affectés, par la séparation, de leurs parents. Les filles ont tendance, à intérioriser, leur souffrance, sur le mode tristesse-repli et, les garçons, à l’extérioriser, de façon, agressive. Il semble, que les filles s’adaptent, moins bien, aux recompositions familiales, que les garçons. Car, cela, remet toujours, en cause, la force, du lien privilégié, mère-fille. Chaque jeune réagit également, aux séparations / recompositions familiales, selon, son tempérament315. Malgré, les difficultés familiales, qu’ils ont pu observer et, connaître, la plupart, des juniors, envisagent, le moment venu, de s’engager, par le mariage, le Pacs ou, l’union, dite, libre. D’avoir une vie, de couple, réussie et, de fonder, leur propre future famille, en élevant un ou, des enfants. Quand, ils seront solidement, stabilisés, affectivement, professionnellement. Cela, intervient alors, en moyenne, désormais, vers les trente ans. De façon, moins durable, plus accidentelle, incertaine, qu’avant. (Cloutier et al., 2008, 2015).

 

Les jeunes parents, âgés, de moins, de vingt-cinq ans, sont désormais, des plus minoritaires. Envisager, décider, de « fonder, une famille », est rendu malaisé, du fait, de l’exemple, souvent, malheureux, des aînés. De l’instabilité relationnelle, de ce temps. De l’autonomie fort tardive. Il revient, aux adultes, d’inciter, les adojuniors, par une meilleure exemplarité, une pédagogie adaptée, à valoriser, la stabilité affective, la vie familiale, l’éducation, des enfants. Pour ceux, que cela, pourrait intéresser, c’est-à-dire, la majorité, plutôt, qu’en faire, des « béotiens », en la matière. Le Code civil a totalement, aboli, une « distinction juridique », précédemment, établie.

 

Entre enfants, dits, légitimes, nés, à l’occasion, du mariage et, enfants, dits, naturels, venus, au monde, de parents, en union libre. Les politiques, actions, dispositifs familiaux publics, privés, ont évolué. Ils sont amenés, à s’adapter, bien plus encore, aux besoins, des nouvelles familles et, des jeunes. Les politiques familiales favorisent l’enfance, notamment, la petite enfance et, c’est heureux. Elles négligent toutefois, trop, les adolescents mineurs, les jeunes majeurs, à charge, pour leur famille. Notamment, du fait, d’études prolongées, de la crise. Par exemple, en 2008, les allocations familiales, qui étaient, auparavant, revalorisées, à onze et, seize ans, ne le sont plus, qu’à quatorze. [En outre, en 2015, elles deviennent soumises, à conditions, de ressources].

 

Ce qui entraîne, une baisse, de revenus annuels, pour les familles et, les ados concernés. Au profit, de besoins, liés, à la petite enfance. Favoriser, les uns, au détriment, des autres, n’est pas, de bonne politique. Ce choix, des pouvoirs publics, illustre, une fois de plus, de façon, très symptomatique, qu’en France, les adolescents et, les jeunes, ne sont pas, une priorité. Seule, l’enfance l’est, ce qui est un non-sens, un archaïsme absolus, que ce pays paiera, au prix, le plus fort ! En la matière, les associations familiales, jouent un rôle, de défense, de proposition, important. Telle, l’Unaf : l’Union Nationale, des Associations Familiales (1945), avec antennes départementales. La Fédération, Familles de France (1947), à bases nationale et, territoriale316. Les politiques, dispositifs familiaux publics, du pays, ont connu leur « âge d’or », aux Trente Glorieuses. Depuis, trente ans, ils sont en décroissance, ne sont plus, la priorité, d’antan. Les revaloriser serait bénéfique, pour tous. Non, pas, tant, en une optique ultranataliste, familialiste traditionnelle, que pour relancer, une croissance socioéconomique, de plus en plus, « étique ».

 

Qu’est-ce, qu’un jeune « épanoui », en sa famille, qu’est-ce, qu’un « bon parent » ? Affectivité inconditionnelle, bien équilibrée, éducation solide, ferme, juste, socialisation intégrative sûre, satisfaisante, y contribuent317. Un junior « heureux » et, mûri, en sa famille, est aimé, pour lui-même, de façon balancée, éduqué, de manière exigeante. Il se voit inculquer, les principes, de socialisation, aidé, en cela, de façon, à être en mesure, de bien s’insérer, en société. Ce sont ces critères même, qui font, les « meilleurs bons parents »318. Les besoins, d’indépendance, de souveraineté et, le libre-arbitre juvéniles, sont au cœur, des relations parents-juniors. Les adojeunes ont besoin, de renoncer, à l’enfance, au profit, de l’ « adultisme, plein et entier ». De s’éloigner définitivement, de leurs parents et, leur famille verticale. Pour créer, de nouveaux et, forts liens affectifs et, amicaux personnels horizontaux. Le liant parents-enfants se voulait, pouvoir représentatif adulte, sur la progéniture. Il devient participatif, « caduc et, dépassé ».

 

La relation, parents-juniors, devient bilatérale, coopérative et, mutuelle. Le plus souvent, le dialogue interactif, du jeune, avec ses ascendants, et, de ceux-ci, avec l’adojunior, devient la règle. Celle, que le sociologue français, M. Fize, a fort justement, qualifiée, de « démocratie familiale ». (M. Fize, La Démocratie familiale – Évolution des relations parents-adolescents, ouvrage sociologique, France, 1990)319. La plupart, des jeunes, sont insérés, en leur famille verticale nucléaire, parents et, membres, de la fratrie, de façon « satisfaisante ». Ils s’y épanouissent. Les garçons goûtent, plus encore, leur milieu familial, que les filles.

 

Du fait, de leur surcroît, de libertés, par rapport, à leurs semblables féminines. La mère donne, généralement, « pleine satisfaction ». Le père est plutôt, davantage, ressenti, comme, lointain, absent. Les activités communes se font, bien plus rares, les pairs supplantent, les parents, en tant, que partenaires, de vie, par excellence. Cela, se marque, dès, les treize ans, des jeunes. S’accentue, à la vingtième année. Pour une pleine distanciation définitive, autour, des vingt-cinq ans. Pour la plupart, des juniors. Concernant, le lien, des fratries, il est généralement, fort satisfaisant, pour la jeunesse. Elle considère, non seulement, les frères et, sœurs, par le truchement, des relations, du sang, mais, également, néogénérationnel. Avec, toute la solidarité, d’âge, subséquente.

 

Ce qui fait, que nombre, de ces adojeunes, partagent, en fratrie, des activités et, amitiés, en commun. La plupart, des juniors, sans fratrie, aimeraient, en avoir une. Ceux, qui en ont, se disent, le plus souvent, très heureux, de leur lien fraternel. Pratiques partagées, assistance, bonne relation, l’emportent. Contrairement, à l’enfant unique, la fratrie permet aussi, aux jeunes, une meilleure distanciation, par rapport, aux parents. À ces derniers, de bien « mieux vivre », l’éloignement nécessaire, de leurs adojeunes. Même si, rivalités, jalousies, envies fraternelles, sont légion. Quant aux grands-parents, ils permettent, aux ados, de mieux, se situer, en l’échelle familiale, des ancêtres.

 

Comme, étant, un élément constitutif fort, d’une antériorité générationnelle, d’un présent et, d’une postérité généalogiques. Les grands-parents et, arrière-grands-parents ont, aussi, un rôle, d’échanges fructueux, de structuration affective, pour tous les jeunes. En tant, qu’adultes, de la famille, plus âgés, même, encore, que les parents. Sans, les pesanteurs, des responsabilités parentales éducatives, de socialisation et, d’entretien matériel. Oncles, tantes, cousins et, cousines enrichissent, de même, avons-nous dit, la vie familiale, de nos juniors. Ils l’aident, à se construire, en le rattachant, à un ensemble familial, plus large. Dépassant, le cadre habituel quotidien, de la seule, « famille nucléaire », réduite, aux parents et, à leur-s enfant-s.

 

Le nombre, de mariages, diminue et, la famille « s’atomise ». Les séparations, divorces, les recompositions familiales, les familles monoparentales, des mères, essentiellement, croissent. La moitié, des naissances, se font, hors mariage. Un jeune, sur dix, a des parents séparés. La taille, des familles, se réduit fort, avec, en moyenne, deux personnes et, demie, par foyer. Ce n’est pas tant, la séparation, des parents, qui peut nuire, aux juniors, que ses modalités et, la qualité, plus ou, moins, bonne, des liens, qui les unissent, à leurs ascendants. Il vaut donc, mieux, pour un jeune, des parents séparés, continuant, à très bien, jouer leur rôle, auprès, de lui, que des parents unis, qui s’en occupent mal. L’idéal étant naturellement, des parents non séparés, qui s’entendent et, sont, par surcroît, de fort bons parents. La bonne relation, du couple conjugal parental, a toujours, un impact favorable, sur l’adojeune. Une mauvaise, en séparation ou, non, des conséquences négatives. Quel, que soit, le parent et, ses enfants, la relation, ascendant-descendant, est capitale. Pour des raisons, d’identifications, évidentes, le lien, entre parents et, enfants, du même sexe, est « primordial », pour les juniors : père-fils320 et, mère-fille321.

 

Le lien père-fille322 surtout, mais, également, en une moindre mesure, mère-fils323, « importe moins ». La plupart, des adojeunes, dont, les parents sont séparés, qui n’ont pas encore, leur propre habitat autonome, vivent, avec leur mère. Ils ont peu de liens, avec leur père, voire, pas du tout. Ce qui pose, des problèmes éducatifs, affectifs, notamment, pour les garçons. Ainsi, privés, de structuration adulte, paternelle et, masculine. Ce qui gêne, leur pleine maturité, leur construction indépendante, de garçons-hommes adojuvéniles, en cheminement, d’adultisme. Quant aux recompositions familiales, leur complexité peut rendre difficile, le positionnement et, la vie familiaux, du jeune. Perturbé, par l’accumulation, de strates différentes, successives, d’adultes et, de jeunes, d’horizons différents. Lesquels, font une brutale arrivée, en sa vie. Les situations, de conflits, sont « normales », entre parents et, adojeunes. Du fait, qu’il s’agit encore, d’un lien, de pur pouvoir, plus vertical, malgré tout, qu’horizontal, des parents, sur leurs enfants.

 

Les juniors aspirent, à l’indépendance, la liberté, la défense, de leurs droits. Les parents en ont souvent, une vision différente. Leur logique, d’ascendants, est plutôt, malgré tout, encore, plus « protectrice », que « libératrice ». Les négociations, tractations et, arrangements, sont âpres. Car les juniors ont, désormais, de pleines capacités, de raisonnement, élaborées, de type adulte. Généralement, les parents conservent, une volonté, de « conformation » et, de « communautarisme ». Les jeunes sont « revendicatifs et, individualistes ». Le plus souvent, pour la plupart, des adojuniors, les conflits familiaux trouvent, leurs apaisements et, solution. Parfois, les excès, des protagonistes, enveniment, les différends. Les dissensions perdurent alors, s’enracinent, en une néfaste permanence, où, le malaise, des juniors, s’accroît. Qui est aussi, un contrepoint, aux propres difficultés, des parents. En butte, aux très « douloureuses » interrogations existentielles, du milieu, de vie et, du vieillissement ou, des désillusions, de leur génération, « à eux »324. L’éducation libérale, s’étant universalisée, le besoin juvénile, de « tuer, père et, mère », est moindre. Désormais, compromis, ententes, comme, petits arrangements, indulgences, souplesse, l’emportent. (Coslin, 2007).

 

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84 pour cent, des jeunes interrogés, pensent, que la famille, est une valeur, toujours, d’actualité. 14 pour cent, une valeur, un peu dépassée. 2 pour cent, ne savent pas. Pour 68 pour cent, des juniors, ce qui contribue, le plus, à unir, les membres, de la famille, est le fait, de vivre, de concert, les mêmes joies et, mêmes peines. Pour 19 pour cent, ce sont les attaches, du sang, le fait, d’avoir des liens avérés, de parenté. Pour 11 pour cent, le fait, de donner ou, recevoir, la même éducation, les mêmes valeurs. 2 pour cent, ne savent pas. Pour 96 pour cent, des jeunes, la famille est un couple marié, avec un ou, des enfants – famille nucléaire -.

 

Pour 95 pour cent, il s’agit, de tous les parents et, enfants, grands-parents et, cousins, oncles et, tantes, se voyant – famille élargie -. 78 pour cent, pensent, que la famille est un couple, non marié, avec ou, sans enfant. Pour 53 pour cent, des juniors, il s’agit, d’un parent seul, avec un ou, des enfants. Pour 39 pour cent, un couple seul, sans enfant-s. Pour fonder, leur propre famille horizontale, 66 pour cent, des adojeunes, souhaitent se marier. 23 pour cent, ne le souhaitent pas. 11 pour cent, ne savent pas. 8 pour cent, souhaitent avoir, un enfant. 52 pour cent, deux enfants. 26 pour cent, trois enfants. 3 pour cent, quatre enfants. 2 pour cent, cinq enfants et, plus. 5 pour cent, aucun enfant. 4 pour cent, ne savent pas. Ce qui donne, un souhait moyen, de deux enfants, pour chaque jeune.

 

Lorsque le junior aura fondé, sa propre famille horizontale, ayant quitté, sa famille verticale, d’origine, il attend, de ses parents, qu’ils le soutiennent, moralement, à 75 pour cent. Qu’ils gardent, régulièrement ou, occasionnellement, leurs petits-enfants, à 63 pour cent. Qu’ils le conseillent, pour les décisions très importantes, de sa vie, à 57 pour cent. Qu’ils le logent, en cas, de besoin, à 37 pour cent. Qu’ils l’invitent, à passer des vacances, avec eux, à 35 pour cent. Que ses parents, « participent », à l’éducation, des enfants, du jeune, à 32 pour cent. Qu’ils l’aident, dans ses démarches administratives, à 23 pour cent. Qu’ils l’aident financièrement, à 18 pour cent. Rien du tout, à 6 pour cent. Dans la famille, à fonder, le jeune pourrait vivre, avec un conjoint, d’un pays, de l’Union Européenne, à 91 pour cent. D’un autre pays, économiquement développé, à 81 pour cent. D’un pays, du Tiers-Monde, à 62 pour cent. Les jeunes s’expriment, ensuite, sur leurs souhaits, de transmissions « prioritaires », à leurs enfants, en matière, de principes et, valeurs. Ils n’y renoncent pas et, sont exigeants, là-dessus.

 

Une fort bonne éducation et, la « politesse », à 88 pour cent. Bien savoir, « se débrouiller » seul-e et, l’indépendance, à 84 pour cent. La « tolérance et, le respect, des autres », à 81 pour cent. La culture générale et, les connaissances, à 80 pour cent. Le « sens », de la famille, à 71 pour cent. Les valeurs : rigueur morale, honnêteté, à 69 pour cent. Le respect, de l’environnement, à 65 pour cent. Le goût, du travail, à 61 pour cent. Le don, de soi et, la solidarité, à 60 pour cent. La spiritualité, à 29 pour cent. Les juniors précisent, ensuite, ce que leur famille verticale et, leurs ascendants, leur ont « légué », à eux-mêmes. Une « bonne éducation » et, la politesse, à 86 pour cent. Savoir, « se débrouiller » seul-e et, l’indépendance, à 61 pour cent.

 

La tolérance et, le respect, des autres, à 68 pour cent. La culture, dite, générale et, les connaissances, à 59 pour cent. Le « sens », de la famille, à 66 pour cent. Les valeurs : rigueur morale, honnêteté, à 68 pour cent. Le respect, de l’environnement, à 46 pour cent. Le goût, du travail, à 55 pour cent. Le « don, de soi » et, la solidarité, à 50 pour cent. La spiritualité, à 28 pour cent. « Rien du tout », à 1 pour cent. Les adojuniors disent, également, quelles tâches, en leur future famille horizontale, incomberaient plutôt, à l’homme et, plus, à la femme ou, autant, à l’un, qu’à l’autre. Selon eux, le bricolage est plutôt, masculin, à 70 pour cent. Féminin, à 2 pour cent. Unisexe, à 26 pour cent. 2 pour cent, ne savent pas. La gestion, des comptes financiers, du ménage, est plutôt, masculine, à 11 pour cent. Féminine, à 21 pour cent. Unisexe, à 66 pour cent. 2 pour cent, ne savent pas.

 

L’autorité, sur les enfants, est plutôt, masculine, à 10 pour cent. Féminine, à 3 pour cent. Unisexe, à 87 pour cent. Les décisions, concernant, le logement, le lieu, de résidence, sont plutôt, masculines, à 7 pour cent. Féminine, à 3 pour cent. Unisexe, à 90 pour cent. L’aide, le suivi scolaires, des enfants, sont plutôt, masculins, à 2 pour cent. Féminins, à 7 pour cent. Unisexe, à 91 pour cent. Le suivi administratif, comme, de santé, des enfants, est plutôt, masculin, à 2 pour cent. Féminin, à 21 pour cent. Unisexe, à 77 pour cent. Les tâches ménagères sont dites, plutôt, masculines, à 1 pour cent. Féminines, à 32 pour cent. Unisexes, à 67 pour cent.

 

Concernant, les liens, à venir, avec leurs enfants, les adojeunes ont des souhaits, à la lumière, de ceux, qu’ils ont déjà, eus, avec leurs propres parents. Ils aspirent fort, avec leur descendance, à des « rapports plus étroits », pour lui donner, plus d’affection, qu’ils n’en reçoivent, eux-mêmes, à 17 pour cent. Ils les veulent, moins étroits, pour lui laisser, plus, de liberté, qu’ils n’en ont, à 20 pour cent. Ils envisagent, des relations, aussi étroites, à 59 pour cent. 4 pour cent, ne savent pas. Avec leurs enfants, 7 pour cent, des jeunes interrogés, souhaitent, être plus sévères, que leurs propres parents, l’ont été, avec eux-mêmes. 17 pour cent, veulent être moins sévères. 74 pour cent, ni plus ni, moins sévères. 2 pour cent, ne savent pas. (Ipsos, France, 1994).

 

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Les données, de cette enquête, de 1994, restent, largement, actuelles, vingt-cinq ans après, annoncent toutes celles, d’aujourd’hui, chez les jeunes. La famille est toujours, une valeur sûre, appréciée, des juniors. Le partage sentimental, affectif familial, est mis en avant. Le symbole familial traditionnel, du couple marié, avec enfant-s, reste aussi, celui, des jeunes. La majorité adojuvénile souhaite encore, fonder une famille, de façon classique et, conventionnelle, par le biais, du mariage. Comme, pour la famille réelle, des adultes actuels, les jeunes souhaitent, en moyenne, avoir deux enfants. Quand, les juniors auront, eux-mêmes, des enfants, ils attendent, de leurs propres parents, qui seront donc, les grands-parents, de leur progéniture, avant tout, un soutien moral. Bien plus, que matériel. La plupart, des jeunes, acceptent, que leur futur-e conjoint-e, ne soit pas issu-e, de leur propre pays, d’origine. Ils souhaitent surtout, transmettre, à leur descendance, des valeurs éducatives, d’autonomie, morales, culturelles, intellectuelles.

 

Ils estiment, majoritairement, que, par rapport, à tout ce qu’ils voudraient inculquer, à leurs enfants, leurs parents le leur ont, bien moins, transmis. Ils veulent donc, mieux faire, que leurs ascendants, en matière, d’éducation parentale, familiale. Les adojeunes ont une conception, plutôt, moderne, équitable, concernant, la répartition, des tâches, familiales et parentales, au sein, des couples. Sauf, pour le bricolage, qui reste, très largement, plutôt, réservé, aux hommes, dans l’esprit juvénile. Tout le reste est considéré, comme, « égalitaire, unisexe », plutôt, que strictement, masculin ou, féminin. Reste, à voir si, contrairement, aux adultes, d’aujourd’hui, cela, sera observé, en le concret quotidien futur, de ces jeunes, parvenus alors, à l’adultisme.

 

Les adojuniors sont satisfaits, du lien affectif fort et, éducatif exigeant, noué, avec leurs parents. Puisqu’ils souhaitent et, en majorité, avoir, le même, avec leur propre progéniture, future325. Quoi, qu’il en soit, la loi, de la maturité, l’indépendance, l’accomplissement, de soi, impose, à tout jeune, de « prendre son envol ». « L’homme quittera, son père et sa mère ». (Livre de la Genèse, II-24, La Bible, Moyen-Orient, Antiquité). Même si, cela, est plus difficile, incertain, aléatoire, qu’en des « temps, plus fastes ». Tels sont, le destin naturel, de la jeunesse, l’ambition, de la majorité, des terrestres, le devenir naturel, de toute humanité. À raison, pour « le meilleur et, le pire ».

 

 

LE « PASSIONNEL INVESTISSEMENT AFFECTIF »

DE LA JEUNESSE

 

 

Le domaine affectif est surinvesti, par les moins, de vingt-cinq ans. À des âges, de fortes adhésions, comme, de très grands rejets. En dépit, de certaines nuances. Cette affectivité si marquée est, aussi, souvent, ultra compensatoire, comme, également, en matière familiale. En un contexte dur, défavorable, tout particulièrement, pour les juniors. Selon, les adolescents, convergences, dissemblances, s’observent. Pour autant, le vrai plein, épanouissement affectif oblatif, n’est pas toujours, loin, s’en faut, à la hauteur, de toutes les espérances adojuvéniles entretenues, en l’espèce ! Amical, amoureux, sexuel. Car, bien trop souvent encore, captatif.

 

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Pour un jeune, l’affectivité existe, généralement, entre pairs, quand, il s’agit, d’amitié et, d’amour, des couples ou, de sexualité. Elle concerne, aussi, les aînés adultes, par le biais, des liens, au sein, de la famille. C’est, ce que nous avons déjà, abordé ou, évoquerons. Au-delà, il y a, aussi, ne l’oublions pas, l’ « attachement désintéressé », plus général et, au sens, bien plus global, d’amour, du prochain et, de son « semblable humain ». Tel, que le définissent alors, par exemple, les Écritures bibliques. Il s’agit, d’une forte dimension, plus philosophique et, morale, du liant, entre les terrestres. Qui rejoint, répond, parfaitement, à la quête, d’absolu, des jeunes, d’ici et d’ailleurs, d’hier, d’aujourd’hui, comme, de demain. À propos, du verbe aimer, le dictionnaire, de la langue française, Robert, (France, 2007), évoque l’affection et, la tendresse ou, la sympathie.

 

La passion, le goût, le besoin, l’attente, le désir, le contentement et, la préférence… Le sens, bien supérieur, de « don, de soi », est un dépassement, qui va très au-delà, de ces notions, si limitatives. Les juniors y sont sensibles. Lesquels, privilégient, la générosité et, la gratuité, le désintéressement, le dévouement. L’abnégation, le sacrifice, pour autrui, l’entraide, la solidarité, le partage équitable. En un mot, l’empathie, la compassion, la congruence. Se projeter, en autrui, pour le porter, en son âme, son cœur et, tout son être. « Vibrer, à son unisson ». Raison, pour laquelle, par exemple, les juniors aiment tant, se retrouver, entre eux, pour « communier » ensemble, en leur identité juvénile similaire. Ils se définissent, avant tout, par autrui, notamment, pairs, plus encore, que par eux-mêmes. Oui, la jeunesse est, généralement, moins, narcissisme égocentré, qu’altruiste ouverture !

 

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Affections néogénérationnelles, degrés, types, observés

 

Affectivité, est un terme, depuis, 1865, venant, « de affectif. Ensemble, des phénomènes, de la vie affective ». Affectif, est un adjectif, de 1452, issu, du « bas latin, affectivus. (1762) Psychologie. Qui concerne, les états, de plaisir ou, de douleur – simples : affects, sensations ; complexes : émotions, passions et, sentiments – ». Affection, date, de 1190, du « latin, affectio, (1546) sentiment tendre, qui attache, une personne, à une autre ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)326.

 

L’affectivité, des juniors, est ce qu’ils ressentent, émotionnellement, mentalement ou, sentimentalement, comme, physiquement, pour autrui et, réciproquement. L’adolescent occidental contemporain, tout à l’image, de sa société, se caractérise, par des « carences psychoaffectives », de plus en plus, sévères. Insupportables, à l’âge, des grands élans. La jeunesse est donc, par essence, l’âge, des passions relationnelles, d’adhésions, de répulsions. En matière, de réels « liens, du cœur », la clef, de l’harmonie, réside, au premier chef, en la « connaissance, de soi-même ». Selon, l’excellent précepte, philosophique socratique, des Anciens, de l’Antiquité grecque.

 

Or, les jeunes éprouvent, des difficultés, en leur perception, d’autrui. Car, ils en ressentent, par rapport, à eux-mêmes. Ils ne maîtrisent, que bien imparfaitement, leur propre personnalité. Le sentiment nocif et, périmé, de toute-puissance infantile, persiste, chez trop, d’adolescents, qui peinent, à devenir adultes. Faute, d’éducation affective, sexuelle, psychologique, adéquate, les jeunes demeurent émotionnellement, immatures et, pulsionnels, tardivement. Ils ressentent les choses, de façon, quasi enfantine. Besoins, excitation, plaisir, envie, désir, sentiment, sont très confondus. La satisfaction égotiste personnelle, de type instinctuel, l’emporte alors, sur l’état d’esprit et, l’intérêt du, de la partenaire. Toute élaboration d’avenir, construite, est compromise, pour le junior. L’objectif amical, amoureux, sexuel adojuvénile, comme, chez les adultes, est trop souvent, purement, possessif, non sentimental. Là, encore, il s’agit, toujours, d’ « avoir », non, d’ « être » ! Le jeune « joue », avec le sentiment, d’autrui. Sans, se préoccuper, des graves implications, conséquences, de sa propre attitude désastreuse, à l’égard, de son prochain. Les dégâts psychiques, ne sont jamais, négligeables, à un âge, de « fragilité et, de construction ».

 

Ils influent négativement, sur la vie psychoaffective future, à l’adultisme. Beaucoup d’adultes, ne « trouvent pas, leurs marques » affectives. Faute, de réelle structuration, du lien, à l’autre, à l’adolescence, la jeunesse. Cela, est dommageable. L’amitié y prend, toute sa place, en élans, contentement, regrets, déchirements. Les sentiments amoureux viennent, s’approfondissent, finissent, tout aussi, brutalement, fortement, qu’ils étaient apparus. La sexualité active est une latitude expressive, qui permet, au jeune, de s’affirmer, face, à lui, autrui. Comme, n’étant plus, un enfant, apte, à concrétiser, maîtriser, des désirs, de façon, volontaire, assumée, construite. L’adolescence, la jeunesse, sont tout particulièrement, l’âge, de la « recherche, de soi-même, des autres ». Il en résulte, un « appétit affectif et, relationnel » marqué, souvent, frustré. À la mesure, des attentes élevées projetées, réalités, de terrain, moins idylliques. La « dévoration » captative, d’autrui, l’emporte, sur le véritable don, de soi, oblatif. En « narcissique perversion ».

 

« Mais, quelqu’un est venu, qui m’a enlevé, à tous ces plaisirs, d’enfant paisible. Quelqu’un a soufflé la bougie, qui éclairait, pour moi, le doux visage maternel, penché, sur le repas, du soir. Quelqu’un a éteint la lampe, autour, de laquelle, nous étions une famille heureuse, à la nuit, lorsque, mon père avait accroché, les volets de bois, aux portes vitrées. Celui-là, ce fut, Augustin Meaulnes, que les autres élèves appelèrent, bientôt, le grand Meaulnes ».

 

Ainsi, l’écrivain français, A.-Fournier (1886-1914), s’exprime-t-il, en son fort célèbre, roman littéraire, d’apprentissage : Le Grand Meaulnes. (France, 1913). En toute apparence, cette œuvre, magnifique et magique, tout autant, que tragique, est, avant tout, une superbe, forte histoire, d’amour, si sublimé, entre, deux jeunes gens. Juste avant, le grand drame, de 1914. Augustin Meaulnes et, Yvonne de Galais. De fait, cet amour sera central, dans la trame littéraire. En réalité, le thème, de l’amitié adojuvénile, est, bel et bien, le plus récurrent et, prégnant, dans l’écriture, de l’auteur. Une amitié fidèle et, tout aussi solide, entre Augustin Meaulnes, dix-sept ans, François Seurel, quinze, lors, de leur première rencontre. Une amitié, tout aussi puissante, inconditionnelle et, « irréductible », entre ces deux garçons et, le frère, d’Yvonne, Frantz de Galais. Puisqu’un pacte et, une promesse, un engagement, d’aide, d’assistance, indéfectibles, vont être scellés, honorés, entre les protagonistes, fort unis. L’amitié passera même, avant, l’amour. Car, Augustin ira, jusqu’à délaisser momentanément, sa femme, Yvonne, alors, fraîchement, épousée. Pour aller, prêter secours, à Frantz, en grande détresse, comme, il s’y était, autrefois, engagé, « sur parole d’honneur ».

 

Quant à François, il s’occupera, avec constance, affection, d’Yvonne, esseulée, jusqu’au retour, de son ami. Par amitié, pour Augustin, en « souvenir, hommage », au grand passé commun, oubli, de soi, dévouements, abnégation et, désintéressement. Alors, ce dernier aura déjà, perdu, l’objet, de son très grand amour, de jeunesse. Trop tôt, emporté, dans la mort, par la maladie, après, avoir enfanté. Sans, jamais, l’avoir revu. Il ne restera alors, à Augustin, « que » l’amitié, de François et, de Frantz, ainsi, que sa fille, nouveau-née. De fait, Le Grand Meaulnes illustre, bel et bien, l’exaltation romantique, des amours adojuvéniles.

 

Il dépeint, sans nul doute, plus encore, toute la grandeur, la noblesse, la « mystique puissance », irrévocables, des amitiés adolescentes. Entre pairs, assemblés, par les mêmes rêves, désirs, attachements néogénérationnels. En cela, même, Le Grand Meaulnes demeure, à ce jour, encore, un chef-d’œuvre littéraire planétaire, inégalé et inégalable, intemporel et universel. Traduit, en millions, d’exemplaires, dans le monde entier. Lu, depuis, un siècle, par autant, d’adolescents, du globe. Tant, ils y reconnaissent, les passions, si magiques, de leurs jeunes années. Les liens gordiens, d’attachements amicaux, qui sont, à l’adojeunesse, les plus « spirituels », de l’existence327.

 

Le film franco-allemand : Un Amour de jeunesse, comédie dramatique, de cinéma, de M. Hansen-LØve, sort, sur les écrans français, en juillet 2011. Deux adolescents s’aiment et, se séparent, grandissent, puis, se retrouvent, lors, d’une période, de huit ans. Camille, quinze ans, Sullivan, dix-neuf, sont amoureux. Alors, le garçon veut partir, à l’étranger, c’est la séparation physique, puis, épistolaire, par la volonté, de Sullivan. Au grand désespoir, de la jeune fille, qui tente alors, de mourir. Quelques années, plus tard, elle refait, sa vie, avec un autre, de façon, très harmonieuse. Le temps passe encore. Camille est fort heureuse, en son existence et, a, désormais, vingt-trois ans. C’est alors, que son chemin croise, de nouveau, celui, de Sullivan, qui en a, maintenant, vingt-sept. Ce qui causera, bien, des interrogations, tourments fiévreux. Les retrouvailles opèrent, comme, un violent « boomerang », faisant affluer, tout le passé.

 

Ils ne s’étaient, ni jamais, totalement, oubliés ni, n’avaient véritablement, cessé, de s’aimer. Ils redeviennent amants. Camille aime donc, désormais, deux garçons ! Ce long métrage est très révélateur, de l’ambivalence, des amours adojuvéniles. Même, amoureux, l’on peut détruire et, perdre, son « attachement, de cœur ». Par attirance, pour bien, d’autres passions, étrangères ou, non, aux sentiments affectifs. Surtout, en ce qui concerne, les garçons, par nature, souvent, plus aventureux, bien moins, liés et, sentimentaux, que les filles. En l’occurrence, ici, Sullivan, malgré, son amour, est, encore plus, attiré, par le « grand large », de l’inconnu.

 

En l’espèce, un séjour, d’un an, en Amérique, du Sud. Que par sa relation amoureuse. Il part, cesse, d’écrire, de sa très libre initiative. Camille finit, privée, de tout choix, mise, devant, le fait accompli, par faire, une autre rencontre, tout aussi, réussie, que la précédente. Malgré, son ressentiment, ses souffrances passées et, du fait, de l’inconstance, de Sullivan, elle accepte, de lui revenir. Malgré, l’existence, d’un autre garçon, en sa vie, qui n’a, en rien, démérité, qu’elle aime alors, toujours. Quant à Sullivan, il est prêt, à renouer, « comme, auparavant », comme si, « de rien, n’était » ou, presque. Bien, qu’il ait été, à l’origine, de la rupture. En dépit, de la conscience, de s’être mal comporté, avec Camille, de lui avoir causé tort328-1.

 

Plus encore, que chez les adultes, la psychoaffectivité, des jeunes, répond plus, à des normes irrationnelles et, pulsionnelles ou, changeantes. Tout aussi, pragmatiques. Le ressenti intuitif, conjoncturel et, subjectif, importe plus, que le savant calcul, structurel et, objectif. En matière, d’attachement sentimental amoureux, comme, en tout domaine, le junior est particulièrement, adepte, d’un certain « opportunisme réaliste, de très bonne foi ». Comme, selon lui, « de bon aloi ». Lequel, à ses yeux, justifie, l’irrationalité, de l’adhésion : « Le cœur, a ses raisons, que la raison, ne connaît point ». (B. Pascal, philosophe, 1623-1662, Pensées, apologétique, France, 1670)328-2. Ce qui ne l’empêche nullement, de vivre, les passions, les plus belles, les plus intenses, parfois, pour la vie entière.

 

Le jeune a du mal, à s’aimer, lui-même ou, s’aime trop. D’où, sa difficulté, à aimer autrui, ni trop ni, trop peu. D’amour oblatif, non, captatif ! L’écrivain, R. Radiguet, (France, 1903-1923), décrit, lui aussi, les tumultes, de certaines, ardentes amours juvéniles. En sa romance dramatique littéraire : Le Diable au corps, (France, 1923), parue, à sa mort, à vingt ans. Un adolescent, de quinze ans, noue, une liaison, avec une jeune femme mariée, de dix-huit ans. Lors, du Premier Conflit mondial (1914-1918), alors, que le mari « trahi », se bat, au front. L’inconstance, les « désordres affectifs » juvéniles, rejoignent, l’oisiveté, l’ennui, du junior, en certaines circonstances. La fin, d’une époque, des plus troublées, en une société déboussolée, en pleine déroute, mutation. Également, le sens opportuniste, d’à-propos, de la jeunesse329.

 

Ken Park (2002) est un film, de fiction, de L. Clark. Lequel, ne décrit pas, la « sexualité, très habituelle », de la plupart, des adolescents occidentaux. Plutôt, les excès et, dérives sexuels juvéniles, qui peuvent advenir, chez une minorité perturbée. En proie, à la violence et, au mal-être. Notamment, du fait, des « dévoiements » adultes. Quatre jeunes vivent, à Visalia, localité, de Californie. Un cinquième, désespéré, met alors, fin, à ses jours. Ces adolescents, trois garçons, une fille, traînent, leur ennui et, marasme quotidiens. Confrontés, à des aînés, qui ne cessent, de les agresser, les abuser, tout aussi, perdus, qu’eux.

 

À l’image, des adultes, ils se réfugient, dans la déviance, la sexualité, la quête effrénée, des plaisirs, envies, désirs, les plus débridés. L’univers adulte étant, pour eux, des plus répulsifs, hostiles, pervertis. Les jeunes cherchent, à exorciser, cette « malédiction existentielle », dans l’érotisme, collectif et, intense, entre congénères, des deux sexes. Avec, pour corollaire fondamental, un fort échange, métaphysique et, moral, autour, de la quête, d’un certain « paradis perdu, à retrouver ». Une très nostalgique utopie, d’amour, de compréhension mutuels universels. En réalité, pour ces ados, comme, pour la plupart, des jeunes, la sexualité est bien plus, qu’un outil, parmi, d’autres, de pur plaisir physique, convivial, comme, ludique.

 

Elle est, tout autant, voire, plus, un levier, de réconfort, d’amour, entre tous les êtres. L’essentiel, n’étant pas, tant, seulement, de donner, recevoir, des gratifications, purement, narcissiques, or, de se rapprocher, de l’autre, corps et, âme. Notamment, pairs néogénérationnels et, de sexe différent et / ou, similaire. En esprit, de « transcendance ». L’ « absolu érotique » adolescent devient ainsi, communion, de don, de soi, réciproque, de pleine ouverture, à autrui. Pour se prémunir, tant bien, que mal, des solitudes, duretés, abus, indifférences, désamours, abandons et, égoïsmes. En mode compensatoire. Réalités, qui blessent tant, nombre, de nos juniors. Ils en souffrent cruellement et, font face, comme, ils peuvent. Au-delà, d’un incandescent « torrent, de lave », si malsaine, perverse, ce film est donc, avant tout, une démonstration. Celle, de l’éperdue recherche, d’amour fusionnel, gratuit, total, inconditionnel, multilatéral, de tout jeune. Bien, au-delà, des pauvres faiblesses, égarements, parfois, gravissimes, du destin, des adojeunes. De certains, d’entre eux.

(L. Clark, E. Lachman, réalisateurs américains contemporains, Ken Park, drame cinématographique, États-Unis, 2002)330…

 

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Les « modes, d’attachement », chez les adolescents, les jeunes, ne sont plus ceux, de l’enfance. Ils s’apparentent, bien plus, à ceux, des adultes. Tels, que « théorisés », à la fin, des années 1980, par les psychologues américains, C. Hazan, P. Shaver331. Quatre « types affectifs », ont été isolés. Le type I, Sécure. Le type II, anxieux-soucieux. Le type III, distant-évitant. Le type IV, craintif-évitant. Le jeune sécure, de type I, développe une conception, fort positive, de lui-même, des autres, de ses liens relationnels. Il sait, « être lui-même », en intimité, autant, que seul, en une bénéfique harmonie. L’adolescent anxieux-soucieux, de type II, aspire, à l’intimité, l’adhésion, la réactivité, d’autrui, en grande dépendance. Il manque, de confiance, d’optimisme, quant à soi et, l’autre. Il exprime, très volontiers, ses attachements, états d’âme, impulsivité. Le junior distant-évitant, de type III, privilégie l’indépendance, fuit l’attachement. Il « se suffit, à lui-même », sans nul besoin, de liens relationnels et affectifs. Il n’exprime pas d’adhésion et, fait le vide, autour de lui, par inappétence et, déconsidération, à l’égard, d’autrui.

 

Le jeune craintif-évitant, de type IV, éprouve un sentiment mitigé, quant à la proximité relationnelle. Car il désire fort, la « symbiose d’attachement » émotionnel, tout en étant, tout autant, très rebuté, par elle. Il cultive, la défiance, de l’autre, tout en se percevant, lui-même, comme, déchu, indigne, d’intérêt, d’être aimé. Comme, l’ado distant-évitant, il rejette, toute intimité, étouffe, tous ses élans affectifs. Un jeune peut évoluer, d’un type, à un autre, entre le début, de son adolescence et, la fin, de sa jeunesse. Il est même possible, qu’il passe, de l’un, à l’autre, en fonction, des genres, de liens entretenus : amitié, amour ou, sexualité… Également, selon, les partenaires concernés. Généralement, le jeune ne relève, que de l’un, des types psychoaffectifs. (Hazan, Shaver, 1987).

 

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Liens sentimentaux comparés, différenciés, des ados

 

L’affectivité amicale, amoureuse et, sexuelle juvénile, peut être « forte », « non signifiante » ou, « inexistante ». Pour la plupart, des jeunes, la sentimentalité est « intense », prégnante, à chaque moment, de leur vie. Pour certains, elle importe, mais, est « moins importante », en ce sens, que bien d’autres objectifs, réalités, s’imposent, à eux. Autant ou, plus, comme, le travail scolaire ou, l’avenir professionnel. Une petite minorité, est totalement, « démunie », d’affects satisfaisants, surtout, par privation subie.

 

Parfois, par choix volontaires et, « assumés », pour diverses raisons, liées, au contexte, de vie, psychique, plus ou, moins, difficile, blessant. Les réalités comparatives occidentales, nous dépeignent, les modes, vécus affectifs, des jeunes, en leurs similitudes et, différences. Les affects adojuvéniles sont, tout à la fois, « fusionnels », « de réconfort », « destructifs ». La société française est globalement, humainement, moins ouverte, chaleureuse, que d’autres, en Occident. La vie affective, des juniors, s’en ressent, en moindre « empathie », entre pairs, comme, avec les adultes, qu’en certaines, autres contrées.

 

Les critères juvéniles différentiels, touchent, la sphère affective, du jeune. Selon, les sexes, âges, milieux socioéconomiques, parcours, personnalités, éducations, localisations, d’habitat, des juniors. Ils ont un impact certain, sur l’amitié, l’amour, la sexualité, de l’adojeunesse. Les affects adojuvéniles sont très « fusionnels », car, tous les adolescents ressentent, le besoin, de s’éprouver fortement. En grande proximité, à l’aune, de leurs semblables et, pour grandir. Les liens sont « de réconfort » car, en un temps de vie transitionnel, délicat, le soutien mutuel, de pairs, est très précieux et, fort apprécié. Ces relations seront aussi, « destructives » car, si les grands rapprochements les gratifient, ils peuvent, tout autant, causer, bien des déchirements douloureux. La haine n’étant, jamais, très éloignée, de l’amour, surtout, chez les juniors, à un âge, si instable, changeant, versatile. Qu’est-ce, qu’un jeune, « affectivement, gratifié » ? Se sentir, bien entouré, par ses proches. Reconnu, pour ce qu’il est, par lui-même, non, pour ce que l’on voudrait, qu’il soit. Valorisé, en ses « qualités propres », non, par l’avoir, le faire, le paraître, notamment, par ses pairs. Telles, en sont, les incontournables conditions principales.

 

Tout en étant capable, de donner, se donner, aussi. Nombre, de jeunes, souffrent, de carences, psychoaffectives, relationnelles. Ce qui mine et, compromet, leur épanouissement, maturité, autonomie, d’adultes futurs332. Les jeunes reconnaissent, eux-mêmes, à l’âge, du collège, du lycée, que leurs liens, aux pairs, se font, au sein, de trois groupes distincts. Que ce soit, pour l’amitié, la camaraderie, l’amour ou, la sexualité. Chaque junior fait partie, de l’un d’eux. Il est fort difficile, de passer, de l’un, à l’autre. Les relations se nouent surtout, voire, exclusivement, avec les congénères, de son seul, groupe tribal, d’appartenance. La caste phare, est celle, des Populaires. Il s’agit, de l’élite attractive enviée, admirée, recherchée. Elle regroupe, les jeunes rebelles, branchés, « stylés », prospères ou, qui ont un charisme, une autorité, des qualités, qui en imposent, les Having. En dernier, vient le clan délaissé, des Boloss. Il s’agit, des Losers, des perdants répulsifs, ringards et, rejetés. Car, mal habillés, timides, affectés, d’une « tare » quelconque, aux yeux, des congénères. Intellos, bons élèves, suspectés, de « collaboration », avec, l’ « ennemi, de classe », adulte, les autorités. En un mot, les « ternes », selon, les autres.

 

Entre, les deux ensembles, figure, le vaste marais médian, moyen, indifférent, de la clique, de la Middle Class. Ce sont les jeunes, ni prestigieux ni, déchus, mais, « passe-muraille ». Car, ne se signalant, par nulle, réelle « distinction notable » : ni valorisante ni, infamante. Les Winners vainqueurs et, les Having Not défavorisés, ne sont généralement, pas, appelés, à se fréquenter ni, à passer, de l’une, à l’autre, des catégories. Les Medium peuvent, à l’occasion, espérer, si un élément nouveau, très valorisant, les concernant, le justifie, être « promus », en la classe Premium. De même, ils peuvent craindre, s’ils déméritent fort, se retrouver, chez les Laissés- pour-compte, rejetés, méprisés et, ostracisés.

 

Ceux, du groupe I, peuvent parfois, aussi, être rétrogradés, chez ceux, du groupe II, plus rarement, en groupe III. Les ressortissants, de ce dernier, peuvent « rêver monter », en deuxième division. L’accès, en première, est, généralement, improbable. La plupart, du temps, les groupes catégoriels se constituent, rapidement, et, de fait, en tout début, d’année scolaire. Ils changent peu, avant, l’accès, à une autre. L’image, l’appartenance, de l’ado, le « marquent », telle, tunique, de Nessus. Les pairs ont du mal, à modifier, leur opinion préétablie, sur l’un d’eux. C’est plus, lors, d’un changement, de classe ou, d’établissement, que « les lignes bougeront ».

 

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Le plus souvent, les amours juvéniles existent, de façon, endogamique, au sein, du groupe, de pairs. De façon, intranéogénérationnelle. Il arrive, de façon, bien plus rare, qu’il s’agisse, de liens amoureux exogamiques intergénérationnels. Alors, les couples sont surtout, constitués, de jeunes filles ou, jeunes femmes et, d’un homme adulte, plus mûr. Cela, rassure la partenaire, d’être sous la « protection », d’un homme fort, dominant, est survalorisant, pour elle. Le mâle adulte est heureux, quant à lui, de pouvoir encore séduire, bien plus jeune, que lui, de façon, si « narcissique ». En situations, encore plus rares, certains jeunes hommes, sont attirés, par des femmes adultes, en la maturité et… réciproquement. Le jeune se sent ainsi, très gratifié, en sécurité. La femme, dite, « cougar », se perçoit, comme, dynamique, dominante et, quasi « régénérée », par la vitalité juvénile, de son compagnon.

 

Cette situation est parfaitement, illustrée, par la comédie romantique, cinématographique française, de David Moreau, 20 ans d’écart, sortie, en 2013. Balthazar, jeune étudiant, de dix-neuf ans, rencontre Alice, dynamique journaliste volontaire, qui a exactement, le double, de son âge. En un premier temps, le sentiment, du garçon, ne sera pas partagé, par son aînée. Puis, Alice s’en servira, à des fins, purement professionnelles. Avant, que de succomber, à son tour, à la séduction, de son cadet333. Les jeunes « se cherchent », prioritairement et passionnément, entre eux. C’est le semblable, du même âge, de sexe identique et, différent, qui fascine et attire.

 

L’adolescent a, d’abord, grand besoin, de « se construire », par le pair monogénérationnel. Il est également, captivé, par l’altérité, étrangère, à lui-même. L’enfance et, surtout, l’adultisme. L’adulte représente, de fait, pour le junior, un stade supérieur, déjà, atteint, plus avancé, que le sien. Qui peut donc, paraître, à l’adolescens, celui, qui est en train, de grandir, comme, digne, d’admiration et, de mimétisme. À l’égard, de l’adultus qui, pour sa part, a déjà, mûri. En dépit, du fort besoin, de le « tuer », pour enfin, exister, par et, pour, soi-même. Éternelle, cornélienne ambivalence, de l’adojeunesse !

 

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JeunAdos, en situation, d’épanouissement relationnel ?

 

L’entourage, du junior aimé, lui fait prendre conscience, de ce qu’il y a, de « meilleur, en lui ». L’encourage, le réconforte, le pousse, « vers le haut » et, l’incite, à donner et, se donner, au maximum, de lui-même. Pour lui, comme, autrui, en plein respect, de ses intérêts propres. Les carences psychoaffectives, relationnelles, sont, de plus en plus, répandues, chez les jeunes. Cela, génère, chez eux, de graves troubles, d’abandonnisme. Puisque, l’une, des plus cruelles souffrances, de cette génération, est de se sentir coupée, du reste, du monde, notamment, des pairs. Cela, créera, un fort syndrome, de rejet, d’indignité, de déchéance, dû, à la solitude, qui s’ensuit. Ce qui persuade, le junior concerné, qu’il est « moins bien », que les autres. Puisqu’il se sent, si différent, à l’écart, non aimé, à un âge où, la reconnaissance, d’autrui, est capitale. Outre, les mécanismes biophysiologiques, de la sexualité, il s’agit, d’enseigner, aux jeunes, les « paramètres psychoaffectifs, de l’agir sexuel, pleinement, accompli, dominé ou, dépassé ».

 

Il est aussi, un acte d’amour, non seulement, un banal échange, de consommation hédoniste. L’adolescent peut prendre conscience, du fait, que l’amour vrai, n’est pas conditionnel, captatif, mais, oblatif et, désintéressé. L’on n’aime pas, par simple besoin, de l’autre, or, l’on a besoin, d’autrui, parce qu’on l’aime, vraiment. À l’adolescence, il s’agit, d’apprendre, à maîtriser, tous les facteurs, qui différencient et, rapprochent, les deux sexes. Tous préjugés, qui sévissent, de part et, d’autre, entre filles et, garçons, se doivent, d’être analysés, annihilés. Cela, peut inciter, le sexe, dit, fort, à plus, de modération, respect et, les jeunes filles, à plus, de compréhension. Comportements, orientations sexuels, sont à aborder, librement. La discrimination sera, très fermement, rejetée. Les rudiments essentiels, de psychologie, morale, peuvent être enseignés, à l’école. Pour bien inculquer, aux adojeunes, les règles, qui s’imposent, afin, de garantir, plus, de bienséance sociale. Il s’agit donc, d’apprendre, à l’adolescent, comment, se comporter, avec autrui, se connaître, connaître, les autres. Semblables et, différents, en un esprit, de tolérance, respect total. L’objectif est la lutte, sans concessions, contre, toutes violences et, incivilités-334.

 

 

D’OMNIPRÉSENTES

AMITIÉS, AMOURS, SEXUALITÉS JUVÉNILES

 

 

Très prisées, des jeunes, amitiés, amours, sexualités, connaissent, tous les attachements, fulgurances, désaffections, propres, au jeune âge. Il s’agit, de la toute première source, des grands bonheurs, comme, des pires désespoirs, de cette néogénération. L’amitié est le terrain ultraprivilégié, des solidarités, les plus indéfectibles, comme, des pires reniements tragiques ! L’amour, le théâtre, des plus folles passions, comme, des ruptures, les plus dramatiques. La sexualité, le cadre, des pulsions, les plus irrésistibles, autant, que des plus viscéraux dégoûts.

 

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Émilie, Inès, Marion, Stella, sont quatre jeunes amies, très proches. Elles passent, toute leur jeunesse, ensemble. Leur amitié influe, à jamais, sur leur existence, leur être. Les aide, à supporter, les duretés, de la vie. Ne les déçoit pas, les épanouit et, les renforce, plus, que le reste. Après, le bac, au sortir, de l’adolescence, elles sont toujours heureuses, de leur belle amitié335 ! Zachary, vingt ans, ombrageux et libertaire, est volage et, en échec scolaire. Sarah, dix-huit ans, brillante, en ses études et, incertaine, souffre, de carences affectives, sublimées, par une ascèse existentielle. Tout, les sépare. Or, l’improbable se produit, malgré tout, l’année, de leur terminale. Ils connaîtront l’amour, fou et inextinguible, qui les bouleversera, à jamais336. Mickaël, dix-sept ans, prépare son bac et, est le capitaine, de son équipe, de judo. Lui et, sa petite amie, Vanessa, s’aiment. Il fait connaissance et, noue amitié, avec un autre ado, Clément. Inexplicablement, Mickaël a envie, de partager sa copine, avec son camarade.

 

En un délicat mélange, d’amour, d’amitié, de sexualité, à trois. Signe, d’ambivalences, du désir adolescent337. Trois fictions, de cinéma, comme, autant, de reflets, des amitiés, des amours, de la sexualité, des adojeunes contemporains. Respectivement, La vie ne me fait pas peur. (N. Lvovsky, comédie franco-suisse, 1999). Ma Première fois. (M.-C. Mention-Schaar, romance dramatique française, 2012). Douches froides. (A. Cordier, drame français, 2005). Un juvénile besoin, de « dévorer la vie, à pleines dents », d’aimer, d’être aimé, sans limite, par soi, autrui. En affects multipolaires, transcendant chacun. L’adojeunesse est, par excellence, l’âge, du lien, du contact, de la communication, la sociabilité, au zénith. Celui, des grands élans, le besoin, d’amour mutuel est, alors, paroxystique ! « Celui qui, par quelque alchimie, sait extraire, de son cœur, pour les refondre ensemble, compassion, respect, besoin, patience, regret, surprise et, pardon, crée, cet atome, qu’on appelle, l’amour ».

(G. K. Gibran, poète libanais, 1883-1931). Tel est bien, l’idéal adojuvénile !

 

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Conceptions, moteurs, contextes, des vécus amicaux, du junior

 

Sentiment, est un terme masculin, de 1314, qui vient, de sentir. « État affectif complexe, assez stable, durable, fort lié, à des représentations ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)338.

 

Le sentiment amical, comme, amoureux ou, sexuel, des jeunes, est donc, lié, à leurs imaginaire et, fantasmagories. Ils adhèrent, à leurs « doubles générationnels », par attirance. En fonction, des affinités interpersonnelles. Vient, d’abord, l’amitié, philia, très riche réalité, des heures et, jours, de la jeunesse. Attribut premier, d’une génération « clanique », de pairs, congénères et, semblables339. Il n’y a pas, de « bonheur » possible, pour l’adolescent, tant, qu’il ne se sent pas, sécurisé et, rassuré, valorisé et, intégré. Car, « accepté », amicalement, dans le groupe, de ses alter ego, avec ses compagnons, égaux, de façon, bilatérale, comme, multilatérale. Il s’agit, d’un « rite », de passage, initiatique, fort, de reconnaissance, par ses homologues. Similaire, à l’adoubement, des jeunes preux chevaliers, médiévaux. L’amitié, de cohésion, entre adojuniors, leur permet, de « compenser », la dure, l’impérieuse, domination-prééminence adulte.

 

En vertu, du vieil adage, selon, lequel : « L’union fait la force ». (Ésope, écrivain grec, v. 621-564 av. J.-C., Les enfants désunis du laboureur, fable, Grèce, VIe s. av. J.-C.). Observons bien, dans les espaces publics, à quel point, les adolescents solitaires sont rares. Presque toujours, ils cheminent, par deux ou, plus, le plus souvent, entre individus, de même sexe. Garçons ou, filles. Le jeune se construit et, se consolide, d’abord, par ses pairs, de même genre, que lui. Valeur sûre et, très investie, émotionnellement, qui façonne fort, la personnalité adojuvénile. Fluctue, au gré, des tumultueuses fantaisies, des aléas, des tourments, passions, des jeunes années. Loyautés, solidarités, échanges, nourrissent, les amitiés adojuvéniles. L’amitié a une mission capitale, de socialisation, des juniors, en leur apprenant, l’altérité. Avec, toutes les concessions, remises, en cause, que cela, implique. C’est elle, qui forge, trempe, assoit, les personnalités, enseigne, la générosité, bannit, les couardises, félonies. L’amitié aide, le junior, à grandir, se mesurant, à ses équivalents, s’éprouvant, au travers, d’eux. En véritables, dures, « ordalies » mutuelles. Ainsi, l’amitié juvénile devient, nouveau défi, d’apprentissage, de transition adulte, de rechange.

 

De façon, mimétique, comparative, évaluative. Le grégarisme amical, du junior, sert aussi, de mode compensatoire, aux fortes détresses juvéniles. Se ressourçant et, réconfortant, par le soutien, la compréhension et, la loyauté sûrs, les solidarités, sans faille, les échanges, tous azimuts, entre pairs. Amitiés, inimitiés, épousent les traits, contours, plus ou, moins, assurés, flous, définis, par leurs protagonistes. Elles naissent, vivent, leur vie, meurent, quand, elles ont épuisé, toute leur substance, de vitalité bénéfique, maléfique. L’amitié, du jeune, recouvre, toute péripétie, foisonnante et multiple, de son existence. Se décline, en autant, de configurations, méandres tumultueux, très divers, qu’il existe, d’adojeunes. D’âges dissemblables, de sexes, circonstances, choix et, d’affinités. L’adolescence n’est pas, seulement, l’âge, des liens, mais, aussi, celui, des solitudes. Plus ou, moins, subies, choisies, douloureuses ou, bien vécues. Être seul, solitaire, au sens anglais, de « aloneness », solitude, participe, de la construction morale intérieure, de l’individu, à son ressourcement. Être esseulé, rejeté, délaissé, dont, le terme, en anglais, est « loneliness », déréliction, déshérence, est, en revanche, déstructurant, mutilant.

 

Pour l’esprit humain. Car, cela, implique, un « châtiment » injuste, une privation frustrante, qui enferment, de façon, vénéneuse. Quand, la solitude choisie, librement, assumée, peut libérer, par l’introspection, très productive, créatrice. L’œuvre, de l’écrivain et, philosophe genevois, J.-J. Rousseau (1712-1778), l’ « ermite, d’Ermenonville », en rend, fort magistralement, compte340. Éduquer, l’adojunior, à la compréhension et, aux renforcements, des liens amicaux, consiste, à lui inculquer, les « grands principes », de respect et, tolérance, d’autrui. Les lois, d’échanges, de réciprocité. Les règles, de compromis, patience. Le caprice, la domination, la soumission et, l’intérêt égocentrique ou, la manipulation, ne sont pas, des attributs, de l’amitié vraie, noble et, réciproque, en égalité. Faute, d’adéquat apprentissage, les jeunes confondent souvent, amitié authentique et, simple « copinage ». Notre rôle, d’adulte, est d’ « éclairer », à ce sujet, l’adolescent, pour lui éviter, souffrances inutiles et, cuisants déboires341. Il s’agit, pour le junior, de savoir donner, de façon, désintéressée, s’il veut recevoir, de même !

 

De fait, seule, la gratuité, garantit, la pleine vérité, congruence, empathie et, compassion amicales. Sinon, il y a leurre, duperies ! À l’adolescence, comme, en adultisme, la véritable amitié, sincère, profonde, réciproque et, désintéressée, définitive, irrévocable, inconditionnelle, est rare. Camaraderie, compagnonnage, de superficie, l’emportent, plutôt. Pourtant, l’amitié, entre pairs, est le tout premier moteur, de l’adojeunesse342. Elle est, sa joie de vivre, sa consolation, par les bonheurs partagés, qu’elle permet. Sa plus terrible souffrance, par la compétition terrible, les traîtrises, qu’elle implique, tout autant.

 

C’est un âge, où, l’on existe, d’abord, par rapport, à ses semblables, plus encore, qu’à son seul, propre égard. Ne se conformer, qu’aux attentes, réelles ou, supposées, d’autrui, annihile, la personnalité, par inféodation. Ne se plier, qu’à son « ego », l’abîme, tout autant, par asociale vanité. Il s’agit, d’apprendre, l’équilibre, de la sphère personnelle et, celle, des autres, pour cultiver, des amitiés vraies, gratuites. Prenant en compte, l’aura, de tous. Cette amitié doit pouvoir contribuer, à bien structurer, les individus, mieux, les socialiser. Intégrant, la logique, des concessions mutuelles, du partage équitable et, de la construction, d’objectifs communs.

 

Ce qui dépasse, la personne, de chacun, des protagonistes concernés, pour les transcender tous, globalement. L’amitié permet, de remettre chacun, à sa juste place. L’inimitié est, chez les jeunes, parfois, plus forte, tenace, que l’amitié. Car, elle se nourrit, des rancœurs, vengeances, revanches puissantes et, du sentiment, d’injustice, de maltraitance et, trahison. Ce qui compte beaucoup, à l’âge, des serments, d’indéfectibilité. Il s’agit, de savoir, passer outre. Les loyautés sûres, solidarités, sans faille, échanges, tous azimuts, alimentent, l’authentique amitié juvénile. Il s’agit, de demeurer fidèle, dans le temps, à l’amitié, s’aider mutuellement, en cas, de besoin. Cultiver, des liens interpersonnels forts, solides et, enrichissants. À tous âges, pour les deux sexes, prévaut, l’amitié, sans fard. Plus ou, moins, forte, exclusive, fusionnelle ou, distanciée, passagère ou, éternelle. Elle est la plus passionnelle, à l’âge, des études secondaires, car les adolescents en ont besoin, pour se construire. Plus raisonnée, pacifiée, ensuite, notamment, car la vie, de couple, prévaut, la maturité est accrue. L’amitié reste encore, plus sentimentale, chez les filles. Plutôt, axée, sur de simples activités ludiques, en commun, chez les garçons343.

 

Les amitiés « structurelles », basées, sur des liens, affinités, sentiments profonds, sont plus durables, que celles, qui sont « conjoncturelles ». Ces dernières reposent, surtout, sur le simple partage, d’actions communes. Les vraies amitiés résistent, au temps, à l’époque, des envolées adojuvéniles, peuvent perdurer, à l’âge adulte et, même, toute la vie. Les enfants, des jeunes, puis, adultes concernés, devenant parfois, aussi, entre eux, amis, à leur tour ! Les amitiés, des juniors, sont souvent, liées, à des milieux, des activités, en commun. École, familles proches, quartier d’habitat, lieux, de vacances, loisirs.

 

À l’âge, du collège, lycée, l’amitié, entre jeunes, du même sexe, domine, par la mise, en commun, de goûts similaires. Pour grandir, en fonction, d’abord, des semblables, car, cela, est plus aisé. Ensuite, les amitiés, avec, l’autre sexe, sont plus, rendues possibles, par la maturation, des esprits. Pour les mêmes raisons, l’amitié est plutôt, effective, entre pairs, du même âge, de même milieu socioculturel, à l’adolescence. Elle peut exister, avec des jeunes, d’âges, de milieux socioculturels, différents ou, avec certains adultes, à la postadolescence. L’on distingue, les amis personnels individuels, qualifiés même, pour certains, de « meilleur-e ami-e », des copains indifférenciés collectifs, de bande ou, groupe.

 

Les premiers, peuvent être réels confidents, soutiens, les seconds, vecteurs, de réalisations communautaires. Des juniors minoritaires cherchent, préfèrent, la solitude, à la fréquentation, de leurs semblables. Si c’est, un réel libre choix, qui tend, à l’épanouissement personnel, par le biais, d’un enrichissement propre et, par d’autres voies, que l’amitié, il est constructif. S’il est imposé, par le rejet, des autres, par eux et, l’incapacité, à nouer, des liens satisfaisants, il peut être toxique. Objet même, de destructrices souffrances. Le bon équilibre, est celui, de temps, de « recueillements, en soi-même », pour se projeter, intensément, vers sa propre destinée. Également, d’autres, de partages, avec autrui, ce qui n’est pas « facile », aux tumultes, de la jeunesse. Éduquer, le junior, à la compréhension, au renforcement, des liens amicaux, tend, à inculquer, aux jeunes, les principes, de respect, tolérance, d’autrui. Les lois, d’échanges et, de réciprocité. Les règles, de compromis et, patience. Notre société peut réapprendre, redire, aux adolescents, que « donner et, se donner », est plus enrichissant encore, que « recevoir et, se dérober ». Car, cela, ennoblit plus, encore, rend, plus authentiquement, profondément, heureux.

 

C’est, à ce prix, que l’amitié s’approfondit, retrouve, tout son sens, de don, de soi. Non, de viles manipulations, d’autrui, à ses seules, fins personnelles344. La « gémellité », d’âge, entre, les adojeunes, suscite, tout à la fois, les plus pures, « fraternités d’armes », comme, les plus âpres, « chicaneries assassines ». Le semblable et, le différent, de soi – en différend ? – attirent, l’élan mimétique, identificatoire, d’adhésion. Également, la rivalité ombrageuse, envieuse, jalouse. Similarité et, dissemblance complémentaires, attirent et, répugnent, à la fois. À l’adolescence, l’autre adolescent est un compagnon, qui comprend, soutient, partage, puisqu’il est pareil et différent. Il est, tout autant, un dangereux et, douloureux contradicteur-compétiteur. Puisque, en tant, que pair, « copie, presque conforme », jusqu’en, ses antinomies et, antagonismes, il connaît les failles, de l’autre. Il combat, dans la même catégorie et, pour les mêmes enjeux : évaluations scolaires, diplômes, séduction, de l’autre sexe, popularité, aussi, domination, sur le groupe… Les jeunes recherchent, avec avidité, leurs semblables, car, ils en ont un besoin, de réconfort absolu, en tout et, pour tout. Amitiés, amours, sexualités, loisirs, travail scolaire…

 

En un monde, fort hostile, incompréhensif ou, trop complaisant, d’adultes. Dans le même temps, cette proximité obsédante, absolue, permanente, les effraie, étouffe, leur pèse. Ils se débattent, en insoluble quadrature cerclée, puisque, le clone est indispensable-insupportable, tout à la fois. D’où, ces relations néogénérationnelles, tour à tour, magiques, torturées, fidèles et, instables. Faites, d’acmés fusionnelles, de ruptures passionnelles, d’amours éternelles, de haines, si inexpiables. L’on pourra, tout autant, donner sa vie, pour sauver celle, de son ami, comme, la lui ôter, sous l’emprise, de la fureur, la plus aveugle, meurtrière. Il n’en reste pas moins, que l’adolescence, la jeunesse, restent, pour toujours, l’âge, de vie, qui connaît, les plus beaux, profonds, indéfectibles, élans absolus, du cœur. Parfois, pour l’existence, tout entière, jusqu’au trépas. L’amitié est vécue, de façon, tout particulièrement, forte, à l’adojeunesse. Car, il s’agit, contrairement, aux relations, avec les adultes : parents, enseignants, responsables…, d’un lien spécial. Non, pas, vertical, rigide, normatif, inégalitaire, avec des différents, de soi. Plutôt, horizontal, souple, libre, égalitaire, avec des semblables, en cohortes psychosociales.

 

L’adulte est une « autorité » imposée, qui exige, l’ami junior est un pair choisi, un semblable. Un autre, soi-même, qui apprécie fort, son « compagnon d’armes ». L’adulte commande, les homologues juniors partagent. Or, l’amitié est, d’autant plus, vitale, à l’adojeunesse, qu’il s’agit, avant tout, de se désinvestir, de sa famille, et, d’ « en prendre, définitivement et radicalement, congé ». L’amitié, entre jeunes, est réciprocité, comme, collaboration affectives, intellectuelles et, sociales. La contrepartie est la mésentente, la jalousie, l’envie, la rivalité et, le reniement. Cela, est aussi, l’une, des plus grandes sources, d’anxiété, de mal-être adojuvéniles. Quand, l’amitié est solide, la dissension n’aboutit pas, à la rupture. Au début, de l’adolescence, l’amitié consiste d’abord, à faire maintes choses, ensemble. Ensuite, à l’adojeunesse, l’amitié est, avant tout, affaire, de partage solidaire, puis, de mutualité. À partir, du lycée, surtout, de la majorité et, des débuts, des études supérieures ou, de la vie active, l’amitié « dyadique » exclusive, de même sexe, décline. Au profit, du lien, à l’autre sexe, des relations plurilatérales distanciées. Le multipolarisme amical consensuel, succède, au pur bipolarisme étroit, des liens antérieurs.

 

Le besoin, de soutien, de compréhension inconditionnels, est remplacé, par l’assurance et, l’autonomie. Le jeune existe, désormais, par et, se suffit, à lui-même, non plus, par le prisme, de ses semblables. Les filles axent plus, leurs amitiés, sur l’intime, l’affectif, le réconfort. Les amitiés adojuvéniles masculines sont plus larges, groupales, moins personnelles, engagées. Les relations féminines se centrent, souvent, sur des problématiques relationnelles, plus ou, moins, récurrentes, lancinantes ou, anxiogènes. Elles dépendent fort, des réactions et, avals, d’autrui. Les garçons sont tous, bien plus indépendants, insouciants et, positifs, en leurs liens interpersonnels paritaires.

 

À l’adojeunesse, les groupes, bandes, « cliques », attirent, car ils rassemblent, en fonction, des affinités et, similitudes, traits communs et, inclinations. Pour des centres d’intérêt, pratiques collectifs. Il s’agit, du cœur, de la « sociabilité adojuvénile », par excellence. Hiérarchies, violences ou, normes imposées, prévalent souvent. Après, la famille, l’amitié, des pairs, contribue, au premier plan, à l’épanouissement, la socialisation, la maturité, l’autonomie et, la confiance, en soi, du jeune. L’authentique amitié est exempte, de domination ou, de soumission, de jugement, contrainte, manipulation et, d’agressivité, imposés ou, subis.

 

Empreinte, de respect intégral, d’égalité pleine et, d’écoute, de compréhension, faveur et, d’encouragements réciproques forts, de libertés partagées. L’amitié véritable fait progresser, grandir, enrichit. Émulation, dépassement, de soi, en sont, le sceau naturel. L’amitié toxique et, le défaut, d’amitié, la solitude extrême subie, mènent, à la tristesse, au marasme, à l’échec, des études, au désamour, de soi. L’amitié est une affinité fédératrice, de semblables345. En contrepoint, pressions, influences et, impératifs normatifs, conformistes, aboutissent toujours, à certains « nivellements » délétères, des personnalités. Avec des aboutissements bénéfiques, comme, nocifs. À l’adojeunesse, seules, les fortes personnalités, les plus trempées, les mieux affirmées, indépendantes, peuvent prétendre, y échapper, totalement346. C’est, à la jeunesse, que les humains accordent, le plus, d’importance, à l’amitié, aux amis, en ont, le plus, passent, le plus, de temps, ensemble. Que la simple pensée, de ne pas, en avoir, paraît inconcevable, insupportable. Les jeunes apprécient, en tout premier lieu, d’être, avec tous leurs amis. Cela, correspond, à leur viscéral besoin, d’identification-communion, de pairs-congénères. (Cloutier et al., 2008, 2015)347.

 

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Un formidable exemple, de belle, grande amitié, d’adojeunesse. Ces deux garçons, de vingt ans, qui se sont connus, à l’école maternelle. Depuis, tant d’années, ils sont toujours, l’un pour l’autre, « le meilleur ami » ! Leur solide camaraderie s’est, tout particulièrement, nouée, quand, l’un des deux était, alors, à ladite école maternelle. « Consigné », par la maîtresse, tant, qu’il ne saurait pas dessiner, une bicyclette, comme, demandé. Voyant son copain, en détresse, ne sachant réaliser, la tâche exigée, l’un, des deux petits garçons, vola, au secours, de l’autre, en l’aidant, à achever, l’esquisse. Ce qui permit, au grand soulagement, du puni, de voir levée, l’astreinte, qui le frappait, si douloureusement.

 

C’est ainsi, que fut scellée, une amitié indéfectible, qui dure toujours, du temps, des classes maternelles, jusqu’aux études supérieures ! Belle constance fidèle, de l’amitié, entre enfants, adolescents, jeunes. Laquelle, sait résister, au temps, rester belle, forte et loyale, autant, que chez les adultes. Contrairement, aux tenaces préjugés, non fondés, en l’espèce. L’amitié adojuvénile est, surtout, « monosexuelle ». Les garçons négligent encore, bien trop, l’amitié, des filles ! Quoi, qu’il advienne, les attachements amicaux, de la juvénilité, relèvent toujours plus, du « cénobitisme », que de l’ « érémitisme ». Les ardents, fervents partages, communions, de groupe, en communauté, l’emportent, sur les pures, arides solitudes, retraites, les plus absolues.

 

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Principes, diversités, variabilités amoureux, des adolescents

 

L’amour, agapè, ne laisse indifférent, aucun jeune348. Chacun, lui donne la tonalité, l’ampleur, le sens, qu’il souhaite. Tant, ce sentiment bouleversant, universel, intemporel est, avant tout, façonné, approprié et, « individualisé ». Par chacun, de celui, celle, qui le vit. Il mûrit, stabilise, responsabilise, chaque junior, sur la voie, de l’adultisme. Attachement fort, proximité étroite, longues durées, sont les traits, d’amours adojuvéniles, aboutis. L’amour fluctue fort, en fonction, de multiples paramètres, liés, aux occurrences, de l’existence juvénile.

 

Comme, pour l’amitié, la solitude affective voulue, n’est jamais, ressentie, par l’adolescent, de la même façon, que la « répudiation amoureuse », imposée, « à son corps défendant ». Quoi, qu’il en soit, avant, vingt ans, voire, vingt-cinq, les amours adojuvéniles sont, rarement, pérennes, fondatrices, pour le restant, de la vie. Elles jouent un rôle préparatoire, transitoire, pour l’avenir. Si elles ne durent pas, elles ont ce rôle positif, de permettre, que les unions futures soient, quant à elles, plus fécondes349. Le jeune est, encore, « apprenti, en amour », l’adulte en demeure, lui-même, bien souvent, peu capable !

 

Il ne s’agit pas, de confondre, l’amour profond, du cœur, qui est un authentique attachement. L’amourachement, de circonstance, qui n’est, qu’un emballement passager350. Comme, l’écrit, H. de Montherlant (1895-1972), l’être humain, ne saurait être réduit, à sa seule, « esthétique physique ». L’amour, de l’autre, apparent et, d’artifice, confondu, avec le seul, illusoire « attrait plastique ». (H. de Montherlant, écrivain français, La ville, dont le prince est un enfant, drame théâtral, France, 1951)351. Le sentiment amoureux authentique, profond, élève l’âme et, rend heureux.

 

Quand, la « chosification, réification », du partenaire affectif, pour satisfaire, ses seuls, besoins, intérêts, suscite et, accroît, fort au contraire, toutes les frustrations. Ce qui fait, que l’on constate, chez nombre, de jeunes, prétendument, en couple, nul, sentiment, de joie, plénitude, pour autant. Il y a, l’inverse, tels, Roméo et Juliette. (États italiens, XIVe s.). Tristan et Iseult. (Bretagne, Angleterre, Irlande, Ve, VIe s.). Héloïse et Abélard. (France, XIIe s.). Orphée et Eurydice. (Grèce, Antiquité). Daphnis et Chloé. (Grèce, Antiquité). Titus et Bérénice. (Rome, Antiquité). Rodrigue et Chimène. (Espagne, XIe s.). Les belles amours préservent, des destructrices indifférences et, insatisfactions égotistes.

 

Attachement fort, proximité étroite, longue durée, scellent et, transcendent, l’amour profond. La force, du lien amoureux, le très grand degré, de compréhension et, le partage resserré, au quotidien, l’engagement durable et, sûr, marquent, de leur sceau confiant, cet amour. Ce qui distingue, des passagères foucades, ténues et, intéressées. À un temps, de vie, encore, très tendre, les amours adojuvéniles varient souvent, très vite. Au gré, des « contentements » et, « mécontentements », de soi et, de l’autre. Démarrages, ruptures affectifs, se télescopent, en « carambolages amoureux », souvent, des plus fracassants. Malgré, certains rapprochements, les garçons gardent, souvent, une fibre affective, encore, « mécaniste, voire, utilitariste ». Les filles s’investissent émotionnellement, de façons, plus constructives. L’amour, au masculin, est plus « conjoncturel ». Plus « structurel », au féminin. Il existe, bien entendu, des garçons, fort sentimentaux, des filles, affectivement, instables. Le blasement amoureux l’emporte, souvent, chez nos adojeunes, sur l’ « émerveillement affectif », d’avant, la « libération sexuelle », des années 1970. La morne banalisation, si prosaïque, a « démoli », le beau rêve, d’idéal !

 

Ce qui est, « bien trop, facilement, obtenu », ne s’apprécie, sans doute, plus guère. Il s’agit, de réapprendre, à aimer, être aimé, ce qui est très difficile. Tant, les adultes sont, eux-mêmes, empêtrés, en des amours, aussi « acrobatiques », que celles, de nos adojuniors. Une éducation affective reste, à être inventée, réincarnée. Ce sont, les temps, lieux, de vacances, qui sont, souvent, par plus, de disponibilité, propices, aux rencontres amoureuses, entre jeunes. Avant, vingt ans, voire, vingt-cinq, même, s’ils le ressentent et, le vivent, très peu, de juniors, encore, se reconnaissent, disent, s’affirment, s’affichent, comme, homosexuels, voire, bisexuels.

 

Cela, est dû, à l’image, encore, si extrêmement « répulsive », que conserve, en nos sociétés, cette orientation affectivo-sexuelle. Malgré, certaines évolutions, fort positives, à plus, de tolérance. L’homosexualité n’est jamais, un libre choix, mais, une réalité, qui s’impose, au sujet concerné, exactement, comme, l’hétérosexualité. La difficulté vient aussi, du fait, qu’à la période juvénile, l’identité sexuelle est encore, très incertaine. Les attirances, sentiments et, l’activité sexuelle, entre adojeunes, de même sexe, ne signifient pas, « ancrage homosexuel ». Ni réel, durable ni, définitif. Il s’agit, le plus souvent, de simples expérimentations passagères, de construction.

 

N’infirmant pas, du tout, l’hétérosexualité. Reste que, pour les juniors, dont, c’est véritablement, l’inclination, de vie, définitive, vivre, sa « différence », la dire, « faire, son coming out », ne sera pas facile. La crainte, du rejet, des incompréhensions, représailles, discriminations, est réelle, à juste titre. En une société, encore plus, « permissive », que fort véritablement, « tolérante »352. Toutefois, les rencontres sont plus aisées, qu’autrefois, notamment, par le biais, d’Internet. Sur les sites Web, de convivialité, pour jeunes homos. Des associations, de jeunes, d’étudiant-e-s lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres : Lgbt, sont, de plus en plus, nombreuses, comme le Mag Jeunes Lgbt, notamment, à Paris (1985-). Entre, garçons et, filles, le ou, la partenaire pourra, être plus âgé-e. Les élans affectifs se font plutôt, entre jeunes, du même âge ou, avec différences peu importantes. Bien souvent, les filles préféreront les garçons, un peu plus âgés, ce qui les rassure, quant à leur maturité et, au sérieux, de la relation. Ces derniers, prisent les filles, un peu plus jeunes, ce qui leur permet, de s’affirmer, quelque peu, en tant, que jeunes mâles353.

 

Cela, compense, aussi, le net retard, de maturité, des garçons, en moyenne, de deux ans, par rapport, à leurs homologues féminines. L’avance, de ces dernières, vis-à-vis, des premiers. Un fort désir, d’être protégée, « paternée » ou, dominée, peut exister, chez la fille, qui préfère les garçons, bien plus âgés, qu’elle. Chez les garçons, aimant les filles, nettement, plus jeunes, un besoin, de protéger, « paterner » ou, dominer, se fait jour. De même, pour les garçons, attirés, par les filles, bien plus âgées. Soit, les filles, aimant les garçons, bien plus jeunes, qu’elles. Le manque ou, l’excès, de confiance, en soi, interviennent aussi, notamment, pour expliquer, ces phénomènes. Les adolescents, de treize – dix-neuf ans, sont, globalement, bien plus instables affectivement, que leurs aînés, de vingt – vingt-quatre ans, plus mûrs. En ce cas aussi, des exceptions, se feront jour, en « double sens ». Majoritairement, les amours juvéniles existent, entre sujets, de milieux socioculturels et, économiques similaires, proches. Les rencontres se font, fort généralement, entre adojuniors, fréquentant des lieux, en commun, socialement, très homogènes, « d’endogamie », y compris, au sein, de tous les établissements scolaires.

 

À un âge, de grand mimétisme, d’identification, poussant, aux similitudes, bien plus, qu’aux différences. Avant, vingt-cinq ans, en amour, comme, en d’autres domaines, l’âge est plus, aux essais successifs, qu’aux engagements fermes. Sinon, définitifs ou, même, durables. Le court terme l’emporte, le plus souvent, sur les moyen et, long termes. Certains jeunes, ne se sentant pas « prêts ». Ils optent, pour une solitude affective, choisie et, provisoire, à tout le moins, le vivent sereinement. D’autres, sont en quête éperdue, d’âme sœur, peuvent beaucoup souffrir, de ne point, la rencontrer. Ils se sentent, injustement, rejetés, dévalorisés, aux yeux, des autres, aux leurs. Cela, peut altérer, leur confiance, en eux, comme, leur paix intérieure. Assurément, l’adojeunesse est, peut-être, encore, l’âge, des grands « serments, sur la montagne » et, des engagements éternels354. En réalité, elle a encore, besoin, de temps, d’évolution, pour mûrir, ses projets affectifs, les plus profonds. Elle en est capable. Il revient, aux adultes, de l’y aider, par leur sagesse, expérience, exemplarité supposées, d’aînés devanciers. (Cloutier et al., 2008, 2015)-355.

 

La plupart, des treize – vingt-quatre ans, ont expérimenté, une ou, des relations amoureuses, surtout, à partir, de quinze ans. Le lien amoureux, des plus jeunes, n’excède, généralement pas, les quelques mois. Celui, des jeunes majeurs, peut dépasser, le « seuil fatidique », du premier anniversaire annuel. Plus, les jeunes progressent, en âge, plus, ils sont alors, nombreux, à être engagés, en couple. Plus, le lien amoureux devient profond, réciproque, affirmé, tourné, vers l’autre. À dix-huit ans, une majorité, d’adojeunes, est concernée. Le liant amoureux juvénile, prédispose, à l’autonomie, tant, à l’égard, de la famille, que des amis, des pairs.

 

En tant, que vecteur, de soutien majeur, désormais, principal et, prédominant. L’amour consolide, l’identité incertaine, du jeune, le valorise, au sein, de la communauté néogénérationnelle356. À l’échelle historique, spatiale, interpersonnelle, culturelle, la jeunesse est l’incarnation éternelle, sacrée, supérieure, de l’amour absolu et, infini. Par essence intrinsèque et, excellence. Tous les arts, les littératures, l’ont magnifié, à travers, les âges, pour l’éternité, des temps, à venir. Alceste et Célimène, (France, XVIIe s.), Cyrano et Roxane, (France, XVIIe s.), Pâris et Hélène, (Grèce, Antiquité), Ariane et Thésée, (Grèce, Antiquité)…

 

 

Dynamique tempérament, inclinations sexuels, des adoJeunes

 

La sexualité, du jeune, eros, a suscité beaucoup, de « fantasmes » et, d’interrogations. Le neurologue psychanalyste autrichien, S. Freud (1856-1939), a illustré l’importance et, la symbolique profonde, la signification, du « champ sexuel ». Ce, pour le genre humain, dès, la petite enfance357. Nous savons aujourd’hui, que loin, d’avoir toujours, des pratiques débridées, incontrôlées, la plupart, des juniors, sont, en la matière, plutôt, prudents, patients, avisés358. Ils procèdent, généralement, par petites touches successives, selon, la maturité, l’évolution, de leur âge, personnalité. Ils sont plus sentimentaux, que l’on veut bien, le dire. Leur objectif est, avant tout, d’aimer et, d’être aimé. Le sentiment prime encore, plutôt, sur l’hédonisme brut. L’influence, de l’origine socioculturelle, de l’éducation, compte, en matière, de comportements sexuels, des jeunes, qui se modèlent, sur les adultes et, surtout, leurs pairs.

 

Des progrès importants restent, toutefois, à être observés, quant à la « bonne gestion et, approche », du corps érotique, de l’autre, comme, du sien. Trop, d’ignorances, de maladresses, d’égoïsmes, de ratés évitables, persistent. Garçons, filles, futurs hommes, femmes, n’ont pas exactement, la même approche, de la sexualité. L’adojeune a besoin, au préalable, de faire le choix, accepté, acceptable, de son orientation sexuelle, fixer son identité sexuée. Éducation, prévention affectives, sexuelles, sont encore, à la traîne. L’éducation sexuelle, enseignée, aux jeunes, au cours, de leurs études secondaires, reste encore, bien trop, centrée, sur les seuls, mécanismes biologiques, de la reproduction humaine.

 

Elle néglige totalement, les implications psychoaffectives, émotionnelles, des liens amoureux. Ceux-ci ne peuvent, se réduire, à l’acte sexuel et, ses seuls, aspects anatomiques, mécaniques et, liés, à la fertilité, aux Ist : infections sexuellement transmissibles. Cela, prive, l’adolescent, des « repères moraux », si essentiels, à son développement normal. L’appréhension, des relations, entre les sexes, n’est pas encore, bien et, suffisamment, inculquée, aux juniors. Ce qui pose tant, problème, en notre siècle ! Ils se saoulent, de pornographie, confondant, réalité et, fiction, ce qui obère, leur sexualité réelle !

 

Beaucoup, de préjugés, méfiances, d’ignorances réciproques, prévalent encore, entre filles et, garçons. Misogynie, androphobie, perdurent. Cela, génère, bien, des drames, malentendus, issus, d’un déficit, de véritable éducation psycho-comportementale. Respect profond et, pleine congruence, sécurité totale, dans le lien sexuel, amoureux. L’adolescent est ou, sera hétéro, homo, bisexuel. Les rejets subséquents, ne sont pas assez, combattus, par intolérance, parti pris. Un effort s’impose, en matière, de fertilité, d’infections. Les jeunes prennent encore, trop, de risques in/conscients, en termes biosexuels.

 

Malgré, maintes campagnes, de sensibilisation, ignorances, négligences, indifférences, perdurent. Trop, de rapports sont, toujours, non ou, mal protégés, des infections ou, grossesses non désirées. Sida et, Ist demeurent d’actualité, les grossesses accidentelles adolescentes, restent fort nombreuses. Il y a trop, de maternités accidentelles, pas assez, de contraception. Elles peuvent aller, à leur terme ou, être arrêtées, par les Ivg, les interruptions volontaires, de grossesse, bien trop, fréquentes, encore. Paternités, maternités adojuvéniles, restent fort marginales. Or, il demeure, trop, d’improvisation, d’insouciance, de forfanterie, sous couvert, de simples pulsions immatures.

 

Aucun, « modèle sexuel » unique, universel, n’existe, mais, des dérives non admissibles, se doivent, d’être mieux expliquées, combattues. Les faits, de déviances, d’agressions sexuelles, délictueux ou, criminels, les actes, de torture, barbarie, commis et, subis, par des adolescents, se multiplient. Le phénomène est inquiétant, révélateur, des perturbations profondes, vécues, par nombre, de jeunes « abîmés ». Dépourvus, de stricts règles, limites, repères, autres, que leur primarité instinctive, ils ne voient plus, le fossé, entre l’interdit absolu et, le possible normal admissible. L’adulte en est fort responsable. Certains adojuniors n’ont pas, de vie sexuelle, de fait, par choix ou, par privation, pour certaines raisons. Les finalités premières, de la sexualité, pour l’ado, sont les plaisirs et, expérimentations, la manifestation, d’affects et, d’attachement, l’affirmation, de soi, l’autonomie359. Entre treize et, vingt-quatre ans, il est bien évident, que la sexualité n’est pas la même360. La personnalité introvertie ou, extravertie, la confiance, en soi ou, non, l’épanouissement ou, le mal-être sont, également et, toujours, des plus déterminants.

 

Tout particulièrement, en matière, de sexualité juvénile. Le premier, rapport sexuel complet, intervient, en moyenne, en France, pour les deux sexes, autour, des dix-sept ans. Cet âge, qui est fort stable, depuis, un quart de siècle, évolue très peu361. Les pratiques, de la sexualité, commencent, pour la plupart, des adojeunes, par de simples « expérimentations » solitaires et, des « manœuvres, d’approche », au tout début, de l’adolescence. Pour évoluer, par stades successifs, progressifs, jusqu’à, la sexualité aboutie, de type adulte. En fonction, des âges et, personnalités. Masturbations, baisers, attouchements et, pleine sexualité adulte, des jeunes, avec pénétration, en sont des étapes grandissantes, chronologiques classiques. Malgré, une véritable uniformisation, le milieu socioculturel, éducatif, d’origine, d’appartenance et, le vécu personnel, des sujets, comptent. Ils ne sont pas indifférents, en matière sexuelle adojuvénile.

 

L’on remarque, que les lycéens professionnels, sont bien plus, précocement, intensément, sexuellement actifs, que leurs homologues, des filières générales. La sexualité juvénile a suivi, les mêmes schémas évolutifs, que celle, des adultes, depuis, cinquante ans. C’est-à-dire, une « déconnexion », totale ou, partielle, accrue, entre le sentiment, l’attachement, la construction sentimentale, l’acte physique. Cela, ne signifie nullement, que les jeunes, ne sont pas ou, plus, capables, d’inscrire, leur champ sexuel, en celui, de l’affectivité. Plutôt, que leur sexualité, n’est pas assez, « éduquée ». Comme, chez la plupart, des adultes, elle est très rarement, véritable, don, de soi, accueil, d’autrui.

 

Le corps, de l’autre, n’est pas un droit, pour soi, à s’octroyer, or, un partage et, une abnégation, librement, offerts et, consentis. Trop, de juniors, en particulier, garçons, ont une image, de la sexualité, erronée, distordue, par ce qui leur est montré, depuis, le plus jeune âge. Par les médias, fictions vidéo, films pornographiques362. Majoritairement, les garçons vivent encore, leur sexualité, comme, étant, avant tout, l’assouvissement brut et, la concrétisation, de fantasmes, besoins, désirs, d’envies, de plaisirs personnels. D’ego, avec le sexe opposé363. L’illusion pornographique n’est pas gage, d’équilibre sexuel, car les rôles, des deux sexes, y sont, des plus pervertis, dévoyés, faussés.

 

Comme, une performance, une prouesse, un exploit, objets, de fierté, voire, de vantardises, auprès, des pairs, du même sexe. Les filles le conçoivent plus, comme, un aboutissement mûri et, une manifestation, d’adhésion, à laquelle, un sens est donné. La conception instrumentale masculine, de l’acte, s’oppose, à la vision féminine, plus « globale », de la personne. Telle est, la tendance générale. De nombreuses exceptions, l’inversion, de ces ternes rôles manichéens, existent naturellement et, fort heureusement. Le junior requiert, préalablement, dès, l’enfance, de prendre conscience, de son identité sexuée, de genre, masculine ou, féminine. Il a besoin, d’intégrer, son plein sexe biophysique ou, anatomique, tel, qu’il lui est attribué, corporellement et, génitalement, dès, avant, sa naissance. Son sexe psychoaffectif, se concevoir, se ressentir et, s’accepter, comme, fille ou, garçon. Son sexe sociorelationnel, tel, qu’il est appréhendé, par autrui, avec les rôles, jeux sociaux, impartis, à chaque individu, en fonction, de son sexe. Cela, commence, dès, la naissance, avec la couleur bleue, les ours, en peluche, les petites voitures, les jeux, de guerre, et, de domination virile, pour les garçons. Ce qui symbolise, la force mâle.

 

La tonalité rose, les poupées, dînettes, les jeux domestiques, la soumission, pour les filles. S’il y a, distorsion, entre le sexe réel et, le sexe fantasmé, des souffrances psychiques peuvent apparaître, le désir, de changement, de sexe, se faire irrépressible. Ce qui peut même, mener, au transsexualisme, pour les cas, les plus extrêmes. L’adolescent se préoccupe, aussi, de son « orientation sexuelle ». La plupart, se déterminent, exclusivement, pour le sexe opposé. Cinq pour cent, environ, uniquement, pour le sexe similaire. À l’âge adulte. La « vraie » bisexualité absolue, comme, la particularité ambidextre, est bien plus rare.

 

La plupart, des bisexuels, ont une nette dominante, hétérosexuelle ou, homosexuelle, le plus souvent, du premier type. Nous avons vu, que des fantasmes, pratiques temporaires, de type homosexuel, chez les jeunes, n’impliquent pas, par ce fait, une homosexualité avérée, définitive. Certains, en passeront, par une phase provisoire, transitoire bisexuelle. Concernant, celles, ceux, qui le sont, réellement, un effort, de soutien, s’impose souvent. Pour les aider, à surmonter, ce qui est, pour beaucoup, une épreuve, des plus douloureuses. Les jeunes concernés ont, en moyenne, un taux, risque suicidaires, triples, à décuples, de ceux, de leurs pairs hétérosexuels, ce qui s’avère effarant !

 

Il s’agit, de les mener, à s’accepter, s’épanouir, tels, qu’ils sont, si telle est, leur vraie « nature profonde ». En outre, un immense effort pédagogique, s’impose, pour apprendre, à tous les jeunes, leurs devoirs, de tolérance, envers, toutes les différences, contre, l’homophobie. Trop, d’entre eux, souffrent encore, non pas, tant, de leur orientation affective, elle-même, mais, des sentiments, de rejet, déchéance, d’indignité, qu’ils en retirent. L’homosexualité reste, encore, un sujet, de moqueries, haines, discriminations, harcèlements, vexations, d’agressions. À un « âge, d’effroi », au cours, duquel, même, l’hétérosexualité, ne va pas, de soi. Où, il sera, déjà, si difficile, de s’apprivoiser, soi-même, comme, d’accepter, autrui364. Un très gros effort reste, aussi, à accomplir, concernant, la prévention, du Sida et, des infections sexuellement transmissibles. Ce qui était appelé, maladies vénériennes, puis, maladies sexuellement transmissibles. Trop, d’ignorances, de prises de risques et, d’ « accidents », demeurent encore, chez les adojuniors.

 

Même si, les vingt-cinq – trente-quatre ans, sont plus touchés, que leurs cadets, de quinze – vingt-quatre ans. Beaucoup, reste encore, à faire, en matière, d’éducation affective. Pour ce qui est, notamment, des apprentissages, des différences, du relationnel, entre les deux sexes. Il y a trop, de méconnaissances psychologiques, chez les garçons, de la féminité, comme, chez les filles, de la masculinité. Il s’agit, d’inculquer, à chaque sexe, ce qui fait, toute sa spécificité, de genre, les différences, similitudes, qui prévalent, chez le sexe opposé. Cela, éviterait, bien, des déboires, à l’adolescence et, l’âge adulte.

 

Respect profond, pleine congruence, sécurité totale, en la relation amoureuse et, sexuelle. Tels sont, les fondamentaux, à bien transmettre, aux juniors, à pratiquer, par eux. Nombre, d’adultes, se déchirent sentimentalement, faute, de cette éducation psychoamoureuse, pendant, leur jeunesse. Les garçons, « prédateurs forts », considèrent, encore trop, les filles, comme, de « faibles proies » faciles, qui leur sont dues. De gré ou, de force ! Asservies, à leurs pleins caprices abusifs, de « jeunes mâles, en rut ». Trop, de machisme misogyne masculin, subsiste, en notre pays, y compris, chez les plus jeunes365. Domination masculine, soumission féminine sexuelles, ne peuvent être, des codes juvéniles.

 

Les « filles, jeunes vierges ou, non, victimes potentielles effarouchées », se trompent encore, trop souvent et, excessivement, sur les garçons. Elles les voient, fréquemment encore, comme, des prédateurs possibles ou, des princes charmants idéalisés. Un rééquilibrage s’impose, par l’éducation, entre diabolisation et, naïveté, utilitarisme obscène et, sentimentalisme excessif. Cela, étant, nombre, de filles, se plaignent, aussi, du fait, qu’à leur égard, les garçons soient, de plus en plus, timorés, passifs, attentistes. Lesdites filles, restent encore, fort attachées, à un certain « traditionalisme amoureux ». Elles attendent, des garçons, un peu plus, d’initiatives, à leur égard, dans le respect, de leur personne. Les règles, de bonne contraception appropriée, sont encore, trop méconnues, par les jeunes filles. Elles peuvent, leur être, mieux inculquées, en cours, d’éducation, affective et, sexuelle. Les jeunes enceintes, notamment, mineures, sont encore, beaucoup trop nombreuses, en France. La plupart, des grossesses, sont accidentelles, non désirées. La majeure partie, donne donc, lieu, à des avortements, trop nombreux, qui sont toujours, un fort lourd traumatisme, plus ou, moins, cuisant. Comme, déjà, évoqué.

 

Avant, vingt ans, les grossesses volontaires sont rares, souvent, pathologiques. En cas, de grossesses subies, rares, sont les adojeunes, qui souhaitent garder et, conservent, leur enfant. Généralement, le père ne le reconnaît pas, ne s’en occupe pas et, quitte même, la mère et, sa progéniture. Ce sont, le plus souvent, les grands-parents maternels, qui veillent, sur l’enfant. Bien souvent, la jeune mère se voit contrainte, d’abandonner, ses études, connaît, un avenir difficile, incertain. Il s’agit, de limiter, les accidents, altérations, de santé, dus, à l’absence, la mauvaise protection, des rapports sexuels juvéniles.

 

Il est donc, nécessaire, de « revoir » les campagnes, de prévention, sensibilisation, à l’intérieur et, extérieur, de tous les établissements scolaires. L’implantation, des distributeurs, de préservatifs, peut être généralisée, en particulier, en milieu étudiant. Le prix, des préservatifs, abaissé. La contraception peut être facilitée, car son usage est encore, trop défectueux. Il semble, que les campagnes, de prévention, anti-Sida -Ist, se soient trop, banalisées, qu’il y ait, une altération, des vigilances. D’autant, que souvent, les rencontres sont occasionnelles, impromptues, comme, fugaces. En des cadres festifs, de détente, convivialité et, relâchement… Avec, les effets aggravants, de l’alcool, des drogues.

 

Les préservatifs masculins sont, encore, trop chers, pour le jeune. Les toxiques, d’évasion, précèdent, souvent, la sexualité… L’effort, de sensibilisation, se doit, d’être poursuivi, étendu, plus, que jamais. En un contexte, de nette recrudescence, du Sida, des principales, infections sexuellement transmissibles. Comme, notamment, la syphilis, l’hépatite B, l’herpès génital, la blennorragie… Depuis, plusieurs décennies, la sexualité est vécue et, à juste titre, comme, un mode, de liberté, d’épanouissement personnel, enfin, maîtrisé. Par les deux sexes, notamment, féminin. Les adojeunes n’ont connu, que ce contexte « jubilatoire ».

 

Ils oublient, trop souvent, encore, les contraintes, risques physiques, psychiques, inhérents, à un « mauvais usage », de la liberté, l’hédonisme excessif. La sexualité : plaisir, désir, envie, coït, orgasme, jouissance, est devenue un droit, sans entraves. « Objet, de grande consommation courante », comme, un autre. En un monde où, tout ou, presque, s’est très « marchandisé », le danger est, une forte déshumanisation supplémentaire, à outrance. S’ajoutant, à tant, d’autres, de l’humain, toujours, plus « jetable », interchangeable. Cela, mène, tout droit, aux crises conjugales, affectives, à répétition, que connaissent alors, un nombre croissant, d’adultes et, aux pires, solitudes subies.

 

Préparons, nos jeunes, à bien, se construire, affectivement. Pour leur éviter, les errements, que connaissent, leurs parents, dont, ils souffrent déjà, suffisamment ! Il n’existe pas, de norme ni, de normalité, en matière, de sexualités humaines. Hors, comportements « pathologiques » et, débordements, attentatoires, à l’intégrité, à la dignité, de soi et, d’autrui, jamais, admissibles. L’affectivité naturelle et, ses manifestations physiques, se muent, alors, en pures déviances, perversions sexuelles. Légalement et / ou, moralement, illicites et, très malsaines, comme, la pornographie, la prostitution et, les atteintes. Attouchements non consentis, viols, sévices, de toutes sortes, exhibitionnismes publics… Reste, que certains adojeunes, n’auront pas du tout, d’activité sexuelle, de fait, par libre choix ou, car ils n’y parviennent pas. Il n’y a jamais, nulles, « obligations », en la matière. Il y faut, envie et, préparation. Pour ceux, qui s’en sentent privés, contre, leur volonté, qui le vivent mal, une aide est toujours, possible. L’adolescent, à un âge, d’hédonisme, de découvertes, s’investit, dans la recherche, de nouvelles sensations fortes. Il manifeste, aussi, par le partage, de la sensualité, son significatif attachement affectif, à autrui.

 

Il cherche, à consolider, sa personnalité, encore, incertaine, par la « conquête, de nouveaux territoires ». L’adojeune ne peut être livré, à lui-même, ses lubies, fantasmagories, libidinales fantasques, débridées. Il en va, de son équilibre futur, à un âge, de fort cataclysme, confusion sensorielle. Tout jeune, se doit, d’être éduqué, à la maîtrise, de soi, de ses sens, pulsions. Il apprendra, à les analyser, comprendre, pour les canaliser. Il saura, que l’envie ne justifie pas, le passage à l’acte fantasmatique. Une pédagogie s’impose. Le devoir adulte est d’inculquer, à l’adolescent, le fait, que jouir, de son corps, comme, de celui, d’autrui, est légitime.

 

Que cela, ne constitue pas, un jeu anodin, inoffensif. Il s’agit, de le convaincre, que les implications sont importantes, durables, pour lui, comme, ses partenaires. Il appartient, au junior, d’adopter, un comportement responsable et, respectueux, pour que la joie attendue, ne devienne jamais, un vrai cauchemar. L’adulte est « responsable », des déviances sexuelles, du jeune. Il s’agit, de cesser, de le bombarder, sans fin, d’images, de pornographies violentes, laides, destructrices. En changeant, de registre, l’exemplarité adulte sera, alors, bien plus, constructive, bénéfique et, pédagogique.

 

Les comportements, mentalités, des cadets, seront alors, moins pervertis. L’adojeune aura conscience, que la sexualité ne peut jamais, être un plaisir volé, mais, un partage consenti, en toutes libertés. Il se doit, d’apprendre, toujours, avant, de faire366. La masturbation est le premier mode, d’accomplissement, sexuel et orgasmique, des adolescents, des deux sexes. Avec, une nette prédominance masculine et, peut-être, aussi, de nos jours, plus commune, encore. Bien, que très décomplexée, cette pratique demeure toujours, dépréciée, clandestine. À seize ans, moins, de la moitié, des jeunes occidentaux, ont eu, des rapports sexuels. À dix-huit ans, les deux tiers et, plus, des juniors, sont, en ce cas. Plus, de la moitié, des quinze – dix-sept ans, n’ont pas, de relation sexuelle. Un dixième, des quinze – dix-huit ans. Les adojeunes sont, bien plus, nombreux, qu’il y a, un demi-siècle, à être sexuellement actifs, leurs pratiques sexuelles sont plus intenses. Toutefois, depuis, la fin, du siècle dernier, la tendance est freinée. Désormais, l’activité sexuelle, des filles, « égale » celle, des garçons. « Pour le meilleur et, pour le pire » !

 

Pour les deux sexes, l’âge moyen, du premier rapport hétéro ou, homosexuel complet, est donc, de seize ans, en France. Plus, le junior, avance, en âge, plus, la fréquence, des rapports sexuels, s’accentue. Les garçons ont, en moyenne, plus, de partenaires différents, que les filles. La majorité, des jeunes, ont un partenaire unique. Le premier motif sexuel, est l’amour, surtout, pour les filles. Puis, l’ « expérimentation » et, l’envie, surtout, pour les garçons. La plupart, des relations sexuelles, sont volontaires, voulues, consentantes. Les filles sont bien plus, victimes, de pressions, en ce sens. Une majorité, d’adojeunes, a déjà « expérimenté », les rapports sexuels buccaux et, orogénitaux.

 

La plupart, baisers, caresses, habillés, comme, nus. Surtout, pour les garçons, la sexualité est un vecteur ressenti, comme, positif et favorable. Notamment, pour l’affirmation, la confiance, l’estime, de soi. De façon, anarchique, pléthorique, bénéfique et, nocive, selon, les cas et, conjonctures, la sexualité « explose », dans tous les médias. Notamment, sur Internet, avec, toutes les sources multilatérales, d’information, de plaisirs, rencontres, d’échanges, tous azimuts. Comme, de pires dangers, déviances, violences, perversions, pour les adojuniors, notamment, filles. Entre, eux-mêmes, comme, de la part, d’adultes, pervers, manipulateurs.

 

Rappelons, l’attirance, du désir, le passage, à l’acte réel, l’identification clairement, assumée, de type homosexuel ou, bisexuel. Les quinze – vingt-quatre ans occidentaux, concernés, sont donc, 5 pour cent. À admettre un, deux ou, trois, de ces éléments, d’homo, de bitropisme. Ce chiffre est double, en fin, de vie. Une part majoritaire, des adojuniors, à désirs, actes homo ou, bisexuels, seront hétérosexuels, toute leur existence adulte. Une minorité, demeurera homo ou, bisexuelle, s’assumera, comme, telle, à vie. Les filles, à nette tendance homo, à l’adolescence, continuent, de l’être, à l’adultisme, bien plus, que les garçons. L’homosexualité serait d’origine, aussi biologique, qu’environnementale, innée, comme, acquise, selon, contextes, individus. Le débat reste ouvert. Elle sera naturelle, jamais, pathologique. Même, moindre, la réprobation sociale reste marquante. Il n’est pas aisé, pour un jeune, de s’accepter différent, quand, cela, est si stigmatisé, dévalorisé. À un âge, de très forte volonté, d’intégration, de conformisme et, d’acceptation, par autrui. D’affirmation, d’une « originalité », jugée, fort valorisante, non, pas, « infamante ». Le mieux, reste, de s’assumer, pour être heureux, en son authentique identité.

 

Quoi, qu’il puisse, en coûter, le déni, de soi, présente, des dommages, de dépersonnalisation, bien plus graves, encore. Soyons, très attentifs, à ces jeunes, face, à l’homophobie, aux pires agressions, violences, discriminations, injustices, vexations et, rejets sectaires367. Exclusions, ostracismes, harcèlements, rumeurs et, calomnies, des adultes et, des autres adojeunes. Aux risques dépressifs, suicidaires, addictifs et, de pratiques, à risques sanitaires, des plus accrus, chez les jeunes, dits, Lgbt. Lesbiennes, gays, bi, transgenres. La contraception, la protection, contre, les infections sexuellement transmissibles, le Sida, ont progressé, chez les adojuniors, depuis, trente ans. Toutefois, cela, reste insuffisant, aléatoire, empirique368. De gros progrès demeurent, encore, à faire, en matière, de réduction, du nombre, de grossesses prématurées et, d’avortements, de maternités précoces, d’infections. La plupart, des jeunes filles enceintes, de façon, accidentelle, non-désirée, avortent. Le plus souvent, le père est un adulte, non, un adojeune, de l’âge, de la mère.

 

La minorité, qui garde l’enfant, est, majoritairement, victime, de dommages psychosociaux, économiques, fort étendus369. Un avenir, de « fille-mère », est obéré. Moyens, de contraception féminine et, préservatif anti-infections masculin, ne font pas encore, suffisamment, partie, des partenaires habituels, de la sexualité, des adojuniors. Improvisation pulsionnelle aléatoire et, irresponsabilité, ignorance, méthode coué, indifférence, idées fausses, usage, d’alcool et, de stupéfiants, l’emportent encore, bien trop souvent.

 

Information, éducation, discipline, rigueur et, prévoyance, organisation, communication et, prévention, soins et, tests Sida, hépatite B, syphilis, sont bien trop peu, systématiques. Les adojeunes sont, plus encore, que les adultes, concernés, par les Ist et, moins, par le Vih. « Prudence est bien, mère, de sûreté », en l’espèce, comme, en d’autres ! Contraceptions, avortements, sont gratuits, pour les femmes, en France. Particulièrement, la contraception, des mineures, dès, les quinze ans. La pilule contraceptive, « du lendemain », est disponible, en infirmeries étudiantes, lycéennes. Il convient, que le recours, aux contraceptifs, préservatifs, évite plus, avortements et infections. (Cloutier et al., 2008, 2015)370.

 

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Une étude, de M. Shelly, médecin français, de santé publique, démontre, que le jeune homosexuel, aurait treize fois plus, de « risques », de faire une tentative, de suicide, que le jeune hétérosexuel. Cela, appuie, d’autres travaux. Des chiffres, de sursuicidalité, variant, de six à treize. Le Dr Shelly constate que, chez les adojeunes gays, les tentatives, de suicide, sont très fortement liées, à une dégradation, de l’estime, de soi. 80 pour cent, de ceux, qui ont attenté, à leur vie, au moins, une fois, ont une opinion très négative, d’eux-mêmes. Ils évoquent, un manque, de respect, envers, eux-mêmes ou, perçu, chez autrui. M. Shelly envisage, que cette forte sursuicidalité, soit due, à la « stigmatisation, si dévalorisante, de l’homosexualité, perçue, au sein, du cercle familial ou, à l’école. Qui produit, des effets très désastreux, sur la construction personnelle ». Il devient donc, urgent, de « réagir », face, à des iniquités, qui torturent illégitimement, tant, de jeunes ! La France est en retard, en l’espèce. Il s’agit donc, de mieux veiller, au respect, des minorités, quelles, qu’elles soient.

 

De même, pour Y. Gillant, psychologue (France) : « C’est difficile, à l’adolescence, de se sentir différent et, de ne pas arriver, à participer, aux discussions, aux flirts, aux blagues, que font les copains. L’homophobie n’est pas forcément, violente, mais, à cet âge-là, il y a, des codes, à respecter, les jeunes homosexuels, en sont exclus. Du coup, ils se taisent et, toute leur vie psychique est organisée, autour, de ce secret. Jusqu’au jour, où, ils craquent ».

 

Le psychologue français, É. Verdier, renchérit : « L’adolescence est l’âge, de tous les dangers et, le thème, de la différence est, alors, une question-clé. Souvent, ceux, qui viennent nous voir, ne sont pas conformes, aux stéréotypes, de la masculinité / féminité et, ils se sentent rejetés : ils ont un sentiment, d’être des souffre-douleur. Selon, plusieurs enquêtes, un suicide adolescent, sur deux [à quatre], serait lié, à l’homosexualité. Beaucoup, ont intériorisé l’homophobie, à laquelle, ils ont été confrontés, tout petits, à travers, les insultes ou, les blagues, visant, les homosexuels. Du coup, ils se sentent, fort dévalorisés et, sont incapables, d’en parler, à leurs proches ». (Chemin, 2005)371.

 

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Je veux profiter, de mon jeune âge
J’aurai beaucoup, d’années, pour être vieux

 

Boris, dix-sept ans372

 

 

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LA SOCIABILITÉ

 

Sociologie (andro)adoJeunologique /

Juniors, « en difficulté »

 

 

La société, est comme, un navire
Tout le monde, doit contribuer
À la direction, du gouvernail

 

H. Ibsen

Dramaturge, poète, Norvège, 1828-1906

 

Un Ennemi du peuple

Drame théâtral, Norvège, 1882

 

 

Les difficultés, ne sont pas faites, pour abattre
Mais, pour être, abattues

 

C. de Montalembert

Homme politique, historien, France, 1810-1870

 

 

Les réalités juvéniles sont mitigées, en notre société occidentale contemporaine. Le rôle social, des adolescents, est ambigu, entre l’enfance irresponsable et, l’adultisme souverain. La construction socio-relationnelle, des juniors, est très malaisée. L’image sociale, de la jeunesse, telle, que la « fabriquent » généralement, les adultes, est fort brouillée. Seront, également et, successivement, évoqués, la problématique générale spéciale, de la vulnérabilité, des juniors, en difficultés particulières. Ensuite, ses quatre groupes humains adojuvéniles, principaux. Les jeunes maltraités, en danger et, victimes. Les adojuniors handicapés physiques, psychiques, instrumentaux. Aussi, les adolescents, en précarités socioéconomiques, exclusion sociétale, comme, matérielle. Puis, les adojeunes violents, déviants, délinquants, comme, agresseurs.

 

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En 2013, un garçon, de vingt ans, s’introduit, de nuit, au Muséum national d’Histoire naturelle, à Paris, pour voler, de l’ivoire. Il tranchera, à la tronçonneuse, la défense, (du XIXe s.), du squelette, d’une éléphante, offerte, en 1668, par le roi, du Portugal, Alphonse VI (1643-1683), au roi, de France, Louis XIV (1638-1715). Deux complices, de seize et, vingt ans, faisant le guet. Le voleur vandale sera arrêté, avec son larcin. Y compris, dans les déviances, hélas, l’imagination, l’audace, la turpitude juvéniles, d’une certaine minorité, peuvent être, sans bornes ! Le jeune « dérape », généralement, car, l’éducation morale adulte, lui a fait défaut, à ses pires dépens. L’exemplarité, des aînés, est introuvable, la droiture publique, comme, privée, détruite, les repères axiologiques, absents, dévoyés.

 

Alors, la jeunesse, éthiquement dévertébrée, s’abîme. Au-delà, la juvénilité peine, à se réaliser, s’accomplir, pleinement, en une société adultocentrique, fort prioritairement, repliée, sur elle-même. Pour autant, la nouvelle génération, plus, que jamais, cherche, encore et toujours, avec la rage, du désespoir, à s’insérer, en un monde aîné hostile. Lequel, pourtant, « ne veut pas ou, plus, de sa propre descendance » ! Ce qui conduit, à se demander, ce qu’elle peut bien « faire, dans cette galère » ! À l’image, de Géronte, interrogeant ainsi, à sept reprises, Scapin, au sujet, de ce que ce dernier, affirme, être advenu, de son fils, Léandre.

(Molière, comédien, dramaturge français, 1622-1673, Les Fourberies de Scapin, comédie théâtrale, France, 1671, acte II, scène 7).

 

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Le but, de toute existence, est de trouver, la lumière intérieure
Puis, de la partager, avec, ses frères humains

 

P. Richard

Entrepreneur contemporain, France

 

 

LES INTÉGRATIONS, DÉSINSERTIONS SOCIALES

DES JEUNES, D’AUJOURD’HUI

 

 

Comme, tout humain, le jeune est le ressortissant, d’une société, de son pays, son époque. Appartenance ne signifie pas, pour autant, intégration, acceptation, place majeure. De fait, le junior, sur la scène, du « théâtre social », n’est qu’un second rôle, qui ne sert, que de « faire valoir », à ses aînés. La socialisation adojuvénile est rendue, plus malaisée encore, que par le passé. Du fait, d’un contexte, socioéconomique et moral, déprimé. Les compétences sociales, du jeune, n’en sont pas, loin s’en faut, pour autant, inexistantes. Elles sont, tout au contraire, bien supérieures, aux latitudes, que la société, lui permet et, à leur expression habituelle réelle. En ces conditions, l’adultisme est, de plus en plus, difficile, périlleux, à atteindre, par les juniors, de tous milieux. Tant, l’intégration sociale devient, si improbable, introuvable. Désinsertions, désocialisations, l’emportent alors, chez les jeunes, sur la pleine acceptation sociétale, de leur groupe d’âge, de cohorte, néogénérationnel373. La tentation, du refus, domine, l’adojeunesse.

 

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Mike, Fred, J-C, vingt ans, sont d’un petit bourg alsacien. Ils s’ennuient fort, de tâches décevantes, à désœuvrements désabusés, entre football, moto, alcool, prélassements et, palabres, sans fin. Mike est passionné, de voitures et, de conduite. Il les dérobe, prend plaisir, à rouler, les rend, en place. Un jour, nanti, d’un beau bolide, Mike séduit Sandy. Ils s’aiment, un tournant positif se dessine, pour le garçon, qui n’a toujours pas, d’emploi stable. À l’âge, des « aléas » et, questionnements, saura-t-il saisir, cette occasion, pour « rebondir » ? Tel est, le tableau, d’une jeunesse française, occidentale contemporaine. Rurale et, urbaine. De bien, des milieux sociaux. Fort pertinemment décrit, par la comédie dramatique cinématographique, française : Mike. (L. Blumers, 2011)374.

 

Tout y est ou, presque ! Les limites, des études. Un emploi fixe, des plus introuvables. Une famille incertaine. Des loisirs fort limités, comme, l’avenir et, les « espérances ». Des amitiés, très rassurantes et solides et, des liens amoureux, qui se tissent. Une néogénération ordinaire, qui « navigue à vue », faute, d’ancrage, de certitudes. Pierrot perd Colombine, (États italiens, XVIe s.), ne trouve réponse, à son doute : Être ou, ne pas être, telle est, la question ! (W. Shakespeare, dramaturge, poète anglais, 1564-1616, Hamlet, tragédie théâtrale, Royaume d’Angleterre, 1603). Interrogation, cruciale, d’une adojeunesse « sinistre, sinistrée, en sinistrose », à l’image, de son temps, pays, sa planète. Eux-mêmes, plus, que jamais, en pires marasme, tourment, perdition.

 

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AdoJuniors hexagonaux, « subordonnés », en leur société

 

Société, est un mot, qui date, de 1180, est issu, du « latin, societas, « association », de socius, « compagnon, associé, allié ». (XVIIe-XVIIIe s.) État particulier, à certains êtres, qui vivent, en groupes, plus ou, moins, nombreux et, organisés. Ensemble, des individus, entre lesquels, existent, des rapports, durables et, organisés, le plus souvent, établis, en institutions et, garantis, par des sanctions ; milieux humains, par rapport, aux individus et, ensemble, des forces, du milieu, agissant, sur les individus – ou, contrainte sociale -. Groupe social limité, dans le temps, l’espace ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)375.

 

La société est l’univers, l’environnement humains, structurés, en lesquels, les adolescents et, jeunes vivent, au quotidien. Avec lesquels, ils interagissent, mutuellement. La jeunesse française est un « colosse, aux pieds d’argile, géant moral et, nain social ». Elle est l’orpheline, par excellence, de notre milieu hostile. L’une, des adojeunesses occidentales, qui est la moins acceptée et, intégrée, la plus, en « contentieux », avec sa communauté, qui s’oppose, le plus, à elle. « Victime fracassée », de son temps et, de son monde.

 

Non aimés ni, reconnus, mais, rejetés, nos jeunes n’adhèrent pas, à leur pays, ne se sentent pas « nationaux », n’ont nulle, fierté, de l’être. Le sentiment européen, lui-même, s’enlise, faute, de vraie, collectivité fédératrice. Quand, la plus importante nation, de ce continent, la Russie, ne fait même pas partie, de l’Union ! Nous sommes très éloignés, encore, de cette « grande Europe ultime » : « Depuis, l’Atlantique, jusqu’à, l’Oural ». Que le général de Gaulle, (Homme d’État, France, 1890-1970), appelait tant, de ses vœux (1963). L’adulte tutélaire actuel, est blasé, fermé, supérieur et, méfiant, opposé, à tout et, à tous.

 

Tout à la fois, « démissionnaire pusillanime », comme, « totalitaire absolutiste ». Il ne réunit aucune, des qualités requises, propres, à bien faire « grandir », mieux s’épanouir, l’adojeunesse. Passion, ouverture, accessibilité, confiance et, compréhension, fermeté, doigté. Les adolescents et, les juniors attendent, de leurs aînés, « une main, de fer, en un gant, de velours ». Le plus souvent, il ne leur sera opposé, qu’ « une poigne, de caoutchouc, en un fin gant, de soie ». Également, « Une main, d’airain, en un gant, d’acier ». La jeunesse n’ « habite » plus, sa juvénilité, car, les adultes ont fort « déserté », leur adultisme. Comme, souvent, renié, leur propre jeune âge, passé, s’empressant, de « l’oublier » !

 

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52 pour cent, des juniors, de dix-huit à vingt-trois ans, estiment, qu’il est assez difficile, d’être un jeune, d’une vingtaine d’années, aujourd’hui, en France. 22 pour cent, que c’est très difficile. 17 pour cent, que c’est assez facile. 5 pour cent, que c’est plutôt, très facile. 4 pour cent, sont sans opinion. 65 pour cent, des adojeunes, du même âge, interrogés, pensent que, par rapport, aux générations précédentes, les jeunes, de vingt ans, aujourd’hui, sont plus paresseux. 64 pour cent, plus inquiets. 60 pour cent, plus égoïstes. 60 pour cent, plus instables. 59 pour cent, plus ouverts, au monde. 46 pour cent, plus curieux. 36 pour cent, plus idéalistes.

 

32 pour cent, plus tolérants. 30 pour cent, plus enthousiastes. 28 pour cent, plus engagés. 26 pour cent, plus intelligents. 21 pour cent, plus responsables. 52 pour cent, des juniors, de dix-huit – vingt-trois ans, seraient prêts, à s’engager, pour la protection, de l’environnement. 27 pour cent, l’ont déjà, fait. 47 pour cent, se disent « prêts, à s’engager », pour l’aide, aux personnes démunies. 30 pour cent, l’ont déjà, fait. 57 pour cent, sont prêts, à s’engager, pour la pleine défense, des droits de l’homme. 19 pour cent, l’ont déjà, fait. 83 pour cent, des jeunes interrogés, pensent à s’engager, en une association. 44 pour cent, ont déjà, accompli, des dons, pour des actions associatives.

 

83 pour cent, des adojuniors, estiment, que leur maîtrise technologique, est plus marquante, aujourd’hui, que celle, de leurs aînés, au même âge. 58 pour cent, mettent en avant, l’ouverture néogénérationnelle, sur le monde. 53 pour cent, avancent, leur « prise de conscience », des enjeux, de l’environnement, par rapport, aux générations précédentes. 52 pour cent, de ces jeunes, vivent, chez leurs parents. 36 pour cent, évoquent, comme, premier piège, à éviter, les aléas, de démarrage, en l’existence. L’univers, de l’entreprise, les inquiète, tout particulièrement. Les juniors pensent, que la crise économique les frappe, plus, que les autres. 19 pour cent, sont convaincus, que les entreprises, n’ont pas la volonté, d’intégrer et, de former, des jeunes.

 

Selon eux, à 32 pour cent, c’est le facteur chance, qui intervient, le premier, comme, « gage, de succès ». 31 pour cent, seulement, évoquent, leur réussite scolaire. 76 pour cent, des juniors interrogés, sont convaincus, qu’ils peuvent se mobiliser, rapidement, pour une cause. 75 pour cent, pensent, pouvoir apporter, au monde, de l’entreprise. 58 pour cent, sont optimistes, quant à leur avenir. Tout ceci, démontre lucidité, pragmatisme, comme, volontarisme, confiance. L’adojeunesse est donc, pleinement, consciente, de toutes ses difficultés, celles, de son temps, de son environnement. Elle n’en continue, pas moins, à « croire », en elle-même, à ses capacités et, aux possibilités, de s’en sortir, de réussir, malgré tout. (Institut Csa, France, 2012)376.

 

Les dix-huit – vingt-quatre ans interrogés estiment, à 64 pour cent, que « l’accès, à l’emploi », est la question actuelle, la plus préoccupante, pour eux, à titre personnel. 43 pour cent, évoquent, le pouvoir d’achat. 39 pour cent, la « crise économique et financière ». 22 pour cent, « l’accès, au logement ». 20 pour cent, les impôts, taxes. 19 pour cent, les inégalités sociales. 16 pour cent, le système éducatif. 16 pour cent, l’insécurité « quotidienne ». 14 pour cent, les retraites. 13 pour cent, l’environnement. 11 pour cent, le fonctionnement, du système de santé. 53 pour cent, des jeunes questionnés, pensent, que la société française, est trop inégalitaire. 46 pour cent, qu’il y a trop, de « malhonnêtetés, de corruption ». 39 pour cent, qu’elle ne donne pas suffisamment, de place, aux juniors.

 

37 pour cent, que l’argent y tient, une bien « trop grande place ». 34 pour cent, qu’elle est trop individualiste. 19 pour cent, qu’il n’y a pas assez, d’autorité et, d’ordre. 19 pour cent, qu’elle n’encourage pas assez, l’initiative. 13 pour cent, qu’elle est trop violente. 12 pour cent, qu’elle n’est pas vraiment, démocratique. Sévérité, de jugement, face, aux réalités ! 55 pour cent, des adojeunes, de dix-huit – vingt-quatre ans, étant interrogés, estiment, que les responsables politiques, généralement, se préoccupent peu, de ce que pensent, ceux, de leur génération. 32 pour cent, pas du tout. 11 pour cent, assez. 2 pour cent, beaucoup. 41 pour cent, des jeunes, ont le sentiment, de pouvoir, à leur niveau, très peu, faire bouger les choses, du pays. 40 pour cent, pas du tout. 17 pour cent, un peu. 2 pour cent, beaucoup. (Ipsos, France, 2012)377.

 

Quant à l’idée, que les jeunes, généralement, sont courageux et, font des efforts, 54 pour cent, des quinze – vingt-quatre ans, sont plutôt, d’accord. 21 pour cent, sont plutôt, pas d’accord. 19 pour cent, sont, tout à fait, d’accord. 5 pour cent, pas du tout, d’accord. 48 pour cent, des adojuniors, du même âge, alors, interrogés, sont plutôt, d’accord, pour dire, que les jeunes, défendent, des valeurs. 32 pour cent, sont, tout à fait, d’accord. 13 pour cent, sont plutôt, pas d’accord. 7 pour cent, ne sont, pas du tout, d’accord. Or, 36 pour cent, des juniors, sont plutôt, d’accord, pour dire, qu’ils sont individualistes. 26 pour cent, sont plutôt, pas d’accord. 19 pour cent, sont, tout à fait, d’accord. 18 pour cent, ne sont, pas du tout, d’accord. 34 pour cent, des jeunes interrogés, sont plutôt, pas d’accord, avec l’idée, selon laquelle, les adojeunes agissent peu, pour aider les autres. 32 pour cent, sont plutôt, d’accord. 19 pour cent, ne sont, pas du tout, d’accord. 15 pour cent, sont, tout à fait, d’accord. 54 pour cent, des juniors questionnés, sont plutôt, d’accord, pour dire, qu’ils sont, eux, courageux, font des efforts.

 

43 pour cent, sont, tout à fait, d’accord. 2 pour cent, sont plutôt, pas d’accord. 1 pour cent, ne sont, pas du tout, d’accord. 65 pour cent, sont, tout à fait, d’accord, pour penser, qu’ils sont responsables, en leurs attitudes. 31 pour cent, sont plutôt, d’accord. 3 pour cent, sont plutôt, pas d’accord. 1 pour cent, ne sont, pas du tout, d’accord. 39 pour cent, des quinze – vingt-quatre ans, alors, interrogés, ne sont, pas du tout, d’accord, avec le fait, d’être qualifiés, d’individualistes. 26 pour cent, sont plutôt, pas d’accord. 23 pour cent, sont plutôt, d’accord. 9 pour cent, sont, tout à fait, d’accord. 36 pour cent, ne sont, pas du tout, d’accord, avec l’affirmation, selon laquelle, ils agissent peu, pour « aider » les autres. 32 pour cent, sont plutôt, d’accord. 19 pour cent, sont plutôt, pas d’accord. 13 pour cent, sont, tout à fait, d’accord. 81 pour cent, des adojeunes, estiment, qu’ils ne sont pas assez nombreux, à donner, de leur temps, à des projets solidaires associatifs, humanitaires. 18 pour cent, pensent, qu’ils sont suffisamment, nombreux. (Bva, France, 2011)378.

 

34 pour cent, des jeunes, de dix-huit – vingt-cinq ans, interrogés, estiment, qu’ils ont connu, connaissent ou, connaîtront, plus tard, des difficultés, plutôt, importantes, pour « s’intégrer », en la vie active. 32 pour cent, pas importantes, du tout. 25 pour cent, plutôt, pas importantes. 8 pour cent, très importantes. À la même question et, comparativement, aux générations antérieures, 63 pour cent, des juniors interrogés, estiment, que les difficultés ont été, sont ou, seront plus importantes. 24 pour cent, ni plus ni, moins. 12 pour cent, moins importantes.

 

Les questions suivantes concernent ceux, qui disent, avoir des difficultés, les plus importantes. Les jeunes, de dix-huit – vingt-cinq ans, sont interrogés, quant à savoir, selon eux, quels sont, les domaines, en lesquels, les gens, de leur génération, rencontrent plus, de difficultés, que les générations précédentes. 58 pour cent, citent l’emploi. 32 pour cent, la « garantie », de retraite. 29 pour cent, le logement. 25 pour cent, le pouvoir d’achat. 14 pour cent, la « qualité de vie ». 14 pour cent, l’éducation. 10 pour cent, la protection sociale. 3 pour cent, la santé. 44 pour cent, des juniors, estiment, que la « crise économique », porte une « responsabilité », très importante, dans le fait, que la situation soit plus difficile, ce, pour leur génération, que pour les générations précédentes. 41 pour cent, plutôt, importante. 10 pour cent, plutôt, pas importante. 4 pour cent, pas du tout importante. Concernant, les entreprises, les jeunes estiment, que leur responsabilité, est plutôt, importante, à 51 pour cent. Qu’elle est, très importante, à 38 pour cent. Plutôt, pas importante, à 10 pour cent. Pas du tout importante, à 1 pour cent.

 

La responsabilité, des décideurs politiques, est jugée, très importante, à 38 pour cent. Plutôt, importante, à 37 pour cent. Plutôt, pas importante, à 15 pour cent. Pas du tout importante, à 10 pour cent. Or, la responsabilité, des banques, est estimée, plutôt, importante, à 49 pour cent. Très importante, à 25 pour cent. Plutôt, pas importante, à 16 pour cent. Pas du tout importante, à 8 pour cent. La responsabilité, du système scolaire et, universitaire, de l’orientation scolaire, est évaluée, comme, très importante, par 40 pour cent, des « dix-huit – vingt-cinq ans », interrogés. Plutôt, importante, à 35 pour cent. Plutôt, pas importante, à 16 pour cent. Pas du tout importante, à 9 pour cent.

 

La responsabilité, de la mondialisation, est jugée, très importante, par 36 pour cent, des jeunes. Plutôt, importante, à 35 pour cent. Plutôt, pas importante, à 15 pour cent. Pas du tout importante, à 11 pour cent. La « responsabilité », du système capitaliste est évaluée, par les juniors, comme, plutôt, importante, à 45 pour cent. Plutôt, pas importante, à 22 pour cent. Très importante, à 20 pour cent. Pas du tout importante, à 6 pour cent. Or, la « pleine responsabilité », des jeunes générations, elles-mêmes, est jugée, par 46 pour cent, des juniors, comme, plutôt, importante. À 23 pour cent, comme, très importante. À 22 pour cent, comme, plutôt, pas importante. À 9 pour cent, comme, pas du tout, importante. Conscience, d’un « monde déchu ».

 

La situation démographique est jugée, comme, ayant une responsabilité, plutôt, importante, à 41 pour cent. Plutôt, pas importante, à 26 pour cent. Très importante, à 20 pour cent. Pas du tout, importante, à 9 pour cent. Les syndicats ont, selon, les jeunes, une responsabilité plutôt, importante, à 41 pour cent. Plutôt, pas importante, à 28 pour cent. Très importante, à 16 pour cent. Pas du tout, importante, à 12 pour cent. Les générations précédentes sont réputées, aux yeux, des adojuniors interrogés, avoir, une responsabilité plutôt, importante, à 41 pour cent. Plutôt, pas importante, à 25 pour cent. Puis, pas du tout, importante, à 18 pour cent. Très importante, à 15 pour cent. Ensuite, les jeunes, de dix-huit – vingt-cinq ans, sont interrogés, sur le fait, de savoir, sur quels acteurs, les personnes, de leur génération, peuvent « compter » ou, non. Pour faire face, aux difficultés, qu’ils rencontrent. Concernant, la famille, les juniors disent oui, tout à fait, à 51 pour cent. Oui, plutôt, à 41 pour cent. Non, plutôt pas, à 6 pour cent. Non, pas du tout, à 2 pour cent. Les amis, oui, plutôt, à 45 pour cent. Oui, tout à fait, à 42 pour cent, de ces jeunes sondés. Non, plutôt pas, à 8 pour cent. Non, pas du tout, à 5 pour cent.

 

Les collectivités locales, oui, plutôt, à 48 pour cent. Non, plutôt pas, à 24 pour cent. Oui, tout à fait, à 19 pour cent. Non, pas du tout, à 8 pour cent. Les associations, comme, aussi, les organisations non gouvernementales, oui, plutôt, à 42 pour cent. Oui, tout à fait, à 25 pour cent. Non, plutôt pas, à 22 pour cent. Non, pas du tout, à 8 pour cent. Les dispositifs publics, d’aide, aux jeunes, oui, plutôt, à 42 pour cent. Oui, tout à fait, à 26 pour cent. Non, plutôt pas, à 21 pour cent. Non, pas du tout, à 11 pour cent. Les syndicats, oui, plutôt, à 39 pour cent. Non, plutôt pas, à 35 pour cent. Oui, tout à fait, à 16 pour cent. Non, pas du tout, à 7 pour cent. Les entreprises, non, plutôt pas, à 45 pour cent. Oui, plutôt, à 36 pour cent. Oui, tout à fait, à 11 pour cent. Non, pas du tout, à 8 pour cent. Les banques, non, plutôt pas, à 42 pour cent. Non, pas du tout, à 24 pour cent. Oui, plutôt, à 21 pour cent. Oui, tout à fait, à 13 pour cent. Les responsables politiques, non, pas du tout, à 42 pour cent. Non, plutôt pas, à 38 pour cent. Oui, plutôt, à 15 pour cent. Oui, tout à fait, à 5 pour cent. Voilà, qui donne, un premier aperçu, de l’état d’esprit, des jeunes, de France, contemporains. (Institut Csa, France, 2010)379.

 

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À l’image, de leur époque, les juniors sondés, sont donc, partagés, entre doutes et, espoirs, confiance et, rejet, satisfaction et, frustration. De façon, plus réaliste, pragmatique, qu’idéaliste, crise, oblige ! Fort attentistes, bien conscients, que leur époque, ne permet plus, les grandes « envolées », d’antan. L’enfant sauvage, solitaire, abandonné, perd tout usage, du verbe. De même, le jeune non éduqué, mal éduqué, sous-éduqué, déséduqué, ne devient jamais, adulte accompli380. Une grande dépression socioéconomique frappe, durement, le monde occidental, de l’Entre-deux-guerres (1929-1939). Ce marasme profond mènera, au pire désastre, du Second Conflit mondial (1939-1945). Une génération, de jeunes écrivains américains, évoque, dénonce, en ses œuvres littéraires, le mal insidieux, lancinant, qui tourmente tant, ses contemporains. Particulièrement, les adojuniors. De J. dos Passos (1896-1970)381, à J. Steinbeck (1902-1968)382. H. MacCoy (1897-1955), notamment, décrit, des jeunes et, moins jeunes, acculés, au pire, par la misère et, le désespoir, des si noires années 1930, aux États-Unis383.

 

« Des portes closes et, des nuages sombres, C’est notre héritage, notre horizon, Le futur et, le passé nous encombrent. […]. Vous aviez tout : l’amour et la lumière. […]. Nous n’avons, que nos dégoûts, nos colères. […]. Utopie, sans avenir. […]. Vous aviez tout : paix, liberté, plein emploi, Nous, c’est chômage, violence et, Sida. […]. Vous avez raté, dépensé, pollué. […]. Vous avez sali, les idéologies. […] ».

(Les Enfoirés, Sur la route des Enfoirés, Toute la vie, œuvre musicale, France, 2015, sur les doléances juvéniles).

 

Huit décennies, plus tard, les juniors, d’aujourd’hui, se trouvent confrontés, aux mêmes défis et, difficultés ou, presque, que leurs ancêtres, du même âge. Les leçons, du passé, n’ont pas eu, de « vertu pédagogique », suffisante. Malgré, les interventions étatiques contemporaines, « anti-crise ». La jeunesse « ne peut pas être, elle-même, en, elle-même, par, elle-même, telle, qu’elle-même ». Puisqu’elle n’est, qu’un très pâle moratoire, préparatoire, à un état ultérieur : l’adultisme. Un avatar, de l’enfance, tout aussi, impuissant384. Les jeunes sont des prétendants -demandeurs, aspirant, à devenir, des adultes parvenus-détenteurs. Ils ne sont donc, pas, ils seront. Ils n’ont pas, ils auront. Ils ne font pas, ils feront. Ils ne paraissent pas, ils paraîtront. En substance, ils ne comptent guère plus, que des enfants. Ils sont, en morne apprentissage prolongé, mais, en apprentissage, qui ne leur bénéficiera, que plus tard. En outre, bien moins, que pour les générations passées. Les réalités néogénérationnelles sont ainsi : piètres385 !

 

Elles dépendent fortement, au préalable, de ce qu’est, la société française, européenne et, occidentale, mondiale, de notre époque. Si incertaine, matérialiste, individualiste, en marasme moral. Il se dégage, le sentiment déplorable, que la société hexagonale, « tolère » bien plus, sa jeunesse, qu’elle ne l’ « accepte ». La reconnaît véritablement, sincèrement. Sans calculs ni, arrière-pensées, pleinement et, inconditionnellement. Méfiance, indifférence, dureté, laxisme et, médiocrité, prédominent. Qui sont, que sont, que veulent, les jeunes, de notre pays ? Nous tenterons, d’en établir, une « cartographie », aussi précise, que possible.

 

Avec ses réalités, fort denses, complexes, différentes, en groupes identificatoires. En une typologie, de la jeunesse, au travers, de ses codes, langages, styles, goûts, choix, de vie386… L’adojeunesse est une et, multiple, monolithique et, plurielle. Unifiée, par la communauté générationnelle et, des vécus, la juvénilité est aussi, cohorte hétérogène et, hétéroclite. Divisée, par la diversité humaine, si inénarrable, des maturités, sexes, identités, parcours personnels, de l’éducation, des études. Du milieu socioculturel primitif, de l’origine ethnique et, l’implantation géographique urbaine, périurbaine, rurale et, économique… Autant et, de la même façon, que peuvent l’être, les adultes.

 

Contrairement, à la monarchie ou, la république, la jeunesse n’est pas « une et, indivisible ». Elle est unie, en sa « claustration » éducative, culturelle et, consumériste néogénérationnelle. L’ensemble s’est unifié, en une adojeunesse universelle. Certains auteurs distinguent, aussi, à un juste titre, des véritables « tribus », d’adolescents, de jeunes, en en dégageant, certaines « caractéristiques » culturelles. « Riders, néohippies, rastas, néopunks, néogothiques, lolitas, paillettes, latinos, teknoïdes, cailleras, minets / chalalas ou, classiques ». Le rider est un amateur, de sports, de glisse, comme, le skateboard, le roller. Le néohippie est fort libertaire, écologiste et, anticonformiste. Le rasta associe, l’Afrique, le reggae, le cannabis et, la révolte « tous azimuts » ou, l’attitude « zen ». Le néopunk fait, dans la provocation, l’excès total, le nihilisme, la violence, la subversion, comme, l’outrage. Le néogothique adule, le romantisme, le fantastique, le morbide, le macabre. Il est individualiste, sombre, aime la solitude, la nuit. Rejoignant, ses pairs, du dix-neuvième siècle. Il fréquente, les cimetières, est obsédé, hanté, par l’univers noir, de la mort, des trépassés et, revenants. (Vandersteen, 2003).

 

La lolita type est une jeune collégienne, fille-enfant, star, mêlant, caprice, style et, mode. Le junior paillettes est passionné, de musique disco, également, funk, de son corps, de la danse, du divertissement, de l’apparence aussi, notamment, vestimentaire, extravagante, extravertie. Il hante, le monde, de la nuit, des sorties, des boîtes. Le latino aime, la fête, l’élégance et, la séduction. Il est brun, à défaut, de toujours, venir, des pays, du Sud américain ou, européen. Le teknoïde adore, les musiques techno, des dj, issues, de la house music, les rave parties. Plus ou, moins, psychédéliques, alcoolisées. Ainsi, que les vêtements, parmi, les plus branchés. La racaille ou, caillera sort, de l’anticulture gang et, hip hop, à base, de rap, de sports, de rue, de tags. L’origine est afroaméricaine, périurbaine et, immigrée. L’esprit alors, cultivé, est celui, de la rébellion, contre, l’exclusion, des banlieues difficiles et, aussi, la société anti-jeunes. Le minet ou, « chal » est un jeune parisien ou, habitant, des grandes villes, ivre, de grandes marques vestimentaires, très branchées. Il est adepte forcené, de la frime, la drague, la nuit. Classe, sobriété ostentatoire, l’emportent. Faisant revivre, tout le « dandysme », des temps passés.

 

Le classique est plutôt, étudiant, très brillant, de haut niveau, du meilleur monde, de bonne famille. Valeurs, usages, normes et, conventions, de fort bon aloi, sont ses credo. Il est plutôt, traditionaliste, chic et, féru, de respectabilités, de factures authentiques. L’aisance matérielle, socioculturelle, domine, avec, tous les stricts canons, l’élitisme, que cela, implique. Il s’agit, de l’univers cossu, feutré et, fermé, des futurs décideurs, de la nation, en tous domaines. La très Grande école, le rallye, sont ses « monopoles ». Naissance, rigoureuse éducation, en sont la marque. La distinction et, l’ambition, la réussite et, la bienséance policée. (Vandersteen, 2003)387. Malgré, des rapprochements sensibles, garçons et, filles, conservent, certains traits marquants, rôles et, destins propres, qui demeurent, encore et, toujours, très monosexués. L’on peut aussi, distinguer les néodolescents, de l’âge, du collège, entre douze et, quinze ans. Les juniorados, de l’âge, du lycée, entre les seize et, dix-huit ans. Les adulescents, étudiants ou, actifs, de dix-neuf, à vingt-quatre ans. Chaque adolescent, jeune, n’en demeure, naturellement, également, pas moins, aussi unique, original et, incomparable, que sa propre empreinte génétique, Adn.

 

Nul, ne peut totalement, s’affranchir, de sa caractérologie, sombre ou, rayonnante. Son histoire, plus ou, moins, réussie ou, difficile, sereine ou, tempétueuse. D’une éducation fructueuse ou, carencée ou, d’études très brillantes, « rentabilisées ». De simples certifications indigentes ou, inexistantes. D’une origine et, d’un milieu socioculturels, élevés ou, modestes. De spécificités ethniques, plus ou, moins, favorisées, autochtones ou, d’origines étrangères. De localisations géographiques résidentielles, urbaine, périurbaine, rurale, en zone prospère ou, crise. D’une condition économique aisée ou, non. Bien entendu, le spectre, des similitudes et, différences, est des plus larges, entre les extrêmes. Les jeunes en sont particulièrement, tributaires, quant à leur propre avenir, d’adultes. Tout cela, les discrimine, plus ou, moins, favorablement, comme, défavorablement. Une étude intéressante, significative, isole cinq types, de juniors. Premier groupe (I), les tout baigne, 29 pour cent. Puis, deuxième groupe (II), les satisfaits, 26 pour cent. Troisième groupe (III), les attentistes, 23 pour cent. Quatrième groupe (IV), les inquiets, 17 pour cent. Cinquième groupe (V), les angoissés, 5 pour cent.

 

Le premier groupe accorde, de l’importance, à la famille, comme, aux valeurs morales. Il a une vision plutôt, positive, de la société. Les jeunes concernés sont confiants, en leur avenir personnel. Ce sont surtout, les quinze-seize ans, les lycéens professionnels et, les enfants, d’ouvriers. Le deuxième groupe est socialement, favorisé. Ces adojeunes sont conscients, des réalités, de la société, critiques, sur celle-ci. Ils sont particulièrement, « satisfaits », de leur vie. Ils sont plutôt, intellectuels. Ce sont, surtout, les enfants, de cadres supérieurs et, les lycéens, des filières générales ou, les filles. Le troisième groupe est, en l’indétermination. Les juniors, en cause, sont indécis, sur l’avenir. Ils n’ont pas, d’idées arrêtées, sur la société. Ils sont peu actifs.

 

Ce sont surtout, des garçons, les enfants, de cadres supérieurs et, ceux, de salariés, du secteur public. Le quatrième groupe se sent, « en difficulté », sous pression et, inquiet, pour l’avenir personnel. La société est vue, comme, injuste et, « en péril ». Le travail est considéré, comme, important. Ces jeunes sont « pessimistes », sur leurs chances, de réussite. Ce sont majoritairement, des filles, des enfants, d’employés ou, d’ouvriers, des lycéens professionnels. Le cinquième groupe rassemble, des juniors isolés, en difficulté, anticonformistes, jugeant, la société, injuste. S’opposant, au modèle dominant. Ils sont inquiets, pour l’avenir. Ils vivent, au présent, sans penser, à la vie future, sans projets. Ce sont surtout, des élèves, de troisième / seconde, des filles et, des enfants, dont, les parents, sont séparés. (Pfizer, France, 2006)388.

 

La jeunesse, d’avant 1960, était scindée, en trois grandes classes, distinctes et, séparées. La bourgeoisie urbaine, vouée, aux hautes études et, responsabilités. Le prolétariat industriel et, laborieux. La paysannerie rurale et, nourricière. Or, depuis, un demi-siècle, l’adolescence est enfermée, en une véritable, classe d’âge-ghetto, relativement, « uniforme ». Avec des études prolongées, un meilleur niveau, de vie, et, des loisirs, idéaux, goûts, mentalités et, modes, de vie, communs ou, proches, à cette génération. En outre, en un contexte, de fortes difficultés socioéconomiques, accrues, nombre, d’adojeunes, sont des plus marginalisés. « Exclus », des facilités, de vie, de leurs semblables, parmi, les mieux favorisés. Il n’y a plus, seulement, les différences traditionnelles, entre milieux socioéconomiques et, culturels.

 

Il y a, surtout, de plus en plus, le fossé, entre les adolescents, qui parviennent bien, malgré tout, à l’essentiel et, tous ceux, qui seront, fort longtemps, voire, à tout jamais, « en galère ». L’exclusion frappe très tôt et, durablement389. Au-delà, des classes, la « fracture sociale », entre jeunes, est, de plus en plus, « trans-sociologique ». Ils sont globalement, discriminés, au sein, de la société adulte. Parmi eux, certains éprouvent, de grandes difficultés, à « en sortir ». Les raisons en sont multiples, variées, en particulier, de natures psychologiques. Même, au sein, de l’adolescence, il existe aussi, une « société, à deux vitesses », gangrenée, par le marasme et, mal-être, les plus profonds390. Comme, la noblesse, le clergé, le tiers état, d’Ancien Régime monarchique français (1589-1789), la jeunesse est toujours, une jeunesse, de classes. Catégorie « haute », niveau « moyen », comme, place « basse », situent, l’ensemble, de la vie sociale, des nouvelles générations. La première caste, issue, des catégories sociales supérieures, réussit, quoi, qu’il puisse arriver. Par ses protections familiales et, de milieu, sauf, graves « accidents », généralement, bien improbables.

 

La deuxième sphère, qui appartient, aux classes intermédiaires, se sent déclassée, peine, à se maintenir. La troisième position, venant, des milieux populaires, « perd pied », s’échine, à « sauver », ce qui peut l’être, encore. Depuis, les Trente Glorieuses (1945-1975), leur défunte prospérité, la jeunesse s’unifie plus, avec, des modes de vie et, de pensée, « à part ». Cela, a l’avantage, de la cohésion et, également, de certains « particularismes » fondateurs. Soudée, l’adolescence ne saurait trop, s’inquiéter, rester, « en marge ». Elle ne peut, se contenter, de cultiver, sa spécificité, ses intérêts. Il lui incombe, de plus, s’ouvrir et, hardiment, sur d’autres réalités, que les siennes. En une optique, d’enrichissement interactif maximal. L’adojeunesse s’est beaucoup « unifiée », mais, elle demeure, encore, multiple et, fractionnée.

 

Les facteurs différentiels, discriminants, sont sociaux, économiques, culturels, ethniques, corrélés, au vécu, à la personnalité, l’état de santé… Tous, prédominent encore, de façon, bien trop excessive. Il appartient, à une société civilisée, de corriger et, d’atténuer, les disparités, handicaps, entre adojeunes. Pour une juste égalité, des chances, sans, pour autant, nuire, à la libre entreprise et, concurrence. L’adojunior ne saurait éprouver, de réelles difficultés, à devenir, un adulte accompli, autonome, à acquérir, un « avenir stable ». L’adulte a le devoir, d’être authentique, « accompagnateur, de vie », à son égard. Il se doit, d’être particulièrement, attentif, aux plus fragiles. Son effort, de solidarité, peut, en toute bonne priorité, s’attacher, à mieux permettre, à tout adolescent, de s’approprier, les meilleurs moyens, de réussir, en plénitude. Les aînés ne peuvent, en aucun cas, abdiquer, leurs responsabilités, à l’égard, des juniors. Sous peine, de « forfaiture ».

 

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80 pour cent, des jeunes interrogés, ont le sentiment, d’appartenir, à une catégorie sociale favorisée. 94 pour cent, ont cette conviction, lorsque, le chef de famille, est cadre supérieur ou, profession libérale. 90 pour cent, lorsqu’il appartient, aux professions, dites, « intermédiaires ». 89 pour cent, s’il est artisan, commerçant ou, chef d’entreprise. 76 pour cent, lorsqu’il est employé. 72 pour cent, s’il est ouvrier.(Pfizer, France, 2007)391.

 

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En 1994, les jeunes « se révoltent », contre, le projet, d’insertion juvénile, du gouvernement Balladur. (France, 1993-1995). Ce n’est, depuis, 1986, surtout, que le début, d’une très « longue série » ! Ce dernier visait, à instaurer, pour eux, le Contrat d’Insertion Professionnelle, le Cip. Qualifié, de « Smic jeunes », car, prévoyant, alors, des rémunérations, bien moindres, pour les juniors, de qualifications, jusqu’à, « bac plus deux ». Il est, alors, décidé, de consulter, pour la première fois, dans le pays, tous les quinze – vingt-cinq ans, sur leurs réalités vécues et, leurs souhaits. Plus, d’un million trois cent cinquante mille adojeunes, répondent, au questionnaire adressé. Au sujet, de l’ensemble, des champs existentiels adojuvéniles.

 

Il s’agit, d’un « méta-instantané, en grandeur nature », inédit et, sans égal, à ce jour, de notre nouvelle génération française. Les questions portent sur : l’opinion, sur la société actuelle. La famille et, les amis. La santé. L’école, les études. L’emploi et, le monde, du travail. Le vécu, de ceux, qui travaillent, déjà. L’opinion, sur les sports, les loisirs. La participation et, les engagements. Les domaines, pour lesquels, le jeune se dit, « prêt, à s’engager, personnellement ». Est prêt, à « en faire, son métier ». Ce qu’il y aurait lieu, de faire, pour bien mieux, prendre en compte, les souhaits, des jeunes. L’indication, du sexe, de l’interrogé-e. Sa situation. Son habitat. La réalité professionnelle, des parents.

 

Outre, une question ouverte, quant aux idées, desiderata, du junior, concernant, sa vie, sa société. Le comité consultatif fait « cent propositions, d’avancées ». Le gouvernement élabore, vingt-neuf mesures subséquentes. Cette Consultation nationale globale, des adojeunes, révèle, des enseignements précieux, pour mieux comprendre, les juniors. Elle fait, des suggestions, de progrès, dont, certaines, seront mises en œuvre. Décrit, six grands stades, de progression, d’intégration, adojuvéniles, vers l’autonomie, la pleine maturité, la sérénité392. Les principales conclusions, de la Consultation Nationale, des Jeunes, de 1994, sont triples. Une valorisation familiale, amicale, affective, contrastée. Une insertion sociale malaisée. De grandes aptitudes participatives, d’engagement. Une typologie globale, de la jeunesse, est établie. Elle distingue, six degrés, d’évolution, d’inclusion sociales juvéniles. Six groupes, de jeunes, en fonction, de leur situation, de vie, préoccupations, positionnement, degré, de marche, vers la maturité. De fait, tout junior, se situe, par rapport, à sa proximité ou, son éloignement, du plein adultisme. Concernant, l’autonomie, le passage, l’assimilation, en communauté, menant, à l’adultisme.

 

Le Groupe A, 18,6 pour cent, de la population étudiée, rassemble, nos adojeunes, les plus éloignés, du franchissement, vers la maturité. Il le sait, s’alarme, des « difficultés », que cela, implique. Pour autant, il s’agit, de juniors scolarisés, plutôt, satisfaits, de leur vie, sans écueils matériels ni, relationnels familiaux. Ils se sentent pleinement, intégrés, socialement, confiants, quant à leurs études, très sereins, concernant, leur avenir professionnel. Ils sont, tout autant, épanouis, en leurs loisirs, pratiques culturelles. Il s’agit, du groupe, le plus jeune, majoritairement, scolarisé, de milieu social moyen ou, supérieur. Le Groupe B, 16,2 pour cent, est en bonne position, pour passer, l’obstacle, si ce n’est, déjà, accompli. Ce sont, les plus comblés, optimistes et, confiants, des juniors interrogés. Épanouis, en phase, avec leur milieu et, bien insérés, ils croient, en eux et, leur avenir. Ils se sentent bien, dans leur formation et, leur famille. Le lien, aux parents, est excellent, ainsi, que leur pouvoir d’achat, leur complète satiété, récréative et, culturelle. Leur information santé est jugée, par eux, très satisfaisante. Il s’agit, d’un groupe, plutôt, jeune, ainsi, que scolarisé, de milieu plutôt, favorisé. L’avenir s’y présente, « sous les meilleurs auspices ».

 

Le Groupe C, 24,2 pour cent, se heurte, au « mur », mais, peut le surmonter, avec de l’aide. Ces jeunes sont plus âgés, mais, souvent, encore, en formations. Ils sont bien équilibrés, mais, revendicatifs, à l’égard, de l’école, jugée, insuffisamment, professionnalisante et, du monde, du travail. Ils sont mécontents, du lien, avec les adultes, de leurs loisirs et, culture. Ils exigent, sont très demandeurs, d’échanges, avec leurs aînés. C’est le groupe, le plus féminin, de milieu social intermédiaire. Le Groupe D, 16,4 pour cent, s’est retrouvé bloqué, par le barrage et, vu déporté, en arrière, dans l’exclusion. Il s’agit, des juniors, les plus critiques, vindicatifs. Contre, l’école, les parents et, leurs loisirs. Ils sont souvent, en échec et, fort angoissés, quant à leur devenir. Ils sont mal, en leur peau et, mécontents, de leur relation, aux adultes, ainsi, que de leur cadre, de vie. Ils se sentent exclus, de la société, de leur famille, du système scolaire. Ils sont donc, les jeunes, les plus, en quêtes, de libertés, d’autonomie. Ces juniors se disent, mal informés, demandent, plus, de soins gratuits. Ce sont, des jeunes, des classes moyennes ou, subalternes. Leur futur leur apparaît donc, sous un jour, plutôt, sombre, incertain ou, inquiet.

 

Le Groupe E, 18,3 pour cent, le Groupe F, 6,3 pour cent, ont dépassé, le mur. Le Groupe E, plus récemment, encore, conscient, des aléas, que cela, implique, pour lui, encore, en forte quête, de consolidation. Ces juniors sont aussi, les plus âgés : étudiants, actifs ou, demandeurs, d’emplois, vivent plus, en couples, que les autres jeunes. Une partie, se dit satisfaite, de son travail, l’a choisi, a accès, à la formation continue et, veut s’impliquer, dans la vie, d’entreprise. D’autres, ont des difficultés financières, ils subissent, une inadéquation, entre, leur formation initiale et, leur emploi, aimeraient, un autre métier. Ils fustigent, la défiance, des employeurs, à l’égard, des juniors. Quant aux scolarisés, critiques, marasmes, l’emportent. Ils sont mal à l’aise, au sein, du système, d’études, ont force, « soucis matériels », n’ont souvent, pas opté, volontairement, pour leur cursus académique, en cours.

 

Ils se sentent, non soutenus, en leurs difficultés scolaires. Ils se jugent, très mal informés, sur les professions, mal préparés, à ce sujet, par leurs études. Ces jeunes prennent, leur pleine distance, par rapport, à leur famille, ils aspirent, à un logement autonome. Adaptation, insertion sociales, ne sont pas, leur « fort ». Ils regrettent, la modestie, du niveau de vie familial, qui nuit fort, à leur propre prospérité. Ce groupe est plutôt, masculin et, de parents souvent, inactifs ou, retraités. Le Groupe F a plus avancé, loin, du mur, s’inscrit, dans le schéma, le plus autonome, adulte, de tous les autres. Il n’a pas ou, fort peu, partiellement, répondu, au questionnaire fermé, mais, surtout, à la libre question ouverte. Il est plutôt, âgé, masculin, actif ou, en quête, d’emploi, éloigné, du monde, des études.

(Comité, pour la Consultation Nationale, des Jeunes, France, 1995)393.

 

Le système, de « communication jeunesse », compte. Rapports, consultations, sondages, livres, conférences, tables rondes, colloques, information, études scientifiques et, articles, ont trait, aux adojeunes. Cela, permet, d’aviser, les juniors, de ce qui est « utile », pour eux, en tous domaines, les intéressant et, qui les concerne. De savoir, « qui, ils sont », ce, qu’ils pensent et, souhaitent et, de renseigner le public, sur les réalités, besoins et, attentes juvéniles. L’on peut citer, le Réseau Information Jeunesse, à implantations municipales, départementales, régionales, nationale. Comme, par exemple, à Paris, le Cidj, le Centre d’Information et, de Documentation Jeunesse (1969). Ainsi, que ses relais régionaux. L’Ofqj, l’Office Franco-Québécois, pour la Jeunesse (1968), l’Ofaj, l’Office Franco-Allemand, pour la Jeunesse (1963). L’information Internet, pour les adojuniors : portails institutionnels, de guidance, pour les adolescents et, les jeunes.

 

Tels, ceux, de l’actuel, ministère français, consacré, aux adojeunes : de l’Éducation et, de la Jeunesse : jeunes.gouv.fr. De la région Ile-de-France : iledefrance.fr. Ou, aussi, de la ville de Paris : paris.fr. Il y a, également, les sites Internet, d’informations, pour les juniors, tel, celui, de l’ex-Afij : l’Association, pour Faciliter, l’Insertion professionnelle, des Jeunes. (France, 1994-2013). Les sites Web, d’enrichissement, dédiés, à la jeunesse, l’information et, les échanges juvéniles, comme, ceux, de Zone-Ado.com ou, Skuat.com. Les consultations, de la jeunesse, permettent aussi, de s’assurer, de son opinion et, d’en tenir compte. Pour les politiques publiques, à mener, à son encontre et, en sa faveur. Il y eut, celle, des Jeunes, de France, de 1994394, déjà, évoquée, comme, celle, de 2008-2009, sur les « droits, des mineurs » français, que nous verrons395. Les études, d’opinion, des instituts, de sondages, nous donnent une « manne », de renseignements incontournables, sur les juniors, leur pensée.

 

Il y a, la recherche, la sortie, de données, livres, publications, sur les jeunes, leur univers. Le rôle, des organismes français, de recherche, d’analyse, est capital. L’Injep, l’Institut National de la Jeunesse et, de l’Éducation Populaire (1953), l’Observatoire de la Jeunesse et, des Politiques de la Jeunesse (Injep). La Documentation Française (1945) et, le Cnrs, le Centre National de la Recherche Scientifique (1939). L’Inserm, l’Institut National de la Santé et, de la Recherche Médicale (1964). Le Céreq, le Centre d’Études et de Recherches, sur les Qualifications (1970). Le Crédoc, le Centre de Recherche, pour l’Étude et l’Observation, des Conditions de Vie (1954). L’Inéd, l’Institut National, d’Études Démographiques (1945). Aussi, l’Insee, l’Institut National de la Statistique et, des Études Économiques (1946), également, l’Ove, l’Observatoire national, de la Vie Étudiante (1989). Les études, de l’Ocde, l’Organisation de Coopération et, de Développement Économiques (France, 1961). De l’Unesco, l’Organisation des Nations Unies, pour l’Éducation, la Science et, la Culture (France, 1945). L’Unicef, le Fonds des Nations Unies, pour l’Enfance – et l’Adolescence – (États-Unis, 1946)…

 

La réflexion se développe, sur les questions, d’éducation, de jeunesse. Par exemple, par les publications françaises, Adolescence, Agora Débats Jeunesses. Les colloques, de la Fondation Pfizer, pour la Santé de l’Enfant et, de l’Adolescent (France)… Une prise de conscience s’établit, peu à peu, en notre pays, que les treize – vingt-quatre ans, constituent, une génération, des plus délaissées, mal traitées, en difficulté. Qu’il convient, de mieux considérer. Toutefois, entre la simple vision morale, un changement concret, des mentalités et, une action massive, efficace, il y a, un « gouffre », qui reste fort, à combler !

 

Les médias Jeunesse, actuels, comme, passés, contribuent, à souder, informer, aider aussi, la communauté néogénérationnelle, des treize – vingt-quatre ans. Citons, en France, la presse écrite, comme, Les Clés de l’Actualité, Muze ou, Phosphore. Audio, comme, Ado FM, devenue Swigg, Fun Radio, Mouv’, Nrj, mais, aussi, Skyrock. Télévisée, comme, Fun Tv, Kazados Tv ou, Nickelodeon Teen. Les médias permettent, aussi, la visibilité et, l’appréhension, hélas, souvent, très réduites, tronquées, de la nouvelle génération. Ils sont généralistes ou, spécialisés, en matière, de questions, de jeunesse, écrits, audiovisuels. Ils consacrent, des articles, dossiers, reportages et, programmes, aux questions, d’adojeunesse.

 

Il y a, toutefois, trop peu, d’émissions, de radio, télévision, directement, avec, sur, les jeunes, leur donnant la parole, primauté. Peu, de journalistes, des rédactions écrites, audiovisuelles, spécialistes, de l’adojeunesse. Seulement, généralement, des « questions, de société » ou, éducatives, c’est-à-dire, scolaires. Le besoin adojuvénile, d’affirmation, de soi, d’expression, échanges, s’exprime, par le biais, des réseaux sociaux, des juniors. Se dire, s’afficher, par l’outil, des nouvelles technologies, de l’information, la communication, est un phénomène, en pleine explosion. Le blog, de réseau social, surtout, est un site Internet interactif, sur lequel, le jeune met, le contenu évolutif multimédia, qu’il veut. Selon, ses humeurs, en recueillant, les réactions, avis, de ses copains, des autres juniors internautes. Avec les réponses, de sa part, qu’il juge, appropriées396. Le système français, d’information, de communication, consultation, d’étude, de colloques, des adojeunes, est donc, varié. Réseaux territoriaux, nationaux, d’Informations Jeunesse, Internet, pour juniors, consultations ponctuelles, des ados, par les pouvoirs publics. Sondages, d’opinion, auprès, des jeunes, par les instituts spécialisés, grands organismes…

 

Travaux, de recherche, d’analyse, conférences, symposiums. Également, médias, articles, reportages et, émissions, « à thématiques Jeunesse ». Cela a, certes, le mérite, d’exister et, d’informer, au mieux, les jeunes, eux-mêmes, le public, sur les juniors. Toutefois, l’ensemble reste disparate, conjoncturel, manque, de coordination, d’efficacité. Il est souvent, fort limité, parcellaire, voire, bien trop partial. Une meilleure clairvoyance, objectivité, une modernisation, mise en cohérence, d’ensemble, s’imposent. Les émissions médiatiques laissent, trop peu, de place, visibilité, à l’expression, personnelle et, libre, des jeunes. Des efforts s’imposent ! Les travaux, de tous genres, sur les adojuniors, sont moins rares, que par le passé. Il reste, à en appliquer, la meilleure quintessence, sur le terrain. Au profit direct, des intéressés, eux-mêmes, les adojeunes. L’ensemble, des publications et, livres, sur les quinze – vingt-quatre ans, reste indigent, comparé, à la grande masse, de ce qui paraît, sur l’enfance. Les spécialistes restent peu nombreux. Ils se focalisent trop, encore, en priorité, en psychologie, sociologie, sciences, de l’éducation, droit et, santé, sur la minorité « pathologique », non, la majorité « ordinaire ». Telle est, la situation, prévalant encore, en France, à ce jour.

 

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Un spectacle national, en solo, en 2011, s’intitule : Je hais les jeunes. L’humoriste, P. Laffont, soixante-douze ans, y stigmatise les travers, réels ou, supposés, des adojuniors. La volonté dominante, de pseudo-adultes, à rester jeunes et, le plus longtemps, possible. La complaisance coupable, excessive, dont, ils feraient preuve, à l’encontre, de leurs rejetons. Dans le même temps, en ce qu’il qualifie, lui-même, de « Young Man Show », l’humoriste, K. Adams, vingt ans, dénonce, les dérives, avérées ou, potentielles, des mêmes adultes. À l’égard, des juniors. Les deux artistes français ont du talent, relèvent, des vérités croisées certaines.

 

Tant, quant aux ados, que concernant, leurs aînés. Toutefois, les propos, du jeune saltimbanque, semblent plus fondés, crédibles, que ceux, de son aîné. De fait, la société, les adultes, ont l’adojeunesse, qu’ils méritent, puisqu’ils l’ont, eux-mêmes, façonnée, éduquée, à leur image. N’inversons pas les rôles. Si d’aventure, nos cadets, ont tant, de « lourds défauts » potentiels, c’est que leurs devanciers, n’ont pas su, pu ni, voulu, en faire, des humains « acceptables ». Il s’agit, de ne s’en prendre, qu’aux éducateurs, des plus défaillants, non, aux « éduqués ratés », par leurs mauvais soins ! Ne reprochons pas, aux jeunes « innocents », nos propres médiocres, échecs pédagogiques.

 

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Ils n’en sont, nullement, responsables. Les juniors sont, ce que, nous en faisons. Si les adultes n’en sont pas satisfaits, ils n’ont, qu’à bien vite, se remettre, en cause, changer, positivement et, favorablement. Pour que leur descendance, puisse être, en mesure, de le faire, de même. Mieux répondre, aux attentes, des aînés. Les failles, des adojeunes, sont, avant tout, celles, des adultes, comme, nous le constatons, bien souvent, en la relation d’aide, aux juniors397. C’est pourquoi, la critique, si négative, des adultes, par les jeunes, est toujours, plus pertinente, que celle, des juniors, par leurs devanciers.

 

Les observateurs avisés constatent, de surplus, que les adultes sont toujours, globalement, bien plus critiques, négatifs, à l’égard, des jeunes, que l’inverse. Ironie, du sort, car nos juniors ont, certainement, toujours, plus, de motifs, à plaintes justes, légitimes et, fondées, à l’encontre, de leurs aînés, que l’inverse398. « Quoi, qu’il arrive, la flamme, de la résistance, ne doit pas s’éteindre ! (C. de Gaulle, homme d’État français, 1890-1970, Discours, du 18 juin 1940, radio Bbc, Londres, Royaume-Uni)399 ». En matière éducative adulte, à l’égard, des jeunes, autant, qu’en conflits armés, guerres, d’occupation. Ce qui signifie donc, nul, laxisme démagogique ni, tyrannie autoritariste adultes, systématiques. Ni « laisser-aller ni, terrorisme ».

 

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Il y a, les adojeunesses, en vertu, de « critères différentiels » discriminants, selon, les domaines de vie concernés. Culturels, éducatifs, socioéconomiques… Il y a, tout autant, la jeunesse, avec ses facteurs communs, très unificateurs. Mentalités et, mœurs, goûts, pratiques et, comportements existentiels. À vingt ans, 55,9 pour cent, des jeunes, sont en études ou, formation. 84,6 pour cent, entre quinze et dix-neuf ans. 35,2 pour cent, entre vingt et vingt-quatre ans. À vingt ans, 28,4 pour cent, sont actifs occupés. 9,9 pour cent, entre quinze et dix-neuf ans. 46,9 pour cent, entre vingt et vingt-quatre ans. À vingt ans, 10,3 pour cent, sont des chômeurs. 3,3 pour cent, entre quinze et dix-neuf ans. 10,3 pour cent, entre vingt et vingt-quatre ans. À vingt ans, 5,4 pour cent, sont autres inactifs. 2,2 pour cent, entre quinze et dix-neuf ans. 7,6 pour cent, entre vingt et vingt-quatre ans. À vingt ans, 61,3 pour cent, sont inactifs. 86,8 pour cent, entre quinze et dix-neuf ans. 42,8 pour cent, le sont, entre les vingt et vingt-quatre ans. (Insee, France, 2007)400.

 

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Au Royaume, de la Musique, les familles instrumentales s’ignorent et, sont séparées. Or, peu à peu, de façon fortuite, puis, volontaire, elles se rencontrent, apprennent, à se connaître, se comprendre et, s’entendre. Ainsi, instruments, à cordes, à vent, de percussion, finissent, par former, un seul et, grand ensemble orchestral. Produisant, alors, la plus belle et, harmonieuse, des musiques. Pour le plus grand plaisir, des mélomanes, les plus avertis. (Piccolo, Saxo et Compagnie ou, la Petite Histoire, d’un grand orchestre, conte musical pédagogique, France, 1956. J. Broussolle, 1920-1984, auteur, compositeur, interprète français : scénario. A. Popp, 1924-2014, compositeur, arrangeur, chef d’orchestre français : musique. F. Périer, 1919-2002, acteur français : narration). De même, nombre, de jeunes, ne se connaissent pas, par indifférence, ignorance, habitude ou, encore, préjugés, manque, d’occasions. Il existe, une Jeunesse, mais, aussi, des jeunes et, des jeunesses. Chaque junior est unique et, différent.

 

En outre, divers types, de milieux, de groupes, de « familles » adojuvéniles, figurent, dans la vaste galaxie, des préadultes. Or, « Il n’y a, richesse ni, force, que d’hommes ». (J. Bodin, jurisconsulte, politiste, philosophe, France, 1530-1596, Les Six Livres de la République, essai, de sciences politiques, France, 1576). Garçons ou, filles, élèves, du secondaire, étudiants ou, actifs, adolescents ou, jeunes, riches ou, pauvres, bien portants ou, souffrants, en réussite ou, échec, brillants ou, plus ternes… Que tous, s’unissent, échangent, partagent, faisant vivifier, tant, leurs similitudes, que dissemblances, en unité, non, dissensions. Pour qu’il y ait plus, une Jeunesse, que des jeunesses, dans le plein respect, des nécessaires et, positives différences. Ainsi, les jeunes défendront mieux, leur authentique intérêt commun, bien senti ! Car : « Toute puissance est faible, à moins, que d’être unie ».

(J. de La Fontaine, moraliste français, 1621-1695, Le Vieillard et ses enfants, Livre IV, Fable 18, récit, de morale de vie, France, 1668).

 

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– Yves REMY, Dr

 

 

Coach de Vie AndroJeunoConseiller

Spécialiste AndroJeunesse-AndroÉducation

Consultant Institutionnel & Politique AdoJeunes

 

Docteur en Sciences Humaines et Sociales, Paris

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Certifié Acec / Coaching Personnel (Ados / Jeunes), Paris

 

 

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En France, la jeunesse reste encore, considérée, comme, une « maladie », l’apanage, de la médecine, notamment, psychiatrique. Ce qui constitue, un anachronisme, largement, obsolète. Un grand organe scientifique, de réflexion adojeunologique transversale, pluridisciplinaire, fait toujours, défaut, à ce pays. Nous avons déjà, vu, à quel point, les jeunes ont toujours, soif, de reconnaissance, dialogues, d’échanges, affirmation, d’eux-mêmes. Comme, ils avaient fort su, s’approprier, avec brio, les nouvelles technologies, de l’information, la communication. Tout particulièrement, avec leurs « blogs Facebook », dont, l’immense majorité, sont le fait, de leur génération401. La structuration et, l’organisation spatio-temporelles, personnelles et, d’action, de la vie quotidienne, des adojeunes, sont spécifiques. L’emploi du temps juvénile se répartit, invariablement, entre le sommeil, les moments, de repos, de soins, d’hygiène corporels. Les habillages et, déshabillages, les actes, de santé, repas, le travail scolaire et, professionnel…

 

S’ajoutent, les trajets, déplacements, tâches domestiques, achats, loisirs récréatifs, culturels, de détente, les engagements, d’adhésions, personnels. La vie relationnelle familiale, amicale, amoureuse, sociale. Les multiples communications, notamment, téléphoniques, informatiques, les fins, de semaines, vacances, voyages… L’ensemble, en une division, du temps, journalière, hebdomadaire, mensuelle et, annuelle, spatiale, personnelle et, d’activité. Dans les différents théâtres, d’opération, en lesquels, les interventions, des ados, se déroulent. Domicile personnel ou, familial, celui, des autres lieux, de soins, de restauration, d’études, d’emploi. Les moyens, de transports, espaces, de loisirs et, villégiatures… Une étude attentive, de l’emploi du temps habituel, des treize – vingt-quatre ans, nous apprend, l’importance, des plages, de sommeil, de repos. Les longs moments, réservés, aux soins corporels, choix, du style, de la vêture ou, le temps insuffisant, accordé, à la santé. Le peu, de moments, passés, à table, pour se nourrir, les jeunes préférant, les repas rapides, « sur le pouce ». Également, les instants supérieurs, en durée, consacrés, au seul, travail scolaire. En un pays, où les ados, y ont, de fort lourds horaires.

 

Comparativement, à celui, que les adultes donnent, à leur emploi professionnel. L’important volume temporel, accordé, aux achats-plaisir, de toutes sortes. Également, un moindre temps, réservé, aux engagements idéologiques, spirituels. Des moments, de transports, en moyenne, assez élevés et, des tâches domestiques, réduites, à la portion congrue, notamment, pour les garçons. En revanche, plus, qu’à tous autres âges, retraités exceptés, une vie très intense et, dense, de polyloisirs et, relationnelle. De maximales plages horaires, pour les communications, fins, de semaine, vacances et, voyages. Quelles, sont donc, les plus grandes caractéristiques, communément, accolées, à cette adojeunesse ? Serait-elle, « vertus ou, vices », « victime ou, coupable », « dynamisme ou, apathie », « prospérité ou, marasme » ? Les réelles qualités et, l’apport propre, des adolescents, des jeunes, sont éminents. Ils contribuent, non seulement, à l’enrichissement extrême, de la nouvelle génération, elle-même, mais, aussi, tout autant, à la collectivité sociétale, nationale, tout entière. Générosité, idéal, ouverture, anticonformismes, humour, envie, de croire, malgré tout, qu’un monde meilleur est, peut-être, encore, possible…

 

Nous prenons garde, à ne pas, pour autant, oublier, les défauts, travers, qui peuvent également, caractériser, la jeunesse. Instabilité, impatience, violence, paresse, laisser-aller, manque, de projection… La néogénération contemporaine s’est, tout à la fois, unifiée, par sa communauté générationnelle, de scolarisation, goûts, consumérisme matériel, des loisirs. Désagrégée, par les atteintes, de la crise, socioéconomique et morale, qui « sévit », depuis, déjà, quarante ans ! Renforçant, les plus favorisés, fragilisant, les classes moyennes, « sacrifiant », totalement, les plus démunis. Les adultes ont fort tendance, à ne jamais, appréhender, les adojeunes, en tant, qu’individus différenciés. Plutôt, comme, entités, ayant, pour seule, caractéristique, la jeunesse. Cela, induit, que les qualités, défauts éventuels, ne sont pas tant, ceux, des sujets concernés, mais, de leur nature, d’adojeune. L’individu disparaît, derrière, sa catégorisation. Ce n’est pas lui, qui est valable ou, non, or, sa seule, tranche d’âge. En la matière, la défaillance, mise au débit, l’emporte, bien trop, souvent, sur la vertu, créditée. En, l’Avant-guerre, (années 1930), la prospérité, des Trente Glorieuses (1945-1975), la jeunesse est considérée comme, avant tout, coupable, de laisser-aller, débordements.

 

En droit-fil, de la noire vision, du dix-neuvième siècle. Apaches (1900/1910), sacrifiés (1920/1930), zazous (1940), blousons noirs, beatniks (1950). Puis, hooligans, yéyés, hippies (1960), babas cools (1970), punks (1980), skinheads et, zoulous (1990), post gores, trash, grunges (2000), gothiques (2010). Tous, ont été, épouvantails juvéniles. Depuis, la forte dépression économique, des années 1970, les jeunes sont plutôt, considérés, comme, des « victimes, de la crise », mis, à l’écart. Si l’on reconnaît, aux adojuniors, des « qualités » intrinsèques, de dynamisme, il leur est, plus, encore et, toujours, reproché, une apathie, réelle ou, supposée, caractéristique.

 

La jeunesse fait envie, quand, elle est florissante. Pitié, si elle est en péril. Peur, lorsqu’elle semble menaçante. « Embarrasse », dès lors, qu’elle est perçue, tel, un encombrant fardeau. Vraies compréhensions et, réelle bienveillance, en fermeté et, justice, sont, bien plus, parcimonieuses. La société adulte éprouve, les pires difficultés, à reconnaître, aux jeunes, les grandes qualités, qui sont, les leurs. Tout comme, leur apport propre, original, positif. Dynamisme, volontarisme, enthousiasme, créativité et, disponibilité, ouverture d’esprit. Novateurs renouvellements et, anticonformismes, comme, vivacités, d’esprit, adojuvéniles…

 

Les juniors peuvent, aussi, se révéler, très impatients, inconstants, désordonnés, futiles, sans rigueur et, frondeurs… De façon, néogénérationnelle, ils ont « les qualités, de leurs défauts, les pleins défauts, de leurs qualités ». Les principales compétences sociales, des adolescents, si nécessaires, à leur bonne préparation, à la vie adulte, peuvent être résumées, en une dizaine, de caractéristiques précises. « Souveraineté plus affirmée, face, aux adultes. Préparation, d’un métier. Entraînements, à l’autonomie matérielle. Projet, de fondation ultérieure, d’une famille, à soi, horizontale. Civisme. Civilité sociale. Système, de valeurs morales propres. Distanciation, d’avec les pairs. Identité sexuelle assumée. Aisance corporelle complète »402. Par rapport, à l’enfant, l’adolescent, le jeune, sont fort capables, osent, s’affirmer, comme, entités humaines souveraines, face, aux adultes. Ils deviennent aptes, à avoir choisi, une profession donnée, se doter, de tous les moyens, d’y parvenir. Ils se mettent aussi, en voie, d’autonomie économique. Ils envisagent, à leur tour, de se lier, à un conjoint, fonder, une famille, avec, des enfants. Ils connaissent, les codes civiques, participent ou, prendront part, à la vie publique, de leur pays.

 

Ils respectent les règles, de bon comportement social, nécessaires, à la concorde adéquate, entre tous les membres, d’une même société. La jeunesse est, avant tout, une préparation, à l’adultisme. Être adulte, est bien plus difficile, à définir, réaliser, qu’auparavant. Il y a, encore, quelques décennies, devenir mature, consistait, à franchir, cinq grandes étapes successives, en ordre immuable, bien synchronisé. Terminer, ses études. Trouver, un travail stable. Quitter, ses parents, acquérir, un logement propre, si ce n’était, déjà, fait. Rencontrer, son partenaire affectif durable. Fonder, à son tour, une famille403. La crise socioéconomique, issue, des années 1970, a bouleversé, de fond en comble, brisé net, cette classique donne rationnelle. De plus en plus, d’étudiants, de lycéens même, désormais, la majorité, travaillent, en petit emploi, lors, de leurs études ou, congés, partiellement ou, non, par nécessité économique. Ces cinq étapes, de la maturité, l’indépendance, ne sont plus, des rites, de passage. Ni évolutions successives, linéaires, organisées, synchronisées. Depuis, un demi-siècle, en Occident, notamment, depuis, la décennie 1990, l’accès, à l’adultisme, est retardé, par l’avancée, des études. (Galland, 2011, 2017).

 

Les deux tiers, des adojeunes occidentaux, de moins, de trente ans, sont scolarisés. Les trois quarts, des juniors, de quinze – vingt-quatre ans, sont en formation. Plus, de la moitié, des jeunes, de dix-huit – vingt-quatre ans, sont étudiants, de l’enseignement supérieur. Les jeunes nord-américains et, nord-européens, en études et, occupant aussi, un emploi, sont infiniment, plus nombreux, que tous les autres jeunes occidentaux. Les jeunes scolarisés vivent, plus souvent, chez leurs parents, que les jeunes actifs. La poursuite avancée, des formations, reporte, donc, la décohabitation familiale verticale. La mise en couple et, la fondation, d’une nouvelle famille nucléaire, horizontale. Les jeunes nord-américains, comme, scandinaves, quittent, leur famille d’origine, plus tôt. Ceux, d’Europe, du Sud, bien plus tard. Les autres juniors européens, sont, à un stade médian. Les raisons sont culturelles, structurelles, matérielles. Les États, du Nord, favorisent plus, l’autonomie précoce, des jeunes. Ceux, du Sud, la dépendance familiale. Les autres, dont, la France, sont « intermédiaires ». Schématiquement, le Sud promeut, le soutien familial. Le Nord, les aides publiques. Le junior nordique, voit favoriser, son autonomie propre.

 

L’Europe continentale, est en un entre-deux mixte, d’assistance familiale, comme, collective, notamment, en France. Corrélativement, l’entrée, en l’emploi stable, de type adulte, comme, la stabilisation affective et, la procréation, sont reportées, dans le temps. Le temps séparant, la fin définitive, des études, et, le premier logement autonome, s’est fort réduit. Les durées, entre l’achèvement, des formations, et, la naissance, du premier enfant, ont crû aussi, très nettement. Ce dernier est désormais, conçu, en moyenne, seulement, au début, de la trentaine. L’entrée, dans l’emploi, n’est pas seulement, retardée, du fait, de plus, d’études, mais, aussi, par plus, de chômage, précarité, déqualification. Inemploi, travail instable, comme, sous-payé. L’emploi, des jeunes, est devenu, une pure variable, d’ajustement économique. Ils ne sont, que simples, prétendants-demandeurs, face, à des parvenus-détenteurs adultes, dominants. Les juniors, de l’Occident septentrional, sont moins touchés, étant, en système, d’emploi ouvert, que ceux, du Sud, en système, d’emploi « fermé ». Les jeunes, d’aujourd’hui, commencent donc, leur carrière professionnelle, plus bas et, tard, que la génération, de leurs parents, aussi, grands-parents.

 

Leurs diplômes sont dévalués et, leurs détenteurs déclassés. Ils finissent, par « rattraper », tardivement, leurs retards, sur la durée, au prix, de difficultés, d’efforts accrus. Les diplômes, d’enseignement supérieur, restent une réelle protection, contre, le chômage, la précarisation, le déclassement. Surtout, ceux, des Grandes écoles, comme, des deuxième, troisième cycles universitaires. À un degré moindre, que par le passé. La socialisation adojuvénile, n’est plus identificatoire, précoce, mais, expérimentale, retardée. (Galland, 2011, 2017)404. L’autonomie, du jeune, est émotionnelle : se distancier, des liens affectifs familiaux verticaux. Comportementale : libre autodétermination absolue. Cognitive : liberté, de pensée, jugements, d’opinions. (Cloutier et al., 2008, 2015)405. Jusqu’aux, années 1960, les études se limitent, dans le temps, ne concernent, qu’une petite minorité, d’adojeunes. L’accès, à l’emploi, est aisé, rapide. Depuis, vingt-cinq ans, elles ne cessent, de s’allonger, concernent, l’ensemble, d’une génération. L’entrée, en la vie active, n’en est plus, par ce fait, l’aboutissement, le plus direct. Les parcours se sont fort complexifiés.

 

Bien souvent, l’on observe, une difficile période, de transition intermédiaire, de plus en plus, longue, entre la formation, proprement dite, et, le premier emploi. De même aussi, le départ, du domicile parental, la vie maritale, suivaient, assez rapidement, la fin, des études, l’entrée, en l’emploi. Aujourd’hui, le choix, d’un habitat autonome, surtout, la stabilisation affective, ne sont plus liés, à l’obtention, d’un travail. Même, de bon niveau et, à durée indéterminée. En outre, l’inactivité et, l’incertitude professionnelles, de très nombreux jeunes, s’y opposent. De façon, prolongée, en l’instabilité, comme, la précarisation, les plus inacceptables. Alors, l’autonomie professionnelle, affective, résidentielle, des juniors, est limitée et, retardée, dans le temps. La prolongation scolaire est, pour nombre, d’entre eux, artificielle, sans objet ni, motivation. La société est peu encline, à permettre, aux adolescents, d’accéder, aux vraies responsabilités. Elle en enferme alors, une bonne part, en des « formations-impasse », aux débouchés, plus, qu’incertains. Au prix, de l’exclusion durable, la plus sévère, inique. Les jeunes ne disposent pas, d’un statut social propre, à part entière et, pleinement, reconnu. Ils sont « inexistants » !

 

Ils ne sont, que de subalternes consommateurs : d’éducation, de biens courants, de loisirs. Deux « identités » traditionnelles, fort limitées, leur sont octroyées, depuis, que l’adolescence, la jeunesse modernes, existent, c’est-à-dire, un seul, demi-siècle. Surmonter, des souffrances, difficultés et, obstacles, d’adaptation, à l’âge adulte, d’une part. Se former, aux rôles, du futur travailleur, par le biais, des études, de l’autre. Même, le simple statut, de scolarisé : d’élève, du secondaire, d’étudiant, du supérieur, reste indéfini, « diaphane ». La place, des jeunes, en leur société, est des plus réduites, précaires et, malaisées.

 

Les juniors sont alors, privés, d’une existence sociale propre. Ils n’ont donc, aucun statut défini. Un triple rôle social, fort limité, est, d’autorité, imparti, à la néogénération. Étudier, scolairement, consommer, des biens, loisirs, s’amuser, de façon, ludique, conviviale, entre pairs. Ils sont, consubstantiellement, faits, croit-on, pour apprendre, constituer, un débouché commercial, « profiter, de la vie ». Les adultes ne veulent pas, du tout, les reconnaître, autrement. Alors, les adojuniors, tristement, s’occupent, s’ennuient, protestent, en vain, comme, ils le peuvent. Le jeune devient, le scolarisé type, par excellence, puisque, ses études se prolongent, « à l’infini » et, pour un bénéfice, bien moindre.

 

L’ensemble, d’une classe d’âge est, désormais, concernée, par le fait éducatif, en sa quasi- totalité. L’adolescent est aussi, prescripteur, acteur, de consommation mercantile, récréative. De fait, son pouvoir d’achat a augmenté, de façon, « exponentielle ». Il s’agit, du principal rôle social, qui lui est imparti, avec, celui, d’étudier. L’on assiste, en réalité, à un gâchis organisé, immense et, prémédité. La jeunesse se voit confinée, à un rôle social, des plus étriqués. Peu gratifiée, par l’emploi, elle est assujettie, aux mornes études, l’économie capte, toujours plus, ses moyens financiers. Les autres sphères, de réalisation, lui sont barrées. L’épanouissement, de l’adojeune, souffre, de cette exclusion, si institutionnalisée. La société se sert, de ce temps, d’attente, forcé, pour asseoir, son contrôle. Le tenir loin, d’un « emploi-chasse gardée », pour les seuls, adultes406. La socialisation, de nos adolescents, est, de plus en plus, hypothétique. Car, les grands pôles, qui sont chargés, de l’assurer, sont, de plus en plus, déstabilisés, défaillants. Famille, école, entreprise, relations interhumaines, mais, aussi, récréations, culture, valeurs morales épanouissantes, sont en tourmente, remaniement. En « désordre », qui nuit, au jeune.

 

Elles ne savent plus, véritablement, bien « faire grandir », nos juniors. Par rapport, à l’enfant, l’adojeune est plus libre, autonome, mais, il s’agit, d’une « latitude, sous surveillance ». Pour user, d’une métaphore juridique, l’enfant subissait un contrôle, « préventif, a priori ». Le jeune, « correctif, a posteriori ». L’enfant est contrôlé, de façon, « déconcentrée », l’adolescent, sur le mode « décentralisé ». Or, dans les deux cas, l’adulte « superviseur » demeure fort, des plus « unitaires », jamais, « fédéral ». Tel, le Revizor saint-pétersbourgeois, (Comédie théâtrale russe, 1836), de l’écrivain, N. Gogol. (Russie, 1809-1852)407.

 

En réalité, les adolescents, comme, les jeunes, sont, plus, que jamais, « ghettoïsés », en tant, que groupe néogénérationnel. Au sein, même, de leur propre société. Si peu encouragée, aidée, par ses aînés, à s’engager, tôt, en l’ensemble, des arcanes, de la responsabilité sociale, la jeunesse a tendance, à se replier, sur elle-même. En une sorte, de « ghetto générationnel ». Pourtant, elle ne souhaite plus, telle, ses devancières, « détruire, le système existant », pour en établir, un autre. Son but est de s’insérer, au mieux, en sa société, « ici et, maintenant et, telle, qu’elle est ». Non, plus, de progresser socialement, crise oblige, mais, au minimum, de ne pas « régresser, déroger », être déclassée.

 

Quitte, à amender, ce qui peut l’être encore, de façon, positive, valable, constructive. Déçus, par l’univers adulte et, ses défaillances, les jeunes recherchent, réconfort, harmonie, auprès, de leurs semblables. Crédités, de plus, de compréhension, d’idéal, par similitude, mimétisme, que les adultes. La société, des pairs, l’amitié, acquièrent, aux yeux, de tout adolescent, une vertu cardinale, dispensatrice, de compensations, sociabilité, d’attente. Puisque, l’aire adulte demeure, pour longtemps, inaccessible, des plus hostiles. Le danger, d’une telle tentation, est une déconnexion, du réel, une « crispation irréductible ».

 

Un appauvrissement propre, à tout communautarisme particulariste, exacerbé. Le processus, de maturité, vers l’adultisme, plein et entier, risque, d’être encore, plus retardé, malaisé, incomplet, comme, hypothétique. L’accès, à la sagesse, ne peut, jamais, s’accommoder, de l’incapacité, à l’ouverture totale, sur le monde, la pleine coopération fructueuse, entre tous ses membres. Les comparatifs internationaux, de socialisation, d’intégration, des adojeunes occidentaux, établissent un fait, des plus majeurs. L’insertion sociale, des juniors, en Amérique et, Europe, du Nord et, de l’Ouest, demeure plus aisée, qu’en Europe, du Sud et, de l’Est. Concernant, tous les paramètres intégratifs, afférents.

 

En dépit, de rapprochements et, d’uniformisations, depuis, quelques décennies. Les jeunes développent leur propre système, de valeurs éthiques, morales. Ils existent, par eux-mêmes, sans inféodation fusionnelle ni, mimétique, aucune, au groupe, des pairs. Ils acceptent, vivent harmonieusement, leur identité sexuelle, masculine ou, féminine. Ils sont fort à l’aise, avec leur corps et, son plein maniement. Redisons, les cinq grands, attributs fondamentaux sociaux, qui contribuent, à la réussite, de l’adojeunesse. L’expérimentation, par soi-même. Le renforcement, de soi. La gratification, de ses efforts, réussites. Reconnaître, les autres et, l’être, par autrui. L’amour, de soi, celui, donné, aux autres, celui, venant, d’autrui. À l’issue, de leurs études, les jeunes ne trouvent pas, illico, un emploi stable et, correspondant, à leur qualification. Ils sont contraints, de prolonger, leur domiciliation parentale, familiale. Ils n’ont pas toujours, forcément, une vie, de couple, à proprement, parler. Ils repoussent alors, conséquemment, leur paternité, maternité, à plus tard, en moyenne, autour, de la trentaine. Sans compter, les va-et-vient, entre, des situations, de type adulte et, non adulte et, l’expérimentation, des étapes de vie, induites.

 

Celles, que nous venons, de décrire, en un autre ordre. Par exemple, l’on peut avoir un travail, continuer, de vivre, chez ses parents, être encore, en études, tout en ayant, des enfants… La finalité, des études, la viabilité, du projet professionnel, de chaque jeune, l’adéquation, entre la formation et, l’emploi, peuvent être derechef, reconsidérées. La part réservée, au hasard, à l’improvisation, l’échec, se doit, d’être minorée. Toute formation, peut être alors, menée, à bon escient et, déboucher, sur un vrai parcours professionnel stable, mûrement, préparé, réfléchi. L’avenir, de l’adolescent, ne saurait, se jouer, au gré, des circonstances. Cela, est un non-sens.

 

Il est parfaitement, indispensable, que les jeunes, qui le souhaitent, occupent un emploi. Soient, en mesure, d’accéder, à un logement autonome, décent. Puissent, avoir les moyens, de fonder, un foyer. Il est du devoir, de la collectivité, de favoriser, l’autonomie, d’habitat adojuvénile, par des mesures adaptées. De même, ceux, qui voudront fonder, une famille, doivent, y être aidés, par la collectivité, des mesures fiscales idoines et, des allocations plus adéquates. L’impératif, d’une société, ne saurait être, de refouler, sa jeunesse, aux confins, de son empire, l’exclure, de la vie normale. Il est, de l’intégrer, à l’essentiel holiste, de ce qui façonne, construit, enrichit.

 

Les adolescents ne peuvent plus, être mis, « en attente » indéfinie, mais, se voir proposer, de vraies formations utiles. Des stages, de qualification, plus authentiques, de réels débouchés, d’emploi. Sinon, nulle, réelle insertion sociale, très solide ni, durable, n’est plus possible. Ainsi, l’adultisme sera décalé, dans le temps. Avant, 1980, l’on pouvait qualifier, les treize – dix-neuf ans, d’adolescents, les vingt – vingt-cinq ans, de jeunes adultes. Depuis lors, aujourd’hui, les attributs, de l’adultisme, faisant défaut, bien plus longtemps, ce dernier n’existe, véritablement, qu’après, vingt-cinq, surtout, trente ans. L’on qualifiera, les treize – dix-huit ans, d’adolescents, les dix-neuf – vingt-quatre, de jeunes. Les jeunes adultes étant, désormais, les plus de vingt-cinq, surtout, trente ans. Tout cela, fait, que la jeunesse, n’a aucun, statut significatif, qui lui soit spécifique. Elle est enfermée, en un morne, entre-deux, indéfini, qui est celui, des études, de la récréativité. C’est-à-dire, rien, de réellement, consistant, à « rentabilité » certaine. Le junior est transparent, inexistant et, invisible, dans la société, qui est pourtant, la sienne. Les jeunes sont pourtant, « heureux », de prolonger, la relative insouciance, de leur jeunesse, par hédonisme.

 

Ils en souffrent, également, par sentiment, d’abandon et, d’inutilité. 73 pour cent, des juniors, jugent utile, de proposer, aujourd’hui, une « Journée, de l’Adolescent », qui leur soit consacrée. (Pfizer, France, 2008)408. L’on ne peut plus, enfermer, l’adojeune, en un « carcan » débilitant, de nature, si exclusivement, consumériste, d’apprentissage. Il est naturel, qu’il puisse, avant tout, recevoir, pour « se construire ». Toutefois, il peut aussi, beaucoup donner, si l’on lui en laisse, l’occasion. Il s’agit, de le mettre, en situation, de le faire. Ainsi, peut-il transmettre, à plus jeunes, que lui ou, même, à ses aînés, car il maîtrise, des « savoir-faire » propres, fort utiles, pour la collectivité. Les jeunes requièrent, d’être mieux gratifiés, plus épanouis, en leur état, d’élèves ou, d’étudiants. Leur statut, de scolarisés, se doit, d’être élargi, mieux défini, reconnu. Il s’agit, de revaloriser, l’ensemble, de la « condition collégienne, lycéenne, étudiante ». En élaborant, un authentique « statut, de l’usager, du système, d’enseignement national ». Lequel, fait, encore, si cruellement, défaut.

 

Les droits et, devoirs, des élèves, requièrent, d’être redéfinis. Les prérogatives subséquentes, notablement, élargies, par justice, réalisme. La jeunesse mérite, de se voir conférer, un rôle, une place et, un statut, authentiques, accrus, au sein, de la société. Cette dernière attend, de l’adojeune, de treize – vingt-quatre ans, une capacité, d’autonomie, aptitude, de socialisation. La souveraineté adojuvénile sera, d’abord, cognitive, émotionnelle et, comportementale. Les obsolètes, dépendances affectives infantiles, notamment, aux parents, laissent ensuite, place, à des attachements et, sentiments propres, plus indépendants.

 

À l’égard, de nouvelles figures, électives et, librement, choisies. Il y a, distanciation, dissociation sentimentales. Les parents disparaissent, à tout jamais, du « champ, de proximité, de vision », psychoaffectif immédiat, quotidien, des jeunes. La plupart, des juniors, ont de bonnes relations, avec leurs parents, ce lien harmonieux consolide, l’indépendance émotionnelle. La capacité adojuvénile, de décider, à bon escient, progresse, au fur et à mesure, du mûrissement, des aptitudes cognitives. Tous les paramètres, impliqués, par un acte, de décision, sont mieux appréhendés. C’est, à l’adojeunesse, que la bonne coordination, des pensées, émotions et, actes, commence, pleinement, à s’optimiser.

 

Entre treize et, vingt-quatre ans, les influences, le poids, comme, l’acceptation, des pressions, des parents, des pairs néogénérationnels, sur et, par, les adojeunes, décroît. Car, l’autonomie décisionnaire, comportementale, progresse, peu à peu, au gré, de l’indépendance émotionnelle et, d’identité juvénile. Le jeune est, désormais, souverain, s’affirme, impose, ses choix, quoi, qu’il arrive. Quel, que soit, l’interlocuteur, le contradicteur, le compétiteur. Le respect, de soi, sa volonté propre, sa vision, de soi, l’emportent, chez la plupart, des juniors, sur l’impression, que l’on veut donner, de soi, à autrui. L’affirmation, de soi et, de ses actes, se suffit, à elle-même, quels, qu’en puissent être, les effets subséquents. Notamment, d’exclusion, de rétorsion, en faisant fi, d’eux. Parents et, pairs restent influents, mais, le junior module et, décide, lui-même, quant à l’étendue, la nature, l’impact, de cette influence. Au cas par cas, selon, domaines et, choses concernés. L’adojeune, plus apte, à de bonnes compétences sociales, est heureux, de vivre. Libre, souverain. Ouvert, sur le monde, autrui. A un bon relationnel. Est inséré. Agit et, collabore, en sa communauté. Respecte, les autres. N’est pas isolé, ne se sent pas exclu.

 

Est très apprécié et, recherché, par ses pairs. Sait défendre, sa personne, ses actes, choix, inclinations, désirs, besoins. Sait bien, s’imposer, mieux, se défendre. Peut être indifférent, aux pressions. Manifester, désapprobations, oppositions, sans, nuire. Dépasser, ses déceptions. Résoudre, des différends, sans « heurts ». Être sensible, aux malheurs, d’autrui… Peterson, Leigh (1990) isolent, trois grands vecteurs, de compétences sociales, des jeunes. Les capacités internes. La balance, entre sociabilité et, personnalité. Les pleins, savoir-faire sociaux, avec, les semblables. Les ressorts intérieurs, ont trait, à l’estime, de soi, à la bonne conscience, de la performance individuelle.

 

À la cognition sociale, à l’aptitude, à dépasser, toutes les difficultés relationnelles. Sans, estime, de soi, il n’y a pas, de confiance, en soi, d’affirmation, de soi, de possibilité, d’intégration sociale réussie, avec autrui. Les garçons y parviennent mieux, que les filles. L’idée, de capacité propre, permet, la conviction, de maîtrise, de son destin, de réalisation, des objectifs, auto impartis. La cognition sociale est la compassion : être capable, de souffrir, avec l’autre, de ce qui le blesse. L’empathie : pouvoir se mettre, « en la position, d’autrui ». Le comprendre, soutenir, consoler, encourager. De façon, « inconditionnelle, comme, oblative ».

 

La congruence : adéquation, spontanéité, simplicité. L’habileté interpersonnelle consiste, à être ouvert, aux aléas existentiels. Bien interpréter, les écueils, de son environnement. Détenir, des solutions. Envisager, des desseins. Anticiper, les impacts induits. Maîtriser, les tenants et, aboutissants, structurels et, conjoncturels, d’une situation sociale déterminée409. Selon, Shure (1981). L’équilibre, entre sociabilité et, individualité, implique, une réelle capacité relationnelle, à autrui. Ainsi, qu’une autonomie, d’action, sans être, « à la remorque », de quiconque. Il y a, alors, totales harmonies, entre le moi intérieur et, les impératifs allogènes, d’autrui.

 

Les compétences sociales, avec les pairs, impliquent, de pouvoir appliquer, les qualités personnelles, l’équilibre adéquat, entre sociabilité et, individualité. Dans les liens, aux congénères adojuvéniles. Cette « transmutation » s’accomplit, avec, plus ou, moins, de bonheurs. En fonction, des ressources propres, du jeune, comme, des attentes, de ses semblables410. En outre, les critères, canons anatomiques, physiques, entrent en jeu. Pour qualifier ou, disqualifier, socialement, le junior, à ses yeux, ceux, d’autrui. Une plastique irréprochable attire, valorise, séduit, prédispose, toujours, des plus favorablement. (Cloutier et al., 2008, 2015).

 

Un physique désavantagé est plutôt, répulsif. Chez les juniors, ce critère purement, matériel, est encore, plus important, que chez les adultes. « Tel, style est in, tel, autre, out ». Les jeunes lient, apparences formelles et, valeur, qualité intrinsèques, de la personne. Estime, confiance, affirmation, de soi, en dépendent prioritairement, au détriment, de la valeur morale générale, humaine. Avec, tous les aléas ravageurs, que cela, comporte411. De fait, si l’adolescence est l’âge, des ouvertures optimum, d’esprit, il s’agit, tout autant, aussi, de celui, des pires préjugés, intolérances, rejets. À l’âge, de l’originalité adojuvénile, mais, aussi, de tous les conformismes, normativités, codes. Tout jeune sait, qu’il a tout intérêt, à répondre, aux attentes, de ses pairs et, à « se couler, dans le moule », des strictes lois, d’observance, de toute règle. Telle, qu’établie, par le groupe, l’usage dominants. Malheur, au déviant dissident. Il sera, sans pitié, sanctionné, « mis au ban ». À l’inverse, honneur et, gloire, au jeune populaire attractif, qui sera fort adulé. L’adojeunesse est toute radicalité : « adoration ou, détestation ». Entre les deux, invariablement, impitoyablement : rien, « pas de quartier » !

 

 

Adultisme dominant, adolescente « dés/adaptation sociétale »

 

En tant, que « corps, essentiel, à la nation », au même titre, que les autres, autant, voire, plus, les adojeunes ne peuvent, qu’être tous, reconnus. Cela, passe, par des structures collégiales représentatives, en tous domaines, notamment, économique. Par leur entremise, ils peuvent, véritablement, être en mesure, de faire entendre, leur voix, d’agir, en liberté. Pour assurer, leur intégration sociétale, leurs traditionnels, grands pôles, de socialisation, font, désormais, défaut. La famille devient évanescente et, laisse, nombre, de ses enfants, en déshérences.

 

L’école ne garantit plus, grand-chose, à ses élèves. Tout juste, parvient-elle, à inculquer, un certain bagage, de base, or, « bien léger, par traversée, de gros temps ». L’emploi reste, désespérément, aux « abonnés absents », pour les juniors. La sphère, des loisirs, culturelle, idéologique, morale, perd, de sa consistance, déçoit, la néogénération, par son affadissement. Depuis, cinquante ans, les jeunes bénéficient, d’une plus grande, sociabilité adojuvénile catégorielle. Au sein, d’un petit monde, qui leur est propre, entre pairs, qui leur convient412. En « microcosme junior ».

 

Ils sont, plus que jamais, par les aléas, très difficiles, du temps, conditionnés, dépendants et, subordonnés, au bon vouloir, de leurs aînés. Ces derniers, détiennent le monopole, des leviers, de commande, ne condescendent, qu’à l’octroi, de l’insignifiant, du médiocre. Quand, il s’agit, de confier, des responsabilités réelles, d’accorder une confiance, le pragmatisme se doit, de l’emporter. Il s’agit alors, de rejeter, les préjugés, d’âge, d’expérience. Les qualités propres, à la jeunesse, de dynamisme, d’innovation, peuvent être mieux, valorisées, validées. L’adolescent pourra alors, cesser, d’inquiéter et, de faire si peur, pour être apprécié, à sa plus juste valeur. Il possède, en lui-même, des trésors, d’inventivité, à activer, en l’intérêt général, de l’ensemble, du corps social. Le système socioculturel et, économique français, se doit, d’être moins rigide, en particulier, pour les juniors. Il s’agit, que tous ceux, qui le souhaitent, en ont, les capacités, soient mis, en mesure, d’exprimer, leurs atouts, quels, qu’ils soient. Sans, autres freins, limites, que le talent, la créativité, l’énergie. En France, le jeune âge demeure, bien trop, discriminant.

 

Les aides publiques, privées, seront plus adéquates. Le statut juridique, de mineur, ne peut, en aucun cas, constituer, un obstacle, pour réaliser, réussir. Tout adojeune, peut être, moins coupé, de la vie réelle, par un système éducatif, social, économique, moins étouffant. Celui-ci l’étrangle, de toute part, l’empêche, de se réaliser, dès lors et, quand, il sera adulte. Il s’agit, de développer, des structures plus souples, de type cogéré, autogéré, comme, le Lycée Autogéré, de Paris (1982). Ce modèle, de libre entreprise adojuvénile, permet, de mieux, se responsabiliser, plus prospérer et, s’épanouir, en pleine initiative et, autonomie. Les jeunes se doivent, de plus, participer, à leur société, que la fuir. Ils méritent, d’être gratifiés, d’accueil, de compréhension, pour ne pas s’enfermer, en un ghetto uniforme. Il convient, de décloisonner, tous les clivages générationnels artificiels. Pour que les cadets, puissent prendre, toute leur part, à l’édification, du monde. Il appartient, aux adultes, d’aller, à leur rencontre, de les encourager, à s’exprimer et, œuvrer, à leur pleine mesure spécifique, au bien et, à l’idéal communs. En l’intérêt, de tous.

 

Les bénéfices affectifs, amicaux, que les jeunes retirent, des liens noués, avec leurs pairs, au sein, de leur cohorte, d’appartenance, participent, à leur construction, de maturité. Ils sont, à favoriser, étendre, très largement. Toutefois, des rapports intergénérationnels plus riches et, variés sont, aussi, tout particulièrement, nécessaires, à l’épanouissement, l’élaboration, de la personnalité adolescente. Il importe, de les développer, tout autant, en parfaites osmoses. Il s’agit, de lutter, contre l’hostilité, l’exclusion, des juniors, par le groupe social adulte, dominant. Ils pourront, ainsi, avoir moins tendance, à trop, se replier, sur leur pôle monogénérationnel. Ce moindre enfermement, serait bien plus, profitable, au présent.

 

Il serait aussi, moins, porteur, de germes, d’inadaptation sociale délétère, pour l’avenir, du futur adulte. Les adolescents-jeunes peuvent apprendre, à bien cultiver, très tôt, une sociabilité, d’apport, polymorphe. Leur maturité future, en dépend fort. Les relations intragénérationnelles, entre juniors, eux-mêmes, sont, tout à la fois, empreintes, d’ententes complices, de partages, de vraies générosités, sans limites. Ainsi, que d’hostilités, de rivalités, conflits d’intérêts, des plus féroces. Entre eux, les jeunes sont capables, « du meilleur et, du pire ». En vertu, de la célèbre formulation, de l’écrivain latin, Plaute (254-184 av. J.-C.) : « Homo homini, lupus est, L’homme est un loup, pour l’homme ».

(Plaute, Asinaria, L’Asinaire, La Comédie des ânes, comédie théâtrale, Rome, 212 av. J.-C.).

 

Ainsi, va, l’ambivalence, de l’être humain, la jeunesse413. Les bandes, de jeunes, constituent, un phénomène classique générationnel, à but, très ludique, convivial, de mobilité, surtout, entre garçons. Elles ne sont pas, par elles-mêmes et, en tant, que telles, génératrices, de déviances, même si, de surcroît, cela, est fréquent414. Le conformisme collectif l’emporte, sur l’affirmation individuelle, de l’originalité propre, soi-même. Les juniors se modèlent, sur leurs semblables, le système adulte dominant. Il s’agit, non pas, tant, de s’affirmer, par la dissemblance, que se faire accepter, par le groupe. Lui prouvant, que l’on a adopté, les canons, qu’il tolère. La grand- peur est d’être rejeté, si l’on est trop « différent ». Le jeune est donc, très conformiste. Il s’agit, de complaire, à sa « bande », aux références majoritaires préétablies. Seules, communément et, collectivement, admises, par la toujours, « fort grégaire, si catégorielle, tribu adojuvénile ».

 

Toutefois, le même junior est, tout autant, anticonformiste, rebelle, car il s’agit aussi, pour lui, de se distinguer, s’affirmer. Il affiche abruptement, ses divergences « particularistes », ce qui fait, son « unicité ». À ce titre, valorisé, valorisant, « désirable », aux yeux, de ses pairs, des deux sexes. Si notre société est extrêmement, « permissive », elle n’en est pas, pour autant, « tolérante ». Notamment, à l’égard, de sa descendance ! Cela, se vérifie, tant, chez les adultes, que les jeunes. Ces derniers préfèrent, souvent, « brider », leur vraie personnalité, pour être intégrés, acceptés, aimés, « populaires ». Plutôt, que conserver, cultiver, mettre, en avant, leur originalité, « déviance ». Au risque, des pires exclusions, solitudes, mépris, iniques avanies. Ce qui est ressenti, comme, déchéance, indignité, humiliation, souffrance, chez la plupart, des juniors. Reniements, « apostasies », sont alors, jugés préférables, à la fidélité, à des valeurs propres, quoi, qu’il puisse, en coûter.

 

Le préadulte, faute, de maturité, vécu suffisants, n’a pas vocation, au « martyr sacrificiel », au renoncement. Au nom, de seules, éthiques supérieures, se suffisant, à elles-mêmes. Tout ado, par essence, a en lui, autant, de ferments, conformistes et pacifiques, que de prédispositions, à la rébellion armée. En contradictoires ambivalences. Rupture, conflit définitifs / adhésion, attachement inconditionnels : manichéisme, pour grandir ! Les adultes, ayant déjà, tant, de mal, à y prétendre, ne sauraient, exiger, des jeunes, le « Graal, de l’héroïsme suprême ». Prenons bien garde, toutefois, à ce que l’uniformisation et, le nivellement totalitaires, sectaires, grégaires, ataviques, n’aboutissent, finalement, au « rapt, des consciences », idéaux, les mieux trempés ! Les compromis, de « mauvais aloi », finissent, toujours, comme, compromissions, des plus toxiques ! La nouvelle génération privilégie, aussi, la récréativité, entre pairs, qui participe, de sa construction, son épanouissement.

 

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71 pour cent, des adolescents, se sentent concernés, par les problèmes, des jeunes, de leur entourage. 70 pour cent, ont l’impression, que leurs pairs se sentent concernés, par leurs problèmes, quand, ils en ont rencontré. 80 pour cent, ont déjà eu, une demande d’aide. 83 pour cent, des jeunes, ayant rencontré, des problèmes importants, déclarent, avoir requis, du soutien. 80 pour cent, des juniors, disent, avoir déjà aidé, un autre jeune, qui avait des « problèmes ». 91 pour cent, des juniors, ayant eu des problèmes, déclarent, avoir été secourus, par des adolescents, de leur entourage. 84 pour cent, estiment, que l’aide apportée, soutenait « efficacement ». 78 pour cent, considèrent, que l’aide reçue, est efficace. 67 pour cent, des ados, jugent, qu’aider un jeune, qui a des problèmes, est difficile. L’aisance, à aider, d’autres juniors, est évaluée, à 34 pour cent, en matière scolaire. 24 pour cent, en matière familiale. 22 pour cent, en matière sentimentale. 9 pour cent, quant aux drogues. 7 pour cent, pour le champ psychologique. La plupart, des adojeunes, aident très solidairement et, sont aidés, surtout, pour les difficultés familiales, sentimentales et, scolaires.

 

En cas, de problème, un jeune se tourne d’abord, vers ses pairs, à 60 pour cent. Vers ses parents, à 40 pour cent. Vers des adultes, hors parents, à 18 pour cent. Une association, à 3 pour cent. Quelqu’un d’autre, à 2 pour cent. La plupart, des aidés ou, aidants, estiment, cette aide, très efficace, notamment, en matière scolaire. Les juniors demandent volontiers, de l’aide, à des jeunes, de leur entourage, pour des problèmes sentimentaux, à 36 pour cent. Familiaux, à 35 pour cent. Scolaires, à 30 pour cent. Addictifs, drogue, tabac, alcool, à 9 pour cent. Psychologiques, à 8 pour cent. 95 pour cent, des juniors, qui ont rencontré un problème et, en ont parlé, ont considéré, être « écoutés ». 53 pour cent, déclarent que, sans ce précieux soutien bénéfique, leur problème aurait été « plus grave ». 63 pour cent, des ados, disent, à propos, du dernier problème rencontré, qu’ils en ont parlé, à d’autres jeunes. 53 pour cent, des juniors, affirment avoir déjà eu, des problèmes importants. (Pfizer, France, 2005)415.

 

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Les jeunes ont le réconfort, de partages, solidarités extraordinaires, avec leurs semblables. Également, les forts tourments, des pires rivalités, méchancetés, entre congénères. Comme si, un certain mal-être, impliquait alors, un antagonisme, une dureté, entre pairs. Une volonté, plus ou, moins, consciente, de « compenser », des déboires. Accablant, ses pairs, de ses propres maux. Abaissant, l’autre, pour s’élever, soi-même. Le « meilleur ami », du jeune, comme, son « pire ennemi », est… le jeune ! Nous avons vu, que les ados éprouvaient, souvent, le besoin, de se regrouper, entre homologues, par « endophilie néogénérationnelle »416. Si les juniors ont fort gagné, en libertés, le rapport, avec les adultes, n’est toujours pas, « assaini ». Car la défiance, des aînés, perdure encore. Opposer, bien moins, d’interdits, n’implique jamais, de faire véritablement, confiance. Aujourd’hui, comme, autrefois, les adultes conservent, leur suspicion, pleine et entière, à l’égard, des cadets. En dépit, de leur coupable complaisance, à leur égard.

 

D’autant, que la récession économique, les fait considérer, comme, « des rivaux potentiels ». Incline moins, à la « magnanime générosité », pour ce qui est, notamment, de l’emploi. Plus, que jamais, l’adojeunesse, de ce pays, demeure, des plus « déconsidérées », « marginalisées » et, « exclues ». Les conflits intergénérationnels sont moindres, car, les âges se sont séparés et, ne vivent plus ensemble. À chacun, son propre ghetto monogénérationnel, en « splendide isolement » ! Chacun « campe, sur ses positions ». Les jeunes sont refoulés, aux confins, de l’ « empire adulte ». Il est définitivement, admis, que l’adulte est en charge, de ce qui est jugé, comme, important et, essentiel.

 

Le junior, « floué », est arbitrairement, écarté, de tout pouvoir, alors, que ses capacités pourraient, souvent, être, des plus utiles. Cela, ne repose, que sur des préjugés discriminatoires et, un conservatisme national, conventionnel et malthusien. Lesquels, ont trop cours, en France. Il s’agit, donc, de totalement, changer, de paradigme, d’idiosyncrasie ! Les grandes nations libres promeuvent, la jeunesse, les régimes totalitaires, la gérontocratie. Le seul, principe éducatif, axiologique, ontologique, devant présider, au lien, adultes-jeunes, est celui, de la « force, des arguments ». Jamais, des « arguments, de la force ».

 

Conviction, persuasion, exemplarité, des aînés, sont les seuls modes, d’accomplissement, de soi, juvénile. De façon, hautement, subjective, très unilatérale, le statut préétabli, le positionnement social dominant, l’emportent, sur les qualités avérées. L’adolescent est, alors, indûment, dépossédé, de toute, son influence représentative réelle. Même, pour ce qui concerne et, intéresse fort, la jeunesse, au premier chef, les adultes se réservent, un droit de regard, décision finale. Cela, frustre, annihile, l’esprit, d’initiative, d’entreprise, de nombreux jeunes, qui veulent agir, pour et, par, eux-mêmes. Le sentiment, de révolte, d’injustice, prévaut, sur la dynamique, constructive et positive, de l’action favorable.

 

L’envie, de se battre, pour s’accomplir, réussir, ne leur est pas donnée. Ils renoncent, par découragement. Cette mise à l’écart, de la nouvelle génération, est symptomatique, de la surestimation, faite, par l’adulte, de ses propres capacités, de maturité. Des minorations, qu’il effectue, de celles, de ses cadets. Trop sûr, de lui, il les empêche alors, d’acquérir, au plus tôt, la notion, de responsabilité. Pourtant, si indispensable, pour devenir, à leur tour, des humains accomplis. De fait, un adolescent, qui évolue mal, tardivement, devient un sujet incertain, des plus incomplets, à l’adultisme. Comment, de fait, « faire fructifier, l’inexistant ou, le toxique » ?

 

La structuration psychomentale, de l’individu jeune, diverge, de celle, des sujets adultes. Les réalités vécues, les objectifs, l’état d’esprit, sont en opposition. L’adulte est en une logique, de pérennisation, de ses seuls, « avantages acquis ». Alors, que tout adolescent, est en phase, de consolidation, de son moi, d’exigence. L’aîné est en position défensive, face, à un cadet, des plus offensifs. Qui lui dispute, son monopole hégémonique, sans jamais, rien avoir, à perdre. La psychologie juvénile est tissée, de doutes, remises en cause et, conquêtes. Il s’agit, de se démarquer, faire autrement, que l’adulte, différemment, que par le passé. L’adulte, quant à lui, privilégie, le statu quo, de situations établies, qu’il a, lui-même, voulues, comme, installées, en sa seule, faveur. L’adolescent, prétendant-demandeur, fait face, à un adulte, parvenu-détenteur, crispé, sur ses belles in/certitudes, toutes faites. L’avenir, de tous, en est compromis. Le junior est rassuré, sur lui-même, par l’investissement, de nouveaux territoires. L’adulte est conforté, par l’immutabilité, de son propre empire, son emprise, sur toute chose. La confrontation, très brutale, entre ces deux logiques antinomiques, est douloureuse, dommageable, pour tous417.

 

L’ « impérialisme » adulte, ne peut comprendre, le besoin juvénile, de parvenir, sans attendre, « la mort, de ses pères ». Comme, sous l’Ancien Régime français (1589-1789), tel, que le décrit, si bien, le dramaturge français, Molière (1622-1673), en son théâtre. La personne ado dérange, détonne, par sa nature rebelle, non conventionnelle. L’adulte veut la conformer, à son image, l’assujettir, à son autorité. Lui imposer, des objectifs et, situations, qui lui « conviennent ». Les cadets les refusent souvent, car cela, ne rejoint pas, leurs réels intérêts. Le mouvement naturel habituel, de l’adulte suzerain, est de « vassaliser », son féal adolescent. Ce qui ne va pas, sans heurts néfastes, pour le succès, des entreprises, de chacun. Les adojeunes sont donc, privés, de toute confiance, considération, vraies libertés. Ils sont appréhendés, comme, un ferment, de menace et, sédition. Quoi, qu’ils fassent, disent, soient, leur simple qualité, de cadets, les fait tenir, en suspicion. Ils doivent déployer, des trésors, de forte persuasion, pour tenter, de convaincre, des esprits fermés et, hostiles, par principe. Or, un pays, qui ne « mise » pas, sur ses juniors, se condamne, au déclin, comme, à la décadence, irrémédiables418.

 

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Les adultes interrogés, sans contact, avec les adolescents, de l’âge, du lycée, sont 42 pour cent. 57 pour cent, des adultes, disent être régulièrement, en contact, avec des jeunes. Les adultes, régulièrement, en contacts, avec un ou, des adolescents, de quinze à dix-huit ans, le sont, à 38 pour cent, dans la vie personnelle. 14 pour cent, dans la vie professionnelle. 13 pour cent, en tant, que parents. Concernant, les adultes, en relations professionnelles, avec les adolescents, ce contact est estimé faible, à 51 pour cent. Indirect, à 47 pour cent. Direct, à 40 pour cent. Fort, à 37 pour cent. Puis, « sans interventions », à 12 pour cent.

 

5 pour cent, de la population adulte, des vingt-cinq ans et plus, considèrent, avoir un rôle « fort, direct », auprès, des adolescents. Alors, que la part, des enseignants, dans cette population, est d’environ, 2 pour cent, selon, l’Insee. Les jeunes parlent, aux membres, de leur famille, à 95 pour cent. Aux amis, de la famille, à 84 pour cent. À d’autres adultes, de leur entourage, à 84 pour cent. Aux parents, de leurs amis, à 76 pour cent. À des « professionnels, des loisirs », à 63 pour cent. À des professionnels scolaires, hors enseignants, à 48 pour cent. Quand, les adolescents parlent, régulièrement, avec les adultes, ils éprouvent, un sentiment accru, de « bien-être ».

 

Quand, il s’agit, de membres, de la famille, ce bénéfice existe, à 79 pour cent. Avec des amis, de la famille, à 49 pour cent. Avec, d’autres adultes proches, à 36 pour cent. Avec les parents, des amis, à 32 pour cent. (Pfizer, France, 2007)419. À propos, des discussions, avec les adultes, ès qualité, les adojuniors, alors, interrogés, disent, qu’elles se passent bien, à 92 pour cent. Qu’ils en sont fort satisfaits, à 90 pour cent. Qu’elles sont bénéfiques, pour eux, à 76 pour cent. Que les adultes sont attentifs, à ce qu’ils disent, à 72 pour cent.

 

Qu’ils en ont suffisamment, à 71 pour cent. Les sujets, de conversation, abordés, plutôt, régulièrement, avec les adultes, sont les projets, d’avenir, à 71 pour cent. Les activités et, loisirs, à 61 pour cent. Les relations, avec les amis et, camarades, à 61 pour cent. Les résultats scolaires, la scolarité, l’orientation, à 59 pour cent. L’actualité, à 56 pour cent. Les discriminations, à 52 pour cent. La consommation, de tabac, de drogues et, d’alcool, à 51 pour cent. Les relations, avec les parents et, la famille, à 49 pour cent. Les habitudes alimentaires, les plus quotidiennes, à 43 pour cent. Le moral, à 42 pour cent. La sexualité, les moyens de contraception utilisés, à 38 pour cent. La vie sentimentale, à 35 pour cent. Les tentatives, de suicide, à 18 pour cent.

 

Les « sujets, de conversation », que les jeunes aimeraient, vraiment, aborder, plus régulièrement, avec les adultes, sont les discriminations, à 30 pour cent. L’actualité, à 29 pour cent. Le moral, à 29 pour cent. Les tentatives, de suicide, à 25 pour cent. Les activités, les loisirs, à 25 pour cent. Les relations, avec les parents, comme, avec la famille, à 24 pour cent. Les projets, d’avenir, à 23 pour cent. Les habitudes alimentaires, à 22 pour cent. La sexualité globale et, les moyens, de contraception, utilisés, à 22 pour cent. Les relations, avec les amis et, les camarades, à 20 pour cent. La vie sentimentale, à 18 pour cent. Les résultats scolaires et, les scolarités ou, l’orientation, à 17 pour cent. La consommation, de tabac, de drogues, d’alcool, à 15 pour cent.

 

Les sujets, que les adolescents n’aiment, véritablement, pas du tout aborder, avec les adultes, sont : les tentatives, de suicide, à 51 pour cent. Leur vie sentimentale propre et, privée, à 46 pour cent. La sexualité et, tous moyens, de contraceptions, utilisés, à 41 pour cent. Les consommations, de tabac, de drogues et, d’alcool, à 33 pour cent. Les résultats scolaires, la scolarité générale, comme, l’orientation, à 28 pour cent. Les habitudes alimentaires, à 27 pour cent. Le moral, à 27 pour cent. Les relations, avec les parents, la famille, à 24 pour cent. Les discriminations, à 18 pour cent. Les relations, avec les amis et, camarades, à 16 pour cent. L’actualité, à 15 pour cent. Les activités / loisirs, à 11 pour cent. Puis, les projets, d’avenir, à 11 pour cent. (Pfizer, France, 2008)420.

 

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La France est très loin, d’être le pays occidental, le mieux placé, en matière, de « promotion », de la jeunesse. Elle est même, l’un, de ceux, qui favorisent, le moins, les réussites adojuvéniles précoces, les plus éclatantes. Les décourageant même, plutôt. Contrairement, aux nations protestantes, du Nord. Toutefois, par leurs mérite, talent, effort personnels exceptionnels, certains jeunes français, y parviennent, malgré tout. Ainsi, G. Benech, lycéen, de dix-huit ans, en 2018. Passionné, de culture littéraire, il devient, à douze ans, membre, d’un jury, de lecteurs. Il crée, un magazine culturel numérique, L’Petit Mardi, en partenariat, avec des éditeurs prestigieux. À quatorze ans, il fonde, sa propre maison, d’édition, L’Petit Mardi Éditions. Qualifié, alors, de « plus jeune entrepreneur, de France ». Désormais, L’Petit Mardi existe, en version papier, vendue, en kiosques, partout, en France. Guillaume a aussi, publié deux romans, ensuite, réunis, en un seul, chez un grand éditeur, qui ont eu, du succès. Il a été chroniqueur, à la télévision, obtenu, prix et distinctions. La valeur n’attend pas, le nombre, des ans, même, en pays, de France !

 

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L’interdit, dans le respect, des pleines libertés et, de la personnalité juvéniles, n’est jamais, préjudiciable, mais, impératif et, bénéfique, pour bien grandir. Il s’agit, de ne jamais, confondre, « censure » légitime et, autoritarisme mutilant indu. L’adojeune, en « adultisation », a toujours, besoin, de « rencontrer, son mur » ! Il est fort malheureux, tant, qu’il ne s’y « heurte » pas ! La vacuité, du magistère adulte, sans limite ni, fin, l’angoisse, le perturbe, fait régresser. Lui dire : « Tu fais, comme, tu le sens », est une « aberration antipédagogique », absolue. Ce net refus, d’éducation, mène, aux pires infantilismes, à vie. Ni, la démagogie laxiste complaisante ni, le « dressage » tyrannique outrageant, conviennent. Seule, la « troisième voie » médiane, de la fermeté éducative compréhensive, aide véritablement, respecte pleinement, la totale intégrité morale, du junior.

 

L’adolescent attend, de l’adulte, certes, libertés, soutiens et, encouragements. Tout autant, règles et, principes, fermes exemplarités, structurations et, éclairages. Il sait parfaitement, en avoir, le plus grand besoin, comme, « salvateur viatique ». Pour s’épanouir et, se construire, apprendre, comprendre et, devenir adulte. Se forgeant, sa propre conception, de l’existence. Il ne peut, se nourrir, que de l’existant, non, du néant. Sinon, il vivra, le syndrome, de l’ « enfant sauvage » ou, « enfant-loup », qui ne peut avoir, la pratique, du langage, de la civilité sociale. Faute, d’éducation saine et, de socialisation réussie, parmi, tous les « semblables humains ». L’homme ne se bâtit, qu’avec, de claires limites421 ! Une éducation, des principes, des règles, une éthique. Sans, pour autant, d’ « étouffement moralisateur autoritaire » !

 

Ni, jamais, totalement, absente, libertaire ni, vexatoire, coercitive, pas davantage, attentive, bienfaisante, bienveillante, pour sa jeunesse. Ainsi, notre société se contente, d’un « service minimum », fort inconsistant, si insignifiant, insatisfaisant, pour tous. Cinq longues décennies, après, le grand tournant, de Mai-68, de nombreux autres, « soubresauts » juvéniles, ultérieurs, la nouvelle génération « campe », toujours, aux limites, de l’ « Empire » ! Notre vieille société « décadente, déchue », n’a-t-elle rien, de mieux, à offrir, à sa descendance, si déshéritée, que cette douloureuse amertume ? Puissions-nous méditer, utilement, gravement, là-dessus ! Les relations, entre adultes et, jeunes, sont ambiguës. Elles ont, certes, gagné, en rapprochements intergénérationnels et, coexistence plus pacifiée. Quant aux fondamentaux ontologiques, rien, ou, presque, n’a véritablement, changé. Les affrontements brutaux, se font plus rares, or, la suspicion anti-jeune demeure. La dominante est moins, à la sévérité, qu’aux laxismes. Quoi, qu’il en soit, les juniors, n’ont pas bonne presse, en notre pays, ne sont pas pris, au sérieux. Nul, humanisme éducatif, ne prévaut. Tout, n’est qu’illusoires, purs rapports, de force.

 

Les jeunes l’ont tellement, intériorisé, que certains, d’entre eux, croient, pitoyablement, que l’usage, de la violence, est le seul, recours « efficace ». Pour faire entendre, leur voix, aboutir, leurs revendications. L’adulte peut fort changer, la vision particulière, qu’il a, de l’adolescence. L’objectif ne peut, qu’être l’entente, la coopération mutuelles constructives, non, l’antagonisme défiant. L’adojunior ne peut plus, être considéré, en concurrent, qui tend, à la dépossession, de l’adulte, en place, or, en vecteur, d’apport positif. L’ « imperium adulte », ne saurait prévaloir, d’office, en tant, que tel ! Seulement, quand, cela, s’impose, d’évidence, par sa seule, supériorité qualitative, avérée.

 

Une société « civilisée » se doit, de reposer, sur un rapport, de confiance, entre tous ses membres. En une sorte, de « contrat ou, de pacte social », qui scelle, un projet commun. Les jeunes, au même titre, que les autres, ne peuvent pas, en être exclus. Du seul fait, de leur « différence particulière », leur état spécifique, d’êtres, en plein développement. L’ « adojeunophobie », pas plus, que l’ « adojeunophilie » excessive, ne sauraient, prévaloir ! Un équilibre reste, à inventer, en l’attitude, à observer, vis-à-vis, de l’adolescent ou, du junior, entre favoritisme indu et, discrimination illégitime. Abus, d’avantages exorbitants et, iniquités.

 

Il s’agit, de le voir, l’accepter, tel, qu’il est, non, tel, que l’on voudrait, commodément, qu’il soit, que l’on peut, le percevoir. Avec, la déformation, de la subjectivité. Cela, aide, à le juger, plus objectivement, mieux, le connaître, l’apprécier. Ne minorer ni, grossir, ses défauts, comme, ses qualités, réels ou, supposés. L’adulte ne saurait, confondre, moralisme et, morale, laxisme et, souplesse. Il ne peut légitimement, abdiquer, son plein devoir, d’exemplarité loyale, à l’égard, de l’adolescent. Jeunes et, moins jeunes peuvent, ensemble, concourir, à l’élaboration, d’un monde meilleur, à la lumière, des leçons, du passé. Pour cela, les adultes se doivent, d’oublier, leurs « préventions », les plus iniques, à l’égard, des cadets. De leur permettre, d’apporter, leur « pleine contribution », en acceptant, leurs justes appréciations. La solidarité, entre jeunes et, adultes, pour plus, de justice, humaine et, sociale, peut provenir, d’un rapprochement, de deux logiques propres, antagoniques, antinomiques. Celle, des adultes, gagnera fort, à être moins, « mercantile et, hégémonique », plus, humaniste et, morale. Pour rejoindre celle, malgré tout, souvent, plus idéaliste, altruiste, d’adolescents, de juniors, de plus en plus, réalistes, des plus désabusés.

 

L’enrichissement vrai et, les respects mutuels, entre cohortes, d’âge, en seront accrus. Les parents, des juniors, peuvent se battre, pour la « libération », de la jeunesse. Comme, quand, ils avaient l’âge, de leurs enfants. Il s’agit, de mieux, les accueillir, non, leur interdire, tout accès, à l’essentiel. Il convient, d’en finir, avec la déréliction, le sentiment, de grande déshérence, dont souffrent, nos cadets. Il importe, que les adultes, prennent, pleine conscience, de leurs devoirs, d’éducateurs et, de « passeurs, de vie ». Pour mieux, épanouir, faire grandir, leurs rejetons. Adultes, jeunes, peuvent apprendre, à vivre ensemble. Non, en ennemis héréditaires, mais, en partenaires, qui s’enrichissent mutuellement, pour réussir. Les intérêts, des uns, ne sauraient prévaloir, sur ceux, des autres. L’adulte ne peut plus, se considérer, en position, de possédant assiégé ni, l’adojeune, en état, de justicier conquérant. Les aînés peuvent pouvoir, pleinement, donner, sans, être spoliés. Les cadets, librement, recevoir, sans assistanat ni, gains abusifs. L’adulte défend, la structure sociétale existante, puisqu’il est à l’origine, de sa conception, son édification. Pour autant, le jeune a droit, d’y prendre, toute sa part et, à sa pleine mesure422.

 

La meilleure façon, de prévenir, désamorcer, les conflits, qui ne peuvent manquer, de surgir, consiste, à mieux organiser, le renouvellement, des générations, aux postes, de commande. Il importe aussi, de réserver, à l’adojeune, un réel champ, d’action autonome, qui lui soit propre. Sans être, pour autant, dévalué. Il est souhaitable, d’instaurer, des mécanismes, de régulation, spécialisés, aptes, à défendre, les intérêts, des jeunes. Quand, ceux-ci, sont compromis, par un excès monopolistique, d’abus, de positions dominantes, des adultes. Cette médiation tendra, à plus, d’équité, en la répartition, de tous les pouvoirs. Entre, les nouvelles générations et, leurs aînés. Elle modérera, les exigences excessives, de l’adolescent, le blocage protectionniste, de l’adulte, en l’intérêt commun. En dépit, de la crise, morale et, socioéconomique, les rapports, entre les âges, peuvent être, moins crispés, exacerbés. Ils peuvent vivre, moins séparés, plus, de concert, se dire, partager, l’essentiel. Toutes les solidarités intergénérationnelles, peuvent être revivifiées, le dialogue, retrouvé. Le junior a besoin, des adultes, pour s’affirmer, grandir423.

 

Les aînés ne peuvent, en rien, prospérer, sans l’apport novateur, dynamique, de leurs cadets. Jeunes et, adultes ne peuvent plus vivre, en des circuits parallèles étanches, en lesquels, les possibilités, de se retrouver, sont plus rares, malaisées. Il importe, de susciter, des occasions, structures communes, qui permettraient, des échanges, entre les âges, fructueux, pour tous. Ces liens interactifs permettraient, à tous les protagonistes, de beaucoup mieux, se connaître et, s’apprécier. Pour entreprendre, ensemble, dans l’ouverture vraie et, la pleine coopération. Les adultes ne peuvent plus, se servir, de leurs « prébendes » préétablies, pour barrer la route, aux juniors. Étendre, plus encore, leurs emprises, plutôt, que d’aider, leurs cadets, à parvenir. Il s’agit, que la société adulte, prenne bien conscience, du caractère illégitime, suicidaire, déloyal, d’un tel, travers. Il est, de son intérêt, d’aider, l’adolescence, pour que celle-ci agisse, de même, pour l’aîné, devenu âgé. Sinon, la jeunesse « criera vengeance », pour rétablir, tous ses droits. Nonobstant, ces réalités, si nombre, de déloyautés, entre générations, existent, notamment, de la part, des adultes, à l’égard, des jeunes, des solidarités fortes, actives, unissent les âges424.

 

Nous avons vu, à quel point, en ces temps, de tempêtes socioéconomiques, beaucoup, de juniors, échappent, aux pires « rigueurs », de la précarisation, matérielle, morale. Seulement, grâce, aux soutiens, sacrifices, consentis, par leur famille, pour les aider, à « tenir ». Le temps nécessaire, pour « voler, de leurs propres ailes », de manière autonome. L’aide, des pouvoirs publics, en cas, de manque, de ressources, est le Revenu de Solidarité Active, dit, le Rsa. Il a remplacé le Rmi, Revenu Minimum d’Insertion. Il n’est « accessible », pour les moins, de vingt-cinq ans, que sur conditions restrictives. Même si, l’adojeune arrive, à exister, aux yeux, des adultes et, de sa société, ce n’est pas, en tant, que tel, au présent.

 

Plutôt, tel, « espoir » futur, « fruit prometteur », quand, il deviendra, à son tour, adulte. Alors, fort heureusement, il existe, certes, maintes déloyautés, des juniors, à l’égard, de leurs aînés. Plus encore, sans doute, de la part, de ces derniers, vis-à-vis, des cadets. Toutefois, de très nombreuses solidarités, sont observables, entre générations. Ainsi, les jeunes sont souvent, très serviables, à l’égard, de leurs devanciers adultes, notamment, ceux, les plus âgés. En période, de grande « difficulté » socioéconomique, les juniors bénéficient, de nombreuses aides matérielles, affectives, de la part, du monde adulte. En particulier, familial : parental, comme, aussi, grand-parental, surtout.

 

La jeunesse se trouve, en un incertain temps, de vie, influençable, manipulable. Elle risque donc, plus, que les adultes encore, d’être soumise, aux dépendances, addictions, de toutes sortes. Que ce soit, à des personnes, des pratiques, des produits. Ce qui contribue, encore, un peu plus, à sa désocialisation. Nous l’avons bien vu, en matière, de drogues, tabac, d’alcool, alimentation, de consommations, d’objets, de toutes sortes, notamment, culturels, high tech. Abordons ici, deux grands domaines, de possibles dépendances adojuvéniles. Les nouvelles technologies, de l’information et, de la communication, Ntic, aussi, les sectes. Deux domaines particulièrement, sensibles, en terme, de manipulations, des juniors. La cyberdépendance est une réalité néogénérationnelle, croissante. Quand, la vie n’est plus réelle, mais, se passe, pour l’essentiel, virtuellement, par écran interposé. Le jeu vidéo, de réseau, en excès, rend ainsi, le jeune, captif, d’illusions. Ce dernier imagine, être acteur, alors, qu’il se retrouve piégé, par une pseudo-réalité, qui le possède. En une existence parallèle et, des jeux violents. (Mahler, 2004).

 

Par le biais, des dialogues interactifs, en direct ou, chats, des forums, de discussions, aussi, les mauvaises rencontres, avec de parfaits inconnus, ne sont pas rares. La surconsommation commence, au-delà, de deux heures journalières, d’écrans. Cela, peut aller, jusqu’à trois, à dix heures quotidiennes. Si Internet permet, de communiquer, en ligne, cela, peut aussi, obérer, les vrais échanges humains, de chaque jour, qui se raréfient alors, progressivement. Les garçons, de quinze, à trente ans, seraient, les plus accros. La Web pornographie peut, également, faire des ravages, chez, les jeunes dépendants. De plus en plus, de garçons, de plus en plus, jeunes, en regardent, en excès. Avec, toutes les conséquences, très nocives, sur leur conception, des femmes, leurs pratiques, de la sexualité réelle, actuelle, comme, à venir. En outre, il n’y a nul, anonymat, sur l’Internet, puisque, chaque usager, est suivi, à la trace. Par le biais, de l’adresse informatique, de son ordinateur, de son fournisseur, d’accès, des serveurs, de tous les sites visités. Comme, de son système, d’exploitation, du navigateur choisi. Le tout, par d’insidieux mouchards, systématiquement, déposés, à chaque visite, indiscrets espions, appelés, cookies.

 

Les données personnelles, privées, déposées partout, sur l’Internet, comme, sur Facebook, sont, aussi, autant, d’atteintes, à l’intimité, des individus. De même, que par le biais, des emails, indésirables, forcés, de publicités, dits, spams ou, pourriels. De plus en plus, de services, sont payants et, onéreux. La facture peut très vite, être exponentielle. Tout, ce qui est déposé, par l’internaute, sur « la Toile », est intégralement, mémorisé, par tous les moteurs, de recherche. Notamment, le premier, d’entre eux, Google. Toutes les données, des internautes, sont, donc, répertoriées et, visibles, par tous. Attention, alors, à ce qui est confié, au Web.

 

Beaucoup, de jeunes, sont également, ultradépendants, de leur téléphone mobile. D’autant, que ces derniers, smartphones, iphones et, autres, tablettes multimédia tactiles, incluent, l’Internet mobile. Il y a, l’addiction omniprésente, à des appareils, dont, les ondes électromagnétiques propagées sont, de surcroît, nocives. Également, des coûts induits, de forfaits, services et, communication, de plus en plus, prohibitifs. Pour un usage apportant, en réalité, bien peu, de « valeur ajoutée », d’avantages réels, en terme humain. Il s’agit donc, du gadget adojuvénile, non indispensable, par excellence. Il faut bien, que jeunesse, hier, comme, aujourd’hui et, demain, « se passe et trépasse » !

 

Les sectes, de tout acabit, sont particulièrement, redoutables, pour les adojeunes. Génération fragile, tourmentée, perdue et, en quête, de sens, d’idéal, de générosité partagés. Ces sectes leur proposent, mieux-être, meilleure vie, amitié, activités, prisées, par les juniors. Une fois, la proie ferrée, sa liberté, personnalité, façon, de penser, son argent, sont captés, au seul, profit, de la secte et, de son gourou. Le capté est isolé, de tout son entourage, de son milieu et, ses pratiques, de vie, habituels. Décervelé, embrigadé, il devient, peu à peu, le captif, plein et entier, de ses geôliers sectaires. Les juniors concernés sont alors, privés, d’études scolaires, voire, sexuellement, abusés. Il y a, atteinte, à l’intégrité physique, notamment, privations alimentaires et, de sommeil, pratiques, des plus asociales, économie parallèle… Il s’agit, de mieux, protéger, la jeunesse, notamment, mineure, contre, toute emprise adulte, abusive, quelle, qu’elle soit425.

 

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Le sociologue français contemporain, O. Galland, pose un « diagnostic ». En son analyse sociologique, de la jeunesse française, comme, de ses difficultés nationales, spécifiques. (O. Galland, Les jeunes Français ont-ils raison, d’avoir peur ?, ouvrage sociologique, France, 2009). Il établit, également, des pistes d’avancées. Les adojeunes, de France, ont peur, par manque, de foi, en l’avenir, en ce qui leur est dit, de la part, des adultes, du fait, des troubles particuliers, de l’adolescence. Ils sont bien peu intégrés, par un fort « repli culturel », une tendance individualiste et, une culture politique protestataire. Cette génération paraît fort défavorisée, discriminée, à cause, d’un partage inégal, de la flexibilité, d’un ascenseur social, très rétif, d’une indépendance, malaisée et incertaine.

 

Également, par une « crise », des transmissions, une sous-représentation politique, un grand manque, d’unité adojuvénile. La « méritocratie » est en panne, car, tout le système éducatif, est fort peu productif, l’égalité, un mythe, l’orientation, en faillite, le statu quo, la règle. Il s’agit alors, de bien mieux « répartir », tous les risques, d’encadrer la transition, vers l’adultisme. De mieux préserver, tous les jeunes, de la précarité économique. Refondre, la mission éducative scolaire, celle, de l’orientation, « professionnaliser » l’université. D’instaurer, de nouveaux types, de représentation et, de participation, des juniors, à la vie publique, communautaire426. Il est, du plus haut intérêt, du pays, de ne pas s’en tenir, aux constats et, d’agir, vite et bien. Sous peine, d’une « émigration, de masse, des jeunes cerveaux » !

 

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UNE HYPOTHÉTIQUE, SOCIALISATION NÉOGÉNÉRATIONNELLE,

CONDITIONNELLE

 

 

Les aînés sont toujours, prioritaires, en tous domaines, sur les cadets. La jeunesse sociale française est alors, moralement, autant, que démographiquement, minoritaire. Culturellement, marginale. Cela, explique, le paradoxe suivant : une juvénilité, qui n’a, qu’une seule ambition, obsession, s’insérer, en sa société. Qui est obligée, en sa déchéance, de protester, sans fin, sans cesse, contre, cette même société. À l’encontre, du sort, injuste et détestable, qu’elle lui réserve, fait subir. Cela, passe, par une image de marque, des plus dévaluées, dévalorisantes, désobligeantes. Dont, le monde, dit, adulte, « affuble, sa jeunesse, au point, de la défigurer ». Ce qui aboutit, au « bannissement », de la nouvelle génération, de toute « consistance sociale ».

 

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Au printemps 1976, des jeunes fêtent la fin, de leur scolarité lycéenne, en une petite localité texane. Le début, des vacances d’été, est alors, célébré, à coup, d’alcool, de tabagie, drogues, débordements endiablés, en tous genres. Le point d’orgue sera, une grande, folle soirée mémorable, en laquelle, les juniors donneront libre cours, à leurs « fantaisies ». Divertissements, mise en avant, de la personnalité, l’originalité, de chacun-e, complicités, les marqueront, à jamais, en ces agapes et, festivités juvéniles. Sorte, de rite initiatique, de passage, vers une autre vie. Adieu, aux armes, à un passé adolescent révolu. Annonce, d’une maturité, à venir, attendue, espérée. Autant, chargée, d’attraits, étudiants, adultes, que le passé lycéen, est fort considéré, comme, caduc, répulsif.

 

Avec bizutages, des nouveaux. D’où, cette allégresse, à communier, en jubilatoire mue commune, intranéogénérationnelle. Telle, qu’elle apparaît, dans la comédie dramatique cinématographique, américaine, Génération rebelle. (R. Linklater, 1993)427. Depuis, toujours, partout, les adojeunes ont besoin, pour grandir, se construire, de se socialiser, entre semblables. Certes, l’éducation, par les parents, la formation, par les enseignants, donc, par les adultes, est impérative et, capitale. Toutefois, de nos jours, encore plus, la socialisation-sociabilité conviviale, festive, récréative, entre pairs congénères, est la marque, de l’essence juvénile fondamentale. Pour le meilleur et, le pire. L’adojeunesse est l’âge, de la similarité-similitude et, du mimétisme, ce qui rassure, pour mûrir.

 

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Mise, à l’écart, d’une adolescence sociologique minoritaire, marginalisée

 

Socialisation, est un terme féminin, de 1836. C’est le « fait, de développer, des relations sociales, de s’adapter, de s’intégrer, à la vie sociale ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)428.

 

La première mission, de tout jeune, est de se construire, en sa société. C’est-à-dire, y arracher, sa juste place, en s’y faisant valoir. Or, cet objectif relève, de moins en moins, de l’adojeunesse, mais, de l’adultisme. Du fait, du « marasme socioéconomique, moral », actuel. Trop souvent, encore, considérés, comme, des parias, intrus, « empêcheurs, de tourner, en rond », les juniors s’étiolent. Ils sont alors, en mal, d’enrichir, leur société, comme, ils le pourraient, voudraient. Sans, les blocages psychiques, de prévention, que les adultes, leur opposent, de façon, purement, « réflexe autodéfensive ». Des adolescents frustrés, qui doutent, d’eux, désespèrent, de leur société, engendrent, un climat malsain, lourd, de menaces, pour l’avenir. La jeunesse est peu incitée, soutenue, par ses aînés, à rapidement, souscrire, à l’ensemble, des obligations, de la responsabilité sociale. Elle a alors, tendance, à fort se refermer, sur elle-même, en une espèce, de « communautarisme, purement, catégoriel ».

 

Pourtant, elle a renoncé, contrairement, aux nouvelles générations, du passé, aux révolutions et, bouleversements « utopiques ». Son objectif est la pleine, intégration sociale, plus, de statu quo, conservateur, que même, modestement, réformiste. L’heure, est au pragmatisme réaliste, prudent, de protection, sécurité, en conjoncture hostile défavorable. Trahis, par l’univers adulte, ses déficiences, les jeunes recherchent, la plénitude, auprès, de leurs semblables. Crédités, de plus, de sollicitude, d’empathie ou, de noblesse, par partages, affinités, solidarités, que les adultes. La proximité générationnelle et, l’amitié symbolisent, aux yeux, de l’adolescent, une suprême valeur. Offrant, de fortes gratifications, un « refuge consolatoire ». Car, en outre, le monde adulte demeure, pour longtemps, introuvable et, des plus agressifs. Le danger, d’une telle, illusoire tendance, est une « déréalisation-évasion », une fermeture « autistique ». Une régression, propre, à tout « identitarisme forcené ». Le processus, de maturation, risque, d’en être, d’autant plus, difficile, défaillant, différé et, compromis. Aux dépens, des jeunes.

 

L’accès, à la maturité, ne peut, s’accommoder, de l’incapacité, à la confiance sereine, en autrui. Seulement, de la seule, entente fructueuse, entre tous, ses membres429. L’adojeunesse n’est pas « reconnue », en tant, que telle, en ce sens, qu’elle n’est jamais, « créditée », de valeurs positives avérées, au présent. Seulement, de potentielles qualités hypothétiques, supposées, espérées, pour l’avenir, l’âge adulte, étant arrivé. De façon, très virtuelle, conditionnelle. Les jeunes souffrent fort, de n’être « adoubés », qu’à l’exigence expresse, de n’être plus… jeunes ! « La jeunesse, ne serait-elle, qu’un mot » ? (Les Jeunes et le premier emploi, France, 1978, Questions, de sociologie, France, 1984). Selon, l’expression, d’étude, qui fit tant, « florès », du sociologue français, P. Bourdieu (1930-2002)430. L’appréhension morale, de l’adolescence et, la jeunesse, par le monde adulte, est donc, des plus nocives et, erronées. Le junior est arbitrairement, placé, en phase, d’attente. Sa compétence propre n’est toujours, pas assez et, pleinement, admise.

 

Seule, celle, d’adulte, a pleine autorité, abusivement, certifiée, par, pour, elle-même, en tant, que telle. Il est admis, qu’être jeune, ne confère, que peu, de droits, d’avantages, de crédibilité. La parole, du junior, n’est pas, réellement, prise, en compte. Il est toujours, taxé, d’immaturité, inexpérience, incapacité. L’occasion, de « faire ses preuves », lui est même, souvent, refusée, par préjugé défavorable, incompréhensif et, hostile. La cause est désormais, entendue : être adojeune, est un très mauvais « handicap », qui ne se résorbe lentement, qu’avec, le temps, l’âge. C’est-à-dire, en moyenne, vers la trentaine accomplie. Les juniors souffrent, de cette discrimination, fort injuste, qui est très cruellement, ressentie, par eux.

 

Ils ne peuvent, admettre, qu’il leur faille, toujours, attendre, un peu plus, pour être acceptés. Répondre, à exigences, de plus en plus, élevées. Non attendus, entendus, en leur propre société, les adolescents voient grandir, leur mal-être existentiel. Les reports et, l’élévation accrus, des conditions d’accès, à l’adultisme, ne tendent, qu’à leur pur et, simple rejet prolongé. En un tel, fort malveillant climat « fulminant, anti-jeune », les mouvements, les plus contestataires, des juniors français, se sont multipliés. En ce dernier, tiers, de siècle431. Les choses ne pourront, qu’empirer, les conditions, de vie, juvéniles, se dégradant, toujours et, encore, davantage.

 

Les « séditieuses jacqueries » adojuvéniles, des décennies soixante, soixante-dix, du siècle précédent, étaient celles, d’une jeunesse, plutôt, économiquement, favorisée. Par son temps, idéaliste, en quête, de libertés hédonistes, accrues. Porteuse, aussi, d’exigences idéologiques. De volonté subversive anticonformiste, « révolutionnaire », d’abolir, le système collectif rigide, existant. En lutte, contre la domination adulte, pour y substituer, un autre. La rage collective, des jeunes, des décennies suivantes, à partir, du milieu, des années quatre-vingt, reflète, le fort lancinant marasme, matériel et moral, d’une génération, en crise. Pragmatique, dépassionnée, désenchantée, dépolitisée, maltraitée, par une conjoncture permissive, bien moins favorable. Il ne s’agit plus, de vouloir, « changer le monde », mais, s’en accommoder et, d’exiger, d’y être intégré. Les juniors ne se battent plus, pour des changements, mais, contre les réformes. Non plus, pour s’émanciper, de tutelles, mais, pour que l’on s’occupe mieux, d’eux. L’adojeunesse s’oppose, proteste, défend, les causes, qui lui paraissent justes, notamment, la sienne. Dès lors, qu’elle s’estime, menacée, opprimée, en véritable posture, de nature « tribunitienne »432.

 

Après, la grande fièvre, de 1968, il y a, des suites revendicatives, plus ou, moins, importantes, chroniques, dans les années 1970. (1971, 1973, 1974, à 1976 et, 1979). En particulier, les actives menées, des mouvements libertaires lycéens, tels, les Cal : Comités d’Action Lycéens. Ses successeurs, à partir, de 1970 ou, étudiants, avec, notamment, l’Unef : L’Union Nationale, des Étudiants de France (1907). Puis, viennent, quelques années, de calme relatif. À partir, de 1986, les jeunes français se soulèvent, en nombre, principalement, en moyenne, tous les quatre ans. 1986, révolte, contre les projets, de réforme, de l’enseignement supérieur, du ministre, des Universités, A. Devaquet (1942-2018).

 

Sous, le gouvernement, de J. Chirac, II (1986-1988). 1990, les lycéens, sous le gouvernement, de M. Rocard, II (1988-1991), manifestent, contre le défaut, de moyens éducatifs, du secondaire. 1994, rejet, du Contrat d’Insertion Professionnelle, du gouvernement, d’É. Balladur (1993-1995). 1998, manifestations, des étudiants, contre, les projets, de réforme, des Iut, du ministère, L. Jospin (1997-2002). 2002, bronca juvénile, pour protester, contre, J.-M. Le Pen, sa présence, au second tour, de l’élection présidentielle. 2006, refus, du Contrat Première Embauche, du gouvernement, D. de Villepin (2005-2007) et, mouvement protestataire corollaire.

 

2010, poursuite, des mouvements, de lycéens. Rejet lycéen et, étudiant, de la réforme, des retraites, du gouvernement, F. Fillon, II (2007-2010). 2014, protestation, contre, la percée, des extrémismes, aux élections européennes. Également, 2004, condamnation, par les juniors, du projet, de loi, concernant, la « réforme, des lycées », sous le gouvernement, de J.-P. Raffarin, III (2004-2005). 2005, violentes émeutes urbaines, des banlieues. « Exaspération », des jeunes stagiaires, contre, leur « exploitation », jugée abusive. 2007, opposition résolue, d’une partie, des étudiants, à la réforme Pécresse, d’autonomie, des universités. 2008, refus, des lycéens, de la réduction, des personnels éducatifs et, d’encadrement et, de la réforme, de la classe, de seconde.

 

2009, soutien, des étudiants, aux grèves, des enseignants et, des chercheurs. 2016, colère lycéenne, étudiante, contre, le projet, de réforme, du Code, du Travail, du gouvernement, de M. Valls, II (2014-2016), assouplissant, les conditions, d’emploi. La jeunesse, de France, se sent tellement, précarisée, qu’elle prend peur, de façon, collective, irrationnelle. Chaque fois, que le pouvoir politique, prétend, « changer, quoi, que ce soit », aussi peu, que possible, qui puisse directement, la concerner. Elle préfère, un « statu quo », qu’elle sait, pourtant, fort peu satisfaisant, pour elle, tant, elle redoute, que le changement, ne soit pire, encore.

 

Elle s’oppose, d’autant plus, « volontiers », que les autorités finissent, toujours ou, presque, par s’incliner, devant, l’ire juvénile. Elles ne peuvent, en tant, qu’émanation démocratique, prendre le risque, de s’aliéner, durablement, les forces vives, du pays, en émeutes prolongées. Avec, tous les risques, que cela, comporte, notamment, en morts violentes possibles. Depuis, qu’en décembre 1986, un jeune, de vingt-deux ans, M. Oussekine, est mort, sous les coups, de la Police, en marge, des manifestations, de l’époque. Ce traumatisme terrible, est resté, en tous les esprits433. Une éducation, de la jeunesse, à une socialisation active dynamique, consiste, à apprendre, au junior, à mieux, s’intégrer. En osant, décider, demander, agir. Évoluer, ne pas avoir peur, des risques, des changements. S’assumer, se battre et, s’imposer, à la « force, du poignet ». Nous l’avons dit, les enquêtes, d’opinion, démontrent, que les jeunes ont, toujours, une appréciation, bien plus indulgente et, favorable, à l’encontre, des adultes, que l’inverse ! Le préjugé adulte jeunophobe est donc, plus fort et, fréquent, que celui, adultophobe, des juniors !

 

Les préjugés « anti-jeunes », de la part, des adultes, l’emportent donc, sur les réserves, « anti-adultes », des juniors. Les aînés ont toujours, peur, des éventuels « dérapages » incontrôlés, incontrôlables, des adojeunes. Ils préfèrent toujours, en pavlovien réflexe, d’autoprotection, de sécurité préventive, « assurer, leurs arrières, prendre, les devants, au cas, où ». L’adolescent est considéré, comme, un quasi, « potentiel danger public, permanent, porteur, de germes et, miasmes malsains ». Incapable, de se gouverner, lui-même et, à réduire. De la même façon, qu’au dix-neuvième siècle, les masses populaires laborieuses et, la jeunesse, étaient tenues, pour classes dangereuses.

 

À contenir, surveiller, éduquer, punir et, enfermer, le cas échéant. Comme, les aliénés, des asiles, les pires criminels ou, asociaux. Les maisons, de correction et, autres centres carcéraux, de redressement, véritables « bagnes », pour enfants, adojeunes, ont perduré, en ce pays, jusqu’aux années 1930 ! L’adolescent, le jeune, est l’autre, l’étranger, le différent et, le sulfureux subversif. Beaucoup, de crasses ignorances, mauvaise foi, peurs irraisonnées, irrationnelles, à son égard, persistent. L’on comprend, que les juniors, se sentant, peu appréciés et, refoulés, par le monde, des adultes, prisent, en vérité, si peu, ce dernier.

 

Tant, ils en mesurent, les égoïstes travers, si arrogants, si peu, en accord, avec leurs propres valeurs, bien plus, généreuses, humanistes, libertaires. En opposition, à celles, des adultes, souvent, jugées répulsives, par les juniors. Notre « adojeunesse sociale » est déconsidérée, marginalisée, rejetée. Les rapports, entre les jeunes et, « non-jeunes », ne sauraient tourner, au pugilat, en « bataille des Thermopyles ». (Grèce, 480 av. J.-C.). La société adulte se construit, fonctionne, selon, des critères, qui lui sont propres. Elle évalue, toute chose, à l’aune, de son propre regard. Les juniors sont considérés, comme, des « gêneurs », en puissance, séditieux, imprévisibles, incontrôlables. En cette seule, optique, si étroite, la volonté et, l’objectif adultes, se doivent alors, de, systématiquement, prévaloir, l’emportent, de fait, par principe. Les jeunes sont évalués, comme, « non crédibles » ni, dignes, de confiance, de considération, car ils sont différents, des adultes. Ils contestent, l’ordre établi, de ces derniers. Le droit, d’agir, de penser différemment, leur est, bien souvent, dénié, est décrié. Leur inachèvement même – mais, n’est-on jamais, achevé ? – fournit prétexte, à les tenir, fort injustement, « en lisière, de l’essentiel ».

 

Jusqu’au moment tardif, jugé arbitrairement, adéquat, pour être enfin, « admis, au sérail ». La Machine à trier – Comment, la France, divise sa jeunesse. Titre significatif, d’un ouvrage, de sociologie, traitant, de l’exclusion, des jeunes français discriminés. (Galland et al., France, 2011). Il y a, deux jeunesses nationales. Favorisée et, moyenne ou, en échec. Les inégalités croissent. Entre jeunes et, relativement, aux adultes. L’importance, du diplôme, est exorbitante. Un gouffre s’instaure, entre non diplômés et, labellisés. Les juniors stigmatisent, un système inégalitaire, qui leur nuit fort. Leur image est mauvaise. Faute, d’insertion, les frustrations grandissent. Les non diplômés sont marginalisés, aspirent, à plus, d’égalité. Ils fuient, la politique, se radicalisent, par défiance. Ils votent peu, protestent ou, se replient. La sphère publique leur est barrée. La famille joue, un rôle social reproducteur, de soutien, favorise, l’inégalité, des chances. Telle, l’école. L’orientation, l’enseignement, font plus échouer, que réussir, en « éliminant », surtout. L’emploi, la protection sociale, du jeune, sont d’abord, précaires. Sa désinsertion s’aggrave-434.

 

La jeunesse se prépare, à l’adultisme, par la socialisation, l’insertion, l’intégration. Aujourd’hui, les étapes nécessaires, à cet effet, sont différées, déconnectées, les unes, des autres, dans le temps. Les jeunes sont, bien moins, autonomes, que les adultes, or, plus, que les enfants. L’identité libérée, du junior, serait déjà, quasi adulte. Son rôle et, statut minorés, encore, quasi proches, de ceux, de l’enfance. Il y aurait alors, autonomie, sans indépendance, marque, de la néogénération occidentale, notamment, française contemporaine. La jeunesse moderne naît, après, la Grande Guerre (1914-1918). L’adojeunesse populaire connaît, des études courtes, une mise au travail précoce, une vie, chez les parents, le célibat.

 

Puis, le garçon fait son service militaire, quitte ses parents, à jamais, se marie. Après, le Second Conflit mondial (1939-1945), l’allongement accru, des études, synchronise, chez les adojeunes « populaires », la fin, de la scolarité. Le début, de la vie active, le départ, du foyer parental, le mariage ou, la vie, de couple. Ce type classique est donc, assez synchrone. Par rapport, aux garçons, les filles, de ce modèle modeste, observent, en moyenne, une précocité, de deux ans. En ce système, tout semble donc, harmonieusement, s’enchaîner, « aller, de soi ». De façon, successive, logique et, cohérente. Soit, intégrative. De surcroît, nombre, de filles, malgré, la fin, des études, ne travaillent pas.

 

Généralement, elles optent, pour un conjoint, plus âgé, aussi, du « meilleur statut social ». Tel, était, reste, encore, partiellement, le modèle populaire, d’adultisme, des jeunes, notamment, des garçons, ouvriers et, employés subalternes. Le type bourgeois estudiantin, de socialisation adulte, diffère fort. Il est reporté, dans le temps, mais, reste autonome. Les études sont plus longues, l’entrée, en l’emploi, bien plus tardive. La « cohabitation », avec les parents, se prolonge, la stabilisation sentimentale est retardée. Cela, concerne, les classes sociales supérieures, au dix-neuvième siècle, puis, moyennes, en la deuxième moitié, du vingtième. Aujourd’hui, cela, a gagné, à un degré moindre, les milieux populaires supérieurs. Depuis, la fin, des Trente Glorieuses (1945-1975), ce schéma, de socialisation adulte adojuvénile, « mute ». Car la société, les mœurs et, l’éducation, la situation économique, la culture, l’évolution, des adojuniors, eux-mêmes, ont beaucoup varié. Les vecteurs, d’adultisme, sont repoussés, dans le temps. En outre, ils sont désynchronisés, contrairement, au passé. Nombre, d’études, se prolongeant, « tant et, plus ».

 

Ce qui retarde, d’autant, les autres étapes, d’adultisme. Aujourd’hui, les trois quarts, des jeunes, de quinze – vingt-quatre ans, de l’Union Européenne, sont en études. Près, de la moitié, des juniors, de dix-huit, à vingt-quatre ans, de l’Union, sont étudiants, de l’enseignement supérieur, y compris, en France. Dans les pays européens, du Nord, des aides publiques importantes, permettent, une autonomie, plus précoce, qu’ailleurs, malgré, l’allongement, des études. Car, la vision, qui y prévaut, sur les jeunes, est positive, les considère, comme, une richesse, une puissance créative précieuses. À encourager, vers l’indépendance.

 

En Europe méridionale, études et, emploi sont séparés et, se succèdent, dans le temps. Peu, d’étudiants, ont un travail salarié. Cela, progresse toutefois, en France. En Europe septentrionale, près, de la moitié, des adojeunes, de quinze – vingt-quatre ans, en études, travaillent aussi, en même temps, à temps partiel. Cela, est aussi, le cas, des adojuniors britanniques, mais, à un degré moindre, un quart, d’entre eux. Ils entrent, bien plus tôt, en moyenne, dans la vie active, que les autres jeunes, d’Europe. Plus, d’un tiers, à dix-huit ans, contre, moins, d’un cinquième, en Europe. Les juniors scolarisés restent, en moyenne, plus longtemps, chez leurs parents, que les jeunes, dits, actifs.

 

Globalement, l’allongement, des études, retarde l’accès, à l’emploi, à plein temps, le départ, de chez les parents, l’autonomie, de logement, la mise, en couple. En tous les pays, d’Europe méditerranéenne, les jeunes sont les plus tardifs, à quitter, leurs parents. Surtout, par forte incitation culturelle, religieuse, économique familiale et, également, manque, d’aides publiques adéquates. De même, à un moindre degré, du fait, d’un chômage élevé, de peu, de logements vacants disponibles. Par de très larges, libertés intrafamiliales, qui rendent, fort supportables, les « cohabitations » domestiques intergénérationnelles.

 

En pays nordiques, l’indépendance juvénile est la plus avancée, car, matériellement, aidée, par la collectivité, pour y accéder. Du fait, d’une culture, de l’autonomie individuelle précoce, pour tous les jeunes. L’Europe médiane continentale, est entre ces deux modèles extrêmes. Avec, des modes, d’aide mixte, familial et, étatique. Cela, concerne, par exemple, la France ou, l’Allemagne. Les jeunes français quittent leurs parents, plus tôt, que les juniors, d’Europe, du Sud. Les étudiants ont, souvent, un habitat autonome, pour être, sur les lieux mêmes, de leurs études, concentrées, dans les métropoles régionales. Des aides, au logement, spécifiques, le permettent alors, pour de nombreux jeunes.

 

Contrairement, aux juniors scandinaves, cette autonomie est toutefois, limitée, incertaine. La proximité affective, économique, avec les parents, reste forte. L’aide financière étatique, à la jeunesse, est plus grande, qu’en Europe, du Sud, moins, qu’en Scandinavie. Quoi, qu’il en soit, pour l’ensemble, de la néogénération occidentale, y compris, nord-américaine, le temps adojuvénile, de préparation moratoire, entre enfance et, adultisme, s’allonge. Se complexifie. Les différentes étapes, d’accès, à la socialisation adulte, sont coupées, les unes, des autres. Le jeune peut achever, ses études, sans, pour autant, entrer, de suite, en la vie active. Il peut également, le faire. Il peut quitter, ses parents, trouver, un logement indépendant, sans, pour autant, se stabiliser affectivement. Il peut terminer ses études et / ou, travailler, sans, pour autant, quitter ses parents. Comme, il peut le faire et, vivre, en son logement propre. La fin, des études, et, l’emploi, n’impliquent pas, forcément, une vie, de couple. Cette dernière peut exister, sans entrée, en la vie active, pour les scolarisés. Ces derniers peuvent, ne pas former, de couple affectif. Le jeune travailleur, quel, qu’il soit, peut aussi, vivre, en couple.

 

Le couple est possible, même, quand, le jeune vit toujours, chez ses parents. Le junior peut être célibataire, tout en vivant, chez ses parents. Le jeune, en logement autonome, peut être, en couple ou, célibataire. L’adojunior peut travailler, tout en poursuivant, ses études, tout en ayant quitté, ses parents. Ou, en restant, chez eux. En couple ou, non. Il peut être étudiant, tout en ayant, un logement autonome ou, vivre, chez ses parents, pendant, ses études. Les jeunes, qui ne sont ni, en études ni, en emploi, existent aussi. Certains, peuvent arrêter, de travailler, pour reprendre, leurs études. Ou, les interrompre, pour entrer, en activité. Un junior travailleur peut aussi, ne pas avoir fait, d’études, après, la fin, de l’obligation scolaire, à seize ans. Le jeune peut n’être ni, en études ni, travailleur, vivre, chez ses parents ou, ailleurs, en couple ou, non… On le voit donc, tous les cas, de figures, de socialisation adojuvénile, sont, désormais, vécus, possibles. Selon, les situations, les juniors. Les désirs et, possibilités, des uns et, des autres, également. De façon, « concomitante et, synchrone » ou, alors, « déphasée et, disjointe »435.

 

Le premier emploi, comme, la stabilisation affective, sont différés, ne sont plus liés. Le mode, de socialisation adulte, des deux sexes, devient quasi similaire, surtout, pour les diplômés, du supérieur. Quant à la naissance, du premier enfant, elle intervient désormais, en moyenne, à l’orée, de la trentaine. Tout ceci, est à relier, aux fortes difficultés, d’insertion, de nos jeunes, en l’emploi. Les adultes insérés, en leur travail, sont toujours, mieux protégés et, non, les juniors entrants. Leur taux, de chômage, est toujours, en France, en moyenne, le double, de celui, des aînés, prioritaires et favorisés.

 

En outre, les emplois, les plus temporaires, précaires, déqualifiés, mal rémunérés, peu valorisants, sont, en ce pays, l’apanage, des jeunes. Même, ceux, diplômés, de l’enseignement supérieur. Plus, en France, qu’ailleurs. Le Nord, de l’Europe, protège mieux, l’emploi, des juniors, que le Sud. La globalisation, de l’économie mondiale, accentue encore, les désavantages, de la jeunesse, dans l’emploi. Avec, incertitude économique, concurrence accrue, corrélées. La précarité est donc, dévolue, aux plus jeunes, en toute priorité, car ils ne présentent pas, toutes les garanties, des adultes. Les juniors, qui s’en sortent, le mieux, sont les plus diplômés. Les autres, les moins bien formés, sont exclus. Le diplôme promeut moins, mais, protège encore.

 

De plus en plus, d’entre eux, connaissent, la pauvreté. Un quart, des jeunes européens, serait, en ce cas. Les « évolutions, de carrière », sont bien plus, malaisées, lentes. Les diplômés sont déclassés436. Meilleure, est la qualification, meilleure, sera, toute la carrière professionnelle. Les adojeunes, d’origines étrangères, connaissent, des conditions, d’insertion socioprofessionnelle, encore plus, difficiles, que les autres437. La situation, des juniors, est des plus malaisées, car, les transmissions familiales, d’insertion, sont, de plus en plus, rares. Les jeunes doivent, désormais, apprendre et, s’adapter, s’intégrer, par eux-mêmes. Avec tous les aléas, incertitudes, risques, menaces, que cela, implique438.

 

Contrairement, au passé, les juniors préfèrent « profiter », de leur jeunesse étudiante, au maximum, plutôt, que d’intégrer, plus tôt, la vie adulte, si répulsive, à leurs yeux. Avant, les années 1960, l’inverse prévalait. Quitter, au plus vite, une vie austère, de scolarisé assujetti, pour l’indépendance adulte, plus douce, attirante. Aujourd’hui, le développement et, l’élaboration personnels, de chaque jeune, l’emportent, sur les acquis, transmis, par les aînés. En tous, les pays européens nordiques, bien plus encore, que méridionaux. L’Europe médiane continentale, dont, la France, est en un « entre-deux modeste », incertain. (Galland, 2011, 2017)439.

 

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Il est révélateur que, dans le débat télévisé, du second tour, des élections présidentielles françaises, de 2012, nul, des deux candidats, n’aborde, les questions, d’adojeunesse. Ni, le président, en exercice ni, le candidat d’opposition, ne se sont donnés la peine, de livrer leur « vision », de la néogénération, de France. Ni, de faire des propositions concrètes, en sa faveur. Ni, de dire, toute l’importance, des juniors, pour l’avenir, du pays. De reconnaître, leurs difficultés, les intégrer, en un projet, de société. Le préadulte est exclu, de tout dessein national, par choix. Cela, demeurera, car l’idée même, de juvénilité, est fort étrangère, aux mentalités, du pays.

 

Cela exige, une « ouverture morale, une tolérance », auxquelles, les esprits rétifs, se refusent encore. Sous l’actuelle, majorité politique gouvernante, comme, auparavant, la situation, des jeunes, de France, surtout, les plus défavorisés, se dégrade. À tous points de vue. Ce qui est indigne, de ce pays. La jeunesse aura été, tout aussi, absente, des débats, comme, de la campagne, des élections présidentielles, de 2017. Ce qui est très significatif, de l’inexistence, de la nouvelle génération, au sein, de la société française. Passée, présente et, à venir, comme, il est fort, à craindre ! Une fois, de plus, en 2018, la jeunesse, de France, manifeste. Contre, les réformes, du gouvernement, d’É. Philippe, II (2017-), qui ont trait, à l’accès, à l’université, la réorganisation, du lycée et, du baccalauréat généraux et technologiques.

 

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« Grégarisme » juvénile, « toujours, plus protestataire, qu’intégratif » ?

 

Cette mauvaise appréhension, de la différence, d’autrui, est due, à des préjugés, ignorances. Elle suscite, des blocages, préjudiciables, à tous. L’on oublie, les qualités, des jeunes, pour ne retenir, que leurs défauts, réels ou, supposés. L’adolescent demeure encore, avant tout, dans les esprits, le marginal, le délinquant, le drogué, l’étranger, le libre penseur et, le jouisseur. Le corollaire en est, l’autoritarisme forcé ou, le laxisme, si coupable, à son égard. L’excès prévaut. Les juniors ont du mal, à comprendre, admettre, les travers et, compromissions, de la société adulte.

 

En la mesure, où, cette dernière, a nette tendance, à s’ériger, en donneuse, de leçons, modèle, à suivre, pour l’adojeune. Ce dernier, se montre très sévère, à l’égard, de ses aînés, stigmatisant, ce qu’il juge être, de la vile duplicité. Il a, pleinement, conscience, que le monde, que l’on prétend, lui léguer, est des plus contestables et, nocifs, en ses principes. Les jeunes ressentent, toujours plus, leur environnement direct, comme, ultraconcurrentiel, violent, injuste, hostile, très peu accueillant. Tout particulièrement, à leur encontre, de laissés, pour compte.

 

Ils estiment, à juste titre, qu’il est totalement, dépourvu, d’idéal, comme, de vraie générosité. Ils s’interrogent, légitimement, sur la pertinence, le fondement, de l’organisation, de la société, de l’univers. Leur idéal, de paix, justice, d’harmonie, s’accommode très mal, du constat, amer et désabusé, qu’ils en font. La nouvelle génération considère, la sphère adulte, comme, égoïste, démissionnaire, à son égard. Elle en souffre, cruellement. Les adultes n’assument pas, leurs responsabilités, vis-à-vis, des jeunes. Ils se préoccupent, avant tout, de leurs propres intérêts. Les parents, les grands-parents, des adolescents, d’aujourd’hui, sont issus, du temps ou, de la mouvance, de « Mai-68 ». Ils ont renié, leurs idéaux juvéniles, pour le pouvoir, le confort, le consumérisme. Les cadets rejettent, la sordide imposture. Peu comprise, jamais, encouragée, valorisée, la jeunesse a tendance, à opérer, un repli stratégique, sur elle-même. Découragée, par l’ostracisme et, le négativisme, qu’elle subit, en un tragique exil, de l’intérieur. Elle se retire alors, du champ social, se mure, en son « narcissique particularisme néogénérationnel »440.

 

En l’optique, tristement compensatrice, des seules, petites autogratifications psychomatérielles, du quotidien. Hédonisme, vacuités exacerbés. Sans joie aucune. Les jeunes sont aussi, pour les mêmes raisons, souvent, tentés, par le défi rageur, réactif, du nihilisme, le plus destructeur. Contre eux et, autrui. Il s’agit, pour eux-mêmes, de marquer, rancœur, désapprobation, face, aux défaillances adultes, sur le mode frappeur. Plus ou, moins, in/consciemment, comme, des enfants blessés et, vexés, ils se « vengent » méchamment, de leurs frustrations et, déboires ou, qu’ils croient, tels. Passive ou, vindicative, retirée, en elle-même ou, en révolte ouverte, la jeunesse « maltraitée », par la société adulte, s’autoexclut alors, à son tour. Elle en subit, tout le préjudice, en illusions, perte, du sens, des réalités. L’impasse est consommée, le retour, à l’équilibre, très difficile. La renonciation autistique, tout comme, la violence aveugle, détruisent l’individu, car, elles ne laissent, nulles places, à la « vraie rédemption ». Que seules, permettent, l’ascèse, de soi, l’introspection. La néogénération ne sera, qu’hypothétique promesse, pour autrui. Elle n’est pas considérée, comme, porteuse, de sûres valeurs présentes, intrinsèques441.

 

Tout jeune, quels, que soient, son âge, sa maturité, sa situation propre, représente, une vraie valeur humaine, en soi, bien actuelle. À part entière ! Il importe, de cesser, de ne le considérer, qu’en fonction, d’un nombre, d’années, donné. Ne le créditer, que de qualités futures, que l’on ne veut arbitrairement, reconnaître, qu’aux adultes. L’adolescent est utile, à sa société, tel, qu’il est et, au stade, de maturation, qui est le sien. Le mettre, « en attente », n’a strictement, aucun sens ! Les juniors ne peuvent plus, être écartés, de la marche, du monde, tenus, en tutelle. Il s’agit, de leur donner, l’occasion, de mieux, « faire valoir », leurs talents particuliers.

 

Ils peuvent psychiquement, être pris, en considération, sous peine, de souffrances inutiles. Le crédit, que l’on porte, ou, non, à leur « parole », ne saurait, être proportionnel, au nombre, d’années, atteint. Seule, compte, la pleine valeur, de ce qu’ils expriment, en fonction, de toutes leurs richesses spécifiques, capacités propres. L’interdit, qui frappe, la jeunesse, de France, lui est préjudiciable. De même, qu’à l’ensemble, du corps social national, alors, privé, d’un apport, des plus essentiels. Il convient, de le lever. Sous l’Ancien Régime monarchique français (1589-1789), l’adolescence est indifférenciée, des adultes, mais, précocement, intégrée.

 

Aujourd’hui, elle est distinguée, des aînés, mais, très marginalisée. Il est possible, de trouver, un équilibre, en l’insérant, bien plus rapidement. Avec le temps, de progresser librement, à son propre rythme, vers le plein adultisme. Fragilisés, par leur société, les jeunes ont peur et, sont dépourvus, de toute confiance, en eux-mêmes et, leurs potentiels. Ceux, de leur nation, leur gouvernement. L’immobilisme les « assassine », mais, ils préfèrent encore, le pourrissement, qui les dessert, aux risques éventuels, de changements. Même, prometteurs, mais, à la portée hypothétique, en tant, que tels. Il est vrai, que la façon, de procéder, des gouvernants, n’est pas toujours, loin, s’en faut, des plus adéquates. Que le dialogue, avec la jeunesse, connaît encore, maints ratés. L’éducation, à une socialisation active dynamique, lui apprend, à mieux s’intégrer.

 

En osant, décider, demander, agir. Évoluer, ne pas avoir peur, des risques, du changement. S’assumer, se battre, s’imposer, à la pleine « force, du jarret ». Ce n’est, qu’à ces conditions impératives, que nos adojuniors auront, une « meilleure place », en leur propre société. Celles, d’audace, d’action, de confiance, d’adaptabilité, de courage, personnalité, d’affirmation, de soi. Elle ne leur sera pas offerte. À eux, de la prendre ! La vision, de ces jeunes, de début, de siècle, est ambivalente, car, fort lucide, mature. Ils se doivent, de croire, en eux-mêmes, leur destin et, avenir personnel. Tout en étant conscients, de leurs limites, des travers, du genre humain. Cela, peut les blesser, durement, mais, ils ne s’en posent, pas moins, pour autant, en « filles et, femmes, garçons et, hommes, de bonne volonté ». Ce qui est encourageant, pour l’avenir.

 

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Les adolescents disent, de leur propre chef, avoir beaucoup d’amis, à 96 pour cent. Or, les adultes, concernant, ces mêmes jeunes, le pensent, à 84 pour cent. Les juniors affirment, parler facilement, avec leurs parents, à 82 pour cent. Les adultes rétorquent, à 50 pour cent. Les ados disent, se sentir bien, à l’école, à 73 pour cent. Les adultes le croient, à 47 pour cent. Les jeunes pensent être, le plus souvent, satisfaits, de ce qui leur arrive, à 72 pour cent. Les adultes affirment, à 35 pour cent. Les adojuniors se sentent souvent, sous pression, à 39 pour cent. Les adultes disent, à 81 pour cent. Les ados ont des difficultés, à aller, vers autrui, à 21 pour cent.

 

Les adultes le pensent, à 48 pour cent. Les adojeunes se sentent, souvent, mal dans leur peau, à 19 pour cent. Les adultes le disent, l’estiment, quant à eux, à 72 pour cent. Les adultes ont donc, une impression négative, du bien-être, de l’adolescence, des jeunes. Bien plus, que les juniors, sur eux-mêmes. 71 pour cent, des adolescents interrogés, pensent, que les adultes, ont d’eux, une « mauvaise image ». 86 pour cent, des adultes, disent avoir, une bonne image, des adojuniors. 86 pour cent, de ces adolescents, ont une fort bonne image, des adultes. 92 pour cent, des parents, ont une bonne image, des adolescents. 88 pour cent, des professionnels, en contact avec eux. 78 pour cent, des adultes, sans contact. (Pfizer, France, 2007)442.

 

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Le junior continue, de faire peur, d’indisposer. Non seulement, pour ce qu’il est, représente, en tant, que tel, « ès qualité ». Pour des défauts, réels ou, supposés, qui lui seraient prêtés. Surtout, pour la menace, qu’il sera toujours, censé être, en l’imaginaire collectif. Le potentiel, d’enrichissement, du jeune, est éludé. Ce dernier est surtout, « jaugé », en tant, que risque, latent et subversif. Toujours, prêt, à « frapper », aux yeux, des cohortes, antérieures, à lui-même. La jeunesse, en tant, que telle, est « déconsidérée », car, ce qu’elle est et, représente, est jugé négativement. De façon, dépréciée et, dépréciative. Elle est « marginalisée », car son apport, ses valeurs, ne sont pas estimés recevables. Elle est « rejetée », car, l’on ne croit pas assez, en elle. Il est procédé, à son isolement, en deçà, d’une sorte, de « cordon sanitaire ».

 

Au cas, où, elle serait, fort « contagieuse », pour tout le reste, de la population. L’important, est d’ « avoir la paix », de ne pas être importuné et, incommodé. La société adulte se doit, de savoir, qu’elle a, tout autant, « besoin », de sa jeunesse, pour progresser, se renouveler, que réciproquement. Elle ne peut alors, l’ostraciser. Pour lui redonner « confiance et, espoir », la dissuader, de déserter et, partir ailleurs. Il importe donc, de reconnaître, ses valeurs, qualités, d’apport. Il convient, de lui permettre, de se réaliser, comme, elle l’entend. Tous les adolescents, ne peuvent qu’être, en mesure, de participer, avec liberté et, force, à la marche, du temps, de leur siècle. La violence exprimée, contre, eux-mêmes, comme, autrui, par nombre, d’adojeunes, comme, d’adultes, peut véritablement, baisser. En contrant, le sentiment, de « rejet » subi, du fait surtout, des adultes. Également, de la part, des congénères. L’acceptation mutuelle, de soi et, d’autrui, vaut plénitude !

 

Cette force négative, peut être orientée, positivement, en inversant, la donne. Au lieu, de laisser entendre, à l’adolescent, qu’il ne vaut rien, en tant, que tel, qu’il ne réussira pas. L’on peut, le valoriser. Il s’agit, de lui redonner, pleine confiance, en lui disant, qu’il est capable, de l’essentiel, que l’on a besoin, de lui et, croit, en lui. Le sentiment, d’impuissance, d’inutilité, ne peut plus, alors, offenser, la dignité, des adojeunes. Les mener, au danger, à l’impasse, de la déréalisation. Le seul, vrai moyen, de juguler, cet anéantissement, cette fuite, vers nulle part, consiste, à les « ré/introduire, dans le jeu social ». Il s’agit, de rappeler, aux juniors, qu’ils ne sont, nullement, condamnés, à la paralysie, la dévaluation. Il convient, de leur permettre, de réaliser, se réaliser, en leur en donnant, les possibilités concrètes. Chaque être humain, en particulier, concernant, les plus jeunes, se doit, d’être en mesure, de pleinement, opérer, ses propres choix, d’avenir. Assumer, librement, ce qui fonde, sa destinée. Les juniors ont une personnalité, une existence, une volonté et, des objectifs originaux, qu’il importe, de bien mieux, respecter.

 

Les adultes n’ont pas, à les réduire, à l’aune, de leurs propres réalités. Ni, à les contraindre, à des schémas, qui leur sont étrangers. Le bon sens peut l’emporter, pour construire, ensemble. Aucun junior, ne peut être coupable, « ès qualité », d’être jeune. Cela, n’est jamais, en soi, vertu, pas plus, que vice congénital. Aucun adolescent, ne saurait être tenu, en défiance, du seul fait, de sa date, de naissance, jugée, « trop récente ». Les adultes peuvent apprendre, à faire taire, leurs préventions, par peur, refus, de la différence. Vivre ensemble, peut consister, à mieux, se respecter, mutuellement, en ses dissemblances, même, extrêmes. Pour avancer résolument, avec détermination, de concert.

 

Notre société peut moins vieillir, démographiquement, moralement, perdre, de son dynamisme. Par excessif enfermement, en ses routines, conservatismes, immobilismes. Nos jeunes peuvent être, plus nombreux, moins s’expatrier, pour s’assurer, un destin meilleur. Le seul moyen, d’inverser, la tendance, est de leur accorder, bien plus, de « place », en leur société française, la conduite, des affaires. Ils sauront alors, bien mieux, que leurs aînés, accélérer la marche, des décennies, à venir443. R. Barre, (Homme d’État, France, 1924-2007), a affirmé, que « les Corses, n’avaient qu’à prendre, leur indépendance, s’ils la souhaitaient » ! De même, il revient, aux juniors, de « se saisir pleinement, eux-mêmes, de leur complète souveraine destinée ».

 

 

Image, de marque, modalités, dépendances, d’ « assimilation », du jeunAdo

 

L’image médiatique : écrite, audiovisuelle, littéraire, cinématographique, artistique, culturelle, de la jeunesse, n’est pas, en reste. Généralement, elle ne donne, d’elle, qu’une vision partielle, partiale, négative, dévalorisante. Cette conception, très erronée, limitative, injuste, enferme, l’adojunior, en un rôle, des plus manichéens, stéréotypés, répulsifs. Notre néogénération est victime, de la représentation, fort mauvaise, déformée, qu’en donne, la presse, de tout genre. Trop, d’information, « tue », l’information. La surinformation aboutit, à la « mal information ». À la désinformation, la plus dommageable et, délétère.

 

Les médias, Internet, sont une formidable « caisse, de résonance, de tous les sanglots et, les gémissements », du globe. Ils répandent, auprès, des adojeunes, les pires « délices et, poisons » vénéneux, de la société « désaxée et, obscène ». Liturgie ritualisée, de tous les drames planétaires amplifiés, vrais cynismes, plus abjectes perversions, insanités et, superficialités. Matérialismes, artifices, fausses valeurs, pseudo-idoles, violences, quêtes, de factices célébrités éphémères, sottises, futilités et, laideurs… Désastre, pour la jeunesse !

 

Ils font fallacieusement, « rêver », les juniors, les dupent, manipulent. Cela, déforme, leur vision, du monde. Les médias écrits, audiovisuels, Internet, ont une responsabilité immense. Quant à, l’ « odieuse réputation », faite, à l’adojeunesse, par les adultes et, leurs complaisants relais complices. Les juniors ne sont dépeints, que sous les jours, les plus « noirs ». L’on n’exhibe, volontiers, comme, autant, de pathétiques « trophées », que les jeunes, les plus marginaux. Minoritaires, à problèmes ou, déviants, extrêmes, victimes et, sources, d’ « ennuis ». Jamais, représentatifs, de l’immense majorité, d’entre eux. L’adolescent, le jeune, qui construit, partage, contribue, à la richesse humaine, est délibérément, « oublié ». L’information ne parle, que des juniors, qui « dérapent » ou, sont victimes, d’accidents, de violences, manifestations, mal-être. Ainsi, les médias, de France, sans exception, ont-ils largement, évoqué, la mort accidentelle, d’un jeune alcoolisé, de vingt-et-un ans. Au « rassemblement apéro géant », organisé, sur le réseau social Internet, Facebook, à Nantes. (France, mai 2010). La jeunesse est prioritairement, présentée, stigmatisée, comme, véritable, « bête curieuse, de foire », quasi- « plaie vivante ».

 

Notre presse, nos médias classiques, Internet, n’ont, le plus souvent, pas opéré, le choix, de retenir, de la jeunesse, l’apport positif, de sa majorité représentative. Seule, la « sombre face », d’une minorité marginale : accidents, déviances et, imprudences, échecs, difficultés… Cela, participe, de la « noire légende », qui se forge, de la néogénération, de ce pays. Ce parti pris systématique, de l’information, des articles, émissions, reportages, séries télévisées et, films, de cinéma…, donne, du jeune, une image faussée. Menace, victime, fardeau. Contribue, à sa mise à l’écart, de sa propre société. Pour illustrer, de façon, saisissante, notre propos, nous avons retenu, l’exemple significatif, d’un journal, de presse, français, d’information quotidienne, de très grande diffusion. Direct Matin, actuel CNews. (Numéro 698, du lundi 14 juin 2010). Nous avons relevé, pas moins, de sept références, aux adojeunes, toutes négatives. Que l’on en juge !

 

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Cela, commence, par la simulation musclée, d’enlèvement, d’un jeune, par ses amis, ce que la loi réprime, à l’occasion, de son « enterrement, de vie, de garçon ». Suivie, d’une interpellation, par la Gendarmerie. (P. 2). Ensuite, deux juniors, de dix-neuf / vingt ans, sont arrêtés, par la Police nationale, pour effraction avérée, avec dégâts, dans un collège, tentative, de vol. (P. 6). Un junior, de vingt-trois ans, est retrouvé mort, écrasé, par son véhicule retourné, dans un fossé. (P. 10). Un garçon, de dix-huit ans, avoue, avoir assassiné, avec une arme blanche, un adolescent, de dix-sept ans. (P. 11). Puis, un article précise que, si les dix-huit – vingt-neuf ans, représentent un tiers, des « donneurs de sang », en France, cela est trop ponctuel, limité. Il s’agit donc, d’inciter, les jeunes, à « mieux faire » et, de les « fidéliser ». (P. 12). Deux jeunes gens, de dix-sept et, dix-huit ans, reconnaissent, le meurtre, par arme blanche, le vol d’argent, sur la personne, d’un retraité, de soixante-et-onze ans. (P. 12).

 

Le journal évoque, aussi, la réédition, de la bande dessinée, conçue, en 1956, par le couturier, Y. Saint Laurent. (France, 1936-2008). Il s’agit, de La vilaine Lulu, jeune fille qualifiée, en l’article même, de : « personnage décadent, irrévérencieux, totalement, amoral ». (P. 24). Résumons : hormis, un seul article, mentionnant, un festival, de « jeunes talents, du rire », toutes les références, aux juniors, sont dévalorisantes et répulsives. Sur sept articles négatifs, ayant trait, aux jeunes, quatre concernent des violences, dont, deux faits criminels, ayant entraîné, mort d’homme. L’un, cite un accident mortel. Un autre, fait appel, à la « générosité », des juniors. Sous-entendant, qu’en matière, de don du sang, elle est « irrégulière », donc, « insuffisante ». Un dernier propos, met en exergue, un personnage, de fiction, juvénile, dont, l’on souligne, les caractéristiques maléfiques et, des plus douteuses !

(Journal quotidien, d’information, Direct Matin, France, 14 juin 2010).

 

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Les médias français, dont, Internet, contribuent, à la stigmatisation, de la jeunesse. Ils ne sont, en cela, que les purs « reflets », d’une société nationale, qui n’aime pas, n’accepte pas, rejette, sa propre descendance adojuvénile. Est-ce, donc-là, la vision, que l’on veut donner, de toute une génération ? Le crime, l’accident, l’inconduite notoire ? Où, sont donc, mentionnées, les belles réalisations, les grandes vertus, de nos cadets444 ? Ce n’est pas, en « dénaturant et, défigurant », les jeunes, ce qu’ils sont, font, représentent, qu’ils seront motivés, à donner, le meilleur, d’eux-mêmes, pour leur personne, société. Bien, au contraire, cette injustice, qui leur est faite, ne peut, que les mener, à endosser, plus encore, un faux rôle, d’ « enfants terribles ». Que l’on souhaite, leur faire, tous, « jouer » et, à tout prix ! « Amuseurs publics, fous, du roi, trublions fantasques et, fanatiques hors-la-loi ». Les juniors ne peuvent et, ne veulent intégrer, une communauté, en laquelle, aucune image ni, place décentes, nul rôle essentiel, ne leur sont accordés. Ne nous étonnons guère, alors, de les voir « déserter », un monde, qui ne veut, en aucun cas, d’eux445 ! N’ont-ils pas, insuffisamment, l’occasion, de s’exprimer ? Qu’ils prennent, résolument, la parole !

 

Heureusement, de plus en plus, les jeunes se disent, désormais, par et, pour, eux-mêmes. Ils ont compris, qu’il ne fallait jamais, compter, sur les adultes, pour donner, une juste, bonne image, de leur génération. Aujourd’hui, les médias écrits, audiovisuels et, Internet, faits, par, avec, les jeunes, se développent. Ainsi, les journaux lycéens ou, étudiants, comme, Le Petit Juriste, LPJ, journal étudiant, sur l’actualité juridique. (lepetitjuriste.fr). Les radios, de jeunes, comme VL. (vl-media.fr). Également, les télévisions adojuniors, comme, MCE Tv : Ma Chaîne Étudiante. (mcetv.fr). Comme, autant, de moyens, de libre expression, de la génération Y, des vingt – trente-neuf ans et, Z, des moins, de vingt ans. Via, des médias, à base Internet. Cela, reste, toutefois, fort timide, en France, par rapport, aux expériences étrangères. Il s’agit, pour les juniors, de créer, plus encore, leurs propres médias écrits, radiophoniques, télévisuels, Internet, pour « exister » !

 

Les journalistes seraient avisés, de montrer, les « belles choses », de cette génération, dont, l’on ne parle, quasi jamais. Leurs engagements, réalisations et, valeurs positives, de courage, solidarité, générosité, d’humour, d’idéal. Ils se doivent, d’ « enrichir », les jeunes, non, de les « appauvrir ». Il s’agit, pour les « médias jeunesse », de faire, des efforts, en ce sens, car ils sont généralement, trop peu exigeants et, ambitieux, à l’égard, des ados. Ils sont encore, trop rares, limités, à la sphère ludique, des loisirs, culturelle, aux problèmes juvéniles. Ils font, trop volontiers, appel, à la facilité, de la pire médiocrité démagogique, non, à l’exigence élevée.

 

Ils dévalorisent fort, nos cadets, par leur « conformisme pseudo jeuniste ». Les juniors peuvent pourtant, apporter, à la collectivité entière, leurs valeurs, d’ouverture altruiste, idéaux élevés, anticonformismes. À l’encontre, de la « pensée unique », antidémocratique ambiante, portons, leurs envies, de croire, qu’un autre univers, est possible ! Le jeune médiatisé reste, avant tout, celui, qui « agit mal, est en une mauvaise passe ». Marginal, tourmenté, « torturé » même et, soumis, aux violences ou, en causant. Beaucoup plus, rarement, celui, qui rayonne, apporte, sa pleine contribution, des plus constructives. L’ado français ne s’attire, qu’arrogance, mépris.

 

Dans les œuvres, de fiction, certes, la beauté extrême, des amitiés adolescentes, transparaît. Le malheur et, le drame, bien plus, que les bonheurs, aussi. L’on peut citer, de nouveau, en littérature, le roman russe, L’Adolescent (1875), de F. Dostoïevski (1821-1881)446, français, Le Grand Meaulnes (1913), d’A.-Fournier (1886-1914)447. Au cinéma, les drames américains Ken Park (2002), de L. Clark, E. Lachman448 ou, Elephant (2003), de G. van Sant449. Les jeunes atypiques ou, en situations extrêmes sont, le plus souvent, mis en avant. Au détriment, de tous les autres, pourtant, bien plus, représentatifs. L’ « imagerie classique spinalienne », de l’adojeunesse, est dépeinte, déclinée, de façon, ultraconvenue. Même si, l’intention, se veut, toujours, louable, comme, en la comédie cinématographique française, de F. Berthe, Nos 18 ans (2008)450. Il est vrai que, trop souvent, les films, d’ados ou, teen movies, regorgent, de clichés caricaturaux, en réalité, de fait, plus, anti-jeunes, que véritablement, favorables, à la jeunesse.

 

Sans compter, les séries télévisées, comme, Friends, (Comédie, sitcom, D. Crane, M. Kauffman et al., États-Unis, NBC, 1994-2004) ou, autres. L’actualité, mettant en scène, des acteurs juvéniles, n’est pas, que répulsive. Elle peut être positive, constructive. Il appartient, aux médias, d’être, bien plus, « objectifs », de s’intéresser, aux événements « valorisants ». Ceux, que l’adolescence est, bien plus souvent, fort capable, de générer. Les occurrences, délictuelles ou, accidentelles, concernent des sujets, très minoritaires. L’immense majorité, « s’exprime », tout autrement, il s’agit, authentiquement, d’en rendre, meilleur compte. La jeunesse n’est pas, une catégorie exotique, barbare et, sulfureuse. Elle tend, plus encore, à son accomplissement, l’édification, de sa société et, l’avenir, qu’à l’autodestruction, la sape subversive, nihiliste. Il serait beaucoup plus, « honnête », en déontologie médiatique, que les émissions, reportages, ayant trait, aux adojeunes, s’attachent, à en décrire, toutes les réalités tangibles. Y compris, les plus positives. Non seulement, systématiquement, les moins représentatives et, les plus négatives ou, viles !

 

Il convient, d’annihiler, la perversion malsaine, mensongère, qui dit, au jeune, que la réussite existentielle est aisée. Qu’elle repose, sur une notoriété, en réalité, factice, de mauvais aloi. Il importe, non, d’exhiber, de façon, voyeuriste, comme, indigne, certains, pour faire faussement, « rêver », leurs semblables. Or, de leur donner, authentiquement, la parole. Ils sont aptes, à véritablement, s’exprimer, sur le fond, en pleine dignité, total accord, de conscience. Tous les médias, l’information, la communication électroniques, numériques, informatiques, constituent, pour les juniors, une formidable ouverture, sur le monde. Ils constituent aussi, pour eux, un énorme « vecteur, d’amplifications », des pires travers, de l’univers.

 

L’excès, de consumérisme, d’images vidéo, par les adojeunes, est « toxique ». Même, quand, il ne s’agit, nullement, de cyberdépendance. En ce sens, qu’il installe, profondément, dans l’esprit, des adolescents, le « syndrome », de la virtualité, la plus abstraite. Il y a, confusion dangereuse, entre la réalité et, le pur imaginaire. En vidéo, jeux et films, tout est possible, contrairement, à ce qui est, dans la vie réelle. Le risque, de la « déréalisation », comme, en matière, de certains jeux, de rôle, est de « déraper », vers l’irréversible, en la « vraie vie ». Citons, les exemples, de ces jeunes, qui prennent et, font prendre, à autrui, les pires risques insensés, inconscients et, irraisonnés451.

 

Pour reproduire, par mimétisme, ce qu’ils ont vu, par écrans interposés. Comme, avec les émissions transgressives, Jackass. (Téléréalité, J. Tremaine, MTV, États-Unis, 2000-2002). Outre, ceux, qui en viennent, à tuer, par « duplication ». Pour être extrêmes, ces cas n’en sont, pas moins, révélateurs. La virtualité, des écrans vidéo, émousse fort, la sensibilité, aux souffrances et, droits, d’autrui. Elle flatte, les ego, pulsions pernicieuses, aux dépens, de l’autre, de soi, en réalité. À des âges immatures, sans recul. Il s’agit, de briser, le pessimisme médiatique récurrent, qui accentue, l’inquiétude exacerbée, de l’adolescent. Il ne s’agit pas, pour les médias, de verser, dans l’ « angélisme, le plus lénifiant ». Il convient, de « rééquilibrer », la tonalité générale, de l’information et, du discours médiatiques. En ne surprivilégiant pas, la liturgie, du drame ni, de l’échec, la souffrance. Ces phobies macabres, morbides, taraudent assez, le jeune, pour ne pas « surenchérir », de la façon, la plus malsaine. La parole médiatique, peut donner envie, à l’adojeune, de s’engager, dans le monde, qui est le sien et, d’ériger, son propre univers futur.

 

Il ne s’agit pas, de propager, la peur, le dégoût, la renonciation, aux normes, de vie. Pour cela, l’établissement, d’une juste, saine hiérarchie, des valeurs, s’impose. La forte, mise en exergue permanente, des extrêmes, les plus cruels, laisse entendre, aux juniors, que tout, est possible. Même le pire et, peut se justifier, dans le mensonge. La responsabilité morale, des médias, se doit, d’être assumée. Ce sont eux, qui contribuent, à forger, l’éthique philosophique, du citoyen. En particulier, juvénile, en lui présentant, expliquant, le monde. Il est, du devoir médiatique, de recadrer, la réalité, en ne se contentant pas, de dépeindre, les syndromes pathogènes.

 

Il s’agit, de démontrer aussi, que solutions, espoirs raisonnables, réalisables, existent toujours, bel et bien, pour tous, sans exceptions. Pour des raisons, d’identifications, de maturation, les jeunes sont amenés, à pouvoir, s’exprimer, ès qualité, dans les médias. Y voir, lire, entendre, leurs semblables. Les programmes radio, télédiffusés, Internet et, écrits, ponctuels, réguliers, dans des médias classiques ou, spécialisés, qui leur sont réservés, pourraient s’étoffer, s’enrichir, s’améliorer. De façon, interactive, l’adolescent pourrait, en certaines émissions, plus et, mieux, intervenir, en plateau et, par téléphone ou, en « lieux, de vie ». Les émissions pour, sur, avec, les ados, ne peuvent plus, se limiter, à des programmes radiodiffusés, leur donnant la parole.

 

Sur la bande Fm, qui fidélisent, leur auditorat juvénile, en diffusant, ses musiques favorites. Certaines émissions, de libre parole, sont d’un niveau, fort médiocre, à amender. La présence médiatique, des jeunes, peut être renforcée, en nombre, qualité. En un but, d’élévation morale, non, de « racolage ». Leur image publique est à redéfinir. Le monde adulte peut, bien moins, foncièrement, ignorer, les réalités, de l’adojeunesse. Les médias peuvent la présenter, plus et, mieux. Les adolescents sont amenés, à pouvoir, s’y dire, plus souvent. Quand, ils s’y expriment ou, que l’on s’adresse, à eux, il ne s’agit pas, de flatter, de façon, démagogique, leurs travers, naturels ou, supposés tels, les plus dégradants. Il convient, de faire prévaloir, l’exigence, la plus rigoureuse, pour éduquer, épanouir. Non, pour avilir, par seul, lucre. Les médias recherchent, la modernité juvénile, avant-gardiste. Or, ils se défient, de la libre-pensée, « non autorisée », des juniors. En réalité, en la société entière, les jeunes, eux-mêmes, ne sont pas prisés ni, valorisés. Seul, l’est, l’idéal, d’être, de paraître et, faire, « jeune, beau, en bonne santé »452.

 

Concernant, les adojuniors, ès qualité, nous avons dit et, redit, qu’ils suscitent, rarement, des réactions équilibrées. Tantôt, adulés et, cajolés ou, détestés et, maltraités, ils ne sont, que trop peu, appréciés, pour, en, eux-mêmes. Un jeune, « bien intégré », en sa société, sait développer, maturité psychoaffective, autonomie matérielle, relationnelle, responsabilité personnelle. Il ne se complaît plus, dans les enfantillages, si inconséquents, du passé. Il sait assumer, les risques calculés, de l’autonomie. Pour ne compter, avant tout, que sur lui-même, ses propres forces. Par l’effort, non, sur autrui. Il prend, ses responsabilités, pour faire face, aux obligations, de la vie, qui lui incombent fort.

 

Sans lâchement, se réfugier, dans les fuites, en avant ni, les protections tutélaires dépassées. Son modèle est la liberté, la lutte active et, la réussite finale. Jamais, la dépendance infantile, l’assistanat passif, le laisser-aller, le marasme, l’échec453. La jeunesse peut constituer, un modèle identificatoire bénéfique, non, toujours, un repoussoir négatif. Ainsi, Tintin, (Belgique, 1929-1986), est-il un héros adolescent positif, valeureux, valorisant et, valorisé. Dans les célèbres, bandes dessinées, d’aventure, Les Aventures de Tintin, de son auteur belge, Hergé, (G. Remi, 1907-1983), les films cinématographiques dérivés. Porteur, d’espoir et, de grand courage, pour l’ensemble, de sa génération.

 

Bien loin, des très ternes clichés, habituels, d’une classe d’âge, « parasite et, inutile ». Voire, malfaisante, pour elle-même et, sa société. Médias, littérature, cinéma et, paroles musicales, représentations artistiques et, culturelles, se font les reflets, de ce « très triste malentendu ». Complaisamment, délibérément, entretenu. Donnant, de la jeunesse, une image, de menace, potentielle et négative, répulsive et marginale. Non représentative, de la majorité. Globalement, des efforts immenses, restent, à accomplir, par les supports médiatiques. En la façon, dont, est présentée, la juvénilité, dont, l’on s’adresse, à elle. Trop peu, de programmes, adaptés, au public juvénile et, « de qualité », leur donnant, la parole, sur l’essentiel, non seulement, quant à leurs « problèmes, de jeunes », existent. L’on ne prend, quasiment, jamais, la peine, de les interroger, sur leur « vision, du monde » et, la marche, de ce dernier. Pourtant, ils auraient « tant, à dire » ! L’impact, sur ces juniors, est, trop souvent, encore, délétère. Un excès, d’images vidéo subies, sans recul ni, réflexion aboutie, aucuns, rend, l’adolescent, passif, apathique, agressif, énervé ou, fatigué. Par conformation spécifique, des lobes, de son cerveau, en pleine construction.

 

Surstimulation, saturation, de stimuli, plus ou, moins, perturbants. Les images subliminales, les plus violentes, ne peuvent, le laisser indemne, induisent, une habituation, au pire. Les médias adulent, la « modernité » adojuvénile, mais, « ignorent », les jeunes. Par métier, ces médias s’attachent, à l’événement, d’actualité, qui est souvent, de type, plutôt, dramatique. Les juniors évoqués sont, avant tout, associés, à des faits divers négatifs. Cela, contribue, à amalgamer, dans l’opinion, adolescents / jeunes et, menaces, déviances répulsives. L’information grossit démesurément, déforme, le trait, à sa guise. Le personnage décrit est, à jamais, campé.

 

Il sera, le « méchant » stigmatisé, à réduire, dont, il faut, se prémunir. Les médias, d’investigation, de reportages « société », ne s’intéressent, systématiquement, qu’à l’adolescence minoritaire, la plus marginale, spectaculaire, en crise. Au détriment, de la vraie majorité représentative. Cela, fausse, dégrade, l’image, des jeunes, aggrave, le rejet, dont, ils sont déjà, victimes. L’audience se fait, au détriment, de la réalité habituelle, car, elle exige, la surenchère, du baroque, le plus extravagant. Pour frapper, les esprits, mais, non, l’intelligence. À l’opposé, ce qui est, tout aussi, délétère et, artificiel, la sphère médiatique met, en avant, comme, modèles, certains juniors.

 

À la notoriété, tout aussi, éclatante, que soudaine, artificielle ou, souvent, éphémère. Nombre, d’adolescents perdus, confondent, vraie réussite, de vie et, « starisation » superficielle. Devenir célèbre, devient, un grand objectif existentiel. La manipulation, sans fard, de type, Secret Story, (Téléréalité, TF1, NT1 / TFX, M. Manganaro et al., France, 2007-2017), en est, la manifestation typique. La personnalité, du junior, est perturbée, par la difficulté, à être, mûrir. Les médias ne font, qu’ajouter, à sa « névrose », par l’amplification formidable, qu’ils opèrent, des « malheurs », du monde. L’inquiétude naturelle, du jeune, se mue alors, en angoisse, morbide, déstabilisante. Obsessions, désespérances, le rongent, très profondément, puisque, la vraie « légitimité ontologique », en toute plénitude, fait problème. En un tel, contexte totalitaire, de mort et, d’échec. Le rejet, du monde adulte, par le junior, s’en trouve radicalisé. Car, la réalité avérée ou, supposée et, véhiculée, par les médias, est souvent, de tonalité perverse, malsaine et, violente. L’accent n’est pas, à l’espérance, au constructif, mais, plutôt, à la stigmatisation, la noirceur, la douleur même. La duperie, la plus insidieuse, consiste, à laisser entendre, à l’adolescent, que « rien, ne vaut, puisque, tout vaut ».

 

L’échelle, des vraies valeurs, en est hautement, brouillée. Les jeunes se trouvent empêchés, de « grandir », par la conviction, sans cesse, martelée, implicitement, que « la vie, ne vaut pas la peine, d’être vécue ». Tant, la déchéance, de l’Homme, y apparaît, chaque jour, un peu plus, irrémédiable. Découragée et, abattue, par avance, l’adolescence est tentée, par le défaitisme total, l’extrémisme pernicieux. Qui ne peuvent, la mener, qu’à une délétère impasse, de type suicidaire, dont, elle est la victime. Les juniors sont absents, des médias, qui les écartent, ne leur donnent pas, la parole. L’enfant est plus privilégié.

 

Les émissions, authentiquement, faites, pour, par, avec, eux, sont quasi inexistantes. Car, ils inquiètent toujours, par leur imprévisibilité, insaisissabilité, liberté, de ton. Le jeune n’est pas jugé convenable, par sa façon, d’être et, de penser. Sa parole est dénuée, d’intérêt, de poids, car il est, tout à la fois, « trop vieux et, trop jeune », pour rassurer, les « bonnes âmes, bien-pensantes ». La participation médiatique, de la jeunesse, est non seulement, rare, mais, aussi, « décalée ». Le plus souvent, les médias font appel, à des sujets atypiques, en marge, non représentatifs, de la plupart, d’entre eux et, de leurs préoccupations et, vécus réels. Une « médiacratie », d’artifice, ne peut voir, l’essentiel !

 

Ce leurre brouille, encore, un peu plus, l’image, des adolescents, des jeunes. Ils sont alors, irrationnellement, tout à la fois, objets, de fascination-repoussoirs, « mi-anges, mi-démons », tour à tour, des plus adulés, détestés ou, incompris454. La quasi-absence médiatique, de notre jeunesse, sa si mauvaise représentation, accentuent, la désinformation, à son égard455. Cela obscurcit, encore plus, ses liens, avec la société adulte. Ignorances, préjugés, malveillances, à son encontre, sont renforcés, par le divorce, entre ses représentants et, les grands moyens, de communication. L’adolescent ne maîtrise jamais, en rien, la gestion, de sa propre image, qui est ainsi, faussée, pour son plus grand dommage.

 

De même, aussi, hypocrisie, pharisaïsme suprêmes, les « adultes-Philistins » cultivent, l’idée, de « jeunesse éternelle ». En une sorte, de « syndrome » Peter Pan. (J. M. Barrie, écrivain écossais, 1860-1937, Peter and Wendy / Peter Pan, roman, pour enfants, Royaume-Uni, 1911). Dorian Gray. (O. Wilde, écrivain irlandais, 1854-1900, Le Portrait de Dorian Gray, roman philosophique, États-Unis, 1890). Ils veulent, « rester et, vivre, jeunes », le plus longtemps, possible456. Or, ils n’apprécient, que fort peu, les « vrais juniors », eux-mêmes. L’on aime, l’état, de juvénilité, sans, les jeunes, contre eux. Non, pour les adojuniors, eux-mêmes !

 

Adultes « durs » ou, adultes « mous », à l’égard, des jeunes, sont légion. Les vrais adultes « justes », beaucoup moins. Qu’est-ce, qu’un junior, « bien intégré, qui fait son chemin, s’en sort », en sa société ? Il a, la maturité psychoaffective. L’autonomie matérielle et, relationnelle. La responsabilité personnelle. Permises, par le monde adulte, par la confiance, l’exemplarité et, l’accueil, des jeunes. Ces « vertus » sont toujours, indispensables, à la fort bonne, insertion psychosociale juvénile. Un junior, en cheminement adulte, « qui compte, veut prendre, toute sa place », a l’impératif, de s’inscrire, en une logique, de ténacité, persévérance. D’effort, de patience et, sacrifice constant, pour parvenir. Mérites, récompenses, devoirs, droits, courage, plénitude, ascèse et, dépassement, de soi, sont les « pleins viatiques », d’une « juvénilité, en marche »457 ! Cette jeunesse française, ne parvient pas, à exister, réussir, s’épanouir, car sa société, elle-même, est « malade », à tous points, de vue. Son pays, en marasme, délitement croissants ! Or, seule, une nation tonique, dynamique, ouverte, peut « porter, au zénith », une génération nouvelle.

 

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Les adojeunes français, ont plutôt, confiance, en eux, or, non, en leur société. 69 pour cent, se disent « confiants, en leur avenir ». Or, ce chiffre a fort nettement, baissé, par rapport, à l’année précédente. L’adhésion, au pays, a aussi, décru ! Presque, la moitié, des juniors, pensent, qu’ils vivront moins bien, que leurs parents. Contre, un cinquième, seulement, qui estiment, quant à eux, qu’ils vivront mieux. Ils sont pessimistes et, malheureux, quant à la place mineure, qui leur semble octroyée, en leur nation. Ils se jugent, eux-mêmes, plutôt, réalistes et, aussi, inquiets. Les quatre cinquièmes, se disent désabusés et, autant, sont convaincus, que leur société française, a une image négative, d’eux, en tant, que jeunes.

 

Ils se pensent délaissés. 69 pour cent, croient, que la jeunesse, n’est pas une priorité, du gouvernement. Internet et l’égalité ou, la solidarité, recueillent le plus, d’adhésions positives, chez eux. Les juniors sont lucides, quant au travail, au succès professionnel. Presque la moitié, des sondés, de moins, de trente ans, privilégient l’emploi, la carrière, par rapport, au reste. Jusqu’à plus, de 60 pour cent, des moins, de vingt ans. Bien avant, la vie privée, des loisirs ou, sociale. Seuls, les plus, de vingt-cinq ans, accordent, à leur future famille, autant, de poids, qu’à leur travail. Quasi, quatre cinquièmes, des sondés, envisagent l’emploi, comme, impératif financier, non, tel, vecteur, de plénitude personnelle. Presque la moitié, lient, pourtant, métier réussi et, appétence, bien avant, l’avantage, d’un revenu élevé.

 

96 pour cent, des adojeunes, accordent, un crédit fort positif, à l’Internet. 89 pour cent, à l’idée, de responsabilité. 86 pour cent, à la solidarité. 85 pour cent, à l’égalité. 84 pour cent, à la laïcité. 81 pour cent, au changement. 80 pour cent, au travail. 75 pour cent, à la nation. 71 pour cent, à la France. 68 pour cent, à l’ « identité nationale ». 66 pour cent, à l’Union Européenne. 62 pour cent, aux services publics. 62 pour cent, au libéralisme. 61 pour cent, à l’autorité. 59 pour cent, au socialisme. 57 pour cent, à la mondialisation. 53 pour cent, au profit. 53 pour cent, aux réformes. 69 pour cent, des juniors, de seize-trente ans, se disent confiants, en leur avenir personnel. Pour 63 pour cent, des seize – dix-neuf ans, 68 pour cent, des vingt – vingt-quatre ans, 73 pour cent, des vingt-cinq – trente ans. 31 pour cent, des seize-trente ans, s’affirment confiants, en l’avenir, de la société française. Contre, 23 pour cent, des seize – dix-neuf ans, 30 pour cent, des vingt – vingt-quatre ans, 36 pour cent, des vingt-cinq – trente ans.

 

Les jeunes se disent réalistes, à 40 pour cent. Inquiets, à 34 pour cent. Ambitieux, à 27 pour cent. Responsables, à 21 pour cent. Blasés, à 21 pour cent. Optimistes, à 19 pour cent. Puis, révoltés, à 16 pour cent. Sereins, à 9 pour cent. Engagés, à 7 pour cent. Idéalistes, à 6 pour cent. 21 pour cent, des adojuniors, de seize-trente ans, pensent, qu’ils vivront mieux, que leurs parents. Pour 26 pour cent, des seize – dix-neuf ans et, 22 pour cent, des vingt – vingt-quatre ans. 18 pour cent, des vingt-cinq – trente ans. 33 pour cent, de jeunes, de seize à trente ans, pensent, qu’ils vivront aussi bien, que leurs parents. Pour 34 pour cent, des seize – dix-neuf ans, 36 pour cent, des vingt – vingt-quatre ans et, 30 pour cent, des vingt-cinq – trente ans. 46 pour cent, de juniors, de seize-trente ans, pensent, qu’ils vivront moins bien, que leurs parents. Pour 40 pour cent, des seize – dix-neuf ans et, 42 pour cent, des vingt – vingt-quatre ans ou, 52 pour cent, des vingt-cinq – trente ans. 47 pour cent, de jeunes, de seize-trente ans, accordent, le plus d’importance, à leur avenir professionnel, leur carrière. Pour 61 pour cent, des seize – dix-neuf ans, 53 pour cent, des vingt – vingt-quatre ans et, 36 pour cent, des vingt-cinq – trente ans.

 

30 pour cent, des adojuniors, de seize-trente ans, accordent, le plus d’importance, à leurs loisirs, vie sociale. Pour 31 pour cent, des seize – dix-neuf ans, 34 pour cent, des vingt – vingt-quatre ans, aussi, 28 pour cent, des vingt-cinq – trente ans. 23 pour cent, des jeunes, de seize-trente ans, accordent, le plus d’importance, au fait, de fonder une famille. Pour 8 pour cent, des seize – dix-neuf ans, 13 pour cent, des vingt – vingt-quatre ans, 36 pour cent, de jeunes, de vingt-cinq – trente ans. 77 pour cent, d’adojuniors, de seize-trente ans, pensent, que le travail est, avant tout, une nécessité, pour gagner sa vie, s’intégrer. 23 pour cent, estiment, qu’il est d’abord, une authentique source, d’épanouissement.

 

66 pour cent, des seize-trente ans, déjà, jeunes diplômés, disent, que leurs études ont ou, ont eu, un objectif premier, d’acquérir une formation, en un domaine, leur convenant. 34 pour cent, affirment, que l’objet, de leurs études, est / était, d’abord, de se former, pour pouvoir trouver, rapidement, un emploi. Pour 45 pour cent, des jeunes, de seize-trente ans, réussir sa vie professionnelle est, avant tout, avoir un emploi, qui leur plait. Pour 20 pour cent, avoir des revenus « confortables ». Pour 14 pour cent, avoir un emploi, qui laisse, du temps suffisant, pour une vie personnelle bénéfique. Pour 14 pour cent, avoir un emploi stable. Pour 4 pour cent, avoir un poste, à responsabilité. Pour 3 pour cent, être son propre patron.

 

64 pour cent, des juniors actifs, pensent, que leur emploi, correspond, à leur niveau d’études, comme, de qualifications. 39 pour cent, des jeunes, en études ou, au chômage, pensent, qu’ils trouveront, plutôt, facilement, un emploi. 61 pour cent, difficilement. 73 pour cent, des juniors, en études ou, au chômage, pensent, que leur futur emploi correspondra, à leur réel niveau, d’études, de qualifications, d’alors. 81 pour cent, des seize-trente ans, pensent, que « la jeunesse française, est désabusée », concernant sa place, en son pays ! 55 pour cent, estiment, que le thème Jeunesse, occupera une « place centrale », dans les élections, de 2012. 31 pour cent, croient, que l’ « avenir, de la néogénération », est une priorité, du gouvernement. 21 pour cent, seulement, sont convaincus, que la société française, a une « bonne image », des juniors. Ils ont donc, conscience, de leur sort national « déchu » ! (Ifop, France, 2012)458.

 

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Un exemple symbolique, de cette « panne hexagonale », dont souffre, notre descendance : le projet, dit, « Grand Louvre ». En 1980, le musée parisien, est un palais, très délabré, mal géré, organisé, en perte de vitesse et, complètement obsolète, en terme, de muséologie moderne. Quarante ans, plus tard, en 2020, il attire les foules, du monde entier. Dans les années 1980, le président Mitterrand, (France, 1916-1996), le ministre, de la Culture, J. Lang, ont eu les « pires difficultés, du monde », à imposer, la rénovation complète, des lieux. Face, au vaste tollé, suscité alors. Le départ, du ministère de l’Économie et des Finances, l’extension, les réorganisations muséographiques et, la pyramide, de I. M. Pei. (Architecte sino-américain, 1917-2019). Tous les conservatismes, à la française, se sont alors, ligués, contre, cette belle « résurrection », si indispensable. Aujourd’hui, tous reconnaissent, la formidable réussite, de plus, de trois décennies, de métamorphoses pharaoniques ! Une société « anti-mouvement », ne peut aimer ni, favoriser, une jeunesse qui, par définition, n’est que mutation, très rapide459 !

 

Prenons alors, garde, à la « fuite, de nos meilleurs cerveaux », à l’étranger. Ainsi, une tribune, du journal français, Libération, titrera-t-elle, fort justement : Jeunes de France, votre salut est ailleurs : barrez-vous ! (3 septembre 2012). Au vu, d’une « nation figée », tout particulièrement, pour ses juniors. Sachons, les retenir ! Nous avons dit, que les jeunes français, souffrent, d’une image sociale, médiatique, des plus négatives, désastreuses. Ils en ont conscience, demandent, une représentation plus juste, positive, de leur génération. Cela, s’illustre, début, 2017, avec l’affaire, des disparus, d’Orvault, près, de Nantes. Une famille entière, se volatilise : les parents, un garçon, de vingt-et-un ans, Sébastien, sa sœur, de dix-huit, Charlotte. Sous prétexte, qu’adolescent, le jeune homme a connu, des difficultés psychiques, les médias l’ont présenté, tel, premier suspect, meurtrier possible, des siens. Or, son oncle avouera, l’assassinat, des quatre personnes. Sébastien, innocent, était injustement incriminé, car jeune homme ! Rendons hommage et, pleine justice, à ce jeune martyr, non, pas, coupable, mais, victime !

 

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LA JEUNESSE « ABÎMÉE »

MALTRAITÉE, HANDICAPÉE, PRÉCAIRE, DÉVIANTE

 

 

Si la jeunesse, en son ensemble, est globalement, « discriminée », par rapport, au reste, de la population, notamment, adulte, sa part défavorisée l’est, encore plus. Il s’agit, des adojeunes, victimes, de graves maltraitances, de toutes sortes. Souffrant, de lourds handicaps physiques, psychiatriques et, intellectuels. En difficultés socioéconomiques. Pénalement, déviants.

 

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1960, un camp scout est en vallée, de Chamonix, l’une, des patrouilles, les Aigles, réunit, des garçons, de douze à seize ans. Pour jeux dangereux, le chef de camp les punit, d’une ascension, à 2500 mètres, qui finit mal. Histoire vraie : Les Aiguilles rouges. (Drame, de cinéma français, de J.-F. Davy, 2006)460. Yannick est un jeune athlète, devenu aveugle, par accident. Il ne peut pratiquer, que la course à pied. Leïla est son guide-entraîneur, pour la compétition. Il apprend, à se reconstruire et, dépasser son handicap, par l’ascèse. Trame, de La Ligne droite.

(Drame cinématographique français, de R. Wargnier, 2011)461.

 

En plein hiver glacial, une jeune fille errante, seule, avec sa faim, la soif, est retrouvée, morte de froid, épuisée. Comment, en est-elle arrivée-là, qui, était-elle, pourquoi, ne l’a-t-on sauvée ? Énigmes, sans réponses. Inique absurdité amorale, dépeinte, par Sans toit ni loi. (Drame, de cinéma français, d’A. Varda, 1985)462. Printemps 1999, des lycéens, du Colorado, vaquent, à leurs tâches usuelles. Sans se douter, du drame, à venir. Deux ados, éternels maltraités, se vengent atrocement. Ils tuent, par balles, douze jeunes, un enseignant. Carnage, du lycée, de Columbine, repris, par Elephant.

(Drame cinématographique américain, de G. Van Sant, 2003)463.

 

Les Aiguilles rouges, évoquent la maltraitance, faite aux adolescents. La punition subie est excessive, cause, des souffrances indues, met la vie, en péril. La Ligne droite, démontre fort bien, que le handicap physique, d’un junior, peut être fort transcendé, sublimé même, dans les grands enjeux et, défis de vie. Sans toit ni loi, révèle que l’adojeunesse peut vivre, fort précocement, de très grandes incertitudes, au prix, des dénuements mortifères, les plus extrêmes. Elephant, rappelle, que l’adolescence demeure, « le temps, de tous les dangers, fragilités, failles et, doutes », qui peuvent mener, les jeunes, aux pires, des déviances. Concluons, en évoquant, un indigne scandale, dont la France « a le secret ». Énièmes iniquité, outrage, ignominie, des plus écœurants, qui soient. Frappant, une fois de plus, les jeunes, de ce pays. Qui sait que, dans nombre, d’hôpitaux français, les étudiants, en santé, sont régulièrement, maltraités, de la pire façon ? Par des praticiens médicaux, violant, en infamie, leur propre serment d’Hippocrate !

 

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Dur sort, de la nouvelle génération, vulnérable, « blessée, de la vie »

 

Difficulté, est un terme, du treizième siècle, issu, du « latin, difficultas. Caractère, de ce qui est difficile ; ce qui rend, quelque chose, difficile. En difficulté : en une situation difficile ». Difficile, est un adjectif, de 1330, lequel, vient, du « latin, difficilis. Qui n’est pas facile ; qui ne se fait, qu’avec effort, qu’avec peine. Qui donne, du tourment ». (Dictionnaire, de la langue française, Robert, France, 2007)464. Les adojuniors, en difficulté, sont ceux, qui sont confrontés, à des réalités, aléas et, épreuves, très douloureux. Lesquels, leur sont contraires, comme, sont, de nature, à les faire souffrir. Ce sont des facteurs discriminants, notamment, à l’égard, des autres adolescents et, jeunes, non concernés.

 

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Un adolescent, sur deux, 53 pour cent, déclare, avoir déjà, rencontré, un « problème », d’une nature importante. Les difficultés, des drogues, comme, des toxicomanies, sont perçues, comme, parmi, les plus « graves », à 53 pour cent. Les difficultés familiales, à 28 pour cent. Psychologiques, à 11 pour cent. Scolaires, à 6 pour cent. Sentimentales, à 2 pour cent. Dans la réalité, du quotidien, les problèmes, les plus fréquemment rencontrés, par les adojeunes, sont multiples, par ordre décroissant. Les blocages familiaux, à 57 pour cent. Scolaires, à 35 pour cent. Sentimentaux, à 30 pour cent. Addictifs, comme, psychologiques, à égalité, respectivement, 12 pour cent. (Pfizer, France, 2005)465.

 

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Les juniors, en grandes difficultés, sont la « mauvaise conscience, la honte », de notre pays. Les adolescents, en danger, maltraités, ne sont pas assez, « pris, au sérieux ». Il y a, comme, une propension, à minorer, la parole, le témoignage, du jeune. Qui n’est pas reconnu, comme, étant suffisamment, « grand », crédible, pour pleinement, prendre en compte, ce qu’il exprime. De même, les adojuniors handicapés et, souffrant, de psychopathologies lourdes, ne sont pas toujours, pris en charge, de façon, adéquate. Pour leurs soins et, tous les aspects, de leur vie, la plus courante, ordinaire et, quotidienne466. Tous ces adojeunes, « blessés, de la vie », sont prioritaires ! Hélas, en ère anémiée et, troublée, ce sont les plus faibles, qui souffrent, le plus, jeunes, en tête. Tout particulièrement, les juniors, les plus vulnérables.

 

Les jeunes, en grande détresse sociale, économique, sont marginalisés, comme, étant, « non conformes ». Ils éprouvent, les plus grandes difficultés, à « rebondir ». Ils sont stigmatisés, par leur « déchéance », ont tendance, à s’y enfoncer, plus, qu’ils ne sont, véritablement, aidés, à en sortir. Quant aux adojeunes violents et, délinquants, la société oscille, perpétuellement, entre laxismes et, sévérité. Prévention et, punition. Accompagnement social et, abandonnisme. Le problème n’est toujours pas, « résolu », de nos jours. Prévention et, dissuasion, sanction et, réhabilitation, peuvent trouver, un équilibre.

 

Les juniors, en graves difficultés, connaissent, des blocages structurels et, conjoncturels potentiels. Malgré, certaines mobilisations fermes, trop, d’inertie, demeure encore, quand, il s’agit, de venir en aide, à ces jeunes, « à la dérive ». Une moyenne statistique, communément, admise, dit que, quatre-vingt-cinq pour cent, des juniors, « ne vont pas, trop mal, ou, plutôt, bien ». Quinze pour cent, sont en cas contraire. Pour tout jeune, les vecteurs, potentiellement, porteurs, de risques, de « difficultés, de vie », sont de trois natures. Il y a ceux, relatifs, à l’adojunior, lui-même. Citons, surtout, la pathologie somatique et, psychique, cognitive, de naissance et, postnatale. Aussi, les séparations maternelles précoces.

 

Il y a, les causes familiales. Notamment, les conflits, les ruptures parentaux, les violences, addictions, le trouble physique, psychique, d’un ascendant, la monoparentalité. La déficience éducative maternelle, l’absence paternelle, les séparations, les recompositions familiales, le décès, d’un proche, notamment, ascendant. Aussi, les raisons sociales, comme, de milieu. En particulier, la déliquescence socioéconomique, le chômage parental, la médiocrité, comme, la promiscuité, de l’habitat. L’immigration, la solitude, le placement, les changements fréquents, de résidences et, aussi, d’écoles, la guerre et, les catastrophes… A contrario, certains facteurs conditionnent, un bon équilibre, de vie, du jeune. De façon, personnelle, de bonnes aptitudes intellectuelles, une solide estime, de soi, des facilités relationnelles, une bonne composition, de caractère. Une assurance, de sécurité, un code, de valeurs, un système, de protection et, d’adaptation, de résolution, des difficultés, de résilience efficace. Dans le cadre familial, une éducation équilibrée et, l’harmonie, avec deux parents, qui s’entendent bien, justes, efficaces et, aimants. Un soutien, de toute la famille et, également, d’éducateurs adéquats et, dévoués.

 

Aussi, en matière, d’aide socioculturelle, des liens enrichissants, avec des adultes, hors famille, ainsi, que des groupes humains collectifs. Des études scolaires enrichissantes et, réussies. Pour s’en sortir, l’adojeune peut user, de mécanismes, de défenses, plus ou, moins, adaptés, efficaces. Citons, l’intellectualisation, le déni, la sublimation, le clivage, l’humour, l’imaginaire, l’activisme, le refoulement et, le déplacement. Également, la projection, l’identification ou, la conversion, la régression, l’isolement, la rationalisation, l’annulation rétroactive467. Parmi, les adojuniors, en marasmes lourds, nous pouvons donc, distinguer, quatre grandes, principales, catégories, « à risques, menacées ». Les jeunes « victimes », de maltraitances, violences et, en dangers. Les adojeunes différents, car, en graves handicaps physiques ou, concernés, par la psychopathologie, « inadaptés ». Les juniors, parmi, les plus « défavorisés », d’un point de vue, socioéconomique, culturel. Les jeunes « déviants », entrés, en délinquance. Les juniors, en altérations psychiques, plus légères ou, atteints, de maladies somatiques ont, quant à eux, déjà, été, plus précisément, évoqués, détaillés. Au chapitre spécifique, concernant, la santé.

 

Les critères différentiels, en matière, de difficultés juvéniles, permettent, d’affiner l’analyse. De distinguer, les garçons et, filles, âges, milieux d’origine, parcours, personnalités, études et, localisations géographiques, des juniors. Afin, d’étudier, l’influence induite, sur les « ratés », de l’adolescent, du jeune. « Victimes », « handicapés », « défavorisés », « déviants », les réalités comparatives internationales, des juniors, en détresse, sont instructives. Pour corriger, certains retards, dysfonctionnements, en la matière. En France, notamment, les jeunes, en carences, sont encore, trop souvent, soumis, à l’incompréhension, la discrimination, la solitude. Pourquoi, venir en aide, aux juniors, en détresse ? Il s’agit, de soulager, les épreuves, des jeunes, les plus vulnérables. D’assurer, toujours, plus et, mieux, l’égalité, des droits, des chances, entre tous les adolescents, juniors. De permettre, au pays, de bénéficier, des atouts, de l’ensemble, de sa jeunesse. Qu’est-ce, qu’un jeune, capable, de bien « dépasser, ses ennuis » ? Il y faut, du courage physique, comme, moral. De la relativisation, face, à l’épreuve. Une certaine ascèse, exigeante et, constante. Avec l’aide précieuse, des adultes et, de ses pairs néogénérationnels.

 

Les points, d’achoppement, sont liés, à des réalités, de conceptions, des choses. Également, à des circonstances factuelles, des distorsions porteuses. Annonciatrices, en elles-mêmes, de possibles ou, probables crises, à venir, plus délétères, encore. Si les interventions adéquates, font défaut. Il y a, la maltraitance, les violences, le danger. Aussi, l’inadaptation, physique et, psychiatrique. La précarisation et, la vulnérabilité, de subsistance. Les déviances, des jeunes. Causes, manifestations et, conséquences sont, à la fois, organisationnelles, événementielles et, prospectives. À l’échelle, du corps social, des sujets concernés, eux-mêmes.

 

Un effort, tout particulier, s’impose, pour aider, tous les juniors, en fragilité. Car, nous avons, maints retards, à combler, par rapport, aux situations, en cours, en d’autres pays, comparables, au nôtre. Bien souvent, la prévention fait défaut, ce qui « dispenserait », ensuite, de mesures correctives, fort lourdes, aléatoires. Globalement, les jeunes, en détresse, subissent, de l’incompréhension, car ils se distinguent beaucoup, des autres. Ce qui suscite, de l’intolérance, l’opprobre, au mieux, de l’indifférence. Ces juniors sont discriminés, car l’attention, les gratifications premières, se portent toujours, en priorité, vers les jeunes, jugés « conformes » et, plus « méritants », donc.

 

Les adolescents, en difficulté, souffrent aussi, de solitudes, car ils sont rejetés, laissés pour compte. En une société, qui n’admet, que la « perfection », comme, la performance, de ceux, qui sont, parfaitement, « dans le moule ». Ce qui n’est pas, leur cas. La « maltraitance ordinaire » insidieuse, au quotidien, frappe, de nombreux jeunes. Tant, de la part, de leurs pairs, que des adultes, notamment, parents, éducateurs. Cela, nous est, très fréquemment, rapporté, en notre pratique consultative, par les ados. Il y a, certes, toutes les incivilités, des juniors, à l’égard, de leurs semblables, des adultes. N’oublions pas, pour autant, les « atteintes » fréquentes, des adultes, à l’égard, des adojeunes. Comme, autant, d’abus, de pouvoirs, d’avanies, de rejets, de mensonges, d’injustices, à leur encontre. Ainsi, ce lycéen, nommément, raillé et, parodié, devant, une tout autre classe, que la sienne, par l’un, de ses enseignants, de façon, gratuite, méchante, ironique. La cause ? Un simple enrouement, de voix, du jeune ! Citons, aussi, cet élève, heurté, avec force, par maints projectiles, par ses condisciples, pour son anniversaire ! Ce père, qui empoigne violemment, son fils, au point, même, de lui déchirer, son vêtement !

 

Notre jeunesse est, plus souvent, « victime, que bourreau », que l’on se le dise ! En 2007, le rapport thématique annuel, de la défenseure, des Enfants, est consacré, aux « adolescents, en souffrance ». Les « grandes lignes », de cette terrible étude, qui nous alerte fort, sont des plus capitales, d’enseignements indispensables. Les juniors, ainsi anéantis, n’ont même plus, les ressources, d’une rédemptrice consolation. « Lui, a été meurtri, pour nos iniquités, persécuté, pour le rachat, de nos fautes. Le châtiment, qui nous rend, la paix, repose, sur Lui et, en Ses stigmates, nous trouvons, la guérison ».

(Isaïe, prophète, VIIIe s. av. J.-C., Ancien Testament, LIII, 4-6, La Bible, Moyen-Orient, VIIIe-IIe s. av. J.-C.)468.

 

Les adolescents sont vulnérables. Leur souffrance psychique est délicate, à appréhender. Cela, est aggravé, par les bouleversements, inouïs, de la société occidentale, comme, mondiale, de ces dernières décennies. Avec, de plus en plus, d’implosions sociales, par précarisation, exclusion, des familles, adultes et, jeunes. La famille, organe, de stabilité fondamentale, a, elle-même, « volé, en éclats ». Outre, les liens affectifs, qui lui sont propres. Les adolescents, relevant, de la « protection, des mineurs », souffrent, moralement, bien plus, que leurs pairs, non concernés. La scolarisation est devenue universelle, pour tous les jeunes.

 

80 pour cent, d’une génération, sont titulaires, du baccalauréat. 85 pour cent, fréquentent, la dernière année, de lycée. Pour autant, l’école demeure inadaptée, pour nombre, de juniors. Le dixième, d’une classe d’âge, interrompt, toutes ses études, avant, le baccalauréat. La pression extrême, pour réussir, détruit, de nombreux jeunes. Ces ados, de onze – dix-huit ans, sont six millions, en France. Collégiens et, lycéens, sont cinq millions et, demi. Ce mal-être dégénère, en pensées, tentatives suicidaires et, suicides. Chez les filles, de moins, de vingt-cinq ans, il y a, un décès, pour cent soixante tentatives. Pour les homologues garçons, un décès, pour cinq tentatives. Un tiers, des adojeunes suicidants, récidivent. Les jeunes homos sont plus touchés, que les autres. Un quart, des tentatives, de suicide, des garçons, de quinze – vingt-quatre ans, pour un dixième, de celles, des jeunes filles, seraient corrélées, à leur seule, orientation affective minoritaire. Les polyaddictions galopantes, aux toxiques, d’évasion, que sont, le tabac, l’alcool, le cannabis, ne sont pas, des facteurs favorables, pour les juniors. Plus, d’un tiers, d’entre eux, sont concernés, de façon, toujours, plus accrue. Filles, comme, garçons. Surtout, pour l’alcool.

 

Il y a, interdiction légale, des boissons illimitées, sur paiements forfaitaires uniques, d’entrée. Notamment, dans les soirées étudiantes. Cela, « n’y change rien ». La suralcoolisation aiguë s’accroît. Le but est l’écroulement, total et, fort rapide, dit, « binge drinking ». Les pires ivresses juvéniles se répandent. Un tiers, des lycéens, sont ivres, plusieurs fois, par an. Avec, toutes les pires, dérives accidentelles, notamment, routières et, sexuelles, que cela, implique, alors. Les dépenses financières mensuelles, des adojeunes, pour les achats, d’alcool, sont en hausses exponentielles. Le cannabis est désormais, un produit, d’usage, aussi courant, que la cigarette, pour les jeunes. Il s’agit, du produit illicite, le plus répandu. La majorité, des juniors français, de moins, de vingt-cinq ans, l’ont expérimenté, l’un, des taux, les plus élevés, d’Occident. Les abus sont dangereux. Avec, tous les risques afférents, en matière, de troubles mentaux, comme, la psychose schizophrénique, les bouffées délirantes. Isolements, accidents routiers, troubles, des études, s’ensuivent. L’usage, d’autres drogues psychotropes, n’est pas négligeable, est, d’autant plus, toxique. En revanche, le tabac recule enfin, de nos jours, chez les juniors.

 

De plus en plus, de jeunes, consomment, des médicaments psychotropes, de façon, sauvage, en pure automédication. Tranquillisants antistress et, barbituriques somnifères prolifèrent. Un dixième, des adolescents, en consomment. Les troubles, du sommeil, sont fréquents, chez eux. Un quart, d’entre eux, sont insomniaques, notamment, les filles. Un tiers, sont très stressés, anxieux ou, déprimés. Le cannabis peut aussi, servir, de somnifère. Les excitations vespérales plurisensorielles, altèrent la vitesse, d’endormissement, la qualité, du sommeil, comme, le repos nocturne. La consommation, d’images pornographiques, touche, une forte majorité, de jeunes.

 

Notamment, garçons, à qui cela, plaît, particulièrement. Les violences, notamment, sexuelles, de nombreux juniors, en découlent. Les troubles, du comportement alimentaire, se développent, notamment, chez les filles. Cela, concernerait même, un dixième, des adojeunes, en mode, non pathologique aigu. Les juniors, qui ont des difficultés passagères générales, avec la nutrition, sont presque, le double. Il s’agit, de pratiques alimentaires, très inappropriées. L’obésité, la surcharge pondérale, gagnent. Le décrochage et, l’absentéisme scolaires progressent, dans le secondaire et, même, le supérieur. D’autant plus, que la « rentabilité », des diplômes, baisse fort.

 

Échec, autodévalorisation, démotivation, en sont, les causes premières. Il s’agit, de protester, contre un mal-être, scolaire et, existentiel. Les violences et, incivilités adojuvéniles, de toutes sortes, à l’image, de celles, des adultes, de notre société, grandissent, s’enracinent. Contre soi et, autrui. Il s’agit, d’une réponse inadéquate, de renforcement intérieur, pour compenser, un mal, de vivre. Face, à un monde extérieur, jugé, hostile, injuste, incompréhensif. Plus, d’un dixième, des jeunes, provoquent et / ou, subissent, des violences directes et, aiguës. Les jeux violents, dangereux, se répandent, en objectif, de sensations fortes, comme, agressives.

 

Les cyberdépendances, notamment, ludiques, deviennent, un lancinant fléau juvénile, de société. L’illusoire virtualité compense, en apparence, les frustrations, le mal-être, de la vie réelle. Le danger, de l’excès, est la rupture, du lien social, la déscolarisation. Nombre, d’adojuniors, ont des blogs personnels, sur Internet, notamment, sur Skyrock.com. De plus en plus, le réseau social, Facebook, plus simple, interactif, souple, en fait nouvel office. L’adolescent y exprime souvent, ses « désarrois ». Les actions publiques, en faveur, des jeunes, s’accroissent. Nulle, politique publique française, globale, de la Jeunesse, n’existe, pourtant. De façon, dommageable.

 

Les actions publiques, de prévention, du suicide juvénile, ont porté, des fruits. Puisque, l’on est passé, en une vingtaine d’années, de près, de mille morts, par année, chez les quinze – vingt-quatre ans, à cinq cents, aujourd’hui. Soit, une diminution, de quasi-moitié. Toutefois, le suicide junior, en France, reste l’un, des plus élevés, d’Occident. L’Éducation nationale, l’Enseignement supérieur, accordent bien plus, d’attention, à la souffrance psychique, des collégiens, lycéens ou, étudiants. Il existe, désormais, un réseau national, d’espaces d’accueil, d’écoute, pour les jeunes. Depuis, 2002, s’est bâti, le réseau national, des Points Accueil / Écoute Jeunes, Paéj. Il s’agit, d’un dispositif, d’accueil, de soutien direct, aux douze – vingt-cinq ans. Désormais, il existe, de surcroît, presque, une Maison des Adolescents, par département. L’objectif est de s’occuper, au mieux, des juniors, en prenant en compte, l’ensemble, de leurs réalités, besoins ou, attentes. D’un point de vue sanitaire, social, éducatif, comme, juridique. Les tout premiers adultes, à pouvoir bien repérer, les souffrances, de l’adojeune, sont ses parents. Puis, les amis. Également, le milieu scolaire. Notamment, l’équipe soignante et, éducative, en son ensemble.

 

Au premier rang, d’entre eux, les conseillers principaux, d’éducation, puis, les enseignants, dans la « mesure, du possible ». Il y a, aussi, l’équipe médicosociale. Infirmières scolaires et, assistants, de service social ou, médecins scolaires. Tous les médecins généralistes, comme, spécialistes, ont aussi, leur rôle, à jouer, en matière, de santé physique, psychique, sociale, des jeunes. De même que, les pharmaciens, par leurs conseils. Les magistrats sont, également, amenés, à s’occuper, de cas afférents, aux adolescents. Notamment, procureurs, juges, des enfants, juges, aux affaires familiales. Leur formation, en matière, de mineurs, de minorité, a été sensiblement, améliorée. En terme, de psychosociologie juvénile, elle reste lacunaire. Les travailleurs sociaux aident, également, tous ces juniors, en difficulté. Il s’agit, désormais, de développer, des lignes d’écoutes, pour adojeunes, ouvertes, jour et nuit, toute l’année. Citons, Fil Santé Jeunes, au 0800 235 236. Également, sur Internet, filsantejeunes.com. L’ado est donc, fort incité, à y faire appel, pour tout ce qui concerne, sa santé sociopsychosomatique.

 

Psychiatrie, santé médicosociale, médicopsychologique, médicopsychopédagogique, pour adojeunes, sont saturées. Un sauvetage, d’urgence, s’impose ! Les demandes, d’aide, sont en croissance exponentielle, nombre, d’entre elles, ne trouvent pas, réponse, faute, d’équipements et, places disponibles469. Il en va, de même, pour les structures, d’hospitalisation psychiatrique, pour seuls, adojeunes, souvent, inexistantes, défaillantes, insuffisantes470. Trop souvent, ce sont les urgences hospitalières générales, qui prennent en charge, les juniors, « en crise », de façon inadaptée. Plus largement, les services hospitaliers pluridisciplinaires, adojeunologiques, sont encore, trop rares471 !

 

Tout ceci, est très révélateur, d’un pays qui, en tout et, pour tout, se révèle incapable, de bien connaître, comprendre, gérer, accueillir, sa jeunesse. La nation, fort démunie, « ne sait, quoi faire », de sa propre descendance. Laquelle, « ne sait donc, où, aller ». Paradoxe incompréhensible, d’une France, qui jouit, d’une, des plus fortes natalités, d’Occident ! Cette vitalité ne servira, le pays, que si la jeunesse, qui en découle, est « optimisée », insérée. Évoquons, aussi, le drame, des centaines, de disparitions, de mineurs, jugées, inquiétantes, chaque année, en l’Hexagone. Or, le pays est l’un, des rares, d’Occident, à ne pas disposer, de fichier national, des mineurs disparus. Ce qui est incompréhensible et, scandaleux. N. Kampusch, est une jeune fille autrichienne, dont l’affaire, a défrayé la chronique médiatique, des années 2000.

 

Elle symbolise, par excellence, la maltraitance, l’agression, sur mineurs. En 1998, à l’âge, de dix ans, Natascha est enlevée et, séquestrée, par un homme, chez lui. En 2006, après, huit années, de confinement, privations, mauvais traitements, elle parvient, à s’enfuir, âgée, de dix-huit ans. Elle a donc, passé, toute son adolescence, enfermée et, battue. Elle est parvenue, à se reconstruire, avec courage, détermination, depuis, la fin, de ses épreuves. Son agresseur s’est enfui et, suicidé, dès, l’évasion, de sa victime. Aujourd’hui, en 2020, à trente-deux ans, Natascha vit, une vie normale, et, travaille, comme, nombre, de jeunes, de son âge. Elle est un excellent exemple, de « résilience » psychique, selon, les mécanismes, bien observés et, décrits, notamment, par le psychiatre français, B. Cyrulnik472.

 

Comme, en physique, des matériaux, la psychologie humaine abîmée, particulièrement, adolescente, peut retrouver, toute sa « bonne forme », antérieure, à l’état, de « déformation ». Sans altérations irrémédiables. Avec, l’aide extérieure adéquate et, par soi-même. En puisant, en ses ressources mentales propres. Ces dernières, ne sont jamais, annihilées, du fait, des atteintes subies. Il en va, des psychismes, comme, des corps physiques. La psychologie humaine « sécrète », ses propres remèdes et, ses nouvelles connexions neuronales, réparatrices. Aussi sûrement, que tout cerveau, produit, ses propres endorphines chimiques, anesthésiant, la douleur physique, devenue, trop intense473.

 

Un exemple célèbre, de jeune, lourdement, handicapé physique, est celui, de J. Merrick (1862-1890). Britannique connu, sous l’appellation, de « Elephant Man », « homme éléphant », il souffre, de difformités corporelles, très sévères. Il se produit, comme, phénomène, de foire, puis, finit sa vie, à l’hôpital, de Londres, The London Hospital Medical College (1785). Lequel, le prend en charge, le considère, comme, un authentique « cas médical ». À l’instigation humanitaire, d’un chirurgien, qui y exerce alors, le Dr F. Treves. (Royaume-Uni, 1853-1923). Il y meurt, âgé, de vingt-sept ans. Son mal, est le syndrome de Protée, maladie génétique dégénérative, affectant les tissus. En 1923, en ses mémoires, L’Homme Éléphant et, autres souvenirs (Royaume-Uni), le Dr Treves évoque alors, le cas.

 

Causant, de graves, handicapantes, spectaculaires, incurables, déformations anatomiques conjonctives, épidermiques et, osseuses. Son squelette difforme est conservé, à ce jour. En 1980, le réalisateur américain, D. Lynch, fait connaître, au grand public, la vie, de Merrick, en produisant, son formidable, Elephant Man. (Drame cinématographique américano-britannique). Exemple, de courage, de persévérance, d’espérance, d’un jeune, à qui, pourtant, le sort avait réservé, le pire ! Qui saura faire preuve, de grande sensibilité, finesse, d’intelligence et, de qualités, de cœur. Appréciées alors, par la plus haute société victorienne, de son temps. Démontrant, toutes les générosités juvéniles, pour autrui et, de gratitude, en dépit, d’un passé, présent et, avenir, si douloureux, assombris474.

 

Citons, en illustration, du thème, de la jeunesse, en difficulté socioéconomique, l’exemple, d’un personnage, de fiction, bien connu. David Copperfield, (Roman éponyme, d’apprentissage, 1850), est une célèbre œuvre et, un grand classique, de la littérature britannique universelle. L’écrivain anglais, C. Dickens (1812-1870), y relate la vie, des plus tourmentées, d’un adolescent, puis, jeune homme. Très défavorisé, d’un point de vue social et, économique. Ce garçon connaîtra, une évolution favorable, des plus remarquables. À force, de ténacité, d’efforts, de sacrifices et, d’abnégation. Il deviendra même, un écrivain accompli. Ce témoignage littéraire démontre, combien, la force mentale, d’un individu, a fortiori, très jeune, peut l’emporter, sur la réalité, de vie. Aussi désespérée, en apparence, soit-elle.

 

Pourvu, qu’on le veuille, que l’on y croie, que l’on se batte. Il s’agit, de bien comprendre, que la puissance, de l’esprit positif, est un pouvoir illimité, sur la matière. Qui dépasse, alors, toutes conjonctures défavorables, même, les plus rationnelles et, désespérées, en apparence. Alors, qui s’en est « pénétré » est, par ce fait, en mesure, de transcender, en réalité, le destin, le plus probablement, compromis475. Notre société française actuelle, n’est nullement, dépourvue, de juniors talentueux, valeureux, courageux et, créatifs, entreprenants, prêts, à s’investir. Or, elle ne leur fait pas assez, confiance et, ne leur permet pas assez, de se réaliser, en innovant, prenant des risques, créant. Avec audaces et, déterminations. Nos jeunes sont trop nombreux, à devoir, s’exiler, pour réussir ou, rester, pour végéter. Quand, de surcroît, le pays peine, à attirer, à lui, la jeunesse, d’Occident, du monde !

 

Bonnie et Clyde restent, à ce jour, parmi, les jeunes criminels américains, les plus célèbres ! B. Parker (1910-1934) et, C. Barrow (1909-1934), multiplient les attaques, à main armée, les meurtres. Dans le Sud-Ouest, des États-Unis, pendant, la Grande Dépression, de l’Entre-deux-guerres. (Années 1930). Ils sont abattus, par la Police, en 1934. Ils avaient vingt-trois et, vingt-cinq ans476. En France, l’on peut citer, la mémorable affaire, V. Nozière (1915-1966). En 1933, cette jeune fille, de dix-huit ans, encore, mineure, tente, d’assassiner, ses parents, par empoisonnement. Le père meurt, mais, la mère en réchappe. Violette voulait fuir, l’autorité, de ses ascendants. Un quotidien ressenti, comme, étriqué, étouffant.

 

Avoir plus, d’argent, en s’appropriant, tous les biens familiaux. Convaincue, d’homicide parricide, elle est condamnée, à mort. Toutefois, en prison, elle s’amende. Sa peine est alors, commuée, en travaux forcés, à perpétuité, puis, à douze années, d’enfermement. Libérée, en 1945, elle est réhabilitée, en 1963. Cas unique, pour un meurtrier, condamné, de droit commun, à la peine capitale477. Le premier cas, illustre, des jeunes, qui ont désiré, rester ancrés, en leur déviance extrême. Sans, qu’il leur soit, peut-être, également, laissé le temps, la possibilité réelle, de s’en défaire. En revanche, V. Nozière démontre, toute la transcendance, comme, la rédemption possibles. Qui, que l’on soit, quoi, que l’on ait fait, car l’homme est toujours, moralement, infiniment, plus grand, que ses pires fautes et, turpitudes !

 

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Toutes les enquêtes et, études démontrent que, bien plus, que les adultes, les jeunes sont victimes, d’agressions et, aussi, de difficultés socioéconomiques. En outre, les déviances juvéniles, ne constituent pas la majorité ni, même, généralement, les plus graves, des délinquances, notamment, criminelles. Les handicaps adojuvéniles sont, également, trop souvent, sous-estimés, insuffisamment, pris en charge ou, inadéquatement. Il est capital, de rétablir, ces indéniables vérités, de discrimination, de la jeunesse, par ses pairs et, aînés. De combattre les préjugés et, mensonges afférents. À ce sujet, comme, à d’autres : « L’on peut tromper, une partie, du peuple, tout le temps et, tout le peuple, une partie, du temps. Or, l’on ne peut pas tromper, tout le peuple, tout le temps » ! (A. Lincoln, homme d’État, États-Unis, 1809-1865)478. Apprenons, à la jeunesse, que vérité, même contraire, à ses intérêts, vaut mieux, que duperie.

 

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AdoJeunes menacés, en danger, victimes, d’autrui / Ados invalides

 

La maltraitance, les violences, la mise en danger subies, ne concernent pas, que les enfants, mais, également, les adojeunes. Non seulement, les filles, mais, aussi, les garçons. De la part, d’autres jeunes ou, d’adultes-479. D’où, l’importance, du « repérage préventif », des occurrences traumatiques. Avant, qu’elles ne prennent, une ampleur, qui peut être dramatique. Une bonne protection, un soutien complet, adapté, une prévention efficace, contre, les menaces dirigées, notamment, contre, les mineurs, est nécessaire. Ainsi, qu’une forte répression, sans failles, des attentats, contre, l’intégrité, physique, psychique ou, morale, des jeunes.

 

Cela, concerne, les attaques physiques, sexuelles, y compris, incestueuses, psychologiques, contre, des juniors, du fait, des adultes ou, d’autres jeunes. Les atteintes sexuelles, sur les mineurs, de moins, de quinze ou, de dix-huit ans, selon, les cas, même, « consentants », de la part, des majeurs. Les fugues, l’emprise multiforme, des sectes, mouvements extrémistes. L’influence délétère, de certaines sources « culturelles », des plus toxiques, perverses, malsaines : écrites, audiovisuelles, Internet…

 

Il s’agit, aussi, d’éduquer préventivement, de sanctionner, de façon, protectrice, répressive, les atteintes, discriminations sexistes, racistes, antisémites, homophobes… Contre, les juniors, souffrant, de handicaps physiques ou, psychiques, au physique « hors norme ». Celles, aussi, qui frappent, certains jeunes « différents », plus fragiles, que d’autres. Notre monde, en dérive, voit nombre, de juniors, maltraités physiquement, sexuellement, moralement. Par des adultes désaxés, sans scrupules, qui abusent, de leur faiblesse. Par leurs semblables perturbés, qui s’assurent, un ascendant, facile et pervers, sur plus fragiles, qu’eux. Ces adolescents ont des conditions, de vie, précaires, ne peuvent espérer, surmonter, leurs souffrances, seuls, sans nul, appui, en l’abandon. Or, leur nombre croît. La notion, de danger, encouru, par un jeune, est polymorphe, pas toujours, facile, à évaluer ni, qualifier. Le danger peut être physique ou, moral. Citons, les parents, qui n’assument pas, leurs devoirs, d’éducateurs et, de soutien, de famille. Traitent, leur adolescent, comme, « quantité négligeable », en désinvolture.

 

Il y a, aussi, l’amoralité perverse, pernicieuse, de publications imprimées, diffusées, d’œuvres cinématographiques. De comportements, d’adultes cyniques, à l’égard, des mineurs, les plus fragiles, surtout480. En un monde transitionnel troublé, les juniors, qui sont vulnérables, par leur inexpérience, constituent, des proies, toutes désignées. Pour d’autres adojeunes ou, des adultes peu scrupuleux, voire, pervers481. D’où, l’importance, du repérage, des mises, en danger, violences et, maltraitances, subies, par ces jeunes. Aux fins, d’interventions, de neutralisation. L’on pense, aux dysfonctionnements, de la sphère familiale, l’école, du monde, du travail, des loisirs. Aux mauvais comportements, des pairs, comme, l’extorsion, le chantage, les menaces. Préserver l’intégrité, de l’adojeunesse menacée, la soutenir, est un devoir fondamental, de la collectivité. Il peut s’agir, d’agressions physiques, notamment, entre juniors ou, sexuelles, de la part, d’adultes, comme, aussi, d’autres jeunes. Ce qui est devenu, si affligeantes récurrences.

 

Notamment, de garçons, sur les filles ou, psychologiques, dans les cas, de pressions morales. Pour manipuler, tourmenter et, extorquer, par coercition. Notons, aussi, ce que l’ancien Code pénal qualifiait, jadis, de « détournement, de mineur ». Il s’agit, actuellement, des « atteintes sexuelles », sur mineur, de quinze ans, âge, de la majorité sexuelle, même, consentant, par un majeur. Sur tout mineur, de dix-huit ans, même, « consentant », par un majeur, si le majeur a « autorité », sur le junior concerné. S’il est, un ascendant biologique ou, adoptif. Il s’agit, de protéger les mineurs, réputés, trop jeunes, influençables, vulnérables, pour accorder, un plein consentement valable, avant, l’âge, de quinze ans.

 

De même, pour les juniors, entre quinze et, dix-huit ans, si l’adulte a autorité ou, une parenté. Ce qui est susceptible, de faire pression, sur le jeune. Prévenir, réprimer, ces déviances, est tâche ardue. Car, pour nombre, d’adojeunes, d’adultes, la frontière, entre le licite et, l’interdit, se fait, de plus en plus, floue, ténue, extensible, à l’infini. L’objectif est d’inculquer, dès l’enfance, à la jeunesse, le respect et, la tolérance, de toutes les différences. Le rejet, des discriminations illégitimes, attentatoires, à toute dignité. Notre temps est bien plus permissif, que tolérant. Nos juniors en sont, les premières victimes. En mode « barbare », en lequel, le pire est permis, le meilleur, non toléré, de façon perverse.

 

Il en va donc, ainsi, du racisme et, de l’antisémitisme, du sexisme et, de l’homophobie… Des atteintes dues, à des spécificités et, liées, à la personne, comme, l’aspect physique, l’origine sociale, l’état psychique… Trop, de juniors, en sont encore, régulièrement, victimes, notamment, de la part, d’autres jeunes, avec, trop souvent, encore, d’impunité. Il ne saurait, être aisé, de s’en prendre, à des êtres, plus fragiles, vulnérables, que soi, même, en temps difficiles. Les juniors doivent être, de moins en moins, des victimes désignées, voire, quasi consentantes. Une campagne nationale, de prévention, pourrait permettre, une bonne prise, de conscience, du phénomène. Pour mieux le résorber.

 

Les adolescents, eux-mêmes, peuvent être alertés, pour mieux, se défendre. Les victimes peuvent être mieux, « prises en charge », écoutées, aidées, avec respect. Les adultes ne peuvent plus, tant, négliger, leur devoir, d’exemplarité, d’éducation, de protection morale, de la jeunesse. Celle-ci ne peut plus guère, être soumise, à aucune distorsion morale, perverse, inacceptable. Les pouvoirs publics ont, à redoubler, de vigilance, à cet égard. Il s’agit, de créer, une instance nationale consultative, de veille spécialisée, chargée, de proposer, des mesures, de sauvegarde, plus efficaces. D’alerter, l’opinion, d’enquêter, de rendre compte.

 

La protection, des mineurs, des deux sexes, sur Internet, est capitale. Notamment, quant aux méfaits, de « prédateurs sexuels majeurs »482. La maltraitance, sur la personne, d’un adojeune, notamment, mineur, concerne, les atteintes sexuelles, inceste, agressions sexuelles. Il s’agit, aussi, des sévices psychiques, abandons, maltraitances psychologiques. Viennent, enfin, les sévices corporels, violences physiques et, meurtres. L’inceste est une relation sexuelle illicite, entre consanguins, parents ou, alliés, à un degré, légalement, interdit, pour tout mariage civil. Toutes les familles, peuvent être concernées, notamment, les familles rigides et, totalitaires, à forte dominance paternelle. Les familles fusionnelles et, à grandes interactions réciproques, bilatérales et, multipolaires. En lesquelles, le père s’investit, de façon, excessive, aux dépens, de la mère et, des enfants. Les familles chaotiques, instables, insécurisées. Dans la plupart, des cas, l’abuseur est masculin, notamment, le père ou, le frère et, l’abusé, féminin, surtout, la fille ou, la sœur. Ce qui illustre encore, de façon, navrante, tout le pouvoir abusif, de la force.

 

L’adojeune agressé, peut connaître un état, de « stress post-traumatique », des troubles du comportement. Des troubles psychiques peuvent même, perdurer, à l’âge adulte. Le mineur, lors, des faits, victime, d’agression sexuelle, peut porter plainte, jusqu’à trente ans, à partir, de sa majorité. Il y a, aggravation pénale, si la victime est un mineur, notamment, de moins, de quinze ans. Si l’agresseur a autorité, sur l’ado mineur, même, de plus, de quinze ans, comme, le père, sur son enfant. Le jeune maltraité sexuellement, peut être agressé, sans ou, avec peu, de violence physique, ce qui est, le plus courant. Il peut subir un assaut, avec violence. Il peut être sexuellement, exploité, à effet commercial, pour le bénéfice, d’adultes. Un jeune peut être abusé, par un adulte ou, un autre jeune. L’acte est imposé physiquement ou, moralement, par pénétration génitale, anale ou, orale. Les filles sont trois fois plus, agressées, que les garçons. Une jeune fille, sur dix, serait victime, d’attentat sexuel, de toutes sortes ou, aussi, de tentatives. L’abus sexuel peut aussi, concerner, tout type, de prostitution. Sexualité, de mineur, avec adultes ou, mineurs, plus âgés, contre, rétribution, d’argent, biens divers, stupéfiants.

 

La pornographie filmée, photographiée, peut impliquer, des acteurs adolescents, des deux sexes, à des fins lucratives. La majorité sexuelle française, est fixée, à quinze ans révolus. La pédophilie est la sexualité illicite, entre un mineur, de moins, de quinze ans, réputé, à ce titre, non consentant et, tout mineur, de plus, de quinze ans ou, un majeur. La sexualité consentie, entre mineurs, de plus, de quinze ans, est licite. Entre un majeur et, un mineur, âgé, de plus, de quinze ans, cela, est permis, sauf, si le majeur est ascendant ou, a autorité. Souvent, l’adulte agresseur représente, pour le mineur, une pleine autorité morale : cercle familial ou, proche, enseignant…

 

Ce qui limite, les plaintes, des victimes et, l’agresseur fait pression, en évoquant, des rétorsions, s’il est dénoncé. Afin, de prendre en charge, les mineurs abusés et, que justice soit faite, il est procédé, à un examen clinique complet. Entretien médico-psychologique et, examen somatique médico-légal. Car, les agressions sexuelles, sur mineur, ont des effets, très lourds, sur le jeune. Lésions somatiques, infections et, maladies sexuellement transmissibles, grossesse, atteintes psychiques, sociales, scolaires, plus ou, moins, aiguës. Citons, notamment, les névroses et, les stress post-traumatiques ou, traumatiques. Toujours, très dommageables.

 

Selon, que l’agression sexuelle, a comporté, ou, non, des violences physiques. Le mineur sera aidé, à titre somatique, comme, psychologique, notamment, psychothérapeutique, pour bien, se reconstruire, se réparer. La famille sera, également, prise en charge. Naturellement, aussi, la prévention reste toujours, fondamentale, pour sensibiliser, le public adulte, les gouvernants, législateurs et, professionnels concernés. Les juniors, eux-mêmes. Les sévices psychiques, sur mineurs, sont d’abord, constitués, de l’abandon, du jeune, par ses deux parents ou, par, l’un, d’entre eux. Avec, les troubles psychiques personnels, que cela, peut impliquer. L’adojeune délaissé sera accueilli, en internat, famille, d’accueil, sous l’égide, de l’Aide Sociale, à l’Enfance ou, adopté. Sont adoptables, les mineurs, pour lesquels, les parents ou, le conseil, de famille, ont légalement, donné, leur plein accord. Les pupilles, de l’État, comme, les mineurs, déclarés, judiciairement abandonnés. L’adoption juridique peut être simple ou, plénière. En la première hypothèse, l’adopté mineur garde, tous ses droits familiaux, d’origine. L’adoptant a l’autorité parentale. L’adopté a toujours, les mêmes droits, de succession, qu’un descendant biologique.

 

L’adopté simple porte, alors, le double nom, de ses parents, biologiques et, adoptants. Dans l’adoption plénière, l’adopté porte le nom, de l’adoptant. Il a les mêmes droits et, devoirs, qu’un enfant biologique. Cette adoption est définitive. Les maltraitances psychologiques, sur mineur, sont des agressions psychiques dommageables, de tous ordres. Par adultes, ayant autorité, le plus souvent, membres, de la famille. En 1987, les psychologues américains, Hart et, Brassard, distinguent, six types, de « mauvais traitements psychologiques », infligés. Le dénigrement. L’isolement, le confinement. Le terrorisme. La corruption.

 

L’indifférence, à laquelle, l’on peut aussi, assimiler, la négligence éducative. Le rejet. Les facteurs favorisants, sont les pathologies psychiatriques et, des aléas sociaux, économiques, culturels et, de milieux. Notamment, les plus « défavorisés ». Non, à titre exclusif. Les conséquences psychoaffectives peuvent être, naturellement, désastreuses, pour tout adolescent victime. Autodépréciations et, manque, de confiance, en soi, dépression, dépendances affectives, troubles cognitifs, émotionnels et, du comportement. Angoisses, phobies, stress, émotivité excessive, solitude, détresse, culpabilité, pessimisme, défaitisme et, tristesse

 

La violence psychique peut être, bien plus « nocive » encore, que les atteintes physiques. L’intensité, la fréquence, la durée, des attaques, la personnalité, l’âge, de l’adolescent, ont un fort grand rôle, quant aux effets, des agressions. Pour aider, les adojeunes atteints, il s’agit, d’évaluer, la maltraitance, ce qui est fort délicat, en raison, des risques, de sous-estimation ou, surestimation. Puis, une psychothérapie individuelle et / ou, familiale adaptée, peut s’imposer. Des actions socioéducatives, notamment, l’Action Éducative, en Milieu Ouvert, l’Aemo. Elle peut être ordonnée, par le juge, des enfants, pour protéger, soutenir, tout mineur, en danger, renforcer, sa famille défaillante. Le jeune reste, en sa famille, mais, aidé, par des éducateurs spécialisés. L’adolescent maltraité peut, aussi, être placé, hors, de sa famille, pour sa propre sauvegarde. Cela, est décidé, par le procureur, de la République ou, le juge, des enfants. Se fait, en institution spécialisée ou, famille, d’accueil. Pour aider, « mettre, à l’abri », la victime.

 

Les sévices corporels, sur mineurs, sont constitués, par toutes violences physiques. Celles-ci sont volontaires ou, dues, au défaut délibéré, de soins, suscitant, des atteintes corporelles. Du fait, des parents ou, adultes, en charge, des mineurs concernés. Il y a, les agressions gratuites et, les châtiments abusifs, de fautes imaginaires ou, avérées. Les filles sont autant, touchées, que les garçons. Un adolescent, sur cinq ou, sur six, pourrait, en être atteint. Tous les milieux sociaux, sont alors, concernés. Les maltraitances physiques occasionnent, des lésions, de la peau. Ecchymoses, plaies, morsures ou, brûlures. Il s’agit aussi, de fractures, traumatismes crâniens, de lésions viscérales, lésions, des yeux. De maltraitance passive, par carences et, manques, de soins, d’entretien. L’adolescent, physiquement, maltraité, peut être judiciairement, placé, par le juge, des enfants ou, par le procureur, de la République. Voire, par le président, du Conseil départemental, en plein accord, avec les parents. Quand, le milieu habituel, de vie, est déclaré nocif. La mesure ne peut dépasser, les six mois. Le maintien, du mineur, chez lui, reste, la règle habituelle. Le placement se fait, en établissements spécialisés ou, en famille, d’accueil.

 

Le traitement, du mineur victime, est somatique, comme, psychologique. Par psychothérapie individuelle, familiale, de groupe. La prévention, là encore, capitale, s’adresse, aux décideurs, professionnels, public. Elle a trait, au développement, de structures spécialisées adéquates483. L’adolescent peut, également, être victime, d’homicides volontaires : meurtre ou, d’assassinat prémédité. Les adojeunes sont souvent, tués, par leur père, lui-même, affectivement, carencé, à l’enfance, maltraité, en milieu défavorisé. Le plus souvent, il est fait usage, d’une arme, en état, d’alcoolisation avancée. Les adolescentes sont souvent, tuées, par un tiers, étranger, à la famille, lors, d’enlèvement, de viol. Protégeons, notre jeunesse, contre, les violences, de toutes sortes, individuelles, comme, collectives. Elle en est encore, trop souvent, victime, bien plus, qu’auteur. Comme, l’effroyable tuerie, des environs, d’Oslo, à l’été 2011, en a été, une nouvelle illustration, si dramatique. Des dizaines, de juniors, parmi, les participants, à un camp, de jeunes militants norvégiens, sauvagement, abattus, immolés, tués. Par armes, à feu, par un extrémiste fanatique adulte, avec, autant, de blessés. En « tragique holocauste » ! (Bourcet et al., 2001)484.

 

Le jeune peut être, également, mis en danger, par d’autres facteurs. Citons, les fugues et, errances. La déscolarisation, comme, les déviances scolaires. L’enfermement, des sectes. Les « jeux dangereux ». Les autoaltérations corporelles. La fugue est une fuite impulsive, de chez soi, ponctuelle et, sans objectif, d’un adojeune, en marasme relationnel. En France, il y a, au minimum, cent mille fugues, par an, dont, un tiers signalées. Les deux tiers, des fugues, durent moins, de deux jours. Les trois quarts, des fugueurs signalés, sont des jeunes garçons, autour, de quinze ans. Généralement, les juniors concernés cumulent, les pratiques, à risque. Ils ont plus, de difficultés scolaires, sociales, psychiques, familiales, relationnelles, que d’autres.

 

La fugue est une volonté, d’indépendance affective et / ou, matérielle. Il s’agit, aussi, de se faire désirer, par l’absence et, mieux traiter, au retour. Par pression vive, sur les parents, pour qu’ils changent, à l’égard, du jeune. Il y a, aussi, le danger, du « syndrome, du sans domicile fixe », qui se clochardise, vit, à la rue, se marginalise. Parfois, à vie. Cela, concerne surtout, les juniors, de milieux défavorisés, sans formation, exclus, par leur famille ou, volontairement. Avec, tous les risques, de mendicité, de déviance, que cela, comporte, par manque, de ressources légales. Les difficultés scolaires peuvent mener, à l’absentéisme, au décrochage, à la déscolarisation, l’échec académique. Avec, son corollaire, le ratage socioprofessionnel personnel.

 

Les jeunes concernés, sont plutôt, des garçons, issus, de familles défavorisées, notamment, d’origine étrangère. Les parents sont non ou, peu investis, dans la scolarité, de leurs enfants. Les violences scolaires, quant à elles, sont constituées, de crimes et, délits, d’incivilités, d’un sentiment, d’insécurité, issu, des déviances. L’incivilité est un rejet, de toutes règles scolaires. L’indiscipline, la transgression recherchées, consistent alors, en maints dérapages verbaux, physiques, matériels. Voire, en des violences caractérisées. Les faits incriminés sont, surtout, causés, entre juniors, plus, que contre, les adultes. Par des garçons mineurs, de treize – dix-sept ans, collégiens, lycéens.

 

L’école restant encore, relativement, protégée, par rapport, au monde extérieur. Il y a, les intrusions délictuelles extérieures, au sein, des établissements, les violences scolaires et, les attitudes antiscolaires. Ce sont les importations, de dérèglements extrascolaires. Les manifestations, de rejet, des contraintes académiques. L’attaque, contre, le système scolaire, ses personnels et, institutions, par des jeunes, en échec. Lesquels, alors, le compensent, par un nihilisme vengeur, d’autovalorisation. Les juniors concernés ont souvent, un vécu familial difficile. Ils ne sont plus, en rien, capables, de supporter, l’effort. (Coslin, 2003)-485.

 

L’enrôlement sectaire peut tenter, nombre, d’adojeunes, en mal, de repères, de valorisation, d’insertion-reconnaissance. Sécurité, bonheur, espoirs, en sont, les « leurres-appâts ». À la recherche, d’un monde, bien meilleur, d’un idéal transcendé, le junior fuit, un monde externe répulsif. Pour se retrouver prisonnier, d’un envoûtement réducteur, plus dangereux, encore. Voulant être, plus libre, l’adolescent est dépendant, d’un système très totalitaire, qui l’isole, le conditionne, l’asservit. À des intérêts, qui ne sont pas, les siens. La secte promet, le meilleur. Sous l’emprise, d’un chef et / ou, d’une superstructure ultrarigide. Elle impose, une idéologie unique, d’angoisse. Selon, une vision propre et, exclusive. En ruptures, isolements complets, d’autrui et, du parcours, des repères personnels, spatio-temporels, d’action. En uniformisation, dépendance, des individus. L’adolescent est capté, sous couvert pseudo thérapeutique et / ou, spirituel. Également, développemental, idéaliste, culturel, social, caritatif et, éducatif… Les jeunes sont approchés, à l’école, en lieux publics et, par Internet. Le sectarisme est addictif.

 

Les « jeux d’agression » sont, de plus en plus, dangereux, répandus, chez les adojeunes. Ils peuvent être intentionnels ou, encore, contraints. Notamment, les jeux, d’évanouissement, qui consistent, en une privation, du cerveau, en oxygène. Par simples blocages strangulatoires ou, suffocatoires, des respirations. Citons, notamment, le jeu, du foulard. Il y a, aussi, le phénomène Jackass, c’est-à-dire, crétin. Il s’agit, d’éprouver, ses capacités, de résistance, à la violence, la souffrance. Le tout, est filmé, diffusé, à la télévision et, sur Internet. Les juniors concernés, manifestent ainsi, leur malaise, quête, de sensations, une mise, à l’épreuve, par la douleur, le danger. Le risque est, pour eux, de triple nature : physique, psychique, social. L’objet est le rite initiatique, l’ordalie, en un monde, qui ne comporte plus, de protocoles, de passage, pour les jeunes. Il y a, aussi, le phénomène, des skins parties. Il s’agit, de soirées, sans limites ni, tabous, avec orgies, d’alcool, de tabagie, drogue, sexe, à multipartenariat. En outre, de plus en plus, d’ados, filment, leurs ébats, les diffusent, sur téléphones mobiles, Internet.

 

Le happy slapping ou, joyeuses claques, consiste, quant à lui, à gifler, frapper, cogner, une personne, de façon, inopinée. Cela, est filmé, par téléphone mobile, est diffusé, sur portable, Internet. De façon générale, le Web mondial présente, un risque, de dérives, de toutes sortes, immense. Les jeunes en sont, les premières victimes, dépendantes et, inconscientes. Il s’agit, notamment, de cyberdépendance, particulièrement, aux jeux vidéo. Les juniors peuvent aussi, marquer leur corps. Tatouages, piercings, scarifications, brûlures, abrasions, marquages et, implants, se multiplient. Il s’agit, de se singulariser, d’être « reconnu ».

 

Ce qui n’est pas, sans risque, pour la santé. L’on peut aussi, parler, de narcissisme, d’identité, de rites initiatiques. Le corps agressé est aussi, celui, des jeunes prostitués, mineurs, majeurs, des deux sexes. En crise sociale, le phénomène progresse. Citons, également, les régimes alimentaires abusifs, nocifs. La raison peut être philosophique. Le plus souvent, cela vise, un fort désir, de minceur féminine. Tant, la tyrannie, du paraître, de la beauté, de la minceur, font des ravages. Jusqu’à la mort, parfois. Toutes ces pratiques révèlent, une jeunesse, profondément, souffrante. Du fait, d’une société occidentale, mondiale, moralement, malade, perverse, malsaine. (Coslin, 2010)486.

 

La définition, du bizutage, est donnée, par l’article 14, de la loi, du 17 juin 1998. Il s’agit, du « fait, pour une personne, d’amener, autrui, contre, son gré ou, non, à subir ou, commettre, des actes humiliants ou, dégradants. Lors, de manifestations ou, de réunions, liées, aux milieux scolaires et, socioéducatifs. » Le Code pénal punit, les auteurs, de ce délit, de peines, d’amendes, de prison. Ainsi, en novembre 2011, un tout jeune étudiant, de première année, à l’Université, de gestion, Paris Dauphine, porte-t-il plainte. Pour scarifications, particulièrement, répugnantes, mutilantes. Bien que, désormais, interdites, sanctionnées, ces pratiques, « d’un autre âge », perdurent. Sous la pression, l’intimidation, la menace, de rétorsions. Elles mènent, à bafouer, chaque année, par la pure force et, la violence, la dignité, l’intégrité physiques, sexuelles et, morales, de très nombreux juniors scolarisés. Garçons, comme, filles. Notamment, en Grandes écoles, de commerce, d’ingénieur, militaires et, facultés, de santé ou, classes préparatoires…

 

L’objectif affiché est de permettre, aux nouveaux étudiants, de s’intégrer, se fédérer, autour, de pseudo-valeurs communes. Avec, l’ « aide » illusoire, des élèves, plus avancés, en leur cursus. En réalité, cela, ne consiste, qu’à assouvir, les penchants, instincts violents, les plus bas, des juniors aînés, aux dépens, de leurs cadets. Avec, tous les traumatismes afférents, possibles. Ces actes barbares, sont à proscrire, leurs auteurs doivent être, impitoyablement, poursuivis, pour ce qu’ils sont. De vils agresseurs délinquants. Pour l’exemple. Il ne s’agit nullement, en l’espèce, d’inoffensifs, « rites, de passages », bénéfiques. Plutôt, de pures et, simples brimades gratuites.

 

Sans nulles, justifications ni, gratifications. L’école française ne peut tolérer, de telles dérives, perverses et malsaines, qui la déshonorent. Nul jeune, ne peut, en tirer profit, puisqu’il est victime, d’abus et, ses bourreaux, livrés, à leurs seules, sadiques pulsions, les plus basses ! Protégeons, la jeunesse, même, contre, elle-même, quand, sa dignité, son intégrité physique, morale, sa vie même, sont potentiellement, menacées487. Fort heureusement, de plus en plus, le barbare, l’inutile bizutage traditionnel, est remplacé, par de fructueux temps, d’intégration. Ces authentiques « processus, d’accueil et d’insertion », des nouveaux venus, servent, quant à eux, à élever et, promouvoir. Non, à dégrader, humilier, outrager, parfois, jusqu’au crime !

 

 

Ce que l’on nomme « inadaptations », chez l’adolescent-jeune, recouvre certaines réalités, en fonction, des sujets, affections488. Il s’agit, essentiellement, des psychopathologies lourdes, comme, le « mongolisme » ou, trisomie vingt-et-un. Des déficiences intellectuelles, comme, la débilité mentale. De handicaps physiques : sensoriels, moteurs et, instrumentaux. Les juniors inadaptés peuvent souffrir, de très lourds handicaps physiques. Sensoriels, comme, la cécité. Moteurs, comme, la paraplégie ou, tétraplégie. Instrumentaux, comme, les troubles du langage, oral et écrit. D’anomalies psychiques. Les retards et, atteintes, du développement intellectuel.

 

Les altérations, de la construction personnelle, comme, les états réactionnels, par exemple, les cauchemars. Également, les autres troubles, très graves, comme, les névroses, psychoses, schizophrénies, Toc : troubles obsessionnels compulsifs. Les états limites, états bipolaires, ex-maniaco-dépressifs, troubles de la personnalité, comme, la schizoïdie… adojuvéniles. Ces adolescents, juniors, sont défavorisés, par leur « infirmité » même. En outre, par la solitude, l’ostracisme, dont, ils peuvent être atteints. De la part, des adultes, de leurs pairs, par un état, hors norme, qui les différencie, discrimine. À un âge où, « être conforme », compte tant !

 

Ces atteintes graves, de l’esprit, du corps, requièrent, des interventions élaborées spécifiques. À accroître, par la prévention, la recherche ou, les soins adéquats. Les dispositifs publics, en faveur, des jeunes handicapés, sont amenés, à se développer, mieux s’adapter, aux nouvelles réalités, des juniors concernés489. Sans aide, le jeune handicapé physique, psychique, mental, ne peut être un junior, « comme, les autres ». Vivre pleinement, sa jeunesse, autant, que faire ce peut490. La psychopathologie, les déficiences intellectuelles ou, troubles, de la construction personnelle, enferment, l’adolescent concerné. En son « monde, du silence, de l’impuissance et, de la solitude ». Le coupent, de ses pairs. Les handicaps physiques : sensoriels, moteurs, instrumentaux, font douter, les juniors, en cause. Quant à leur « aptitude, au bonheur », à un âge, déjà, bien incertain. Ce qui aboutit, souvent, à une exclusion, de fait, ressentie, comme, très injuste et, douloureuse. Une vraie « double peine », en sus, du handicap, déjà, si punitif ! Sans compter, les atteintes, purement, crapuleuses, que leur état, de vulnérabilité, peut hélas, susciter. Tel, ce jeune handicapé mental, martyrisé, par d’ex-camarades, en France, fin 2017.

 

L’effort, à consentir, à cette jeunesse, très défavorisée, par le sort, sera, de triple nature. La prévention, en particulier, en matière, d’accidents, de la circulation, dont, sont particulièrement, victimes, les jeunes. Qui sont source première, de handicaps durables ou, définitifs graves, de toutes sortes. Également, la recherche fondamentale, comme, appliquée, qui est capitale, pour prévenir et, guérir. Par exemple, en matière, de maladies génétiques, comme, les myopathies. Elle connaît, des avancées notables, grâce, notamment, aux dons, du public, en fin, de chaque année, avec le Téléthon. Les soins aussi, avec des appareillages, prothèses, de plus en plus, sophistiqués, de meilleures rééducations, des opérations chirurgicales, encore plus, pointues.

 

De bien meilleurs, traitements anti-douleurs, des psychothérapies, toujours mieux, adaptées, chimiothérapies, psychotropes et, neurotropes, de nouvelle génération. Notre société ne peut pas imposer, de tyrannie, de la norme unique. Celle-ci ne peut plus reposer, sur le critère, de la réussite, à tout prix, la perfection, physique et mentale. Les juniors inaptes, inadaptés, à cette pseudo-loi drastique, ne seront alors, plus autant, rejetés. Cette injustice ne saurait prévaloir. Il s’agit, de tout mettre, en œuvre, pour aider, ces adolescents, jeunes, leur famille, à réduire, au minimum, le handicap, ses néfastes effets491. Éviter, les autodévalorisations subséquentes !

 

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À la mort, de sa fille, Anne (1928-1948), le général de Gaulle, (Homme d’État, France, 1890-1970), dira : « Maintenant, elle est, comme, les autres » ! Elle était handicapée mentale et, déficiente intellectuelle, du fait, d’une « trisomie 21 ». Disparue, à vingt ans, d’une broncho-pneumonie foudroyante. Ces paroles, d’un père aimant, signifiaient, Ô combien, le handicap, surtout, chez le jeune, est vecteur, d’isolement, d’ostracismes, de différenciations, souffrances. La Fondation Anne-de-Gaulle, (France, 1945), institution, pour jeunes filles, handicapées mentales défavorisées, perpétue la mémoire, d’Anne. Fait œuvre utile, généreuse, pour ses « sœurs d’infortune ». « Accueillir, accompagner, respecter, aimer, des personnes atteintes, d’un handicap mental, leur interdisant, toute activité extérieure. Pour qu’elles vivent dignement, en un lieu familial protégé ». (Statuts écrits, par la fondatrice, Y. de Gaulle, 1900-1979, France, 1946)492. Très belle formulation idoine ! Cela, permet, de compenser un peu, la défaveur, qui les affecte, par rapport, aux autres jeunes.

 

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L’insertion, des jeunes, en handicap physique, intellectuel, psychopathologique, est capitale, pour leur devenir, leur épanouissement, leur réussite, de vie. Au même titre, que tout junior valide. Le handicap physique peut être congénital, néonatal, périnatal, comme, les infirmités motrices, cérébrales. Il peut être acquis, par certaines affections, telles, les poliomyélites. Il peut aussi, être issu, d’accidents, comme, les paralysies, par exemple, paraplégies ou, tétraplégies. Les handicaps sensoriels concernent, les atteintes, visuelles et auditives, innées et acquises. Les handicaps intellectuels sont génétiques, biologiques, psychiques ou, aussi, sociaux.

 

Il y a, déficience, mesurée, par le quotient intellectuel et, une désadaptation sociale et, au milieu, de vie. Les atteintes intellectuelles et, psychiques sont différentes. Le handicap psychique est le résultat direct, de la pathologie mentale, d’un point de vue adaptatif, d’autonomie, comme, la schizophrénie, notamment. Il y a, aussi, certaines maladies invalidantes, en terme, d’insertion sociale, d’autonomie. Citons, les épilepsies, les insuffisances respiratoires, les allergies, les affections cardiovasculaires et, les insuffisances rénales. Ajoutons, les cancers, le Sida et, les atteintes neurodégénératives, de toutes sortes. Toutes affections, des plus « incapacitantes ».

 

Les adojeunes concernés ont moins, de vingt-cinq ans. Ils sont élèves, du secondaire ou, du supérieur, jeunes travailleurs, inactifs ou, en institution. Il est fondamental, que tout junior, en handicap, soit correctement, scolarisé. Gage, pour lui, d’avenir, de bon métier professionnel, d’insertion décente. Il s’agit, aussi, de lui « garantir », une réelle autonomie, de vie, aussi large, que possible. L’accès libre, entier, aux loisirs, comme, aux sports, s’impose, pour bien mieux assurer, l’épanouissement, la santé. Le handicap, du jeune, décide, de la structure d’accueil, la mieux adaptée. Les anciennes commissions départementales, de l’Éducation spécialisée, évaluaient les taux d’invalidités, en vue, du placement, le plus « adéquat ». Outre, le handicap, comptent, les difficultés familiales : situation, ressources, comme, l’état psychique. Ainsi, que les places vacantes. Il y a, insertions personnelles, en classes ordinaires, avec ou, sans appui médicoéducatif. Collectives, en classes spécialisées, en milieu ordinaire. Il s’agit, des Unités Pédagogiques d’Intégration, pour l’Enseignement Secondaire ou, en centres spécialisés493.

 

Tous les deux ans, un nouveau bilan avait lieu, avec réorientations éventuelles. La gestion, d’ensemble, était plus administrative, qu’humaine, bien trop lacunaire. De fort nombreux, autres organismes, intervenaient. Les services, d’éducation spéciale, enseignants, auxiliaires, de vie, centres spécialisés, associations, handiscol, la Cotorep. Depuis, 2006, il y a, unification, dans les Maisons Départementales, des Personnes Handicapées. Avec, une Commission, des Droits et, de l’Autonomie, des Personnes Handicapées. Citons, également, Pôle Emploi, les Missions Locales, Centres d’Information et d’Orientation. Cohésion, concertations, d’ensemble, sont à parfaire. Trop peu, de structures spécialisées, pour jeunes handicapés, existent déjà, en établissements scolaires. Quelles, que soient, les filières d’études envisagées. Y compris, celles, en alternance, en apprentissage. En outre, les centres spécialisés, réservés, à ces adojuniors, font bien trop souvent, défaut. Les personnels sont trop, insuffisamment, formés. La France est, également, très en retard, en matière, d’aides, à l’autonomie, des jeunes handicapés. Services publics, information, loisirs, transports, accessibilités… Différentes aides financières existent.

 

Les bourses rectorales, d’appoint, d’enseignement, d’adaptation. Une exonération, des frais, de pensions, en « Établissements Régionaux, d’Enseignement Adapté ». Une prise en charge, des frais, d’hébergement, de traitements, par l’Assurance Maladie ou, au titre, de l’Aide Sociale, s’il y a, scolarisation, faite, à distance. La prise en charge, des frais, de transport scolaire… Concernant, les sports, il existe, la Fédération Française Handisport, pour les handicapés moteurs ou, visuels. La Fédération Française, du Sport Adapté, pour les handicapés mentaux. Globalement, il manque fort, des structures et, personnels adéquats, des moyens financiers, d’organisation, d’accueil, de coordination.

 

En matière, de loisirs, se posera, trop souvent, le problème, de l’accessibilité, effective, pratique, des locaux. L’école demeure capitale, pour la préparation professionnelle, du jeune handicapé. En outre, la scolarisation, en établissement ordinaire, permet, une insertion accrue, une « banalisation », du handicap, chez les adojuniors valides. Il s’agit, alors, de parfaire, la formation adéquate, des enseignants. L’information, des acteurs scolaires. Le développement, des Unités Pédagogiques d’Intégration. Puis, la pleine continuité et, la totale complémentarité, des études, en écoles « ordinaires » ou, spécialisées.

 

L’autonomie, de chaque junior handicapé, peut être facilitée, en une optique, plus intégrative. Il s’agit, de compenser, le handicap, qui fait obstacle, à l’accès, à tout service, accès garant, d’un bon équilibre, de vie sociale. Les contraintes, du quotidien, issues, des handicaps, peuvent être compensées. Notamment, en matière, d’accessibilités. S’impose aussi, un meilleur accès, à la formation, au marché, de l’emploi. Est nécessaire, l’optimisation, des structures, d’information, de représentation, adéquates, fort utiles, pour tous les adojeunes handicapés. Le sport leur est également, fort bénéfique et, se doit, de leur être plus accessible. Mixité valides / handicapés, formation et, coordination, en sont, les bons garants. Pour la santé, l’intégration, la tolérance, l’épanouissement. Il en va, de même, pour les loisirs, la culture, les vacances et, le tourisme, pour un mieux vivre, ensemble. Agissons, pour que les juniors, en handicap, soient – presque – comme, leurs camarades générationnels, valides. En situation, d’accomplissement personnel, de dépassement, de soi. Pour que la personne, de chacun-e, compte, bien plus, que son état, de santé, mobilité, d’habileté physique494. Cela, est délicat, à un âge, de rejet, des différences !

 

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Delphine a quinze ans. Elle rencontre un jeune homme, Laurent, qui devient l’élu, de son cœur. Or, le garçon est préoccupé, par l’argent, les plaisirs faciles, non, par sa copine. Sans scrupules, manipulateur, pervers, malsain. Non, sentimental, droit, attentionné. Adepte, du principe crapuleux, selon, lequel, « la fin justifie, les moyens ». Quoi, qu’il en coûte, aux autres et, à leur détriment. Laurent livre Delphine, à d’autres, de façon, sordide, contre rémunération. Elle accepte, cet ignoble marché, de prostitution, par proxénète, par amour, pour lui, pour ne pas, le perdre. Tel est, le drame, de cinéma français, Mauvaises Fréquentations. (J.-P. Améris, 1999).

 

Une jeunesse, à l’aune, de sa société. En une barbare logique, non civilisée, de jamais, moins, de violences, profits, plaisirs. Toujours, plus, de désamours, méchancetés et, d’indifférences495. En toxiques, malsaines perversions, très largement, diffusées, du fait, d’un monde ultramédiatisé. Quand, le jeune Théo, vingt-deux ans, est outragé, à Aulnay-sous-Bois, début 2017, de la pire, des façons, toute une jeunesse solidaire, se manifeste. L’émotion est grande, au travers, du pays. À tel point, que le président de la République française, F. Hollande, prend la peine, de se déplacer, lui-même, au chevet, du jeune, gravement blessé. Par un agent, des forces de l’ordre, dévoyé, indigne, des devoirs, de sa charge. Les juniors agresseurs sont stigmatisés. Défendons, les jeunes victimes, non, les adultes avilis !

 

 

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« Une vie réussie, est un rêve, d’adolescent
Réalisé, dans l’âge mûr »

 

A. de Vigny

Écrivain, France, 1797-1863

 

Cinq-Mars

Œuvre littéraire, France, 1826

 

 

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EN BREF

 

 

Yves REMY est Docteur des Universités. (PsychoSociologie adoJuvénile). Certifié Acec / Coaching personnel. (Ados / jeunes). Consultant institutionnel Éducation-Jeunesse, coach / conseiller de vie, du junior, uniquement, garçon. Andro-adoJeunologue®, concepteur et, théoricien-praticien, de l’Andro-AdoJeunologie®. En trois décennies, il a acquis, une maîtrise, de formation et d’exercice, d’excellence. En une double approche, théorique et pratique.

 

Andro-AdoJeunoScience®, étude, compréhension globales, transversales, pluridisciplinaires, de l’andro-adoJuvénilité. Andro-AdoJeunoConseil®, coaching / conseil de vie holistique, innovant, des adolescents / jeunes. Spécialement, du genre masculin. Expertise d’intervention, plus spécifique, du manque, d’estime, de confiance, d’affirmation, de soi, des jeunes hommes.

 

Yves REMY, Dr a créé, à Paris, l’unique cabinet privé, en France, de coaching / conseil de vie andro-adoJeunologique, personnel, intégral et, performant. Des 15-24 ans XY, à titre exclusif, spécialiste, des seules particulières problématiques et, questions adoJuvéniles masculines. Coaching de vie cognitif, émotionnel, comportemental, en réalisation, de soi, du junior mâle.

 

 

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Développement.personnel, Docteur, Droit-s, École-sÉconomie, Éducation, Éducation.civique, Efficacité.personnelle, Élève-s, Émotion-s, ÉmotivismeEmploi, Emploi.du.temps.

 

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Maltraitance-s, Marasme-sMasculinité, Maturité, Mentorat, Mère-s, Méthode-s.de.travail, MéthodologieMétier-s, Mondialisation, Motivation, Niveau.de.vie, Nouvelle-s.génération-s.

 

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Les 15-24 ans XY, en coaching de vie, sont le sujet plurisectoriel, de l’Andro-AdoJeunoScience®. Famille, affectivité, socialisation, jeunes en difficulté

 

 

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